Après le premier rebond

By  | 9 avril 2011 | Filed under: Bord de court

L’échange s’engage et je ne suis pas à mon avantage : plus puissant, plus aguerri, mon adversaire me met au supplice.

Il est gaucher, comme moi. Pour l’avantage de la main je repasserai. Son jeu illustre la vieille école, mais pas seulement. Il fait service-volée, se rue au filet dès que l’occasion se présente et aujourd’hui elle se présente souvent. J’étais d’abord condamné au passing – ou au lob, que je préfère – voilà maintenant qu’il prend de plus en plus souvent le contrôle des batailles du fond du court ! Il s’agit pour moi de jouer la tactique. La surface étant rapide, je relance son service au centre, droit sur lui. La technique fonctionne et son service-volée s’enraye. Je le surprends par quelques accélérations et contre-pieds bien sentis. Le duel s’équilibre. Cependant il me tenait tellement la tête sous l’eau en début de set par son pressing incessant que maintenant, bien que je l’ai repoussé sur sa ligne de fond, j’hésite encore à me libérer et à lâcher mes frappes. Mais il y a du mieux.

Sa première balle me heurte à toute allure : service au corps, bien vu. Alors que je me replace côté avantage, je remarque que mon adversaire n’a pas bougé. Il m’affirme que sa balle était faute. Pas question de profiter de la situation, de mon point de vue sa balle tombait pile sur la ligne du carré de service. Je suis quand même le mieux placé pour voir ce genre de détails, non ?  Il insiste. C’est à ce moment que je prononce la phrase usuelle, la formule bien connue de qui a déjà disputé un match ou joué en club. L’air princier, je lui lance : « Remets deux balles ». J’aurais pu insister pour lui accorder le service gagnant, mais mon adversaire n’aurait rien voulu savoir, et au petit jeu du fair-play, face à lui je perds d’avance.

Aujourd’hui mon après-midi est réservé. Une heure de tennis, un petit peu plus si on compte les quelques minutes que je pourrais grappiller en arrivant en avance, pour peu qu’il n’y ait personne sur le court. Une heure de plaisir, de coups de sang et de défoulement. Mon adversaire du jour est plus âgé que moi et a été mieux classé que je ne le serai jamais. La démarche de m’inscrire à des tournois toutes les semaines ne me parle pas, mon classement grimpe donc peu  ; ou plutôt, il grimpe très lentement. Les seuls matchs officiels que je dispute sont ceux des tournois par équipe de mon département : le bien nommé « tournoi départemental par équipe ». J’aime le fait de jouer avec des amis, et le cinquième match décisif est toujours un double, de quoi mettre un soupçon de pression supplémentaire. Il faut avouer que le classement m’importe peu, je joue pour le plaisir et, cela tombe bien, mon adversaire aussi. Nous jouons ensemble et l’un contre l’autre depuis des années. Aujourd’hui encore cela sera un plaisir.

Ca y est, je me suis fait breaker. Je ne peux pas dire que cela me surprenne, ma deuxième balle étant extrêmement lente et molle. Elle surprend pendant quelques jeux, puis mon opposant a tout le loisir de l’attaquer, ce dont il ne se prive pas, voire de se payer le luxe d’un retour-volée. Il sait que je peux dégoupiller et sortir du match si je me frustre. Ses montées à répétition sont aussi faites dans ce but : m’empêcher de poser mon jeu. Il va servir pour le premier set, le score est de cinq jeux à trois en sa faveur. C’est l’heure de sonner la révolte. Il me domine dans tous les compartiments du jeu mais je vais lui en donner pour son argent. Tout le monde n’aurait pas pris le temps de passer son dimanche après-midi à filer une rouste à un petit jeune ; lui l’a fait. A moi d’en être digne. Une volée qu’il met dans le couloir après m’avoir fait faire l’essuie-glace en défense et un retour gagnant de coup droit décroisé : nous voilà à 30-A. Ma chance de revenir au score se présente, si je ne la saisis pas c’en est fini.

Il y a dix ans, je déménageais en Normandie. J’avais onze ans et du tennis je ne connaissais que la terre battue des terrains couverts du stade Pierre de Coubertin, à Paris. Le Calvados regorge de courts de tennis. Chaque ville ou presque comporte un club et des tournois sont organisés toute l’année. J’ai pu ainsi, en parallèle d’autres disciplines, m’adonner au tennis. Les surfaces dures que j’ai découvert alors n’avaient rien à voir avec ce que je connaissais. La logistique s’est adaptée au climat capricieux de la Normandie : il y a beaucoup de courts couverts, avec souvent un revêtement très rapide. Le court sur lequel je joue aujourd’hui, avec l’adversaire qui m’accorde des joutes depuis dix ans, est un Taraflex. Le service fuse, les frappes claquent, le rythme est soutenu et les échanges sont assez courts.

