Davis Cup Facts & Figures

By  | 27 novembre 2018 | 138 Comments | Filed under: Actualité

Pleurez, Pierrots, poètes et chats noirs : la Coupe Davis est morte ce soir. Des individuicelli sans scrupules, mus par la cupidité et l’ignorance, l’ont enterrée. Sur ce sujet, tout avait été expliqué et prévu, 5 ans à l’avance, par Tonton Antoine, dans un article tout à la fois prémonitoire et historique que je vous engage ardemment à (re)lire: « Sans la Coupe Davis, on pourrait en revenir à des choses saines, c’est-à-dire au business« .

En attendant que ces vautours se fracassent lamentablement avec leur nouvelle formule qui sera, espérons-le, un fiasco autant sportif que populaire et financier, rendons hommage à cette belle vieille dame qu’ils ont poignardée dans le dos.

Passons rapidement sur ce qui faisait le sel de cette épreuve unique en son genre, car on en a déjà abondamment parlé dans ces colonnes ces dernières semaines :

  • Seule compétition sportive mondiale par équipes disputée chaque année (125 nations participantes en 2017)
  • Matches au meilleur des 5 manches, comme en Grand chelem
  • Format multi-matches rendant possibles des retournements de situation jamais vus en tournoi, et la mise à l’honneur de seconds couteaux amenés à disputer le match décisif[1]
  • Matches de simple et de double participant ensemble à la décision
  • Rencontres se disputant sur diverses surfaces, en indoor et outdoor, et souvent dans des lieux pas habitués à accueillir du tennis de haut niveau (e.g. Guadeloupe pour un récent France/Canada)
  • Présence du capitaine sur le banc aux côtés des joueurs

…En évitant de trop insister sur l’exaltation de l’instinct nationaliste, qui n’est pas le côté le plus ragoutant de la chose.

On pourrait rappeler utilement qu’avant 1972, année où le challenge round[2] a été aboli, le Saladier d’Argent avait été trusté par seulement 4 nations « historiques », soit, par ordre d’entrée en scène au palmarès : USA (1900), Grande Bretagne (1903), Australie[3] (1907) et France (1927)[4]. Depuis 1972 en revanche, une gigantesque redistribution des cartes a eu lieu, et 11 nouvelles équipes ont pu graver leur nom au palmarès, ainsi l’Espagne de Corretja, Costa et Ferrero dans l’édition du centenaire (avec un jeune Nadal de 14 ans en porte-drapeau).

Finale Coupe Davis 2000 (photo DR)

Y a pas à dire, ça fait un chouette bol pour la Sangria

Depuis l’abolition du challenge round, le format de cette épreuve n’avait que peu été modifié. Il est temps de tirer le bilan (en même temps que le rideau) de ces 46 dernières éditions.

On pourrait causer ici des records habituellement pris en compte, tels que par exemple le nombre de victoires par nation (record détenu par les USA, en l’occurrence, avec 9 titres[5], devant la Suède (7) et l’Australie (6)), ou par joueur (John McEnroe, qui a participé à 5 campagnes victorieuses, devant Nadal et Edberg (4)); ou bien la rencontre la plus disputée, le match le plus long… Mais on a choisi ici d’aborder le palmarès sous une autre approche, plus originale.

Voici donc nos exclusifs… DAVIS CUP FACTS & FIGURES

Pour ramener le Saladier d’Argent à la maison, depuis la fin du challenge round, une équipe doit remporter 12 matches à enjeu[6,7]. Affectons un point à chacun de ces matches, et voyons comment ces points se sont répartis entre joueurs au cours des années.

Le nombre minimal de joueurs différents nécessaires pour rapporter ces 12 points est de deux. Dit plus simplement, deux bons joueurs accompagnés par des coiffeurs pouvaient en théorie gagner la Coupe Davis.

Mais ce cas de figure s’est produit très rarement, seulement deux fois en fait :

  • D’abord en 2005, avec la Croatie, et plus précisément Ivan Ljubicic et Mario Ancic. La répartition n’avait pas été très équitable, Ljubicic ayant fait littéralement les trois quarts du boulot (9 pts contre 3 à Ancic).
  • Puis en 2012, avec la République Tchèque de Tomas Berdych (8 pts) et Radek Stepanek (4 pts).
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L’un de ces deux joueurs a fait les deux tiers du boulot, ce qui l’autorise à se distinguer par le port d’une casquette

A l’inverse, le nombre maximal théorique de joueurs pouvant contribuer activement à une victoire en Coupe Davis est de 16 (soit 8 joueurs qui gagneraient 8 simples, et 8 autres joueurs qui gagneraient les 4 doubles). Ce cas de figure ne s’est jamais produit (et, donc, ne se produira jamais).

