1982 : vous avez dit « retraite » ?

By  | 13 juin 2011 | Filed under: Histoire

En ce début 1982, McEnroe et Borg sont les solides patrons du tennis mondial, Lendl la promesse qui monte, tandis que Connors est relégué au rôle de vieux tocard has been. Rétrogradé à la troisième place mondiale (une injure à ses yeux, la place de number one étant la seule digne de lui), il n’a plus atteint de finale de Grand chelem depuis sa victoire à Flushing Meadows face à Borg en 1978.

Certes, il atteint régulièrement les demi-finales en Grand chelem et continue de donner du fil à retordre aux deux boss du circuit (US Open 1980 face à McEnroe où il lui colle 11 jeux d’affilée, mène 2 sets à 1 et 2-0 dans le quatrième avant de perdre incroyablement le match ; Wimbledon 1981 où il refile une bulle au premier set à Borg, mène 2 sets 0 avant de finalement perdre 0-6 4-6 6-3 6-0 6-4) mais il est de l’avis de tous sur la pente descendante. N’a-t-il pas encaissé 7 défaites de rang contre Borg depuis 1978 alors qu’il l’avait jusque-là dominé ? Ne vient-il pas d’être éliminé en poules du Masters 1981 (qui se jouait en janvier 1982) ? Le mariage en 1979 et la paternité ne l’auraient-ils pas ramolli ?

Malgré tous ces sombres présages, un coup de tonnerre inespéré lui redonne espoir : Borg est forfait pour toutes les épreuves de l’année !

En effet le Suédois, mentalement abattu de sa défaite en finale de l’US Open 1981, refuse d’abord de se plier au nouveau règlement qui impose aux joueurs de jouer au moins dix tournois Grands prix dans l’année, sous peine de devoir passer par les qualifications de chaque tournoi auxquels ils participent. Borg refuse d’en jouer plus de 7, et est contraint de passer par les qualifications à Monte-Carlo. Il échouera au troisième tour face à Yannick Noah 6/1 6/2, paraissant complètement se désintéresser du match. Il annoncera dans la foulée son forfait à Roland-Garros et Wimbledon (où il aurait du passer par les qualifs) et quelques semaines plus tard à tous les tournois de la saison !

Quand débute ce Roland-Garros 1982, cette annonce semble une aubaine incroyable pour Connors : débarrassé de son bourreau suédois, il a enfin de sérieuses chances d’accrocher Roland à son palmarès, McEnroe ayant déclaré forfait (blessure à la cheville) et Lendl ne l’ayant encore jamais battu en 8 rencontres. Las, il coule à pic en quarts face à José Higueras sur le score sans appel de 6/2 6/2 6/2. C’est bien la preuve qu’il n’est désormais plus que l’ombre du joueur dominateur qu’il a été dans les années 70, et qu’il est bien parti pour raccrocher sa Wilson au placard…

C’est pourtant mal connaître ce monstre d’égocentrisme profondément blessé dans son orgueil, qui rumine vengeance. Piqué au vif, il remporte le tournoi du Queen’s sans perdre le moindre set, battant en finale McEnroe 7/5 6/3.

Pourtant, personne ne mise un kopeck sur sa victoire à Wimbledon : Big Mac reste le favori incontesté. Certes, il vient de perdre face à Connors mais il rentre de blessure et n’avait pas beaucoup de matches dans les jambes. N’est-il pas celui qui a mis terme au règne de Bjorn Borg ? N’est-il pas le n° 1 ? Quels peuvent être ses vrais challengers sur gazon ? Connors ? Il a désormais 30 ans et tente de reconquérir ce titre depuis si longtemps (1974) qu’il en semble pitoyable. Gerulaitis ? Il est certes flamboyant mais ne l’a jamais vraiment inquiété sur aucune surface.

Big Mac atteint sans difficultés la finale, ne perdant qu’un set au passage, et rencontrera comme prévu Connors qui a eu un parcours tout aussi tranquille. Bien qu’il ne semble pas particulièrement serein, McEnroe remporte le premier set 6/3. Connors réussit à retourner la situation en empochant le deuxième 6/3, et en servant pour le troisième à 5/4. Big Mac sort cependant de sa torpeur pour débreaker et remporter le set au tiebreak. A 2 sets à 1 les jeux semblent faits, surtout quand Mac mène 4/3 dans le tiebreak du quatrième, se retrouvant à 3 points du match.

Au bord du gouffre, le vieux lion refuse pourtant de rendre les armes. Il veut reconquérir ce titre qui le fuit depuis si longtemps. Effacer l’humiliation de 1975 quand il s’est fait surclasser tactiquement par Ashe. Effacer la déception de 1977 quand il perdit 6/4 au cinquième set face à Borg. Effacer la cuisante déculottée de 1978 face à Borg, qui le plongea dans une telle rage qu’il jura de « suivre ce fils de p*te jusqu’en enfer pour lui faire la peau ». Effacer les défaites à répétition en demi-finale face à Borg et McEnroe. Ce titre il le veut, et ce n’est pas ce sale gosse encore plus mal élevé que lui qui l’en empêchera. Il s’impose au tiebreak du quatrième. Il breake Mac au troisième jeu du cinquième en l’agressant sans relâche et en montant de plus en plus au filet. Il sort les cojones pour sauver plusieurs balles de débreak. Il lutte comme un fauve et se retrouve à 5/4, 40-0 sur son service. Trois balles de matches. Trois balles pour reprendre son sceptre. Sur la première le bras tremble, il commet une double faute.

Les doutes commencent à resurgir dans son esprit. Il se rappelle qu’en 1977 il était revenu de 0/4 à 4/4, 15-0 sur son service face à un Borg déboussolé. La victoire lui semblait désormais promise quand il commit une double faute. Il ne marqua plus qu’un seul des huit derniers points du match (bien des années plus tard Borg confessa que sans cette double faute qui le remit en selle il aurait certainement perdu le match). L’histoire va-t-elle se répéter ? Non ! Le bras cette fois-ci solide, il sort un service gagnant et peut finalement bondir de joie. Il vient de foudroyer Mac, il est à nouveau le maitre de Wimbledon.

L’appétit vient en mangeant et Connors ne désire pas s’arrêter en si bon chemin. Il tient aussi à reprendre son royaume de New York et son sceptre de n°1. Il déferle comme un ouragan et atteint sans broncher la finale. Mais le dernier écueil semble encore plus insurmontable que Mac à Wimbledon. Un homme de fer se dresse entre lui et le titre : Ivan Lendl, le vainqueur du dernier Masters et le dominateur de l’été. L’homme qui a réussi à pousser Borg au cinquième set à Roland-Garros 1981. L’homme qui vient de lui coller deux breadsticks (1 et 1) à Cincinnati. L’homme qui vient juste de liquider le triple tenant du titre McEnroe en demi-finale, le Tchèque faisant à cette occasion une démonstration de puissance au cours d’un match pendant lequel McEnroe ne réussit jamais à conquérir le filet. Complètement impuissant, l’Américain dut s’avouer vaincu devant un Lendl décidément plus fort et plus puissant que lui. Autant dire que Connors semble bien mal barré face à un adversaire plus rapide que lui, plus puissant du fond du court et surtout plus jeune de 8 ans.

