Bercy 2018 : le chef-d’oeuvre inachevé de Roger Federer

By  | 24 décembre 2018 | 104 Comments | Filed under: Bord de court

Federer Bercy 2018Ce samedi 3 novembre à Bercy, au bout de 3 heures de jeu, il a réussi à nous faire croire en une impossible victoire contre le temps.

Cela fait 20 ans que je suis sa carrière et il était plus que temps que je sois enfin présent dans les tribunes d’un tournoi pour voir évoluer Roger Federer.

Ce samedi à 13h45 nous voici placés dans les gradins, une quinzaine de rangs au dessus de la tribune officielle.

La salle, bien que froide, est devenue bien plus accueillante qu’au temps du POPB et de ses sinistres sièges et rambardes rougeâtres.

Le vert et le gris un peu pâles du court sont idéaux pour bien voir la balle sans être éblouis et nous voyons très bien les joueurs de là où nous sommes.

Peu après notre arrivée, Federer et son partenaire d’entraînement quittent le court.

Le visage du Suisse est déjà fermé, comme en pleine concentration.

Première demi-finale Khachanov – Thiem, très égale avec pas mal de fautes directes jusqu’à 4-4 au premier set. La mécanique de précision des gestes très amples de Thiem, qui paraît plus frêle qu’à la télé, se dérègle face à un Khachanov tout en puissance et en contrôle, qui défend et contre attaque très bien : 6-4.

Kahchanov breake d’entrée au second set. Thiem lui reprend son service avec deux accélérations de revers tonitruantes, mais décidément quelque chose ne va pas, son jeu se disloque progressivement et le Russe boucle le match sans perdre un autre jeu.

Trois quart d’heure plus tard environ, le public vocifère puis retient son souffle pour les premiers échanges de la demi-finale Djokovic-Federer.

Pas de round d’observation, les deux champions se livrent d’entrée à un gros combat pour remporter leurs premiers jeux de service : très peu de fautes directes et une grande intensité.

Dès sa première frappe Djokovic s’acharne sur le côté gauche de Federer, qui remet tout avec son revers coupé d’une facilité déconcertante.

N’empêche le Serbe prend le jeu à son compte, seuls son service et quelques contres fulgurants permettent au Suisse de tenir très difficilement ses engagements.

Cela me rappelle leur match de Roland-Garros 2011 pendant lequel Djokovic avait été énormément gêné par le revers coupé de Federer.

Il est toujours gêné mais cela ne l’empêche pas d’attaquer inlassablement, ses coups de fond de court fouettés trouvent à coup sûr des zones à 20 cm des angles du court. Ca va très vite,c’est très impressionnant, presque robotique.

Federer très vif ramène presque tout et parfois trouve des répliques extraordinaires qui provoquent les « Ooooh » d’un public aux trois quarts acquis à sa cause.

Les deux joueurs s’acheminent vers un tie-break dont tous les spectateurs pressentent qu’il sera crucial.

Federer a compris qu’il est promis à un matraquage en règle s’il persiste à slicer systématiquement son revers. Désormais il je joue beaucoup plus souvent lifté avec l’extraordinaire coordination gestuelle qui le caractérise.

Plus de puissance côté Fed à contrôler pour Djoko. Ca paie ; balle de set Federer, qui engage l’échange avec une gamme de revers slicés croisés sur le revers de Djokovic qui répond à l’identique. Quand Federer tente de changer de rythme en liftant soudain son revers, il rate assez largement.

Consternation dans les travées, l’idole est un être humain.

Djokovic se rue dans la brèche et remporte le premier set.

Federer marche rapidement vers les vestiaire pour y prendre sa pause pipi. Je regarde son visage défait, il est écœuré comme un junior qui a vendangé un set qu’il a eu en main…

Premier jeu de service Federer extrêmement important pour tenir dans ce second set. Naturellement Djokovic affamé comme un requin au sortir de deux semaines de jeûne se crée des balles de break.

Federer extrêmement courageux va au charbon et les sauve. Je crois que c’est là que Djokovic frappe un passing de coup droit qui touche la bande du filet. La balle part en hauteur, Federer met sa raquette comme il peut et… réussit une délicate volée de revers croisée, flottante mais à l’angle absolument imparable, le public exulte : RO-GER, RO-GER !

En tous cas Djokovic se régale moins face au revers lifté de Fed. On s’attend à un nouveau tie break mais le Serbe, mené 5-6, commet son premier jeu médiocre du match.

Il a du faire quatre fautes directes dans le premier set, là il en fait trois en un seul jeu.

Balle de set Federer. Djokovic lâche une bonne première puis gagne du terrain à chaque frappe. Il hérite d’une balle courte mais décide de monter sur le coup droit du Suisse.Le passing federerien part à une vitesse qui le laisse pétrifié, deuxième set Federer !

Troisième set, Djokovic fait encore le pressing pour breaker mais tout le public sent que la dynamique du match a tourné en faveur de Federer, qui écarte effectivement les balles de break sans trembler.

Federer a repris sa campagne de revers coupés, aux abords de deux heures et demi de jeu Djokovic ne se régale plus du tout comme avant sur ces balles basses et fusantes et commet même quelques fautes directes, quel tacticien ce Roger !

Mais Djokovic courageux sort la boite à aces pour recoller difficilement à 6-6 et arracher un tiebreak qui promet d’être de folie.

