Mémoires de club acte IV : la famille Truong

By  | 23 mai 2012 | Filed under: Bord de court

Il n’y a pas « un » tennis mais  » des  » tennis. De l’apprenti pro suréquipé et griffé de la tête aux pieds, au quinquagénaire  néophyte bedonnant qui croit naïvement qu’il va brûler ses graisses, le court est une scène et le club un théâtre. Comédiens, gladiateurs, magiciens et condamnés, tous s’y donnent en spectacle en croisant le graphite. Dans la galerie des portraits de mon adolescence de joueur de club, la famille de mon pote Truong décroche la palme du meilleur scénario. Le tennis dans toute sa diversité, le tennis dans toute sa mixité.

Abidjan fin des années 1980, la vie est douce, la vie est belle, le marasme économique et la stagnation n’ont pas encore totalement anesthésié les effets du boom économique des décades passées. Notre ville a fière allure avec ses airs de petite Manhattan, ses expats par milliers et sa bourgeoisie consumériste. Le tennis a le vent en poupe et les clubs essaiment, le tennis est tendance. Il est pratiqué pour l’essentiel par des expatriés jaloux de leur dolce vita, des Ivoiriens bourges qui jouent – mal – au tennis par snobisme, et tout une génération d’ados passionnés qui liment les courts sous le cagnard ou la pluie. Le tennis a la cote.

Abidjan fin des années 1980, les échoppes de nems ne se comptent plus dans la ville. En une dizaine d’année, des flots de boat people fuyant les dictatures du sud-est asiatique se sont déversés sur les côtes d’Afrique Occidentale, à la recherche de lendemains souriants. Laos, Cambodge, Vietnam, peu importe d’où ils viennent, ils sont tous Chinois. La plupart investissent dans la restauration et en un battement de cil convertissent la bourgeoisie abidjanaise à la gastronomie chinoise (ne dites à personne que tout ça est vietnamien). Les stands de nems en particulier font un malheur, on se demande comment on faisait sans le petit rouleau frit. Ce qu’il y a à l’intérieur ? Une farce, au propre comme au figuré, du bonheur essentiellement avec quelques vermicelles et de la viande de porc. Le nem est tendance, le nem a la cote, comme le tennis.

Mon pote Truong est Chinois par commodité, certainement vietnamien ou cambodgien par nationalité. On use les mêmes bancs en Première S au lycée. Il y fait de la monoculture mathématique et n’accorde aucun crédit ni temps aux autres matières. Dès qu’il y a des chiffres, il claque sa race ; pour le reste merci ça ira. En ado consciencieux il pousse sa dévotion acnéique dans une autre dimension : à part sur le tableau de bord de Concorde je n’ai jamais vu autant de boutons. Il parle peu, rit de tout, on se demande s’il comprend tout. Surtout, Truong et moi jouons au tennis dans le même club, mais avec une approche très différente.

Le rituel est immuable : tous les samedis après-midi de 15 à 17h, la famille de Truong prend possession du court n°8, tout au bout du club. Ce court n’est pas plat, il est carrément bombé et les autres abonnés n’y jouent que contraints et forcés ; pas les Truong. Du coup on l’appelle le Diên Biên Phu. Le groupe familial est large, une huitaine d’adultes, on se demande comment ils font pour s’y retrouver. L’échauffement commence par des étirements et mouvements façon Tai-chi sous les ordres du patriarche. Lui, on l’a surnommé Bruce Laid : un short kaki sans âge et un marcel blanc défraichi, un corps noueux et sec façon Justin Bridou, il est difficile d’évaluer son âge, la cigarette ayant prélevé une sacrée dîme sur son organisme. En plus de l’avoir affublé d’une haleine de saurien, elle a lui a pompé ses plus belles années. Le seul gars que j’ai vu jouer au tennis cigarette au bec. Il a entre quarante et soixante-dix ans, difficile à dire. En tout cas il commande, tout et tous, la famille suit.

L’échauffement terminé, le match peut commencer. Les Truong jouent en équipes, pas en double. Il y a constamment quatre joueurs sur le court, parfois plus, et pas toujours répartis équitablement de part et d’autre du filet. Dire que la technique est particulière est un euphémisme, au début on rigole beaucoup à les observer : courses de damnés pas toujours dans la direction de la balle, services à la cuiller, coups droits chopés, Chang finalement n’était pas le génial inventeur qu’on dit. Le comptage des points n’a pas l’air de respecter le barème que nous connaissons ; eux en tout cas ont l’air de s’y retrouver. Ils parlent en permanence, surtout pendant les points, rient beaucoup, crient aussi, une joyeuse cacophonie qui n’est perturbée que par l’irruption sur le court de ce connard de Dominique, le gérant du club.

Dominique, quelle enflure avec ses sales petits yeux vairons et son zozotement (à mon avis s’explique par la présence d’un poil de cul collé sur sa langue, à force de lécher celui des expats). Dominique est mon cauchemar, ou du moins l’a été. A mon inscription au club il faisait la pluie et le beau temps, et dans mon cas c’était plutôt la pluie qu’il faisait tomber : « non désolé y’a pas de court libre ». La douche froide de cette sentence me rendait chèvre. Sur le grand tableau de réservations derrière lui, les mêmes plaques nominatives restaient fixées ad vitam aeternam sur les mêmes courts et horaires, semaine après semaine. Un système honteux de réservations à l’année totalement illégal qu’il avait érigé en dogme. Les meilleurs courts et horaires idoines aux expats, à nous pauvres ados sans pouvoir ni moyens corrupteurs les accessits. Jouer sous le cagnard de 14h n’était pas dicté par un amour inconditionnel de l’auto-cuisson, c’étaient les seules tranches horaires que ce bâtard nous octroyait.

