Un revers sans revers

By  | 6 novembre 2009 | Filed under: Insolite

Simone Bolelli, Roland-Garros 2009 (photo Guillaume)« Le mauvais chasseur, l’viandard, il voit une bête, il tire… Le bon chasseur lui, bon il tire… mais c’est un bon chasseur. » Les Inconnus.

« Prendre le revers à revers », « Revers réversible », « Vive les revers », je ne sais quelle drôlerie encore aurait pu intituler cet essai sur la bonne façon de jouer le revers. Problématique simple, séculaire ou sans réponse inhérente à ce coup : une ou deux mains ?

Si vous n’êtes pas un fanatique de la branlette technico-tactique propre à ce type de sujet, genre prépa CAPEPS – chemisette repassée – air docte – FF, passez votre chemin, y’a rien à voir.  Stop. Il est peu probable d’ailleurs que la réponse jaillisse de ce calumet virtuel, malgré une plume qui tente de rester vive et alerte. On est bien d’accord, la pêche à la ligne dans les Côtes d’Armor c’est beaucoup plus sympa.

La faute revient à mon collègue Pablo qui m’a suggéré ce thème avec sa sentence « Nadal est fini, il ne retrouvera pas son physique, sans ça c’est un joueur normal ». Jusque-là on est d’accord, ça casse pas trois pattes à un canard sa remarque, surtout venant d’un Portugais qui vomit naturellement tout ce qui vient du voisin ibère. Mais le bougre ajoute, « Il joue son revers à deux mains, il n’a pas de sécurité. Personne n’a dominé longtemps avec un revers à deux mains : Federer, Sampras, Lendl, une main ». Et de continuer fier de sa certitude et de mon ignorance « Sampras jouait le revers à deux mains jusqu’en junior… »

Me voilà scotché. Moi, toujours prompt à imposer mes doctes vues sur l’inessentielle ou essentielle inessententielle c’est selon, chose tennis, me voilà sans réponse. « J’y avais pas pensé à celle-là », me dis-je en moi-même. C’est donc que la remarque doit être pertinente. Je réalisais après coup que Borg et les années 1970 ne pouvait être considéré que comme une belle exception surannée, une prémisse de modernité n’ayant pas vraiment valeur de contre-exemple. Même notre Fabrice Santoro premier numéro 1 à la Race, en janvier 2000, ne parvint pas à garder son trône plus de sept jours. La faute à son jeu, chiant comme 20 ans de pluie diront les vilaines langues, à deux mains sur tous les coups sauf au service ? Santoro et Nadal, même symptôme ?

Fi de galéjades, comme on n’est jamais mieux servi que par son propre revers, j’ai donc décidé de tester les deux. Le mien éternellement à une main, quelconque, joué avec ou sans effets, comme par obligation, comme on prend sa voiture pour aller chez un ami, un chemin nécessaire, pour parvenir à la volée ; et le revers à deux mains que l’on m’avait conseillé durant mes Années collège, et qui devait m’être bénéfique. Jamais je n’avais persévéré avec ce coup, sans trop réfléchir plus avant.

Je n’ai jamais « accroché » au revers à deux mains en fait. Jamais je ne m’y ferai. Je sais aujourd’hui enfin pourquoi. Il faut bien quelque compensation à l’âge comme on s’en persuade, et ce sera l’objet de cette digression. Saint Eric Cantona affirmait dans un sermon télévisé, en simplifiant, que le fait d’être attaquant ou défenseur au football était un signe de caractère, presque un révélateur de personnalité. On imagine pas Henry en taulier façon Deschamps, ou Thuram à la place de Zidane. C’est probablement la même chose en tennis.

Prenons un joueur de tennis au hasard : Yannick Noah, demi-siècle le 8 mai prochain déjà… et notre spectre naissant et impensable qu’il s’en aille sans successeur. Il est évident qu’il mérite son titre de plus mauvais revers de l’histoire du tennis Open, et de loin, pire peut-être que celui de Françoise Durr en 1967. Et après ? Il est tout aussi évident qu’il a également le plus esthétique de ces 40 dernières années. Pourquoi ? Parce qu’il kiffait grave sur chaque montée au filet slicée. Que sa débauche d’énergie phénoménale était inversement proportionnelle à l’efficacité du coup, « qui tend vers 0 », dirait-on en mathématiques, et qu’il en redemandait en plus, malgré tous les conseils éclairés devant l’amener vers d’autres sommets.

Bref, pour clore ce vaste sujet et revenir habilement au nôtre ; si le revers à deux mains est naturel pour un jeune ou frêle enfant du fait du poids de la raquette et de la balle, cela devient de la torture mentale passée l’âge de raison. Ou du moins une relation contre-nature que le joueur s’impose, quelque-chose de masochiste. Tout cela est difficilement prouvable, mais le plaisir pris, pour l’avoir vu une dizaine de fois, détesté puis adoré, semble plus grand pour un revers d’Edberg, que pour cent de Nadal, Verdasco ou Agassi. Simple impression et ressenti visuel. On  imagine mal un livre d’Edberg ou de Yannick avec dedans « Je ne prenais aucun plaisir à jouer ».

Je me suis donc réessayé à ce coup récemment, « just for fun ». Mes observations furent peu ou prou les mêmes qu’avant. Le revers à deux mains permet de gagner en sécurité voire en efficacité, il est possible de donner globalement plus de force et d’effet avec un bon placement (normal vu qu’on cogne avec deux mains au lieu d’une), de détruire lentement et sûrement l’adversaire. Cependant, même si toutes les conditions avaient été réunies (le père d’Agassi et la maman de Connors par exemple), il est fort peu probable de l’avis même de l’intéressé que j’allais dominer durablement le jeu. Et l’efficacité gagnée aurait-elle compensée la perte de plaisir ? La remarque de Pablo s’adresse à un  nombre limité d’individus.