Pendant tout le match je me suis dit que la victoire de la (relative) jeunesse de Djokovic sur le vétéran de 37 ans était malheureusement inéluctable, mais Federer a tellement bien joué que je crois qu’il peut gagner ce match. J’ai même déjà en tête le titre de mon article  : Federer, Victoire contre le Temps !

1-0 Federer après une belle première balle. Djoko riposte avec un ace puis un service gagnant, quel matcheur !

Puis le trou noir pour Federer, trois fautes directes et une double faute, 6-1 Djokovic c’est foutu.

Federer sauve brillamment les deux premières balles de match. Tout Bercy retient son souffle, Et Si ?

Les deux hommes engagent un échange incroyable, alternent entre coups de toucher et les grosses frappes, les angles et les effets différents, tout y passe… Federer remet à 10 cm des lignes des accélérations mordantes du Serbe, mais finalement sa dernière frappe lui échappe.

Djokovic Federer Bercy 2018Tonnerre d’applaudissements pour les deux hommes, Federer sourit et félicite chaleureusement Djokovic, quelle classe…

C’est une vraie douche froide ce tie break.

Que penser, sinon que Roger Federer nous a fait croire à l’incroyable, une victoire à 37 ans sur le numéro un mondial (à l’issue du tournoi), mais que l’âge l’a soudainement rattrapé et cloué au sol à l’issue de trois heures d’une lutte intense et magnifique.

Cruel, même Federer si formidable, si aérien, ne peut rester ce qu’il a été.

Il nous a fait un formidable cadeau en nous le faisant croire.

C’est beau, c’est triste. Je me souviens des fins de carrière bien tristes de McEnroe, Lendl. Federer finira la sienne sur un coup d’éclat comme Connors, Sampras, s’il décide de raccrocher ses raquettes après le Masters.

Mais va t il le faire alors qu’il joue si bien et prend un plaisir qu’il partage avec les spectateurs du monde entier ?

Seul lui le sait. J’espère qu’il prendra sa retraite bientôt car la saison prochaine ne peut qu’être moins bonne pour lui que celle ci.

En fin de compte, peut être que cela n’est pas le plus important.

Le plus important c’est que j’ai vu jouer Roger Federer et que c’était beau.

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King of the drop shot

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104 Responses to Bercy 2018 : le chef-d’oeuvre inachevé de Roger Federer

  1. Anne 25 décembre 2018 at 9 h 39 min

    Excellent récit ! Ravie que tu aies pu le voir en vrai. Et quel match !!!

    Joyeux Noël à tous

  2. Jo 26 décembre 2018 at 20 h 49 min

    « Federer sourit et félicite chaleureusement Djokovic, quelle classe… » Je demande l’arbitrage vidéo de ce commentaire: https://www.youtube.com/watch?v=0ZoiPfKHg0Y Je crains, mon cher Régis Federer, que tu te sois quelque peu laissé emporter par l’émotion mais, après tout, tu étais là pour ça.

  3. Mat4 28 décembre 2018 at 19 h 09 min

    Je souhaite à tous les passionnés de tennis the 15love un joyeux Noêl (avec un peu de retard, malheureusement) et un joyeux nouvel an !

  4. Jo 29 décembre 2018 at 6 h 00 min

    Federer a prouvé qu’il était encore très compétitif à 37 ans, bravo à lui. Et la suite ?

    On a beaucoup fantasmé sur ce qui serait son « US Open 2002 ». Il l’a déjà réalisé, c’est l’Australian Open 2017. Comme toujours, il a fait comme Sampras en un peu mieux. Il est parti d’encore plus loin pour finir encore plus haut en terrassant son pire adversaire là où Pete avait fait face à son meilleur ennemi.

    Roger a lui continué, à juste titre au vu de ses résultats. Néanmoins, plus le temps passe, plus la fin est proche, dirait La Palice. Le retour au sommet de Djokovic et l’inexorable montée en puissance d’autres forces vont rendre la conquête du titre australien très ardue. Je serais fort surpris d’un passage sur terre battue, sauf en cas de tournée d’adieux. Flushing se refuse au demi-dieu suisse depuis dix ans maintenant, une éternité. Reste le jardin londonien, là où tout a commencé et puis, après tout, le premier titre majeur de Sampras, c’était à l’US Open.

    • Anne 29 décembre 2018 at 7 h 31 min

      les Interviews en suisse-allemand, qu c’est plus est avec des journalistes avec qui il est en pleine confiance, sont souvent les plus révélatrices… visiblement celle qu’il a donnée à la télé suisse tout à l’heure vient le confirmer. Pour la première fois, il semble envisager qu’éventuellement la saison 2019 pourrait être la dernière, Meme si c’est seulement de l’ordre de l’hypothèse, ça reste une première https://twitter.com/camerlengo73_2/status/1078779334775767040?s=21

      Perso, ça fait un moment que je me dis que 2019 pourrait être sa dernière saison. Il n’a jamais fait des JO au Japon (alors que pour Rio, bien davantage….) une priorité même si les spéculations ont redoublé avec la signature avec Uniqlo.

  5. Jo 29 décembre 2018 at 10 h 38 min

    https://fr.tennistemple.com/actu/open-daustralie-nouvelles-r%C3%A8gles-contre-la-canicule-77819

    Le Canadien Frank Dancevic s’était évanoui sur le court, racontant après coup avoir eu des hallucinations où il voyait Snoopy pendant son match, joué selon lui dans des conditions « inhumaines ».