Particulièrement dégoûté, je m’en étais ouvert un jour à ma mère qui, elle-même émue, avait demandé à son rugueux frère, mon oncle V., de l’accompagner au club voir ce qu’il s’y passait. L’affaire s’était terminée Soprano Style dans le bureau du propriétaire du club, avec pour bilan un téléphone cassé, une table renversée, une chemise légèrement déchirée et un proprio rouge comme une pivoine et suant à grosses gouttes plaqué contre le mur. Mon oncle V. avait très peu goûté sa réponse méprisante et hautaine aux préoccupations que nous lui soumettions humblement. Finalement on s’était séparés meilleurs potes du monde, et Dominique avait reçu une engueulade totalement jouissive qui m’adoubait officiellement chouchou du proprio. Courts et horaires de mon choix, Orangina à l’œil, dépassement de temps de jeu, j’étais traité comme un milord. Personne au club n’avait envie de revoir mon oncle V.

Dominique donc se pointe systématiquement sur le court des Truong, avec la désagréable impression de se faire entuber : huit à dix personnes dans la troupe mais seulement quatre abonnés, c’est clair y’a un truc qui colle pas. Il demande les cartes de membres dont on lui assure qu’elles appartiennent aux quatre joueurs actuellement sur le court. Mouais, c’est bien connu les Chinois se ressemblent tous, difficile à dire donc. La situation est d’autant plus hilarante qu’il est patent que tous avaient joué, ou joueraient. Le patriarche le regarde, cigarette au bec « non, non, pas joué, abonné joué. Lui pas joué » dit-il en désignant un gars suant comme un beignet, assis sur le banc, encore essoufflé. Dominique repart furax, et eux reprennent leur joute dans un éclat de rire à peine dissimulé.

Au milieu de ce tohu-bohu, il y a Truong, qui semble perdu. Ils ont tous au minimum le double de son âge et pas la moitié de son niveau ; lui a une technique propre, académique. Il parle peu et leur réexplique les règles au besoin quand les débats sont trop animés. A le voir lorgner mélancoliquement sur les courts mitoyens où ses potes de lycée nous escrimons, on devine sans peine qu’il nous aurait volontiers rejoints s’il en avait l’occasion, ou le droit. Aussi étonnant que cela puisse paraître, en trois années communes au club, nous n’avons jamais échangé la moindre balle. Il doit certainement rêver de simples la nuit, de smashs et de revers liftés. Par solidarité ou par contrainte, il joue exclusivement avec les membres de sa famille, sur ce fameux court n°8.

La bruyante communauté asiatique est également le cauchemar de Madame L., quadragénaire Française au mari pété de thunes et à l’agenda surbooké : tennis, golf, manucure, resto, plage, que du labeur. Équipée Lacoste ou Tacchini de la tête aux pieds, toujours fardée comme une voiture volée, je dois avouer que malgré l’antipathie qu’elle suscite, mes hormones d’ado se battent en duel quand elle parait. J’ai toujours eu un truc pour les femmes en uniforme alors je ne sais pas quelle est la part due à la jupette et la visière Lacoste, mais je fantasme grave sur cette salope. Pourquoi salope ? Elle a un comportement odieux, sûre de ses moyens, sûre de sa beauté. Elle méprise les ramasseurs de balles et le personnel, terrorise les jeunes abonnés et se pâme comme une Marilyn des courts, trop contente de l’effet qu’elle produit sur la gent masculine. Inutile de préciser qu’elle est très peu appréciée des autres Françaises !

Madame L. en plus de ses atouts physiques a pour elle également l’assurance de son tennis, très bon à ce niveau, en tout cas suffisamment pour remporter le tournoi des abonnées. Elle joue exclusivement avec son professeur qui est également le nôtre et assez bavard pour l’occasion. Tout le monde au club sait qu’il n’y a pas que son revers qu’il pilonne. Elle prend sa leçon sur le court n°7 jouxtant le  Diên Biên Phu. Deux choses la rendent furieuse pour notre plus grand plaisir : les bavardages incessants des chinetoques (comme elle les appelle) et les tours de passe-passe avec les balles. Je n’ai pas précisé que les Truong jouent avec une trentaine de balles simultanément, il y en a partout, ils en envoient partout. Agacés d’avoir à gérer les restitutions et échanges, les voisins finissent toujours par leur demander de venir eux-mêmes récupérer leurs balles, ce qu’ils font volontiers en remplaçant au passage une Tretorn rappée jusqu’à la gomme par une Wilson flambant neuve. Tout un art du troc auquel Madame L. goûte très peu. Insultes, menaces, rien ne semble impressionner les gars de l’empire du Milieu, sereins et imperturbables quand ils vous affirment que le cadavre de balle qu’ils vous retournent est bien le vôtre.

