Découverte

By  | 9 juin 2012 | Filed under: Les filles

Je n’ai véritablement commencé à suivre de près le tennis qu’en 2009. Mais le premier match que j’ai vu en intégralité à la télévision remonte à des années auparavant. En ce samedi pluvieux de juin 1999, une revenante délivre son dernier récital sur le Central de Roland-Garros.

L’affiche de cette finale parisienne est inédite. D’un côté, Martina Hingis, n°1 mondiale, vainqueur du dernier tournoi du Grand chelem en date, en Australie, domine le tournoi dans toutes ses largeurs. N’ayant pas perdu une seule manche de la quinzaine, elle a écœuré Amélie Mauresmo au deuxième tour et Arantxa Sánchez, triple lauréate et tenante du titre, en demi-finales. C’est le dernier tournoi du Grand chelem qui lui manque : à seulement 18 ans, elle est en mesure de réaliser ce qui sera appelé plus tard « le Grand Chelem en carrière ».

En face d’elle, une revenante que personne n’attendait plus à ce stade de la compétition : Steffi Graf, qui fêtera ses 30 ans dans une semaine. Titulaire de 21 tournois du Grand chelem, de 8 années et 377 semaines passées à la place de nº 1 mondiale, l’Allemande est tombée à la sixième place mondiale et n’a plus atteint le dernier carré en Grand chelem depuis 1996. La revoir en finale de Roland-Garros, où elle a triomphé 5 fois déjà, relève donc de l’exploit pour cette joueuse qui a dû se débarrasser de la nº2 mondiale Lindsay Davenport en quarts, puis de sa grande rivale – et tombeuse du dernier Open d’Australie – Monica Seles en demies, à chaque fois en trois sets.

J’attends que la pluie s’arrête pour que le match puisse commencer. Ma préférence va à Steffi Graf : j’ai toujours aimé les vétérans. Les commentateurs prédisent la victoire de la Suissesse. La pluie cesse, les joueuses rentrent sur le court, s’échauffent sous le regard de l’arbitre de cette rencontre, Anne Lasserre-Ullrich. Elles sont prêtes, Graf est au service, le match commence !

Malgré la pression résultant de l’enjeu de compléter son palmarès, Hingis rentre d’entrée dans sa partie. On ne peut en dire autant de Graf qui multiplie les fautes directes. Très vite, le score défile : break 1-0, 2-0, 40-15 et balles de break pour Hingis dans le troisième jeu. C’est le moment que choisit l’Allemande pour enfin se réveiller. Son chop de revers trouve enfin sa longueur, le coup droit claque, Hingis est dépassée. Graf aligne 4 points consécutifs pour remporter son service, puis débreake dans la foulée. Hingis est dans les cordes et passe ses nerfs sur la raquette, avec un avertissement à la clef.

Néanmoins, Graf semble incapable de maintenir son niveau sur la durée et retombe rapidement dans ses errements de début de match. La Suissesse, plus régulière, utilise à merveille toute la panoplie technique dont elle dispose, en particulier le revers long de ligne et l’enchaînement amortie – lob. Tout va très vite, en quelque minutes Hingis se retrouve à servir pour le set à 5-2. Est-elle fébrile à l’idée de prendre une option importante  pour la victoire finale ? Toujours est-il que Graf parvient à revenir à 5-4 sans vraiment mieux jouer. Hingis est en difficulté, elle ne parvient pas à conclure malgré ses balles de set : une de ratée, une autre, encore une autre… La quatrième est finalement la bonne, première manche Hingis 6/4 en 44 minutes. Graf est sombre, elle sait qu’elle n’a aucune chance de l’emporter si elle n’élève pas son niveau de jeu. Paradoxalement, Hingis, le visage fermée, ne semble pas beaucoup plus sereine.

Le second set commence comme le premier : Graf multiplie les fautes tandis qu’Hingis utilise sa science du jeu pour breaker et mener 2-0. Graf sert pour recoller à 2-1, Hingis tente un retour en coup droit long de ligne jugé trop long… et tout bascule.

En effet, Hingis conteste la décision, et le ralenti télévisé semble confirmer ses dires. L’arbitre de chaise veut vérifier mais ne trouve pas la marque, le juge de ligne semblant incapable de la lui indiquer. Quand Anne Lasserre-Ullrich va dire à Hingis que le point est accordé à Graf, la Suissesse perd tous ses moyens. Passant de l’autre côté du filet, elle va indiquer la marque elle-même, puis s’assied, refusant de continuer à jouer. La discussion avec le juge-arbitre ne donne rien, et Hingis perd le point, avec un point de pénalité en plus pour avoir passé le filet.

Pourquoi diable Hingis a-t-elle totalement perdu son sang froid sur un point anodin ? La jeune femme ne le sait pas encore, mais elle vient de commettre une erreur fatale. Le public, jusque-là amorphe malgré sa préférence pour Graf, retrouve de la voix pour encourager sa chouchoute, mais aussi, avec le courage qui caractérise une foule de 15 000 spectateurs, pour conspuer l’insolente. Résister à un public hostile est difficile en temps normal, mais pour une jeune fille de 18 ans stressée par l’enjeu, il est tout simplement impossible de ne pas être perturbé.

Le jeu, lui, s’équilibre, jusqu’à 3-1 Hingis, service Graf. L’Allemande passe alors d’un seul coup la vitesse supérieure. Dépassée en puissance, prise de vitesse par une « Fraulein Forehand » qui ne fait plus de fautes, Hingis ne sait plus quoi faire et se retrouve menée 3-4 30-40, balle de break contre elle.

Mais Hingis possède l’orgueil des champions, elle ne veut pas laisser filer ce titre une deuxième fois, sa défaite deux ans plus tôt au même stade de la compétition lui ayant fait suffisamment mal. D’un revers croisé, elle pousse Graf à la faute pour sauver cette balle de break. L’échange qui suit est monstrueux, amorties et lobs s’enchaînent, Graf n’a plus qu’à smasher la balle dans le court vide… et l’envoie droit dans le filet ! Le public n’en revient pas, l’Allemande se cache les yeux pour ne pas voir ça tandis qu’Hingis accroupie essaie de retrouver son souffle. Elle y parvient puisque d’un superbe coup droit croisé en bout de course qui termine pleine ligne, elle remporte sa mise en jeu. La fin de set s’annonce superbe !

Ce n’est pourtant pas le cas : Graf multiplie de nouveau les fautes, Hingis breake et se retrouve en position de servir pour un Grand chelem en carrière. 15-0, plus que trois points.  Mais Hingis ne supporte plus la pression. 24 heures plus tard, Andre Agassi dans la même situation devra aller au bout de lui-même pour remporter ce dernier jeu et obtenir ce dernier titre qui lui manque. Mais Agassi a près de trente ans et toute l’expérience qui va avec, et il sera soutenu par le public. A 18 ans, Hingis n’est elle encore qu’une adolescente. Si près du Graal, elle craque tandis que Graf sort ses meilleurs coups, à l’image de ce passing de revers croisé. Débreak, 5-5. Le coup est terrible pour Hingis, elle n’y est plus, alors que Graf remporte son service blanc. A 6-5, dos au mur, incapable de maitriser le vent qui souffle sur le court depuis le début du match, Hingis fait une double faute, une faute directe en coup droit, c’est le break, set Graf 7/5. Le public est debout, Graf recommence à y croire, Hingis quant à elle semble sortie du match.

Breakée d’entrée au troisième set, Hingis quitte le court 7 minutes durant, sous les sifflets du public. Graf, elle, fait la « Ola » avec ce dernier. Le match est en réalité déjà fini. Hingis n’en peut plus mentalement et physiquement. A-t-elle fait une erreur en voulant aussi jouer le double ? Elle a perdu la finale la veille 8-6 au troisième set avec Kournikova contre les sœurs Williams. Menée 5-2 balle de match contre elle, elle la sauve d’un service à la cuiller. Le public avait applaudi Chang contre Lendl, Hingis ne reçoit que des sifflets. Ce ne sont plus des huées, c’est une mise à mort. Hingis craque complètement et perd son service : jeu, set et match Graf, 4/6 7/5 6/2.

Quittant le court sous les sifflets, Martina Hingis est ramenée en larmes par sa mère pour la cérémonie de remise des trophées. S’efforçant de parler en français, la Suissesse est, enfin, acclamée. Graf, très émue, déclare se sentir française. Elle ne sait pas encore que ce Grand chelem sera son dernier, mais elle n’en a cure. Elle avouera plus tard que cette victoire restera pour elle la plus forte émotionnellement parlant. Hingis non plus ne remportera plus de Grand chelem. Et Roland Garros manquera toujours à son palmarès.

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432 Responses to Découverte

  1. Coach Kevinovitch 9 juin 2012 at 16:59

    Seles qui remet la coupe à Maria! Quelque part à Bradenton, une contrée de Floride aux Etats-Unis, un vieil homme sourit!

    • Jérôme 9 juin 2012 at 17:33

      L’ancêtre de toutes cette lignée de bucheronnes pour remettre la coupe, c’est un choix très judicieux.

      Dès l’origine, dès sa demi à RG en 1989, j’ai vomi Seles, ses hurlements insupportables et son abominable coups droit à 2 mains. Personne n’a plus qu’elle fait de mal au tennis.

      Sinon, belle narration de Quentin sur le Graf-Hingis de 1999. J’étais à fond pour steffi. Hingis était infecté et elle l’a payé terriblement cher. Mais plus que le public de RG qui peut être dur et méchant (cf. Leconte en 88), c’est Hingis la principale responsable. Elle avait un talent fou, mais ce à quoi on a assisté alors, c’est avant tout à une autodestruction dictée par l’inconscient de cette gamine surdouée.

