La couleur de Séville

By  | 20 septembre 2014 | Filed under: Bord de court

On se dit amateur de tennis, et ce n’est pas complètement faux. On se croit grand consommateur – et c’est exagéré. Des images sur internet ou à la télé, et puis surtout des mots: de Tennis magazine et L’Équipe quand on était enfant, aux blogs et à Twitter aujourd’hui. Des mots qui forment un commentaire infini, si plaisants à lire ou à écrire, mais qui menacent de se superposer à la réalité du jeu. Que de grands matchs n’a-t-on pas vécus après-coup, dans un compte-rendu de journal, en commençant bien sûr la lecture par la ligne du score ! Mais un coup gagnant peint dans les traits vifs d’un grand style vaudra-t-il jamais l’original ?

Alors quoi ? S’abonner à une chaîne de sport pour améliorer le quotidien saccadé et flou du streaming ? Se payer un séjour dans un jardin londonien ou à la Porte d’Auteuil (vendre un organe, flinguer les vacances en famille, et se mettre à dos un patron hostile aux congés hors mois d’août) ? Et puis, en flânant ici et là, on tombe sur de drôles de récits, voire des récits drôles, quoique à la limite de l’expérience paranormale : il existerait un circuit de tennis où participeraient grosso modo les joueurs de la deuxième page du classement ATP. Aucune star, mais un bon niveau. Et il y aurait même des gens qui suivraient l’actualité de ces tournois semaine après semaine ! Les Challengers, que ça s’appelle. Comment ? Il pourrait y en avoir près de chez moi ? On consulte le calendrier et la lumière se fait. « Le challenger de Séville aura lieu du 6 au 13 septembre. » Alors on cède à la curiosité : rendez-vous est pris pour voir. Du tennis. Pour de vrai.

DoubleJ1

Séville, comme d’autres cités espagnoles en ce début de siècle, a nourri des rêves de grandeur sportive. Deux finales de Coupe Davis et un championnat du monde d’athlé ont eu lieu dans le hideux stade olympique, lui-même édifié au cœur des ruines plus ou moins désaffectées d’un rêve urbain essoufflé – l’Exposition universelle de 92. Une candidature à l’organisation des JO, vite évincée au profit de Madrid, fut la dernière folie d’une ville pourtant sans infrastructures dignes de ce nom. A l’opposé de ces projections pharaoniques, le Real Club de Tenis Betis, où se déroule le Challenger, loge dans un quartier résidentiel bourgeois, le Porvenir, situé non loin des réussites architecturales de l’autre grande Exposition, celle de 29.

En entrant dans le stade, en cette fin d’après-midi d’été, on aperçoit justement une des tours de la majestueuse Place d’Espagne. Puis, ce qui frappe le regard, c’est la couleur. On connaît la terre ocre de Paris, la har-tru verte des Etats-Unis. Il y eut la terre bleue de Madrid, aujourd’hui reléguée aux oubliettes. En Andalousie, la terre battue s’appelle de toute éternité el albero. On y célèbre les corridas dans des arènes bruyantes; on y marche, éreinté de chaleur, entre les chapiteaux des Férias. Et c’est sur cette terre, jaune, que se dispute la Copa Sevilla. La chanson dit vrai : Séville a une couleur spéciale.

Les installations me semblent succinctes : un court central avec tribunes sur deux côtés, deux courts adjacents, et c’est tout. Ah si, j’oubliais le point focal de tout lieu public espagnol qui se respecte : le bar, où la Cruzcampo ne cesse de couler et où l’affluence est souvent plus importante que celle des matchs. On ne croirait pas qu’un tournoi de tennis professionnel est en train de se dérouler. J’ai dû me tromper de stade. Ou de date. Ces joueurs sont certainement des amateurs de bon niveau, voilà tout. Euh… De très bon niveau, même ! Et ce grand blond un peu maigre, ne ressemble-t-il pas à Gimeno-Traver ? Pas que je le connaisse bien mais sa photo est partout ! Non, non, pas d’erreur, c’est bien là. Cette ambiance détendue, cette modestie, siéent bien à cette ville où se respire une certaine douceur de vivre.

Le marketing, en revanche, est hyperbolique, du moins sur le papier. L’affiche de l’édition 2014, qui comme il se doit n’a aucune peur du ridicule, vante ce tournoi comme étant « la catedral del tenis ». Et Wimbledon, c’est un presbytère ? On pourra lire aussi, sur le site officiel ou ailleurs, des classements qui semblent tomber à point pour valoriser l’événement : « le cinquième meilleur tournoi espagnol », le « quatrième mieux doté » (car El Espinar, à Ségovie, pourtant plus renommé, n’offre pas plus d’argent ni de points). Au moment de la cérémonie de remise des prix, la Copa Sevilla sera encore qualifiée de « meilleur Challenger espagnol sur terre battue ». Impressionnant, non ? Comment ça ? Vous avez mauvais esprit et vous vous demandez s’il ne s’agirait pas du seul de son genre ? Gagné : il n’y a que deux Challengers espagnols dans le calendrier. Et l’autre, Ségovie donc, se joue sur dur.

Les joueurs inscrits au tournoi sont venus par délégations. En dehors des locaux qui occupent plus de la moitié du tableau, on trouve des Néerlandais, des Français, des Italiens. Soyons honnêtes, je ne connais pas grand monde. Mais les spectateurs sont parfois chanceux : lors de l’édition 2001, ils avaient pu voir évoluer un futur grand tel que Rubén Ramírez-Hidalgo, ainsi que d’autres jeunes un peu moins connus, comme on peut le constater sur le tableau…

En 2001, Marc Lopez était TS 1... en simple

En 2014, l’organisation a choisi de nous vendre deux joueurs en particulier : Daniel Gimeno-Traver et Pablo Carreño Busta. Gimeno - aucun lien - a en effet remporté les trois dernières éditions du tournoi ; s’il gagne cette année encore, il égalera le record de victoires consécutives dans un Challenger, détenu pour l’instant par le seul HT Lee à Séoul ! Gros titres en perspective ! Quant à Carreño, surnommé « le prince » sur une affiche, il porte sur ses épaules le lourd statut de favori du tournoi, car il est le seul membre du Top 100 à y prendre part. Il est connu pour être jeune, gagner plein de Challengers, mais il est d’abord présenté comme le joueur qui a affronté Federer au premier tour de Roland-Garros 2013. Bref, c’est un peu comme si le Suisse en personne était venu taper des balles à Séville ! La photo de leur poignée de main d’après-match est d’ailleurs affichée sur les murs du club. Le score, bizarrement, n’est pas indiqué.

Et le jeu, dans tout ça ? J’y viens.

Mardi, tauromachie

Après avoir loupé la première journée du grand tableau (il y avait aussi les qualifs le week-end, mais l’ethnologie a des limites), je me rends pour la première fois dans ces arènes de terre jaune, pensant bien assister à quelque mise à mort.

Je m’installe devant un match de double sur le court nº3, qui intéresse une quinzaine de spectateurs, ramasseurs, juges de ligne et arbitre inclus. Contrairement au court nº2, il y a tout de même la possibilité de voir le match non pas debout derrière le grillage, mais assis sur une chaise surplombant le terrain.

Il s’agit d’un match France – Espagne, qui n’est pas fait pour corriger nos idées reçues. Si les Espagnols sont rivés en fond de court d’où ils liftent tout ce qu’ils peuvent en criant fort, la paire française cherche le filet en permanence. Jonathan Eysseric et Pierre-Hugues Herbert, car ce sont eux, mènent au score mais ont des difficultés à conclure. En simple, Eysseric a sorti le cadet des Melzer le matin même, tandis qu’Herbert est déjà éliminé. Eysseric m’est sympathique d’emblée par son grand sourire décontracté qui cache des nerfs à fleur de peau. C’est son équipier qui enfile le costume de leader sur le terrain avec son service et sa volée, mais c’est lui qui vit le plus le match. Il parle, il peste, il fait taire des jeunes filles qui gazouillent aux abords du court. Et se fait breaker en servant pour le match, après avoir mené 40-0. On comprend qu’il s’autorise quelques commentaires urbanistiques entre deux points :

« Mais j’y vois rien avec cet immeuble blanc de meeeeeeerde! »

Le putain d'immeuble blanc de merde

Le « putain d’immeuble blanc de merde »

Je me demande qui joue le rôle du taureau sur l’albero. Si ce sont les Français, qui se défendent comme ils peuvent des banderilles reçues au filet. Ou si ce sont les Espagnols, qui montrent leurs gros bras, se refusent à perdre le match, et remontent au score. Il est 20h00, le super-tie-break est sur le point de commencer, et la tension est palpable sur le visage des trois spectateurs du match, quand soudain… je fais faux bond aux Frenchies pour aller voir ce qui se passe sur le court nº1.

Car sur le court nº1, c’est peut-être la légende qui s’écrit. Certes, ce n’est pas Rod Laver en 1969, ni Sampras en 2000. C’est Gimeno-Traver. Mais s’il souhaite entrer dans l’Histoire, l’Histoire, elle, n’a pas l’air tout à fait d’accord. Je me suis rendu précipitamment à ce match par crainte qu’il ne se termine trop vite. Le score est de 6-0 dans le premier set, et break dans le deuxième… le tout en faveur de son adversaire! Ce dernier, Daniel Muñoz de la Nava de son petit nom, ne fera pas de cadeaux et s’ouvrira le chemin vers la victoire à coup de lifts consciencieux, Gimeno commettant faute sur faute. On s’ennuie franchement. Curieusement, le super-tie-break du double, commencé tout à l’heure, n’est pas encore terminé ! Il n’est pas trop tard pour courir voir les Français l’emporter 11-9, sous les yeux d’un nouveau venu. Un grand mince, à la blondeur angélique, et à la petite voix. Son match de simple commence d’ici une demi-heure. C’est Pablo Carreño.

Le temps de faire des réserves de bière et de sandwichs au stand, et la night session débute. Carreño, encore plus favori du tournoi depuis la raclée de Gimeno et l’élimination de trois autres têtes de série, joue contre un certain Jordi Samper. Vu les classements respectifs (70e contre 250e), on peut craindre un non-match. Peut-être influencé par l’entraîneur de Samper qui fait du coaching à trois sièges de moi, ou habité malgré moi par le tropisme des publics de tennis pour les outsiders, je souhaite assister à une surprise.