Chaque joueur du dimanche en club peut se demander ce qu’aurait été sa carrière avec ce coup. On va analyser à l’envi et gloser les remarques dudit Pablo. On les trouvera globalement vraies. Pour dominer durablement, il vaut mieux tout frapper à une main, comme il vaut mieux être assez grand et avoir un physique solide et résistant. Dixit M. de La Palisse himself. Concept philosophique daté de 1873, incarné par Roger F. depuis 2004.

Au bout de 15 minutes d’approximation, car il faut plus que cela pour « régler un coup », comme on dit dans le jargon, j’ai cependant arrêté les frais. Ca ne me faisait plus rire. Certes l’accompagnement de la deuxième main est un atout précieux dans la construction du point, le top spin est beaucoup plus efficace et ravageur, mais qu’est-ce qu’on s’ennuie. C’est juste une question de nature au fond, on y peut pas grand-chose, à sa nature, comme Le Loup et le Chien de La Fontaine reste loup pour l’un, et chien pour l’autre, sans jugement de valeur. Il est fort à parier que Noah s’amusait plus sur un court que Borg, Agassi puisque c’est d’actualité ou Nadal aujourd’hui, réunis, même s’il sait que la place de numéro 1 était, du moins temporairement, à sa portée. Et qu’il ne regrette rien en plus le gredin ! Et nous avec lui !

Et le joueur de club qui écrit préférera toujours bâcher trois revers sur cinq pour balancer sa raquette dans le filet car il n’a pas les moyens d’en acheter dix par an, pour connaître le kiffe lui aussi de réussir une belle montée slicée et un passing-shot en bout de course, et en revers.

Pour revenir à Pablo et au haut niveau, il a globalement raison, il faut un jeu académique et donc une certaine marge de sécurité pour dominer durablement le jeu. Mais cette remarque s’adresse à une proportion assez réduite des joueurs de tennis.

Loin de la technique, c’est pour ça qu’on a peut-être aimé un jour le tennis, pour le plaisir premier, stupide, enfantin et incompréhensible qu’il ne faut pas oublier, de « taper dans une balle ».

Félicitations Kristian. Aucun revers.

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64 Responses to Un revers sans revers

  1. Benoît 6 novembre 2009 at 10:11

    Revers à 1 main forever !

    Bon sinon je vois pas trop d’arguments à l’article si ce n’est que les 3 joueurs de l’ère open ayant le plus dominé ont un revrs à une main. C’est facile d’exclure Borg, mais je vois pas pourquoi, son jeu était très physique, c’est peu de le dire, et il a dominé aussi fortement le circuit que Lendl ou Sampras…

    Pour avoir un revrs à une main, je peux vous dire que l’impression de facilité est une hérésie ! Plus que pour le 2 mains, il faut être parfaitement placé, fléchi, de profil et transférer son poids vers l’avant pour retomber de face. Là ou une 2ème main peut corriger les imprécisions, avec l’1 main c’est difficile, surtout pour les coups en reculant (croyez moi la plupart du temps ça part dans la bache).

    En outre, le revers à 2 main est moins usant sur la durée d’un match. Parce que je peux vous dire que se prendre du lift pendant 2h et ne pas pouvoir attaquer dessus, c’est crevant !

  2. Guillaume 6 novembre 2009 at 10:26

    Revers à une main aussi pour moi, et je pense comprendre ce que veut dire Lionel (pas si mal vu au passage, la remarque de son pote portuguais) : qu’importe les 9 premiers qui finissent dans le grillage, il n’y a rien de plus jouissif que de voir sa 10e tentative de revers long de ligne fuser à l’angle des lignes et laisser l’adversaire à 3m, complètement écoeuré au point qu’il vous en reparlera encore sur la route du retour. Tant pis si le déchet est tel que vous perdez 2 et 2, cette petite joie puérile en valait bien la peine. A mes yeux, le revers à une main est clairement LE coup le plus beau du tennis. Parce qu’il est à la fois dur à maitrîser et pourtant tellement naturel, et parce qu’il est réellement élégant. D’ailleurs, vous verrez très peu de revers à une main médiocres au haut niveau. Ceux qui le possèdent le possèdent bien (à l’exception de Greg). Rien que pour ça, j’adore un joueur comme Filippo Volandri : son service est le pire du Top 100, son coup droit médiocre, sa volée inexistante… Mais il a ce revers unique qui fait qu’on lui pardonne tout le reste.

    • Duong 6 novembre 2009 at 11:28

      celui que tu devrais adorer aujourd’hui, c’est Pablo Cuevas alors ;)

  3. Jean 6 novembre 2009 at 11:07

    Ça alors, je ne m’attendais pas à un article de Lolo d’Oman ici.
    Je comprends parfaitement ce que tu veux dire parce que pour moi, le revers à une main a toujours été un coup naturel, fluide, celui que je n’ai jamais perdu même après plusieurs années d’arrêt. Tu parles beaucoup du plaisir, ce coup est bien l’un de ceux qui m’en procure le plus et qui prouve qu’un balle bien centrée jouée dans le rythme idéal sera toujours plus rapide et mieux placé qu’un coup frappé comme un âne. Et évidemment, hors de question de changer ça contre un deux mains de mécréant, d’autant qu’il m’est arrivé que des adversaires mettent un moment avant de s’abroger de leur réflexe de me jouer à gauche.

    En fait, tu nous refait à partir de ce coup la distinction bourrin/talentueux en te basant sur le plaisir, je crois que tu avais déjà sorti la citation de Lord Cantona, et je suis parfaitement d’accord avec cette façon psy d’expliquer le tennis. De toute façon, il faut bien que les caractéristiques mentales d’un joueur s’expriment à un moment.