Alors, quel est le « record » du nombre de contributeurs ? Hé bien il est fort éloigné de 16, puisqu’il est de « seulement » (si j’ose dire) 8. La Suède de 1998 détenait seule ce record jusqu’à il y a peu : Jonas Bjorkman (3,5 pts), Magnus Norman (2), Magnus Gustafsson (2), Niklas Kulti (1,5), Thomas Johansson (1), Thomas Enqvist (1), Magnus Larsson (0,5) et Mickael Tillstrom (0,5) formaient une écurie aussi pléthorique que victorieuse. Puis, cocorico, la France de 2017 est venue montrer au monde ce que signifiait l’expression « longueur de banc » en égalant ce record, avec son invincible armada composée de Jo-Wilfried Tsonga (3 pts), Lucas Pouille (2), Richard Gasquet (1,5), Pierre-Hugues Herbert (1,5), Nicolas Mahut (1,5), Jérémy Chardy (1), Gilles Simon (1) et Julien Benneteau (0,5).

Peut-on parler pour autant d’égalité ? Ben non. Dans ces deux cas, on parlera plutôt de « dilution ». L’égalité, la vraie, c’est quand les différents joueurs d’une même équipe contribuent également, chacun rapportant le même nombre de points.

Ce résultat peut être obtenu de plusieurs manières :

  • Douze joueurs rapportant chacun 1 point. Ce n’est jamais arrivé.
  • Six joueurs qui rapporteraient chacun 2 points. Jamais arrivé non plus.
  • Quatre joueurs rapportant chacun 3 points : ça, c’est déjà arrivé (une seule fois), comme on le verra ci-dessous.
  • Trois joueurs qui rapporteraient chacun 4 points. Never happened.
  • Deux joueurs qui rapporteraient chacun 6 points. Comme on l’a vu plus haut, ce n’est jamais arrivé (la Croatie de 2005, comme la Tchéquie de 2012, étant assez éloignées de la notion de « couple équilibré »).

La palme de l’égalité revient donc à l’Australie de 1983 : Pat Cash, Mark Edmondson, John Fitzgerald et Paul McNamee avaient partagé équitablement les victoires cette année là. Et ces joueurs sont allés encore plus loin dans le partage : chacun a terminé sa carrière avec deux Saladiers à son palmarès (Edmondson l’avait déjà gagné en 1977 ; les trois autres le regagneront en 1986, mais cette fois avec Pat Cash en net leader).

Ceci dit, une autre équipe mérite un accessit sur l’autel du communisme : ce sont, comme on ne pouvait pas s’y attendre, les USA de 1990, car les contributeurs ont été encore plus nombreux à rapporter le même nombre de points. Pas moins de 5 tennismen ont offert 2 points à l’équipe US cette année-là (André Agassi, Michael Chang, Aaron Krickstein, et les doublistes Leach et Pugh). Les 2 points restants se sont répartis entre deux autres joueurs à 1 point (Berger et Gilbert), rompant quelque peu cette belle égalité.

A l’opposé, se trouvent évidemment les équipes les plus inégalitaires, à savoir celles pour lesquelles tout ou presque a reposé sur les épaules d’un seul joueur, hégémonique et irremplaçable. De telles équipes atteignirent rarement le Graal, puisque l’un des principes de base de la Coupe Davis est qu’on ne peut la gagner seul. Ceci dit, certains ont réussi le tour de force de rapporter le Saladier à leur pays malgré la (relative) faiblesse de leurs partenaires.

murray

Familles, je vous (h)ai(me)s

Dans cette catégorie, la médaille d’or revient incontestablement à Andy Murray, qui apporta en 2015 la bagatelle de 9,5 points à la Grande Bretagne. De plus Andy resta invaincu en simple comme en double (dont 3 fois associé à son frère Jamie). Outre qu’il a apporté à lui tout seul 79% des points de son équipe, il a amassé 95% de ce qu’un seul et même joueur peut glaner lors d’une même campagne (10 pts). Pas mal.

A ses côtés au sein du CAC (Carré d’As des Cannibales), on trouve :

  • Bjorn Borg et ses 8 points de 1975, donc en contribuant aux deux tiers au premier triomphe de la Suède, et en restant invaincu en simple à enjeu ; de plus cette année là les scandinaves avaient dû en passer par deux tours préliminaires, lors desquels Borg avait déjà gagné tous ses simples à enjeu. Il remporte donc la palme du Stakhanoviste Ultime de la Coupe Davis.
Bjorn Borg a du se sentir souvent un peu seul lors de sa campagne de Coupe Davis 1975.  Quiz : qui étaient ses adversaires ce jour-là ?

Borg a dû se sentir souvent un peu seul lors de sa campagne de Coupe Davis 1975

  • Ivan Ljubicic et ses 9 points de 2005, soit 75% des points de la première (et unique jusqu’à il y a encore une semaine) victoire de la Croatie. Mais Ljubicic a perdu un simple à enjeu en finale, son pays ne devant son salut qu’à un exploit de son partenaire Ancic, qui co-endossa in extremis le rôle de Sauveur de la Nation.
  • Tomas Berdych et ses 8 points de 2012 pour la République Tchèque (66.6%), mais avec une défaite en simple à enjeu en finale, bourde heureusement bien rattrapée par Stepanek, ce héros au sourire si doux.