Mais Jimbo aime l’atmosphère chaotique de Flushing Meadows. Ici, c’est chez lui, et ce n’est pas un communiste de l’Est qui viendra y dicter sa loi ! Gonflé à bloc, il attaque la finale tambour battant contre un Lendl tétanisé. Devant son public, c’est un Connors déchaîné qui mène rapidement deux set à rien, puis qui sert à 3/2 dans le troisième set. Tout semble joué quand Lendl se réveille enfin et arrache le troisième set 6/4. Le quatrième set est d’une rare intensité. Connors mène 2/0, mais se fait rejoindre. Il réussit immédiatement un second break après une énorme débauche d’énergie et ne sera plus rejoint. Sur un dernier passing de Lendl dans le filet il peut enfin exulter. Il vient de reprendre son royaume après trois ans « d’usurpation » . Il retrouve à 30 ans le sommet du classement et entend bien le conserver encore longtemps. Il prend une éclatante revanche sur tous ses détracteurs et montre qu’il faudra encore compter sur lui . En bref: : the king is back !

En cet été 1982 personne n’imagine qu’il traumatisera encore Lendl l’année suivante dans ces mêmes lieux pour son dernier titre, ni qu’il sera encore dans le dernier carré presque 10 ans plus tard à l’âge canonique de 39 ans. Mais ça, c’est une autre histoire…

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189 Responses to 1982 : vous avez dit « retraite » ?

  1. benja 13 juin 2011 at 09:36

    très bel article,ça fait toujours plaisir de revivre ces matches dont les souvenirs sont assez sombres pour moi (6,7 ans) même si j’ai un souvenir marquant de la finale lendl-borg de RG 81.

    pour ce qui est de Connors, j’ai le souvenir du trentenaire sympa qui n’hésitait jamais à deconner sur le court et qui se reconcentrait en quelques secondes. Son dernier passage à RG était vraiment sensationnel, il a été au bout de lui même, je n’ai pas souvenir d’avoir vu ça depuis.

    Cenpendat, au vu de ce que j’ai lu sur ce site ou sur SV à l’époque, Jimbo était moins sympa que ça et utilisait souvent la provocation ou l’insulte vis à vis de ses adversaires.

    Il est tout de même avec Borg le joueur qui a fait connaître le tennis au monde entier, rien que pour ça, on peut le remercier.

  2. Serge 13 juin 2011 at 10:06

    Les annees 82/83, ce sont un peu le trou d’air dut a la fin de l’ere Borg.

    Il y avait enfin de la place pour certains joueurs de gagner des titres du Grand-Chelem. Bien sur Connors, en avait deja gagner et finalement, c est a « l’experience » qu il est aller chercher ces 3 derniers tournois du Grand-Chelem. Malin ce Jimmy =)

    Par contre je ne connaissais pas ce nouveau reglement qui obliger les joueurs a jouer 10 tournois dans l’annee. Quel manque de respect vis a vis de Borg, surtout qu il me semble que le Suedois avait eu un probleme similaire en 75 ou 76 a Roland-Garros.
    Dis + simplement mais quelle bande de con cette federation de tennis de ne pas laisser Borg faire son programme comme il l entendait. Surtout que en 1982, le tennis etait a son zenith de populariter.

    Vous imaginez, commencer l annee 2008 sans Roger Federer (ou l’annee 2011 sans Nadal, mais je vais me faire taper sur les doigts ;)

  3. William 13 juin 2011 at 12:56

    Chouette, une tranche d’histoire avec de vrais morceaux de vidéos dedans ! L’article est très sympa à lire, le boulot de compilation des images n’a pas dû être simple. Connors, un type que j’aurais aimé suivre. En fait c’est toute cette période qui m’aurait plu.
    Merci Robert, je vais me passer les vidéos cet après-midi !

  4. Coach Kevinovitch 13 juin 2011 at 13:42

    Étant un peu narcissique, je reposte mon commentaire ici pour que tout le monde le voit:

    De retour à Montréal après un WE de rêve à NYC, je découvre l’actualité tennistique:

    Jo a battu Rafa en quarts: I don’t mind! L’important est Wimbledon. Cette défaite n’est qu’une illusion pour faire croire que Rafa est battable et ensuite à Wimbledon, il ressurgira de ses cendres tels un phénix pour mieux gagner. C’est l’illusion du phénix, un coup déjà utilisé en 2010.

    J’ai lu que d’aucuns souhaiteraient que Rafa rencontre un grand serveur au premier tour comme Isner quand le gazon est encore présent pour le central.
    La main invisible n’aime pas trop agir sur le territoire sacré de Wimbledon mais si vous la « provoquez » avec ce genre de requête, elle mettra un pur terrien face à Rafa dès le 1er tour pour vous montrez qui domine.

    D’autres voudraient que Djoko soit dans la partie de tableau de Rafa, bien que je crains beaucoup moins le Djoker après le coup sur la tête que Roger lui a asséné (son forfait au Queen’s est celui du perdant à l’orgueil blessé qui n’a pas encore séché ses larmes), il reste trop près de Rafa au classement. La main invisible ne le lâchera pas en GC jusqu’à ce qu’il soit hors d’état de nuire. Il sera mis dans la partie de tableau de Roger avec quelques gros serveurs comme cela soit il chute avant soit Roger remet ça.

    Le gazon qui va changer de composition pour les JO? C’est encore un de nos coups, il faut bien que Rafa soit le seul double champion olympique de tennis pour que notre oeuvre soit couronnée de succès.
    Comme ça, si Rafa gagne ce Wimbledon 2011, le 2012 et les JO, on pourra dire que Rafa a gagné cinq « Wimbledon » d’affilée comme Federer et Borg (en ne comptant pas 2009 car il n’y a pas pu prendre part!)

    Ma seconde place au Baboquizz: Ah, quel dommage mais ce quizz fut amusant, merci Babolat. Les finales de Barcelone? C’est de tête parce que je les ai quasiment toutes regardées. J’espère que Babolat n’oubliera pas qu’ayant remporté un quizz terre battue en ayant presque fait un tout bon (une seule réponse fausse), je réclame ma participation à la Masters Cup des Quizz (le nom ATP World je ne sais plus quoi ne me plait pas donc je considère qu’il n’existe pas).

    RAFAEL NADAL GAGNERA WIMBLEDON 2011

    PS: Si j’ai pu apparaître très cruel, excusez-moi c’est dû au manque de sommeil.