    Frank, you make my birthday!

  6. Colin 1 janvier 2019 at 14 h 59 min

    Merci Régis pour ce sympathique compte rendu bord de court en guise de cadeau de Noël. Et très bonne année à tous les lecteurs et commentateurs de 15-lovetennis !

  7. Anne 1 janvier 2019 at 16 h 37 min

    Pour bien démarrer une année que je souhaite à tous excellente, une petite poignée de Grands Chelems https://www.facebook.com/64760994940/posts/10156868515214941/

  8. MarieJo 1 janvier 2019 at 17 h 13 min

    bonne année à tous !
    et vive eurosport qui nous a rappatrié le tennis à plein tube tous les M1000 et 500 plus 13 250
    tous les détails ici
    https://www.mediasportif.fr/2018/10/31/tennis-le-detail-des-droits-atp-obtenus-par-eurosport-jusquen-2023/

  9. Sam 2 janvier 2019 at 18 h 28 min

    Bonne année 15 love et longue vie !

    Bon, l’actu c’est qu’il faut s’accrocher pour trouver la liste des joueurs engagés à l’Open de Rennes 2019, vu qu’ils ne mettent pas le site à jour.
    C’est donc gràce à Ouest France que j’apprends que la tête d’affiche est Benoît Paire et franchement, ça ne m’emballe pas plus que ça.
    Par contre, ça risque d’être assez marrant de voir Karlovic, Augier Lamassine surtout, et peut être Baggy. Bref attendons de voir qui est viré dans les premiers tours de l’OA et souhaite se refaire la cerise à Rennes, puisque c’est à présent la stratégie de l’Open…

  10. Homais 2 janvier 2019 at 19 h 15 min

    Bonne Année ! Merci pour ce très sympa compte-rendu de la demi de Bercy. POur la petit histoire, j’avais enregistré parce que je devais être à la remise des prix du tournoi + 55… gagné le matin même. Une première dans ma vieille carrière. Faut dire que j’entre dans l’année des 54 et peux jouer en 55. Bref, je suis en bas de la tranche d’âge. Au moment de la remise, dans le club, y avait la télé ! J’ai vu le tie break foiré par Fed, tout le club était pour… lui ! Surprise, non ?

    La saison reprend, je me suis regardé en streaming quelques matches de Fed en Hopman Cup, histoire de me remettre dans le bain. Personne dans les tribunes ou presque pour voir France.. Australie ! mais tribunes pleines pour Federer-Norrie. Le gars attire les foules. Les rageux qui ne veulent pas comprendre pourquoi il est en soirée systématiquement auraient dû voir les gradins australiens les deux soirs.

    Nadal blessé à la cuisse juste avant Melbourne. Je ne vois pas bien comment il pourrait être performant dans dix jours. Sauf à se reposer totalement et à arriver un peu à court. Bon, il nous a déjà surpris en d’autres occasions, on verra.

    • Perse 2 janvier 2019 at 22 h 40 min

      La Hopman Cup est vraiment un événement sympa avec un chouette format. Depuis les investissement, le plateau est vraiment sublime et j’aime regarder le double mixte c’est toujours intéressant de voir le travail d’équipe.

      A ce titre, Fed vs Serena était un petit événement en soi de les voir partager le même court avec pour résultat un Tiafoe liquéfié.
      Zverev a l’air d’être en phase de réglage néanmoins.
      Bencic m’a l’air de bien taper et c’est super car elle un talent et un sens du jeu notable.

  11. Homais 3 janvier 2019 at 21 h 11 min

    Oui, c’est sympa le double mixte. Et ils font pas semblant de jouer. Une volée facile, tu allumes l’adversaire de l’autre côté du filet… comme en vrai ! Tiafoe s’en est prise une, Fed aussi. Un partout !

  12. Sam 4 janvier 2019 at 12 h 31 min

    Bon, la liste en enfin sur le site, on peut discuter.
    Ce qui me saute aux yeux est qu’elle ressemble comme deux gouttes d’eaux à celle de l’année dernière particulièrement sur un point franco jeune : Q. Halys, N°128, C.Moutet, N°144. Soit grosso modo les mêmes classements qu’il y a un an, voire, de mémoire, un recul d’une vingtaine de places pour Moutet.

  13. Achtungbaby 5 janvier 2019 at 12 h 47 min

    Et bé…

    Je viens de voir les highligts de Fed contre A.Zverev. Qu’est-ce que le suisse joue bien. Et quel contraste avec ce que j’ai vu hier soir des highligts de Djoko, qui se déplace parfois comme un crapeau sur le court, avec ses grands moulinets de bras quand il est pris à contre pied.

    Fed est un chat. A 37,5 balais il dérouille le futur n°1 mondial, qui n’étais pas là pour plaisanter, bris de raquette compris…

    Ce mec est une anomalie, qui dans un bon jour peut encore en rabattre à n’importe qui sur surface rapide. C’est beau.

  14. Renaud 6 janvier 2019 at 19 h 16 min

    J’étais passé en mode lecture sans intention de commenter….mis à part souhaiter une bonne et longue vie à ce site ou j’apprécie souvent de lire, parfois de commenter !
    Mais j’ai trop aimé, ton « Ce mec est une anomalie… »Achtungbaby et je suis sans surprise bien d’accord avec toi !!!