    Evidemment, on pourrait dire que la notion de plaisir n’a plus rien à foutre dans un univers professionnel rationalisé à l’extrême, que tout ça ne vaut que pour les clubbistes, mais… y’a Federer. Argument suffisant. Par contre, je suis moyennement en phase avec ta vision du revers d’attaque coupé de Noah. Si son lift était immonde, celui-là était à l’époque excellent, rasant, tendu, profond, suffisant car l’abattage du grand noir faisait le reste.

    J’ai lu récemment un article sur le sujet d’un technicien de la FFT, le genre de truc qui te fait dire que c’est mort, que tout cela est derrière nous…

    Tiens, au fait, j’ai vu Gasquet hier contre Isner et… oui, j’avoue, j’ai pris du plaisir à voir évoluer Neuneu. Il a fallu qu’il ait balle de match contre lui pour se réveiller et rentrer dans la balle, mais il nous a quand même gratifié de quelques superbes coups. Par contre, toujours aucun projet derrière.

    • Duong 6 novembre 2009 at 11:27

      ce qu’il y a c’est que le « lift immonde » de Noah a été une obsession quasiment toute sa carrière, tellement il voulait réussir ce coup et il l’a travaillé.

      Pour quelques réussites rares … et en plus inesthétiques :)

  4. Kristian 6 novembre 2009 at 11:25

    Les plus beux revers c’est Connors, Wilander, Safin, Djokovic.. Il n’y a rien de plus beau qu’un revers a deux mains.

    C’est sympa Federer qui monte au filet en jouant un revers a une main, mais le plus beau c’est le passing de revers de Nadal long de ligne qui le troue sur place.

    • MarieJo 6 novembre 2009 at 13:14

      kristian attention aux jets de balles de tennis pourries en tous genre !

  5. Duong 6 novembre 2009 at 11:25

    J’avoue que j’ai toujours été un énorme fan des articles de Lionel sur un autre site ;)
    J’en ai adoré beaucoup, certains sont les plus réjouissants articles de tennis que j’aie jamais lus.

    Celui-là franchement un peu déçu : quelques morceaux de plaisir dedans mais globalement c’est trop décousu … et surtout décevant car compte tenu de l’intérêt de la question initiale, j’espérais des vrais morceaux techniques dedans et un semblant de vraie réponse … je trouve la réponse sur le plaisir extrêmement bien vue mais j’espérais aussi une réponse sur l’efficacité.

    Là je trouve un (ou deux) petit morceau notamment le suivant) qui donne l’impression que l’auteur connait et a compris son sujet, mais que je ne suis pas capable de comprendre, le fond étant apparemment sous-entendu :

    [Le revers à deux mains permet de gagner en sécurité voire en efficacité, il est possible de donner globalement plus de force et d’effet avec un bon placement (normal vu qu’on cogne avec deux mains au lieu d’une), de détruire lentement et sûrement l’adversaire. Cependant, même si toutes les conditions avaient été réunies (le père d’Agassi et la maman de Connors par exemple), il est fort peu probable de l’avis même de l’intéressé que j’allais dominer durablement le jeu.]

    En revanche, sur la notion de plaisir, je rejoins l’auteur et un commentateur ci-dessus :
    j’ai été un joueur du dimanche et un des plus nuls … mais le coup qui m’a donné le plus de plaisir quand je l’ai réussi, c’est bien le beau revers à une main attaqué.

    L’ennui, c’est que je me demande si je ne l’ai pas particulièrement apprécié parce que je le réussissais une fois tous les 10 coups ;)

    Et c’est peut-être ça qui est gênant avec ce revers à une main finalement, spécialement quand on voit un Federer rencontrer un Murray par exemple.

    Hier je voyais Murray sur une balle courte, mettre une balle apparemment pleine de sécurité, à 10 centimètres de la ligne, une vraie attaque en fait … et je me disais que Federer est bien incapable de faire ça, il n’aurait aucune sécurité sur ce coup.

  6. Ulysse 6 novembre 2009 at 11:56

    Texte primesautier et très réjouissant, merci. L’opposition des deux types de revers est inséparable des grands duels historiques : Borg-McEnroe, Sampras-Agassi, Fed-Nadal. Les noms veulent tout dire.

    S’éloignant de la discussion classique sur ce thème qui porte sur l’efficacité, Lionel aborde le coté émotionnel. Je le rejoins complètement sur le fait que le revers à une main est associé au plaisir. Dans ma pratique bas niveau je ne connais rien de plus jouissif qu’un revers lifté bien laché, explosif. Je le classe à égalité avec un service volée bien réussi. Je pense que c’est aussi parce que un bon revers à une main ouvre le corps – à partir d’une préparation plutôt recroquevillée, ça fait écarter tous les membres et gonfler la poitrine – c’est un geste plein, oxygénant, exstatique, quasi-orgasmique. C’est le geste utilisé par les publicitaires pour démontrer que telle eau minérale, assurance ou lessive vous transforme une vie.
    Si tout le monde faisait un bon revers à une main laché tous les jours, croyez-moi, le monde irait mieux. Non franchement vous voyez Hitler ou Staline faire un joli revers à une main ? Ca devrait être remboursé par la sécu.

    Je préfère d’ailleurs la diagonale pour celà, la diaonale permet de tout lacher et d’ouvrir plus si vous voyez le truc ? Le long de ligne est plus dur. Pour le faire exprès, il faut un sacré contrôle. C’est beau mais ça gâche le plaisir.

    Quant au revers à deux mains et sa gestuelle triste, cramponné au manche, la poitrine fermée, beurk !… Autant se mettre au golf sans attendre la retraite.