    PS2: Pour le coup des 5 « Wimbledon » consécutifs., je rappelle aux « traditionalistes » du site que c’est une plaisanterie, ne me vilipendez pas.

    Sinon, superbe article sur la résurrection tant spectaculaire qu’inattendue de Connors. Je ne connais pas assez bien cette époque tennistique que je n’ai pas vécu car pas né mais je pense que Connors avait été atteint mentalement par la supériorité de Borg puis Mc Enroe à partir de 1977-1978 car dès que Borg s’en va, il revient tel une furie.

  5. Jeanne 13 juin 2011 at 14:02

    Très intéressant article archéologique autour d’un joueur qui m’est totalement inconnu. Un sacré tempérament ! Je regrette que les vidéos sur Youtube soient de si mauvaise qualité, mais cela permet quand même de se faire une faire une idée, son jeu semblait moins métronomique que celui de Borg. Son service semble très mauvais : beaucoup de bruit, mais on dirait que ça n’avance pas !

  6. Kristian 13 juin 2011 at 14:34

    Grande epoque..
    82, c’est en effet la renaissance de Connors qui sans aucun doute etait en retrait les 2 saisons precedentes. A partir de 82, il va revetir l’habit du vieux lion qui refuse de mourir et ce jusqu’en… 91!

    Bref, il faut toujours faire attention quand on annonce le declin d’un grand champion.

  7. Sam 13 juin 2011 at 14:36

    L’année 82 est effectivement un trou d’air, une parenthèse oubliée entre Borg et le début de l’Ere Lendl, c’est à dire du tennis moderne. Merci donc à Alfred pour ce travail archéologique qui nous permet de jeter un oeil mi-amusé mi-consterné sur ce joueur des années 70 que tout le monde, heureusement, a oublié.
    Et pourtant, Dieu (Lendl) sait qu’il a tout fait pour ne pas être oublié: durer, surtout, durer. A comparer, Agassi a arrêté jeune. A 40 balais, Djimbo était encore là; aujourd’hui, pas sûr qu’il ne réapparaisse pas dans un tableau US quelconque.
    D’un point de vue tennistique, Connors avec son cou rentré dans les épaules ressemble à peu près à un crabe. Mais un crabe patriote, avec le drapeau US collé sur la carcasse. Toujours l’impression en le voyant de regarder un G.I crapahutant après les Viets dans la jungle.

    Pour les plus jeunes, il faut bien voir que l’attitude Connorssienne est un mix entre Nadal et Djoko, avec un zeste de Koellerer pour le fair-play.
    Après 82, Connors n’a plus rien gagné de significatif (Flushing 83 n’est pas significatif, Lendl y était arrivé diminué).

    Retenons quand même ces 6 jeux donnés par Iv…Remporté quelques années plus tard:

    http://www.youtube.com/watch?v=V1rxbMLE-pk&feature=related
    Son principal apport

    • Sam 13 juin 2011 at 14:37

      …Ha non, j’ai rien trouvé pour son « principal apport ».

  8. Geô 13 juin 2011 at 14:43

    Come on Couilles-de-Mammouth!

  9. Chris 13 juin 2011 at 14:48

    C’est sur, Jimbo, c’etait une teigne.
    Oui, il etait pas toujours tres correcte.
    Parfois, il depassait meme carrement les limites…

    Mais bon dieu, c’etait quand meme franchement plus marrant que maintenant, no?
    A l’heure du politiquement correcte, veritable dictature intellectuelle, on ne peut plus rien dire, et on se fait parfois chier severe… En 2011, Desproges aurait deja ete jete au loups, no?

    Parceque quand les joueurs se chambrent, ca met une autre atmosphere sur le cours. Et je suis sur qu’ils en crevent d’envie.

    Federer:
    « Oui, oui, ca va etre un match difficile contre Novak demain. Surtout s’il ne fait pas 5 doubles fautes par set… »

    Nadal:
    « Est-ce que je pense que Roger peut me battre en finale demain? Eh bien ca depend. Est-ce qu’il a appris a faire des revers a deux mais? »

    Nadal, avant une finale contre Murray en GC:
    « Demain, une grosse anomalie du tennis va prendre fin. Non, non! Pas la serie de defaite en finale d’Andy… Non, je parle du fait que je suis le seul a pas encore lui avoir colle une rouste en 3 sets secs en finale! »

    Federer:
    « Il y a trois points importants quand on affronte Roddick. Il faut bien retourner, mais aussi bien retourner, ou encore bien retourner. Pour le reste, il suffit de remettre la balle dans le cours. »

    etc…

    • Serge 13 juin 2011 at 15:08

      MDR Nadal sur Fed qui doit apprendre le revers a deux mains :)

      Ah c est clair, si seulement, juste de temps en temps ils pouvaient arreter la langue de bois et mettre un peu d’huile sur le feu…

    • Marc 13 juin 2011 at 18:01

      Super Sam, c’est vrai que ce serait plus marrant que le politically correct actuel !

  10. Jérôme 13 juin 2011 at 15:00

    Très bon article. Je m’étonne juste (je suis même tout proche de l’indignation) qu’on puisse qualifier l’année 1982 de trou d’air.

    1982, c’est une année énorme. Le retour de Connors au sommet à 30 ans.

    1982, c’est aussi l’émergence de Wilander, le plus précoce des champions de tennis avec son grand frère Borg.

    1982, c’est encore Lendl qui montre dès cette année 82 qu’il a plus que quiconque le potentiel pour être le big boss du circuit. N’eut été son mental de chicken dans les finales de grands tournois, Lendl aurait dominé le circuit dès 1982, avec juste un trou d’air en 1984, et aurait probablement terminé sa carrière avec non pas 8 mais 11 ou 12 tournois du GC.

    1982, c’est le vrai début de l’époque des 4 fantastiques (Mac Enroe, Lendl, Connors et Wilander, Becker et Edberg remplaçant Mac et Connors dans la seconde moitié des années 80).

    Le seul qui connaisse un trou d’air en 1982, c’est Mac Enroe qui ne sait alors pas comment jouer Lendl, avant que, sur les conseils de Don Budge, il ne choisisse enfin l’attaque à outrance à compter du début de 1983 et domine le tchèque pendant plus de 2 ans, avant le passage définitif de témoin en septembre 1985.

    • Serge 13 juin 2011 at 15:18

      Le probleme de 1982, c est que Borg est plus la.

      Je pense que tous les amateurs de tennis durant cette annee la , ce sont dit « Oui Wilander gagne RG et Connors gagne Wimbledon,n empeche si Bjorn avait etait la il aurait 7 RG et 6 Wimbledon ». Ou pas.