    Djoko reste mon favori pour cet OA mais il faudra qu’il soit plus solide et constant car FED est prêt….quant à Nadal je ne le vois rien faire de bon avant le début de la saison sur terre.

    C’est mon pronostic du moment, il ne fera pas une finale, même pas une demi-finale avant la saison de TB

  15. Kaelin 6 janvier 2019 at 19 h 24 min

    Bonne année à 15love et aux 15lovers !!

    Autrefois gros contributeur du site (plus commentateur qu’auteur toutefois), j’en suis désormais surtout lecteur. Mais j’apprécie et j’y passe toujours au moins 1 fois par semaine … Merci à tout ceux qui le font vivre.

    Et pour l’OA mon favori reste Djoko … Mais j’attends du changement pour 2019 !!! En tout cas j’espère.

    Bise !

  16. Anne 7 janvier 2019 at 20 h 44 min

    On connaissait le RF particulièrement émotif à l’issue de certains tournois, en interview, en revanche… https://twitter.com/cnnsport/status/1082249426905821186?s=21

  17. Renaud 8 janvier 2019 at 12 h 25 min

    J’avais pas lu le sujet et les commentaires suite à la finale de la coupe Davis et à la fin de la coupe Davis
    J’étais dans les tribunes le dimanche (la 1ère fois de ma vie entière que j’assistais à un match de tennis en vrai) et heureusement que j’étais avec des amis bons vivants et qu’on a bien mangé et bien bu tout le w.e car question tennis j’aurai mieux fait de rester pépère tranquille chez moi !!!
    J’étais avec 2 amis tout autant amateur de tennis que moi (donc un qui a 2 enfants jouant à un bon niveau en club) et pour le coup je vous livre l’analyse des 3
    Sur ce coup ci Noah est un peintre qui a raté son coup
    Tsonga une buse qui nous l’a fait à l’envers
    Les autres trop tendre, pas de plan B …l’aurait déjà fallu un plan A
    L’absence de Simon et à un degré moindre de Monfils, Noah est un peintre
    Tsonga une grosse daube, un raté de 1ère, une carrière de loser, a fait toute sa carrière sur une 1/2 victorieuse contre Nadal et pschiiit comme aurait dit Chichi, plus rien depuis

    Sur la réforme de la coupe Davis, de la nostalgie et le regret que le sport soit devenu uniquement un business sans âme.
    Bien entendu que les Fed, Nadal et Djoko ont une lourde responsabilité mais cela faisait quand même un moment que les top players n’étaient pas trop concerné par la question.
    Fed est Suisse, donc neutre tendance contre lorsqu’il a effectivement vu le risque de concurrence avec sa Laver cup
    Nadal est pour en soutient de son pote Piqué
    Djoko était pour, puis contre et cherchera certainement à tirer les marrons du feu
    Bref une belle brochette de faux cul, de lâche et c’est à celui qui aura la meilleure agence de com pour faire croire qu’il n’est pas responsable d’un fiasco que tous espère maintenant.

  18. Paulo 8 janvier 2019 at 12 h 32 min

    4 matches, 4 défaites : Pouille commence l’année 2019 en fanfare !

    • Anne 8 janvier 2019 at 20 h 31 min

      Une chance, les trois premiers, il peut toujours dire que ça comptait que pour du beurre ;-)

  19. Nathan 8 janvier 2019 at 13 h 50 min

    Bonne année à tous !… et au revenant Kaelin aux apparitions intermittentes façon Robert, notre « héros » commun si plein de zénitude.

    Le citoyen Pouille (je m’adapte à l’air du temps) doit en ce moment méditer la devise gravée autrefois sur les cadrans solaires des églises « vulnérant omnes, ultima necat », toutes blessent, la dernière tue ! Là, il ne s’agit pas des heures mais des défaites. Quatre de suite, sans compter les autres avant, cela commence à faire beaucoup. Quatre nouvelles sous la conduite de l’experte Mauresmo qui ne semble pas faire mieux que l’honni Noah et l’obscur Planque. Et si le coach n’avait rien à voir dans les déboires de Pouille comme je l’ai toujours pensé. Pourquoi un joueur qui était bon, pas génial mais bon tout de même, commence à devenir mauvais ? Encore la faute du « mental », la boite noire si décrié du tennis ?

    • Kaelin 9 janvier 2019 at 20 h 44 min

      Salut à toi cap’tain Nathan, sache que si point je ne montre le bout de mon nez, tu fais partie des 15lovers dont je scrute les commentaires quand ils apparaissent !!!

      Toi, l’admirateur du Grand Stéphane …

      Dans quelle contrée habites tu dis moi ?

  20. Montagne 8 janvier 2019 at 14 h 17 min

    C’est-à-dire que quand tu es moyennement bon et que tu ne progresses pas, quand tu joues contre des gars qui progressent et bien, le temps passant, tu perds.

  21. Kristian 9 janvier 2019 at 8 h 45 min

    Hello et bonne annee a tous,
    L’AO qui se presente est des plus ouverts. Djoko favori? oui, peut etre, s’il faut nommer un favori, c’est plutot lui. Sauf que ce n’est plus le Djoko de 2015, injouable 10 mois sur 11. C’est un gars de bientot 32 ans qui est en moyenne un peu meilleur que les autres. Les autres etant un gars de bientot 33 ans qui se blesse des qu’il voit un court en dur, et un de 37 ans qui commence a faire son age. Bref, Djokovic reste l’homme a battre. Mais a force de l’etre, il finit desormais le plus souvent par se faire battre.
    Ouvert donc, et je vois bien un nouveau vainqueur en GC s’illustrer.