  7. Duong 6 novembre 2009 at 12:21

    Sinon concernant l’affirmation initiale du dénommé Pablo, évacuer le cas Borg sur une simple pirouette me semble extrêmement discutable, surtout si on n’a que 3 exemples à donner pour le contrer (Sampras, Federer, Lendl).

    Quel est le fond de l’argument ? La difficulté à durer avec ce coup ?

    Connors et Agassi sont quand même les deux exemples les plus fameux en termes de longévité des 30 dernières années et figurent parmi les plus grands joueurs de cette époque, et ils avaient un revers à 2 mains.

    Alors c’est quoi le fond de l’argument ?

    • Duong 6 novembre 2009 at 12:24

      en plus, non seulement Connors et Agassi avaient un revers à deux mains mais il était catalogué comme une force,

      alors qu’à la fois pour Sampras, Federer et Lendl, ce coup est quand même un coup faible … et même LEUR coup faible pour Sampras et Federer.

  8. Sam 6 novembre 2009 at 13:28

    Article de Lionel lionelien, tout en mauvaise foi parfaitement assumée et donc jubilatoire dans son souçi d’en faire toujours un peu trop: »Prenons un joueur de tennis au hasard : Yannick Noah », Excellent, mort de rire. Lionelisation de la phrase: »demi-siècle le 8 mai prochain déjà… ». Ca c’est inimitable, et ça fait son charme.

    Et s’attaquant mine de rien à un des sujets les plus fondamentaux du tennis, que dis-je de la Vie. La preuve pour nos amis de l’objectivité et de la statistique:

    - Toutes les études montrent que les tenants du revers à une main vivent plus longtemps et rejettent moins de CO2 dans l’atmosphère.
    - Ils attirent les filles: Anette est passée de Wilander à Edberg, qui lui-même était passé de deux mains à une main (sur le plan tennistique du revers, je m’entends). Et pourquoi ? Parce que, comme l’a très justement fait remarquer Ulysse, le revers à deux mains ouvre le thorax et le corps: il est synonyme de générosité, là où le coup droit referme le corps, et où le revers à deux mains l’étrique.

    - Pour ces raisons, la première questions que posent de plus en plus les recruteurs est: « comment jouez-vous votre revers ? Les unes mains, au marketing et à la comm’, les deux mains, à la compta. »

    - Est-ce un hasard si les unes mains s’avèrent particulièrement redoutables façe aux joueurs à prises … Fermées. Faites un chip sur un coup droit Berasategui… Demandez à Thierry Ascione.

    - Le Une Main, c’est la variété: slicé, chip, chopé, lifté, à plat. Quel autre coup du tennis, à part le service ?

    - Tous les grands hommes du siècle jouaient à une main: Churchill (Whisky, cigare, et ne remet jamais à deux mains); Malraux (entre ici, Jean moulin, toi qui joue ton revers à une main), Yves Duteil et ses vers sur les enfants à une main, etc.
    Plus qu’un geste, un art de vivre, une religion.

  9. MarieJo 6 novembre 2009 at 13:39

    moi aussi j’achète le revers à une main…
    sur le peu que j’ai pratiqué dans ma vie, il s’avère que je ne sais pas taper à 2 mains ! ou vraiment très mal sauf pour le clap clap ;)

    je pense qu’il faut distinguer ceux qui on une prépa très ample, comme gasquet ou guga de ceux qui prennent tôt com fed ou blake en quasi demi volée de fond de court. ceux qui dominent ou qui durent ont des prépa plus courtes, c’est logique ça perment de s’adapter à tous les coups.
    perso, le revers qui me manque le plus c’est le petit chip qui servait à monter au filet, rasant presque sans rebond, henman le faisait très bien, même haas. le joueur en fond pouvait difficilement l’attaquer, donc sliçait aussi de son coté à défaut de faire un bob ou passing moyen qui permettait à l’autre de volleyer.

    aujourdh’ui on a encore pas mal de joueurs dans le top 50 avec un revers à une main : fed, gonzo, robredo, haas, wawrinka, youznhy, ljubicic,kholi, almagro, montanes, andreev, hanescu, karlo blake, sela, lopez et acasuso, 17 su 50, c’est un bon tiers, après ça chute dangeureusement au delà de la 50è place. je ne vois guère que karlovic et lopez avec des revers rusedskiens !!! c’est pas désastreux, non ?

    au delà de la technique de revers, la domination s’exerce surtout par le fait d’avoir confiance dans chaque coup face à chaque adversaire. c’est le cas de revers à une main qui ont souvant plus de mal avec les gauchers qui liftent.

    autre désavantage, les joueurs ayant un revers à deux mains savent aussi jouer le revers à une main slicé à mi court façon fed, avec plus ou moins de bonheur selon qu’on s’appelle, nadal, djoko ou roddick. c’est sans doute moins naturel et c’est un coup qu’ils arrivent a maitriser dans les phases de progression de leur jeu, mais qui a tendance à décliner assez vite, par rapport au reste de leur panoplie.

    • Benoît 6 novembre 2009 at 14:18

      16 sur 50, Andreev est à 2 mains.

      • MarieJo 6 novembre 2009 at 15:56

        ah oui, bon ya gasquet pas loin, ça remplace non ?

  10. Alex 6 novembre 2009 at 14:27

    Je confirme qu’en tant que profane,cad un petit joueur du dimanche (petit joueur tout court),j’ai trouvé le revers à une main plus naturel,plus spontané qu’à deux mains qui lui nécessite un vrai apprentissage je trouve.

    Un type qui faisait tout à deux mains,peut-être aussi remettre sa retraite (à demain) c’est lui :http://www.dailymotion.com/video/xaubv8

  11. Alex 6 novembre 2009 at 14:27
  12. Antoine 6 novembre 2009 at 14:54

    Voilà un bon débat initié par Lionel !