      • Jérôme 13 juin 2011 at 15:29

        Non. J’ai plutôt l’impression (10 ans à l’époque, donc il faut être prudent) que les amateurs de tennis se disaient que si Borg avait été là ET s’il était resté motivé, il aurait encore eu une chance sérieuse à RG et à Wimb.

        Sauf que dès 1981, la motivation n’est plus vraiment là. En 1982 et 1983, Borg était intermittent du spectacle.

        Il serait venu dans ces conditions dans les tournois du GC qu’il aurait tout simplement été battu.

  11. Jérôme 13 juin 2011 at 15:12

    Hé ! Hé ! Et le Tsonga qui tient bon contre Murray. Il sert le plomb, attaque, et est assez solide dans l’échange.

    • Julie 13 juin 2011 at 15:30

      Rha non, moi je suis pour andy, allez andy! (pas encore eu le temps de lire l article mais ca a l air passionnant!)

  12. Alexis 13 juin 2011 at 15:23

    C’est fou on a l’impression que Tsonga bouge mieux que Murray sur l’herbe. Il parait tout emprunté voire tout mou mon capitaine, alors qu’il avait été si brillant contre Roddick… ah on me souffle dans l’oreillette que ce bon A-rod est devenu juste un faire-valoir alors c’est normal.

  13. Jérôme 13 juin 2011 at 15:32

    Bon sanf, mais pourquoi ne remet-il pas la balle dans le court au lieu de tenter un coup de fusil en revers ?

    • Chris 13 juin 2011 at 16:13

      Parceque Tsonga ne reflechit pas quant-il joue.
      C’etait deja le cas contre Wawrinka a RG.

      En fait, c’est le cas un peu tout le temps…

  14. Jérôme 13 juin 2011 at 15:33

    YES ! De la supériorité de l’attaque au jeu de PZ quand on évolue sur gazon !

  15. Antoine 13 juin 2011 at 15:39

    Il a vraiment foiré le tie break Jo..bon cela fera deux sets à un à l’arrivée comme hier au ping pong..La Murène ne joue pas terrible mais Jo joue bien mis à part de ce tie break de m..

  16. Jérôme 13 juin 2011 at 15:46

    Superbe point de Tsonga pour remporter le 1er jeu du 3ème set. Il a joué à Federer avec Murray.

    • Julie 13 juin 2011 at 16:04

      on s’enflamme! On s’enflamme! ;-)

      • Chris 13 juin 2011 at 16:14

        Ouais…
        Mais l’extinction des feux est pour bientot!

  17. Antoine 13 juin 2011 at 16:22

    Cette petite peste de Murène gagne donc ce match. Dommage que Jo ait baissé au service et un peu partout d’ailleurs. Il y avait moyen de gagner ce titre..Le point positif, c’est qu’il joue assez bien sur herbe. Peut peut être faire mieux qu’il y a deux ans ou il avait été battu par Karlovic au 3ème tour..

  18. Alexis 13 juin 2011 at 16:31

    Ayé Murray gagne sans super bien jouer, c’est pas comme ça qu’il remportera une finale contre les 3 cadors.

    Concernant l’article, un grand bravo, de supers vidéos pour une période de l’histoire du tennis que vu mon grand âge j’ai bien connue. Le mental de Connors, c’était quelque chose mais quel infect bonhomme par ailleurs. Son jeu était vraiment laid (le service! Le coup droit!! les immondes smashes en bras roulé!!!)mais le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’était pas du tennis d’épicier ( avec tout le respect que je porte à cette honorable profession).

    Amusant, à un moment j’avais sur 2 fenêtres simultanées le Murray Tsonga et l’extrait du Lendl Connors à RG la différence de vitesse est choquante, alors que c’était Lendl quand même, d’où l’impression que c’est Agassi et non l’ami Ivan qui a fait entrer le tennis dans l’ère moderne par ses cadences infernales et son jeu de jambes ( regardez Lendl entre chaque frappe!).

    • Sam 13 juin 2011 at 18:11

      Ah oui, le bras roulé de Connors ! Bien vu. Totalement interdit à l’école de tennis, ce truc !

      Sinon:
      1) Lendl se replace en marchant, tellement son coup lui permet de gagner du temps.

      2) Lendl marche très vite.

      • Antoine 13 juin 2011 at 18:51

        Je ne vois pas ce qu’il y a d’inesthétique à un smash en bras roulé; c’est par ailleurs particulièrement difficile à faire et c’est tout ce qui reste à faire quand on est presque totalement lobé..

        C’est vrai que son service était laid mais je n’en dirais pas autant du coup droit..

        • Sam 13 juin 2011 at 19:03

          Inesthétique, je ne sais pas. Mais vilipendé par le prof, ça oui.
          Le coup droit de Connors est vraiment étonnant, il est à la limite supérieure du chop. Surement plat en réalité, mais on a l’impression que la raquette va de haut en bas

        • Alexis 13 juin 2011 at 19:25

          Mais je crois que tous ses smashes quelle que soit la difficulté étaient réalisés en bras roulé… Pour son coup droit je dirais que le manque de « fouetté » le fait paraître aller un peu au ralenti, c’est l’opposé du « fouet liquide » de notre bon schtroumpf coquet (j’en glousse encore).

  19. Antoine 13 juin 2011 at 16:57

    Merci pour l’article Robert. C’est bien de mettre qq vidéos, cela donne une idée à ceux qui n’ont pas vu et rappelle qq souvenirs aux autres, dont ma pomme puisque c’est vraiment mon époque. Il n’y a pas beaucoup de victoires qui m’ont plus enthousiasmées que cette finale de Wimbledon 82..

    Pour revenir sur le contexte, c’est vrai que l’année 82, c’est d’abord la première année sans Borg qui n’a quasiment pas joué mis à part des exhibs (là il en a joué pas mal dont deux contre Connors durant l’été que ce dernier a d’ailleurs difficilement gagné en quatre sets pour l’une, en cinq pour l’autre)..Cela faisait un vide considérable et c’est Connors qui en a profité en non Mc Enroe qui était pourtant numéro un mais qui ne fait pas une très bonne saison pour des raisons diverses dont l’une est qu’il n’avait pas encore compris comment régler son compte à Lendl. Jérome a raison de dire que c’est le vieux Budge qui lui a fourni la clé mais ne la donne pas précisément. Budge avait expliqué à Big Mac qu’il fallait qu’il attaque au centre en conclue le point en deux volées alors que jusque là, Mc attaquait essentiellement sur les côtés et se faisait prendre de plus en plus fréquemment en passing de revers par Lendl qui s’était bien amélioré de ce côté là.. une fois que Mc a fait cela, le pb a été réglé jusqu’à Flushing 85, de sinistre mémoire… à l’exception de la maudite finale de Roland en 84 bien sûr..

