Roland Garros 1999

By  | 3 juin 2017 | Filed under: Histoire, Légendes

 

Roland Garros 19996 juin 1999. Cinquante-cinq ans après le débarquement, un Américain s’impose à Paris. Andre Agassi, octuple vainqueur de tournois du Grand Chelem, remporte Roland Garros et réalise un carré d’as unique dans l’ère post Rod Laver. Retour sur cet exploit en quatre parties et huit paragraphes.

Une odyssée au long court

Roland Garros 1999 dans la carrière d’Andre Agassi, c’est un pic, c’est un cap, c’en est une parabole. Il a tout connu porte d’Auteuil, à commencer par une fracassante arrivée sur le devant de la scène, onze ans plus tôt. Crinière au vent, vêtu d’un short en jean, il parvient en demi-finales, poussant aux cinq sets Mats Wilander, futur vainqueur. Le public est sous le charme, Tennis Magazine, bien inspiré, titre son numéro de septembre 1988 « Génération Agassi ». Suivent les cruelles désillusions de 1990 et de 1991, l’Américain se qualifiant magistralement pour la finale mais craquant sous le poids de la pression face à Andrés Gómez et Jim Courier, alors qu’il est favori. Son compatriote, devenu entre-temps le big boss du circuit, ne fait qu’une bouchée de lui en demi-finales un an plus tard. C’est le début d’une longue traversée du désert pour le Kid de Las Vegas sur la terre battue parisienne. Méformes, blessures, absences l’empêchent de se montrer sous son vrai jour pendant sept longues années.

On ne sait trop qu’attendre du divin chauve à l’ouverture de l’édition 1999 du French Open. Après avoir relancé une seconde fois sa carrière l’année précédente, où il passe de la 122e à la 6e place mondiale, Agassi marque à nouveau le pas (tête de série numéro 13 néanmoins). Lucide, Michel Dhrey le qualifie non plus de « favori » mais de « surprise possible ». Le poids des ans, les échecs répétés font douter jusqu’à ses fans les plus fidèles. On craint même le pire lorsque Andre se blesse à la Coupe du Monde des Nations de Düsseldorf contre Nicolas Escudé et abandonne le match après seulement un set. Une toute petite semaine avant le début des Internationaux de France, l’Américain fait un aller-retour express aux Etats-Unis pour se faire soigner et reconnaîtra plus tard « avoir envisagé le forfait ».

Commence alors la folle chevauchée du pur-sang de Las Vegas, faite de coups d’éclat, de contretemps, de retours (c’est bien là son meilleur coup…) Au premier tour le dangereux Franco Squillari, robuste argentin, vainqueur du tournoi de Munich est maîtrisé en quatre sets accrochés. Au tour suivant, Arnaud Clément pousse le trentenaire au bord du précipice, qui lui inflige en guise de châtiment une roue de bicyclette dans la cinquième manche. Trois sets secs au troisième tour contre Chris Woodruff avec en prime le coup du tournoi, soit un invraisemblable passing de coup droit entre les jambes. Les choses (très) sérieuses commencent en huitièmes de finale contre Carlos Moya, tenant du titre et numéro 4 mondial. Deuxième épreuve pour Agassi, mené un set et break et deuxième cinglante mise au point (au poing !) : 6/1 au quatrième set, l’Espagnol ratant sur la balle de match le fameux passing dos au filet. Le quart de finale, trop facile face à un Marcelo Filippini diminué de surcroît, suscite… les huées du public, bientôt calmé par quelques baisers de la star aux quatre coins du court.