    Au risque de répéter ce que j’avais dit à ce sujet il y a quelque temps alors que cela n’avait rien à voir avec l’article, je ne peux que constater, en tant que fossile que voici 35 ans que j’entend et lis la thèse selon laquelle le revers à une main, c’est bon pour le tennis de papa et que le revers à deux mains est désormais incontournable. Cela fait depuis 74 que j’entend cela pour être précis, depuis que Borg et Connors ont remis au goût du jour le revers à deux mains…

    Je dit bien remis car ni Borg, ni Connors n’ont inventé le revers à deux mains: en 1937, la finale du Championnat d’Australie opposa, pour la première fois en GC, deux joueurs qui utilisaient déjà le revers à deux mains. A 21 ans, Viv McGrath l’emporta en cinq sets contre John Bromwich, de trois ans son cadet. Ce dernier avait en outre la particularité intéressante pour un gaucher de servir avec son bras droit mais faisait ses coups droits avec son bras gauche et frappait en revers à deux mains, comme Bromwich.

    Depuis 74 et contrairement à la thèse maintenant bien établie selon laquelle le revers à une main, c’est fini, les joueurs qui joue ce coup à une main, et qui forment désormais une minorité, ont néanmoins remporté la majorité des tournois du GC. Mais apparemment aucune réalité n’est susceptible de détourner les partisans du revers à une main et le dernier argument que j’ai entendu à ce sujet, c’est que tout ceci était peut être vrai il y a encore quelques années mais que le matériel favorisait désormais inéluctablement le revers à deux mains..on se demande bien pourquoi d’ailleurs..

    Bien sûr, le nombre des joueurs (et surtout des joueuses) pratiquant le revers à deux mains a progressé et ne cesse de progresser mais de qui parle t on réellement ? Du top niveau ou des joueurs classés 30-100 par ex ? L’observation de marie Jo est pertinente: 17 sur les 50 premiers jouent le revers à une main..

    Et si l’on se restreint au top du top, les vainqueurs de GC, voire en étant encore plus sélectif, les tous meilleurs joueurs de l’histoire, on s’aperçoit qu’ils ont presque tous joué le revers à une main. Depuis 74, les seuls vraiment bons qui jouaient ou jouent à deux mains le revers sont Borg, Connors, Agassi, Safin et Nadal. Mention spéciale pour Connors et Safin qui ont les deux revers à deux mains les plus fluides, les seuls, de mon point de vue, à avoir approché la perfection que l’on peut atteindre à une main seulement et que l’on trouve chez Rosewall, Nastase, Kuerten et quelques autres gauchers..

    Le revers à une main a des inconvénients et est plus difficile à maîtriser que le revers à une main qui nécessite d’avoir un poignet de fer, mais son pendant à deux mains a des inconvénients notables également que je discuterai peut être plus tard et il est d’ailleurs frappant de voir qu’un Nadal est devenu vraiment très bon en défense le jour ou il a su frapper ses revers à une main, ce qu’il fait désormais presque aussi couramment qu’à deux mains…

  13. Lionel 6 novembre 2009 at 16:10

    1-2 mains, le Cilic Stepanek en ce moment n’en finit pas, 2 mains pour les 2, quasi 2 heures. Ca va me faire rater Roger tout ca. Et Roger, c’est comme le baba au rhum.

    Bizarre ce sujet, faut vraiment que je déprime dans le désert.

    La dernière ligne a sauté à là modération : Félicitations Kristian, aucun revers.

    • MarieJo 6 novembre 2009 at 16:22

      salut lionel, envoie on peut corriger ;)

  14. MarieJo 6 novembre 2009 at 18:53

    le tableau de bercy est sorti :
    fed avec verdasco/cilic en 1/4, puis murray/delpo en 1/2.
    nadal avec tsonga/simon en 1/4, djoko/davy/sod en 1/2.

  15. MarieJo 6 novembre 2009 at 19:18

    pour les fans du revers c’est maintenant d’abord richard ensuite fed ;)

  16. MarieJo 6 novembre 2009 at 19:59

    http://www.fft.fr/cms/GetDoc.asp?Type=5&ID=12104
    le tableau en bonne et due forme !

    bon gasquet fera une petite sortie pour sa fin de saison…
    dommage.

  17. Guillaume 6 novembre 2009 at 20:07

    Courage Marijo t’es pas toute seule !!!

  18. Antoine 6 novembre 2009 at 20:32

    C’est devenu une habitude pour certains des joueurs français d’abandonner ou de vouloir abandonner quand les choses vont mal et que l’on a un petit bobo, comme tout le monde ou presque en fin de saison..

    Aujourd’hui, c’est au tour de Gasquet qui à 1-6 0-3 voulait lâcher en prétextant un bobo au coude.C’était tellement sérieux que Deblicker lui a intimé de continuer et qu’il a plutôt mieux joué après remportant finalement trois jeux dans ce deuxième set..

    C’est vraiment une attitude pitoyable…

    Et l’année finit mal pour Gasquet qui dégringole au classement alors que j’avais cru espérer au vu de son match contre Gonzalez à l’OA en début d’année, où il était sérieusement blessé, qu’il s’était enfin forgé un mental..Mais non, et Gasquet qui dit lui même ne pas vouloir jouer en France en ce moment (pression trop forte pour un être aussi fragile) termine donc l’année à Bâle battu par un très bon Chiudinelli..

    Ce dernier doit être une sorte d’antithèse de Gasquet; 4 ans de vraies galères à cause de vraies blessures, un classement à 779 en début d’année et le voilà qui va terminer dans le top 50, au dessus de Gasquet…

    Et « l’Equipe » d’expliquer, comme hier pour Tsonga, que Gasquet était blessé au coude..C’est peut être cela qui tue finalement le plus un joueur français ayant accédé au rang de star nationale: cette complaisance devant leurs insuffisances et leur faiblesse mentale…Il sait toujours que l’on lui trouvera des excuses..