Nous connaissons très bien ce terrain. J’y ai pris des leçons et y ai affronté mes meilleurs amis. La salle est très haute de plafond, les lobs les plus fous sont ainsi permis. Le court est brun, le reste du sol est vert. Il y a un petit étage pour les éventuels spectateurs, avec un vieux canapé retouché et quelques fauteuils. L’espace est baigné de lumière mais très mal chauffé. Ce qui est un inconvénient pendant l’hiver ne le sera pas aujourd’hui : le court est assez peu aéré et retient la chaleur extérieure quand il y en a. C’est le cas, dehors le soleil darde ses premiers rayons printaniers et nous nous attendons à sévèrement suer.

Nous avons l’habitude d’appeler ce terrain par le nom de sa surface, « Le Taraflex ». « Tu as réservé Le Taraflex ? », « Prépare-toi, demain on a rendez-vous sur Le Taraflex ! » J’ai bien conscience des réticences que l’on peut avoir à jouer sur un revêtement si rapide – certains de mes partenaires ne s’y risquent d’ailleurs plus – mais mes plus beaux souvenirs ont eu lieu sur ce sol fusant et exigeant. Le bruit des semelles sur un court intérieur a quelque chose de magique pour moi, tout comme la détonation des balles au service. Et aujourd’hui, je risque d’en entendre plus de fois qu’à mon tour.

Je prie pour qu’il ne trouve pas une zone trop brûlante au service. Le dos parallèle au sol, je fais tourner ma raquette entre mes doigts comme les vrais pros. Et j’attends. Il lance la balle, je me redresse, son service arrive droit sur mon revers. Je m’y attendais et je relance plein centre, long et profond. Cette fois il n’est pas monté : s’il veut jouer à qui l’emportera du fond du court, il va être servi. La lutte débute par une série de coups droit croisés entre gauchers. Ce n’est pas son côté que je crains le plus, il frappe fort et à plat mais sur cette surface très rapide les réflexes sont sollicités et on peut s’appuyer sur la puissance adverse : je le tiens en respect. Soudain il change de rythme et tente le long de ligne, frappé avec moins de puissance mais excellemment placé. Comme il a voulu assurer le coup, j’ai le temps d’être sur la balle. J’opte pour un long slice en revers, croisé sur son propre revers. Ce n’était pas la meilleure chose à faire car il peut trouver toutes les zones avec ce revers à une main que je lui envie. Mon slice flottant et difficile à attaquer me laisse au moins le temps de me replacer au centre. A quoi puis-je m’attendre à ce moment-là ? Va-t-il frapper son revers dans la diagonale ou va-t-il tenter le coup le plus fabuleux de la gamme du tennis, le revers à une main long de ligne ? Il sait que c’est le coup que je jalouse à tous ceux qui ont le don du « une main », le coup que je trouve le plus spectaculaire par sa fulgurance, son esthétique et son explosivité. C’est pourquoi je me décale légèrement sur ma gauche, sûr qu’il allait tenter ce fameux coup gagnant…

De coup gagnant il n’y eut pas, nos connivences m’ont joué un mauvais tour : il se doutait de mon raisonnement. Son revers croisé est lâché, je suis pris à contre-pied. Heureusement, il a tout misé sur l’effet de surprise et n’a pas appuyé sa frappe. Je ne suis pas un coureur de fond et l’endurance n’est pas mon point fort  mais je ne tomberai pas sans me battre, pas aujourd’hui, pas à ce moment du match. Mes pieds martellent le court, j’atteins la balle mais je suis en déséquilibre. Je dois tenter le coup gagnant sinon il renverra la balle sur ma gauche et cette fois je ne serai pas dessus. Une solution s’impose à moi, je la visualise et je sais que c’est un coup de poker. Mais c’est ma seule chance. Ma main droite lâche ma raquette et mon coup scalpe la balle, qui tourne, tourne et suspend l’air chaud du terrain couvert. Je la vois s’élever au-dessus du filet et retomber doucement dans son carré de service, côté égalité. Pris au dépourvu, l’homme n’a pas bougé : amortie croisée gagnante, 30-40, balle de debreak !

En moi c’est la fête, je viens de réaliser l’un de mes coups favoris mais que je réussis rarement, et jamais de façon aussi nette. Hors de question de montrer ma joie, je me retourne en baissant la tête et vais me replacer tranquillement : mon adversaire prend très peu de temps entre ses services. Je relève la tête et je le vois tout sourire : « Bien joué », me lance-t-il. Quel adversaire sérieux prend la peine de féliciter l’autre en plein match après un coup comme celui-ci ? Je me fends d’un sourire et le remercie. Mais son discours n’est pas fini : « Dommage, je vais être obligé de claquer mes trois meilleurs services, maintenant ». Nous avons souvent recours à ce genre d’intimidation entre nous. « C’est ça, pensé-je. Cause toujours ».

