Le tennis à la hussarde : Antoine Blondin

By  | 18 décembre 2014 | Filed under: Insolite

Antoine BlondinProlifique chroniqueur du cyclisme, de l’athlétisme et du rugby pour le quotidien L’Equipe de 1954 à 1982, Antoine Blondin n’a pas beaucoup traîné son humeur vagabonde du côté des terrains de tennis. En parcourant ses « Semaines buissonnières », je suis pourtant tombé sur quelques évocations de Roland-Garros, ses champions, son public, son ambiance… Et même si c’est court, ça n’en est pas moins fascinant.

Avec son œil caustique et son verbe incisif, Blondin donne corps à ce tennis en noir et blanc d’avant l’ère Open, que la plume lisse et consensuelle des historiens officiels du jeu, Bud Collins ou Gianni Clerici, a trop figé à force de complaisance fade. A l’opposé, le Roland-Garros d’Antoine Blondin fourmille, bouillonne, gronde… vit, tout simplement. Et, du même coup, se révèle terriblement moderne, au point d’inspirer le petit jeu que je vous ai initialement proposé, en vue de confirmer à quel point les parallèles passé / présent s’imposent d’eux-mêmes. Oui, la description de Lew Hoad évoque furieusement notre Rafael Nadal actuel, jusqu’au choix de l’animal totem figurant ses capacités athlétiques exceptionnelles (pour l’époque). Oui, le public français a toujours préféré les Poulidor aux Anquetil – n’en déplaise à Toni Nadal et autres adeptes de la victimisation à outrance. Et oui, l’élevage de joueurs en batterie d’Harry Hopman renvoie, pour le meilleur (l’efficacité) et pour le pire (l’inhumanité), aux grandes heures de Nick Bollettieri. Bienvenue à Roland-Garros en 1956. En tennis aussi, l’histoire est un éternel recommencement.

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« Il paraît que le joueur de tennis Hoad n’aime pas la France. Comme on le comprend, s’il la juge à travers le public ingrat de Roland-Garros. Sacrifiant tout à l’extérieur anglo-saxon, celui-ci n’a pu se déprendre l’âme des plus fâcheux ressorts latins. Il affectionne la faiblesse et le drame. Ce garçon, dont la santé et le mécanisme prodigieux paraissent à l’abri des aventures, l’offusque profondément. Son allure de taureau prompt à la charge énonce un nouveau règne, animal, et fige déjà dans le passé les plus récents de ses devanciers dans l’arène. Face à ce spectacle, le public parisien se révèle dans tout son conservatisme. Il accueille cette révolution avec un effroi bourgeois. Il la subit, à contrecœur, et espère, mais pas trop fort, sa chute à chaque assaut. Il prend son sang-froid pour de l’ennui et son mutisme pour de l’orgueil. Il prête, en revanche, toutes les séductions au héros cascadeur qui entamera cette citadelle.

L’autre soir, après que ces gentlemen se furent montés particulièrement odieux envers le jeune champion, je déambulais à travers les courts annexes, savourant la savante conquête de l’ombre sur ce labyrinthe de feuillages et de terres rouges, quand un petit rassemblement attira mon attention. Derrière un grillage, une poignée de connaisseurs au parler circonstancié appréciait un assez fabuleux dressage : Harry Hopman, comme il doit le faire sans doute sur tous les terrains du monde, donnait la leçon publique à deux de ses protégées, deux jeunes filles d’un gabarit de walkyrie, qui menaient de part et d’autre du filet un carrousel farouche autour de leur vieux maître.

Celui-ci, casqué d’argent, la lèvre mince, la voix brève, ordonnait le spectacle comme s’il eût détenu le nombre d’or, et sa raquette zébrait le crépuscule ainsi qu’une chambrière. Je ne pense pas avoir jamais vu spectacle aussi pénible que celui de ces joueuses, la poitrine bringuebalante, frappant la balle jusqu’à épuisement, avec des ahans de bûcherons, dans la direction de ce redoutable quinquagénaire. Cela dura des heures et l’on vit des visages, promis à une gracieuse fatalité, se crisper d’angoisse, des muscles se nouer, des jambes s’appesantir.