C’est mal parti pour. Carreño débute le match en douceur, sauve une balle de break, puis met un petit coup d’accélérateur sans avoir l’air d’y toucher. Le revers de Jordi Samper, d’un an plus âgé, est faiblard, même si son slice ne marche pas trop mal sur une surface qui prend bien les effets. Il est nerveux, parle beaucoup, et tourne dès que possible autour de son revers pour lâcher de gros coups droits liftés en dépensant beaucoup d’énergie. Pas assez pour gêner un tennis fluide, aux coups plus rasants, ponctué d’amorties et de montées au filet pour conclure les points. 6-3 Carreño, qui, mené 2-0 dans le deuxième set, débreake blanc grâce à quatre winners inspirés. Tout au bord du court, j’apprécie à sa juste valeur le kick parfois insensé de ses deuxièmes balles.

Carreño est à l’aise ce soir, peut-être trop. Il a une certaine nonchalance et laisse son adversaire placer quelques coups de cornes qui prolongent le match. Les échanges deviennent spectaculaires, et c’est Samper qui les gagne de plus en plus souvent, claquant au passage quelques passings inspirés. Alors que la buvette derrière les gradins ne désemplit pas, que des cris d’enfants nous parviennent depuis un terrain de sport dans l’enceinte, que les deux joueurs, donc, se concentrent dans une ambiance qui confine à la fête foraine, Jordi Samper égalise à un set partout après avoir réalisé le break décisif d’un coup droit gagnant au ras du filet qui a fait se lever les quidams.

Le match devient particulièrement intéressant, intense, dans le troisième set. Carreño sent le danger, se parle de plus en plus: « Pablo, no, Pablo ! », se lamente-t-il. Au bout d’un jeu long de 10 minutes où il breake – break décisif, pense-t-on – il lâche son premier « Vamos ! » Mais Samper ne tarde pas à revenir au score. Le jeu est désormais prenant, les coups gagnants se multiplient. Le sentiment que quelque chose est en train de se passer sur le court, la détermination des joueurs tendus vers leur but, sont tangibles. Chaque spectateur le ressent d’autant mieux que le bar derrière nous a fermé et que le clan des buveurs, faisant silence, s’est rapproché afin d’assister à ce final. Il n’y a plus de bruit que le choc des balles au sol et contre les cordages. Je suis heureux de voir ça, sans intermédiaire, sans filtre. Vivre ce match est grisant, à moins que ce ne soient les – nombreuses – bières qui commencent à faire effet. J’hésite à souhaiter la même issue qu’en début de match: il serait bien de revoir jouer Carreño. Le directeur du tournoi, quant à lui, doit trembler. Quand on organise une corrida, on n’espère pas la défaite du torero.

Carreño

Pablo Carreño dans les couleurs du Betis

C’est ainsi que l’on en arrive au tie-break. Et Samper, après tout le chemin parcouru, se rate. Carreño, menant 4-1 sans avoir pris aucun risque, lâche ses coups et obtient 5 balles de match. Mais, alors qu’on se croyait proche du générique de fin du thriller, un ultime rebondissement. Carreño rate les deux premières occasions sur son service. Les deux suivantes s’envolent avec deux services gagnants. Et la cinquième, c’est au bout d’un échange intense, le plus disputé du match, le plus brillant de la part de Samper – car il faut le faire pour réussir à ce moment-là du match un tel coup droit décroisé gagnant – qu’elle disparaît à son tour. Retenez votre souffle, nous voilà à 6-6 ! Puis, c’est encore Carreño qui obtient la balle de match suivante. C’est presque tout. Le show se termine sur un couac en guise d’estocade : une balle de Samper, longue, n’est pas annoncée dehors par le juge de ligne, mais Carreño s’arrête de jouer, et l’arbitre confirme la faute. Le public semble se demander un instant si le match est vraiment terminé. Enfin, des applaudissements nourris emplissent l’air nocturne. Il est 23h30.

Mercredi, 3 jeux sur tapis vert

J’apprends que Gimeno-Traver et Muñoz de la Nava, adversaires hier (j’espère que vous suivez !), sont partenaires de double, et qu’ils ont déclaré forfait. Soit Gimeno est blessé, et le score sec de la veille s’explique (mais aucune information n’est sortie). Soit… soit il n’a plus envie de jouer avec ce sale type qui manque de savoir-vivre et n’hésite pas à l’humilier quand ils se jouent. C’est vrai : peut-on être amis et s’infliger des roues de bicyclette devant témoins, comme si de rien n’était ?

J’arrive au stade tout juste pour voir Lorenzo Giustino opposé à David Vega Hernández. Alléchant, n’est-ce pas ? Sont-ils des joueurs de la « deuxième page » ? Non, cherchez-les à la quatrième, voire la cinquième ! Giustino est un Napolitain de 23 ans ; Vega, originaire des Îles Canaries, a 20 ans – il est le plus jeune joueur du tournoi et dispute là un de ses premiers Challengers. Afin de me persuader de regarder ce match, je me dis que j’ai peut-être sous les yeux deux grands espoirs. Mais après le tie-break du premier set, le spectacle commence à me lasser. Comment le décrire ? Ah oui, j’y suis : deux gros bourrins qui liftent jusqu’à ce que mort s’ensuive. Fort heureusement, le déroulement du match compensera la pauvreté du contenu, et mort s’ensuivra. Prêtez attention.

Comme Vega a remporté le premier set, et qu’il semble prendre plus souvent l’initiative du jeu, je le soutiens sans failles dans le deuxième set, espérant surtout que ça se termine vite. Mais Giustino breake et rebreake. Que le troisième set soit bref, au moins ! Sauf que ce troisième set tarde à commencer : Vega n’a plus qu’un break de retard. Quand l’Italien sert pour le set une deuxième fois, le niveau s’élève brusquement ; on voit le jeu gagner en intensité et le lift remplacé par des coups plus tranchants, à la recherche du K.O. Après quelques minutes de grâce, Vega débreake, et l’affrontement reprend le sillon creusé depuis près de deux heures et demie maintenant. Je suis hanté : le lift, le lift, le lift, le lift.

Comme on pouvait s’y attendre, Giustino remporte malgré tout le tie-break qui suit et nous emmène au troisième set. C’est alors que quelque chose vient briser cette mécanique infernale. Le Napolitain, qui mène 2-1, se tord de douleur au milieu d’un échange, entre deux patates de coups droits qu’il commence à balancer sans se poser de questions, rompant le pacte tacite des échanges liftés à l’infini. Et alors qu’il convertit une balle de break pour mener 3-1, il s’effondre en plein milieu du court. Foudroyé par des crampes, il ne peut se relever, quand c’est pourtant à son tour de servir.

Lorenzo Giustino soigné pour des crampes au milieu de son match

Lorenzo Giustino soigné pour crampes

Le scénario bascule, par petites touches, dans le surréalisme le plus complet. Car l’arbitre annonce au micro que Giustino déclare forfait pour le prochain jeu, et qu’il ne mène plus que 3-2! En effet, le règlement stipule qu’on ne peut demander une pause médicale pour des crampes. Si un joueur choisit néanmoins de voir le kiné, il perd un point toutes les 25 secondes. Ce règlement n’ayant jamais été, à ma connaissance, appliqué au plus haut niveau, il était inconnu du public abasourdi.

Les soins durent, durent. Et brusquement, le score est de 4-3 pour Vega, ce qu’annonce l’arbitre au beau milieu du brouhaha! Ce sont trois jeux entiers que l’Italien a vu s’envoler en cinq minutes, se retrouvant même breaké sans jouer. Ça fait cher le massage. Et le jeu reprend, avec un Giustino qui tente le tout pour le tout au deuxième coup de raquette. Cette tactique n’étant pas au point dès la reprise, le jeune Vega mène désormais 5-3 après avoir gagné son deuxième jeu réel du troisième set.

Ce n’est pas fini. Bien que Giustino soit réduit, à un moment donné, à servir littéralement sur une jambe, il exécute quelques coups droits croisés léthaux et mène 40-0. Mais, au service suivant, un juge de ligne crie un « Foot fault » du plus bel effet, qui transforme d’ailleurs le point en double-faute. Ça y est ! On est devant Fognini – Montañés ! C’est l’acmé du match. Après cela, quoi de plus normal que l’Italien tienne son service, débreake quand Vega sert pour le match, et tienne encore le jeu suivant ! Au commencement de l’inévitable tie-break final, on pense ne plus pouvoir être surpris par quoi que ce soit que ce match puisse produire, quand Vega glisse en bout de course, chute, et se fait mal, au poignet semble-t-il. On se demande alors si les joueurs ne vont pas se départager en handisport, mais le match n’ira pas plus loin dans l’absurde. L’Italien mène 4-2 puis aligne cinq tristes fautes directes, jetant l’éponge au bout de 3h20 de match. Vega exulte en lâchant des cris de joie délirante. La poignée de main est glaciale.

Après toutes ces émotions, c’est au double de prendre le relais, retardé de deux heures. En ce jour de quart de finale de basket, la France est à nouveau opposée à l’Espagne, défendue par Carreño et Roberto Ortega-Olmedo, bourreau d’Herbert la veille. Carreño est le seul présent à être encore en course pour le simple. Il y a un hic pour les joueurs locaux : le service de P2H - qui, curieusement, multiplie les lancers de balle ratés, s’exclamant ainsi « Pardon » jusqu’à trois fois dans le même jeu – le service d’Herbert, disais-je, leur est aussi illisible qu’une page de Finnegans Wake, tandis que celui d’Ortega est malmené en permanence. Cet Ortega a un revers à une main, et n’est pas malhabile au filet, mais il est le plus petit des quatre joueurs. Le jeu, comme souvent en double, est agréable à suivre, direct, spectaculaire.

Obtenant le break au début de chaque set, les Français règlent l’affaire proprement en deux manches. Je me dis que le précepte de « monter plus souvent à la volée », que les commentateurs du monde entier répètent devant n’importe quel match, fonctionne indubitablement en double, et explique pour une bonne part le résultat. Au moment de la poignée de main, chacun s’excuse d’avoir visé les deux autres au filet durant le match. Carreño et Herbert semblent se connaître et s’entendre bien. L’harmonie règne. A 22 heures passées, bien qu’un dernier simple soit au programme, il est temps de rentrer.