      À Coach : non, l’avantage dont jouis Nadal sur TB est à nul autre pareil, j’ai déjà eu l’occasion de te le rappeler.

      Nadal n’a jamais été bouscule par un simple Pecci ni aux 5 sets par un jeune Lendl, ni vaincu 2 fois pat un Panatta comme Borg l’a été 2 fois à RG.

      Nadal n’a jamais été régulièrement poussé aux 5 sets ou à des 4 sets hyper serrés comme Sampras l’a été à Wimbledon face à des Ivanisevic, Becker, Krajicek, Agassi, Rafter, …etc

      Ce n’est pas que Nadal soit meilleur que Borg, nous l’avons démontré Antoine et moi : Borg, lui, à été le meilleur sur toutes les surfaces et qui plus est en adaptant fortement son jeu. Non, Nadal est juste le seul à avoir poussé à l’extrême son style de jeu et sa préparation physique pour profiter au maximum des surfaces et conditions de jeu très lentes mises en place à la fin des années 2000. C’est moins un exploit et du talent (même s’il a des qualités mentales et physiques exceptionnelles) qu’un choix rationnel de spécialisation marginale à l’extrême.

      C’est aussi pourquoi, quand bien même Nadal terminerait-il sa carrière avec 11 titres du GC comme Borg et Laver, voire à 12, il n’atteindra pas aux yeux des spécialistes le rang et l’aura des 2 géants précités.

      • Coach Kevinovitch 10 juin 2012 at 17:22

        « Nadal n’a jamais été bouscule par un simple Pecci ni aux 5 sets par un jeune Lendl, ni vaincu 2 fois pat un Panatta comme Borg l’a été 2 fois à RG. »

        Le Pecci de Nadal s’appelait Puerta et il a des balles de cinquième set.

        Le Panatta de Nadal s’appelle Soderling sauf que Rafa lui a collé un trois sets secs lors de leur match retour.

        On attend le Lendl, d’accord.

        C’est plus la spécificité du gazon qui permet de chaparder des sets sur un coup de chance. Sur herbe, plus facile de garder son service donc arriver au tie-break et gagner un set sur un coup de chance. Les points sont plus courts donc éprouvent la consistance du jeu du joueur en question. Sur terre, les points, se méritent et s’obtiennent sur la longueur!

  2. Coach Kevinovitch 9 juin 2012 at 17:03

    Maria, je donne des cours de soir en français!

    Ton fidèle supporter et ton coach de terre battue,

    Coach Kevinovitch.

    • MarieJo 9 juin 2012 at 20:49

      lololol ! coach prof de langue XD

  3. Oluive 9 juin 2012 at 17:10

    Merci Quentin pour l’article !

    Cette finale était folle. Pour un supporter de Steffi, c’était un formidable sucre d’orge.
    Hingis m’avait tout de même fait mal au coeur (ah ce public !), de même que Seles quelque temps plus tôt, mais, l’égoïsme du fan avait balayé tout ça (et j’aimerais dire qu’il n’en serait pas de même aujourd’hui, mais, si Federer avait bénéficié de tels coups de poings du destin, je crois malheureusement que c’est la satisfaction qui l’aurait emporté, shame on me).
    Merci donc pour cette petite madeleine juste après le quatre-quarts.

    Avec ce slam en carrière de Sharapova (unique lui aussi : 4 titres, tous différents, comme au mille bornes), et la prévisible mais courageuse défaite d’Errani (qui avait préparé de manière complexe sa finale de simple avec celle du double), retour à l’actualité et aux débats s’y rapportant.

    Voilà. On arrive sur notre 4e finale consécutive Djokovic / Nadal en GC.
    Un record. Un de plus. Avant le prochain, dimanche.
    Je ne crois définitivement pas que cette régularité soit le signe d’une bonne santé tennistique.

    Fait inattendu pour moi jusqu’ici, cette avalanche de records de petits et grands chelems rouges verts et bleus diminue je trouve l’exceptionnalité de ceux de Federer. Je me souviens encore de Sampras disant qu’il ne s’attendait certainement pas à être rejoint aussi tôt dans ses 14 GC, et moi qui me disais « Oui mais c’est Federer »… En fait non : c’était un mix entre Federer et l’époque.

    Car, soyons juste, Federer a lui aussi été avantagé par le ralentissement des conditions de jeu. Bien entendu, il aurait tiré son épingle du jeu hors ce ralentissement, mais il aurait davantage été à la merci d’un frappeur en feu, et je suis persuadé que son palmarès n’aurait pas été aussi fou sur la période 2004-2006. Ce qui se passe aujourd’hui, même si c’est bien plus flagrant, n’est que la continuation d’un mouvement amorcé en 2003.

    Tout ça pour dire que, si pessimisme il y a dans mon post, je vous prie de me croire, ce n’est pas dû à la défaite du suisse qui gagnait. Je me contente aujourd’hui très bien de ses victoires en tournois inférieurs. Je ne cracherai pas du tout sur une victoire à Wimbledon, ni sur quelques semaines à la première place, mais finalement, plus le temps avance, plus la course aux records devient le paravent du jeu, plus je pense que ses records sont accessoires. Que Nadal ou un autre batte les 16 GC ou les demi-finales successives n’est pas si important, que Djokovic réalise son djokoslam n’est pas si grave. Si ce n’est pas lui, ce sera rapidement son frère. Je me rends aujourd’hui compte avec évidence que « marquer l’histoire » signifie « marquer les dix prochaines années ». Même à l’échelle humaine, ça fait peu.

    Ce qui restera en ce qui me concerne de Federer, c’est le trajet fait « avec » un champion, les souvenirs de ces moments vibrants lors d’un trajet en TGV face à mon scoreboard, à une table de café improvisée, ou -Internet oblige- devant un écran. Les comparaisons de classement, les veilles de finales, les balles de break sauvées. Les faux arrêts de suivi des matches. Les lignes capricieuses et les filets malveillants.

    Je ne vis pas ça comme un mal : ça permet de revenir à la base, à savoir le jeu, et le plaisir de jeu proposé par le joueur, nonobstant toute question de records. Et là-dessus, pour moi, rien ne change : le plaisir est toujours le même à voir certains coups virtuoses.

    Je n’aime pas le jeu de Nadal, je ne l’ai pas aimé dès la première fois, cela n’a pas changé. Alors certes, un jeu que je n’aime pas qui gagne m’est plus horripilant que l’inverse, mais, affect mis à part, ma sensation première est toujours inchangée (malgré des améliorations indéniables et admirables côté manacori). Aussi, je n’en veux pas à Nadal pour son jeu. Je lui en veux par contre énormément de ses demandes démentes et si égoïstes (classement sur deux ans, plus de terre battue). Il l’a dit lui-même à Madrid : ce type de surface nivelle les niveaux. Dans l’optique nadalienne, le tennis s’apparente à l’athlétisme : c’est une immense surprise si Bolt ne gagne pas la course, car il court plus vite. Il court toujours sur le même type de piste, les qualités demandées sont toujours les mêmes et concentrées sur type d’effort très spécifique.

    Je comprends enfin que l’augmentation de l’âge moyen du top 100 et l’absence de percée des jeunes a une raison simple : l’endurance, qualité « âgée », prend le pas sur les réflexes et la force, qualités « jeunes ». C’est une catégorisation plus visible, plus nette. Du coup, une défaite, complètement normale il y a dix ans, devient signe du déclin. Une victoire, performance hier, devient passation. L’histoire s’accélère, la mémoire s’efface. C’est pour ça que je reste sur le ressenti personnel : celui-ci est en moi, et occupera mes dernières années de baveux en maison de retraite.

    Bien entendu, il y a encore de la variété de surfaces et de jeux, faut pas déconner, mais l’idée est bien là : réduite les aléas.
    Il se trouve que ce sont précisément ces aléas qui me font aimer le tennis.
    On en a déjà réduit pas mal : l’aléa de la balle décentrée, de la surface pas maîtrisée, du manque de condition physique, de la sortie de la veille, du corps trop humain, de la montée au filet.

    Voici à mon sens désormais la plus grande tache de Federer : aider l’ATP à infléchir la direction prise par le jeu de manière similaire à 2003. Pas pour lui, mais pour l’avenir.
    Lui seul a ce pouvoir, cette aura, lui seul peut planter la graine du changement, qu’elle éclose après sa retraite ou non. Il le peut et il le doit. Alors certes, il ne veut pas passer pour un mauvais perdant, il ne veut pas perdre sa fameuse neutralité, mais il est assez intelligent et fin pour faire passer le tout. Que ça commence par des discussion internes plutôt que médiatiques, ou l’inverse, peu importe. Mais il doit prendre parti. Il doit mettre au clair l’impossibilité de points gagnants dans le sable comme l’importance démesurée de l’endurance.
    Bref, il doit mouiller la chemise, aller au combat.
    Lui seul le peut. Et qu’il n’attende pas la retraite.
    Sinon, il faudra lutter contre l’ensemble du plateau, et manger tout le pain noir. Ou poursuivre dans cette direction, et mettre en place le suspense des 14 duels consécutifs en GC, ou des 43 demi-finales d’affilée.
    Autrement dit, un tennis de scoreboard, voire de résultats. Pas un tennis de match, de points, de live.