La route semble encore bien longue, Marcelo Rios et Gustavo Kuerten sont autant d’adversaires potentiels pour les deux tours restants. Dominik Hrbaty sort le premier nommé et fait mieux que se défendre. Si la pluie était contre Agassi en finale en 1991, la nuit l’a cette fois sauvé, repoussant la fin du match au samedi matin qu’Andre, bien plus fringant, ne manquera pas d’achever. La grande finale enfin, contre Medvedev qui a lui sorti le Brésilien volant. Deux premiers sets de cauchemar où Andreï écrase de sa puissance au service et en fond de court son homonyme pétrifié par l’enjeu. Il était pourtant écrit que l’Américain reviendrait, dans ce stade, dans ce tournoi, dans cette finale. Il finit par terrasser le combattant ukrainien dans un happy end digne d’une fiction hollywoodienne. L’heure est aux larmes et aux prières. Andre l’a fait.

Quand le Kid devint God

« Je pense que chacun à la fin de sa journée doit avoir un sentiment de satisfaction au regard des efforts qu’il a faits, de ce qu’il a réalisé. (…) A ce stade de ma vie, si je fais quelque chose, je veux bien le faire ». Tels furent les mots d’Andre Agassi lors d’une interview d’après-match, réalisée par l’inévitable et ineffable Nelson Montfort. Des propos qui tiennent de la leçon de vie. On est si loin de l’adolescent rebelle et superficiel, utilisé par la marque Canon pour son fameux slogan « Image is everything », tant regretté par l’intéressé depuis. Le champion dispense désormais la bonne parole tel un prêtre ou plutôt, crâne rasé, un moine bouddhiste. 29 ans l’âge de raison chez Agassi, fruit des expériences heureuses et adverses mais aussi d’un travail intérieur, le joueur s’étant livré à une psychothérapie. André allie égoïsme de bon aloi et altruisme, il s’investit pleinement dans sa carrière (et avec quel succès !) sans oublier son prochain. The Andre Agassi Charitable Foundation et the Andre Agassi College Preparatory Academy sont les deux concrétisations majeures de cette envie de donner. Il y a du Yannick Noah dans cette sagesse et dans cette « générosité Agassi ». L’homme est bien dans sa peau et cela se voit.

Et Pete Sampras

« Je peux me coucher ce soir en me disant que je n’échangerais mon palmarès avec personne d’autre ». Comment ne pas penser à Pete Sampras, l’éternel rival, à l’écoute de cette phrase ? En ce 6 juin 1999, Andre Agassi tient sa revanche sur celui à qui on l’a si souvent comparé, opposé. En effet au soir de leurs carrières respectives, les chiffres parlent en faveur de Sampras : 14 titres du Grand Chelem contre 8, 286 semaines en tant que numéro un mondial contre 101, six années terminées en pole position contre une seule et cerise sur le gâteau, quatre victoires en autant de rencontres à l’US Open, dont trois finales. Roland Garros restera néanmoins l’éternel talon d’Achille du demi-dieu grec, qui a lui aussi sa chance en 1996 sans pouvoir la saisir. Dépité, désinvolte, Sampras se fait diaphane Porte d’Auteuil et ce jusqu’à la fin. Grand champion, Pete ne tient pourtant pas rigueur à Andre d’avoir coché, trois ans plus tard, cette case à tout jamais vierge de son palmarès et l’appelle même pour le féliciter. « Je ne l’aurais pas fait pour n’importe qui » confie-t-il, l’estime entre les deux joueurs est immense. Ainsi en est-il de leur destin. A Sampras les livres d’histoire, à Agassi la palme de la complétude.

Désirs d’avenir

Dans l’édition parue au lendemain du sacre du King de Las Vegas à Roland Garros, l’Equipe établit ainsi un portrait comparatif entre Sampras « le boulimique » et Agassi « le gourmet ». Opposant la voracité du premier aux dégustations du second, le quotidien conclut par une intéressante interrogation : « Et si Andre demain n’avait plus faim ? » La question mérite d’être posée, la réponse est sans détour et le retour définitif. 1999 est de loin la meilleure saison de l’Américain (bouclée à la première place mondiale), présent dans tous les grands rendez-vous suivants son succès parisien : finales à Wimbledon et au Masters, victoire à l’US Open. Le gourmet devient gourmand à l’Open d’Australie, insatiable et invincible de 2000 à 2003. Longévité est le qualificatif qui colle à tout jamais au polo du joueur, ses dernières années faisant sa légende.

