Richie, la triste fin du petit ado huître

By  | 10 octobre 2017 | 388 Comments | Filed under: Opinion

Gasquet Monaco 2005Ce tournoi de Monte-Carlo 2005, qui vit Richard battre Federer puis bien résister à Rafael Nadal, me paraît selon les moments extrêmement proche ou appartenir à une autre ère.

En ce qui me concerne, à ses débuts, sans savoir pourquoi, je n’ai jamais attendu grand-chose de lui.

Douze ans plus tard, une vision de plus en plus morpho-psychologique du tennis de haut niveau s’est progressivement imposée à moi.

En tous cas en ce qui concerne les champions : la rage de McEnroe, le showman Connors, Borg l’obsessionnel, le regard halluciné de Djokovic ou celui de bête traquée de Lendl.

D’autres champions tels Agassi, Sampras, Federer, par leur expression, leur façon de se mouvoir, diffusent une impression de certitude, de cohérence entre le corps et la pensée et d’une détermination que rien ne vient parasiter. Une façon d’exister sur les courts inconnue de la quasi totalité des êtres humains qui ont un jour tenu en main une raquette.

Le champion constitue par définition une exception, voire une anomalie, un être à la fois merveilleusement adapté à l’exploit et un individu incroyablement spécialisé, monomaniaque, déséquilibré, complètement isolé des tribulations ordinaires du commun des mortels.

Dès ses débuts le visage encore poupin de Nadal était transfiguré par deux trous noirs d’antimatière dont le regard intense semblait capable de forer la croûte terrestre à des kilomètres de profondeur.

Les coachs de Richard ont du lui répéter depuis des lustres d’arrêter de baisser la tête, de marmonner et de montrer sa déception mais rien n’y fait, il montre à peu près le même langage du corps que n’importe quel tennisman du dimanche frustré et parfois découragé de sa partie.

L’adversaire du champion a peur : pas tellement d’être battu mais plutôt d’être ridiculisé face à un héros en état de grâce qui vous réduit au statut de tâcheron du tennis à peine capable de réciter une gamme de revers croisés.

Nadal Gasquet 2007Le visage de Richard, jamais transfiguré par on ne sait quelle névrose titanesque, demeure celui d’un adolescent, d’un gars de Béziers heureux d’avoir réussi un joli passing, dégoûté par une faute idiote, soufflant pour essayer d’évacuer sa fatigue, bref un visage qui ne fait peur à personne.

Lorsque Gasquet et son adversaire pénètrent sur le court, Richard n’a pas le visage de celui qui va gagner, et au final il perd.

Il n’a pas trouvé le truc qui le distingue pour tenter de compenser ; comme le bandeau de Zverev ou la coupe de cheveux de Kyrgios. J’allais oublier sa casquette à l’envers qu’il a heureusement remisée au vestiaire, le look idéal pour avoir l’air d’un gamin.

Le physique de Richard n’impressionne guère non plus, taille moyenne sur le circuit, musculature ni longiligne ni puissante, le corps de monsieur tout le monde.

Pour toutes ces raisons qui rapprochent Richard du commun des mortels joueurs de tennis, il s’agit sans doute du joueur professionnel dont je me sens le plus proche.

Alors quand même, avec ce jeu si créatif et inspiré des débuts, à quel moment Richard a t’il manqué le virage qui l’aurait amené à devenir meilleur qu’il n’est ?

Le refus de suivre les conseils de Tarik Benhabiles qui l’enjoignait de modifier son coup droit biscornu ?

Son acceptation du jeu sécuritaire à base de lift prôné par Eric Deblicker ?

Un entraînement qui loin de renforcer son physique, l’aurait au contraire fragilisé et contribué à ses nombreuses blessures ?

Même bien négociés, aucun de ces choix n’aurait fait de Richard un champion, car il n’a pas cela en lui.

Richard ressemble à n’importe quel jeune qui s’est retrouvé là parce que son don a été repéré dès le plus jeune âge.

Ritchie fait preuve de franchise en répétant ce que le grand public n’a aucune envie d’entendre : à quel point le haut niveau est dur, les adversaires forts et le travail harassant pour exister sur le circuit professionnel.

Gasquet Roland Garros 2016Le voici depuis longtemps maintenant présenté par ses détracteurs comme l’archétype de l’espoir déçu du sport français.

Richard a bien tenté de réagir pour sa fin de carrière : quelques contestations des décisions arbitrales, une interview dans Society où il roule des mécaniques, rien n’y fait.