    Nath, concernant les articles, je me suis dit la même chose (je l’ai même écrit !) durant la quinzaine, à savoir que les articles étaient vraiment rapidement passés à l’as, actualité oblige.
    La conclusion à mon sens, c’est que lors des grands rendez-vous, il faut se contenter de présentations ou compte-rendus n’ayant pas demandé trop d’investissement personnel, sous peine de frustration inévitable. Ceux qui n’ont pas écrit d’articles ne s’en doutent peut-être pas, mais c’est assez douloureux de voire zappé en quelques minutes ce qu’on a bichonné des heures durant. On apprécie parfois un article, mais on ne le dit pas, et, déjà que dans la vraie vie les compliments implicites n’existent pas, alors dans le monde numérique…

    J’essaye moi aussi de toujours rebondir sur les articles, même si l’inspiration de réaction ne se commande pas forcément… Il faut juste en avoir le temps !
    Je suis en effet souvent pris de court par le rythme de parution 15lovien : un article tous les 2/3 jours, en période creuse, perso je trouve ça trop. Un article de fond par semaine me semblerait largement suffisant sous peine d’asphyxier l’attention.
    Quitte à y ajouter de plus petits articles-vignettes, qui n’ont pas la même prétention, et, n’exigeant pas le même investissement, n’appellent pas le même retour sur investissement. Des post-it-tennis, partant d’un « le saviez-vous ».

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 9 juin 2012 at 17:21

      Tout est dit… P****, t’as la frite mon gars !
      Mais ça fait froid dans le dos.

    • William 9 juin 2012 at 18:00

      Ca c’est du com !

    • Colin 10 juin 2012 at 01:08

      Oluive, ilo veyou.

      • Oluive 10 juin 2012 at 09:39

        Le procès pour plagiat est en cours…

  4. Marc 9 juin 2012 at 17:42

    Très bel article, Quentin, et j’en profite pour saluer tous ceux qui ont animé la quinzaine avec leurs articles et que nous n’avons pas suffisamment salués.

    J’ai toujours considéré le public de RG comme un public de gros cons (à Bercy, c’est des super gros cons), mais lors de cette fameuse finale, c’était vraiment écoeurant de prendre en grippe de cette façon une jeune joueuse qen perdition.

    A cet égard, j’ai toujours trouvé (je me lance, crime de lèse majest) que tout le monde a toujours été très gentil avec Graf, dont la palmarès a quand même sacrément grossi grâce au coup de couteau infligé par Gunther Parsch à la pauvre Monica Selès : certes, Graf n’y est pour rien, mais elle avait été plus que froide avec la pauvre Monica, ne demandant jamais de ses nouvelles, et n’ayant finalement aucune mauvaise conscience du fait d’empiler les titres quand sa rivale qui l’avait clairement dépassée avait été mise out par un de ses supporters.

    Parsch a atteint son but, et on n’a pas assez dit à mon sens à l’époque à quel point cela avait été insupportable tant pour Monica que pour l’équité sportive. Il y avait ce matin dans l’Equipe Mag une interview intéressante de Monica, doublement traumatisée par cet attentat, puis par la mort de son père. Même si j’ai toujours détesté ses hurlements et guère apprécié son jeu, j’éprouve une certaine affection pour elle, avec tout ce qui lui est arrivé. Elle semnble mieux dans sa peau, sortie de dépression, avec 20 kgs de moins, mais d’une solitude effrayante, pas de famille ou de boyfriend ni pour fêter ses 30 ans, ni pour ses 40 ans…

    Cela laisse songeur, plusieurs championnes ont eu du mal à passer le cap. Gaby Sabatini est toujours sans mec elle aussi, plusieurs rumeurs affirmant que par contre, elle serait en couple avec une nana (la soeur de son agent).

    Chacun fait bien ce qu’il veut, ce qui est triste pour Gaby, c’est qu’elle n’assume pas, mais à sa décharge, ce n’est pas facile à assumer en Amérique Latine. A cet égard, je sui admiratif de Mauresmo qui elle, a clairement assumé et semble très heureuse. Et c’est quannd même bien le principal.

    Pour finir sur les filles, moi, je serai un fervent partisan d’avoir Amélie comme capitaine de la Couppe Davis, elle connaît le haut niveau, pas comme ce gros nul de Di Pasquale, en charge du haut niveau avec une carrière de looser. J’aime bien les commentaires d’Amélie, et elle avait très bonne coach de Llodra.

    Vamos Amélie !

    • Colin 10 juin 2012 at 01:10

      Marc, tu peux toujours te mettre sur les rangs pour accompagner Monica pour ses 40 ans, il te reste deux ans pour t’y préparer. La belle n’a que 38 ans.

      • Marc 10 juin 2012 at 08:57

        Colin, tu es fourbe :-) ! J’ai seulement de la compassion pour Monica, mais je ne suis absolument pas candidat, et d’ailleurs, elle m’exaspérait comme joueuse.
        En revanche pour Gabriela, c’est différent, je l’ai toujours trouvée canon, je la supporte depuis mes 17 ans, c’est un coup de coeur de jeunesse ! Je ne sais pas si tu as vu comment elle est devenue, elle a encore embelli…

      • Colin 10 juin 2012 at 12:10

        Tout à fait d’accord, je la trouve encore plus canon aujourd’hui que quand elle avait 18 ans.

  5. Quentin 9 juin 2012 at 18:01

    Merci à tous pour vos remarques sur cet article qui clôture ma trilogie WTA, ça fait vraiment plaisir. Et merci à la rédac pour les petites retouches!
    Contrairement à mes deux précédents articles sur le système de classement WTA et sur Safina qui étaient des articles « boulot », j’ai vraiment pris mon pied à écrire celui-ci. Et quand on aime ce que l’on fait, le résultat est forcément meilleur.
    Karim, pour me souvenir de tous ces détails, j’ai visionné en intégralité le match sur youtube, un papier et un crayon à côté de l’ordi, puis j’ai écrit l’article juste après avoir fini de regarder le match en m’aidant de mes notes. C’est un vrai boulot que d’écrire un article :) !
    Je ne me souvenais pas du match en lui même, j’étais jeune et le match remonte à 1999. Mais je me souvenais très bien de sa dramaturgie.

    Sinon, entièrement d’accord avec le post d’Antoine. Comme Karim, Antoine ne semble plus supporter du tout Nadal. Sauf que Karim c’est tout le temps alors qu’Antoine se plaint surtout du Nadal sur terre ou contre Djokovic. Si mes souvenirs sont bons Antoine avait en revanche beaucoup aimé sa demi-finale contre Murray à Wimbledon 2011. C’est bien ça Antoine?

    Content pour Sharapova qui remporte donc son quatrième tournoi du GC grâce à une finale parfaitement maitrisée, le dernier qui lui manquait, et qui redeviendra n°1 mondiale lundi. Mais que ses mimiques et ses cris sont insupportables!

  6. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 9 juin 2012 at 18:31

    Le tableau de Halle est sorti : http://www.atpworldtour.com/posting/2012/500/mds.pdf

    Sacré plateau pour un 250 et Fed comme Nadal auront des sérieux clients sur gazon dès les 1/4…

    • Nath 9 juin 2012 at 19:41

      http://www.atpworldtour.com/posting/2012/311/mds.pdf
      Il y a 2 tournois la semaine prochaine ;)
      Pas trop de bol pour Hewitt qui tombe sur une de ses bêtes noires d’entrée, Karlovic. En parlant de l’Australien, je l’ai vu s’entrainer à RG et, je n’en suis pas fière mais j’ai eu un mal fou à le reconnaître :?

      • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 9 juin 2012 at 19:51

        Merci Nath. Tout à l’heure je n’arrivais pas à le visualiser sur le site de l’ATP.
        Si Jo maintient sa forme entrevue à RG, il a de bonnes chances de remporter le titre (je l’espère en tout cas afin de garder mon leadership à la CC). A moins que Murray…

      • Arno, l'homme des antipodes 9 juin 2012 at 20:17

        Murray risque de se taper Mahut dès son premier match, c’est pas un cadeau.

        Putain, j’aime cette phrase. Elle annonce des terrains verts… ;)

  7. MacArthur 9 juin 2012 at 20:15

    Bonjour à tous!

    Merci Quentin pour ce beau récit. Très bien raconté. Simplement. Les choses les plus belles sont les choses les plus simples. J’étais aussi pour Graf. Parce que c’était l’une des dernières opportunités qui s’offrait à elle pour gagner un autre titre du GC. Mais j’aimais aussi beaucoup le jeu de Hingis même si l’affaire de dopage dans laquelle elle a été impliquée plus tard a changé mes sentiments vis-à-vis d’elle. Le public de « connaisseurs », un certain public, de RG toujours aussi exécrable. Les années passent, mais les mêmes mauvais comportements se perpétuent.

  8. William 9 juin 2012 at 20:21

    Tiens, les Bryans ont paumé en finale, 4 et 4. J’ai loupé ce match..

  9. William 9 juin 2012 at 20:24

    Big Mac a remporté encore une fois le Tournoi des légendes 45ans+, associé à son frère Patrick, en battant en finale la paire suédoise Wilander/Pernfors. Take that, Mats !

    Et je crois que personne ne l’a signalé mais c’est un Français qui a gagné le tournoi en fauteuil, Stéphane Houdet. Il aura sa ligne de gloire 15-lovienne !