    Connors vit lui dans le départ de Borg une formidable opportunité. En fait, cela faisait quatre ans qu’il n’arrivait plus à le battre même si beaucoup de matchs étaient très serrés mais contre Mc, jimbo savait qu’il avait sa chance et qu’il aurait toujours sa chance (il le battit jusqu’en 88 au moins) pour la bonne raison qu’il était gaucher comme lui et que le service de Mc fonctionnait moins bien que contre un droitier bien sûr, d’autant que l’autre était quand même le type qui retournait le mieux, ce qui reste vrai encore aujourd’hui même si on peut discuter du point de savoir si Agassi était aussi bon dans ce registre..

    Mais pour battre Mc sur herbe, il fallait quand même qu’il change qq chose; son service était son point faible et le kick ne prenait que fort peu sur herbe et n’empêchait pas Mc de se ruer au filet comme il l’avait fait en demies à Wimby en 80. IL décida lors du Queen’s de servir beaucoup plus à plat et beaucoup plus appuyé, en prenant beaucoup de risques sur ses secondes balles. En finale du Queen’s, à la surprise générale, il bat ainsi une première fois Mc en deux sets de surcroît en lui mettant un paquet d’aces tout à fait inhabituel puisqu’il n’en passait guère plus que Nadal il y a encore un ou deux ans (Nadal avait un peu le même service que lui mais a progressé depuis)..

    Il remet cela en finale de Wimby, non sans commettre une bonne dizaine de doubles qui ont failli lui coûter le match. Mais ce jour là, il y avait aussi autre chose: il a fait l’un de ses meilleurs matchs de sa vie en retour. Son habitude était de taper tous ses retours à fond s’il le pouvait mais là, il a vraiment été très bon; Mc un léger ton en dessous de son niveau de l’année d’avant. Cela ne s’est pas joué à grand chose, Mc aurait pu gagner en quatre ou même en cinq sets car il a eu pas mal d’occasions au cinquième aussi..

  20. Marc 13 juin 2011 at 18:00

    Super article, Robert, qui rappelle bien des souvenirs…et de ferrets ! Fini les fabuleux Borg/McEnroe, John est déboussole, et il se fait lamentablement planter par Connors a Wimbledon, trop sur de lui face au vieux lion. Connors avait retourne encore mieux que d’habitude cette fois la.

    Merci a Antoine et Jerome pour l’info sur les conseils de Budge a McEnroe pour jouer Lendl : je me remémore bien a posteriori le passage aux attaques au centre a partir ce 83, après les boucheries de 82 et les attaques en angle, ou Lendl passait régulièrement l’Amercain.

    Comme quoi, le père Budge. Il avait l’oeil, ton comprend pourquoi il avait fait le grand chelem ! Restait quand même a mettre en pratique, et la, le talent de Mc Enroe était quand même incroyable a la volée, comme pour les 1/2 volées du fond de court..plus personne ne rejouera comme cela, hélas.

  21. Sam 13 juin 2011 at 18:09

    La vache Antoine, Marc, comment faites-vous pour vous rappeler de cette affaire d’attaque au centre (sur les conseils de Budge …Hallucinant, comme aller Aubry allait voir Antoine Pinay). Ou comme si Sampras allait voir Lendl.
    D’ailleurs, quid de ces attaques au centre après 84 ? Faut dire, aussi, que Lendl s’est progressivement acheté un revers lifté. Dans ses jours timides (je n’ai pas dit « chicken »), il retombait malheureusement dans ses travers chopés.

    • Marc 13 juin 2011 at 20:06

      Sam, depuis mes 10 ans en 78, j’ai suivi le tennis et je peux te dire que jusqu’e, 88/90, j’étais un vrai taré, je connaissais les 150 premiers de l’ATP par coeur, ou à peu près…Le truc parfaitement inutile, je suivais tous les matchs qui passaient à la télé (hélas bcp moins qu’aujourd’hui), j’achetais tennis de france, tennis magazine…

      A partir de la finale de l’US Open 85, McEnroe a été dépassé en puissance par Lendl, i lui avait pourtant encore mis quelques belles roustes en début 85 et encore l’été à Stratton Montain. Il faut dire que Mac avait joué Wilander la veille e, 5 sets + la finale du double.

      Plus profondément, je crois que la branlée qu’il s’était prise à Wimbledon en 85 par Curren lui avait fait très mal, on avait l’impression d’un junior face à un senior.

    • Antoine 13 juin 2011 at 22:35

      Je m’en souviens très bien parce que c’était un véritable problème à l’époque: comment se faisait il que Big Mac n’arrivait pas à battre le robot tchèque ? Mais bon, la mémoire vous joue des tours et je vérifie maintenant: je pensais que Lendl l’avait battu 4 ou 5 fois de suite, mais en consultant le site de l’ATP, je lis que c’est sept fois de suite que Lendl a pris le dessus en 81-82. Cela commençait à bien faire !

      Après, les stats sont très parlantes: Big Mac gagne 7 des 8 rencontres suivantes jusqu’à la finale de RG en 84..mais Mc continue à le battre régulièrement ensuite jusqu’à cette finale de Flushing en 85 que beaucoup voient comme un tournant. Ce n’est pas faux puisqu’à partir de ce moment là, Lendl a gagné presque tous les matchs. D’un autre côté, je pense que ce n’est pas à cause de cela que Mc a perdu ce jour là: il a perdu comme le dit marc parce qu’il était lessivé après 5 sets contre Wilander la veille plus le double, puisqu’à Flushing on joue la finale le lendemain ce qui est un crime contre le tennis. Je suis convaincu que la veille Mc aurait sorti le robot. D’ailleurs lors des deux matchs précédents l’US Open (Montréal et Stratton mountain), il l’avait encore étrillé en deux sets à chaque fois..

      Faire service volée, cela nécessite d’avoir du jus et 10% de jus en moins, c’est 50% d’efficacité en moins. Voilà l’affaire de cette finale de l’USO 85…

      Je ne sais pas si le fait de s’être pris une branlée à Wimby avant contre Curren l’avait ébranlé comme le dit Marc. Possible mais pas sûr car quand il était dans un très bon jour sur herbe, Curren était imbattable. Il était d’ailleurs dégoûté d’avoir perdu Wimbledon, et il y avait de quoi: il avait sorti Connors et Mc Enroe, tout cela pour perdre contre un petit jeune ! Il n’en était pas non plus à son premier coup le Curren: deux ans avant il avait également sorti Connors. A part Borg et Mc, il est le seul type à l’avoir battu deux fois là bas..et toujours les mêmes circonstances: en fusion au service (38 aces ! jamais Connors n’en a pris autant à ma connaissance, le tout au « cimetière », c’est à dire sur feu le court n°2 qui portait bien son nom…désormais remplacé par un nouveau mini central cette année: le numéro 3)…Et le problème, c’est que Curren savait faire autre chose que servir. Très irrégulier mais un danger public sur herbe, beaucoup plus rapide qu’aujourd’hui..