Quand ils ont achevé leur joute endiablée, les Truong trinquent sur le court, des bières badgées d’idéogrammes et servies à température ambiante, bien que le règlement du club stipulât que l’introduction de boissons dans l’enceinte du club fut interdite. Avec eux de toute façon c’est un viol collectif et permanent dudit règlement, on n’est plus à un pack de Choujiu près. Un que la troisième mi-temps énerve grave c’est évidemment notre ami Dominique qui tente d’interrompre les festivités en rappelant le point du règlement susmentionné. Bruce Laid jure la main sur le cœur qu’il l’ignorait, ou feint de ne pas comprendre à quoi il fait allusion ; il a le français très sélectif. Quand ils ont fini, ils quittent le club en procession et embarquent dans leur mini-van pourri, direction le resto familial. Les nems n’attendent pas.

Avec les copains on a bien essayé deux ou trois fois d’inviter Truong à jouer avec nous (au tennis hein), voire à participer à un tournoi, il a toujours décliné poliment. J’ai fini par comprendre que c’était un truc de famille et que ce sport ne se concevait pas autrement pour eux. Cette approche du tennis était pour nous totalement anachronique et peu ragoûtante, elle semblait toutefois leur procurer un plaisir au moins aussi intense que le nôtre. Des raquettes pourries et des fripes dégriffées, du temps de jeu réduit et des règles bidouillées, le court le plus craignos du club : rien n’y faisait, le plaisir était quand-même là et c’est toute la magie du tennis. Il n’y a pas « un » tennis mais « des » tennis.

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118 Responses to Mémoires de club acte IV : la famille Truong

  1. MONTAGNE 23 mai 2012 at 10:45

    Prem’s
    Excellent (comme toujours) Karim, j’ai particulièrement apprécié « Le court Dien Bien Phu » et « tout le monde sait qu’il n’y a pas que son revers qu’il pilonne.
    Je pense d’ailleurs quil y a un article à faire sur les rapports (!!!) entre les profs de tennis et les adhérentes (idem les moniteurs de ski je pense !!).

    En tous cas, ça rappelle effectivement des souvenirs des clubs que j’ai fréquenté.
    Dis, Karim, ils sont devenus quoi, les TRuong ?

  2. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 23 mai 2012 at 10:53

    Truongulent comme un rouleau de printemps l’ami ! Ça fleure bon la nostalgie ce que tu nous contes là.
    Superbe texte Karim. On ressent à chaque phrase combien cette période de ta vie semble tenir une place particulière… Je m’attendais à lire à tout moment un « c’était mieux avant »…

    Anecdotes toutes plus drôles les unes que les autres, de l’oncle V. qui met une trempe au directeur du club (qui ne l’avait pas volé semble-t-il…), à Mme L., la cougar ou MILF (au choix) qui se tape son prof de tennis car son mari absent ne s’occupe pas assez d’elle (difficile de faire plus cliché comme situation, on dirait un mauvais porno des années 80) à cette famille haute en couleurs et qui devait sacrément dépareiller dans le paysage consensuel du club.

    Finalement, on revient toujours à la même chose : le plaisir du jeu avant tout et contre tous.

  3. Ulysse 23 mai 2012 at 10:54

    Excellent morceau de littérature qui se boit comme du petit lait. On se délecte des truculents Truongs, on se gausse du strict Dominique et je confesse un émoi empathique devant la flaubertienne Madame L. Magnifique tes souvenirs de club ! De toutes façons tu raconterais la dernière réunion du club de peinture sur céramique de Triffouillis-sous-Chargnoux ce serait pareil.

    C’est d’autant plus marrant pour moi que le seul Truong que j’aie connu était un petit gars tout fin classé zéro mais encore meilleur que ça (il manquait d’entrainement cause prépa, concours, etc…). Le club tennis de mon école avait organisé une soirée concours dans le gymnase avec les gradins remplis où le but était de gagner un jeu contre Truong, lui jouant avec une poële à frire Tefal. Le Truong en question avait un tel déplacement et une telle vision du jeu que personne n’avait réussi bien sur, tout le monde baladé avec une nonchalante élégance comme une souris hémiplégique par la patte de velours d’un matou.

  4. William 23 mai 2012 at 11:49

    Plaisir, fluidité, humour, vraie tranche de vie… Tu trouves pas que ça fait beaucoup, cher Karim ? Faudrait veiller à en laisser pour les autres ;)
    Vrai éclectisme que le tennis, contrairement à l’image surannée que certains en ont.

    Sinon, je suis en live du court central, premier match : Dolgopolov/Llodra !

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 23 mai 2012 at 12:35

      Profites bien de Dolgo Will’ ! Ce mec a du génie !

  5. Colin 23 mai 2012 at 11:58

    « Il n’y a pas « un » tennis mais « des » tennis »

    Ah oui mais là quand même vu le niveau du grand n’importe quoi pratiqué par la famille Truong, peut-on encore appeler ça du tennis?

    …Excellent texte maître Yoda, comme d’habitude je me suis bien bidonné, c’est bourré de trouvailles savoureuses.

  6. Kristian 23 mai 2012 at 12:03

    Ah c’etait bon.. Merci Karim.

  7. Elmar 23 mai 2012 at 12:07

    Lire Karim, c’est vous dégoûter de l’envie d’écrire. Je sais pas ce que tu fais comme métier, mais il est urgent que tu arrêtes pour te consacrer à ce que tu fais le mieux.

    Excellent, comme d’hab.