Entre blessures, usure et conscience accrue de ses limites, la fin de carrière de Richard Gasquet se déroule sous nos yeux dans toute sa triste banalité, terne, morne et sans éclat.

Dommage tout de même que perdu pour perdu, il ne joue pas toute l’année le tennis qu’il pratique chaque année à Wimbledon : frappes à plat ou coupées, prise de balle tôt, montées joliment conclues par une volée tout en toucher de balle…

Encore quelques années et Richard fera partie des visages semi oubliés du tennis français, les Jauffret, Proisy, Pioline, Grosjean…

Quelque part dans le Sud Ouest, il rigolera bien avec ses copains autour de la piscine, défait de son costume d’espoir du tennis français qu’il n’a probablement jamais désiré endosser.

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King of the drop shot

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388 Responses to Richie, la triste fin du petit ado huître

  1. Elmar 10 octobre 2017 at 13 h 44 min

    J’aime bien ton texte, Regis!

    Je ne me suis jamais senti proche de Gasquet, je ne l’ai jamais soutenu ni tellement été enthousiasmé par son tennis… si bien que je n’ai pas en mémoire les tournants de sa carrière. Vu de l’extérieur, j’ai un peu l’impression qu’il s’est laissé porter, qu’il a surtout fait des non-choix, par exemple en restant beaucoup dans le confort DeBlicker.

    En termes de progression, je trouve que le coup d’arrêt se situe dans le tournant des années 2007-2008. Jusqu’en 2007, il grimpe au classement, il a des résultats de plus en plus prometteurs, claque une demi à Wimbly, se qualifie pour le Masters. Il joue des demis et des finales de M1000. Puis en 2008, non seulement sa progression s’arrête, mais même il rétrograde.
    Bref, il a raté le train qu’il ne parviendra jamais à rattraper.

    Depuis, c’est un honnête top-30 aux coups d’éclats bien rare. Il aurait eu une ultime chance en finale de Coupe Davis contre Federer… mais son attitude de joueur du dimanche l’a empêché de croire qu’il pouvait le faire. C’était le signal dont Federer avait besoin.

    Un bon gars de Béziers que la planète tennis oubliera en effet bien vite.

  2. Colin 10 octobre 2017 at 14 h 31 min

    Sympa, ce texte, même s’il est dur (mais, comme on dit, « qui aime bien châtie bien »).
    Finalement, après 12 années passées au plus haut niveau, le bilan de Gasquet est très proche de celui de son vieux pote Monfils : deux joueurs qui sont parmi les plus agréables à regarder jouer de tout le circuit (sur ce critère ils sont tous les deux dans mon top10 personnel) mais qui, invariablement, inexorablement, inéluctablement, butent toujours sur l’avant-dernière (ou, au mieux, sur la dernière) des marches qui mènent à la gloire.

  3. Colin 10 octobre 2017 at 14 h 44 min

    Et puisque tu commences ton article par une allusion à « ce tournoi de Monte Carlo 2005 » ça m’a rappelé que j’avais commis ici même, en 2011, un texte qui relatait, six ans après, cette fameuse demi-finale de Monte Carlo 2005, et faisait le constat de l’écart qui n’avait cessé de se creuser entre Nadal et Gasquet depuis.
    Gasquet / Nadal, 2005-2011, tellement de choses ont changé
    Six ans se sont écoulés, soit exactement la même durée qu’entre MC2005 et l’article. L’écart entre Rafa et Richie ne s’est pas creusé plus… Mais ne s’est pas réduit non plus.

  4. Paulo 10 octobre 2017 at 18 h 27 min

    Il me semble que pour rentabiliser tout son potentiel, Richard a surtout manqué d’un coup droit digne de ce nom.
    Peut-être, sans doute mon point de vue est-il influencé par le fait que j’aime les attaquants, les joueurs portés vers l’avant et le filet, mais je crois que si Richie s’était doté d’un coup droit plus offensif, plus à plat, pris plus tôt, et de la philosophie de jeu qui va avec, il aurait fait mieux en termes de carrière.
    Les spécialistes de l’histoire du tennis me démentiront peut-être, mais à ma connaissance, aucun grand nom de ce sport n’a eu un coup droit aussi inoffensif que celui de notre Gasquet national. Quand je le vois frapper ce coup, lifté, bombé, en reculant, la balle atteignant péniblement la ligne du carré de service, je fais invariablement la grimace, ayant la désagréable impression qu’il donne le bâton pour se faire battre, la balle facile pour se faire punir.
    Pour prendre la génération actuelle, des joueurs comme Davydenko ou Ferrer, poids plumes du circuit, développ(ai)ent un jeu très agressif, avec un coup droit digne de ce nom, et c’est à mon sens la clef de leur présence dans le top 5 (et même le top 3 de façon éphémère).
    Je suis persuadé que s’il avait voulu, Richard aurait pu jouer avec cet état d’esprit, compensant son manque de puissance par une prise de balle très précoce des deux côtés et s’aidant de son magnifique toucher pour finir les points au filet.