  22. Remy 10 janvier 2019 at 11 h 29 min

    Bonne année à tous !
    Le tirage au sort de l’Open d’Australie est sortie.

    https://twitter.com/Dimonator/status/1083264514018234368/photo/1

    • Arno, l'homme des antipodes 10 janvier 2019 at 12 h 24 min

      Très compliqué de désigner des perdants ou des gagnants sur ce tableau, qui me paraît relativement équilibré… Peut-être un peu plus dense sur le bas mais c’est vraiment pour chipoter !

    • Arno, l'homme des antipodes 10 janvier 2019 at 12 h 26 min

      Avec des petits Stan/Gulbis et Kyrgios/Raonic au premier tour qui peuvent être bien sympas ^^

  23. Jo 10 janvier 2019 at 13 h 15 min

    Bonne année à tous. Meilleurs vœux tennistiques et longue vie à 15-love.

    Quelques remarques sur le tableau de l’Open d’Australie. Djokovic est le favori logique car je vois en définitive peu de véritables vainqueurs potentiels. Tsonga n’a pas de bol. Il a fait une reprise très encourageante à Brisbane. Particulièrement relâché et percutant, il aurait pu faire un coup à Melbourne, du genre deuxième semaine mais il est coincé dès le deuxième tour. Le talent de Shapovalov éclatera un jour et il illuminera tout le circuit (copyright un journaliste qui évoquait le jeune Sampras). Peut-il sortir Nole du tournoi dès maintenant? Peut-être un peu tôt. Medvedev joue bien, Goffin moins, ils ne menaceront le numéro un mondial que s’il se montre fragile. Dans un tournoi « normal » (bonne année à François Hollande), le premier vrai test pour Djokovic pourrait (devrait) être Nishikori, à moins que ce dernier ne se fasse sortir au deuxième tour par Karlovic sur le score de 7-6, 6-7, 6-7, 7-6, 7-6 (20-18 au super tie break, 213 aces pour Ivo). Vu à Brisbane le Japonais virevoltant contre Dimitrov qui était à son niveau moyen des bonnes années, number ten du top ten. Un Grigor solide mais se faisant pilonner le revers. En cas d’ouverture, Nishikori est l’un des principaux outsiders.

    Chaque Grand Chelem qui passe rapproche Zverev de son premier titre mais il est plus ou moins blessé, il lui faudra donc sans doute attendre encore. Je ne crois pas à un blocage, juste à un processus de maturation chez un jeune joueur. A noter de curieuses affiches de premier tour, le vainqueur de Wawrinka-Gulbis affrontera le gagnant de Kyrgios-Raonic. Dans un autre espace-temps où tous auraient été sérieux, on aurait eu là les demi-finales du Masters 1000 de Cincinnati. Coric n’a jamais passé le premier tour à Melbourne. Avec son tennis agassien, il a pourtant toutes les armes pour briller sur la surface et son tableau n’est pas effrayant. Discret en ce début d’année, prépare-t-il en secret un gros coup? A voir ce que propose Thiem son adversaire prévu en huitième de finale.

    Cilic risque de laisser des plumes et quelques points ATP sous la chaleur australienne. La remontée fantastique de Murray commence mal, qui doit se coltiner Robusto Bautista dès le premier tour. Le co-favori logique du tournoi est bien sûr son inoxydable majesté Federer. Le tennis, la fraîcheur, l’envie sont là. La seule question le concernant portent sur sa capacité à enchaîner les efforts, à ne pas avoir de jours sans. Son tableau devrait lui permettre une montée en puissance progressive. Le monde entier (au diable la mesure) attend son huitième de finale contre Tsitsipas pour un choc du beau jeu.

    Anderson est avec Nishikori l’autre valeur sûre du tournoi. Je n’arrive pas à croire à leur victoire finale mais, modèles de solidité, ils seront à l’affût, quoi que l’Open d’Australie n’ait jamais trop réussi au Sud-Africain. Dimitrov, lui, se plaît à Melbourne et semble reparti sur de bonnes bases, d’autant plus qu’il est désormais conseillé par Agassi, l’un des maîtres du lieu. Son tableau se corse dès le troisième tour, à voir match après match, comme disent les joueurs. Edmund pourrait prendre une belle claque (qui entraînerait une belle chute) face à Berdych, le revenant gourmand. De Minaur visera un premier exploit retentissant contre Nadal au troisième tour dans une affiche qui serait un miroir du Nadal-Hewitt de 2005 (à voir dans les Classics sur Youtube). A l’époque le cador s’en était sorti en cinq sets. Je n’ai pas la prétention ni même l’envie de conseiller Rafa mais, à son âge et après tant de déboires physiques, qu’attend-il pour se concocter un calendrier sur mesure à la Roger? Une reprise différée et paisible en Amérique du Sud sur terre battue. Des passages limités sur dur dans la saison, Indian Wells option Miami, Canada option Cincinnati, Shanghai option Paris. Tout miser sur la razzia terrienne et éventuellement, avec une préparation courte mais calibrée, tenter le hold-up à l’Open d’Australie, qui lui a rarement réussi, et à l’US Open, uniquement si tous les voyants sont au vert.