Vendredi, lutte des classes

Ayant dû passer mon tour jeudi, j’ai malgré tout suivi les aventures de nos héros devant mon écran. Carreño a eu un quart de finale compliqué contre un Andalou. Décidément un peu mou parfois, il se fait marcher dessus dans le premier set, parvient à breaker à 2-2 dans le deuxième au terme d’un long jeu, puis déroule sans trop de problèmes. Quant aux Français, battus au super-tie-break par une paire irlando-néerlandaise, leur tournoi se termine en demies.

Ce vendredi, c’est la finale du double. Curieusement ou non, si l’Espagne avait placé 6 représentants en quarts de finale du tournoi individuel, elle n’en comptait qu’un parmi les 8 demi-finalistes du double. En finale, on retrouve trois Hollandais et un Irlandais. Parmi eux se trouve Boy Westerhof, dont le patronyme et les prestations de mannequinat (NSFW!) sont susceptibles d’inspirer du beau monde, comme cette cougar se prenant en photo avec lui et le draguant après la cérémonie de remise des prix. Un peu plus tôt dans la journée, il a abandonné sa demi-finale de simple après cinq jeux, mais est bien là pour le double. La surcharge musculaire alléguée ne doit pas être trop handicapante pour la discipline, à moins que les quelques heures de répit l’aient soulagé.

Quoiqu’il en soit, il gagne le tournoi, accompagné de Van der Duim, un joueur aux coups de patte astucieux, au bon toucher de balle. Comme ses coups de fond me semblent un peu pauvres, j’imagine l’ultra-spécialiste de double, mais le site de l’ATP m’apprend qu’il est tout de même 278e en solitaire. Il faut dire que c’est son plafond, à 27 ans.

Alors que la paire 100% Pays-Bas sert pour le match, à 7-6, 5-4, 30-30, petit incident : le point, accroché, se conclut par un passing gagnant des retourneurs. Mais Westerhof proteste immédiatement auprès de l’arbitre car James Cluskey – ce grand Dublinois dégingandé, qui pour le coup n’est productif qu’en double – a frôlé la balle au filet avant que Jesse Huta Galung ne la frappe pour de bon. L’arbitre n’a rien vu. Ce serait embêtant si Cluskey, fair-play, surtout en un tel moment, n’était intervenu pour rendre le point à ses propriétaires légitimes. Ceux-ci empochent le chèque de 2650€ d’un dernier service gagnant.

On a tout juste le temps de déguster des sardines marinées et un ceviche de gambas au bar du coin avant que ne commence la deuxième demi-finale du simple.

Finale2

Carreño et Daniel en finale

Deux nouveautés ont fait leur apparition pour les dernières journées du tournoi. Des gradins ont été ajoutés sur le court d’à côté ; je m’y installe pour suivre le jeu sous un autre angle, plus en hauteur, et derrière la chaise d’arbitre. La vue d’ensemble est appréciable pour mieux comprendre les échanges, mais la perception de la vitesse change considérablement. Pour compenser en partie, un radar calcule la vitesse des service. Il est toujours intéressant de noter les km/h, mais je me demande si la mesure est systématiquement fiable. Sur les matchs vus, la puissance aura été environ de 115 à 195 km/h. Et clairement, ça frappe plus fort quand il y a balle de break.

Dans l’arène, face à un Carreño de plus en plus favori pour le titre, on retrouve un des « taureaux » vu le premier jour face au double français : Iñigo Cervantes. On ne saurait imaginer deux jeunes hommes à l’apparence plus opposée. Cervantes, c’est une démarche un poil arrogante, des manches retroussées sur ses biceps, une carrure musclée, des cheveux ras… En exagérant un peu, on pourrait l’imaginer traîner sur les places de la ville entouré d’un groupe de « canis« , ces jeunes Sévillans, vauriens ou même voyous, au mauvais goût manifeste. Carreño incarne quant à lui parfaitement le fils de bonne famille bourgeoise, le « pijo » – qu’il est effectivement – et ce n’est pas son air détaché, sa facilité sur le court, qui contredisent cette première impression.

Arrivé un peu en retard pour ce duel pijo-cani, je ne retiens pas grand chose du premier set, si ce n’est que, menant 5-4, Carreño sauve deux balles de break et conclut la manche sur un enchaînement service – volée liftée peu académique mais impressionnant. On sent qu’il monte en puissance dans ce tournoi, car, face à un adversaire très accrocheur, loin de se laisser aller, il joue de mieux en mieux au fil du match, varie en premier la direction des balles, vise et touche les lignes. Cervantes, lui, non seulement, subit dans le jeu, mais dès qu’il s’approche du filet, contraint par la nécessité de l’échange ou plus souvent par les amorties adverses, c’est la catastrophe, à l’exception d’une belle séquence volée contre volée dont il sort gagnant. Malgré sa résistance et son refus de la défaite, exprimé par un jet de raquettes sur les bâches qui provoque les sifflets des gradins (pleins à craquer pour la première fois du tournoi), il perd 6-4, un score plus serré que la réalité de ce deuxième set.

Samedi, bref épilogue

La course de fond qu’a été cette semaine touche à sa fin. La dernière journée sera la moins prolifique en tennis, du moins en quantité. L’intérêt principal de ce sprint final, pour moi, est de voir jouer pour la première fois le Japonais Taro Daniel, trop souvent programmé en séance diurne jusque là.

Je sais qu’il est né à New York et qu’il est grand (1,91m). Sur le court, je trouve son jeu de jambes très bon, peut-être le meilleur vu cette semaine. Mais tous mes efforts pour m’intéresser à lui n’y peuvent rien. Son style de jeu tient en une formule : régularité du fond de court. On voit que, comme Ferrer, il a été formé à Valence – où il réside. Il est décevant de constater que pour sa taille, son service est quelconque et qu’il n’est guère tranchant à l’échange. Sa marge de progression en terme de jeu vers l’avant est donc énorme. En attendant, son jeu un peu limité à mon goût comprend les bases pour jouer sur terre. A sa décharge, je ne l’ai vu jouer qu’en finale.

Quant au match, le sixième entre ces joueurs (mais le premier en Challenger), il n’aura vraiment duré qu’un set. Carreño met la pression à 5-4 et breake pour la première manche. Au premier jeu du deuxième set, Daniel obtient plusieurs balles de break, dont l’une est sauvée par un passing de revers long de ligne superbe. Un coup qui punira le Japonais plus d’une fois. Une fois ces occasions envolées, Carreño est seul sur le court. Comme la veille, il joue mieux au fur et à mesure que le match avance. Et cette fois, le tableau de score affiche une note sévère, mais juste : 6-1.

Que c’est épuisant à suivre sur place, un tournoi. Pourtant, difficile de croire que c’est déjà fini. Après les matchs fous des premiers jours, la logique s’est imposée le week-end et nous laisse sur notre faim. Demain, on regardera à la télé des joueurs pas tellement meilleurs que notre Carreño vu en vrai se débattre en Coupe Davis. Les semaines suivantes, gavé de tennis, on fera une pause. Jusqu’à l’année prochaine, on oubliera que le circuit Challenger existe. Et puis en septembre, on replongera dedans, sûr.

Ciel

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322 Responses to La couleur de Séville

  1. Patricia 23 septembre 2014 at 12:26

    Un article intéressant pour creuser le mystère Gretchen : http://online.wsj.com/articles/caroline-wozniacki-tenniss-object-of-fascination-1411426603

    C’est vrai qu’elle a un truc étrange cette fille « oups j’ai oublié mon chèque d’un million 500 000 dollars hahaha quelle étourdie ! »

  2. Patricia 23 septembre 2014 at 12:59

    Je ne sais plus si j’avais posté cet intéressant article de Bodo sur Nishikori, du point de vue de Dante Bottini (son coach à l’année depuis qq années) : http://www.tennis.com/pro-game/2014/09/putting-special-kei/52814/#.VCFMA2ccTlo

    J’y repensais au sujet de la tragi comédie du genou de Monfils, et des joueurs souvent blessés en général. La question abordée de l’impact négatif des blessures chez un joueur fragile même quand le risque est passé est très intéressante.

    Déjà à la base il y a différentes typologie de joueurs : les anxieux à tendance hypocondriaque (Monfils, Nadal, Paire), les maso-kamikazes (Simon, Janowicz), les durs à cuire (Federer, del Potro), les « moyens ». Mais en dehors peut être des kamikazes, j’ai lu plusieurs témoignages, y compris chez Fed, comme quoi il était très difficile de passer outre le souvenir d’une blessure lors des entraînements. Quand Federer avait eu des problèmes de dos en 2008, il lui avait fallu des mois à l’intersaison pour oser courir, servir à fond. Gasquet était très flippé avant l’USO et Bruguera passait l’entraînement à le pousser à « aller à fond ».

    Je pense que les très longues pauses blessure de Nadal sont affectées par le phénomène, et que Monfils est la proie la plus désignée pour les questionnements existentiels. Il me parait probable que son histoire de genou est sans doute bénigne, ce qui ne l’empêchera pas de zapper au moins un tournoi sur deux en fin de saison… Peut être pour le meilleur, d’ailleurs.

    • Remy 23 septembre 2014 at 15:17

      Les joueurs français risquent de faire des performances mineures pour le reste de l’année.
      Ils sont tous concentrés sur la coupe de Davis et flippent à l’idée de se blesser pour cette échéance.

  3. Robin 23 septembre 2014 at 15:11

    Je viens enfin de trouver un peu de temps pour lire cet article, c’est un vrai régal. Merci Skvorecky !

  4. Patricia 23 septembre 2014 at 19:13

    Simon, blessé au poignet pendant la semaine d’entraînement sur TB, avait zappé Metz ; il sort d’entrée à Shenzhen contre Berankis, à mon avis il reprenait juste.
    Par contre, Herbert sort Tomic (qui reprenait lui aussi après forfait au 2è tour de l’USO.
    Richard va devoir affronter Gilles Müller, et s’il passe Pospisil ou Monaco.

    Sinon, les jeunes Aussies n’ont pas assuré : Kyrgios out contre Matosevic, Jasika sorti par Ram, et Taro Daniel par Krajinovic – tous mes duels sont donc à l’eau !

  5. Marina 23 septembre 2014 at 19:42

    Très sympa cet article Skvorecky, merci! J’adore l’ambiances des Challengers et Futures. On découvre des joueurs qu’on connaissait pas, on est à côté du court et c’est assez impressionnant. Dès que j’ai l’occasion, j’essaie d’aller voir ceux près de chez moi.