  10. MacArthur 9 juin 2012 at 20:29

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos différents propos sur le cas Nadal. Tellement de choses à dire que ça me prendrait des heures. Mais on est samedi ici est il fait particulièrement beau alors que la semaine a été pluvieuse. Je constate que certains avis changent quant à l’issue de la finale de demain. J’avais dit depuis le début que Nadal ne gagnerait pas RG alors que beaucoup l’avait déjà érigé en vainqueur. Évidemment que les matchs joués jusqu’à présent ne signifient absolument rien. Les gens ont tendance à oublier que le seul rival de Nadal est Djokovic. Lui, le sait. Et pas que depuis 2011. Même avant. Ça me fait aussi doucement sourire quand les gens espèrent revoir de la lumière à Wimbledon. Ce même tournoi qu’ils qualifient de terre battue verte. Que Nadal perde ou pas demain, il sera encore en finale de Wimbledon s’il s’aligne.

    Finalement, le Masha Slam a eu lieu. Je n’ai pas pu voir le match. Mais je suis content du résultat. Je ne sais pas non plus si Sharapova a lancé ses petites culottes au public après sa victoire, pour reprendre les propos d’Antoine. Auquel cas, j’espère toujours qu’une âme de bonne volonté m’expédie la petite rouge de la 1/2 contre Kvitova… :-)

    • Colin 10 juin 2012 at 01:13

      Celle de la finale était rouge également.

      Moralité : On ne change pas une culotte qui gagne.

      • MacArthur 10 juin 2012 at 01:31

        Espèce de voyeur :-)

  11. Arno, l'homme des antipodes 9 juin 2012 at 21:02

    Ô Toulouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuse !!!!!!!!!

    Petit clin d’oeil au Stade Toulousain, champion de France de rugby pour la 19ème fois !!

  12. Quentin 9 juin 2012 at 21:06

    Sinon, j’adore la photo de Graf en une, c’est vraiment l’expression du bonheur pur!

  13. MarieJo 9 juin 2012 at 21:25

    merci pour ces beaux souvenir Quentin de ce graf/hingis de 99, on dirait les miens à peu de chose près !
    hingis se la pétait grave, elle avait sans doute plus de tour de melon que serena de tour de hanches, c’est dire !
    c’était tout bonnement imbuvable ! une peste, surdouée, mais une peste finie… jamais pu l’encadrer, donc j’ai vibré dans ce match comme rarement !
    oui le public a été odieux, sans doute proportionnellement au degré de suffisance affichée par martina pendant ce RG là… elle ne s’en est sans doute jamais remise, alors qu’elle avait tout pour séduire dans son jeu… comme quoi, se faire aimer du public ne tiens pas qu’au jeu… même si ds la majorité des cas c’est cela qui prime, il reste parfois des exceptions, le temps d’un match ou plus… vous me comprenez ;)

    graff… le jeu de jambes qui faisait passer JP loth pour un DSK new yorkais à chaque commentaire, et que les caméramen de l’époque te filmaient au ralenti à chaque match ! le slowmotion d’aujourd’hui aurait fait des ravages :) ou envoyé Loth en désintox cher Betty Ford !

    je n’ai pas toujours aimé steffie, avec les raclées qu’elle métait, difficile de s’enthousiasmer, je reste encore dégoutée de son match contre zvereva tétanisée par sa finale… mais je l’ai appréciée au fil de sa carrière, et j’étais vraiment heureuse de sa victoire en 99, pour un joueur, cela doit rester un moment d’une force qu’on ne mesure pas.

    pour aujourd’hui, la joie de Sharapova était vraiment émouvante, ainsi que son petit speech… un style et une personnalité qu’on n’a pas forcément apprécié mais qui force le respect… revenir gagner après la déconfiture totale de son jeu et ses limites sur terre, franchement c’est chapeau ! bon, errani lui a bien dégagé la route, j’espère qu’elle n’a pas oublié de la remercier chaleureusement de lui avoir sorti ivanovic, kuze, kerber et stosur… sympa l’italienne !

    pour le procès de nadal, je viendrais apporter mon témoignage demain !

  14. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 9 juin 2012 at 22:52

    Pfiouuuu, je crois que ça n’a jamais été aussi calme ici la veille d’une finale de GC…
    Vous êtes tous devant l’Euro ou quoi ???

    • karim 9 juin 2012 at 23:11

      Je suis là et je te pourris si tu gagnes le RYSC.

      • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 9 juin 2012 at 23:31

        Prépare toi l’ami, prépare toi…

  15. Kaelin 9 juin 2012 at 22:56

    j’avoue ! Allez Djoko ! (j’y cr-oeuf!)

  16. karim 9 juin 2012 at 23:10

    Nadal ne gagnera pas demain. Je viens de le réaliser. Ce n’est pas une des mes fameuses contrevérités, non non cette fois c’est tout bon. Djoko va le taper et en trois sets. Très longs mais en trois. Dommage que ça prenne deux jours.

  17. Renaud 9 juin 2012 at 23:31

    Je suis d’accord avec Jérôme qui complète mon propos sur l’opposition rencontrée par Borg et Sampras sur TB et sur herbe.
    Pour le coup c’est autre chose que les concurrents de Nadal sur TB.

    Plus encore je suis d’accord avec Oluive.
    Pas de doute Fed, quel que soit l’époque aurait été le plus grand, ou l’un des plus grands mais il est évident que dans ce monde d’instantanéité ou l’on ne se retourne pas trop sur le passé, les télés, les fans, les sponsors, les directeurs de tournois…veulent des records.
    Cela avait commencé avec Sampras et les 14 titres en GC (alors même qu’un fan de Fed ou de Nadal sait très bien que Connors,Borg, Mc Enroe et d’autres ont joué tout juste 50 à 70% des GC de leurs époques) et Fed est arrivé aprés son année 2004 comme le parfait exemple du joueur de tennis voulu par la TV, les sponsors… il parle toute les langues, il est propre sur lui, toujours élégant sur le court, jamais un mot plus haut que l’autre et ce qui ne gâche rien le plus grand talent tennistique vu depuis longtemps.

    Les records justement c’est à la pelle qu’il les a battus.

    Mais ce qui vaut pour Nadal vaut aussi pour Fed, tout fan que je sois.

    Si en 8 ans il y a eu 5 petit chelem alors même qu’il y en avait eu 2 en 30 ans (1974-2003) il faut se poser un minimum de question.
    Si en 8 ans il y a eu 4 opportunités ( FEd 2, Nadal presque 1 (1/4) et Djoko 1) pour 3 joueurs d’être en lice pour faire un GC à cheval sur 2 ans alors même qu’il y en a eu 1 (presque comme Nadal pour Sampras) en 30 ans il faut se poser un minimum de question.

    Je parle même pas des Masters 1000 car je m’étouffe si je lis le classement 1 Nadal, 2 Fed, 3 Agassi.
    En comptabilisant les tournois importants à l’époque de Borg, Connors, Lendl et Mac, souvent plus relevé avec des tabelaux à 128 alors je suis certains que le record serait plus prés de 25 à 30 pour Connors ou Lendl.

    Je parle pas des tableaux pourris en GC depuis le passage de 16 à 32 têtes de série.
    Ce qui faisait le sel des GC avant ce changement, MAJEUR, c’est qu’il était impossible pour un non terrien par ex de programmer son pic de forme (en plus il savait même pas que cela existait !!!) en 2ème semaine car sinon c’était par ici la sortie au premier terrien rencontré et vice versa pour un terrien qui allait sur l’herbe de Wimb avec en plus une plus nette différence dans les surfaces.
    ….

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 10 juin 2012 at 00:03

      Il y a du vrai dans ce que tu dis mais j’émettrais quand même une réserve en ce qui concerne Fed.
      Au vu de ce qu’il réalise encore à 30 ans révolus, on a quand même affaire à une anomalie statistique et tennistique.
      Je veux bien croire que les conditions de jeu ont beaucoup changés depuis 10 ans et qu’elles ont avantagés les top-players notamment dans une quête des records mais quand on voit la marge que possèdent les 3 premiers sur le reste de la meute, ils pourraient bien rencontrer les TS 16 à 32 un tour ou deux avant que ça ne changerait pas fondamentalement la donne.

      Je pense qu’on réalisera à quel point ce trio est dominant que plus tard, et je ne vois personne à l’horizon pour remplacer un de ses membres avec une telle régularité…

  18. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 10 juin 2012 at 00:07

    Sinon il y a quand même un match passionnant à venir et je risque de faire plusieurs infarctus devant mon écran.
    Ben quoi ? Je veux parler du game 7 entre le Heat et les Celtics bien sûr :mrgreen: .
    Déjà que mes chouchous les Spurs se sont faits tapés à l’Ouest, j’espère de tout coeur que Rondo et sa bande vont dégager LBJ et sa clique !
    Le basket est avant tout un sport collectif bordel !
    Let’s go Celtics !!!

  19. Colin 10 juin 2012 at 01:50

    Excellente idée que d’avoir proposé cet article le jour de la finale dame. Et excellent texte, merci Quentin.

    J’avais vu cette finale mais curieusement, malgré le fait que je lui reconnaisse aujourd’hui, objectivement et rétrospectivement, une importance particulière et une dramaturgie unique, hé bien sur le coup, pardonnez-moi, mais… je m’en foutais un peu. En fait ni l’une ni l’autre des deux finalistes n’avait mes faveurs (je me demande bien ce que je faisais devant ma télé ce jour là, faut croire que je n’avais vraiment rien d’autre à foutre).

    Hingis : une peste, une tête à claque, McEnroe Superbrat 1979 mais en fille (l’horreur).
    Graf : 20 victoires en grand chelem au compteur, dont au moins 8 de trop par rapport à ce qu’elle aurait gagné si Gunter Parsch n’avait pas frappé. 20 grands chelems… et toujours là. Place aux jeunes merde!

    Bref vous l’aurez compris, je n’avais pas de favorite a priori. Mais petit à petit les agissements ridicules de la peste suisse m’ont fait prendre parti, moi aussi, pour la plus « sympathique » des deux (je ne pensais pas un jour pouvoir trouver Steffi Graf sympathique).