L’heure est écoulée et le set est fini. On n’a pas pris la peine d’en commencer un second pour l’interrompre à 2-2. J’ai perdu, 6-3. Les trois grosses premières annoncées sont tombées, sans que je puisse rien y faire. J’ai bien essayé de les contrôler, sans succès… A la sortie du court il a ce mot : « Tu as très bien joué, si je ne joue pas tous les points à fond je perds le match ». Aujourd’hui ne sera pas le jour de ma première victoire face à lui, mais qu’importe : il m’accordera encore bien des revanches. Il m’offrira de nouvelles chances de le terrasser enfin. Même si nous nous voyons moins qu’avant, partager cette heure magique est toujours un aussi grand plaisir pour moi. Lui, mon adversaire. Lui qui oublie ses douleurs de dos pour me laisser lui infliger une amortie. Cet adversaire, cet homme. Cet homme, c’est mon père.

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A fait l'acquisition d'un revers à une main et vit d'un amour sans fin pour la famille des talents au bras juste. Mon carré d'as : Agassi, Safin, Kuerten, Federer...

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173 Responses to Après le premier rebond

  1. David 9 avril 2011 at 08:44

    Très sympa comme article ! On visualise tout à fait la salle, l’ambiance et même le bruit des balles au service ! La chute n’est pas mal non plus. Ton père devait tout de même avoir un sacré niveau pour encore te battre à l’heure actuelle.

  2. Sylvie 9 avril 2011 at 10:30

    Très bel article William. On sent beaucoup de respect et d’affection dans le texte et à la fin. Il avait quel niveau ton père, si ce n’est pas indiscret?

    C’est une bonne idée d’évoquer ces matchs du dimanche qui ont lieu partout en France, dans tous les clubs entre jeunes et moins jeunes et qui ont, chacun à leur niveau , leurs enjeux.

  3. Colin 9 avril 2011 at 11:15

    Waow ! ça c’est du texte de haute volée, si je puis dire.
    Je suis impressionné. Bravo et merci William. Moi aussi mon père a été l’un de mes premiers adversaires mais il avait un tout petit niveau de joueur du dimanche et dès l’âge de 14 ans je le battais assez facilement.

  4. Clemency 9 avril 2011 at 12:07

    Très agréable ce texte. Gauchers de père en fils c’est marrant ça.
    Jouer avec son père, surréaliste pour moi, le mien sait du tennis que Lendeul y a joué à une époque, pas plus.
    Taraflex c’est madeleinien à mes oreilles, années 90. Tarare, une bien belle bourgade en tous cas.

  5. Pierre 9 avril 2011 at 12:33

    J’ai beaucoup aimé ton texte, il m’a plongé dans l’ambiance des matches de club que je connais plutôt bien et j’y retrouve les sensations vécues lors de ces petits duels. La chute est bien vue, il n’est jamais facile de jouer en famille. Le papa qui joue le dimanche avec son fiston, c’est trop cool : le partage d’un même goût pour le sport avec, en prime, un fair play qui s’impose et s’apprécie.
    Encore une tranche de vie écrite avec intensité. Merci pour cette lecture !

    • Sylvie 9 avril 2011 at 12:36

      Sympa, les collages. Bravo. J’aime beaucoup.

      • Pierre 9 avril 2011 at 18:56

        Merci

  6. Arno 9 avril 2011 at 12:44

    Excellent article! A l’instar de la grande philosophe française, Maïté, je dirai ces mots: « Merci William! »…

    Bref, j’adore ces articles « tranches de vie », surtout lorsque, comme dans le tien, on peut y palper plein de sentiments, d’émotions, ici ce plaisir que tu as à jouer avec ton père, ton admiration pour lui (et l’envie malgré tout de lui mettre enfin une taule, au vieux!!!).

    Le style étant aussi accrocheur que le fond, en gros je crois que t’as grave assuré avec cet article, Will. T’es un bon.

  7. Clément 9 avril 2011 at 13:02

    Vraiment sympa ton article William, l’ambiance est bien rendue et on ne s’attend pas à la chute. Ça me parle d’autant plus que j’ai pris des cours sur dur indoor très rapide le semestre dernier (ça devait être du Taraflex) et que je joue moi aussi régulièrement contre mon père (probablement demain d’ailleurs, maintenant qu’il fait beau !). J’adore ce genre de surface en tout cas. C’est vraiment la rigueur du jeu de jambes avant tout, aucun mouvement superflu n’est autorisé. Et puis c’est la loi de la prise d’initiative qui règne, c’est le tennis que j’aime jouer. Par curiosité quel est ton classement ?