  6. Guillaume 23 septembre 2014 at 22:57

    Question à Elmar : ça vaut quoi, Michael Lammer ? Ou plus précisément, c’est quoi son problème ? Qu’est-ce qui l’a fait plafonner 150e (500e aujourd’hui) alors qu’il a indéniablement du tennis dans la raquette… Tête fragile ? Blessures ? Je ne dis pas que c’était un Roro bis en puissance, mais une carrière un peu similaire à celle de Chiudinelli, bon Top 100 avec une bouffée de chaleur jusqu’aux 50, me semblait dans ses cordes, non ?

    • Colin 24 septembre 2014 at 00:02

      Son problème c’est qu’il aimait trop sortir danser.

      Le long des golfes clairs.

      (Je suis déjà loin.)

    • Elmar 24 septembre 2014 at 06:54

      Je suis un peu emprunté pour te répondre Guillaune car j’ai très peu eu l’occasion de voir danser Lammer le long des golfes clairs.

      Il n’a jamais eu de blessures sérieuses mais n’a simplement jamais été capable de percer à l’échelon supérieur. Très peu de victoires sur le grand tour, aucune vraiment notable ou significative. J’ai toujours pensé qu’il avait un tennis très honnête mais tout de même un peu limité pour faire son trou dans les 100. Il aurait pu se stabiliser emtre la 100 et la 20 ème place, à la Heuberger. Mais j’ai l’impression qu’il lui a manqué cette ténacité, cette volonté. Il a eu de gros trous parfois avec des séries sur 2-3 mois sans aucune victoire.

      Navré de ne pouvoir être plus précis.

  7. Nath 24 septembre 2014 at 07:26

    Merci Skvo, super article, a l’impression d’y être !

  8. Patricia 24 septembre 2014 at 12:56

    Belle semaine pour les Françaises : Cornet sort Flipkens et Garcia facile contre Coco Vanderveghe qui avait sorti la 3è TS qu’elle devait se manger. Au prochain tour c’est Kvitova…

    Pas de bol, Muguruza est forfait alors qu’elle avait sorti Halep qui paraît il avait fait un match correct… Je ne l’ai pas encore vu jouer mais il paraît que c’est aussi une jeune qui fait des étincelles.

  9. Remy 24 septembre 2014 at 14:08

    Un grand bravo à Toni Nadal pour ses propos plein de sagesses et de respect sur la nomination de Gala Leon Garcia à la tête de la sélection espagnole de coupe Davis.

    • MarieJo 24 septembre 2014 at 15:15

      il fait vieux jeu et rétrograde, mais il assume…
      d’ailleurs c’est plus sur ses compétences qu’il se pose des questions et sur sa capacité a mener une troupe de mecs qui ont déjà eu la peau du président de la fédé espagnole à la fin 2008… tout ça parce qu’il n’avait pas respecté le choix des joueurs… mais à l’époque, c’était Nadal, Ferrer, Verdasco et Lopez et l’appui de leur capitaine de l’époque Emilio Sanchez…
      je trouve que les médias espagnols n’ont pas posés les bonnes questions sur la nomination surprise de Gala Léon, il n’y avait qu’à voir leurs réactions sur le twitter… plus machos que celles de toni Nadal d’ailleurs…

      • Patricia 24 septembre 2014 at 18:30

        D’après ce que j’ai compris, son opposition ne porte pas sur ses compétences justement (il le dit littéralement dans un tweet), mais sur le fait :

        - « qu’en tant que femme, elle ne peut connaître le tennis masculin, qui est différent tactiquement du tennis féminin. »
        - « et le problème des vestiaires, ma bonne dame ? »

        Tonton,

        Combien d’hommes ont été capitaines de Fed Cup (à noter également que plus de 80% des coaches des joueuses sont des mecs) ?

        Dans ce sens-là, elle n’était pas insurmontable, la « différence tactique » ?
        Et ça leur posait un problème de vestiaire (car chacun sait que toutes les analyses techniques se font à poil dans les vestiaires) ?

        Apparemment, ces terribles obstacles pudico-tactiques n’ont pas empêché les Tchèques de gagner la Fed Cup l’an passé. Actuellement, ça ne traumatise pas plus que ça les Canadiennes. Ni les Russes. Ni les Italiennes. Ni les Suédoises. Ni les Polonaises. Ni les Serbes. Ni les Suissesses.

        …Soyons clairs, ça pose un problème de confiance et un problème de pouvoir dans un cadre de rôles sociaux intériorisés.

        Le problème tactique serait mystérieusement soluble dans le bouillon si on promouvait une vieille gloire masculine qui jouait service volée avec une raquette en bois.

        • Patricia 24 septembre 2014 at 18:34

          Marie-Jo, je ne vois pas la difficulté à assumer d’être rétrograde quand ce trait est partagé (soyons optimistes) par 95% de la société dans laquelle il évolue et 98% du milieu sportif….

          Ma source sur les propos de Tonton : http://ftw.usatoday.com/2014/09/toni-nadal-davis-cup-coach-spain-woman-rafael-gala-leon-garcia

        • Skvorecky 24 septembre 2014 at 19:08

          Concernant l’idée que le tennis féminin et le tennis masculin seraient deux sports différents… Bon, c’est vrai que l’activité sur ce site tendrait à faire penser que ce n’est pas totalement faux. En tout cas, on peut s’intéresser à l’un et se foutre complètement de l’autre. Moi le premier.
          (Cela dit, attention, je crois que beaucoup ici ont apprécié le tennis féminin des années 80-90, et là encore je m’y inclus.)

          MAIS, même dans cette hypothèse, pourquoi est-ce que ça condamnerait une femme à ne jamais pouvoir diriger, coacher, suivre des joueurs?

          Car je m’étonne qu’aucun journaliste n’ait pensé à poser une certaine question à Tío Toni: c’est quoi, son niveau à lui, en tennis? Est-ce que le tennis qu’il pratique ou a pratiqué, lui, ce n’est pas un sport très différent de celui pratiqué par le top 100? Peut-être même encore plus différent que ne l’est le tennis féminin?

          Qui gagnerait sur le court entre lui et Gala León? (C’est une vraie question, peut-être a-t-il un petit niveau – en tant qu’ancien moniteur de club, je crois – lui permettant de battre une ex-pro nº27ème mondiale, je n’en sais fichtre rien.)

          Et pourtant, tout cela ne l’a pas empêché d’entraîner, de faire progresser, et de continuer à coacher un joueur nº1 mondial.

          Alors franchement, son argument, même en supposant que ce soit vrai (ce qui est à discuter), tombe à l’eau.

          • Coach Kevinovitch 24 septembre 2014 at 23:22

            Desole de precher pour notre paroisse mais Tonton Toni parlait de sa connaissance du tennis masculin et sur ce point la, Tio Toni 1, Gala-Leon 0.

            De plus, le veritable noeud du probleme dans l’affaire reside dans les conditions de la nomination de notre senora Gala-Leon. Elle est chargee de trouver un capitaine pour la selection espagnole, du fait de son poste de directrice en je ne sais plus quoi de la federation espagnole. Elle va consulter son candidat favori Moya qui refuse et prise de flemme soudaine d’en chercher d’autres, elle s’est quasiment auto-elue capitaine de l’equipe. Elle a fait un coup digne de Louis-Napoleon Bonaparte en 1851.

            Apres pour l’anti-feminisme de Tio Toni, il evolue dans un univers tres masculiniste.

            • Patricia 25 septembre 2014 at 11:38

              le nœud du problème, c’est une question d’interprétation.

              La source du problème c’est en revanche un fait objectif : la relégation en 2è division d’une équipe d’Espagne emmenée par un capitaine tout ce qu’il y a de plus « compétent » selon les critères de Tonton: connaît le tennis masculin, copain du N°1, possède l’aura d’un GC….

              Le rejet de la nomination de Gala Léon est-il nourri avant tout par la réaction « despotique » du comité directeur, par son manque de connaissance du tennis masculin (dont rien ne l’empêche d’être l’observatrice attentive) ou par des préjugés machistes ?

              C’est forcément de l’interprétation, mais l’analyse du discours montre à coup sûr que ces préjugés machistes sont bien présents.

              Le fait même des « compétences évidentes » que doit avoir le capitaine sont basées sur des a priori en rien étayés à l’observation de la réalité, de ce qui marche en Coupe Davis et en Fed Cup.

              Quel est le profil du poste ? Qu’est-ce qui constitue les expériences les plus profitables ? Quelles qualités personnelles sont précieuses ?

              Si on regarde ce qui marche, la connaissance personnelle du haut niveau semble de mise – si par là on entend un passé de joueur pro, et pas des résultats sur le circuit principal (sans parler de GC)…

              Avoir été coach peut sembler souhaitable, mais ce n’est pas le cas de la grande majorité des titulaires (alors que Gala Leon a coaché des joueuses, d’ailleurs) ou des « candidats légitimes » selon Toni.

              Avoir une expérience de la gestion d’équipe et de l’institution peut paraître un plus… un directeur du haut niveau est plus armé pour le faire que Moya, en ce cas.

              La tactique ? Parce qu’être joueur masculin vous qualifie nécessairement pour des compétences tactiques ? (Un Guy Forget par exemple, horrifiant Simon en lui disant de ne pas se prendre la tête, qu’il fallait juste mettre la balle où le gars n’est pas ? A supposer que le Capitaine intervienne considérablement sur la tactique, je préfèrerais avoir une Simon en jupon qu’un Janowicz.) Rafa ou Ferrer ont bien assez de compétences tactiques tout seuls pour gagner un match avec une statue de cire de Marilyn Monroe sur le banc.

              Mon avis c’est qu’il faut et il suffit d’une chose pour avoir une équipe de Coupe Davis performante : des joueurs assez forts, assez disponibles et assez motivés.

              Le capitaine a t il une influence sur ces aspects ?

              Dans l’absolu, oui, dans la mesure où sa légitimité et ses qualités relationnelles (ou leur absence) peuvent altérer la motivation des joueurs. Maintenant, elles ne sont pas suffisantes si le niveau n’est pas là, où si la motivation n’est pas là. La preuve par Moya.

              Et ce qui sape la légitimité de Gala Leon, c’est bien, d’après les discours de Toni et des joueurs consultés, qu’elle soit une femme et non pas les modalités de sa nomination.