    Mais comme cela a été dit par Régis et ceux qui m’ont précédé, il n’en a pas eu la volonté parce qu’il se demandait un peu ce qu’il faisait là, et surtout ce qu’il aurait fait s’il avait gagné des grands titres voire été numéro un mondial. D’ailleurs c’est à se demander si l’étroitesse presque curieuse de ses épaules n’est pas l’expression physique inconsciente de cette incapacité richardesque à assumer un rôle de favori, de number one, de champion.

  5. Regis 10 octobre 2017 at 19 h 39 min

    Salut les 15 Lovers !
    Merci pour vos commentaires. Ah le fameux coup droit de Ritchie ! je trouve qu’il s’est amélioré depuis 3 ans environ, il ne tire toujours pas à fond la raquette derrière lui mais compense en levant la tête de raquette perpendiculairement au sol puis lui donne de la vitesse par un coup de poignet vers le bas.
    Pas du tout académique mais cela donne un peu de venin à ce coup.

    Je crois également qu’il a plafonné après 2007 2008, je pense aussi qu’il se heurte aux limites d’un physique qui naturellement n’a rien d’athlétique. et quand il travaille trop son physique, ou tente de servir à 200km/h, il se blesse. Alors rien à faire sur ce plan devenu capital pour le haut niveau.

    Au niveau du mental il n’est pas mal, il gagne assez souvent des matchs accrochés ( sauf contre le top ten, probablement un complexe).

    Seul regret à mon sens, ce tennis gestionnaire, plutôt contre attaquant, ce lift qui ne gêne pas grand monde, qui a lui a rapporté un classement assez élevé, une ou deux incursions dans le top ten.
    Il n’a pas osé systématiser son tennis de Wimbledon, offensif et créatif, qui lui aurait sûrement occasionné pas mal de défaites embarrassantes mais était le seul susceptible de le conduire à une grande performance en exploitant à fond ses vraies forces ( créativité, toucher de balle, prise de balle tôt…)

    Seul regret finalement à mon goût

    • Patricia 11 octobre 2017 at 10 h 27 min

      J’aime bien le portrait psychologique, qui me fait penser à la formule de Hollande « Je veux être un président normal »… Peut-être pas évident comme président, mais il y a des précédents. Alors qu’un champion normal, c’est un oxymore.

      En revanche je n’ai jamais totalement adhéré au « ah, s’il voulait, il prendrait la balle plus tôt. », comme une illustration d’un manque de gniaque. Il y a une dimension technique liée à la prise de raquette et à la préparation dans la prise de balle précoce systématisée, et pour un Richard (ou Monfils, Nadal, Thiem, avec des nuances), ça implique de prendre un risque plus élevé que pour un mec dont la technique est adaptée. Le fait que sur gazon, son style est différent n’est pas lié à une mutation psychique épisodique due aux émanations de la pelouse, mais au fait que 1) il peut compenser sa 1è pas super puissante par un bon service slicé 2) il peut se permettre de compenser avec le placement et le rebond bas ses balles moins liftées.

      Pour la modification du coup droit, il est plutôt en progrès, notamment en coup droit d’attaque ; il a des contraintes physiologique(son geste a dû être modifié suite à sa blessure au coude à l’USO 2005). Je ne pense pas que le projet de Benhabilès de modifier son geste aurait été décisif, vu qu’il était antérieur ; et Gasquet a accepté de modifier son service avec lui(sur le modèle Roddick, que Benhabilès avait entraîné), ce qui n’a pas été super probant à mon avis et lui a détruit l’épaule, durablement (il a fallu la suspension pour french kiss pour qu’il puisse recommencer à servir à des vitesses normales).

      Comme pas mal de nos gars, Richard a pâti de ses blessures.