    • MarieJo 23 mai 2012 at 12:36

      non au contraire, c’est comme avoir un petit bout de jardin à soi, à moins que ce soit un court de tennis ;)

  8. MarieJo 23 mai 2012 at 12:35

    ahhh les truong, franchement ça ne peux pas s’inventer ! excellent ! on s’y croirait !

    les textes de Karim c’est toujours trop court, comme la vielle pub de fingers. je vuex un autre paqueeeeeeeeeeeetttt !

    merci

  9. MarieJo 23 mai 2012 at 12:40

    @ antoine toi qui a aussi des mémoires de RG à publier, tu penses pouvoir nous faire ça pour quand ? ça peut se faire soit dimanche qui vient soit en fin de tournoi.

    et je profite que tout le monde va venir commenter cet article excellentissime pour recruter ceux qui vont se coller aux présentations de matchs pour la quinzaine !

    • karim 23 mai 2012 at 12:55

      mets-moi une présentation de côté.

    • Arno, l'homme des antipodes 23 mai 2012 at 12:58

      Si tu veux je prends le premier tour. J’ai même un petit jeu à proposer, à voir si ça convient.

    • MarieJo 23 mai 2012 at 13:06

      pour le jeu, je ne sais pas, si toutes les autres présentations n’ont pas l’obligation de suivre pourquoi pas, je te file dimanche ok !

      • Arno, l'homme des antipodes 23 mai 2012 at 13:27

        Non, je gère le jeu, t’inquiète, les autres auront pas à suivre. Je ferai un petit point tour par tour.

    • MarieJo 23 mai 2012 at 13:08

      ok je te file le 2è tour, comme ça j’ai déjà toi en arno pour les 2 premiers rds !
      y muchas gracias :)

  10. Arno, l'homme des antipodes 23 mai 2012 at 13:03

    Putain, Karim…

    C’est léger, c’est fin, ça se mange sans fin. Comme disait Luke Elmarwalker, c’est à vous filer des complexes.

    Alors Will, c’est bon de voir Dolgo se faire dézinguer par Mika ?? En voilà un autre qui a du mal à confirmer… Tiens, à peine cette petite phrase écrite qu’il débreake ! Mais bon, se faire bouger par Mika sur TB, quand même, c’est pas beau.

    • William 23 mai 2012 at 13:13

      Tu y es aussi Arno ?? Il a perdu mais j’ai adoré le voir, un vrai beau coup de patte et un slice terrible ! Il y a u quelques beaux points en plus, pas mécontent !
      À venir : Del Potro/Bolleli !

    • Arno, l'homme des antipodes 23 mai 2012 at 13:24

      Oui j’y suis… sur Eurosport !!!! ;) Bon, là ils viennent de passer au tour d’Italie, donc DelPo je le verrais à RG !

      Le service-volée de Llodra, ça va vite en vrai ???

      • William 23 mai 2012 at 13:31

        Il n’en a pas fait beaucoup, ça fait deux fois que je le vois en direct et à vrai dire ce que j’aime chez lui ce sont ses coups de fond de court !

  11. William 23 mai 2012 at 13:54

    Le coup droit de Del Potro c’est quelque chose… Rasant et puissant.

    • karim 23 mai 2012 at 15:41

      vas-y fis péter les détails, fais péter fais péter fais péter (à prononcer très vite).

  12. MacArthur 23 mai 2012 at 14:57

    Quel beau récit, Karim! J’ai pris énormément de plaisir à le lire. C’est comme si j’y étais. Tellement c’est bien raconté.

    « Il n’y a pas « un » tennis mais « des » tennis ». J’aime bien.

    Et pour faire un parallèle avec nos différents débats ici, on peut aimer « un » tennis -quoi de plus normal- mais il faut savoir aussi tolérer « les autres » tennis et éviter d’ériger « un » tennis en « le » tennis.

  13. Sylvie 23 mai 2012 at 15:26

    Quel perle Karim ! Je m’associe aux compliments. Tu nous donnes vraiment des complexes. Tout y est : le style, l’humour, la tendresse, le vécu… J’ai adoré.

  14. Oluive 23 mai 2012 at 15:55

    J’adore putain !

    Un texte à relire.Rien que pour ses trouvailles littéraires, trop nombreuses pour être citées.

    Allez si, une phrase qui m’a connement fait rire en public tant on imagine bien la scène : « Insultes, menaces, rien ne semble impressionner les gars de l’empire du Milieu, sereins et imperturbables quand ils vous affirment que le cadavre de balle qu’ils vous retournent est bien le vôtre. »

    Les Truong sont les Rasta rocket du tennis !

    Et mine de rien, tu nous en apprend sur Abidjian 80′s (© Fela Kuti).

    Tu m’as aussi ravivé quelques souvenirs : les courts pourris au pied de ma tour, peu à peu désertés par mon club au profit de ceux, plus bourgois, du bas de la ville. Courts qui du Quick sont peu à peu passé au gazon sauvage, mangés de nids de poules, à perdre leur filet un par un… Mais sur lesquels j’ai joué, parfois tout seul, jusqu’à ce que nuit ou perte de balle s’ensuive… Courts sur lesquels je me suis battu aussi, parce que je n’allais pas laisser insulter mon jeu de jambes comme ça… Mais bon, c’est une autre histoire.

    Well done man (ou woman, je sais plus) !