L’US Open 2005 est son dernier tour de force. A 35 ans, porté par un public en transe, Agassi se hisse en finale, seulement dominé par le maître Federer himself. Une fin « idéale » s’offre alors à lui, mi-Sampras (vainqueur à 32 ans pour son ultime concerto), mi-Connors (demi-finaliste à l’âge canonique de 39 ans). Il commet un péché d’orgueil en repoussant d’un an l’inéluctable. Ainsi lors de l’US Open 2006, le « Old » de Las Vegas trouve la force de sortir Marcos Baghdatis, tête de série numéro 8, en guise de baroud d’honneur mais doit déposer la raquette au troisième tour, le dos meurtri. L’heure des adieux est venue. Ému aux larmes, comme toujours, le flamboyant champion s’adresse à son public en ces termes : « Dans mes moments les plus difficiles, quand j’étais au plus bas, vous m’avez donné la force d’y croire. Grâce à vous j’ai trouvé l’inspiration. Je me souviendrai de vous pendant le reste de mon existence. Le tableau d’affichage indique que j’ai perdu aujourd’hui, mais il n’indique pas ce que j’ai trouvé. » Andre Agassi, un grand joueur, un grand homme, tout court.

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205 Responses to Roland Garros 1999

  1. Antoine 7 juin 2017 at 6:03

    5-1 rebreak de Murray. Andy termine très fort…

    • Antoine 7 juin 2017 at 6:06

      Andy 2-6 6-1 7-6 6-1…Il remporte les 6 derniers jeux…

    • Colin 7 juin 2017 at 7:34

      Ce sera donc un remake de la demie de l’an passé.
      4 demies consécutives pour Andy, 3 pour Stan. Ça commence à ressembler à des abonnés au dernier carré.

  2. Patricia 7 juin 2017 at 6:42

    En fait avec aujourd’hui, Thiem a gagné son dernier match contre les 4 du Big 4. Pas mal.

    • Colin 7 juin 2017 at 7:30

      Mouais, pas mal le jeunot. Mais ce serait encore mieux s’il gagnait aussi le prochain.

    • Colin 7 juin 2017 at 7:40

      Ce sera donc un remake des finales de Barcelone et Madrid et du quart de Rome.
      2ème demie consécutive à RG pour Domi, quant à Rafa, même si ça fait 3 ans qu’il n’a plus été à pareille fête, il est évidemment le recordman du nombre de demies à RG avec… 10.

  3. Colin 7 juin 2017 at 7:44

    Bref les demies opposeront 3 joueurs qui étaient déjà au même stade l’an passé… et pour ce qui est du 4ème larron, on a juste remplacé le tenant du titre par le recordman de victoires. Dans le genre conservatisme, on fait fort.
    Mais on pourrait quand même encore avoir de la nouveauté, avec :
    - une victoire de Thiem
    - OU une finale de Thiem associée à une victoire de Murray
    … Et d’ailleurs quoi qu’il arrive, l’affiche de la finale sera une première à RG.

    A noter l’excellent jeu de mots de l’Equipe : « Dream Thiem ». Je m’en veux de ne pas l’avoir trouvé celui-là.

  4. Gerald 7 juin 2017 at 9:23

    Avec l’élimination avec les honneurs (7-6;6-4) de Caroline Garcia face à la n°2 mondiale, plus aucun Franco-Belge au stade des demis de RG.
    Avec leurs belles performances, Kristina et Caroline ont en tout cas montré qu’elles pouvaient légitimement revendiquer un top 10 mondial!.