      Contrairement à Elmar, je ne perçois pas Richard comme « un honnête joueur du top 30″ : il rentre dans le top 100 en 2004, dès 2005 il est top 20, arrive à la 12è place en 2006, 07è en 2007 (masters), 15è fin 2008, 2009 est la saison de la suspension, 2010 la saison du retour – et il revient déjà dans le top 30 -.
      Il frôle le top 10 (11è) en 2011, il est dans le top 20 la plus grande partie de 2012 où il retrouve le top 10 en fin de saison, 9è en 2013(masters), grave blessure au dos en 2014 où il loupe une grosse partie de la saison mais se maintient dans le top 30, retour dans le top 10 en 2015, se maintient dans le top 20 en 2016 malgré la blessure au dos récurrente. 2017 il est « un honnête top 30″ avec pas mal d’absences pour blessure, appendicite….
      En résumé, « honnête top 20″ me paraît déjà le sous-estimer : c’est un top 10-15 régulier, deux fois aux masters, 3 saisons top 10, qui ne sort du top 20 que les années où il a des grosses tuiles.

      La conclusion de Régis me paraît aussi sévère : OK pour la comparaison avec Pioline ou Grosjean quant à la trace laissée (mais il en ira de même pour Tsonga, malgré une carrière un petit cran au dessus), mais JAUFFRET et PROISY ? faut pas déconner! C’est du Mannarino ou Bennet (avec du bol pour Proisy), personne n’en a rien attendu !

  6. Elmar 10 octobre 2017 at 23 h 33 min

    Je me souviens d’une réponse de Toni Nadal, il y a quelques années, à une question sur le jeu de Gasquet… « Le tennis moderne, c’est service et coup droit; Gasquet est moyen dans les deux ». Très fort, ce Toni.

  7. Jo 11 octobre 2017 at 6 h 00 min

    « Encore quelques années et Richard fera partie des visages semi oubliés du tennis français, les Jauffret, Proisy, Pioline, Grosjean… »

    Je me souviens d’une conversation, il y a une quinzaine d’années, au sujet de Pioline qui venait de prendre sa retraite avec un pote qui regardait de loin le tennis, et ce dernier de dire: « Les gens s’en foutent, maintenant, ils attendent Gasquet. » Demain qui attendront-ils?

  8. Regis 11 octobre 2017 at 6 h 39 min

    Ils attendent Lucas Pouille, mais là aussi on commence à être déçu avec une saison où il montre des failles mentales inquiétantes.
    Pour en revenir à Ritchie, je me souviens également de son étonnement devant l’intensité de la préparation d’intersaison de Nadal quand ce dernier l’avait invité sur son île.
    En France on a souvent des joueurs que je trouvais vraiment talentueux dont le carrière n’a pas été brillante : Raoux, Delaitre, Mutis, j’en oublie sûrement plein

    Ce qui me fait plaisir en ce moment c’est de voir Caroline Garcia percer , je pense que l’histoire du forfait en Fed Cup lui a probablement forgé le caractère.
    J’ai l’impression qu’elles jouent presque toutes pareil maintenant, droite-gauche et très fort, alors c’est le petit truc mental qui fait la différence.
    Elle a encore de nets progrès à faire, quand elle monte au filet elle place ses approches aux mauvais endroits, pareil souvent pour les volées.
    Son service peut être dangereux mais son geste très décomposé est fragile comme le cristal

  9. Patricia 11 octobre 2017 at 10 h 31 min

    Et sinon, je suis le match Goffin/Simon, Gilou vient de conclure un excellent jeu de service. Je suis partagée entre le désir de voir Gilou battre Goffin pour se remonter le moral (il envisage la fin de carrière) et la version où il l’épuise complétement pour que Richie puisse le cueillir au tour suivant, et faire remonter ses chances de participer à la finale de CD…

  10. Patricia 11 octobre 2017 at 10 h 38 min

    Ca fait plaisir de voir Gilou à un bon niveau ! Il domine plutôt Goffin pour l’instant (chiffres miroir pour les winners/UE : 11 8 pour Gilles, 8 11 pour la Gauffre)

  11. Patricia 11 octobre 2017 at 10 h 38 min

    Sinon, j’avais gardé en mémoire le central indoor des masters à Shanghai, mais le tournoi est outdoor pour les pauvres et il fait un temps pourrave !

  12. Patricia 11 octobre 2017 at 10 h 40 min

    Goffin a vraiment progressé en 1è balle, c’est une des explications de sa progression cette année. Simon a du mal à faire quelque chose quand elle passe.

  13. Patricia 11 octobre 2017 at 10 h 55 min

    Et Gilou emporte un TB bien tenu !

  14. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 02 min

    hohoho, maître Gilou breake d’entrée !

    • Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 05 min

      et confirme blanc !
      Le 101è à la Race (qui défend une demi ici) prend une option contre le 8è (certes plutôt cuit) ^^

  15. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 12 min

    Gilou maintient la pression, 0-30.