  22. Colin 13 juin 2011 at 18:27

    Bravo Robert et merci pour ce beau travail d’archéologue.
    Je n’avais pas pu voir la finale de Wimb 1982 pour cause de week-end à la campagne sans télé, mais je me souviens être tombé sur le cul en entendant aux infos du soir que Connors avait battu MacEnroe, absolument personne ne s’attendait à une victoire du vieil affreux contre le jeune tête à claques.

    A l’époque je détestais les joueurs qui avaient trop de tempérament (Connors, Nastase, McEnroe) car ils manquaient trop de fair play et de distinction à mes yeux, deux qualités associées au tennis (et que je n’aurais pas réclamé à un joueur de foot par exemple). Aujourd’hui je dois reconnaître qu’on est passé à l’extrême inverse et que la langue de bois est devenue lourde à supporter. Aussi j’ai bien rigolé au post de Chris. Impossible aujourd’hui! (ou presque, remember JMDP sur Nadal: « je vais lui sortir son slip du c… »)

    • Marc 13 juin 2011 at 20:09

      Et maintenant, tu ne regrettes pas d’avoir snobé les Connors et McEnroe pour te pâmer devant les Suédois aussi insipides dans leur comportement que dans leur jeu (les abominables Sundstrom, Nystrom, Carlsson, et autres limeurs de l’extrême, avec à leur tête l’abominable Wilander :-)

      Quand même, quel joueur exceptionnel ce McEnroe, qui peut ne pas aimer son jeu…côté comportement, j’avoue que…mais c’est moins chiant que les joueurs d’aujourd’hui ! quand on pense qu’avant de se maîtriser, quand il était jeune, Fed se comportait comme McEnroe !

      • Sam 13 juin 2011 at 20:25

        Nystrom était le pire. A flushin 85, Mac lui a marché dessus pendant 2 sets et demi. 6/0 6/1 puis tergiversation pour le finir 7/5 (c’est vrai qu’on se rappelle de ces trucs, dès fois). Rarement vu des roustes pareilles.

        Je ne mettrai pas Sunstroem dans la même catégorie, au prétexte que dans mon souvenir, il avait un revers à une main. Je sais, c’est léger. Il faut que je vérifie ce point.

        • Sam 13 juin 2011 at 20:27

          Vérifié. Le revers est OK, par contre, le coup droit …

          Je déconseille aux fans de Mac de regarder ça:

          http://www.youtube.com/watch?v=6zKYx4j2dfo

          • Alexis 13 juin 2011 at 20:32

            Il a le même air gentil que Chesnokov.

        • Alexis 13 juin 2011 at 20:31

          Confirmation. En poussant un peu loin le bouchon, je le qualifierai de quasi-Stichomorphe : un grand dégingandé avec des coups très fluides, mais moins tourné vers le filet tout de même. Il avait fait un bon tournoi de Monte Carlo dans ces années-là.

          • Sam 13 juin 2011 at 20:35

            Touta féééé Alexis, et du coup, il est même devenu agent immobilier à Monte Carlo, si mes infos sont exactes. Ce qui est totalement improbable, comme si Gomez vendait des crevettes.

            • Alexis 13 juin 2011 at 21:09

              Je vois, moi, très nettement la causalité « quasi-Stichomorphe implique agent immobilier » : ils ont tous les deux la coupe et la dégaine d’un gars qui déambule dans un appart vide avec une mallette.

      • Colin 14 juin 2011 at 11:23

        Ah non Marc, après Borg je ne me suis plus pâmé devant un suédois… jusqu’à l’avènement d’Edberg. Sundstrom je n’ai pas eu le temps de le voir jouer tellement sa carrière a été météorique, Nyström et Carlsson m’ennuyaient au plus haut point et Wilander m’indifférait, car à part son fair-play légendaire, son jeu était soporifique. Non, à l’époque (1982-1990) c’était Noah qui avait remplacé Borg dans mon coeur de fan.

  23. Nath 13 juin 2011 at 19:40

    http://www.lequipe.fr/Tennis/breves2011/20110613_192555_helfant-va-quitter-son-poste.html
    Je suppose qu’Elmar est déjà candidat.

    Sinon, très bon article en ouverture de Wimby. De par sa longévité, Connors est une sorte de relai entre plusieurs générations, tout comme l’a été Agassi, mais encore plus longtemps. Je n’ai pas connu ses années d’activité, mais je pense que le tennis n’aurait pas été le même sans lui. Du peu que j’ai vu de ces années, j’l’aime bien le vieil affreux ;) (sans trop savoir pourquoi) tout comme le Suédois impassible (lui je sais pourquoi)

  24. Chris 13 juin 2011 at 19:51

    On devrait organiser un concours de la meilleure vraie fausse citation du circuit ATP….

    • Nath 13 juin 2011 at 20:04

      C’est vrai que certains sont capables de beaucoup de créativité ici :)
      Pourquoi tu n’as pas d’avatar ?

  25. Nath 13 juin 2011 at 20:54

    Je ne félicite pas Dolgo qui s’est fait sortir par Berlocq. D’après le site de l’ATP, l’Argentin a joué 4 tournois sur gazon dans sa carrière, le dernier en 2008, et n’y a gagné qu’un seul match. 7-5 6-2 en plus, c’est vilain.

  26. Evans 13 juin 2011 at 21:21

    Merci Robert pour cet article sur connors qui demeure pour moi la référence en terme de longévité.

    Je profite pour signaler la 100 ème semaine de Rafael Nadal au sommet de la hiérarchie mondiale. Ce n’est pas mal comme durée!!!!

    • Diana 13 juin 2011 at 22:25

      86 semaines (non consécutives – 40 + 46) « au sommet de la hiérarchie mondiale », et non 100…
      Assuré des 89 jusqu’au 3 juillet .

    • Coach Kevinovitch 13 juin 2011 at 22:33

      Ce sont bien 100 semaines pour Nadal.

      -46 semaines lors de son premier règne
      -Son second règne a débuté à la fin de RG l’an dernier, il est resté numéro 1 à l’issue de RG donc ça fait 52 semaines (1 an) donc ça fait 98 au total
      -La semaine dernière s’ajoutant donne 99 au total
      -La semaine qui commence aujourd’hui est la 100ème

      C’est une très belle durée qui le place encore plus vers le nec plus ultra du tennis mondial.

      • Evans 13 juin 2011 at 22:44

        En l’espace d’une semaine il a incrémenté d’une digite son nombre de GC et son nombre de semaines à la place de numéro 1 mondial.
        Je pense qu’il mérite un strapontin spécial à lui seul dans le panthéon du tennis. Ce palier se situe entre le palier « Laver Borg Sampras Federer » et le palier « Agassi Lendl Connors Mcenroe & cie »…
        Qu’en penses-tu?