  8. Baptiste 9 avril 2011 at 13:35

    Super article William.
    Tu avais quel age et ton pere quel age?
    Le tennis c’est bien le seul sport ou tu passes senior a 35 ans

  9. Marc 9 avril 2011 at 13:36

    J’ai beaucoup aimé ton article, William, ça m’a rappelé quelques matchs avec mon père qui se jouaient toujours de la même manière : lui faisant de la poussette et des balles merdiques, mais quasiment sans fautes, et moi qui alternais points gagnants et bâches…

    Vous imaginez l’humeur selon les jours : le pétage de plomb chez moi quand je sortais tout et que mon père gagnait sans mettre un point gagnant…et le sentiment du devoir accompli quand je gagnais.

    Tout cela avec un niveau tennistique consternant, mais c’est bien, on peut avoir de la passion à tous les niveaux avec ce jeu !

    • David 9 avril 2011 at 16:56

      Je me retrouve exactement dans ton post. En général, je gagne en trois sets mais je me demande toujours comment j’ai fait pour abandonner un set en route. Et en face, t’as un adulte sans coup fort, sans service ni revers, mais qui court partout et attend ton pétage de plombs. Après tu en rigoles, mais sur le coup t’as envie de fracasser ta raquette !

  10. Pat 9 avril 2011 at 13:45

    Excellent article William !
    On dit qu’un fils met très longtemps à battre son père même s’il joue mieux mais que quand il l’a battu une fois il ne perd plus.

  11. karim 9 avril 2011 at 18:51

    « Ce n’est pas son côté que je crains le plus, il frappe fort et à plat mais sur cette surface très rapide les réflexes sont sollicités et on peut s’appuyer sur la puissance adverse : je le tiens en respect »

    En gros tu es Gilles Simon quoi?

    « Il sait que je peux dégoupiller et sortir du match si je me frustre »

    On est du même signe astrologique

    « Alors que je me replace côté avantage, je remarque que mon adversaire n’a pas bougé. Il m’affirme que sa balle était faute. »

    Je ne mets pas la probité de William Senior en doute, mais d’expérience le fair play est fortement corrélé à la domination sur le terrain. On remet facilement une balle quand on sait qu’on va claquer trois winners derrière. ça me rappelle mes courts, on était un groups sympa à évoluer ensemble et on faisait un set à la fin de la séance. Comme on était cinq, ça faisait deux simples et le meilleur d’entre nous sur la séance jouait toujours son simple contre prof. Evidemment c’était toujours le même gars. Quand on a commencé ce cycle j’avais 14 ans et Yan (notre meilleur) 16, il prenait 6-0 contre le prof à chaque fois. Et vas-y que je te remette deux balles, et essaye encore, et commence le jeu à 00-30. Puis les années sont passées et quand j’avançais sur mes 16 ans Yan a commencé à perdre 6-3 puis un jour le choc, 7-5. A compter de là, c’en était fini des remets deux balles petit. C’était « mais je te dis que ta balle est dehors ». Le jour où il remporte son premier set, il n’a pas reçu une Prince Graphite comme promis juré trois ans avant, mais les sets se sont arrêtés.

    Excellent papier William. Mais si Serena et Venus ont continué pourquoi t’as arrêté? Je peux pas sortir, ça chauffe ici.

    • Arno 9 avril 2011 at 19:09

      Tout ceci ne nous dit pas si tu as fini toi aussi par exploser ton prof!!!

      Sinon, ils ont envie de prendre leur temps pour virer ton pseudo-président ou quoi??? De Dieu, je sais pas comment tu fais, la tension doit être constante. Prends soin de toi, petit homme vert.

    • William 9 avril 2011 at 19:38

      Serena et Venus ? Je saisis pas.

      • karim 9 avril 2011 at 19:50

        Serena et Venus… William? Purée t’as pris tes cachets toi ce matin?

        • William 9 avril 2011 at 20:01

          Arf, ça saute pourtant aux yeux (j’ai dit aux yeux Karim, aux yeux, efface moi ces pensées de Serena tout de suite !) ! Un peu cuit, moi..

  12. William 9 avril 2011 at 19:37

    Bonsoir à tous !
    D’abord merci pour les commentaires, je suis très content que l’article vous plaise. J’y pensais depuis un moment, j’avais peur d’écrire quelque chose de trop long, résultat sur papier je me suis retenu et le rendu est peut-être un peu court à mon goût.

    Pour répondre à tout le monde et à personne à la fois, quelques précisions :
    -mon père a encore un niveau plus que correct, il est surtout encore très présent sur le plan physique
    -à son meilleur il a été 15 (ou 15/1), rien d’énorme mais pas à la portée de n’importe qui non plus
    -je suis classé 30/4, vraiment pas fou comme classement ! Mais je le dis dans le papier, je ne joue que quelques matchs officiels par an, ce n’est pas mon objectif de grimper
    -le match que je décris a eu lieu il y a quelques mois, j’avais et j’ai donc toujours 20 ans, mon père toujours 48.