  16. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 14 min

    BB effacée par Goffin, qui sert bien. Balle de jeu… Jeu sur un beau CD long de ligne.

  17. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 18 min

    C’est dingue, on voit vraiment le rôle de la confiance quand Goffin est dos au mur, il rejoue bien mieux (et a gagné un paquet de matchs accrochés à l’arrache cette année)

  18. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 18 min

    Simon évite 3 BB de break par un beau passing, alors que Goffin montait encore pour l’estocade.

  19. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 19 min

    Superbe construction de Simon pour égaliser, 30A.

  20. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 22 min

    Bwordel, mon stream qui rame en ce moment…

  21. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 22 min

    Bon, dans une brèche, Gilou a tenu et Goffin est en passe de remporter son service blanc.

  22. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 28 min

    C’est quand même étonnant, l’effet de cette surface sur Gilou. Il est comme un poisson dans l’eau à Shanghai.

  23. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 29 min

    Balle de match sur le service de Goffin !

  24. Patricia 11 octobre 2017 at 11 h 30 min

    C’est fait sur une faute de Goffin !

    Je pense que celui-ci ne sera pas mécontent de prendre un peu de repos avant son tournoi local à Anvers… Gilou se fait du bien, là !

  25. Nathan 11 octobre 2017 at 11 h 37 min

    Gillou, le plus Chinois des joueurs français, brille à Shangaï sans son « meilleur coach du monde ».

    Ce serait assez drôle que Gillou joue un rôle décisif en finale à Lille, lui à qui la CD n’a jamais réussi.

    Punaise, je n’aimerais pas être Noah. Des Mousquetaires sans lame et qui ne gagnent plus rien et la « terreur » belge qui se fait ramasser par un joueur à la ramasse depuis des mois et qui n’a jamais brillé en Coupe Davis.

    • Jo 11 octobre 2017 at 15 h 53 min

      Soyons sérieux, Gilou mérite une invitation pour assister à la finale gratuitement en tribune, ni plus, ni moins.

  26. Paulo 11 octobre 2017 at 12 h 55 min

    Je viens de regarder le nombre de matches joués par les 18 premiers au classement ATP cette semaine :

    Nadal : 70
    Thiem : 66
    Zverev : 66
    Goffin : 63
    RBA : 61
    Dimitrov : 54
    PCB : 52
    Cilic : 50
    Querrey : 50
    Isner : 49
    Anderson : 47
    Federer : 43
    Tsonga : 39

    (non comptés : Raonic, Djokovic, Nishi, Murray, Waw – saison trop perturbée)

    Marrant, le gap entre Goffin/RBA et Dimitrov…

    Souvenez-vous, il y a 2 mois à peine on se demandait si Nadal, qui avait déjà joué pas mal de matches, et nettement plus que Federer, tiendrait le coup jusqu’à la fin de la saison… ça a l’air bien parti en tout cas, pas de signe de bobo, ni de baisse de régime – à l’heure où j’écris, il est en train d’administrer une petite correction à Donaldson.
    Je ne serais pas étonné qu’il atteigne les 85 matches joués au total cette année. Pour la pêche à Majorque, il faudra encore patienter quelques années, je crois :)

    Sinon, Goffin est pas mal aussi… de quoi arriver sur les rotules à Lille, et s’y faire battre par un quelconque Simon.

  27. Achtungbaby 11 octobre 2017 at 15 h 06 min

    Gasquet, rien qu’à sa façon de serrer le point il n’est pas crédible !

  28. Jo 11 octobre 2017 at 16 h 22 min

    Editorial plaisant comme on voudrait en voir davantage sur le site. On sent le plaisir pris à écrire, l’ensemble est à la fois subjectif et étayé.

    L’aspect psychologique ayant été amplement fouillé, je me pencherai sur le plan comptable. Sur l’échelle des joueurs de tennis allant de la légende au sans-grade, Richard Gasquet appartient à la catégorie des très bons joueurs. A titre de comparaison, Tsonga, un peu au-dessus, est un excellent joueur, juste en dessous des champions selon la définition de Jim Courier (ceux qui gagnent au moins un Grand Chelem).

    Gasquet a disputé une trentaine de finales sur le circuit dont une moitié de succès, il sait gagner. Sur ses quatorze titres, Richard en a remporté neuf en deux sets, plus un sur abandon, c’est là une marque d’autorité. Il aurait pu, tel un Simon ou un Santoro, qui ciblait scientifiquement ses objectifs, se débrouiller pour greffer deux, trois ATP 500 accessibles à son palmarès et ajouter un soupçon de contenu que sa carrière mérite.