    Je n’arrivais même pas à la plaindre quand je l’entendais se faire huer par le public et quand elle a fini en larmes. J’ai eu 18 ans moi aussi, alors je peux le dire: la jeunesse n’excuse pas la stupidité. « Qu’on ait 20 ans, qu’on soit grand-père, quand on est con, on est con ». Et, dans le cas de Martina, ça ne fait aucun doute, le jour où il y a eu la distribution de connerie, elle n’a pas donné sa part aux chiens. Quand quelqu’un creuse lui-même sa tombe et se jette dedans, faut pas qu’il s’étonne après que la populace vienne lui jeter de la terre dessus.

    Ce qui m’amène aussi à une réflexion sur le « public ». Il y a quelque chose qui me gène dans nos écrits récents, sur le fait que le public de RG serait une masse toujours renouvelée, année après année, d’imbéciles, de gros beaufs et de lyncheurs d’adolescentes (et celui de Bercy serait encore pire). « Ce ne sont plus des huées, c’est une mise à mort. » Oulah! n’exagérons pas quand même. Cette fois il n’y a pas eu de Gunter Parsch pour venir exécuter la sentence.
    Certes (Brassens encore):
    « Le pluriel ne vaut rien à l´homme et sitôt qu´on
    Est plus de quatre on est une bande de cons.
    Bande à part, sacrebleu! c´est ma règle et j´y tiens. »
    …mais quand même, les 15 000 personnes présentes dans les gradins du Chatrier chaque jour de la quinzaine de RG depuis des lustres ne sont pas les mêmes d’un jour sur l’autre, d’une année sur l’autre. Il y a un renouvellement massif. Alors présenter « le public de RG » comme une entité constante et inchangée me semble être un sophisme primaire. L’étude des foules, de leurs motivations et de leurs agissements nécessite beaucoup plus de méthodologie, il faudrait mettre en branle les outils de la sociologie et de la psychologie collective, or la plupart du temps on se contente de philosophie de comptoir: « Le public de RG est odieux ». Ce qui me paraît d’autant plus bizarre que de nombreux 15-lovers ont raconté en faire partie… Donc je vais me faire ici l’avocat du diable, et ce, contre Brassens et contre la majorité des 15-lovers. Le public a payé sa place, il vient voir un spectacle, et si l’un des comédiens lui déplaît, non seulement il a le droit de manifester, mais il a même le droit de lui jeter des tomates à la figure. C’est cruel, certes, mais c’est la vie, c’est le public qui est votre employeur quand vous êtes sportif de haut niveau ou comédien. Si vous n’êtes pas prêt à supporter ce risque, vous ne montez pas sur scène / sur le court, ou alors, vous faites profil bas. Hingis n’a pas voulu faire profil bas, elle a été ridicule, elle s’est pris des tomates sur la gueule. Qu’elle ait 18 ans ou 40 ne change rien à l’affaire. Elle n’a pas attendu d’être adulte pour être n°1 mondiale de tennis: hé ben elle aurait dû aussi ne pas attendre d’être adulte pour être moins con. Idem pour Riton en 88: après la finale, il fait un discours un peu con, du coup, deux ou trois cons dans le public se croient autorisés à lui crier des conneries, et Riton en rajoute dans la connerie en leur répondant: on est typiquement dans un cas de connerie auto-entretenue. Pas de quoi plaindre Riton: il l’a bien cherché.

    • Antoine 10 juin 2012 at 02:49

      Je ne partage pas non plus l’avis de Marc selon lequel le public de RG serait un public de gros cons tout en partageant largement son avis sur le public de Bercy..

      Il faut comparer ce qui est comparable: le public est il mieux en Espagne, en Italie, aux Etats Unis etc..? Lors du dernier tournoi de Rome, le public, furieux qu’un match ait été reporté pour cause de pluie ou une autre raison a lancé des dizaines de bouteilles sur le court.

      Beaucoup de joueurs disant que le public de RG est celui qui connaît le mieux le tennis et c’est certainement le cas des 4 GC, y compris Wimbledon. La raison est que les joueurs de tennis, licenciés à la FFT récupèrent directement un tiers des places et qu’ils en récupèrent également une bonne partie en les achetant comme tout un chacun. Au total, plus de la moitié des places sont occupés par des gens qui jouent au tennis et qui viennent à RG parfois depuis très longtemps. Après il y a le mercredi de la première semaine, la journée des enfants ou cela ressemble plus à l’ambiance de Bercy.

      En général, cette partie là du public n’est pas composé de gros cons même s’il y en a bien sûr. ce qui est également sûr, c’est que ce public assez largement composé de connaisseurs est difficile, qu’il a ses préférences, qu’il ne soutient pas forcément les joueurs français et qu’il a la mémoire longue. Mais cela change. On voit applaudir des doubles fautes ou des fautes directes des joueurs opposés à un joueur que le public soutient (c’était le cas lors du match de Jo contre le Djoker ou de la Murène contre Richie), un truc qui n’arrivait pas souvent il y a encore une dizaine d’années. Fini le temps ou l’on n’applaudissait que les points gagnants (des deux joueurs) ou les fautes provoquées (de celui soutenu par le public) encore que les points gagnants soient applaudis quelque soit le joueur..

      Enfin, le public est capable et l’a toujours été d’être parfaitement odieux, même avec un joueur français. je me souviens ainsi qu’un deuxième tour en 1980 ou Jean François Caujolle qui avait battu Connors à Monte Carlo était en passe de sortir Connors en trois sets sur le Central. Quand les choses ont vraiment mal tourné pour Connors, le public s’est mis à prendre fait et cause pour lui et à siffler Caujolle dont le seul tort était de très bien jouer au point d’obtenir une balle de match contre Connors à 5-3 ou 5-4 au troisième set. La perspective de voir Connors disparaître ainsi dès le deuxième tour lui était insupportable. Dans cette ambiance extremement déplaisante pour lui, Caujolle sortit de peu son passing sur la balle de match, Connors gagna le jeu, puis le set 7-5 et Caujolle perdit les deux sets suivants 6-1 6-1..

      Il n’y a donc pas de soutien garanti de la part du public à un joueur français, même quand il fait de son mieux mais si le public a l’impression d’avoir affaire à un français qui joue mal alors qu’il pourrait mieux jouer, les choses peuvent également mal tourner pour lui..Le public n’a pas toujours été tendre à l’égard de Richie, voire de Monfils par exemple..Quand il voit un joueur français qui ne s’est manifestement pas bien préparé pour Roland Garros et qui joue en dessous du niveau auquel on l’attendait, il le lui fait rapidement comprendre..

      Bref, le public à Roland Garros n’a pas grand chose à voir avec le public Espagnol, Italien ou Américain ou les locaux sont soutenus inconditionnellement…

      Il y a bien pire que le public de Roland Garros..Pendant longtemps, j’ai pensé que le meilleur public était de loin celui de Wimbledon mais c’était une illusion d’optique due au fait qu’aucun Brit ne jouait sur le central. Depuis que la Murène y joue, on voit des comportements très semblables à ceux que l’on voit ailleurs..

      • MacArthur 10 juin 2012 at 03:20

        Je n’ai pas souvenir d’un comportement méprisant du public de Wimbledon envers les adversaires de Murray quand ce dernier joue.

        • Antoine 10 juin 2012 at 03:26

          Méprisant ? Moi non plus, mais je l’ai vu applaudir les fautes directes adverses.

      • Marc 10 juin 2012 at 09:18

        Je ne dis pas qu’il n’y a pas de public pire que celui de RG (d’ailleurs, il y a celui de Bercy), je trouve seulement qu’il ne sait pas soutenir un joueur sans détruire l’autre, bref être sportif, supporter…
        Tu vois les supporters en rugby en Angleterre, Irlande, Nouvelle Zélande et encore plus au Pays de Galles, et bien eux, ils soutiennent leur joueur sans siffler les autres.
        A RG, on a un public versatile, qui siffle l’arbitre dès qu’un joueur conteste (et en ne voyant pas si la balle est bonne ou pas, juste pour bien encourager à foutre le bazar), et qui surtout peut prendre à partie l’adversaire dès que son chouchou est en danger(je me souviens du Connors / Caujolle de 79).
        Bref, le public de RG, comme le dit Antoine, n’est pas chauvin, car il peut porter aux nues un Français comme le détruire, cf Caujolle, Leconte…), mais c’est quand même les jeux du cirque et il peut vraiment mal se comporter même si ce n’est pas le cas le plus fréquent (alors que c’est le cas à Bercy).
        Je reconnais aussi que le public de RG est beaucoup moins chauvin que celui de Bercy, il est aussi moins fltté dans ses bas instincts par les réalisateurs qu’à Bercy, où les réalisateurs, lors des changements de côté, montent en gros plan des supporters étrangers avec un drapeau de l’adversaire du Français pour déclencer de beaux sifflets.
        Mais il me semble que les publics espagnols et italiens, s’ils soutiennent à fond leur jouer, ne sont pas odieux vos à vis de l’adversaire, sauf en Coupe Davis. C’est vrai qu’à RG, les Français ne sont pas soutenus inconditionnellement.
        En tous cas, je me suis retrouvé 1 fois il y a 2 ans dans les loges invités pour les 1/2 finales hommes le vendredi, et c’est l’horreur, j’ai dû attendre quasiment 14h30 /15h avant de pouvoir aller sur le court, car le client qui invite te tient la jambe en essayant de te vendre des trucs alors que moi, je n’avais qu’une hâte : aller sur le couurt (même si c’était Berdych/Soderling :-) ).
        Voila pourquoi les loges sont vides lors de la 1ère 1/2 finales, on est pris en otage par ceux qui nous invitent et qui veulent parler business quand on veut aller voir du tennis. Et on se sent hyper mal et avec une vraie mauvaise conscience de laissser des places vides alors que des gens se saigneraient pour être au bord du court, alors qu’on est en train de faire la conversation avec des mecs qui nous parlent affaires sans pouvoir aller sur le court.
        Moralité : la prochaine fois, j’essaierai de trouver des places par un autre biais, ce qui tient de la mission impossible.