  19. Antoine 6 novembre 2009 at 21:48

    On ne peut pas dire que Federer se fatigue beaucoup à Bâle: un peu moins d’une heure cette fois à attendre que Korolev veuille bien dégoupiller lors d’un de ses jeux de service…Il n’a même pas pris la peine de faire plus de cinq ou six points gagnants, excepté au service..Ce bon Korolev est une brute épaisse qui n’a pas réussi à retourner le service plus du Suisse plus de quatre ou cinq fois; j’exagère à peine..

    Mis à part son service qui était bien là, Federer a du jouer moins d’une dizaine de points à fond mais à l’arrivée, cela fait 3 et 2..et comme Blake et Gonzalez ont eu le bon goût de dégager, Federer se retrouve en demie contre son partenaire de double Chiudinelli que je vois quand même mal battre son aîné..C’était assez prévisible au vu de son tableau mais la seule chose que Federer a à faire, c’est de se préparer pour la finale contre Djoko qui a quand même du s’employer pour battre Wavrinka tandis que Stepanek suait également pour battre Cilic.

    Si tout marche comme la bonne horlogerie suisse, Federer ramassera le vainqueur en ayant passé cinq heures sur le court à Bâle, son unique double non décompté…Elle n’est pas belle la vie ?

  20. Pierre 6 novembre 2009 at 22:06

    Pour ce qui est du revers, j’apprécie énormément celui de Wawrinka : un geste ample qui lui permet néanmoins de magnifiques demi-volées et, la plupart du temps, il le met où il veut, décroisé ou long de ligne…j’adore.
    Je pratique aussi, avec une réussite plus qu’aléatoire, le revers à une main et je dois dire que c’est à ce coup que je dois mes sensations les plus fortes de joueur du dimanche : quand, enfin, tu passes le revers qui fait mouche lors d’un match accroché, tu t’endors parfois, vaniteux et fatigué, en revoyant mentalement la balle sortir de te raquette et se poser là où tu lui commandais d’aller : exquis. Mon modeste classement (15/1) m’offre encore, en compétition, ce genre de plaisir anti-boudable (qu’on ne peut bouder, donc) et qui fait que, tel un jeune chien fou, je trouve du sens à courir derrière la baballe.

  21. Jérôme 7 novembre 2009 at 13:32

    Quelqu’un aurait un bon lien pour regarder Bâle en live ?

    • MarieJo 7 novembre 2009 at 15:08

      salut jérôme, fromsport ou channelsurfing :)

  22. Jérôme 7 novembre 2009 at 13:53

    Je viens de trouver ces extraits d’interview de Nadal qui semble montrer que le majorquain traverse une passe délicate plus longue et plus profonde que ce qu’on pouvait penser.

    http://www.welovetennis.fr/rafael-nadal/17085-nadal-roger-est-meilleur-que-moi

    Le plus intéressant est le passage suivant :

    « Je ne pense pas jouer encore la trentaine arrivée. Je ne suis pas une machine. Le tennis est un sport difficile d’un point de vue mental, tu dois toujours être prêt toutes les semaines, être à 100% mentalement et physiquement. A un moment donné, tu ressens le besoin de t’arrêter. J’ai déjà tellement joué… Même si je suis jeune ! Et je commence à avoir quelques petits problèmes physiques. C’est pour cela que je ne pense pas pouvoir jouer encore à 29 ou 30 ans. Evidemment, on ne peut jamais savoir quand se terminera notre carrière ou quand on s’arrêtera de gagner. Mais je sais, moi, que quand je ne serai plus en mesure de gagner dans les grands tournois, j’abandonnerai le tennis. Or, je ne pense pas avoir la possibilité de gagner Roland Garros dans 7 ou 8 ans… »

    • MarieJo 7 novembre 2009 at 14:10

      merci, je l’ai vu hier.
      qui pensait que nadal ferait une carrière plus longue ? honêtement, 30 ans c’est déjà pas mal.
      agassi ou santoro sont des excpetions, non ?

      • Jérôme 7 novembre 2009 at 17:33

        Quand il dit qu’il ne pense pas pouvoir jouer encore à 28 ou 30 ans, ça veut dire qu’aujourd’hui (ça peut bien sûr évoluer dans un sens ou dans l’autre) il pense qu’il ne jouera pas plus tard que 28 ans.

        Ce qui ne serait pas une retraite exceptionnellement jeune mais tout de même précoce.

    • Franck-V 7 novembre 2009 at 14:20

      Je ne vais pas dire que ça n’apprend rien, mais 7 ou 8 ans… c’est du très très long terme à l’échelle d’une carrière de joueur. Mais bon, professionnel depuis déjà 8ans à seulement 23 ans, ça commence à faire, aussi.

      L’intéressant est qu’en tant que grands tournois, il cite exclusivement RG, zappant les 3 autres.

      Or en vieillissant les longs rallyes de TB ne sont pas les plus faciles à gérer pour de « vieilles » jambes, d’un autre côté, la surface est moins traumatisante pour les genoux.

      Cela sous entend aussi qu’il renonce à continuer à faire évoluer son jeu poly-surface pour revenir aux fondamentaux qui ont fait sa force dans son bastion parisien.

      Dernière chose, il insiste sur la fatigue mentale plutôt que la fatigue physique qu’implique le tennis, les atouts monstrueux qu’il a mobilisé de ce côté ne sont donc pas sans limite…

      Si cela se vérifie à l’avenir, le parallèle avec Borg sera plus que jamais justifié…

      • Jérôme 7 novembre 2009 at 17:35

        Peut-être s’est-il rendu compte que le prix des victoires sur surfaces rapides, notamment à l’OA, était la diminution de certains de ses points forts sur terre battue.