    Pour ce qui est des grands événements, Gasquet a disputé trois finales de Masters 1000 et trois demies en Grand Chelem contre Federer, Nadal ou Djokovic, remportant un seul set au total, sans regrets. Visuellement, Richard n’a jamais donné l’impression tennistique de pouvoir faire vraiment mieux. Il n’est ni Leconte, ni Philippoussis, ni Nalbandian.

    Une suggestion pour terminer sa carrière et boucler la boucle. Gasquet a commencé sa carrière par un titre en double mixte à Roland Garros avec Tatiana Golovin. Avec ses qualités, un joueur aussi polyvalent pourrait aisément intégrer le gratin du double masculin et, bien épaulé, remporter Wimbledon. Enfin.

  29. ConnorsFan 11 octobre 2017 at 16 h 39 min

    Dommage que Richard n’ait pas pu conserver l’attitude qu’il avait avec son coup droit à l’âge de 12 ou 13 ans (voir https://www.youtube.com/watch?v=fhQTjKUdUSk à 1:45). J’ai toujours eu l’impression qu’il n’était pas assez rapide pour être positionné correctement pour le coup droit et pour le revers en cours d’échange. Comme s’il devait favoriser l’un des deux et frapper l’autre dans une position inadéquate. Il est toujours bien tourné du côté revers mais frappe son coup droit de face, sans conviction, déjà prêt à retourner au revers pour le coup suivant.

    • Jo 11 octobre 2017 at 17 h 05 min

      Avec le poing branlant de Gasquet, c’est l’autre image choc, son coup droit. Beaucoup de joueurs jouent désormais en appuis ouverts pour gagner du temps et de la vitesse. Richard est lui vraiment DE FACE, comme s’il était assis sur une chaise, presque en bascule arrière. Quid du transfert vers l’avant?

      Du reste, j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de le raconter ici, vivant à l’époque dans le Sud-Ouest (le vrai, hein, Ritchie n’est pas du Sud-Ouest, remarquez, pas du Sud-Est, non plus, disons du Midi, dans tous les sens du terme), j’ai assisté à la mythique victoire de Gasquet sur Nadal aux Petits As. Je garde quelques images en tête. La coupe au bol de Rafa, sa mine renfrognée (déjà). Il faisait des ronds, Richard jouait plus vite…

  30. Patricia 12 octobre 2017 at 9 h 26 min

    Suite au forfait de Konta à Moscou, Garcia se qualifie pour les Masters féminins !
    Après avoir rejoint la poignée de joueuses françaises ayant atteint le top 10 (la dernière étant Bartoli il y a 4 ans), et la seule après Mauresmo à réaliser un doublé de tournois équivalents à M1000*, elle aura l’occasion d’en découdre avec les meilleures.

    * Pékin est plus prestigieux que Wuhan, c’est un « M1000+ », et elle y bat les N°3 et la 2è en finale, alors que le précédent avait été bien étêté.

  31. Gerald 12 octobre 2017 at 12 h 52 min

    Pour revenir sur la CD, la (quasi-)qualification de Goffin pour les Masters risque de l’amener à pouvoir économiser des forces et juste se focaliser sur les derniers rivaux capables de le priver de son objectif de la saison: goûter à nouveau (il avait pu jouer un match come remplaçant en 2016) au sommet de la saison masculine avant de disputer la bataille au Saladier d’Argent!
    Bref une fin de saison qui pourrait se terminer en feu d’artifice alors qu’elle avait bien failli prendre fin à Roland Garros après s’être pris les pieds dans le tapis, au propre et au figuré!
    Vu ses chances de briller aux Masters assez faible, à sa place, je me contenterais de la gloire d’une participation, du beau chèque, avant qui sait, de pouvoir offrir 2 points précieux à la Belgique, même si Gilles Simon a montré qu’il fallait rester à 100% si tu voulais l’emporter.
    D’autant qu’à Lille, l’ambiance sera bouillante!

    • Patricia 12 octobre 2017 at 18 h 32 min

      Ah non, Goffin peut quand même viser les demis ! Ce sont des victoires contre des top 10, un matelas de points pour rester dans les bonnes TS quand les autres vont revenir… Je l’aime bien, donc c’est pour son bien aussi, et il n’a pas besoin de tonnes de repos pour battre les frenchies, vu leur niveau actuel. Les Suisses l’avaient montré, s’économiser n’est pas forcément l’idée du siècle.