              Cette nomination est-elle susceptible de réussir ce que les recettes précédentes (hommes, joueurs gagnants en GC, proches des joueurs) ont raté ? Peut-être, comme le suggère Skvorecky…

              Par le rejet qu’elle suscite chez les « chefs de file », elle peut amener ces derniers à faire du pied à Moya (« reviens et je joue »), ou des promesses d’engagements sous un capitanat qui leur agréerait mieux… Car pour l’instant, qui va croire que le gratin du tennis Espagnol à la retraite va vouloir coacher une équipe de sous-fifres descendus en 2è division ?
              On ne trouve personne d’autres pour le job, si vous voulez qu’il en soit autrement, engagez-vous (qu’y disaient) !

              Et s’ils refusent, et que les Bautista Agut et compagnie n’arrivent pas à revenir en 1è division sous l’égide de Gala Leon (avec une équipe nettement plus capée que les kazhakes ou les Brésiliens), est ce qu’un autre capitaine fera mieux ?

              Je trouve qu’ils devraient permuter Moya en Fed Cup et Aranxha Sanchez chez les mecs. Je suis sûre que les filles n’iraient pas chouiner, elles !

          • Skvorecky 25 septembre 2014 at 10:31

            Les circonstances de la nomination ont été éclaircies. Gala León a en fait été chargée de convaincre Moya de revenir sur sa démission, c’est tout.

            Comme il a dit non pour la deuxième fois, le comité directeur et le président ont choisi de la nommer (alors qu’elle était « directrice sportive » de la fédération depuis juin-juillet).

            Le putsch n’est pas le sien, mais plutôt celui de la « technocratie », comme tu dis plus bas, à commencer par le Président qui profite de la situation pour reprendre les rênes de la sélection.

            Quant à l’argumention de Toni, elle est tellement foireuse qu’on peut trouver ton interprétation très bienveillante. Disons qu’en étant plus habile il se serait effectivement limité à dire que sa méconnaissance (supposée) du circuit masculin était un handicap. Sauf qu’il s’est un peu enflammé en parlant de « deux sports distincts ».
            http://deportes.elpais.com/deportes/2014/09/23/actualidad/1411461574_994817.html
            Bref, Toni a fait plus de tort à sa position qu’autre chose, à chaque fois qu’il a ouvert la bouche sur ce sujet.

            • Patricia 25 septembre 2014 at 11:44

              J’ai lu qu’il a par ailleurs affirmé que Mauresmo capitaine de Coupe Davis chez les Anglais, il n’y trouverait rien à redire…
              Parce que ses 3 mois sur le banc de Murray font la différence ?
              Ou parce que (voir Murray), les Rosbifs sont des féministes/infra virils ? En tous cas pas par son palmarès, parce qu’on ne l’a pas entendu citer Sanchez ou Martinez parmi les personnes « évidemment plus compétentes » que Gala Leon.

        • Skvorecky 24 septembre 2014 at 19:15

          Si vous voulez vous amuser/énerver, je crois que ce « sketch » incluant les dernières réactions de Toni n’a pas été diffusé par les médias ou blogs français…

          Face-à-face Toni-Gala avec un journaliste en arbitre partial, hier soir à la radio.

          http://www.puntodebreak.com/2014/09/24/toni-nadal-gala-leon-en-un-cara-cara-en-dos-meses-no-has-llamado-mi-sobrino-para-ver-como

          Pas le temps ni l’envie de traduire, mais vous pouvez y jeter un oeil.
          Spoiler: l’attitude des deux « mecs » est assez lamentable et pathétique, dans leur désir d’humilier la nouvelle capitaine.

          • Coach Kevinovitch 24 septembre 2014 at 23:45

            J’ai lu le duel radio et Tio Toni y a ete tres vindicatif pour casser de la Gala-Leo dans la forme. Seulement, dans le fond, en se fondant sur ses arguments (Nadal, Ferrer et les autres ne la connaitraient pas et on ne l’aurait jamais vu sur un tournoi ATP) et la logique des capitaines precedents, on comprend que ce qui gene plus Toni c’est la mainmise perdue des « joueurs » anciens ou actuels sur l’equipe espagnole de Coupe Davis au profit de « technocrates » comme Gala-Leon.

            C’est ici qu’on s’apercoit du genie du president de la federation espagnole. En ayant designe une femme technocrate, il reprenait le controle tout en s’octroyant la possibilite de pouvoir jouer sur la carte « femme », cheval de troie et discrediteur de toutes critiques….comme on a pu le voir avec celles de Toni.

            • Patricia 25 septembre 2014 at 11:57

              Mais l’argument de « Nadal, Ferrer et les autres ne la connaitraient pas et on ne l’aurait jamais vu sur un tournoi ATP » est fallacieux, puisque la cause même du schmilblick, c’est le départ de Moya pour cause de non disponibilité des dits joueurs.
              Pourquoi auraient ils leur mot à dire s’ils ne s’investissaient pas quand les capitaines avaient toute leur approbation ?

              En faisant de la nomination « balancée » un problème, on évite de parler des motifs. Serait-il disposé à discuter ? A accepter qu’on mette en question les motivations des joueurs absentéistes sous Moya qui s’expriment pour critiquer Gala Leon ?

              C’est vrai qu’il serait difficile de trouver un candidat piégeur capable de suggérer qu’un Rafa à 80% était bien suffisant pour éviter la relégation, ou que l’amour de la patrie justifierait bien que Ferrer prenne le risque de mettre en danger sa qualification pour les masters… Ben pourtant, il y a plus de participation à son actif que de Coupe Davis.

          • Skvorecky 25 septembre 2014 at 11:04

            Une limite a été franchie lors de cette émission.

            Une chose est la critique, une autre est de piéger son adversaire (elle ne savait pas que la radio allait la faire dialoguer directement avec Toni, alors que lui le savait), et de profiter de la supériorité en nombre pour adopter un ton méprisant, couper la parole en permanence, être directement offensant, la ridiculiser et l’humilier.

            « A ton avis, de Ferrero ou de toi, qui est le mieux préparé pour être capitaine de Coupe Davis? » C’est ce qu’on appelle un entretien d’embauche musclé…

            C’est bon les gars, le bizuthage est terminé!

            Un dernier mot. Si Gala peut être considérée comme la créature du Président, elle a quand même une carrière pas dégueu. 7-8 ans dans le top 100, a entraîné pas mal de joueuses par la suite (oui, que des femmes, malheureusement!!!), a ouvert son académie d’entraînement… « Technocrate », pour la désigner, est exagéré.

    • Skvorecky 24 septembre 2014 at 16:44

      Le président de la Fédé espagnole a eu l’idée, assez géniale d’un certain point de vue, de briser le train-train des joueurs espagnols en Coupe Davis… On était parti pour garder Moya un ou deux ans de plus, puis passer à Ferrero, ensuite à Ferrer dans 4-5 ans, etc., bref de faire défiler toutes les anciennes gloires au poste.

      Or la négative de Moya – par deux fois* – l’a obligé à changer de plans, et il en a profité pour taper du poing sur la table.
      (*Moya dit quand même qu’il laisse la porte ouverte à la condition que les joueurs s’engagent à être plus disponibles. Pas con. Moi aussi je veux bien diriger cette sélection si Nadal et Ferrer jouent toutes les rencontres….)

      Moya, c’est l’ami de Nadal, qui n’aura finalement jamais joué sous ses ordres. Et s’il peut alléguer son état de santé à chaque fois, il faut signaler qu’il n’avait jamais dit clairement qu’il jouerait le premier tour. Quant aux autres joueurs, leur attitude tient du je-m’en-foutisme, sans ambiguïté.

      Dans ces conditions, continuer à nommer capitaine des personnes « qui connaissent les joueurs » (comprendre: « leurs potes »), donnera les mêmes résultats que ces deux dernières saisons, exception faite des obligations de l’ITF pour jouer les JO.

      Nommer Gala León est un coup de génie: marketing (« la première femme à ce poste », tous les débats s’ensuivant pouvant être lus sous l’angle du machisme) + message de fermeté (« le capitaine n’est pas le pote des joueurs »).
      D’autant que la légitimité des joueurs à se plaindre de la nomination est faible, après les deux dernières campagnes.
      (Enfin, faible légitimité en théorie, car en Espagne Nadal est intrinsèquement non-critiquable. Mais c’est aussi par ce qu’il a l’intelligence de ne jamais s’exposer, au contraire de son oncle.)

      On peut aussi interpréter cette nomination, comme je l’avais fait au premier abord, comme une manoeuvre de copinage politicien. Voire un narcissisme ahurissant de la personne en question. Sauf qu’il ne semble pas que la décision soit venue d’elle.

      Quel bordel ça a créé, quand même…

    • Skvorecky 24 septembre 2014 at 17:02

      Petit retour en arrière avec un post de Colin datant d’il y a 4 ans pile, sur lequel je suis tombé au hasard de mes flâneries.

      « je pense que (Nadal) n’est pas à l’abri non plus de ce genre de polémiques d’ici quelques années. Pour 2010, son absence à Clermont-Ferrand, tout comme l’élimination 0-5 de l’Espagne, sont passées inaperçues dans la péninsule ibérique pour plusieurs raisons: (1) ils sont double tenants du titre, (2) le même jour ils ont gagné la Coupe du Monde de foot. Mais imaginons que, après 3 ou 4 ans de disette, l’Espagne se fasse reléguer dans le Groupe 2 en 2014 avec un Nadal qui aurait renoncé au dernier moment à aller jouer les barrages; dans un tel cas ça ne m’étonnerait pas, connaissant la propension des médias modernes à brûler ce qu’ils ont adoré, qu’il se fasse lui aussi tirer dessus à boulets rouges. »

      http://www.15-lovetennis.com/?p=6027&cpage=2#comment-45619

      Cette archive appelle deux remarques.

      1) Ce message fait preuve d’une sorte de prescience carrément flippante, à l’année près. Dis, Colin, tu n’aurais pas les résultats des barrages de Coupe Davis de 2018? :mrgreen:

      2) Avec le recul, tu surestimais la comparaison Espagne-Suisse (ou Espagne-n’importe qui) quant à la tendance à brûler ce qui fut adoré. Aucun média national avec tant soit peu pignon sur rue ne touchera jamais à l’icône Nadal. Déjà que Santana, un type qui n’a pas énormément marqué l’histoire du tennis, est intouchable encore à 70 ans, alors un quasi-GOAT plutôt doué pour la diplomatie, tu penses…

      • Colin 24 septembre 2014 at 18:13

        Tu veux donc dire que dans le même post (dont j’avais totalement oublié l’existence, merci de l’avoir exhumé, ô mon cher « second moi ») j’ai réussi l’exploit d’avoir en même temps tout juste et tout faux???