        Je donc plutôt rationnel de sa part que d’en revenir à ses fondamentaux, parce que sur dur, il doit penser que la montée en puissance d’un Del Potro est un signe annonciateur d’une évolution du tennis sur ces surfaces. Et que cette évolution diminuera de toutes façons ses chances ailleurs que sur TB.

  23. MarieJo 7 novembre 2009 at 15:05

    http://sportsillustrated.cnn.com/2009/writers/the_bonus/10/30/andre.agassi/index.html
    je reposte plutôt ici des extraits du bouquin d’agassi

    @ franck : c’est sur les 2/3 prochaines saisons qu’on verra vraiment où en sont ses objectifs réels, et il lui reste un gros challenge avec l’US open, rien que pour ça on peut être en droit d’attendre qu’il tente une amélioration de son jeu.
    sur terre, c’est en dictant le jeu qu’il a gagné encore plus facilement, il ne va pa renier une méthode qui pourrait lui assurer de se ménager, maintenant qu’il sait en avoir les capacités.

    • Franck-V 7 novembre 2009 at 17:19

      Oui Marie Jo , c’est pour ça que je disais qu’on n’apprend rien avec une projection sur 7-8 ans. C’est presqu’une autre vie. J’oserais dire que dans ce contexte, ce n’est pas très grave de répondre n’importe quoi aux journalistes et que ça n’engage à rien.

      Quant à l’évolution de son jeu, c’est difficile à dire, la concurrence va changer aussi, l’avenir dira si c’est plus rentable pour lui d’être audacieux ou moins, selon aussi la zone de confiance qu’il trouvera face à ses challengers.

      En parlant de confiance, je crois, du moins jusqu’à présent, que c’est sur TB qu’il en puise une bonne part pour partir à l’assaut de nouvelles conquêtes; à l’heure actuelle, il ne peut pas se permettre de négliger sa base arrière qui est rassurante.

      Les 2-3 ans restent en effet une fourchette plus concrète … mais il ne sembla pas tenté de parler de ses objectifs à plus court terme…

      • Antoine 7 novembre 2009 at 19:23

        Il dit qu’il ne pense pas pouvoir gagner un GC a 29 ou 30 ans..Il en a 23, cela laisse de la marge..

        La phrase intéressante est celle ou il dit qu’il arrêtera quand il pensera ne plus être capable de gagner un GC..Comme tous les grands finalement..

  24. Guillaume 7 novembre 2009 at 16:53

    Je ne sais pas si certains d’entre vous regardent le Stepanek/Djokovic, mais on assiste typiquement à ce qui fait la beauté du tennis. Un Radek jusque-là irréprochable, jouant juste et inspiré, se procure trois balles de match. Djoko, jouant relâché à la manière du gars qui n’a plus rien à perdre et qu’une défaite au tournoi de Bâle ne plongerait pas en dépression, aligne quelques points magnifiques pour conserver son jeu de service. Derrière, les vases communiquants font leur office et le Serbe s’envole en même temps que le jeu du Tchèque se délite.

    • Franck-V 7 novembre 2009 at 17:21

      Pas regardé, quand Djokovic a égalisé à un set partout, je sentais gueule d’amour bien parti pour nous faire une Wawrinka :-)

      • Franck-V 7 novembre 2009 at 17:55

        Oui Miami Nadal, Wimbledon Murray, Bâle Djokovic, à chaque fois, ça ne passe pas loin.

        Reste Federer, récent noceur à Monte Carlo.

        Mais en parlant de Del Potro, faut pas oublier qu’il a longtemps complexé face au top 4, ne les battant jamais, puis est venu Miami et après, ça a été tout de suite mieux.

        Il manque peut-être une victoire de ce type pour Stan.

    • Guillaume 7 novembre 2009 at 17:47

      Wawrinka reste une énigme pour moi. Ce gars a toute la panoplie pour réussir (service, revers, coup droit et même une volée) mais ne décolle pas. Jamais passé les 8e en GC, toujours un seul titre au compteur… Il est capable de tenir tête aux meilleurs (Djoko, Murray, Nadal, Delpo et Federer en ont tous déjà bavé contre lui), mais ne les bat jamais. Définitivement trop gentil dans les moments chauds.

  25. benja 7 novembre 2009 at 18:19

    marco fait un bon petit sparing partner dans ce premier set, à croire qu’un tie-break ferait plaisir au public suisse…

  26. benja 7 novembre 2009 at 18:36

    beau tie ceci dit

  27. MarieJo 7 novembre 2009 at 19:12

    un bon vieux fed/djoko
    et chiudinelli est plutôt épatant, il a bien joué sans que fed ait eu trop besoin d’appuyer sur la pédale, ça fait un bon match.

  28. MarieJo 7 novembre 2009 at 19:21

    tiens pour benja et karim, ça fait du bien ;)
    http://www.budcollinstennis.com/?p=1115#more-1115
    allez voir auusi les nicknames, assez fun !

  29. Antoine 7 novembre 2009 at 19:30

    Cela peut être bien cette finale demain..Après tout, ils en sont à 2-2 cette année Fed et Djoko.

    Je pense que Djoko peut parfaitement gagner. Federer n’a pas perdu son service de la semaine mais tenir son service, c’est à peu près tout ce qu’il a fait..Je le trouve moins bon sur ses deux derniers matchs que sur les deux premiers. En retour, il est carrément moyen; bref, il est prenable..Rien n’interdit cependant qu’il fasse son meilleur match de la semaine demain et gagne en deux sets..