  24. Homais 10 janvier 2019 at 13 h 59 min

    Que rajouter ? J’allais réagir aux posts d’Arno et le temps que je me connecte, voici ce long post de Jo. Rien de plus à dire…
    Je crains quand même pas mal Djoko, que je trouve personnellement ennuyeux et disgrâcieux dans bien des attitudes mais terriblement efficace dans la filière pourcentage. J’avais vu son match contre Bautista Agut et l’avais trouvé très impressionnant, injouable quoi, jusqu’au débreak de l’espagnol dos au mur et au changement de destin du match. J’ai du mal à ne pas le mettre comme favori vu sa solidité. Contre Fed, sa solidité devrait suffire, le Suisse n’étant plus à l’abri, dans chaque match, de quelques moins bien par ci par là. Contre d’autres joueurs avant, en feu, Djoko pourrait sortir effectivement. Le reveil de Tsonga au 2e tour ? Bon, je sors…

    • Anne 11 janvier 2019 at 7 h 48 min

      Les trois dernières défaites de Djokovic sont assez étranges. Il fait des matchs plein juste avant, laissant rarement plus que des miettes à ses adversaires et il semble dominer les débats… jusqu’à ce que son adversaire, dos au mur, ne sorte de sa boîte quelques coups bien sentis et là on voit un tout autre Djoko… comme s’il n’avait plus de jus ou d’envie pour tenter de retourner encore la situation. La seule exception notable récente est… la demie contre RF à Bercy. La motivation de le battre (ou de ne pas perdre contre lui) était suffisante pour aller jusqu’au bout

  25. Antoine 10 janvier 2019 at 20 h 22 min

    Très bonne année à tous !

    Cela fait un moment que je n’ai pas commenté, depuis Wimbledon ? Possible..

    J’ai regardé le tableau de Melbourne, surtout le parcours théorique de Roger il est vrai, et j’ai trouvé cela bien pour lui. Il arrivera normalement frais en 2eme semaine pour un huitième qui sera potentiellement un gros obstacle : Tsitsipas ou Kachanov. La météo sera clémente sauf de lundi à mercredi où il fera jusqu’à 35 degrés avant de baisser de 10 et conduire Roger à demander à jouer son 2eme ou 3eme match l’apres midi…C’est évidemment bien qu’il soit du côté de Nadal d’autant qu’il est loin d’etre sûr que Nadal parvienne en demies au vu de son état, de sa préparation et de son historique pathétique à Melbourne depuis qu’il a gagné, il y a maintenant 10 ans..

    Le favori ne peut être que Djoko. Jusqu’à preuve du contraire, on peut supposer qu’il sera au niveau requis pour gagner un GC, et donc effectivement « dur à battre dès qu’il aura retrouvé son niveau ».. mais il est apparu clairement qu’il ne l’était pas à Doha. En soit, rien d’inquiétant pour lui, sauf que

    • Antoine 10 janvier 2019 at 20 h 44 min

      …cela fait suite à une saison 2018 très chargée qu’il a terminé un peu sur les rotules. Donc on peut se demander s’il n’est pas peu ou prou dans le même état qu’Andy début 2017 ? Ce dernier disparaîtra lui certainement dès le 1er Tour (un pari facile). Je ne trouve pas que Djoko ait un tableau facile par ailleurs.

      Une autre question ouverte est de savoir quel sera le niveau de Zverev. Le fait d’avoir gagné le Masters n’a pas eu d’effet mirobolant sur Dimitrov. Je ne pense pas que cela ait un effet sensible pour Zverev non plus même si c’est très bien d’avoir battu Roger et Djoko dans le même tournoi. Mais il est peut-être là où en était Big Mc après avoir gagné le Masters 78 disputé en janvier de l’année suivante. La question est de savoir s’il se met à préparer les GC spécifiquement et s’il oriente sa programmation en conséquence. S’il ne le fait pas, il n’y arrivera pas, du moins tant que les 3 autres sont au niveau où ils sont…

      J’espère que Stan fera un bon tournoi. Dommage, Del Po n’est pas là…

  26. Jo 11 janvier 2019 at 6 h 25 min

    Andy s’en va bientôt : https://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Toujours-blesse-a-la-hanche-droite-andy-murray-est-tout-pres-de-mettre-fin-a-sa-carriere/976284

    Drôle de carrière, la coupe est pleine et le verre à moitié vide. En termes purement quantitatifs de nombre de titres, de réussite dans les Masters 1000, de régularité, de diversité, Murray pèse lourd. Et pourtant. « Mieux vaut être premier dans son village que second à Rome » dit la maxime. L’Ecossais est quatrième dans l’Olympe, de très loin le dernier derrière le triumvirat. Trop peu de Grands Chelems, trop de défaites en finale. L’image que je garde des grandes années de Murray, c’est le joueur toujours en demi-finale, souvent en finale, presque jamais vainqueur. Trois titres majeurs, c’est moitié moins qu’Edberg ou Becker.