  20. Colin 10 juin 2012 at 02:04

    ~~~~~~ BILAN -OVATHON ~~~~~ BILAN -OVATHON ~~~~~ BILAN -OVATHON ~~~~~~

    Le -ovathon de Roland Garros 2012 s’est terminé en apothéose avec le triomphe samedi de notre leader Sharap-.

    Gloire à la belle Maria, et rendez-vous à tous pour un nouvel -ovathon que nous espérons tout aussi victorieux, dans quelques semaines à Wimbledon. Notre fabuleuse équipe sera là au complet pour vous faire vibrer, à grands coups de parpaings en coups droits, de missiles en revers (à deux mains bien sûr) et de « Han! » et autres « Hiiiiiii! ». Elles seront toutes là, la reine Sharap- en tête, mais aussi Kvit- la tenante du titre, et les autres: Kuznets-, Cibulk-, Hantuch-, Safar-, Pavlyutchenk-, Petr-, Makar-, Pironk-, Zakopal-, Benes-, Gajdos-, Pan-, Govorts- et même Zahlav–Stryc-.

    Davaï !

    • Coach Kevinovitch 10 juin 2012 at 13:31

      Ton effectit est pléthorique, c’est une sélection de football!

  21. NTifi 10 juin 2012 at 02:14

    Ça c’est une perle :

    http://video.eurosport.fr/tennis/roland-garros/2012/novak-rafa-te-craint_vid235465/video.shtml

    Si ça c’est pas une propagande de la presse anti Nadal mdr » »

    • MacArthur 10 juin 2012 at 02:23

      Quel con ce Mouratoglou!

    • Nath 10 juin 2012 at 08:51

      Heu, je ne sais pas si vous êtes sérieux donc je réponds. Cette rubrique a été filmée toute la quinzaine : chaque jour, un match a été sélectionné et Mouratoglou s’est mis dans la peau du coach de l’outsider pour par ler du match à venir de ce point de vue là. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé celle d’hier où il s’est adressé à Errani, et celle où il parlait à PHM avant son match contre Isner.

  22. Antoine 10 juin 2012 at 02:16

    Quentin: en fait, jusqu’à ces derniers jours, je n’avais pas été particulièrement critique envers Nadal et le type de tennis qu’il propose. J’avais cependant il y a deux ou trois mois indiqué clairement et en détail ce que j’aimais bien chez lui et ce que je n’aimais pas. Je ne sais plus ou est ce post et ne sais pas comment le retrouver facilement.

    Pour résumer les choses, j’aime et admire la combativité de Nadal qui me rappelle celle de Connors. J’aime la façon dont il se déplace sur terre battue et il faut le voir au stade pour s’en rendre compte car la TV ne filme presque jamais un jouer pendant plus de quelques secondes mais quand on le regarde quelques minutes sans regarder l’autre joueur, c’est assez fascinant. Parmi ses coups, j’aime sa volée que je trouve très bonne surtout en revers, son « petit » jeu, sur une amortie adverse par exemple, car il a une très bonne main et ses revers longs et croisés quand il les frappe à plat et qu’il fait ainsi un point gagnant en accompagnant le coup avec son corps dans un geste qui rappelle là encore Connors. Malheureusement, il ne le fait pas souvent depuis 2009 encore que je l’ai vu en faire quelques uns cette année. J’aime également son smash, son opportunisme et son sens tactique qui consiste à monter à très bon escient, souvent sur des points très importants, parfois directement sur son service. Il sent très bien quand il faut le faire.

    Pour le reste, je n’aime pas, voire déteste: son coup droit, ses revers autres que ceux que je viens de décrire, son service, bref la base de son jeu. Je déteste vraiment son coup droit effectué avec une prise de poelle à frire et, d’une façon générale, son lift car je n’aime pas les coups liftés et avec lui, on est servi…Je n’aime pas non plus ses passings, même les plus spectaculaires. La raison principale est que tous ses gestes sont forcés et témoignent d’un engagement physique totalement disproportionné avec la vitesse, pas très élevée en général, de sa balle puisqu’une bonne partie de cette énergie colossale est employée à faire tourner la balle et pas à la faire avancer dans le court, avec pour but final de faire commettre une faute à l’adversaire et pas à tenter de faire un point gagnant. Quelque soit le ralenti, on voit la crispation totale des muscles de Nadal à l’occasion de chacune de ses frappes, sauf celles en toucher, ce qui est rare chez lui. Tout témoigne de l’effort qu’il accomplit. Rien n’est délié et fluide chez lui. Il transpire à grosses gouttes. C’est l’anti Borg.

    Comme Nadal est convaincu de pouvoir gagner le point si l’échange se prolonge, il ne tente à point gagnant que, soit lorsqu’il ne peut pas faire autrement dans le cas d’un passing, soit quand ses chances de succès sont tellement élevées que cela devient rentable par rapport au choix consistant à prolonger l’échange. Hors les cas ou il est sous pression et fait alors là preuve d’un opportunisme de bon aloi, il ne prend que très rarement un risque.

    C’est d’ailleurs ce qui lui pose problème avec Djokovic: comme ce dernier est capable de tenir très bien l’échange et de le tenir sur la longueur, en cinq sets s’il le faut, pas durant cinq jeux comme Ferrer ou jusqu’au tie break du premier set comme Almagro, Nadal est obligé de changer d’approche et d’essayer de prendre le jeu à son compte plutôt que de subir et défendre. Sinon, il ne le fait que contre des no names, pour abréger ses matchs car il a quand même compris que passer deux heures et demies sur le court pour gagner 6-2 6-4, ce n’était quand même pas génial à long terme, et même à court terme quand on doit se colleter le Djoker, voire Federer, en finale. Il a perdu pas mal de finales parce qu’il avait trop ramé au tour précédent, en finale du Master’s en 2010 par exemple, ou en finale de Madrid en 2009.. Mais son problème, c’est aussi qu’il est très lent pour progresser. Il a besoin de mois et de mois d’entraînement pour retrouver un revers potable par exemple..

    Je laisse de côté des aspects qui me paraissent secondaires que je n’apprécie pas particulièrement: ses tics, son habitude de dépasser systématiquement le temps autorisé entre deux services, ses déclarations souvent stupides, son soutien à d’autres sportifs espagnols convaincus de dopage, ses critiques sur les contrôles inopinés…

    Au final, son jeu monotone, répétitif au possible, sans prise de risque et dont la base est un lift outrancier suscite chez moi un ennui ou une exaspération selon les moments, mais c’est évidemment encore plus marqué sur terre battue. Sur les autres surfaces, les autres ont leur chance et il est parfois intéressant de voir comment il essaie de s’en sortir ou comment les autres parviennent à en venir à bout. J’apprécie particulièrement quand il se prend une bonne claque sans avoir rien pu faire, comme au dernier Master’s contre Federer. Malheureusement, cela arrive trop rarement..

    • Marc 10 juin 2012 at 09:25

      Antoine, quel post ! Je co-signe complètement et ne saurais mieux dire, je ressens exactement la même chose pour Nadal, en positif comme en négatif !

      Je rajoute juste que les Vamos systématiques me donnent aussi de l’urticaire, et que son tandem avec Toni me gonfle aussi : entre les excuses fréquetes (je suis blessé), les revendications systématiques (moins de tournois, plus de TB, classement sur 2 ans…) et les déclaration mielleuses (je ne suis pas favori…), ils me gonflent un peu.

      C’est vraiment dommage qu’il n’essaie pas de jouer plus en attaquant, avec moins de lift, en prenant plus le jeu à son compte et en venant plus au filet : il en est capable, et son jeu serait moins une purge.

    • Bapt 10 juin 2012 at 12:55

      Le post d’Antoine est définitif sur la question (sauf pour le Coach évidemment). J’ajouterai que pour moi le plus frustrant pour moi n’est pas tant le jeu de Nadal (chiant effectivement et répétitif), ni ses résultats (trop bons justement pour un jeu aussi chiant), mais le hiatus entre ce qu’il fait et ce qu’il pourrait faire.
      Que Muster et Bruguera aient été assez inintéressants et rasoirs d’accord mais on ne peut pas vraiment leur reprocher ce qu’ils ont fait car ils n’avaient pas beaucoup de cartes en main.
      Nadal pourrait faire bien autre chose car comme le faire remarquer Antoine c’est un joueur formellement technique et complet. Rien ne l’oblige à rester au fond tout le temps, à faire dix montées par match et à attendre que l’adversaire ait un point de côté pour lui coller un coup droit gagnant. C’est rageant de voir qu’il ne cherche pas à utiliser son potentiel au maximum. Ses matchs seraient plus variés et intéressants.

  23. MacArthur 10 juin 2012 at 02:18

    Nadal accepte le statut de favori pour la première fois ou je rêve? Je n’ai pas suivi sa conférence de presse de Samedi. Mais en réaction aux propos de Roger qui le désignait « largement favori » pour la victoire, il aurait répondu » : »Eliminate the words ‘big favorite.’ You can keep favorite if you want. »

    Je le sentais en confiance depuis le début de la quinzaine et particulièrement arrivé à « mâturité » -est-ce l’effet des 25 ans?- mais pas à ce point-là.