Ce régime, qui fut pendant des années celui de Lew Hoad, explique abondamment son comportement, qui tient à la fois de la bête de concours et de l’enfant délinquant en rupture de maison de redressement. Il plaide pour l’indulgence et je ne pourrai plus jamais apercevoir ses traits fermés sans qu’ils évoquent pour moi ceux de ces deux petites martyres crépusculaires, ses sœurs, les filles soumises. Pour Hopman, grand-père abusif dont on ne contestera pas sinon la science, du moins le caractère, il est justiciable de la moralité qu’une jeune personne tirait de cette séance : « C’est décidé. A partir de demain, je vais me mettre à faire des progrès au bridge. »

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123 Responses to Le tennis à la hussarde : Antoine Blondin

  1. Yasunari 18 décembre 2014 at 12:33

    Prem’s. Je me lance :
    Extrait 1 : X ne peut être que Nadal
    Extrait 2 : XX est peut-être le frère Davydenko.
    Extrait 3 : Si je ne me trompe pas sur XX, alors XXX pourrait être Nicolaï. Pour XXXX, je ne vois pas.
    J’avance tout ceci avec beaucoup de doutes.

  2. Patricia 18 décembre 2014 at 13:28

    Autant le premier est facile, autant pour le second il est difficile à cerner. Il pourrait concerner des juniors, plutôt des ovas (blondeur walkyrie), d’où j’imagine le Davydenko de Yasunari…. Surtout que le tennis à la russe je vois pas ça très joyeux. Je pensais aux Bondarenko (qui sont ukrainiennes), mais aucune idée de qui pourrait être leur coach. Papa ?

    Pour le régime de XXX, je pense Lendl, Ferrer, Davydenko parmi les plus notoires… sauf que bête de concours, à la rigueur, mais maison de redressement, ça évoque plus Tomic ou Gulbis. Sauf que le régime, y font pas. dur dur. Ou alors il faut passer à l’Ouest et c’est Agassi qui s’impose. Ouais, ça marche. Dédé.

    Pour le Papi fouetteur, je sèche. Autant les pères se sont illustrés en ribambelle dans l’exercice, autant les grands-pères sont restés plus discrets. Ou alors c’est métaphorique ? A l’inverse, le vieux coach sadique ça doit pas manquer.

  3. Patricia 18 décembre 2014 at 14:04

    Eh ben voilà, Valleverdu n’aura pas chômé longtemps : Berdych n’ayant pu dévoyer le Maître en retraite, il se rabat sur le sparring de Murray !

    Autre potin : Sock, faudra pas compter sur lui pendant un moment, il se fait opérer de la hanche comme Bernie l’an passé.

    Sinon, quand Llodra commente Tonton Toni à propos d’Amélie comme capitaine, il me fait marrer : il faut un homme pour dompter ces egos ? Ben à mon avis les filles ça doit être assez monstrueux. Bartoli et Cornet, c’est du poulet ? Escudé a deux mots à lui dire…

    • Nathan 18 décembre 2014 at 14:22

      remarque tout à fait juste.

  4. Skvorecky 18 décembre 2014 at 18:16

    X serait Nadal
    XX: Bollettieri
    XXX: Agassi
    XXXX: Aucune idée, ce qualificatif de « grand-père abusif » me laisse perplexe.

  5. Guillaume 18 décembre 2014 at 18:40

    Je vois que les devinettes laissent la plupart des 15lovers dubitatifs. Y’a pourtant de l’idée dans les propositions des 3 courageux qui se sont lancés… Ce qui ne veut pas dire que toutes les bonnes réponses ont été trouvées.