  15. Benoît 23 mai 2012 at 16:02

    Superbe! Récit rafraichissant et qui rappelle forcément des souvenirs à chacun. La famille Truong m’évoque mes premiers pas au tennis, on allait jouer avec un pote (sans licence évidemment)sur le terrain le plus miteux d’un club (celui qui n’était même pas sur la liste de réservation, une épave…), sur lequel on avait joué un match en 5 sets (véridique !) en finissant à la tombée de la nuit, balles crevées cordages cassés, on s’en foutait on prenait notre pied.

    Merci Karim, une dose de nostalgie appréciable !

  16. William 23 mai 2012 at 16:53

    Le récit de ma journée au Paris Country Club.
    L’ambiance d’abord : cadre magnifique comme me l’avait annoncé Sylvie, beaucoup de courts, de la verdure, bon service d’organisation, rien à redire. On sent que la clientèle est aisée, cf. les trois gamins assis devant moi en tenue Rafa de la tête aux pieds en passant par le sac de raquettes et la casquette. Mercredi jour des enfants, donc les premiers rangs « VIP » étaient largement occupés par des touts petits, notamment pas mal d’enfants malades. Belle initiative, surtout par une si belle journée !

    Les matchs. Étaient prévus Dolgo/Llodra, Del Po/Bolleli et Anderson/PHM. Je ne suis pas resté voir le dernier, explication plus bas…
    Le premier match était pas mal, mais Dolgopépitov avoinait trop pour que la sauce monte vraiment. En revanche il a vraiment une belle main et il se déplace bien, en sautillant sur ses coups droit liftés, assez bizarre. Il sait tout faire et c’est super de le voir varier les effets facilement. Belle deuxième balle liftée aussi. Llodra a fait du Llodra mais sans monter autant que d’habitude. Il a une belle gestuelle de gaucher, j’aime assez. Les deux se sont plus à jouer au chat et à la souris pour 2-3 points qui valaient le détour. Victoire Llodra 6/1 6/4.
    Le deuxième match était celui que jattendais. Et je n’étais pas le seul : grosse cote de popularité pour l’Argentin, surtout auprès des plus jeunes ! Il est grand, très grand… Il n’a pas frappé si fort que ça mais l’effet de surprise est vraiment effrayant : gauche, droite et bim! une mine courte croisée ultra fusante. Ça fait coup de poing de super héros et j’ai compris pourquoi les jeunes l’aimaient autant. « Allez Juan ! » « Allez Potro! ». Il jouait clairement en marchant et ne se donnait pas la peine de trop courir. Au service il se ménageait aussi. En face Bollelli (merde, ils sont ou les deux L ?) m’a vraiment impressionné. Peut être parce qu’il jouait à fond ? Il m’a vraiment donné l’impression de ne pas jouer l’exhibition à la cool. Super revers à une main en tout cas, il a fait lever des « oh » et des « ah » du public. DelPo c’était plutôt des « Il est vraiment seul dans son Brad ou ils s’y mettent à plusieurs ? ». C’était plus serré que le premier match mais l’Italien l’a emporté 7/6 6/4 non sans voir DelPo sauver 2 balles de match.
    Et là ce fut la course. La course pour me glisser entre les enfants et réussir à choper un autographe de Del Potro. Je le confesse, je me suis transformé en groupie et j’ai tendu mon carnet à bout de bras. Très souriant, il arrive avec son propre marqueur pour signer les balles, casquettes, feuilles volantes. Il part, je le suis, le manque, le suit hors du court, bientôt il est entouré de 3 vigiles, je les dépasse, les enfants m’étouffent, il continue, toujours plus près de la salle de presse. Je suis à 4 cm de sa main quand un vigile me retient en arrière : p***** de sa raaaaace ! J’ai à peine le temps de lui glisser un « good luck for the French » qu’il s’engouffre dans la salle. Salauds de vigile. Tant pis pour Anderson et Paul-Henri, ils viennent de perdre un spectateur.

    Belle journée quand même.

    • William 23 mai 2012 at 16:56

      *dans son bras et pas son « Brad ». Merci le correcteur.

      • Mathias 23 mai 2012 at 17:08

        Ton correcteur a simplement fait une sugegstion sur la manière pour Del Porto de venir à bout de Nadal à Roland:

        - Renvoyer systématiquement les services out de Rafa en direction de la chaise de clui-ci, histoire de faire voler la belle disposition de ses bouteilles en éclat
        - Provoquer un embouteillage au filet au moment de s’asseoir de manière à ce que Rafa ne puisse plus faire autrement que marcher sur une ligne
        - réclamer à chaque engagement de Rafa que celui-ci prend décidemment trop de temps
        - …

        Winning ugly, man! Winning ugly! ;-)

        A quoi on en est réduit quand même pour espérer un tant soit peu de suspens à la Porte d’Auteuil. Nadal mérite 100x de faire la passe de set, mais ce sentiment d’inéluctabilité est lassant au possible.
        J’aimerais déjà être 3 semaines plus tard…

        • Mathias 23 mai 2012 at 17:24

          de 7

          Je m’y mets aussi.
          Décidemment!

      • MarieJo 23 mai 2012 at 18:50

        merci pour le récit William !

        très bon le passage d’ancien FFF à nouveau FF de delpo :)

    • Sylvie 23 mai 2012 at 20:13

      Contente que ça t’ai plu. J’avais vu Roger et Rafa . Roger contre Wawrinka, Rafa contre je ne sais plus qui, Clément il me semble, et j’avais vu Tommy Haas contre Blake je crois bien. Le plus beau match des 3.