    La comparaison est peut-être plus cruelle encore avec un Wawrinka, trois Grands Chelems et une Coupe Davis lui aussi. Opportuniste étincelant, le Suisse a maximisé son potentiel sur le tard mais ne gardera sûrement aucun regret, aucune amertume au soir de sa carrière. L’Ecossais a conquis d’autres titres de gloire tels que son doublé aux JO. Sa deuxième quête de l’or olympique, symboliquement inutile, ne fut-elle pas une victoire à la Pyrrhus ? La conjoncture de l’US Open 2016 était favorable à Murray, Djokovic, qui fut pratiquement son seul bourreau en finale dès 2011 (et son tortionnaire à l’Open d’Australie), commençant à toussoter alors. L’Ecossais aurait pu équilibrer son palmarès (deux Wimbledon, deux Flushing) et gérer tranquillement sa fin d’année. Las, Murray a laissé filer l’occasion… et Wawrinka en a profité. L’Ecossais a donc du courir, cravacher, s’user jusqu’à la moelle et jusqu’à la fin de saison pour toucher au Graal. Le Masters et la place de numéro un mondial ont été les précieux sésames permettant à Murray de figurer pleinement dans le Big Four en termes qualitatifs, mais à l’image d’un Wilander en 1988, ce couronnement fut un enterrement.

    • Anne 11 janvier 2019 at 8 h 06 min

      Je ne suis pas sûre que Murray ait des regrets sur sa carrière, sur le fait de n’avoir finalement remporté « que » 3 Grands Chelems. Comme Andy Roddick est sans doute l’un des joueurs (le ?) dont la carrière aura été la plus impactée d’avoir été contemporain de RF, Murray aura certainement été le joueur qui aura le plus souffert d’avoir été contemporain de l’ogre à trois têtes. Sans eux, on peut legitimement estimer qu’il aurait sans doute eu plus de grands titres, Mais une fois dit ça, je pense qu’il est plus que fier et satisfait de sa carrière. Et que cette concurrence l’a aussi poussé à se surpasser encore et encore. Et quand on voit la pression médiatique qui a été la sienne tout au long de sa carrière… on peut se dire que les Français à côté sont de vrais enfants pourris gâtés qui ne se rendent décidément pas compte du tout à quel pont ils sont choyés et protégés.

      La conférence de presse d’Andy Murray est très dure à regarder. C’est dur de voir un homme devoir renoncer à sa carrière, à sa passion car son corps lui dit stop. Et il ne sait même pas s’il parviendra à jouer à Wimbledon.
      Sans doute la course à la première place mondiale fin 2016 l’a poussé à pousser la machine plus qu’il ne l’aurait dû mais visiblement ses problèmes sont bien antérieurs à cette période.

      Enfin, espérons que certains dans les médias se rappelleront avec l’annonce d’Andy Murray que la norme pour un joueur de tennis est de devoir s’arreter vers 31/32 ans… pas de continuer à jouer les premiers rôles à 37 ans passés.

      • Jo 11 janvier 2019 at 9 h 07 min

        Je n’en suis pas sûr non plus, faute de pouvoir poser la question à l’intéressé. Je propose ici une vision éditorialiste, forcément subjective, orientée.

        Juste une remarque concernant la coexistence de Murray avec le triumvirat. J’entends l’argument disant qu’un brillant finaliste de tournoi a la malchance de tomber sur plus fort que lui. J’entends l’argument disant qu’un joueur a la malchance d’être systématiquement barré par un autre (Roddick contre Federer à Wimbledon, Federer par Nadal à Roland Garros, Murray par Djokovic à l’Open d’Australie…) En revanche, mettre Paris (et Melbourne et Londres et New York) en bouteille en retirant trois immenses champions du parcours tennistique de Sir Andy, c’est plus gros que la sardine qui a bouché le port de Marseille.

        Pour le reste, tu as tout à fait raison de mettre l’accent sur les réussites de Murray qui sont réelles et nombreuses. Il est difficile de ne pas le comparer à ses trois compères avec qui il a été si longtemps associé mais on peut, comme tu le fais, l’opposer à d’autres. A l’aube de leurs carrières, Gasquet et à un degré moindre Monfils, membres du futur Big Faible avec Tsonga et Simon, étaient sur la même ligne de départ que Djokovic, Murray, voire Nadal. On a vu ce qu’il est advenu.

    • Colin 11 janvier 2019 at 8 h 55 min

      Je plussoie sur ton dernier paragraphe: Murray est en effet, à ce niveau, dans la norme des autres grands joueurs du passé. C’est triste de le voir partir, certes, mais d’une part depuis 2 ans il n’était plus que l’ombre de lui-même, et d’autre part sa longévité au plus haut niveau (9 années consécutives dans le top6 – dont 8 dans le top4!) a déjà été exceptionnelle en absolu (même si elle est évidemment moins extraordinaire quand on la compare à celle de l’anormal hydre à trois têtes).

    • Colin 11 janvier 2019 at 8 h 57 min

      Quant à la comparaison Wawrinka/Murray, qui serait favorable au Suisse, bof bof… le seul critère sur lequel Wawrinka égale Murray, c’est le principal, certes, les victoires en GC, mais sur tous les autres critères, Murray est très loin au dessus (e.g. 14 MS contre… un seul !).

  27. Elmar 11 janvier 2019 at 9 h 36 min

    I can cry like Andy…

  28. Arno, l'homme des antipodes 11 janvier 2019 at 9 h 46 min

    Celle là dès le matin elle fait mal…
    J’ai jamais été un grand fan, mais quel joueur ! Et quel palmarès avec une concurrence monstrueuse !

    C’est d’une ironie grinçante et un peu triste que même durer, il n’ait pas su le faire aussi bien que ses 3 compères. Mais c’est aussi en tant que membre du Big 4 qu’il restera dans l’histoire du jeu.