  6. Fred 18 décembre 2014 at 18:54

    Ben moi, j’aurais pas dis Nadal pour la un, ça me semble un peu trop gros comme piège… santé et mécanisme prodigieux? sang froid et orgueil? nan, c’est pas Nadal ça… Pour moi c’est Borg…

    Le deux, je pense que c’est le père Williams… Une seule raison qui me fait penser ça: la poitrine bringuebalante qui me fait automatiquement penser à Serena, je m’en fiche de tout le reste…

    Les autres, aucune idée…

    • Patricia 18 décembre 2014 at 22:39

      Moi aussi je trouvais ça suspect mais [Son allure de taureau prompt à la charge énonce un nouveau règne, animal, et fige déjà dans le passé les plus récents de ses devanciers dans l’arène] c’est pas très iceborg quand même. Et puis « il n’aime pas la France », wèf… En tous cas il était plutôt aimé il me semble. Qui d’autre en taureau prompt à la charge ? J’ai bien pensé Courier, mais il aime pas la France, lui ? Et puis le mutisme, ça va pas.

      Pour les Walkyries, Papa Williams a acheté un casque d’argent pour aller avec les bodys cotte de mailles ? ^^

      • Fred 19 décembre 2014 at 09:30

        C’est justement, c’est le coup du taureau qui me semble être un peu trop gros comme piège… Guillaume est beaucoup trop fourbe et malin pour que ça soit si simple… C’est mon côté parano qui parle…
        Bah le casque d’argent, c’est tout simplement des cheveux gris, nan? Et poitrine bringuebalante, je ne peux pas m’empêcher de ne penser qu’à Serena, désolé, grosse fixation…

  7. Elmar 18 décembre 2014 at 19:34

    Alors comme ça, à la première lecture,

    X, j’aurais dit Becker.
    XX, j’aurais dit Bollettieri jusqu’à ce que je lise quinquagénaire… Bollettieri il doit bien avoir 75 balais maintenant. 83 me dit wikipédia à l’instant. Donc un quinqua à la philo proche du vieux Nick… euh… Brad Gilbert?
    XXX, du coup ça peut rester Agassi. Mais le coup des deux soeurs? Safin?
    XXXX, vieux et justiciable? de Camaret? Bon, je doute que Guillaume fasse de la promo pour ce sinistre personnage. Grand-père? C’est peut-être Bollettieri cette fois.

    • Guillaume 18 décembre 2014 at 19:50

      Ne bloquez pas trop sur les âges : les extraits ne sortent pas d’une publication d’actu.

  8. Sam 18 décembre 2014 at 20:39

    Je comprends rien…C’est un quizz ?

    • Guillaume 18 décembre 2014 at 20:57

      Ouaip. Faut trouver de quel joueur/entraîneur on parle.

      • Sam 18 décembre 2014 at 21:04

        C’est vachement dur.

        • Guillaume 18 décembre 2014 at 21:14

          Meuh non.

          • Sam 18 décembre 2014 at 21:28

            Attends, des quinqua casqués argent lèvres minces voix brèves avec des raquettes, c’est facile ça ?

            • Sam 18 décembre 2014 at 21:30

              Après ça on s’étonne que 15L soit taxé d’élitisme !

              • Guillaume 18 décembre 2014 at 22:06

                Allons allons, les descriptions ne t’évoquent vraiment personne ?

  9. William 18 décembre 2014 at 22:14

    Salut à tous ! Je profite de ce quizz capilotracté pour vous souhaiter à tous de bonnes fêtes ! Pas trop le temps de poster en ce moment…

    Sinon :

    X : Fognini ?
    XX : Richard Williams ou Nick Bolly (bully) ?
    Vin Diesel : aucune idée !

    Et bravo à Elmar Perec pour son morceau de bravoure !

  10. Sam 18 décembre 2014 at 22:18

    Guillaume, spontanément, la première m’a évoqué Sam Querey. J’ai pas le niveau.

    Je vais faire mon propre Quizz.

    • Guillaume 18 décembre 2014 at 22:21

      Un « taureau » dont le public de Roland-Garros « attend la chute », ça te fait penser à Tête d’ampoule ?