    Imaginez qu’il rouste l’ami Djokopope avec en prime une belle roue de bicyclette au dernier set? Le maître de Pierre s’en remettrait-il? Du moins pour Wimbledon et l’US Open?

  24. Nath 10 juin 2012 at 09:59

    Je ne crois pas avoir pris parti pour la finale masculine mais on a déjà eu un GC en carrière lors de cette édition, cela est largement suffisant à mon goût. Je serai pour Nadal quand ce match se jouera.

  25. Jérôme 10 juin 2012 at 11:20

    Breaking News !

    Procès Nadal :
    Notre envoyé spécial au palais de justice nous signale un rassemblement de manifestant, pour l’instant contenus par la police, et qui, menés par leur leader, un millénariste appelé Jérôme et qui mène depuis 4 ans un combat obstiné contre l’accusé.

    La petite troupe scande : « Fry ! Fry ! Fry ! » ;-)

    Bon, sur le fond, je me suis, comme d’autres, étendu en long, en large et en travers sur les reproches que j’adressais à Nadal.
    J’admire chez lui à peu près ce qu’a rappelé Antoine.
    Je vomis à peu près les mêmes choses qu’il a citées.

    A ceci près que certains reproches secondaires pour Antoine sont pour moi essentiels.

    J’exècre ce qui s’apparente à de la triche, quand bien même fut-elle cautionnée par le système, et en particulier le directeur et le juge-arbitre de chaque tournoi. Les dépassements systématiques de temps réglementaire, délibérés qui plus est (le bougre ayant ouvertement déclaré qu’il avait besoin de ce temps supplémentaire pour pouvoir durablement jouer son jeu) me sont insupportables.
    C’est autant de la triche que si on tolérait que Roger s’avance de 2 mètres à l’intérieur du court pour servir.

    Combien de titres obtenus injustement grâce à cette triche ! :evil:

    Sur le plan de l’esprit du sport, enfin, je n’aime pas l’hypocrisie et le « yé né souis pas lé favori. C’est Royé lé favori. » dont il nous a saoulés jusqu’à l’année dernière sur terre battue, alors que, passée la saison 2006 de terre battue, il était établi que Nadal était bien sûr le meilleur joueur de terre battue et le favori à chaque tournoi se disputant sur terre battue.

    Autre sujet, les conditions de jeu : Roger a-t-il profité du ralentissement comme vous le dites ?

    A mon avis, c’est faire un procès injuste à Roger qui n’est précisément pas un joueur comme Nadal. Et de ce point de vue, Djokovic est à mon avis entre les deux.

    Roger n’a pas voulu le ralentissement et il était clair, dès janvier 2008 et le remplacement du Rebound ace australien par le plexi-machin, voire dès la seconde moitié des années 2000 à Wimbledon, que cette évolution le défavorisait. On voit bien que plus c’est lent, plus les gros revers à 2 mains sont favorisés en ce qu’ils perdent le handicap d’allonge tout en optimisant la possibilité de mettre des grosses mines, de même que la lenteur laisse le temps de tourner le revers à 2 mains pour torturer avec des gros coups droits les revers à 1 main.

    Fed a d’ailleurs dit qu’il a été contraint de faire évoluer son jeu et de rester beaucoup plus du fond de court à cause de cette évolution. Lui aurait voulu pouvoir continuer à monter comme il l’aimait, comme on jouait du temps de Becker et Sampras.

    En fait, Fed est, à peu près tout le monde le dit, y compris pas mal d’anciens pros, tellement complet et doué qu’il est intemporel et aurait été dominant à n’importe quelle époque du tennis, que ce soit au temps des raquettes en bois ou au temps des gros cogneurs des années 90.

    Mais je suis d’accord : il y a un intérêt général allant bien au delà de l’individu Federer, qui devrait conduire à un mouvement de réaccélération des balles et des surfaces.

    Pour cet après-midi, je vais suivre le scoreboard par intermittences. Et s’il s’avère qu’Alienowak mène, peut-être me mettrai-je devant un écran pour avoir la morne satisfaction d’assister à ce que j’espère être la chute tant attendue et définitive de la maison Nadalator, neveu et oncle dans le même paquet.

    Mais je veux que ce soit dur, long, pénible, éreintant : des échanges de 30 coups en moyenne, histoire que les 2 morbaques, les 2 murs les plus trafiqués à la chimie qu’on ait jamais vu sur le circuit, passent l’été sur le billard et l’automne en rééducation.
    5 sets et 6H30 de matches, c’est le minimum syndical. Taper pour la 1ère fois la barre des 7H me satisferait davantage.

    • Bapt 10 juin 2012 at 12:47

      Très bien Jérôme ! Mais tu t’arrêtes à la moitié du chemin pour tes souhaits. Je vais aller plus loin que toi.

      Après 7 heures de pousse-baballes et 25 breaks, Djoko gagne en marchant sur une jambe alors que Nadal est perclus de crampes à l’arrière-train.
      6 mois d’hosto et de rééducation pour les deux. Nole ne peut plus marcher qu’avec une canne et Nadal avec deux béquilles pour soulager son postérieur.

      À la suite d’une longue rééducation l’ex-Djoker fait une crise mystique en regardant les émissions religieuses du dimanche matin de France 2 (n’oublions qu’il parle de mieux en mieux français). Il se fait pousser la barbe, rentre dans les ordres et intègre un monastère orthodoxe au Kosovo (il en reste quelques uns). Vivant dans la plus grande simplicité, sans eau courante ni compte Twitter, frère Nole se consacre à la copie à la plume de grimoires byzantins et à l’enluminure de ces derniers.
      Il devient une figure importante de la spiritualité orthodoxe renaissante et ses capacités de polyglotte lui permettent de jouer un rôle décisif pour le dialogue inter-religieux dans des Balkans désormais pacifiques.

      Nadal, à la suite de son nouvel échec devant Djokovic, subit une grave dépression dont il ne sort qu’à la suite d’une longue thérapie avec un psychanalyste lacanien proche ami de Slavoj Zizek. Après deux ans de thérapies à Madrid et à Paris, Nadal qui a appris le français pour lire directement le maître du freudisme, s’inscrit à la Sorbonne en doctorat de philosophie. Sa thèse sur Lacan et Foucault fera un certain bruit, notamment dans le landerneau intellectuel et politique. Sa publication aux Presses Universitaires de France assoie une notoriété croissante, tout comme son invitation régulière à France Culture. Il devient une figure importante de la pensée critique contemporaine à côté d’Antonio Negri, Judith Butler et Alain Badiou et la coqueluche des campus américains.

      Pendant ce temps, Llodra, sur un gazon réaccéléré où il est quasiment impossible de frapper plus de quatre fois la balle sans la mettre dans le filet, triomphera pour la quatrième fois à Wimbledon, en simple et en double, tout d’abord contre Radek Stepanek puis avec lui contre les frères Murray… 

      Ça te plaît ?

      • Antoine 10 juin 2012 at 23:44

        Excellent, vraiment excellent !

        • Bapt 11 juin 2012 at 01:04

          Merci Antoine ! J’ai essayé de m’inspirer de quelques unes de tes fameuses fictions qui t’ont rendu célèbre !
          Jérôme n’a pas réagi, lui… Serait-je allé trop loin ?

  26. Kissifrott 10 juin 2012 at 12:24

    1/ Accusé : Nadal (pas besoin de prénom, ce serait faire son jeu et risquerait de l’humaniser)

    2/ Chefs d’accusation (en vrac, le prévenu ne méritant décidément pas d’égards excessifs) :
    - Nationalité : espagnole. Dès sa naissance, ça commençait mal : pouvait pas être français, comme tout le monde ?
    - N’a jamais su se faire apprécier du clan, très riche en relais médiatiques, des DEBJ (doudouïstes éclairés du beau jeu)
    - Gagne régulièrement et, circonstance aggravante, bat systématiquement les joueurs français ainsi que Maître doudou, sans aucun ménagement diplomatique pour les préférences des leaders d’opinion du lieu qui le reçoit
    - Ne parle pas un mot de français, comme tout espagnol qui se respecte
    - Se montre sérieux, professionnel et consciencieux, à rebours de toute la culture française qui, dès les bancs de l’école, demande qu’on affiche une décontraction et une facilité d’artiste plus ou moins amateur en toutes circonstances même lorsqu’on travaille d’arrache-pied en privé

    3/ Sentence
    Nadal étant évidemment coupable de toute éternité et n’ayant, de surcroît, jamais exprimé le moindre repentir pour toutes ses victoires par trop discourtoises, il est naturellement condamné à une inscription perpétuelle dans l’index des DEBJ sus-nommés qui s’engageront, de leur côté, à lui vouer une haine tenace à coups de prières vaudou, de cantiques sataniques et de poupées massacrées

    …et, comme de juste, honni soit qui mal y pensera car objectivement c’était quand même bien mieux avant, quand on était un peu moins vieux

  27. MarieJo 10 juin 2012 at 12:57

    concernant le public de RG, il faut bien noter qu’un gros pourcentage de ce public n’est pas français ! les licenciés sont majoritairement en bas, et souvent issus des ligues de province, j’ai récupéré gracieusement des billets lorsque l’heure du retour sonne avant la fin d’un gros match, et oui eux sont le gros des connaisseurs, ce sont en qque sorte les habitués de RG.
    le reste est un mélange composite de nationalités, et de suiveurs de tendance, on fait la ola à un bout du stade et ils veulent bien suivre comme des moutons !