      • Antoine 13 juin 2011 at 22:45

        Il faut fêter cela Coach ! D’autant que cela risque de ne pas durer: si Nadal paume à Wimbledon, l’autre lui passe devant et c’est pareil si Djoko arrive en finale; donc soit il doit compter sur son ami Suisse pour l’en débarrasser, soit le battre lui même en demies..

        Et vu qu’il s’est mis au vert à Majorque sitôt rétamé au Queen’s, la défense de son titre ne s’annonce pas aisée. Je ne le vois pas très bien se pointer peinard à Londres jeudi et battre tout le monde ensuite durant les deux semaines qui suivent. C’est d’un long break dont Rafa a besoin et il va sans doute en avoir l’opportunité prochainement.;

      • Diana 13 juin 2011 at 22:52

        Ok pour les 100 semaines.

        Mais le nec plus ultra, ça va chercher très loin, il va falloir qu’il cravache sec le Rafa … pour atteindre les 286…

      • Nath 13 juin 2011 at 23:00

        Le début du post d’Antoine m’a fait penser à un truc de ce genre : http://www.youtube.com/watch?v=jXwZMVsEA00
        Antoine nous maintient les pieds sur terre. (cherchez pas à comprendre)

  27. Robert 14 juin 2011 at 00:01

    Bonsoir à tous!

    Jimmy Connors…ça a beau etre un des plus sales types à avoir foulé un court de tennis, on ne peut nier que c’est vraiment un des meilleurs joueurs de l’ère open. C’est à force de chercher de nouveaux records à battre pour Federer qu’on se rend compte combien étaient détenus par lui.

    Je ne suis pas assez vieux pour avoir connu la préhistoire du tennis, mais j’imagine que pour un Rosewall les conditions et styles de jeu ne devaient pas etre très différentes en 1974 par rapport à 1954.
    Quand on imagine par contre que Connors a commencé à jouer durant cette époque révolue et a réussi à etre compétitif au plus haut niveau jusqu’en 1989 (14ème mondial à 38 ans, encore capable de coller une raclée à Edberg à l’USO et une bulle à Agassi) en plein essor de l’ère de la puissance, il y a de quoi etre admiratif.

    Quelqu’un parlait de son dernier RG: je m’en souviens très bien, c’était en 1992 au 1er tour contre Stich (qui venait de gagner Hambourg en atomisant Becker 6/1 6/1), et celui-ci ne dut son salut qu’à une blessure au dos de Connors pour s’imposer en 5 manches: 7/5 3/6 6/7 6/1 6/2.

    En ce qui concerne sa résurrection de 82, c’était en partie du à l’absence de Borg, aux errements de Mac et à la faiblesse mentale de Lendl, mais aussi au résultat des changements qu’il avait commencé à apporter à son jeu en 1981 sur conseil d’Arthur Ashe: le service (comme l’explique si bien Antoine ci-dessus) et finir plus rapidement les points en montant plus souvent au filet (en réalité Arthur avait donné 2 conseils supplémentaire que Connors n’a pas suivi: faire plus d’amorties et changer la prise de coup droit).

    Pour l’anecdote lors de la finale 82 contre Lendl il dit avoir utilisé la meme tactique (jugée folle) que contre Rosewall: pilonner continuellement le point fort de son adversaire (revers pour Rosewall, coup droit pour Lendl). Il avait affirmé quelque chose du genre: « je vais attaquer son point fort jusqu’à le faire craquer, le lui briser. On verra bien ce qu’il sera en mesure de proposer après ça ». Plus couillu que ça on crève :-D

    • Sam 14 juin 2011 at 00:30

      C’est « Shining ».

  28. Yaya 14 juin 2011 at 00:41

    Bonsoir,
    je profite de ce sympathique article de Robert, pour quitter un instant les débats économiques et soumettre une idée.

    Un des thèmes récurrents en tennis, c’est de fustiger la courte durée de la saison sur gazon. On se dit alors qu’il faudrait qu’il y ait au moins un M1000 et une saison sur gazon au lendemain de Roland Garros durant au moins 5 semaines (2 pour Wimbly et 3 pour les autres tournois)

    or cette proposition est impossible à mettre en oeuvre. On ne pourra jamais déplacer la date de Wimbledon et il ya peu de chances également pour Roland Garros.

    On a vu depuis les années 70 la part du gazon se réduire de trois grands chelem à un. L’US Open fut le premier à changer de surface. Mais pour moi c’est surtout le changement opéré par l’Open d’Australie qui a profondément marqué le déclin du gazon. L’Australie était une nation historique du jeu sur gazon.

    C’est en pensant à l’Australie que je me suis finalement rendu compte qu’on peut rééquilibrer les surfaces en persuadant les australiens de rebasculer l’Open d’Australie et ses tournois préparatoires sur gazon.

    Ainsi le joueur qui ferait un grand chelem vert (Sydney – OA – Queens -Eastbourne – Wimbledon) remporterait 4750 à 5000 points. Soit autant que le grand chelem sur terre battue.
    De plus cela relancerait l’intérêt pour les joueurs de développer des qualités tennistiques nécessaires pour briller sur cette surface.
    Par ailleurs on augmenterait ainsi le temps passé sur des surfaces dites « naturelles » et sensées être moins traumatisantes pour les articulations. Bref on commencerait l’année en douceur.

    Finalement la vraie question est comment convaincre les Australiens ?
    Premier argument, cette nation historique redeviendrait compétitive.
    Deuxième argument, le standing de l’Open d’Australie a bien évolué, le tournoi est devenu un rendez-vous incontournable, le passage au gazon n’entraînerait pas de défection des joueurs majeurs du circuit.
    Le troisième argument est économique mais c’est aussi une question. Pourquoi ne pas opter pour un gazon synthétique si le gazon naturel est « trop couteux » ? La technologie avance et on voit à présent quelques clubs de foot de première division avoir opté pour de la pelouse synthétique. En janvier c’est l’été en Australie

    Au final on aurait la terre battue pour l’Europe continentale avec RG, le gazon pour l’Empire britannique/Commonwealth avec l’Oz et Wimbly et enfin le ciment pour les USA avec L’USO et l’enchaînement Indian Wells – Miami qui vaut bien un grand chelem.

    • Antoine 14 juin 2011 at 00:57

      C’est l’idéal bien sûr et tu dis vrai en pointant la responsabilité des Australiens parce que s’agissant des Américains, cela devait arriver tôt ou tard et les trois années de terre battue à l’US Open étaient une hérésie..