    Marc et Sylvie mettent le doigt sur ce que j’ai voulu laisser paraître : il peut y avoir de vrais matchs à tous les niveaux. Mon classement est par exemple très banal, mais cela ne m’empêche pas de vivre une rencontre amicale comme une vraie lutte.
    Aujourd’hui j’ai disputé un set face à un ami contre lequel j’éprouve beaucoup de difficulté : une non-amplitude encore jamais vue côté revers, il galope partout et ne loupe pas grand chose, tente peu. Je l’ai agressé en retour, je suis monté au filet dès que j’ai pu et je l’ai finalement emporté 6 jeux à 4. Tout ça sous un soleil de plomb, sur terre battue, au club que l’on voit en photo de l’article. On peut appliquer un plan de jeu à n’importe quel niveau et un grand nombre de finales de Grand chelem se joue le dimanche aux quatre coins de France et d’ailleurs… Et surtout : on peut prendre du plaisir.

    • Sylvie 9 avril 2011 at 21:35

      Tu joues à Deauville ?

      • William 9 avril 2011 at 21:44

        Oui, cela m’arrive. Avec une journée comme celle d’aujourd’hui (25 degrés, pas un nuage), je n’avais aucune raison de me priver d’une partie en plein air :)

      • Sylvie 9 avril 2011 at 21:55

        Oui, ils ont des terrains en terre battue, il n’y en a pas tant en Normandie.

    • Sylvie 9 avril 2011 at 21:37

      Sinon, pour fréquenter beaucoup les clubs vu que mes enfants jouent, je perçois très bien les enjeux des matchs amicaux : battre le joueur de son cours qui nous met toujours la pâtée, battre un mieux classé ou du moins l’accrocher… Et ces rencontres sans enjeux officiels possèdent bien des enjeux cachés.

  13. MarieJo 9 avril 2011 at 19:58

    ahhh la petite tranche de vie… et en plus ça fait sortir du bois des gens qui se font rare, tu as tout bon william :)
    bon, la question qui me brûle les lèvres : as-tu gagné enfin contre lui depuis, ou ce conte rendu de match est encore trop récent ?

    pour ceux qui ont oublié, bercy se jouait sur taraflex au moins jusqu’en 2002… c’était inscrit sur le court, après je ne m’en souviens plus !

    @ marc : tu devrais nous raconter tes sorties de route tennistique, y compris les jurons, autorisés avec modération, of course ;)

    • MarieJo 9 avril 2011 at 20:00

      ahh je vois que mon comm est passé trop tard… bloqué dans les lymbes de la bande passante ;)
      merci pour tes réponses william :)

      • William 9 avril 2011 at 20:02

        Toujours pas battu, mais il se pourrait qu’une rencontre se profile demain… Qui sait ?

  14. karim 9 avril 2011 at 20:01

    William, pourquoi ce titre?

    • Arno 9 avril 2011 at 20:04

      Ben parce que si tu joues après le deuxième rebond, t’as perdu le point, tiens!!! Rhalala, faut tout lui expliquer, c’est pas possible!!! ;)

    • William 9 avril 2011 at 20:05

      Pour plusieurs raisons. D’abord parce que, sur le plan de la physique pure, un rebond intervient après un choc. C’est donc une notion qui me semblait se transposer à merveille à la vie. Ensuite, je voulais saisir ce laps de temps où l’on décide de quel coup jouer, ce petit moment où la balle n’appartient plus à l’adversaire et pas encore à soi. Un espace de flottement que je trouve assez séduisant car il autorise tout, on peut se permettre ce que l’on veut, même une bâche..!

    • Sylvie 9 avril 2011 at 22:06

      Ce que tu dis me rappelle ces moments où mon adversaire me met une balle courte ou tente une amortie, je cours, je suis sur la balle, bien placée, je me délecte du coup gagnant que je vais pouvoir mettre et je foire lamentablement. Il y a, en effet, un temps de suspension jouissif avant de frapper la balle et la déception est, du coup, aussi grande que le plaisir éprouvé avant de frapper.

  15. David 9 avril 2011 at 21:10

    Je n’avais pas rebondi sur l’article d’Eurosport sur Tiriac de ce matin. Mais ce type est complètement fou ! Malheureusement, comme l’argent est maintenant roi, qui sait s’il ne parviendra pas à imposer ses vues…

  16. Sylvie 9 avril 2011 at 22:01

    Je m’étais promis de ne plus réagir aux articles à la noix sur Federer mais celui-ci est gratiné

    http://www.24heures.ch/actu/sports/federer-ere-contrariee-2011-04-07

    Le journaliste est incapable de voir ou de percevoir que ce n’est pas ses défaites qui agacent Federer (et quand bien même) mais les questions idiotes qui lui sont posées, quant aux fausses excuses invoquées pour se justifier de sa défaite face à Nadal, je ne vois même pas de quoi il parle. Dire que Nadal a très bien joué et lui moins bien, en quoi est-ce une fausse excuse ?