    on trouve des serbes comptés sur le doigt d’une main pas plus, alors que suisses, belges, hollandais viennent en cars entiers ou pas loin ! les espagnols qui ne connaissent pas la crise font pas mal le déplacement ce dernières années, alors qu’à l’époque des moya/ferrero c’était bcp moins marqué.

    les invités qui sont absents à 13h, sont tout aussi absents que ce soit nadal ou fed ou un autre qui joue. en 2007 fed avait joué en premier et avait fait savoir que c’était vraiment dommage que ces gens ne soient pas là pour voir le début des matchs…
    nadal lasse et au bout de 6 RG sans doute encore un peu plus, comme tout joueur qui a dominé plus ou moins facilement, et pour moi c’est surtout après 2008 qu’il a eu la vie plus facile… sauf peut être l’année dernière ou il est arrivé soulagé d’avoir son meilleur ennemi en face au lieu de son tout nouveau bourreau…
    pour moi nadal a rendu un grand service à RG car il a placé RG au coeur de la bataille pour le carreer slam ou le GC tout court… bref, au coeur de l’histoire du tennis. les autres GC avaient les reccord de sampras ou d’autres anciens champions, l’oz s’est refait une virginité après ds décennies en demi teinte, la gloire de Borg à RG, c’est devenu malheureusement trop ancien… il a apporté une aura et une médiatisation sans commune mesure à son sport, c’est indéniable… Federer a su habilement reprendre le flambeau plus que nadal ne saura le faire.
    que retiendra-t-on de ces derniers RG ? que nadal y était pratiquement injouable mais que federer l’a quand même gagné au moment ou il en a eu la possibilité. que djoko ou d’autres viennent le gagner ensuite sera presque anecdotique, car ils n’ont pas le même impact médiatique d’un federer, même s’il font le djoko slam ou pas… à force d’avoir des records historiques à chaque CG, on perd de vue les reccords principaux, trop de records tuent le record et on passera vite autre chose, que nadal gagne 7 RG ou que djoko en gagne 4 d’affilée.
    le record est devenu un produit de consommation courante à la mode en tennis, car il n’y a plus de joueurs qui sont des icônes, après roger plus personne ne le sera. Nadal ou djoko pourront empiler ou pas cela aura moins d’impact… on passera vite à autre chose, c’est l’époque qui veut ça.

    vamos rafa y rapido por favor !

  28. Sylvie 10 juin 2012 at 13:05

    Merci Quentin d’avoir fait revivre avec autant de précision ce moment qui restera gravé dans l’histoire du tournoi. Tu as su faire passer l’émotion et la tension qui régnaient lors de ce match particulier.

    J’ai vu ce match à la télé en direct. A l’époque, j’étais plutôt pour Hingis mais j’avoue que j’avais trouvé son attitude odieuse. La gamine gâtée qui fait un caprice. Du coup, la réaction du public m’avait paru légitime et je m’étais mis moi aussi à soutenir Graf. J’étais ravie de sa victoire et je me disais « bien fait » pour la gamine imbuvable. Mais à la fin, devant sa détresse, j’ai eu du remord. Elle ne méritait clairement pas ça mais il faut dire qu’elle avait bien pété les plombs.

    Avec le recul et la rediffusion des images, c’est vrai que c’était cruel. J’ai mûri et vieilli aussi et elle m’apparaît évidemment comme un gamine ce qui n’était pas le cas à l’époque.

    En même temps ces moments dramatiques font partie de l’histoire du tournoi et ce sont souvent ceux-là qu’on retient comme dans d’autres sports d’ailleurs. Ce qui fait d’ailleurs que le sport provoque des émotions si particulières. Parce que cela marche dans les deux sens : la gloire et la décadence, la joie et les larmes, le plaisir et la souffrance. On ne peut apprécier l’un qu’à la lumière de l’autre.

  29. Kaelin 10 juin 2012 at 13:43

    http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/06/10/roland-garros-ce-que-vous-ne-voyez-pas-la-tele-232800 La doudoumania est un véritable phénomène de société, voyez encore une fois chez les ramasseurs de balles … ^^
    Article très sympa en tout cas.

    • Sylvie 10 juin 2012 at 14:21

      Sympa cet article et les petits mots… Trop mimi Comme quoi Roger ne plait pas qu’aux vioques nostalgiques d’une autre époque ;)

  30. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 10 juin 2012 at 15:05

    Je ne sais pas si cet article avait déjà été posté ici : http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/06/03/le-tennis-ce-sport-ou-le-dopage-nexisterait-pas-232477

    Si les infos relayées s’avèrent exactes, c’est effrayant et déprimant…

    • Jérôme 10 juin 2012 at 15:11

      En tout cas, ça a aussi été publié dans le nouvel observateur, et ça fait des années que des médecins du sport disent leur incrédulité face à certains styles de jeu et certaines surperformances physiques.

    • Sylvie 10 juin 2012 at 15:12

      Oui, il a déjà été posté

      • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 10 juin 2012 at 15:15

        Ah désolé pour le doublon alors, je ne l’avais pas lu la 1ère fois et je suis tombé dessus en cliquant sur le lien de Kaelin un peu plus haut…

    • Coach Kevinovitch 10 juin 2012 at 17:07

      Oui, tout le milieu ignore le dopage pour faire croire qu’il n’existe pas.

      Même Pat Cash qui faisait de bonnes critiques du tennis actuel sur Rue89 s’est dégonflé comme un ballon de baudruche dès qu’il s’agissait de parler de dopage.

      En revanche, je me demande pourquoi j’ai un léger sourire évocateur quand je vois cet article apparaître en pleine finale entre….Ah oui!!!! Djokovic et NADAL!

      Jérôme: Le dopage au tennis est indépendant des styles de jeu.

      • Jérôme 10 juin 2012 at 17:39

        Oui, je n’ai jamais dit que les 2 finalistes étaient les 2 seuls dopés.

        En revanche, vu à quel point ils misent sur l’endurance et le coffre, eux le sont manifestement plus que les autres, la mobylette atomique les serrant de près avec la médaille de bronze.

        • Coach Kevinovitch 10 juin 2012 at 18:36

          Le record du monde revient au Federer de la grande époque qui imprimait un rythme incroyable et pouvait le tenir pendant très longtemps. Un sprinteur qui enchaînait les sprints pendant longtemps, très longtemps.

          A Rome en 2006, physiquement il était là jusqu’au bout!

          • Jérôme 10 juin 2012 at 18:46

            Il ne courrait pas des marathons. Federer foudroyait ses adversaires par des coups de débordement, ce qui n’a rien à voir.

            Ca ne te dit rien la notion de durée des échanges ?

          • Coach Kevinovitch 10 juin 2012 at 18:52

            Son jeu de jambes était supersonique! C’est autant ça que ses coups qui lui permettaient de déborder systématiquement l’adversaire.

            Même avec un jeu cristallin et des coups fulgurants, si tu es un peu moins rapide. L’effet des coups débordants a moins de chance de se reproduire. On a vu ça en 2008.

            • Jérôme 10 juin 2012 at 19:05

              Tu as mal compris le joueur Federer. Il n’avait même pas besoin de courir beaucoup. Regarde ses matches : il anticipait et était très souvent là où l’adversaire envoyait la balle, et ce sans courir comme un dératé.

              Alors après, je ne nie pas qu’il doive exister des produits qui favorisent des qualités autres que l’endurance.

              Je n’ai jamais dit que le trio Nadal-Djokovic-Ferrer était le seul sur lequel pouvaient porter des soupçons de dopage. Juste que c’était ce trio sur lequel les soupçons étaient les plus évidents et les plus intenses.

            • Coach Kevinovitch 10 juin 2012 at 19:34

              Mais c’est contre cette idée là que je défends. L’idée selon laquelle il y a un faciès de dopé. Des gens sur lesquels des soupçons seraient plus évidents que d’autres.

              Non, non et non, ça ne fonctionne pas comme cela le dopage.

      • Jérôme 10 juin 2012 at 17:42

        PS : le seul point qui permet à Nadal de faire la différence avec Djokovic dans ce match, c’est sa supériorité en termes de puissance pure. Or plus les conditions de jeu sont lentes, plus les très gros cogneurs conservent la capacité de faire un nombre significatif de coups de débordement.

  31. Sylvie 10 juin 2012 at 15:17

    Je regarde la présentation de la finale et, contrairement à ce que dit Coach, les médias s’extasient à grand renfort de superlatifs. C’est la finale que tout le monde attendait, le plus grand moment de l’ère open, j’en passe et des meilleurs. Avec Chamoulaud aux commentaires les superlatifs dégoulinent. Idem avec Bouchard de l’Equipe d’ailleurs. Donc, pointer du doigt les médias comme responsables d’un certains désintérêt, est totalement faux, au contraire ils survendent l’événement. Ce sont ceux qui ont un recul critique qui sont minoritaires.

    D’ailleurs je pense que le grand public doit adorer ce combat de gladiateurs.

    • Nath 10 juin 2012 at 15:24

      Ça passe pas sur Eurosport (moi je regarde mon dernier match sur OS) ?

    • Sylvie 10 juin 2012 at 15:28

      Si ça passe

  32. Bapt 10 juin 2012 at 15:55

    Djoko a breaké deux fois déjà ! C’est un record contre Nadal cette année à RG… 

  33. NTifi 10 juin 2012 at 16:21

    Set Nadal. Match pas terrible pour l’instant, Djoko a du mal à faire pousser Nadal dans ses retranchements.

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