    Sinon Thiem confirme sa 3ème place à la Race en écartant Djoko, en 3 sets et en terminant par un 6-0 qui plus est. Cela va mieux pour Novak, mais le chemin jusqu’à la guérison n’est pas tout à fait fini. Nous verrons sur gazon comment il prestera!
    Nadal et Wawrinka ne sont pas des surprises à ce stade de l’épreuve et le Majorquin aura même profité de l’amabilité de son compatriote pour ne pas devoir s’employer plus de 10 petits jeux (6-2;2-0) pour atteindre la demi. Et le dernier mousquetaire est Andy qui atteint ce stade de l’épreuve pour la 5ème fois (2011,2014,2015 et 2016 où il atteignait même la finale!). Pas mal pour un joueur pour qui la terre est loin d’être sa surface de prédilection! Et si finalement Andy rejoignait André Agassi, Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic dans le cercle fermé des tennismen ayant remporté les 4 GC sur 4 surfaces différentes?

    Du côté des femmes, nous avons droit à 2 moitiés de tableau différentes: si la partie basse du tableau voit émerger finalement les 2 joueuses les mieux classées avec Pliskova (2) et Halep (3). La partie haute nous offrira une finaliste inattendue entre Bacsinszky (30) et surtout l’invité surprise Ostapenko qui a quand même sorti Wozniacki, Stosur et Tsurenko, toutes 3 têtes de série, lors des 3 tours précédents. De toute façon, la gagnante sera une joueuse n’ayant jamais remporté de GC et avec la pression qui va grimper, la tension va inévitablement grimper, surtout pour celle qui ont l’étiquette de favorites!

  5. Patricia 8 juin 2017 at 8:36

    https://twitter.com/RouatP/status/872417891982954501

    un gif sur le duel Thiem/Djoko (dommage qu’ils ne l’aient pas placé sur ocre). Amusant car Herr Panzer est justement le surnom de Thiem sur certains forums.

  6. Antoine 8 juin 2017 at 11:34

    Djoko fait à lui tout seul la Une de l’Equipe avec ce titre « Le grand Plongeon »…

    L’article principal revient notamment sur le rôle de son préparateur mental, un type qui a quand même bien l’air de ressembler à un gourou, qui fait mettre l’équipe de Djoko, et Dkoko lui même, dans une position ou ils se touchent dos à dos tous ensemble en se tenant la main avant les matchs pour méditer…Comme le dit un ancien proche de Djoko « je le connais depuis qu’il est gamin, il s’est construit sur la haine et le combat, pas sur « peace and love » ! ». De fait, il n’y a plus de gniaque chez Djoko et il accepte de plus en plus facilement de perdre, et de perdre de plus en plus facilement…

    Pour un type dont on disait il y a à peine un an que niveau mental il était peut être encore plus fort que Nadal, le changement est sidérant et en tout cas ce n’est pas Nadal. Il semblait retrouver un peu la forme après une demie à Madrid et une finale à Rome, mais le mal est plus profond.

    Je pense qu’il doit être soulagé d’avoir perdu son dernier titre du GC. Tout cela était un poids trop lourd à porter pour lui. Il dit qu’il n’est pas contre faire un break, ce qu’il fera peut être après Wimbledon…

    Celui qui retrouve la forme, c’est Murray qui vient de faire trois bons matchs. Ce n’est pas encore un grand Murray, il encore manque de constance, et il va, je pense, se faire étendre par Stan mais il repartira du tournoi en bien meilleur état qu’il n’y est entré et à Wimbledon, il sera là, surtout s’il gagne le Queen’s avant..

    Stan lui était au top hier. Depuis Indian Wells, il n’avait rien fait, il gagne à Genève et arrivé le GC suivant, il est là, come d’habitude désormais, et cette fois au top et en demie sans avoir perdu un set et en jouant hier comme en deuxième semaine en 2015…

    Le seul que je n’ai pas vu hier est Rafa (et son adversaire). Peut-il être battu ? Pas sûr du tout évidemment. Hier il a gagné son 100ème match sur terre battue en trois sets gagnants de sa carrière. 2 défaites en face. 22 jeux perdus. Cela n’incite pas à répondre positivement à la question…

    Cela dit, il va lui falloir battre Thiem, puis très probablement Stan, qui n’ont pas perdu un set ni l’un ni l’autre et qui sont au top tous les deux. Le vainqueur sera certainement un de ces trois là. Il va donc falloir que Nadal sorte deux très bons, voire excellents matchs de suite pour faire la décima. Cela parait dans ses cordes et le résultat dépend plus de lui que des autres je pense.