Les autres joueurs que l’on peut qualifier de « providentiels », c’est à dire amassant plus de 50% des points de leur équipe, sont :

  • Avec 7,5 pts : Boris Becker pour la RFA en 1989 (invaincu en simple).
  • Avec 7 pts et invaincus en simple à enjeu : John McEnroe pour les USA en 1982, Michael Stich pour l’Allemagne en 1993, et Novak Djokovic pour la Serbie en 2010.
  • Avec 7 pts : Stan Smith en 1972 puis John McEnroe (encore lui[8]) en 1981 pour les USA, et Marat Safin pour la Russie en 2002.
  • Avec 6,5 pts et invaincus en simple à enjeu : John Alexander pour l’Australie en 1977, Ivan Lendl pour la Tchécoslovaquie en 1980, et Pat Cash pour l’Australie en 1986.
  • Avec 6,5 pts : Adriano Panatta pour l’Italie en 1976, et Roger Federer pour la Suisse en 2014.

Enfin, dernière catégorie à laquelle nous allons rendre hommage aujourd’hui : celle des « losers magnifiques », celle des « hommes quasi-providentiels » qui n’ont pas pu aller au bout de leur rêve faute d’un support suffisant de leurs partenaires… Bref ceux qui ont perdu en finale tout en restant invaincus en simple à enjeu pendant toute la campagne !!! Par ordre décroissant de victoires remportées, ces « finalistes battus sans perdre », ces rois de la « lose paradoxale » sont :

  • Avec 7 victoires et zéro défaite :
    • Novak Djokovic 2013 (heureusement qu’il y avait eu 2010 !)
    • Thomas Enqvist 1996 (il la gagnera l’année suivante, mais ce ne sera plus lui le leader – place prise par Bjorkman)
  • Avec 6 victoires et zéro défaite :
    • David Goffin 2017
    • David Ferrer 2012 (avait déjà goûté à la victoire auparavant, et à 3 reprises même)
    • Boris Becker 1985 (finira par en gagner deux en 88 et 89)
  • Avec 5 victoires et zéro défaite :
    • Carlos Moya 2003 (il la gagnera l’année suivante, avec comme partenaire le jeune Rafa)
    • Mats Wilander 1983 (finira par en gagner trois : dès 84, puis 85 et 87)
  • Avec 4 victoires et zéro défaite :
    • Marc Rosset 1992
  • Avec 3 victoires et zéro défaite :
    • André Agassi 1991 (l’avait gagnée l’année d’avant, et la regagnera l’année d’après)

Mention spéciale « loser de choc » pour David Goffin et Marc Rosset qui, contrairement aux sept autres de cette liste, n’a pas pu (Rosset) / ne pourra pas (Goffin) remporter le trophée une autre année. Rosset s’est consolé avec l’or olympique glané cette même année 1992, puis avec la victoire de ses compatriotes Federer et Wawrinka en 2014 ; le pauvre Goffin, en revanche, n’a plus que ses yeux pour pleurer[9].

La dernière valse

Lyon, un après-midi de décembre 1991

Lyon, un après-midi de décembre 1991

Cette fois, c’est bien fini.

Le week-end dernier, Marin Cilic a logiquement ajouté la dernière CD à son palmarès, mettant fin à l’anomalie qui faisait de lui le seul joueur en activité titulaire d’une victoire en Grand Chelem à n’avoir pas décroché un Saladier d’argent.

Merci à tous les joueurs et capitaines qui nous ont fait vibrer (depuis 1982 dans mon cas) et peut-être à bientôt, qui sait.

Naissance d'une vocation

Naissance d’une vocation (pour les plus jeunes, rappelons que 100 F = 15 €)


NOTES

[1] Par exemple, une défaite de notre célèbre numéro 1 pouvait être rattrapée par une victoire de notre valeureux numéro 2, qui devenait ainsi le héros du jour ; et, le dimanche après-midi, le sort d’une rencontre pouvait se jouer au cinquième match sur l’affrontement titanesque entre deux seconds couteaux qui sortaient ainsi, l’espace d’un match ultra-médiatisé, de leur quasi anonymat habituel. Cf. la « jurisprudence Boetsch/Kulti » de 1996.
[2] Le « Challenge round » permettait au vainqueur de l’année N d’être qualifié d’office pour la finale de l’année N+1, finale qu’il disputait à un « challenger » qui, à l’inverse, avait dû s’extirper de la nasse après un parcours long et difficile.
[3] Pour être précis, la première victoire australienne a été remportée sous la bannière de l’Australasie, c’est à dire en association avec la Nouvelle-Zélande.
[4] Comme par hasard, ces 4 nations sont également celles qui ont la chance d’accueillir un tournoi du Grand Chelem.
[5] Et 32 victoires en tout depuis la création de la Coupe Davis.
[6] 12 points… voire plus. Car avant la création du Groupe Mondial en 1981, certaines équipes devaient disputer 5 ou 6 tours dans l’année pour gagner le Saladier d’Argent. Dans ces situations, je n’ai pris en compte que leurs 4 dernières rencontres.
[7] Ce qu’on appelle ici « matches à enjeu », ce sont ceux disputés jusqu’à ce que l’une des deux équipes remporte la rencontre, c’est à dire atteigne 3 points. A l’opposé du ou des match(es) disputé(s) le dimanche, en 2 sets gagnants, après que la décision ait été faite, appelé(s) par les anglo-saxons « dead rubber(s) », et qu’on ne prend pas en compte dans nos calculs. Nota: un match de double était toujours un match à enjeu.
[8] John McEnroe est le seul joueur à avoir réussi le « doublé hégémonique », puisque sur les deux campagnes étatsuniennes victorieuses de 1981 et 1982 il a remporté 14 (7+7) des 24 points de son équipe. Boris Becker a fait quasiment aussi bien en 1988/1989 avec 13,5 pts (6+7,5) tout comme Tomas Berdych en 2012/2013 (8+5,5).
[9] …ou pour se prendre une balle dedans et lui gâcher sa saison 2018.