    Les leçons de 2008 et 2009 n’ont toujours pas porté. Quand vont-ils enfin lui foutre la paix et cesser de le pousser vers la sortie ?

  17. karim 9 avril 2011 at 23:39

    si c’était à refaire, voilà la vidéo que j’aurais mise pour le revers de Gaudio. A savourer avec un Martini rosé. Je le fais là, et ça le fait. La guerre? Ben j’ai du Martini je vais pas attendre la fin pour le boire, j »aurai l’air malin si je meurs avant!

    http://www.youtube.com/watch?v=jd4ZluhONhw&feature=related

    • William 9 avril 2011 at 23:51

      Le point à 4’50 est superbe. Même avec un bol de lait devant la télé.
      Tu fais bien de t’évader un peu avec le superbe revers de Gaudio, et celui, aussi très bon, de l’Australien.

      • karim 10 avril 2011 at 00:03

        Hewitt a beau être un cochon, dans le Leyton rien n’est bon. Il a un revers de crabe, un revers abraraccourcix, comme Grosjean tiens.

        • William 10 avril 2011 at 00:12

          Ce n’est pas le plus beau, mais terriblement efficace. Peu de fautes, beaucoup d’angles et surtout un coup qu’on voit de moins en moins : le lob. Les joueurs semblent oublier qu’il existe une alternative au passing musclé tiré pleine balle.

  18. William 10 avril 2011 at 14:16

    Ca cause pas beaucoup sur 15-love ! La faute à la non-actualité ? Mais si, mais si : Papy Ljubi vient de se farcir Chardy en deux petits sets, Raonic/Llodra vient de commencer mais pas moyen de trouver un stream. On va voir ce qu’il vaut sur terre, le jeune Canadien (Llodra est pas le test le plus difficile…).
    Dolgololololov contre Gulbis, ça peut être pas mal aussi !
    En espérant que Monte Carlo réveille tout le monde…

    • Babolat 10 avril 2011 at 14:48

      premier set 6/3 pour Rahan. C’est vrai que Llodra sur terre, y’a pire comme tirage.

      Et bravo pour ton article William. Ah jouer contre son Papa ou son grand frère… depuis que j’ai battu le paternel, il m’a rayé de son testament. ;)

    • Oluive 10 avril 2011 at 15:06

      Bonjour à vous.
      Même chose, pas de stream (même sur atp tv, dont j’ai payé l’abonnement).
      Si quelqu’un trouve…
      6/0 Llodra ???

    • MarieJo 10 avril 2011 at 15:09

      oluive, il n’y a pas encore de retransmission officielle pour monaco… donc pour raonic/llodra faut être sur place. C dommage :(

      • Oluive 10 avril 2011 at 15:21

        Merci Marie-Jo.
        Dommage, j’aurais bien vu le match de Dolgo.
        A quelque chose malheur est bon, je vais aller courir sous le beau soleil.

    • Pat 10 avril 2011 at 15:19

      Grâce à Chardy je suis premier au draw challenge sur le site de l’ATP ; j’ai fait une copie d’écran car jusque là je jouais les Karim.
      En fait, on doit être 15700 sur 15757 à avoir misé sur Lubjicic !

      • Babolat 10 avril 2011 at 15:25

        On est ex-aequo. Ouais, il doit y avoir 3 pékins qui ont misé sur Chardy. Le Chardy, il sort du formol que pour la coupe Davis. bizarre.

        Bizarre aussi le match entre Rahan et Mika. 6/3 Milos premier set, 6/0 Mika deuxième et maintenant 5/0 Rahan dans l’ultime set. C’est un score ivanisevicien. ;)

        • William 10 avril 2011 at 15:26

          WTA-ien même !

        • Babolat 10 avril 2011 at 15:27

          Et zou… 6/0 Raonic. On peut dire aussi que c’est un score de WTA. ;)

          • Babolat 10 avril 2011 at 15:46

            Arf… comme disent les sénégalais, « tu m’as marché sur la langue » William. :)

  19. Sylvie 10 avril 2011 at 15:38

    Gulbis, Dolgopolov va commencer. J’ai viré le premier au profit du deuxième donc, en toute logique, Gulbis devrait gagner.

    • Sylvie 10 avril 2011 at 15:49

      C’est bien parti.

    • MarieJo 10 avril 2011 at 15:53

      ben moi j’ai pris bennet qui perd un set contre la terreur de la terre battue australienne : tomic !
      ne te moque pas !

    • Sylvie 10 avril 2011 at 16:00

      Chacun sa croix ;)

    • Robin 10 avril 2011 at 16:53

      Eh bien félicitations :-).