    Thiem-Nadal, cela peut être trois sets pour Nadal, comme cela peut être Nadal-Dimitrov à Melbourne. Et derrière Stan, en finale en GC, que pour l’instant personne n’a battu : 3 sur 3 pour le Suisse.Pour Nadal il vaut mieux jouer Thiem-Stan que Stan-Thiem car un puceau en finale contre Nadal, cela peut vite mal tourner. Et en finale, un facteur jouera en faveur de Stan : pour la première fois depuis un bail, Nadal aura forcément beaucoup de pression, bien plus que le Suisse.

    Il n’est pas exclu que Nadal puisse gagner l’année prochaine ou dans deux ans, mais vu le niveau ascendant des jeunes comme Thiem ou Zverev, et la constance de Stan en GC, j’ai bien l’impression que si Nadal ne réussi pas la décima cette année alors qu’il sort d’une pré-saison sur terre presque parfaite comme au bon vieux temps, qu’il joue très bien depuis le début de l’année, et bien il aura loupé une très grosse occasion de la faire, sans garantie d’en avoir d’autres à l’avenir, vu son âge, le risque de blessures et le niveau de la concurrence….

    Pour Rafa, j’ai donc tendance à penser qu’il faut que cela passe cette année. Si Thiem le bat, cela voudra dire qu’il y a un joueur beaucoup plus jeune que lui qui est capable de le battre « à la régulière » à Roland et que cela ne va pas s’arranger avec le temps. Si c’est Stan, cela lui laissera plus d’espoirs car Stan a un an de plus que lui et est d’ailleurs le plus vieux demi-finaliste depuis Connors en 1985…

    Vamos !

    • Colin 8 juin 2017 at 1:52

      Bon c’est bien joli tout ça tonton Antoine mais tu pourrais quand même te fendre d’une analyse aussi poussée des demi-finales féminines, zut quoi !!!

      (tu as encore 8 minutes)

      • Antoine 8 juin 2017 at 3:34

        Les quoi ?

        Ce n’était pas vraiment une analyse des demies finales, juste quelques idées qui me sont venues en cette fin de tournoi. Et je n’ai pas vraiment les idées bien arrêtées, sauf en ce qui concerne la demie entre Andy et Stan ou je vois mal le suisse perdre…

    • Colin 8 juin 2017 at 1:54

      D’ailleurs il y a un pb avec l’horloge de 15-love, elle est décalée d’une heure… J’ai déposé le post précédent à 14h52 et il s’affiche à 13h52.
      Wordpress serait donc à l’heure anglaise ?

  7. Le concombre masqué 8 juin 2017 at 2:09

    Pour Roland, Rafa ne peut pas perdre.

    Pour l’USO, Rafa depuis 2003, c’est :
    - 2 fois Absent
    - 2 fois en 1/32
    - 2 fois en 1/16
    - 2 fois en 1/8
    - 2 fois en 1/2
    - 2 fois Vainqueur

    Et…1 fois en 1/4 et une fois finaliste.

    On sait déjà les deux options possibles où il va s’arrêter cette année pour parfaire cette anomalie.

    Si vous n’avez pas besoin de moi surtout faites le moi savoir.

    Concombre.

    • Gerald 8 juin 2017 at 2:44

      Si je comprends bien, il manque une élimination au premier tour!!

    • Colin 8 juin 2017 at 3:00

      Il en manque même deux ! Il a intérêt de commencer dès 2017 s’il veut rattraper son retard sur cette marque.

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