      • Gerald 12 octobre 2017 at 21 h 06 min

        Une chose est sûre, si la Belgique veut espérer quelque chose contre la France, cela passera par 2 victoires obligatoires de Goffin.
        Darcis (ou Bemelmans) doivent viser le point du match contre le « 2ème ».
        Mais là, je m’emballe, la seule vérité est celle du terrain!

  32. Colin 12 octobre 2017 at 15 h 06 min

    Demain nous aurons donc un Fed / Mozart en quarts, comme à… Monte-Carlo 2005. Décidément, l’article de Régis tombait fort à propos.
    Fed a joué 2 matches et 4 sets. Gasquet, 3 matches et 9 sets. Je pense que cette simple stat donne des indices assez forts sur ce que l’on peut attendre du match de demain.

    • Elmar 12 octobre 2017 at 15 h 33 min

      Federer. Gasquet.
      Je pense que ces simples noms donnent des indices assez forts sur ce que l’on peut attendre du match de demain.

      • Achtungbaby 12 octobre 2017 at 15 h 38 min

        Gasquet fait partie des joueurs, avec Ferrer par exple, qui lorsqu’ils battront Federer, donneront le signal clair que le suisse doit prendre sa retraite.

      • Colin 12 octobre 2017 at 16 h 07 min

        Tu confonds avec Kohlschreiber, Feliciano Lopez et Youzhny (pourtant le dernier US Open nous a donné l’occasion de réviser nos classiques en mode « Nobody beats Untel XX times in a row… Ah ben si, finalement »).
        Ou alors, Fed aurait dû prendre sa retraite après Monte Carlo 2005 (dommage, ça nous aurait privé de quelques beaux exploits) ou après Rome 2011 (dommage, ça nous aurait privé du fameux Federer / Djokovic en demie de Roland Garros quelques semaines plus tard).
        Et attention, méfiance : 2005, 2011… si Mozart bat Fed une fois tous les 6 ans, alors la prochaine fois c’est en 2017 :razz:
        Quant à Ferrer, je crains (enfin… façon de parler) qu’il ne se décide, de guerre lasse, à prendre sa retraite avant Biquette.

        • Achtungbaby 12 octobre 2017 at 16 h 45 min

          Non je sais que Gasquet a déjà battu Fed, mais en GC ? en finale ? En Coupe Davis ?
          Si Fed est « normal », il va le battre 999 sur 1000.

        • Colin 12 octobre 2017 at 17 h 18 min

          Certes, mais je faisais le distingo avec Ferrer, Kohly, Feli et Youzhny, qui, eux, n’ont JAMAIS battu Fed, ni en GC, ni en CD, ni en finale, ni en M1000, ni en 500, ni en 250, ni en Future quand ils étaient jeunes, ni aux Petits As de Tarbes quand ils étaient mômes.
          Bon, d’un autre côté, Ferrer a battu Nadal un paquet de fois… alors que Richie, plus jamais depuis 1999 (enfin, si, également dans un challenger à St Jean de Luz, mais sur abandon – au fait Jo tu n’y étais pas? St Jean de Luz c’est pas très loin de Tarbes…)
          Je ne dis donc pas que Richie est un meilleur joueur que Ferrer (loin de là). Je dis juste que Fed lui réussit « mieux » (enfin, plutôt, « moins mal »). Alors que Rafa lui réussit beaucoup moins bien.
          Bon, tout ça ne change rien au fait qu’il va perdre demain.

          • Patricia 12 octobre 2017 at 18 h 35 min

            Oui, voilà. Le problème c’est que pour battre Fed, vu le mariage des jeux, il faut un très bon Gasquet, de la terre battue et un Fed un peu en rodage.
            On est à Shanghai, surface ultra-rapide, pas la tasse de thé de Richie, les maigrelettes chances de victoires sont divisées par 10.

    • Paulo 12 octobre 2017 at 17 h 21 min

      J’ai vu des extraits du Gasquet-Simon, après avoir vu des extraits du Federer-Dolgopolov.
      J’avais aussi vu des extraits du Delpo-Zverev.

      Rien que ces quelques extraits montraient à quel point Gasquet* est loin de Fed, et même de Delpo (impressionnant, l’Argentin). La logique voudrait qu’on ait droit à la revanche du quart de l’USO entre ce dernier et Roger. Et il n’est pas dit que le Suisse l’emporte…

      * des revers à mi-court, certes bien croisés et en variant les effets ; des coups droits du même tonneau… Gillou s’est donc vu obligé de se muer en attaquant, avec plusieurs belles volées d’ailleurs, c’est dire. En principe Fed croque ce Richard-là tout cru.