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 23 mai 2012 at 22:57

      Super reportage de notre envoyé spécial Will’ ;-)
      C’est quand même super sympa de les voir en vrai non ?

  17. Coach Kevinovitch 23 mai 2012 at 20:02

    Pffffff, quel bijou ce texte! Mais tu as donc un million d’anecdotes aussi riches et belles que celle-ci?

    J’ai franchement adoré: entre la famille Truong autodidacte du tennis (sauf le Truong en question), ta description du Abidjan de la fin des années 1980, le gérant du club lèche-botte, ton oncle « bras armé » V, la Madame Bovary (bien joué Ulysse pour l’allusion) catin bourgeoise, ton texte renferme bien plus qu’une explication du tennis selon la famille Truong. Ton texte est un voyage au coeur de l’Abidjan de cette époque et tous ses personnages. Le véritable prodige est que tu as réussi à rassembler dans un seul lieu, un club de tennis.

    Magnifique!

  18. JC 23 mai 2012 at 21:34

    Madgic Karim !!!!

    J’en veux encore.. Allez juste un p’tit rail en plus..

  19. William 23 mai 2012 at 22:10

    Grosse perf de Gaël.

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 23 mai 2012 at 22:55

      Et Antoine qui comptait sur Gaël pour lui rapporter 3 points à la CC cette semaine à Nice… :mrgreen:

    • Arno, l'homme des antipodes 23 mai 2012 at 23:27

      Vous connaissez tous B.Becker, l’homme aux 6 GC, ex-roi de Wimbledon ?? Vous avez sûrement entendu parler de B.Becker, l’homme qui a mis fin à la carrière d’Andre Agassi ?? Vous allez adorer B.Baker, l’homme qui a ridiculisé Gaël Monfils… Enfin, un des hommes… Encore un grand moment de la toute petite histoire du jeu signé Sliderman. ;)

  20. karim 23 mai 2012 at 23:34

    Dimitrov s’est fait gentiment phasmer en deux petits sets. Ce petit a tout de même une régularité de métronome dans sa capacité à tirer des premiers tours costauds. Il ne gagne rien et décline progressivement au classement mais quand on regrde le nom de ses bourreaux le Grégoire a vraiment du chier à la mosquée comme on dit chez moi. Pas possible une guigne pareille. S’il avait un peu plus de chance dans ses tirages, passer deux ou trois tours lui feraient du bien tournoi après tournoi.

  21. karim 23 mai 2012 at 23:40

    Alors à la télé ils disent que Brian Baker a 27 ans et été absent du circuit six ans à cause de blessures. Ancien espoir américain.

    Dimitrov est 95 eme mondial.

  22. Colin 24 mai 2012 at 00:02

    La tennis race 2012 est à jour.

    Ainsi que le tableau des H2H entre YE#1. Tous aux tranchées: désormais, entre Djokovic et Nadal, c’est 14-18.

  23. Antoine 24 mai 2012 at 00:18

    Madame L., je crois que je l’aurais bien apprécié aussi, DSK aussi..

    Ton oncle V.: il faut l’embaucher vite fait: il y a du taf pour lui à Roland Garros.

    Bon, je me suis bien marré, j’ai mal au bide maintenant..Salauds de chinois !

  24. Antoine 24 mai 2012 at 00:29

    Gaël a paume contre un mec qui s’est qualifié pour le tournoi et qui fait le premier quart de sa vie dans un tournoi ATP alors qu’il n’a pas joué pendant six ou sept ans ? Seul Gaël pouvait le faire. Il l’a fait ! Bravo !..Bien parti pour gagner Roland Garros, c’est sûr..Et ce salopard de Filedog de remarquer que je comptais sur lui pour me ramener trois points à la CC..C’est la dernière fois que je mise sur ce tocard, promis….

    IL y a des matchs intéressants à Roland Garros cette semaine aux qualifs, je vais peut être aller faire un tour vendredi. C’est peinard, il n’y a personne et ça joue. Normalement, je verrai Haas, toujours ça de pris..

    Après, à partir de dimanche, le Nadalothon reprend..

    Tiens au fait, je me rends compte que notre ami Rafa n’a non seulement pas perdu un match cette année sur terre battue, mais même pas un set… C’était quand le dernière fois que cela lui est arrivé ? Pas de doute, le déclin est en marche comme dirais Jérome: si cela se trouve il ne va pas non plus perdre un set à Roland Garros, comme en 2008 et 2010. Il peut même essayer de s’approcher un peu plus du nombre de jeux perdus par Borg en 78 ou en 80, mais cela va être difficile…

    C’est bien demain qu’il sortent le tirage ou vendredi ? je ne sais plus…

    • Jérôme 24 mai 2012 at 08:36

      On en reparlera et après le tournoi, et à la fin de l’année. Rira bien … :mrgreen:

    • Remy 24 mai 2012 at 10:27

      Vendredi le tirage au sort.

  25. MacArthur 24 mai 2012 at 03:03

    Ce cher Rafa a effectivement perdu un match sur terre battue cette année. Mais sur terre battue bleue, contre Verdasco. Et il y a perdu, non pas un set, mais deux. :-)

    Le 1978 de Borg, c’est le 2008 de Nadal. Borg avait laissé 32 jeux en court de route. Nadal en a laissé 41. Il ne pourra plus faire mieux. Il ne pourra pas s’approcher de ce « record » de Borg. Il n’en a d’ailleurs pas besoin. À quoi bon?