      Déçu pour Dolgo qui est dans ma team, mais si Gulbis s’est décidé à réaliser sa performance annuelle sur ce tournoi je suis preneur.

  20. MarieJo 10 avril 2011 at 15:45

    *** doudou alert ***
    fed devrait donner une conf de presse à 17h… ce sera probablement sur lequipe.fr :)

    je pense qu’on apprendra pas grand chose de nouveau, je pense que pour avoir participé avec guillaume aux coulisses du challenger de cherbourg, c’est bcp moins évident qu’il ne parait de retranscrire fidèlement les propos d’un joueur, le ton de la conversation y fait énormément…

  21. Sylvie 10 avril 2011 at 16:08

    6/1 Gulbis ! Merci qui ?

  22. Babolat 10 avril 2011 at 17:06

    Nan mais bordel de bite en bois (oui je suis vulgaire)… Gulbis qui touche pas une bille depuis le début de l’année se reveille pour se faire un Dolgo que je viens de prendre sur mon rafiot. Ben bravo. Il letton un petit navire… qui n’avait jamais navigué et qui prend la flotte direct. ;)

    • Sylvie 10 avril 2011 at 17:04

      Moi j’ai viré Gulbis pour prendre Dolgo. Mieux vaut en rire.

    • Alexis 10 avril 2011 at 19:32

      Tandis que d’autres jouent la carte de la fidélité.
      Au passage bravo pour l’article, très réaliste puis très émouvant.
      Et une petite pensée pour Karim : terre-toi !(c’est de saison en plus)

  23. William 10 avril 2011 at 17:15

    Comme Sylvie, j’ai viré Gulbis pour prendre Dolgo… Quel flair!

    • Babolat 10 avril 2011 at 17:22

      Enfin bon… l’ami Ernest est fort bien capable de se prendre une raclée au prochain tour… et contre n’importe qui. Ce sera Raonic d’ailleurs… ça peut être sympa comme match.

    • Colin 10 avril 2011 at 17:54

      Gulbis-Raonic : ça sent bon le 6-0 6-1. Pour lequel des deux joueurs, ça, par contre, je ne sais pas.

    • Alex 11 avril 2011 at 13:20

      Même chose que vous deux ! Quelle vista :lol:

  24. Marc 10 avril 2011 at 18:20

    J’ai Dolgo et Gulbis dans ma team. J’ai beaucoup hésite a virer Gulbis….mais j’ai fini par le garder.

  25. karim 10 avril 2011 at 18:37

    Moi je pense que je vais « reprendre le tennis » après RG!! C’est vrai quoi, mes défenses immunitaires sont assez basses et je ne peux pas m’infliger un nouveau Rafa Slam.

  26. antsiran23 10 avril 2011 at 18:43

    Interview de Federer, çà c’est du lourd ! Tout en la dialectique…

    Vous êtes surpris du forfait de Djokovic ?
    Oui, car il habite ici je crois, mais au fait pourquoi a-t-il fait forfait ?
    La fatigue..
    Ah, c’est bien car au moins il ne s’agit pas d’une opération et cela lui permettre de se reposer
    Est-ce que le parcours de Djokovic vous étonne cette année, a-t-il pris une nouvelle dimension ?
    Non, je ne suis pas surpris. Je savais qu’il avait la carrure et les moyens pour parvenir à de telles performances. En revanche, réussir à enchaîner sa fin de saison avec des performances de ce niveau en 2011, c’est réellement impressionnant, d’autant que personne n’était parvenu à réaliser cela auparavant. Après cette série est une vraie bonne nouvelle pour notre sport, c’est mieux de parler de ça plutôt que de dopage ou de paris en ligne

    • Diana 10 avril 2011 at 18:54

      Effectivement, on n’apprend rien de nouveau que l’on ne sache déjà..;)

      Il a au moins le mérite, lui, d’être conscient des réalités de son environnement.Et surtout, de les exprimer avec un savoir-faire dont seul lui a le secret :)

      Suis morte de rire là :)

    • Sylvie 10 avril 2011 at 19:24

      Je ne sais pas pourquoi vous y voyez des sous-entendus ou alors je suis naïve ou idiote. Il est un habitué des séries alors mettre des soupçons sur les autres ça serait mal venu. Suis-je la seule à penser que ses propos sont à prendre au premier degré ?

      • Clément 10 avril 2011 at 21:52

        Tu n’es pas la seule Sylvie… Je t’avoue que les procès d’intention sur les propos de Fed me laissent complètement froid, quel qu’en soit le jugement d’ailleurs.

      • Sylvie 10 avril 2011 at 22:01

        Tu me rassures.

        Formulé autrement par l’AFP ça donne ceci : «En d’autres temps on parlait de dopage, de paris illégaux ou d’autres débats stupides, alors parler d’un joueur qui marche fort est plutôt positif», a noté le Suisse, assurant ne pas prendre ombrage de l’explosion de Djokovic.