Tous les records de la Coupe Davis peuvent être trouvés ici.

About 

Sous d'autres cieux et en d'autres temps, je fus connu sous le sobriquet de "Colin Maillard et Tartempion".

138 Responses to Davis Cup Facts & Figures

  1. Nathan 27 novembre 2018 at 11 h 12 min

    Pour ce Farewell to Davis Cup, un super boulot et un super article de Colin. As usual.

  2. Paulo 27 novembre 2018 at 11 h 55 min

    Les prix ont quand même sacrément augmenté depuis 1982. La faute à l’inflation ? À l’euro ? À la fédé ?

  3. Paulo 27 novembre 2018 at 11 h 59 min

    Sinon, un (léger) reproche que j’aurais adressé à la Coupe Davis, était justement qu’elle pouvait être remportée presque par un seul joueur ; l’exemple d’Andy Murray étant à cet égard caricatural. J’aurais volontiers limité la participation de chaque joueur à deux matches, voire à un seul, pour mettre en valeur justement la profondeur de banc de chaque pays. D’un autre côté, le succès populaire aurait peut-être été moindre avec cette formule…

    • Patricia 27 novembre 2018 at 14 h 00 min

      Murray est resté très exceptionnel, sinon Federer et même Djoko l’auraient gagnée plusieurs fois… Fed n’avait pas un assez bon joueur de double à ses côtés, et Djoko n’était pas assez bon en double.
      Et cela constitue un remarquable exploit d’endurance, dans un calendrier joué de bout en bout dans l’ère tennistique actuelle. Exploit qui reste un travail d’équipe, car sans motivation exceptionnelle pour les coéquipiers, les tops joueurs ne se sont pas bousculés pour tenter l’affaire. pis y a quand même Ward qui a permis que tout soit possible en remportant son match du 1er tour contre Isner, chez les Ricains, 15-13 au 5è ! Il était complétement dans la tradition héroïque du second couteau !

    • Colin 27 novembre 2018 at 16 h 38 min

      Murray 2015 est plus qu’exceptionnel : c’est un cas unique.
      Mais, oui, une compétition sympa aurait été de faire comme les interclubs (4 matches de simple, voire 5, voire 6) joués par des joueurs différents, idem pour 2 voire 3 matches de double (mais quand même, possibilité de doubler 1 simple et 1 double). Mais alors là pour le coup ça ne va PAS DU TOUT dans le sens de l’Histoire (médiatique) : c’est l’anti star system.

  4. Patricia 27 novembre 2018 at 14 h 04 min

    Merci Colin pour cet article riche en fibres, qui clôture dignement l’épopée de la Coupe Davis !
    Tu n’as pu commenter que les vainqueurs, j’ai un regret je l’avoue, c’est le « davis cup Fact » concernant le meilleur second couteau, qui ne devait pas en faire partie (à moins que Stepanek au sourire si doux ?) Le vrai héros, c’est quand même le second couteau qui prend un point à mieux classé que lui…

    • Colin 27 novembre 2018 at 15 h 12 min

      Hé oui l’article de glorification des seconds couteaux reste à faire, quoique j’en cite trois restés fameux : Ancic (/ Stepanek) sauveur de la patrie croate (/ tchèque) en 2005 (/ 2012) la seule fois où Ljubicic (/ Berdych) a failli, et bien sûr notre Boetsch national en 1996.
      Et merci d’avoir réhabilité l’obscur Ward qui gagne un match importantissime pour les Britons en huitièmes en 2015 (mais ce n’était ni lors d’un cinquième match, ni lors d’une demie ou d’une finale, alors ça a eu moins d’impact).
      Il y en aurait évidemment plein d’autres à citer.
      Et puis il y a aussi les losers magnifiques : c’est à dire les joueurs qui ont échoué en finale… tout en restant invaincus en simple pendant toute la campagne !!! Dur pour eux.

    • Colin 27 novembre 2018 at 15 h 39 min

      Allez, aussitôt dit, aussitôt fait, la liste des finalistes battus sans perdre, a été ajoutée dans l’article.