      La bière au maroilles aurait-elle de drôles d’effets secondaires ?

  11. Patricia 18 décembre 2014 at 22:53

    J’essaie de revenir sans a priori temporel sur l’énigme.
    L’extrait 1 pourrait désigner bien coller avec Lendl en mal aimé, la nouvelle ère…. Les méthodes glaciaires façon rideau de fer avec chambrière m’avaient fait d’ailleurs fait penser à sa mère, tout comme les « traits fermés » au visage riant de l’idole d’Ivan. (Parce que bon, c’est le détail qui va pas trop avec Dédé, ça.)

    Bollietieri Papy abusif j’y ai pensé, dans le sens où il est vraiment vieux et a la dimension d’exploiteur dans la relation avec Dédé.

  12. Sam 18 décembre 2014 at 23:07

    Ou un rébus. C’est bien les rébus.
    Mon premier est un avion de guerre bien connu des amateurs d’avions de guerre, de chez Dassault
    Mon deuxième est une locution enfantine pouvant exprimer le caprice ou l’obstination
    Mon troisième est nécessaire au carrelage
    Mon tout est un joueur de tennis espagnol assez connu.

    • Ivan 19 décembre 2014 at 12:46

      Rafale Caca Portuguais? Connais aucun joueur de ce nom là.

      • Kaelin 20 décembre 2014 at 18:10

        warf!!!!!!!!!!!

  13. Patricia 18 décembre 2014 at 23:14

    Potin tennis : Galo Blanco entraîne Khachanov (il entraînait Melzer après avoir été remercié par Raonic), Richard qui a tapé avec lui en pense grand bien.

    • Sam 18 décembre 2014 at 23:17

      Non ! C’était Rafael Nadal! Perdu !

      • Patricia 19 décembre 2014 at 18:19

        Ah, Sam, tu me taquines, je sais bien… mais je profite de l’occasion pour vous gaver : à Barcelone, Richard a tapé avec Granollers et Khachanov (ça devait être Robredo mais il est blessé), ensuite il est allé au trip maso chez Nadal, où dans un hangar non chauffé ils ont tapé des heures comme des malades et dans la joie, comparant crevasses, ampoules et stigmates avec Tonton Toni qui a bien charrié sur la Coupe Davis.

        • Sebastien 19 décembre 2014 at 20:16

          En hurlant des hommages à Mauresmo ?? lol !!

    • Patricia 18 décembre 2014 at 23:19

      Quant à lui, s’il survit aux entraînements que lui concocte Bruguera, je pense que ça va être très intéressant l’an prochain…

      • Patricia 18 décembre 2014 at 23:22

        On apprend aussi dans l’Equipe que juste avant son opération de l’appendice, Nadal s’est détendu en remportant un tournoi de golf (champion des Baléares) avec son beauf.

  14. Kaelin 19 décembre 2014 at 03:49
  15. Guillaume 19 décembre 2014 at 11:08

    Oubliez vos a priori, je ne suis pas l’auteur de ces lignes :)

    Pour moi, le premier para évoque furieusement Rafael Nadal. J’ajouterais même qu’à la lecture de la dernière phrase « Il prête, en revanche, toutes les séductions au héros cascadeur qui entamera cette citadelle »… je visualise immédiatement Robin Soderling, passé de Superconnard à super populaire en l’espace d’un seul match.

    Quant au papy tyrannique qui fait faire des gammes sans fantaisies à deux gamines dociles, j’ai voté Nick Bollettieri.

    J’attends que d’autres votants sortent du bois (Rémy, tu es perdu dans les limbes du Rysc final ? Les ardents débatteurs du Federer-plus-grand-joueur-de-tous-les-temps sur les articles de Davis précédents ?) et je vous explique tout.

    • Sebastien 19 décembre 2014 at 20:19

      Je pense que Soderling est au tennis ce que Bruce Willing est au cinéma : un sauveur du monde. Il a accompli le miracle que d’innombrables millions de gens attendaient et libéré Roger de sa prison aux murs de lift.