        C’est comme cela que je l’avais compris.

    • William 10 avril 2011 at 20:39

      L’itw dans sa totalité : http://www.lequipe.fr/Tennis/breves2011/20110410_184838_federer-impatient.html
      « Beaucoup de choses dépendent de Nadal et s’il va être capable de défendre tous ses points à venir », sacré Roger !

  27. karim 10 avril 2011 at 19:10

    Mort de riiiiiiiiiiiiire écoutez le commentateur à 03:03, trop trop bon, ça en devien sexuel ce truc!!!!!!!!

    http://www.youtube.com/watch?v=Zc7aNFjlGp0&feature=feedrec_grec_index

  28. May 10 avril 2011 at 19:18

    Je passais dans l’coin pour féliciter William pour ce très bon récit. Ça c’est du 15Love-reality show et avec une chute inattendue! Bravo.

    Revenons à l’actualité, j’ai gardé Gulbis, j’y crois encore mais j’avais quand même pris Dolgo en leader, on ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Mais connaissant le garçon il peut très bien se jeter par dessus bord à la première occase’.

  29. David 10 avril 2011 at 20:20

    Klisjters absente pour au moins six semaines à cause d’une entorse provoquée lors…de la cérémonie du mariage d’un neveu !
    Après Serena et son verre pilé, encore une bonne blessure made in WTA ! Les gens médisants vont commencer à se poser des questions…

  30. William 10 avril 2011 at 20:38

    Ce sera bien Kohly pour Roger, qui s’en sort en trois sets face à Golubev.
    Wozniacki est bien partie pour un titre de plus cette année, déjà un set dans la poche.

  31. Arno 10 avril 2011 at 20:40

    Petits débuts pour MC aujourd’hui. En même temps, avec 4 matches, on peut pas aller bien loin…

    Gloubis a démonté Dologologolokalachnikov, franchement pas surprenant. Dolgy n’a pas les qualités pour être vraiment performant sur TB, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi de pas le prendre dans ma nouvelle team Odyssée…

    Au contraire de Raonic, qui devra bien entendu jouer beaucoup de matchs sur cette surface pour s’y faire. Mais avec son service, il peut passer quelques tours sans forcément bien jouer, et finir par se régler. J’y crois. Pas pour une grosse perf’, mais pour assurer de bons points avant le gazon. Llodra?? Ben, fallait pas rêver, hein…

    Chardy s’est fait démembrer par Ljubi sur TB, ce qui est une performance exceptionnelle!! Chapeau bas!

    Sinon, y avait Kohly/Golubev, et Kohly s’en est sorti très difficilement. Bon pour Doudou qui sera frais!

    Demain, ça part pour de vrai. J’avoue, ça a beau être la TB, on a beau savoir qui va gagner, je suis pressé de voir ça.

    • Arthur 10 avril 2011 at 22:07

      Dolgopolov on l’avait quand même découvert l’an dernier à l’occasion de la saison de terre battue. Il n’avait pas été ridicule à Madrid il me semble.

    • Arthur 10 avril 2011 at 22:11

      A Madrid il avait perdu « seulement » 6/4 6/3 face à Nadal au second tour ce qui était une performance à l’époque, après être sorti des qualifs.
      A Roland Garros il était allé au troisième tour (battu par Almagro) après avoir éliminé Gonzales en 3 sets.

      • Arno 11 avril 2011 at 15:34

        Je suis d’accord avec toi, Arthur, c’est pour ça que j’ai écrit « pas vraiment performant », car ses qualités peuvent lui permettre de bien jouer sur cette surface, mais je le vois pas marquer de gros points… ;)

      • Arthur 11 avril 2011 at 15:47

        A autant pour moi j’avais mal compris!

  32. MarieJo 11 avril 2011 at 08:56

    gulbis a changé de coach… il est suivi par sargis sargsian !

    • Guillaume 11 avril 2011 at 09:02

      Sargsian ? Fallait l’exhumer, celui-là ! « Le meilleur ami d’Agassi sur le circuit », dixit les commentateurs de l’époque, qui ne savaient jamais trop quoi dire d’autre sur lui.

    • Arno 11 avril 2011 at 15:35

      Ben et Lendl, alors?? Mentalement, il aurait pu le booster! ;)

  33. Guillaume 11 avril 2011 at 08:59

    Super texte, William ! Qui souligne au passage, à travers le duel père/fils, l’un des aspects les plus marrants du tennis : toutes les catégories d’âges peuvent s’affronter. Un ado de 16 ans peut rencontrer un quinquagénaire… sans aucune certitude de victoire. Ca fait mal à l’ego parfois, mais c’est aussi la richesse de ce sport de pouvoir enjamber les générations.

    Sweeting et Andujar vainqueurs de la semaine. L’Odyssée se joue maintenant, je vous le dit.

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