    Il s’en est finalement fallu d’assez peu, deux ou trois défaites en finale de trop pour que Djoko ne fasse une excellente année. Il a manqué surtout de confiance je crois et une victoire demain lui ferait le plus grand bien avant Bercy et le Master’s. D’ailleurs, sur le coup, je comprend qu’il passerait devant Nadal au classement. Pas si mal..

    • Franck-V 7 novembre 2009 at 19:53

      Oui, enfin, pour ça, Nadal 8845 Djokovic 7890, faut gagner Bâle et Bercy derrière.

      Djokovic n’a fait que 1/8 l’an passé à Bercy mais Nadal est déjà pratiquement en 1/4 (comme l’an passé) avec un bataillon d’Espagnols dans son tableau… à moins que Marco et Berdych fassent des leurs.

      Il peut le faire mais c’est pour perdre ses points de la Masters Cup de l’an passé juste après où Nadal n’a rien à perdre, lui.

      ça sera de toute façon moins serré que l’an passé où il loupe la 2° place pour 10 petits points.

      Non, là où ça va être plus tendu, c’est à l’AO où Nadal joue gros quand Djokovic n’a qu’un 1/4 à défendre. Doha, Sydney etc ne devraient pas changer grand chose.

    • Jérôme 7 novembre 2009 at 19:59

      Même impression que toi concernant Fed, et même pressentiment pour la finale de Bâle. Mais il ne faut pas oublier que c’est son tournoi de reprise après 7 semaines de coupure.

      Je n’ai pas vu toute sa demi-finale, mais Djoko ne m’a pas particulièrement impressionné non plus.
      Et pour son année 2009, j’ai l’impression qu’il s’en est fallu de plus que 2 ou 3 défaites en finale. Son parcours en grand chelem a été décevant tout au long de l’année. Il n’y a qu’à l’US Open qu’il était là où on l’attendait.

      • Antoine 7 novembre 2009 at 22:18

        Oui, c’est vrai, il a décu en GC, comme Murray, avec seulement une demie finale de Gc chacun, ce qui est maigre pour des joueurs qui ont été ou sont classés entre 2 et 4ème..

        Sur un autre sujet, je m’aperçois qu’à Bercy, il n’y a pas que les 8 premiers qui sont exemptés de premier tour, comme dans les autres M1000, mais que maintenant, cela s’étend aux 16 premiers…

        Peut être que l’année prochaine, les 4-8 seront exemptés de second tour et que les top 4 seront directement qualifiés pour les 1/4…et dans deux ou trois ans, on qualifiera peut être les deux premiers directement pour la finale, non ?

  30. Ulysse 7 novembre 2009 at 22:13

    Pas un hasard tout de même si deux demi-finalistes en simple à Bâle ont été infoutus de gagner ensemble leur premier tour de double dans le même tournoi face à des top 300. C’est vraiment la mort du double.

    • Antoine 7 novembre 2009 at 22:19

      Ils ont joué comme des pieds, n’avaient jamais joué ensemble..ce n’est pas la mort du double, c’est simplement qu’il faut quand même faire un peu d’efforts…

      • Ulysse 8 novembre 2009 at 10:18

        C’est ce que je voulais dire : « pas d’efforts » = « mort de la discipline »

  31. Antoine 7 novembre 2009 at 23:11

    Je ne sais pas si Murray battra Youzhny demain (de retour pour de bon celui là) mais en une petite semaine Murray a retrouvé un niveau nettement meilleur que son début de semaine et pris une sorte de revanche de l’OA contre Verdasco..Ce dernier avait largement les moyens de gagner ce match mais il m’a donné ce soir l’impression d’être le successeur d’Henri Leconte..Plutôt que de faire un coup d’attente et de faire courrir un peu plus Murray, il préfère frapper à tout va, quelle que soit la position, le score et tutti quanti. Son impatience me parait être le reflet d’un sérieux problème mental, sinon de neurone..Quand tout va bien, cela fait 6-2 pour lui, quand cela se corse, il dégoupille..Non seulement il n’a rien appris depuis l’OA mais il a nettement régressé…

    • Jérôme 8 novembre 2009 at 09:20

      Pour les sportifs ou dans d’autres domaines, on dit de certains qu’ils ont de sacrées cojones. Mais jamais je n’ai vu au tennis un type comme Verdasco pour lequel l’écart entre l’apparence physique immédiate impressionnante ne parvenait pas à masquer qu’il a des cojones complètement rikiki.

      J’ai vraiment l’impression que ce type ne sait rien faire d’autre que taper comme une brute. Il irradie une faiblesse mentale et une incapacité à faire un coup un tant soit peu intelligent au moment opportun d’une manière phénoménale.

      Bref, Verdasco est un paradoxe vivant : l’exception selon laquelle un gros lift offre une belle sécurité dans les frappes. Il lifte à mort et sort malgré tout énormément de balles.

  32. colin 8 novembre 2009 at 17:36

    Du Lionel estampillé Lionel, marrant, enlevé, et avec mauvaise foi garantie!

    Content que tu aies retrouvé ton inspiration, elle me manquait!

    Merci aussi à Antoine pour son rappel historique.

    Quand j’ai découvert le tennis, le seul dont le revers à deux mains « se voyait », c’était Connors, par sa gestuelle et sa façon de rentrer dans la balle. Tandis que Borg, je n’avais même pas remarqué qu’il faisait son revers à deux mains ! Du coup, moi qui étais pourtant fan d’Iceborg, je ne me suis jamais posé la question et j’ai « naturellement » appris à jouer le revers à une main, comme on nous l’enseignait à l’école de tennis. Du coup j’ai du mal à croire qu’aujourd’hui on n’enseigne qu’aux jeunes le RVà2M…

  33. karim 8 novembre 2009 at 19:51

    Djoko confirme que depuis la tournée asiatique il est bien le meilleur du circuit, avec Davy?!!!

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