      • Sebastien 19 décembre 2014 at 20:22

        Willis^^

  16. Remy 19 décembre 2014 at 11:41

    Faut que je trouve un peu de temps et de l’inspiration pour cloturer le RYSC.

    Le premier paragraphe me fait très (trop?) penser à Nadal.
    Pour le reste, je sèche.

  17. Ivan 19 décembre 2014 at 13:02

    Donc en 1: Lendl. A part la phrase sur le taureau tout semble correspondre.
    2: Bollettieri. J’ai un gros doute. Il a entraîné les soeurs Williams?
    3: Agassi?

  18. Le concombre masqué 19 décembre 2014 at 15:47

    1.Nadal ou on nous prend pour des cons.
    2.Bollettieri
    3.Agassi
    4.Le père d’Agassi

  19. Le concombre masqué 19 décembre 2014 at 16:00

    et supprimez le compte d’Ivan.
    C’est vraiment ma blague préférée sur ce forum.
    Dans mone sprit, Ivan tu devrais avoir un anorak orange avec une capuche trop serrée, et, après chacune de tes interventions on devrait supprimer ton compte.

    Tu peux compter sur moi pour ponctuer chaque suppression par un « Oh my God, they killed Ivan ».

    • Guillaume 19 décembre 2014 at 16:23

      Oh pitain Concombre !

    • Sebastien 19 décembre 2014 at 20:13

      You bastards!

  20. Colin 19 décembre 2014 at 19:36

    X c’est Nadal, d’évidence.
    XX m’a évoqué Tarpischev et deux -ova
    XXX et XXXX m’évoquent Tomic et son père.

    Guillaume, tu nous expliqueras où tu as pêché ce texte j’espère

  21. Sebastien 19 décembre 2014 at 20:15

    Beaucoup, beaucoup trop dur pour moi. Je ne trouve rien ! C’est un chef d’oeuvre de perversité ce quiz ! J’attends avec hâte les réponses !

  22. Sam 21 décembre 2014 at 13:25

    ######RéBuze######

    Mon premier est le liquide présent entre les oreilles de Mickael Llodra
    Mon second est un objet qui peut indifféremment servir à étouffer ou pendre Mickael Llodra
    Mon tout est un abruti machiste qui commence toutes ses phrases par « avec mon jeu d’attaquant »

    Réponse : Mickaël L’eau Draps !

    http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/-je-ne-vois-pas-amelie-faire-ca/522772

    • Colin 21 décembre 2014 at 19:07

      Excellent, mais il te manque un (vrai) premier, je suggère : « Mon premier est le prénom de Mickaël Llodra ».

      • Yasunari 22 décembre 2014 at 09:54

        Ou alors :
        mon premier est la première syllabe du prénom de Mickaël Llodra
        mon deuxième est la seconde syllabe du prénom de Mickaël Llodra
        etc.

  23. Le concombre masqué 22 décembre 2014 at 11:18

    Mon premier est une crotte de nez.
    Mon deuxième est un département du sud de la france
    Mon troisième est le cri d’attaque du fils de Crao.

    • Le concombre masqué 23 décembre 2014 at 11:17

      Mickey, l’Aude Rhaaaaaa!

  24. Le concombre masqué 22 décembre 2014 at 11:23

    Mon premier est la marque de cigarettes des légionnaires français envoyés en Indochine.
    Mon deuxième est la première lettre de l’alphabet.
    Mon troisième vous salue en Angleterre.
    Mon quatrième est l’abbréviation des directives régionales d’aménagement.

    • Sam 22 décembre 2014 at 17:25

      Mickael Llodra !

      • Le concombre masqué 23 décembre 2014 at 11:18

        Mic A hello DRA

  25. Le concombre masqué 22 décembre 2014 at 11:25

    Mon premier est le plus petit des anges de dieu.
    Mon deuxième se trouve dans un lit.