  5. Colin 27 novembre 2018 at 16 h 28 min

    Et pour montrer à Anne, Achtungbaby et Rémy que je ne suis pas un inconditionnel béat de notre Yannick national, je signalerai une contradiction (de plus) du personnage : dans une interview récente donnée à l’Equipe (dont quelqu’un ici, récemment, nous donnait le lien), Noah exprimait son admiration tous azimuts pour Ion Tiriac. Tout en critiquant plus que vertement l’ITF pour avoir vendu la CD aux requins de Kosmos (ce en quoi il a évidemment bien raison).
    Exercice d’équilibriste quand on sait, comme Antoine nous en informait en 2013 dans l’article que je cite en introduction, que Tiriac était depuis des années l’un des plus ardents réformateurs de la CD.
    J’aimerais bien savoir s’il y a des liens entre Kosmos et Tiriac? En tous cas, le fait que la première édition de la future Kosmos Cup ait lieu à Madrid à la Caja Magica semble donner un petit indice (quoique, à l’opposé, Tiriac s’est occupé des intérêts de Lucas Pouille qui est l’un des plus fervents contempteurs de la nouvelle formule…)

    • Nathan 27 novembre 2018 at 19 h 58 min

      Puisque j’endosse l’habit de thuriféraire de feu la capitaine Noah (je dis bien le capitaine parce que pour le reste c’est une autre histoire), puisque tu es un admirateur de Noah sans être un inconditionnel béat du personnage (moi non plus d’ailleurs), qu’est-ce qui empêcherait Noah d’être un admirateur de Ion Tiriac, du joueur Tiriac, de la drôlerie de Tiriac, de la réussite en affaires de Tiriac et en même temps (en même temps, on n’est pas obligé d’être macroniste pour apprécier l’usage du en même temps) ne pas adhérer inconditionnellement à toutes les décisions ou projet de Tiriac ?

      Au-delà de cette réflexion pas trop tennistique et pour en revenir à la fin de la CD que je déplore beaucoup, je crois que dans cette affaire la responsabilité est assez collective (joueurs comme dirigeants). Les dirigeants sont directement en cause puisqu’ils ont appuyé sur le bouton de la destruction de cette compétition nécessaire dans ce monde de brutes vénales mais la responsabilité de beaucoup de joueurs, et non des moindres, est tout aussi importante, voire plus causale, même si elle n’apparaît qu’indirecte et non volontaire.

      • Nathan 27 novembre 2018 at 20 h 04 min

        la capitaine Noah ne serait-elle au fond qu’un travesti ? Décidément, c’est un bien curieux personnage que ce Noah…

      • Colin 27 novembre 2018 at 20 h 15 min

        Warf warf ça me fait penser qu’il y a très longtemps dans Tennis Mag j’avais lu que le jeune Noah était arrivé à une fête costumée organisée par la FFT ou par Roland Garros ou les deux, en tenue de Joséphine Baker (c’est à dire quasi nu et avec la ceinture de bananes autour du ventre).
        Evidemment cela n’a pas été immortalisé par une photo (en tous cas, pas trouvable sur le net). J’imagine que cela devait ressembler peu ou prou à ça

        • Nathan 27 novembre 2018 at 20 h 21 min

          Quasi nu ?!!! Anne, entends-tu ? Noah est un exhibitionniste narcissique (ce qui en l’occurrence n’est pas complètement faux, surtout pour le deuxième terme)

          • Achtungbaby 27 novembre 2018 at 21 h 44 min

            narcissique ça parait évident en effet

          • Anne 27 novembre 2018 at 22 h 33 min

            Nathan, je ne suis pas sure de comprendre… il peut avoir les passions qu’il veut en privé, Tant qu’il ne fait rien d’illegal ;-)

      • Achtungbaby 28 novembre 2018 at 9 h 12 min

        Nathan, d’accord avec ton dernier paragraphe, avec peut-être un oubli dans les responsabilités : le public.

        • Patricia 28 novembre 2018 at 13 h 36 min

          Le public audiovisuel alors, parce que le public live a toujours été irréprochable dans l’implication et l’affluence !

    • Achtungbaby 27 novembre 2018 at 21 h 42 min

      Dans cette interview Noah disait aussi qu’il aimait croire que ses femmes avaient été plus heureuses que celles de Lendl, dont il détestait visiblement le style.

      C’est vraiment petit. La seule chose qu’on peut comparer entre ces 2 là et qui nous intéresse, c’est le palmarès, les émotions procurées à les voir jouer. Pour le palmarès, il n’y a pas photo, Noah peut aller se rhabiller, si je puis dire. Pour les émotions, il faut croire qu’on est tous différents, parce que je connaissais à l’époque bien plus de fan de Lendl que de Noah.

      Bref, Noah se retranche sur les considérations du jaloux mesquin. Tout bon fan de Big Mac que j’étais, j’ai détesté Lendl plus qu’aucun autre joueur. Mais là Noah dépasse bêtement les bornes.

      • Anne 27 novembre 2018 at 22 h 35 min

        J’ai trouvé moi aussi sa sortie sur Lendl et les femmes mesquine, petite et pour le moins misogyne d’ailleurs. Et au final particulièrement révélatrice sur le personnage au minimum médiocre

        • Paulo 28 novembre 2018 at 10 h 11 min

          D’accord avec vous deux : j’ai trouvé l’attaque contre Lendl et « ses femmes » mesquine. Misogynie aussi, quand il parle de « ses femmes », comme s’il s’agissait d’un harem.