      Le problème est que le gazon synthétique, ce n’est pas du gazon, c’est de la m..on ne peut pas jouer dessus. Revenir au gazon est possible puisqu’ils continuent à l’utiliser et que les compétences sont encore là (dans dix ans, ce sera fini) mais les Australiens ont fait le choix de se prostituer pour retrouver leur standing et qu’ils ne vont pas changer juste pour le plaisir..Ils n’ont rien à y gagner dans l’affaire et changer, pour un GC, c’est toujours un gros risque..

      C’est sympa, mais cela n’arrivera pas hélas..

  29. Antoine 14 juin 2011 at 00:49

    Agassi au Hall of Fame à Newport, juste après Wimby, voilà qui ne nous rajeunit pas ! En exhib ce jour là avec Todd Martin; manquerait plus qu’il paume..

    Ce Wimbledon s’annonce sous les meilleures auspices..Ralentissement, et surtout homogénisation des surfaces, oblige, cela fait un bail qu’il n’y a plus guère de surprises, depuis Goran en fait..

    J’espère que le top 4 tiendra son rang, comme à Roland Garros, et sera au complet en demies finales..Il y a quand même un monde entre le top 3, voire 4 en incluant la Murène et les reste du troupeau. Quand je pense que Soderling est numéro 5 alors qu’il ne sait pas faire une volée ou remonter une balle, cela me fait mal quelque part. Berdych, idem, Ferrer sait jouer mais ne sait pas servir et après on tome sur qui ? La Monf;com ! C’est quand même une blague…

    J’ai beaucoup d’espoirs pour ce Wimbledon:

    1) Que la Murène se fasse tauler…

    2) Que Djoko ne devienne pas numéro un mondial par hasard sans gagner le tournoi parce que Nadal perd contre tout autre que lui..

    3) Que Nadal joue correctement et sa fasse battre en finale parce qu’il n’est pas particulièrement bon sur herbe..

    4) Que Djoko batte Nadal pour justifier son nouveau statut..

    5) Que Federer leur donne une leçon et gagne un 7ème Wimby…

    Tout ceci est compatible sur le papier aujourd’hui mais attendons le tirage..et la suite..

    • Mathias 14 juin 2011 at 01:38

      J’essaye de traduire tous ces petits souhaits (en y incluant le no 0 = que le big four soit en demie). Il faut donc que:

      1) Le All England mise sur une revanche de la finale de 2008 et place Fed en tête de série no 2
      2) Djoko se retrouve dans la même moitié que Nadal
      3) Djoko batte Nadal en un 5 set homérique dans la 1ère demie (afin de justifier son nouveau statut)
      4) Federer plie son affaire à PZ en 3 petits sets dans la second demie
      5) Federer batte Djoko en finale (peut importe le score)

      Cela fait beaucoup de si, mais on peut rêver.

      Au niveau purement tennistique, je n’arrive pas à croire que Djoko puisse battre Nadal sur gazon, surtout en demie ou finale (on peut compter sur Nadal poru augmenter son niveau de jeu au moment opportun). Mis à part le Queen 2008, son jeu sur gazon ne m’a jamais vraiment convaincu. Le rebond bas ne lui permet pas de miser à plein sur le jeu en cadence où il excelle.

      • Antoine 14 juin 2011 at 01:52

        Voilà, c’est parfait ! Je pense simplement que Djoko peut battre Nadal n’importe ou, y compris sur herbe. D’ailleurs s’il avait failli le battre au Queen’s en 2008, meilleure période de Nadal so far, a fortiori est il capable de le battre aujourd’hui alors qu’il est bien meilleur et que Nadal est moins bon…

  30. antsiran23 14 juin 2011 at 08:39

    Et puis faut bien comprendre que Nole possède l’anti-jeu de Nadal qui possède l’anti-jeu de Federer qui a démontré qu’il détruisait Nole. Point final !

    • Babolat 15 juin 2011 at 02:09

      C’est « pierre, ciseaux, feuille » en fait. :)

  31. Kristian 14 juin 2011 at 11:12

    Je vais me faire allumer par les FFFs mais l’annee 2009 de Federer m’avait beaucoup rappele l’annee 82 de Connors.

    Il regagne 2 grands Chelems en vieux briscard sans vraiment rejouer son meilleur tennis mais en profitant des defaillances de la nouvelle generation (Murray Djokovic pour Mcenroe Lendl), et repasse numero 1 en l’absence du grand rival contre lequel il venait de perdre une serie de matchs tres douloureuse.. Mais bon il n’est pas la (je vous laisse trouver les noms).

    En allant plus loin: L’anne suivante il gagne son dernier Grand Chelem, avant d’enchainer une longue serie de demi-finales / finale. Toujours place jamais vainqueur..

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 14 juin 2011 at 11:44

      Intéressante cette comparaison… Mais je dois avoir complètement occulté le fait que comme Borg à l’époque, le « grand rival » était absent à RG en 2009… Foutue mémoire alors!
      Sur le coup, un peu schizo le Soderling de s’être battu contre un adversaire imaginaire…

    • Antoine 14 juin 2011 at 12:04

      Alzheimer frappe de plus en plus tôt; cela doit être cela…

      C’est fort ça de gagner 4 tournois sur 5 dont deux GC sans bien jouer ! Pourtant je me souviens de très bons matchs en demies et en finale de RG, du fait qu’il a très bien joué à Wimbledon, perdant un seul set au tie break contre Kohly au 3ème tour pour aller en finale, seul match ou effectivement il ne jouait pas son meilleur tennis..

      Une bonne période pour Roger quand même, non ? une seule défaite entre Madrid et la finale de l’US Open; il y en a qui s’en contenteraient..

      Mais c’est un peu le pb avec Roger: ce n’est jamais assez bien; il faudrait qu’il gagne tout le temps en mettant 2, 2 et 2 à tout le monde, en permanence..

  32. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 14 juin 2011 at 11:48

    Merci Robert pour ce travail d’historien qui permettra aux moins vieux d’en apprendre plus sur un des « dinos » les plus marquants de l’ère open!

    Pas grand chose à ajouter étant donné que je n’étais pas né en 82 mais je vais de ce pas me délecter des vidéos! ;)

  33. Kristian 14 juin 2011 at 11:58

    Un autre point qui me revient sur cette finale 82 est qu’au 5e set Mac etait completement a plat. Connors virevoletait, Mcenroe lui, etait a bout physiquement.

    Wimbledon 82 avait ete tres humide, et la premiere semaine avait donne lieu a des interruptions quotidiennes dues a la pluie, meme sur le Center Court (pas de toit a l’epoque). Et le hasard des tableaux et des reports de rencontres avait fait que Mac subit une tres grosse concentration de matchs juste avant la finale. Comme en plus il jouait le double, il avait du jouer quelque chose comme 5 ou 6 matchs lors des 3 jours qui precedaient la finale. Bref, le jour de la finale, il n’avait plus 5 sets dans les jambes, et je me doute que Connors le savait bien.

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