        …Du coup j’ai quand même la moyenne ?

        • Skvorecky 24 septembre 2014 at 18:58

          Mon cher Colin,

          Tes troublantes facultés mediumniques me font officiellement peur.

          Tu serais capable de me prédire un 0 pointé pendant l’intégralité du RYSC 2015 s’il me prenait de tenir des propos fâcheux.

          Tu imagines donc bien que jamais, au grand jamais, je ne me permettrais d’insinuer que tu aurais eu « tout faux » à quoi que ce soit.

          (Ou alors, tes pouvoirs ne marchent que pour la Coupe Davis, ce qui est possible aussi.)

      • MarieJo 24 septembre 2014 at 18:36

        colin est une des 3 parques de l’antiquité ;-)

      • Nath 24 septembre 2014 at 20:00

        Ah, Colin et la Coupe Davis… Impressionnant quand même !

  10. Skvorecky 25 septembre 2014 at 12:10

    Troicki sort Ferrer à Shenzhen, lui infligeant un 3 et 4 en une heure. Il est de retour, et il n’est pas content.

    Ça va saigner (mais pas dans les aiguilles à prélèvement).

  11. Skvorecky 25 septembre 2014 at 13:02

    Quant à Monfils, c’était prévisible: Arnaud Clément l’a enveloppé dans du papier-bulles pour 2 mois, il le ressortira le 21 novembre.

  12. Skvorecky 25 septembre 2014 at 13:06

    Si quelqu’un peut nous résumer l’affaire Lu aux Jeux asiatiques, ça pourrait être intéressant…

    • Patricia 25 septembre 2014 at 13:13

      Ca me fait juste penser que… s’ils veulent être sélectionnés pour les JO 2016, les Espagnols vont DEVOIR jouer sous le capitanat de Gala Leon ! Excellent !!!

    • Patricia 25 septembre 2014 at 13:21

      Disons qu’il arrive un truc qui n’arriverait pas aux gros bonnets de l’Atp : il a été sommé de choisir entre sa sélection aux Jeux asiatiques – s’il va en finale, programmée le mardi, il ne peut jouer le tournoi de Pékin la semain suivante puisqu’apparemment l’organisation a refusé de le programmer mercredi dans ce cas de figure – et se faire exclure pour 3 ans (+100 000 dollars d’amende), pire que s’il était chopé la seringue de stéroïdes dans le bras.
      Cerise sur le gâteau de la connerie, il a reçu cet ultimatum grotesque une heure avant l’inscription.

      Lu a dit qu’il pourrait s’accommoder de l’amende (sympa le mec, 1/5è de revenu annuel comme petit cadeau pour son pays) mais pas de la suspension… donc s’il gagne la demi, il sera forfait pour la finale.

      • Patricia 25 septembre 2014 at 13:27

        De son côté, la WTA a laissé ses joueuses asiatiques libres de choisir où elles préféraient s’aligner…

  13. Patricia 26 septembre 2014 at 10:35

    C’est le coma, ici !
    Moi ça va, Richard rejoue pour la 1è fois sans pépins et avec un peu d’entraînement derrière lui en 2014. J’ai vu un joli match contre Müller, en HD, avec un revers qui claque, des super passing et un niveau inhabituel en retour. De bon augure si ça se maintient. De toutes façons il ne regrimpera pas au classement, il a beaucoup joué, et avec succès, fin 2013, et une meute va jouer jusqu’aux derniers tournois pour la qualifs aux Masters. Par contre, question mental, il va être frais comme une rose !
    J’ai appris qu’il était surnommé « Tofu » en Chine (ils prétendent que c’est flatteur). Ils aiment les surnoms. Apparemment, Pospisil c’est (en chinois) « little fresh meat ».

    The Changeover a un correspondant qui couvrait Bangkok l’an passé, souvent très intéressante : http://www.changeovertennis.com/shenzen-open-adventures-klizans-retirement-gasquets-nickname/

    Nadal revient, lui aussi… Finalement il veut jouer la fin de saison, on dirait. C’est vrai que la 2è place vaut le coup.

    • Remy 26 septembre 2014 at 10:41

      L’actualité ATP n’est pas fofolle non plus.
      Ce devrait reprendre un peu avec Tokyo et Shanghai.

    • Colin 26 septembre 2014 at 15:53

      Patricia, on attend derechef ton commentaire sur la défaite de notre Richie national face au rrrrrrredoutable Juan Monaco.

      • Patricia 26 septembre 2014 at 17:49

        Son niveau de jeu était effectivement bien plus redoutable que la pantalonnade proposée par Berdych à RG…

        Détails à suivre pour un match très animé que j’ai suivi de près !

  14. William 26 septembre 2014 at 17:10

    Se casser les dents sur du Juan Monaco, ça doit faire mal, c’est clair. Mais bon, entre les forfaits de Monfils et la défaite de Gilou contre Berrrrrrrankis (que j’apprécie d’ailleurs), tout ceci me semble n’être qu’un petit retour aux stands pour notre joyeuse équipe de Frrrrançais (OUI MONSIEUR!)…
    Il est vrai que Pico s’est remis à gagner des matchs dernièrement, comme le joyeux Troicki (qui a perdu aujourd’hui, ouf !).

    Je lis sinon que Roger a décidé de se rendre à Shanghai. Mauvaise idée d’après moi… Qu’en pensez-vous ? C’est le moment de faire vos Madame Irma : viser la place de numéro uno ? Hypothéquer ses chances au Masters pour mieux rebondir en Coupe Davis ? L’inverse ? C’est à n’y rien comprendre mes chers 15-lovers…

    Ah, et puis il y a Gulbis qui recommence à gagner, enfin une bonne nouvelle !

    • Patricia 26 septembre 2014 at 17:56

      Pour Roger, sans doute histoire de ne pas perdre complétement le rythme dans la perspective des Masters… Je ne pense pas que la meilleure préparation soit de couper complètement non plus.
      Est-ce qu’il vise la place de N°1 ? Je ne pense pas, il faudrait jouer tout et c’est pas le projet dans l’optique coupe Davis. Par contre, rester au contact pour la place de N°2, c’est jouable et ça vaut le coup !

      La Gulbe fait généralement une bonne saison indoor (au moins sur les petits tournois) je comptais effectivement sur lui pour s’y remettre.

      Troicki, c’est mesquin c’est vrai mais, oui, je me suis réjouie. Outre qu’il est très très con, il a une tête que je ne supporte pas…

  15. Sam 26 septembre 2014 at 19:18

    Troiki et Monaco sont des joueurs que j’ai toujours appréciés.

  16. Sam 26 septembre 2014 at 19:21

    Bon, je l’ai déjà posté, ou pas ? En tous cas, c’est réjouissant ! Enfin pour moi

    http://www.openderennes.org/joueurs-et-resultats/joueurs-2012.html

  17. Patricia 26 septembre 2014 at 19:33

    Bon, j’ai la flemme alors je vous fais une compil de mon match calling sur la Crypte (j’ai eu scrupule à le faire ici alors que j’ai autant squatté les derniers messages ^^) :

    ***

    J’ai l’impression que Richard est sans coach sur le tournoi*, mais il s’est clairement donné certaines consignes : soit hyper agressif au retour, frappe des grosses premières, ne t’éternise pas !
    On le sent en confiance et motivé, mais du coup il y a du déchet – un débreak donné à coup de fautes directes, notamment.

    [NB : en fait si, mais la TV n'a pas fait un seul plan en deux matchs sur le coach... Je trouvais bien qu'il y avait bien un côté Bruguera dans la façon dont Richard appuyait ses frappes et maintenait ses intentions (très) offensives ! J'avais lu qu'à l'USO Sergi passait l'entraînement àamener Richard à frapper à fond ses coups, sans appréhension.]

    - – -

    Je ne sais pas si c’est l’effet Coupe Davis (libère le fauve qui est en toi) ou une volonté de bien tester son corps enfin sain, mais c’est assez amusant de le voir aussi volontaire…

    ***

    eh ben, tout le mérite à Monaco, mais Richard en aura dilapidé, des occasions de remporter le set ! Il redonne 4 fois le mini break, après notamment le premier où il rend chèvre l’Argentin en ne lui donnant pas 2 balles pareilles…
    En tous cas, on peut pas dire que Richard n’y aille pas franchement !

    D’ailleurs il a mis le polo rouge d’entrée !

    —-

    Un match animé, décidemment !
    Break d’entrée de Monaco, débreak immédiat de Richard qui reste sur son approche très agressive. On sent qu’il est en mission – peut être pas dans ce tournoi, mais pour être de retour dans son jeu.

    Pour faire le break, Richard a mis 3 missiles en coup droit dignes de sa fulgurance en revers ! Il monte bcp plus au 2nd set, et le match est encore monté en intensité !

    Il a l’air de faire une chaleur humide épouvantable…. (Richard s’éponge les chaussettes quasi après chaque point)


    la manière dont Richard sauve les 2 Balles de débreak et remporte le jeu ! Autoritaire est un euphémisme !

    rhhaaa ! debreak sur une petite déconcentration de Richard après des rugissements de frustration de Monaco !

    Richard dehors !
    Grosse bagarre, des occasions ratées sur le service de Monaco, pas de 1è sur les balles de match et un Richard qui, comme dit le commentateur « a tout fait pour se compliquer la vie » sur ce jeu !…

    En fait, Richard a affiché des intentions de jeu digne de ses plus grands matchs, mais il a trop raté contre un Monaco excellent en défense, très accrocheur, qui mettait une grande intensité !

    Pour moi, très bon match entre un top 20 en forme mais encore en reprise et en adaptation de surface, et un top 30 très percutant. Je n’ai pas trouvé Monaco si loin de son meilleur niveau. En fait, confiance mise à part, je l’ai trouvé tout à fait au niveau de sa meilleure année. Il n’y a pas tant de joueurs qui auraient tenu le choc en contre face à la percussion du jeu de Richard aujourd’hui….