  33. Colin 12 octobre 2017 at 16 h 22 min

    Fognini prend la tête du Nadalothon avec un jeu d’avance sur ce pauvre Donaldson. Et l’on n’est même pas sur terre battue… Misère.

    • Elmar 12 octobre 2017 at 16 h 56 min

      Nadal est sur une sacrée série. Il réalise sa saison la plus totale, à tout point de vue, depuis… Je ne sais plus quand.
      Je pense que 2017 sera dans le top2 ou 3 de ses meilleures saisons. Si ça se trouve, il va enfin rafler le Masters.

      • Patricia 12 octobre 2017 at 18 h 42 min

        Depuis 2013 où il s’était goinfré le triplé Cinci-Montréal-USO. 10 titres en tout. Il est quand même pas à ce niveau, hein. (Pour moi 2010 est devant aussi, ainsi que 2008 et peut-être 2005, sauf bien sûr s’il chope les Masters).

        • Elmar 12 octobre 2017 at 18 h 58 min

          Non pas 2005! Hors terre battue on l’avait pas vu, le Nadal.

          2008, 2010, 2013, ses trois meilleures saisons.

          Mais 2017 vient juste après. Et n’est pas fini.

    • Colin 12 octobre 2017 at 17 h 29 min

      Parle pas de malheur…
      Disons que si les Masters se déroulaient en outdoor je flipperais sec, mais en indoor je pense que Rafa perd une bonne partie de son avantage naturel sur certains gros cogneurs. Exemple : il perd contre Isner à la Laver Cup en indoor, mais il le démantèle quinze jours plus tard à Beijing en outdoor.
      Bon ceci dit Isner ne sera pas aux Masters, nic Raonic, ny Kyrgios… Restera quand même deux ou trois gros serveurs qui peuvent l’embêter. Et Papy Fed qui fera de la résistance.

      • Paulo 12 octobre 2017 at 17 h 39 min

        Au Masters, à part Federer, peu de joueurs seront en mesure de battre un bon Nadal.
        Cilic ? Pas sûr du tout, il a perdu leur seul match en indoor (Bâle 2015).
        Dimitrov ? Thiem ? Zverev ? Goffin ? Anderson ?
        Nadal a de bonnes chances d’être en finale, et là, si ce n’est pas papy en face, il devrait gagner.

      • Colin 12 octobre 2017 at 17 h 57 min

        C’est sûr qu’il y a peu de chances qu’il se fasse rouler dessus par ses trois adversaires de poules comme ça avait été le cas en 2009. Donc la demi-finale est quasi-assurée, mais pour la suite en revanche ça me semble beaucoup plus aléatoire. Il n’y a pas de raison que Rafa soit plus en forme à Londres qu’il ne l’était à Montréal et à Cinci, vu la quantité énorme de matches qu’il aura ingurgitée quand les Masters arriveront.
        En plus de sa (très relative) faiblesse en indoor, une autre raison qui participe fortement au fait que Nadal n’ait encore jamais remporté les Masters, c’est qu’il en a raté un paquet : 2005, 2008, 2012, 2014 et 2016. Je pense que parmi les nombreux records que Nadal détient, il doit y avoir celui du plus grand nombre de forfaits aux Masters (et de très loin).

        PS pour Elmar : ça marche toujours quand tu lances une bonne vieille controverse bien moisie.

        • Elmar 12 octobre 2017 at 18 h 47 min

          T’as vu hein!
          C’est toujours dans les vieux pots moisis qu’on fait les meilleurs confitures (oeuf).

        • Paulo 12 octobre 2017 at 19 h 39 min

          Tout ça me fait penser qu’il faudrait que le 8ème homme à se qualifier au Masters soit Delpo : lui au moins est en mesure de rivaliser avec Federer et Nadal à l’O2.

          Certes il a du retard, mais s’il gagne Shanghai, il ne lui manquera « que » 700-800 points pour y être (le cut devrait descendre autour de 3200-3300 points), ce qui n’est pas impossible avec 1500 points en jeu à Bâle + Paris.

          Allez Juan-Martin !

    • Gerald 12 octobre 2017 at 18 h 00 min

      Et se prend 81000€ d’amende et 2 GC de suspension pour ses propos sexistes envers la juge arbitre lors de Flushing!

    • Colin 13 octobre 2017 at 10 h 47 min

      Echappée en tête du peloton du Nadalothon : Dimitrov vient de laisser sur place tous ses poursuivants avec un score remarquable de 14.
      Coming next : Cilic.

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