      • Bapt 27 novembre 2018 at 22 h 42 min

        En fait Noah a plusieurs fois dit qu’il trouvait Lendl extrêmement antipathique et que personne n’était ami avec lui sur le circuit.
        Je ne sais si Lendl était antipathique avec les autres joueurs. Sur le terrain il était très correct en terme de comportement, mais pas non plus chaleureux avec le vaincu ou le vainqueur. Loin de là.

        Par contre je ne lui connais aucune relation amicale sur le circuit de son temps. Quand il a pris sa retraite, personne de l’a regretté manifestement. Avec les joueurs qu’il entraine (avec succès !), il ne semble pas plus sympathique, encore qu’il parait que parfois il lui arrive de plaisanter.

        Toutefois c’est surtout Connors que Noah charge dans l’interview. Sur le fond, c’est lui qui prend le plus cher.

        Quant à la question du palmarès : Noah y a répondu il y a longtemps puisque déjà à l’époque on lui pointait le travail de Lendl et les résultats à l’avenant. Il aurait répondu : « Ok, les résultats de Lendl… mais qui voudrait de la vie de Lendl ? »

        • Achtungbaby 27 novembre 2018 at 23 h 04 min

          La charge contre Connors est en effet sévère. Mais au moins on reste dans le sujet. Si l’américain s’évertuait à passer pour le bon gars, bon esprit sportif, alors que c’était une pourriture en tant que joueur, pourquoi pas le révéler.

          Pour Lendl c’est totalement hors sujet, prétentieux et plein d’a priori ridicules sur le tchèque (pardon, américain), qui, à ce que je sache, ne vient pas chercher le français sur la taille de son palmarès.

          Noah a fait des choix en tant que joueur, plutôt dilettante, Lendl d’autres, plutôt bosseur, pas la peine d’avoir des jugements à la con, a fortiori sur le prétendu bonheur des femmes de l’un et de l’autre. Le palmarès de l’un est 10 fois celui de l’autre, chacun ses choix/talent/chance. Le reste c’est de la frime à 2 balles.

          Je n’ai jamais été fan du « alors, heureuse ? »

        • Paulo 28 novembre 2018 at 10 h 18 min

          Moi je n’appréciais pas Lendl non plus à l’époque, mais je trouve la sortie de Noah (et sa motivation pour battre Lendl !) mesquine.
          Sans doute que Lendl n’avait pas bcp d’amis sur le circuit, mais si lui voulait se dévouer à 100% au tennis – ne dit-on pas de lui qu’il a été le pionnier pour ce qui est de la professionnalisation du tennis ? – il pouvait difficilement passer ses soirées à faire la fête… ce qui peut laisser penser que si Noah le méprise, c’est peut-être parce que lui-même ne voulait pas s’imposer cette discipline, donc une forme de jalousie. C’est une hypothèse.
          Je me souviens avoir lu un ou deux articles sur la vie de Lendl depuis sa retraite du tennis, et il ne semblait vraiment pas que sa femme et ses cinq filles soient malheureuses (plusieurs de ses filles font d’ailleurs de la compète en golf, de mémoire).

          Pour Connors, la sortie violente de Noah – qui d’ailleurs ne me convainc pas en tant sue telle – me donne envie d’en savoir plus sur l’Américain.

          • Bapt 28 novembre 2018 at 11 h 12 min

            Je n’ai jamais été lendlophobe : il ne me gênait pas même si je ne l’aimais pas trop.

            Et je n’ai jamais été un thuriféraire de Noah : j’ai découvert le tennis de haut niveau en 1988 et à cette époque Noah m’est apparu comme un has been poussé encore par les médias franchouillards (à coup de « Yannick » etc.).
            J’ai admis toutefois son bon travail en Coupe Davis dans les années 90 (et en Fed Cup).
            Actuellement je ne trouve pas son bilan mauvais, avec des joueurs il faut dire qui se montrent de plus en plus limités et déclinants. Et pas mal de blessés aussi (c’est un problème ancien déjà : contre la Serbie, les blessures ne nous ont pas aidés). Je ne prendrais pas pour agent comptant ce qui raconte sur Simon et sur Monfils bien que j’imagine que si Noah l’a fait venir en Guadeloupe, en faisant des efforts, c’est qu’il n’avait pas d’hostilité de principe contre lui. Que s’est-il passé depuis pour qu’il l’abandonne ? Mystère… 

            Pour Connors, il y a quand même d’autres témoignages de ce que faisaient Connors de scandaleux (effacer une tracer sur terre battue pour que l’arbitre ne puisse vérifier la trace)… que je pense que c’est sans doute bien vrai.

            • Anne 29 novembre 2018 at 9 h 07 min

              J’ai juste un doute concernant Connors, je me demande s’il n’a pas fait partie des invités du premier tennis-concert de Noah pour son association. C’était à Bercy, a priori en 1993. Je n’arrive pas à trouver la confirmation. A l’epoque, la « finale » de la partie tennis avait opposé Noah à Graf…

  6. Nathan 27 novembre 2018 at 20 h 18 min

    Clément sort les griffes, enfin !