    Triste pour lui, et bravo champion !

  29. Sam 11 janvier 2019 at 10 h 56 min

    Dur pour Murray…

    Pendant ce temps là, Simon a battu Millman au tie break du troisième : Gilles et John se sont livrés à un bel affrontement.Ok, ok…

  30. Elmar 11 janvier 2019 at 12 h 00 min

    L’exercice demandé à Murray – aller dire sa peine devant des journalistes – est inhumain.
    Ces derniers… quels rascals. Entendre le crépitement des appareils photo pendant qu’il chialé sa race est une abomination.
    Andy, t’es un grand de ce sport. Tout mon respect et bon vent à toi.

    • Achtungbaby 11 janvier 2019 at 12 h 30 min

      Elmar, les journalistes n’y sont pas pour grand chose si ?

      Il fallait bien que ça arrive, à partir du moment où Murray vient à l’AO, il se plie aux contraintes de la presse. S’il avait voulu s’éviter ça, il ne serait pas venu et aurait fait un communiqué.

      Je suis très désolé pour lui aussi, mais je ne vois pas en quoi la presse joue les rascals sur ce coup là. Je suppose d’ailleurs qu’il se sent mieux une fois cet exercice, fut-il très difficile, passé. Car il fallait que ça sorte, depuis le temps qu’il doit bien savoir, lui, que c’est mort.

      Personnellement je trouve que Murray en sort humainement grandi, lui qui m’a toujours donné l’impression d’être un mec bien. Il n’a pas peur de montrer sa sensibilité, il montre son amour pour le jeu, sa détresse.

  31. Achtungbaby 11 janvier 2019 at 12 h 35 min

    Et ben…
    On prend tous un coup derrière la tête…
    Murray c’est 10 ans de tennis qui défilent. Un pilier du circuit. Même si on pouvait le trouver râleur, si on n’aimait pas son style de jeu, si blabla, ce joueur était un taulier, et personnellement je le trouvais attachant. Il va manquer.

    Certes le tennis s’en remettra, mais je n’ose pas imaginer le spleen qui va nous saisir quand un des trois grands devant, ou les 3 auront tiré leur révérence. On va se chopper une sacré gueule de bois.

  32. Patricia 11 janvier 2019 at 12 h 42 min

    Requiem for Andy…

    Mon préféré du Gros Quatre qui, une dernière fois, sur la longévité, fait moins bien que les autres… (C’est pesant, parfois, d’être câblée pour préférer les petits Poucets.)

    Andy Murray, nonobstant son génie tactique et technique, et sa monstruosité physique, fut un champion normal parmi 3 extraterrestres reptiliens envahisseurs de la planète tennis. « Un champion normal, » je pense qu’il le revendiquerait – comme Hollande le fit pour « président normal ».
    Même en terme de popularité, on peut dire qu’il tenait la comparaison. Memento PZ !

    Bon, du coup, quels Présidents français sont les Reptiliens ?
    Djoko, c’est tout vu, c’est Sarko, (Sarkocron pour son palmarès, il mérite tout de même deux quinquennats). Bling bling !
    La popularité colle.

    Nadal qui a ce côté gentil, et n’est pas le champion des bonnes décisions, je lui collerais bien Chirac : réputé « Président sympa », et qui tâtait le cul des vaches comme nul autre.

    Fed est tellement un mythe que je ne vois pas un autre que de Gaulle, même si c’est un peu injuste pour les autres, niveau stature.
    Le nez, aussi.

    Du coup j’imagine qu’on sculpte à leur retraite finale leur visage sur une falaise, comme dans le mont Rushmore (c’est rigolo d’imaginer la même chose pour leurs homologues-présidents d’ailleurs…)
    Commençons donc par Sir Andy, Seigneur des lobs, Prince de l’amortie et Dauphin du slice. Longue vie !

    Bonne année à tous sur cette entame un peu funèbre !

    • Jo 11 janvier 2019 at 14 h 35 min

      Tout est politique. Federer-De Gaulle, c’est évident, la statue du Commandeur, la référence historique qui traverse(ra) les âges. Nicovak Djokozic, pourquoi pas. Les origines orientalo-européennes, l’installation dans les beaux quartiers (Neuilly / Monaco), le côté arriviste, conquérant, carnassier. Bon, le nabot devra néanmoins progresser en langues étrangères pour se hisser à la hauteur de son double. J’ai beaucoup plus de mal à imaginer Nadal en président débonnaire, il est trop timide en campagne et trop hargneux sur le court. Non, pour Rafa, spontanément, je songe à Chavez, le type qui a osé beugler « Vayanse al carajo! » aux plus grandes puissances: https://www.youtube.com/watch?v=B1m2BVigj60

  33. Kristian 11 janvier 2019 at 14 h 43 min

    Dur de voire partir Murray, mais c’est presque normal apres 2 annees passees dans l’ombre. Et puis la hanche, ca ne pardonne pas. Un autre grand a 3 GCs, Kuerten, avait de la meme maniere galere plusieurs annees avant de jeter l’eponge a cause dune hanche qui lui faisait trop mal.
    Et puis on revient a un champion normal : passe 30 ans, grosse blessure et c’est fini.

    S’il arrete apres l’AO, on pourrait se retrouver avec seulement 6 joueurs vainqueurs en GC encore en activite. Minimum evidemment historique.

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