    Car, contrairement à Borg qui a gagné 5 de ses 6 Rg contre des joeurs de « seconde catégorie » (Vitas Gerulaitis, Victor Pecci, Guillermo Vilas et Manolo Orantes) alors qu’un seul a été gagné contre un véritable cador (Ivan Lendl himself) qui l’a poussé au 5ème set, Nadal, lui, a gagné 4 de ses 6 titres contre celui que beaucoup considèrent contre le meilleur joueur de tous les temps, les deux autres l’ayant été contre un dopé (Mariano Puerta) et Robin Soderling qui l’avait sorti un an auparavant…. Ce n’est pas moi qui le dit. Mais Pete Bodo (http://blogs.tennis.com/tennisworld/2012/05/rafa-time.html)

    • MacArthur 24 mai 2012 at 12:07

      Bonjour à tous. Je vois que mon post a suscité quelques réactions. L’objectif était en effet de faire réagir sur ces propos qui, je l’ai précisé, ne sont pas de moi mais de celui que j’ai cité tout en n’oubliant pas de mettre le lien pour ceux qui prendraient la peine de remonter à la source.

      Comme on pouvait s’y attendre, certains se sont enflammés très vite. D’autres ont eu la sagesse d’essayer de dépasser les émotions pour comprendre :-)

    • MONTAGNE 24 mai 2012 at 15:13

      Tu es dur avec Vilas et Orantes en les traitant de « seconds couteaux », surtout sur terre battue !!
      Vilas c’est quand même 4 GC, 71 titres, Orantès un seul GC et 33 titres et tous les deux ont été N°2 à l’ATP

  26. Jérôme 24 mai 2012 at 08:20

    Vilas un second couteau ????

    Mazette ! Tu as du faire une mégateuf’ hier soir. Parce que si tu recherches un peu sur Google, tu y trouveras que Vilas c’est 4 titres du GC dont 2 sur terre battue, et un nombre de titres remportés sur TB supérieur à ce que Nadal aura quand il cessera sa carrière. D’ailleurs, sur le plan du style de jeu, Vilas est bien plus que Birg le vrai ancêtre de Nadal.

    Bon, certes l’époque était différente, mais c’est juste pour souligner que Borg était absolument hors normes sur TB comme Nadal ces 7 dernières années. Mac Enroe ou Connors seraient arrivés en finale ou en demi contre Borg à RG qu’ils se seraient fait anéantir aussi sûrement que Gerulaitis ou Vilas.

    Ce qu’on a vu ces 6 dernieres années, c’est que dans des conditions de jeu trop ralenties, avec des raquettes hyper-profilées et des matériaux qui avantagent autant les gros cogneurs/retourneurs/lifteurs de fond de court, meilleur joueur de l’ère open n’a que très peu de chances de battre un des 3 meilleurs joueurs sur TB de l’Histoire du tennis.

  27. Sylvie 24 mai 2012 at 08:51

    J’allais aussi réagir sur Vilas. C’est aussi le joueur qui a réussi la plus longue série de victoires consécutives.

    Je plussoie sur Borg. Comme pour Nadal le suspense consistait surtout à savoir qui serait le finaliste.

    • Colin 24 mai 2012 at 09:35

      Moi aussi j’allais réagir mais je pense que les guillemets utilisés par MacArthur pour entourer « seconde catégorie » signifient que son propos est ironique. C’est en tout cas la seule explication valable.

      Si besoin, rappelons que Connors a disputé Roland Garros en 1979 (défait par Pecci en demie), 80 (battu par Gerulaitis au même stade) et 81 (défait par Clerc en quarts). McEnroe a joué Roland Garros en 80 (battu au 3ème tour par McNamee) et en 81 (battu par Lendl en quarts).

      • Antoine 24 mai 2012 at 10:19

        Moi aussi je vais réagir: Mac Arthur, tu as été mal inspiré de repomper et de reprendre à ton compte les âneries de Peter Bodo ! Lesquelles n’étaient pas ironiques du tout et c’est bien cela le problème avec lui d’ailleurs…

        Je partage complètement les avis exprimés avant moi et et particulier celui de Jérome sur la filiation entre Vilas et Nadal. Vilas était de loin le meilleur joueur du monde sur terre battue à cette époque…derrière Borg qui lui mettait raclée sur raclée…

        Quand à qualifier Orantès de second couteau, cela prête tout autant à sourire car Orantès était un vrai joueur de terre et l’un des meilleurs. Il a d’ailleurs gagné l’US Open sur terre battue en 75, de loin un tournoi beaucoup plus relevé que Roland Garros à cette époque…

        Pecci a fait sa Gonzalez à Roland en 79 mais sur ce tournoi il était très très bon et Borg a d’ailleurs perdu un set en finale…

        Le seul « faible » qu’ait battu Borg en finale est Gérulatis en 80 qui ne pouvait pas lui peser l’ombre d’un problème sur terre, mais cetta année là, Borg a écrasé tout le monde, ne perdant que 37 jeux durant le tournoi, pas très loin de son record de 78 (32) et mieux que Nadal en 2008 (41)….

        A partir de 78, Borg a dominé à Roland Garros beaucoup plus nettement encore que Nadal ces dernières années….