    En août, Monaco a perdu son match du 1er tour contre Tsonga, qui venait de battre Djokovic et Federer à Toronto. C’est le seul match qu’il a joué à part Pospisil, c’est peu pour évaluer un niveau. Mais en juillet, il fait finale à Gstaad et demi à Kitzbühel, et il est au moins aussi bon sur dur que sur terre…

    Richard a juste eu du mal à éviter du déchet mal venu au moment où il avait créé l’écart ; ça peut s’expliquer par un jeu trop ambitieux pour son style habituel dans une phase où il a encore peu enchaîné les matchs. Mais ce jeu ambitieux, et la réussite sur beaucoup de phases incline plutôt à l’espoir qu’à la déception.

    Mwalà !

    En clair, je pense que l’objectif de Richard n’était pas de faire le match approprié pour battre Monaco (pas besoin d’envoyer la sauce comme ça), mais de mettre en place des schémas très offensifs et de se tester physiquement. Il n’a pas joué son jeu (très rosolisé, entre tentative d’ace, de retour gagnant et de bombe H en revers toutes les deux frappes) mais – déchet à part – celui qu’on l’enjoint de mettre en place depuis une décennie. Comme il est plutôt en forme et en confiance, ça passait assez souvent pour être bien jouissif. Mais avec un Monaco souvent très costaud en contre, l’échange durait souvent assez pour que l’écart creusé soit bouffé en 3 grosses fautes. Richard a gagné des quantités de matchs en jouant beaucoup moins bien….

    • Colin 26 septembre 2014 at 19:50

      Bref, une belle défaite vaut mieux qu’une moche victoire.

      • Kaelin 27 septembre 2014 at 03:15

        Richie, c’est l’anti-Winning Ugly à l’extrême … c’est comme ça qu’on l’aime non ?

        Merci Patricia d’animer le site, je te lis même si je suis loin tkt ! Ce serait ouf que benneteau perde sa 10ème finale d’affilée (c’est ça je crois ?). Enfin faut déjà qu’il batte Gulbis mais il mène 3-0 dans ses confrontations contre haha. Et sans jamais trop de mal à chaque fois … Bennet le king du winning ugly? non car il y a win dans winning ugly!

        William j’ai vu ton invitation twitter mais jte préviens le mien est pas passionnant, j’y vais jamais et encore moins maintenant !^^

  18. Patricia 26 septembre 2014 at 19:45

    Ah, sinon y a un Français à qui ça réussit : Bennet, toujours très à l’aise à Kuala Lumpur, n’est plus qu’à un match de perdre une finale contre Nishikori (Nénesse, ce serait sympa d’éviter ça).

    • Colin 26 septembre 2014 at 19:49

      Je ne l’écris pas souvent, alors je me le permets : lol

  19. Patricia 26 septembre 2014 at 19:52

    Le correspondant de Changeover a développé le coup des surnoms chinois.
    Vu l’actualité, ça vaut un petit quiz. « Tofu » est donc Gasquet, mais qui sont :

    Who is known as…?

    1. The Carrot (Ro-boh)?

    2. The Zombie (Jiang Shu)?

    3. Golden Boobs (Guang Jing Nai)?

    4. The Monkey King (Ta Shew Shung)?

    5. The Model Worker (Lao Mua)?

    6. The Trojan Horse (Thua Lua Y Mua Ma)?

    7. Big Ass (Lua Ta Pi)?

    8. Husband of the Princess (Fu Mah)?

    9. Big White Rabbit (Ta Bai Tu)?

    10. Cabbage (Bai Tsai)?

    11. Number Three Dua Zi (Tsan Dua Zi)?

    12. The Cow (Na Nhiew)?

    13. The Czar (Sha Huang)?

    14. The Colorful Butterfly (Khwa Khu Tia)?

    15. Four Eggs (S’Dang)?

    16. High quality Mud (Yu J’Ny)?

    17. The Empress (Nhu Hoang)?

    • Humpty-Dumpty, Karim de laiton CC 2012 26 septembre 2014 at 20:02

      Trop drôle de jouer aux devinettes, je me lance pour un zéro :
      1. Murray (pourquoi pas ?)
      2. dur !
      3. Serena
      4. Monfils
      5. Pataud
      6. pas d’idée mais c’est marrant
      7. Wozniacki ? (Serena est déjà prise)
      8. Dimitrov
      9. Mince, tu ne l’avais pas déjà dite, celle-là ? Euh… Sais plus
      10. une fille mais…
      11.
      12. La gagnante de Wimb 2013
      13. Dr Youzh si toujours actif (sinon Marat est un bon candidat)
      14.
      15.
      16.
      17. Na Li

      Bon, pas inspiré partout mais j’ai hâte de voir les autres réponses !

      • Patricia 26 septembre 2014 at 20:16

        En fait c’est assez souvent un twist mec/fille… Pas Golden Boobs, quand même.
        Et une astuce, c’est qu’un certain nombre sont des jeux de mots (le nom du joueur dit avec l’accent chinois, quoi ! Le 1 et le 11 par exemple)

        Pour le 8. ça date, et il y a deux bonnes réponses.

        • Patricia 26 septembre 2014 at 20:19

          J’ajoute que c’est souvent aussi tordu que « Biquette » chez nous.

    • Skvorecky 26 septembre 2014 at 20:49

      Aucune idée mais ça me fait penser à un tweet lu aujourd’hui qui m’a bien fait rigoler (sais toujours pas les insérer):

      https://twitter.com/PseudoRafa/status/515432458804678657

      Désolé.

      • Patricia 26 septembre 2014 at 21:11

        Excellent !

    • Nath 26 septembre 2014 at 21:37

      Youzhny pourrait être plutôt le 16. C’est pas simple ton truc !

    • Nath 27 septembre 2014 at 17:14

      J’avais hâte de savoir qui étaient The Cow et The Colorful Butterfly (j’avais vaguement pensé à Mattek-Sands pour ce dernier, pas golden boobs quand même :lol: ), je ne suis pas déçue !

  20. Persée 26 septembre 2014 at 22:42

    Je suis sous le choc: Thomas Morgenstern prend sa retraite, le plus spectaculaire des sauteurs à skis actuels ne s’est pas remis de ses chutes de l’anée passé.

    Il faut avouer que la tournée asiatique n’est pas passionnante même si très lucrative. Le calendrier n’est pas top dans le fond avec les 4 événements majeurs déjà écoulé au deux tiers de l’année.

    • Elmar 27 septembre 2014 at 12:11

      J’ai vu pour Morgi. J’ai tout de suite pensé à toi ;-)

  21. Kaelin 27 septembre 2014 at 03:25

    Pas dégueux les demis de Orléans : Stakho – Vesely / PHM – Bellucci (qui a fait une CD énorme).

    Sinon le challenger de Rennes a un excellent plateau, Sam, on t’attends au tournant pour le compte-rendu!^^ Skvo a mis la barre très haute avec ce superbe article plein de terre battue et de lift (moins pour Carreno Busta je l’admets!) de Séville mais bon je te sais capable de relever le défi … dis moi tout sur Struff, qui se spécialise dans les demi en 250 car le créneau des finales est déjà pris par le poulet de Bourg en Bresse.

    Yen a pour tous les goûts! Struff, Bellucci, Brown, Kamke, Mahut, Zverev (un peu dans le dur depuis son exploit allemand), Marco l’increvable, de Schepper (pour les amateurs de tennis soyeux), c’est cool ! des fous, des jeunes, des vétérans, des brutes, des serveurs-volleyeurs, des contreurs, des gauchers sauveurs de pays… et puis cette TS1 c’est définitivement le clou du tournoi.

  22. Kaelin 27 septembre 2014 at 07:20

    Salut les 15lovers! Juste pour vous dire que j’ai rencontré mon 1er 15lover à Hanoi, Nguyen! c’était très sympa, il m’a aidé à acheter une raquette et on se fait un tennis mardi matin! Il a fallu que je sois au bout du monde pour voir l’un des nôtres mais c’est désormais chose faite ! ^^

  23. Kaelin 27 septembre 2014 at 09:47

    Benneteau en finale haha. Enorme. Gulbis a décidément horreur de le jouer ! Ceci dit, Federer aussi.

  24. Patricia 27 septembre 2014 at 14:03

    3 années de suite à Kuala Lumpur.
    Ah la la… Heureusement que ce n’est pas Nieminen qui l’a emporté dans l’autre demi (l’autre ancien spécialiste des finales perdues dépucelé grâce à Bennet), l’amertume pouvait se corser encore.

    N’empêche qu’il fait un bel été le Bennet… Wawrinka, deux fois Gulbis… (y avait aussi Tsontson à IW)

    Richard entame bien sa reconquête à Pékin avec Nadal en entrée….

    • Humpty-Dumpty, Karim de laiton CC 2012 27 septembre 2014 at 14:36

      OK c’est pas Nieminen…
      Mais en même temps, c’est Nishikori. Certes, celui-ci a prouvé cette année qu’il était capable de perdre des finales… Mais en M1000 contre Nadal sur TB, et en GC (contre un Cilic en mission).
      Bref, même s’il est fort sympathique humainement, j’ai bien peur que la Logan du tennis ne « réussisse » à passer à deux chiffres…

  25. Patricia 27 septembre 2014 at 14:27

    Tiens, surprenant et révélateur : Kyrgios met fin à sa saison, avouant être « cuit émotionnellement » : http://www.tennis.com/pro-game/2014/09/nick-kyrgios-lost-food-chain/52858/#.VCaqdWccR6A

    Ca met en relief la coriacité et la régularité de Thiem et Vesely, qui réalisaient la transition vers le circuit principal quasi simultanément (quelques incursions pour Vesely l’an passé).

    Thiem a été radical, jouant déjà 56 matchs sur le circuit principal (qualifs comprises), dont seulement 4 ATP 250 (Kyrgios y a joué 21 matchs et Vesely 36). Mais il a aussi senti l’épuisement mental en juillet… Mais Thiem était plus habitué au travail physique et avait pu mûrir une année en challengers, comme Vesely.

  26. Geo 27 septembre 2014 at 14:51

    Benneteau contre le reste du monde: 0/10 (un joueur a-t-il déjà fait « mieux » en finale?

    Gasquet contre Nadal: 0/13 (à moins que Baby Wawrinka… http://www.atpworldtour.com/Players/Head-To-Head.aspx?pId=N409&oId=W367)

    • Elmar 27 septembre 2014 at 15:14

      S’il espère le battre un jour, il ne trouvera pas meilleure occasion que lors d’une reprise de Nadal après des mois d’absence, sur une surface qui ne lui convient pas franchement, alors que lui – même est dans une bonne phase physique et mentale.