    • Le concombre masqué 23 décembre 2014 at 11:18

      Michaelo Draps

  26. Le concombre masqué 22 décembre 2014 at 11:28

    Mon premier est une note de musique
    Mon deuxième est une lettre de l’alphabet
    Mon troisième est une lettre de l’alphabet
    Mon quatrième est une lettre de l’alphabet
    Mon cinquième est une ville du Cashemire

    • Sam 22 décembre 2014 at 15:41

      Novak Djokovic.

      • Le concombre masqué 22 décembre 2014 at 16:13

        Mon premier est en mie
        Mon deuxième est un cas
        Mon troisième est une aile
        Mon quatrième est une ode
        Mon cinquième est un rat

        • Sam 22 décembre 2014 at 17:25

          Mickael Llodra !

          • Sam 22 décembre 2014 at 17:25

            Ca y est, j’ai compris !

            • Guillaume 22 décembre 2014 at 18:56

              Michael Llodra !

      • Le concombre masqué 23 décembre 2014 at 11:18

        mi K L O Dras

  27. Antoine 22 décembre 2014 at 15:49

    Il n’y a que 4 noms à trouver. Putain, j’ai eu une chance !

    Cela me parait fastoche, allons y :

    X : Dingue, j’ai reconnu le Rafa ! Ya quand même pas deux joueurs qui ressemblent à un taureau, pas vrai ?

    XX: Cela pourrait être ce connard de Bollitieri mais il ne fout jamais les pieds à Roland Garros. Peut être Moratoglou..Voilà, je vote Moratoglou.

    XXX: Agassi, pas vrai ?

    XXXX: Surement l’affreux Ivan !

  28. Guillaume 22 décembre 2014 at 18:57

    Aaah Antoine est passé. J’avais peur qu’avec les fêtes tu ne rates ce papier, qui devrait tout particulièrement t’intéresser.

    Je reviens sous peu avec l’explication.

  29. Guillaume 22 décembre 2014 at 20:24

    Bon, le temps des réponses est venu. Merci aux quelques curieux qui ont joué le jeu – c’était bien de cela dont il s’agissait.

    Comme je vous le disais, ce court texte n’est pas de moi. L’auteur est plus connu pour ses créations littéraires avec Un singe en hiver ou L’humeur vagabonde, et ses escapades cyclistes et rugbystiques. Mais au gré de ses pérégrinations pour L’Equipe, Antoine Blondin a deux ou trois fois été se balader à Roland-Garros, et en a tiré les quelques observations ci-dessus.

    Si je vous dis Blondin, vous aurez de vous-mêmes déduits que les personnages ici décrits ne sont pas nos champions actuels, et nous renvoient à un temps que seul Antoine a connu, celui du tennis amateur, de l’entrée gratuite sur les Grands chelems et des archives vidéos quasiment inexistantes. Alors, vieux, dépassé, éloigné de nous, le printemps 1956 ? Nos réponses à ce quizz disent le contraire…

  30. Guillaume 22 décembre 2014 at 20:26

    Ce qui nous donne donc :

    - « Ce garçon, dont la santé et le mécanisme prodigieux paraissent à l’abri des aventures, l’offusque profondément. Son allure de taureau prompt à la charge énonce un nouveau règne, animal, et fige déjà dans le passé les plus récents de ses devanciers dans l’arène. » Comme l’ont noté certains d’entre vous, cela paraît tellement gros que l’on hésite à avancer le nom de Rafael Nadal. D’autant plus que le public parisien ne l’aime guère et s’amourache de tout David capable de faire trébucher Goliath… comment ne pas visualiser Robin Soderling ? Alors qui pour incarner ce Rafael Nadal d’avant l’heure, ce champion des 50′s dont la puissance physique ringardise autant ses prédécesseurs que ses contemporains ? Il s’agit en réalité d’une description de l’Australien Lew Hoad, passé à un match du Grand chelem calendaire en 1956 (finaliste à l’US et vainqueur des 3 autres GC), mais à la carrière tronçonnée par de nombreuses blessures – ça vous rappelle quelqu’un ?