    «  »On a le droit de se poser des questions sur le choix des joueurs qui prennent quand même neuf sets à zéro et qui ne réussissent pas un seul break en trois matchs. Pour Gilles Simon, tu sais qu’il a des stats favorables contre ces joueurs-là et que, au niveau de jeu, il retourne très bien. Gaël Monfils est le meilleur joueur de Coupe Davis de ces 15 dernières années. Alors, oui, il a un fonctionnement atypique. Mais il faut l’aimer pour qu’il ait envie de venir et de se dépasser. C’était l’atout numéro 1 de l’équipe de France, a fortiori sur terre. Ce qui m’a un peu énervé, c’est quand j’entendais dire que Gilles et Gaël sont des cas trop particuliers. Non, ils ne sont pas difficiles à gérer en groupe, ce sont de formidables coéquipiers. »

    Clément serait-il en voie de Hollandisation ? François Hollande croit que les malheurs de Macron (aussi méchant à son égard que Noah le fut à Clément) vont le faire regretter dans le coeur des Français. Erreur ! Et Clément qui prend son courage à deux mains croit que la branlée infligée par les Croates et des caresses au bipolaire Monfils et au un tantinet mégalo Simon (attention ! on peut être mégalo et « en même temps » intelligent, bon joueur et fin tacticien) vont faire que beaucoup dans la sphère tennistique vont le regretter comme capitaine. Je crains qu’il ne s’illusionne.

    • Achtungbaby 27 novembre 2018 at 21 h 47 min

      Je ne pense pas que Clément s’illusionne. Après ce qu’il a pris en 2014, il se lâche un peu. C’est de bonne guerre.

      • Anne 27 novembre 2018 at 22 h 38 min

        Et encore, ça reste de l’ordre du bisounours légèrement mal luné par rapport à la sortie de Yannick – « j’ai voulu faire plaisir à un pote qui voulait sa carte de presse »- Noah de l’epoque

    • Paulo 28 novembre 2018 at 10 h 27 min

      Tout à fait compréhensible de la part de Clément : il lui rend la monnaie de sa pièce. Sinon, Noah se croira tout permis.

      Quant à la non-sélection de Monfils et de Simon pour des tas de raisons en apparence solides, d’accord avec ce qui est dit plus bas : c’est drôle, mais les capitaines précédents arrivaient, eux, à les faire venir. Simple constat.

      • Achtungbaby 28 novembre 2018 at 10 h 52 min

        haha ! « sinon Noah se croira tout permis »
        j’ai bien rit Paulo !
        Comme s’il suffisait d’une petite pique justifiée de Clément pour que Noah arrête de se croire tout permis…
        J’ai malheureusement peur qu’il en faille plus. Noah est LE bon client pour les médias. Ça fait des dizaines d’années que ça dure, ça ne va pas s’arrêter à cause d’une petite pique de Clément.

        J’ai quand même bien aimé que les journalistes aient fait leur travail dimanche soir après la défaite, en mettant rapidement Noah le nez dans son caca par rapport à l’ampleur de la défaite de ce we, et ce qu’il avait dit post 2014. Ça m’a réconcilié (un peu) avec le job de « journaliste » sportif.

        Pour ton deuxième point, entièrement d’accord. Quand on en est à ne pas être capable de faire venir le joueur qui joue le mieux sur la surface qu’on choisit (qu’on choisit !) et celui qui a les meilleurs résultats contre les joueurs en face, on se pose des questions, sauf si on gagne, ou qu’on perd sans prendre de fessée.

        • Paulo 28 novembre 2018 at 11 h 11 min

          Oui, c’est un peu fort comme formule je l’avoue, ça fait un peu coquelet qui monte sur ses ergots face à un éléphant ; disons qu’il envoie le message que la clémence d’Arnaud a des limites :-)

  7. Achtungbaby 27 novembre 2018 at 21 h 44 min

    Colin, c’est quoi un simple décisif stp ?
    le 3è simple quand il y a 2-1 ?
    Le 4è quand il y a 2-2 ?
    Les 2 ?

    • Babolat 28 novembre 2018 at 7 h 07 min

      je dirais tous les matchs qui ne sont pas des robres mortes (enfin… des « dead rubbers »

    • Colin 28 novembre 2018 at 8 h 58 min

      Ce sont tous les simples joués jusqu’à ce qu’une des deux équipes ait atteint les trois points.
      Donc, a contrario, les simples non décisifs ou « dead rubbers » sont ceux joués le dimanche (en 2 sets gagnants) lorsque la messe est dite.
      Le plus souvent, si le 4ème match donnait la victoire 3/1 à une équipe, le 5ème match n’était pas joué (d’un commun accord entre les deux équipes). Mais en cas de 3/0 dès le samedi, on avait droit à deux matches pour du beurre. C’est hélas ce qui m’avait été offert comme spectateur lors de la finale 82, puisque les USA menaient 3/0 après le double, et que j’avais bêtement acheté ma place pour le dimanche.
      Ça m’a quand même permis de voir Noah démembrer un Gene Mayer pas très concerné, puis McEnroe assumer son rang en balayant Leconte. Mais bon, question dramaturgie, c’était pas le Pérou…

      • Achtungbaby 28 novembre 2018 at 9 h 09 min

        ok merci
        je pensais que ça n’était que ceux dont je parlais, càd ceux qui donnent le dernier point de la victoire à l’équipe.