      Waw lui a débloqué son compteur contre Nadal lors de sa première finale en GC. Mine de rien, ça a de la gueule comme stat ça.

      • Patricia 27 septembre 2014 at 18:18

        Ben une petite blessure comme celle dont Waw a bénéficié serait tout de même une meilleure occasion… Parce que le coup des surfaces qui ne conviennent pas, on a vu ce que ça donne avec Federer – même en indoor, le rapport le plus favorable au Suisse. Ca fait quand même quelques années que Nadal est performant en dur outdoor, d’ailleurs…

        Sur la moins bonne surface de Nadal (mais aussi celle de Richard), à Bercy, Nadal s’était facilement imposé lors de leur dernière rencontre. De son côté, Richard était quand même bien mieux rôdé et en confiance l’an passé à l’USO.

        D’un autre côté Richard n’a pas encore fait son match annuel syndical en état de grâce…

        • Patricia 27 septembre 2014 at 18:21

          Il me semble en fait que Nadal a 12 victoires à 0, mais ça ne saurait sans doute tarder….

          • Geo 28 septembre 2014 at 06:42

            Si tu as bien lu, il s’agit dans les deux cas de pronostics.

      • Geo 28 septembre 2014 at 06:47

        Le destin tient à peu de choses. Stan echangerait-il désormais sa carrière avec Rafa?

    • Nath 27 septembre 2014 at 17:20

      J’aurais bien aimé que Bennet’ joue Gulbis en finale plutôt qu’en demie. Il y aurait eu une rupture d’une (si Gulbis avait enfin réussi à battre Juju), voire de 2 séries, vu que non seulement Bennet’ n’a pas encore réussi à gagner une finale, mais Gulbis n’en a pas perdu une seule (sur six !) de son côté. Dommage…

  27. Coach Kevinovitch 28 septembre 2014 at 00:09

    Ce soir, j’etais a quelques metres d’un ancien capitaine de Superbiquette….

  28. Elmar 28 septembre 2014 at 11:32

    Juju a le premier break en poche. Va-t-il le faire?

  29. William 28 septembre 2014 at 12:09

    5 balles de match sauvées par Murray pour s’offrir son premier titre de l’année.

    On est à 1 set de la decima.

    • Elmar 28 septembre 2014 at 12:26

      A un jeu.

  30. William 28 septembre 2014 at 12:32

    IL L’A FAIT.

  31. Elmar 28 septembre 2014 at 13:10

    Il me fait quand même vachement de peine, Juju. J’espère qu’il en gagnera quand même un avant la fin de sa carrière, même un obscur Sopot.

  32. Coach Kevinovitch 28 septembre 2014 at 18:26

    Benneteau devrait participer a tous les obscurs 250. Je dis bien les obscurs pas ceux ou tu sais qu’il y aura du monde comme Doha, Halle, le Queen’s. Sopot n’existe plus je crois. Si c’est le cas, c’est un tournoi auquel il doit participer.

    Voici mon programme pour sa saison 2015:

    Vina del Mar, Delray Beach, Casablanca, Bucarest, Istanbul, Bogota, Metz + les 1000 + les GC.

    Il doit eviter les 250 preparatoires de GC

    • Colin 28 septembre 2014 at 21:04

      Faut pas dramatiser non plus : Benneteau a perdu beaucoup moins de finales que Federer. Quatre fois moins !

      • Nath 28 septembre 2014 at 22:45

        Faut pas me demander pourquoi, mais après avoir lu ton post, je suis allée de lien en lien, jusqu’à dénicher deux trouvailles.

        La première est qu’après avoir perdu ses 19 premiers matches contre des top 10, un joueur a gagné les trois suivants. Comme quoi il ne faut pas désespérer.

        La deuxième est une archive datant de 98

        Au fait, le joueur dont je parlais est Carlos Berlocq, cinquième en termes de ratio V/D contre les 10 meilleurs ces 52 dernières semaines : http://www.atpworldtour.com/Performance-Zone/Performance-Versus-Top-10-Current-List.aspx

        • Don J 29 septembre 2014 at 00:26

          super cette archive de Patrick Proisy, du petit lait ! c’est génial de pouvoir lire ça à posteriori, on sent que c’est une époque tournante pour le tennis, époque qui a accouché de Federer et Nadal, il s’en est pas si mal sorti le tennis finalement, non ?

        • Colin 29 septembre 2014 at 12:25

          En effet, excellente interview de Proisy (datant de 1998, il faut replacer dans le contexte). Il y donne à la fois une passionnante leçon d’histoire, puis parle du présent (celui de 1998, mais bcp de choses sont encore vraies aujourd’hui) et fait même de la prospective (et on constate qu’il avait vu juste sur certaines choses… mais pas sur d’autres – il avait tendance à être un peu catastrophiste).

          Je retire cette citation : « Bref, en 1998, quand je vois Goran Ivanisevic servir 72 aces dans une rencontre, moi je me tire et je vais suivre les matchs féminins. A mes yeux, le tennis reste un jeu d’échecs. Un point se construit avec la géométrie du court. »

      • Patricia 28 septembre 2014 at 23:34

        Et moi j’ai lu qu’un joueur fort célèbre détenait le nombre de finales consécutives perdues (13), et non Bennet…
        Bon, par ailleurs il en a remporté 109 ce qui compense un petit peu…

        Julien a remporté sa première finale en challenger, contre le Belge Dick Norman, en 2004. Il échoua pour la suivante, contre Berdych la même année.
        Encore une finale en challenger pour Bennet en 2005, perdue contre Olivier Patience… Puis le désert : 3 ans avant de récidiver contre Seppi. Pour la première fois, il est TS et 47è mondial (un challenger relevé, Bergame).

        Et là, loin de sombrer, il s’accroche et passe un palier : 3 mois plus tard, il se hisse en finale de son premier 250. Hélas, il y croise un compatriote qui sait saisir les occasions : c’est Gilou, alors qualifié, qui remporte son 3è titre ATP (sur 3, c’est son antithèse ; remarque, il avait été bien moins performant en challenger, échouant 3 fois sur 5).
        Sans lâcher l’affaire, Bennet se représente fin 2008 pour tenter de convertir l’essai. C’est le 2è titre à Lyon de Soderling – une référence en indoor très rapide, classé 20 places devant.
        Et à partir de là, avec un entêtement d’une régularité effrayante, Bennet se représentera chaque année au moins une fois en finale.
        2009, c’est en Lucky loser qu’il cède à GGL à Kitzbühel.
        2010, voilà Llodra à Marseille.
        2011, une finale ATP (Isner, à Winston Salem, quasi 100 places devant) et deux en challenger, avec une victoire contre Olivier Rochus et une 2è défaite contre Seppi.
        2012, il rend service à Nieminen à Sydney (qui en était à 1 victoire sur 11), puis à Kuala Lumpur, il cède à ce gourmand de Monaco – qui terminera 11è mondial cette année faste.
        En 2013, on se doute bien que c’est pas contre Del Po 7è mondial dans un 500 à Rotterdam que la chrysalide deviendra papillon. Bennet verrouille l’objectif sur Kuala Lumpur et franchement, Sousa… c’est là qu’il y avait une vraie ouverture. Mais bon, le Portugais n’est pas un grand émotif, il lui laissera les crises existentielles et gardera le trophée.
        La victoire à Bordeaux contre Johnson fait du bien.

        Julien s’obstine à Kuala Lumpur, avec une belle entame, un très bon niveau de jeu, une belle solidité mentale : fallait quand même sauver 9 BB, avec des 1è balles, dont 3 aces, seulement 2 occases en 2è balles que Nishikori vendange – peut être un peu cuit par les évènements récents, en particulier les sollicitations des sponsors qui le rendent pas assez concerné par un petit 250 contre un Juju Bennet… Bon, le niveau est là et 9 BB ça fâche, et les rallyes de 20 frappes s’enchaînant, le vétéran se fait décrocher… C’était l’issue attendue.
        Rendez-vous en 2015.

        • Colin 29 septembre 2014 at 11:12

          « un joueur fort célèbre détenait le nombre de finales consécutives perdues (13) » Ça sent son Connors ça…

    • Patricia 28 septembre 2014 at 23:42

      Haha, j’avais pas lu ta proposition, mais eu la même idée et essayé de concocter un programme à base de 250 à la cuisse légère : Tel Aviv (qui joue là bas ?), Bucarest, toujours, Atlanta, Bogota, Casablanca, Delray Beach, Düsseldorf, Chennai, Eastbourne, Gstaad, Kitzbühel, Moscou, Newport, Nice, Stuttgart, et zut, pas Zagreb et Umag, maintenant que Cilic s’est croquemitainisé.
      On s’en fout des 1000 (bon c’est obligatoire, mais il fait acte de présence) ! Faut c’qu’y faut, Juju.

  33. William 29 septembre 2014 at 10:26

    À Beijing, Berdych sort Nadal…en double ! Fognini, associé à Leo Mayer, élimine la paire tête de série numéro 1, Nestor/Zemonjic.

    Cilic passe, Troicki aussi, aux dépens de Youzh.

    À Tokyo, Granollers sert pour le match contre Ferrer…

    • Remy 29 septembre 2014 at 10:40

      Ferrer a perdu, il décline le David.
      Il risque fortement de sortir du top 10 à la Race, cependant il est toujours 5ème mondial !

      • Elmar 29 septembre 2014 at 10:42

        C’est pour ça que cq fait chier que Kohlschreiber ne l’ait pas battu à Cincy malgré les balles de match. Derrière Ferre va chercher 600 points qui lui seront précieux longtemps.

      • Patricia 29 septembre 2014 at 13:08

        Mais il risque fort de se faire éjecter des Masters pour la première fois depuis une éternité…
        C’est vrai d’un autre côté que l’an passé il n’était pas au mieux sur l’été et la saison asiatique mais a frappé un grand coup à Bercy (et Valence est aussi une occasion de se refaire). Sauf que là il va avoir de la concurrence pas cramée et surmotivée jusqu’au bout.

        • Patricia 29 septembre 2014 at 13:11

          S’il ne participe pas aux Masters et que les nouveaux y gagnent des matchs…. C’est très bien payé en points, et ils pourraient se maintenir un moment. Ferrer viendrait alors corser un peu les tableaux au lieu de les pourrir…

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