        Il a cepandant mal joué durant sa dernière finale en 81, poussé aux cinq sets mais terminant sans bavure sur un 6-2. A cette époque, il était déjà un peu ailleurs et son règne s’achève d’ailleurs un mois plus tard en finale de Wimbledon…

        Sinon, Nadal n’a pas perdu un set sur terre battue cette année puisque Madrid n’était vraiment pas un trounoi en terre battue…

      • Colin 24 mai 2012 at 16:34

        Ce qui est bizarre dans cette histoire c’est que Vilas avait beau être le meilleur crocodile de la terre battue lors de la deuxième moitié des années 70 (derrière Borg), quasiment invincible lors des petits tournois, il n’a atteint la finale de RG que 3 fois pendant cette période (j’exclus 1982 puisque c’était après la retraite de Borg).

        Et encore, l’une de ces finales (la seule gagnée d’ailleurs), en 77, l’a été alors que Borg était absent. Lors des deux autres, 75 et 78, il se fait laminer par le suédois.

        Comme si la seule présence de Borg à Roland démotivait le bel argentin, et qu’il se disait en son for intérieur « pourquoi me fatiguer à aller jusqu’en finale, si c’est pour m’y faire étendre par l’extraterrestre ».
        En 76 : défait en quarts par Solomon (ce serait intéressant de savoir si cette défaite a eu lieu avant ou après celle de Borg face à Panatta)
        En 79 : perd en quarts face à Pecci
        En 80 : défait en quarts par Solomon (décidément…)
        En 81 : battu en 1/8èmes par Noah

        Différence nette avec Federer qui, au contraire, a poussé le masochisme (ou l’optimisme?) jusqu’à se hisser en finale 4 fois pour y perdre face à Nadal (+ une demie).
        Analogie entre les deux en revanche, ils ont tous deux su prendre leur chance avec autorité quand l’ogre a fléchi (2009 Nadal) ou était ailleurs (1977 Borg).

  28. William 24 mai 2012 at 09:15

    Hier Tomic a perdu 7-5 au troisième contre Kukushkin, mais il avait eu balle de match sur son service à 5-4. S’il perd contre Kukushkin c’est qu’il lui reste pas mal de choses à apprendre sur la terre battue, pourtant cette défaite peut lui permettre d’arriver relativement en forme à Roland. Avec sa cuisine je suis sûr qu’il peut bien jouer sur terre : changements de rythme, amortis, contre-pied, on a tendance à l’oublier mais la terre permet tout cela…

    Sinon j’apprends ce matin que cette buse de Monf pourrait ne pas jouer à Roland, et laisserait donc son quart de l’année dernière aux oubliettes, la faute à un genou douloureux. Triste pour lui quand on sait que depuis 2008 il n’a perdu que contre Federer…ou Fognini !

  29. Paulo 24 mai 2012 at 09:37

    Excellente chronique, très drôle. Tout y passe !

    Ceci expliquerait-il le « f*cking Chinese » de Llodra, le puriste du jeu, il y a quelques temps ??
    Paraît-il que chaque pays a sa propre conception de la démocratie, logique donc que le tennis soit partie prenante de l’expression de cette conception…
    A ce point-là néanmoins, je n’aurais pas cru ^^

  30. Arthur 24 mai 2012 at 09:42

    Excellentissime comme toujours Karim, j’ai eu du mal à me retenir de rire au boulot !

  31. Mathias 24 mai 2012 at 09:51

    Un article génial! Tout y est et cela nous transporte bien loin de l’ATP qui tourne en rond…
    Succulent! A relire encor et encore!

  32. Antoine 24 mai 2012 at 10:30

    J’ai été un peu dur avec Monfils hier mais le bougre le mérite bien.En fait, il est blessé, a mal au genou et à la rotule et depuis un bon moment déjà. Bilan depuis sa finale à Montpellier: 4 matchs gagnés en quatre mois ! C’est maigre…

    Fish et Nishisushi sont déjà out et Monfis pourrait bien les rejoindre…

    Enfin, ses bobos ne sont rien par rapport à ceux de son vainqueur d’hier, Brian Baker auquel l’Equipe consacre un article épatant racontant son incroyable carrière à l’infirmerie. A part cela il a un jeu extra avec des prises de balles ultra précoces en retour et des amorties diaboliques dixit l’Equipe. jeune il était très bon. Avec ses victoires au Future de Pittsburg et au Challenger de Savannah, c’est lui qui a récupéré la WC attribuée à la Fédé US en vertu de l’accord passé avec la FFT. Il jouera donc au moins un match à Roland et peut être plusieurs. A 27 ans, il commence sa carrière puisque la seule année ou il avait pu jouer (en pointillé) était 2005…A l’époque, il avait battu Gaudio à l’US Open alors que ce dernier était alors Top 10. Bref, on va peut être parler de lui alors qu’il est 216ème…

  33. William 24 mai 2012 at 10:52

    Un ami qui travaille au Paris Country Club m’apprend qu’une compagnie (apparemment NetJet) a privatisé le Court central ce matin avec au programme un petit Federer/Nadal. Il y en a qui ne s’embêtent pas ! Il vient de me dire que Roger est très décontracté, il déconne avec tout le monde… Pas l’air trop stressé, le Suisse ! Et il a bien raison d’ailleurs. Le flash Doudou à la minute près, c’est pas du beau FFF ça ?

    • Remy 24 mai 2012 at 11:06

      William, envoyé spécial pour 15love à Roland Garros :D

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