    - « Derrière un grillage, une poignée de connaisseurs au parler circonstancié appréciait un assez fabuleux dressage : XX, comme il doit le faire sans doute sur tous les terrains du monde, donnait la leçon publique à deux de ses protégées, deux jeunes filles d’un gabarit de walkyrie, qui menaient de part et d’autre du filet un carrousel farouche autour de leur vieux maître.
    Celui-ci, casqué d’argent, la lèvre mince, la voix brève, ordonnait le spectacle comme s’il eût détenu le nombre d’or, et sa raquette zébrait le crépuscule ainsi qu’une chambrière. Je ne pense pas avoir jamais vu spectacle aussi pénible que celui de ces joueuses, la poitrine bringuebalante, frappant la balle jusqu’à épuisement, avec des ahans de bûcherons, dans la direction de ce redoutable quinquagénaire. »

    Idem, le parallèle m’a semblé flagrant avec l’élevage industriel de cogneurs sans âmes installé sur les circuits ATP et WTA par GI Nick Bollettieri à partir des 80′s. Il est en réalité ici question d’Harry Hopman, « le sorcier » australien qui produisit des serveurs-volleyeurs en batterie dans les années 50 et 60, au point de dégoûter à l’époque le public de ce style de jeu (curieuse pirouette de l’histoire quand aujourd’hui on se damnerait pour un seul Pat Rafter). L’instruction militarisée n’a pas été inventée par Bollettieri.

    -« Ce régime, qui fut pendant des années celui de XXX, explique abondamment son comportement, qui tient à la fois de la bête de concours et de l’enfant délinquant en rupture de maison de redressement. Il plaide pour l’indulgence et je ne pourrai plus jamais apercevoir ses traits fermés sans qu’ils évoquent pour moi ceux de ces deux petites martyres crépusculaires, ses sœurs, les filles soumises »
    Je me permets une pirouette sur cet extrait 3. Il y est toujours question de Hoad, l’élève, et Hopman, le maître. Mais le comportement excessif et vaguement animal du joueur une fois sur le terrain m’a de nouveau fait penser au taureau de Manacor, et la relation ambigüe tissée dès son plus jeune âge avec Toni, oncle pas débonnaire qui donne l’impression d’avoir joué au docteur Moreau avec son propre neveu.

    De vous avoir proposé ce texte sous forme de quizz m’a permis de constater que je n’avais pas été seul à être frappé par, finalement, les similitudes entre le tennis de Blondin et celui que nous connaissons. Le matériel évolue, la préparation progresse, les structures se perfectionnent mais, dans le fond, les champions actuels et leurs staffs ne font que recycler des méthodes déjà éprouvées par d’autres.

  31. Guillaume 22 décembre 2014 at 20:30

    Ah oui : il ne me reste qu’à vous suggérer de rafraîchir la page pour relire le texte débarrassé des artifices du quizz.

  32. Patricia 22 décembre 2014 at 21:33

    Bien joué Guillaume, très intéressant tout ça ! Je me suis demandé si le Casque d’Argent avait quelque chose à voir avec la Hopman Cup, eh oui, c’est bien ça !
    J’ai lu aussi qu’il avait amené 16 fois les Australiens à la victoire en Coupe Davis, et qu’il coache Maureen Connolly l’année où elle réalise son grand Chelem.
    Il a un bon CV, le prototype de Nick.

  33. Nathan 23 décembre 2014 at 10:51

    Je ne savais pas du tout que Blondin avait écrit sur le tennis. J’avais cherché un peu partout parmi les écrivains qui s’étaient intéressés à la chose tennistique. J’avais pensé à un moment à Grozdanovitch, même si je ne reconnaissais pas son style, par le fond qui se dégageait du texte. En tout cas, très intéressant. Rien de nouveau sous le soleil, pourrait-on dire. Le même phénomène de fond sous des apparences diamétralement opposées.

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