      • Colin 28 novembre 2018 at 9 h 40 min

        C’est vrai que le terme est mal adapté…
        Mais quoi d’autre?
        - « Live rubber »? Montagne me serait tombé dessus à bras raccourcis (déjà que le titre de l’article est en anglais…)
        - « Robre vivant »? Hum.
        - « Simple qui compte »? Bof.
        - « Simple comptant pour la décision »? Bof, un peu long.
        Bref si vous avez des idées, je suis preneur.

        NB : Au moins, on n’a pas ce souci avec les matches de double, qui eux sont toujours décisifs (oups pardon… plutôt « participent toujours à la décision »).

        • Paulo 28 novembre 2018 at 10 h 08 min

          Match (simple, forcément, puisque le double l’est toujours) à enjeu.
          Les simples joués le 3ème jour quand une équipe a gagné 3-0 sont qualifiés de simples sans enjeu. Enfin, il me semble.

          • Achtungbaby 28 novembre 2018 at 10 h 37 min

            En fait le double n’est pas toujours à enjeu dans le sens où je l’entendais. J’étais plus sur « point décisif » pour dire que c’est le « dernier ». Car à 1-1, l’enjeu du double n’est pas le même que le simple à 2-2, de même que le simple du joueur de l’équipe qui a 1 à 2-1 (la défaite et c’est à la maison) n’est pas le même que celui de l’équipe qui à 2 (qui un joker derrière).

            Sans parler du simple à 2-2 ! Je pense que certains ont passé quelques mois (années ?) et quelques séances chez le psy à s’en remettre. D’autres en ont sans doute tiré un supplément de confiance qui a pu donner un coup de fouet à leur carrière.

            Mais je voulais simplement comprendre le sens qu’en donnait Colin.

            Ma proposition Colin : on pourrait dire « point à enjeu » pour tous les matchs qui ont été joués avant qu’une des 2 équipes n’arrive à 3, et « point décisif » pour le point qui donne la victoire du we, dernier point donc avant les points qui comptent pour du beurre ?

          • Colin 28 novembre 2018 at 12 h 09 min

            Toutafé, mais plutôt « match à enjeu » ou « simple à enjeu » (parce que « point à enjeu » ne me plaît pas trop, je préfère écrire qu’on « joue / gagne un match » et qu’on « rapporte un point »).
            Et, en effet, le terme « match décisif » devrait plutôt être réservé aux matches qui peuvent potentiellement apporter la victoire à une équipe (et, donc, la défaite à l’autre) càd dès que celle-ci a deux points ; le 5ème match, si les 2 équipes arrivent à 2/2, étant, en quelque sorte, « décisif de chez décisif » !
            La notion de « match décisif » est d’ailleurs à géométrie variable.
            Par exemple, si une équipe mène 2/0 et se fait remonter, on peut se retrouver avec trois matches décisifs le même week-end !
            D’autre part, parmi plusieurs matches décisifs disputés un même week-end, lequel est VRAIMENT décisif ? Imaginons que l’issue du cinquième match, en cas d’égalité 2/2, ne fasse de doute pour personne car trop déséquilibré (e.g. un n°5 mondial sur sa bonne surface, contre un n°137 mondial), alors le vrai match décisif est le quatrième, entre les deux n°1.
            Quoi qu’il en soit, l’étude des principaux matches décisifs de ces 46 dernières éditions de la CD, et le recensement des joueurs qui ont gagné lors de ces fameux matches décisifs, reste à faire.
            En attendant, je corrige le texte de mon article.

  8. Sam 27 novembre 2018 at 21 h 57 min

    Hollandisation, je ne sais pas mais cela pose quand même de bonnes questions. Ce que dit implicitement Clément, c’est que Noah impose un cadre, ou dit imposer, avec sa fameuse « manière de travailler » et qu’au final si les joueurs ne rentrent pas dans ce cadre, hé bien…Ils ne rentrent pas tout court et se voient taxés d’être des « personnalités difficiles », comme on dit, ou ingérables. Alors que pourtant, sur le papier…Dans la réalité, cela ressemble beaucoup à un pêché d’orgueil, puisque le cadre qui est censé être un moyen semble être devenu une fin en soi, comme si Noah semblait avoir besoin de ce côté « rigoriste » pour légitimer sa méthode et ses choix. Moralité, à force de vouloir – ce qui ressemble à – s’imposer comme ça, il a réussi à se priver de deux joueurs intéressants, Monfils et Simon.

    Si j’étais Monfils, je prendrais moyen moyen le coup de « j’ai pas réussi à l’aider ». Qui pourrait tout aussi bien se traduire par Monfils par « je n’ai pas adhéré à ses méthodes et il a refusé d’en changer d’un iota donc je lui ai dit Ciao ». L’espèce de condescendance adoptée par Noah sur ce sujet ressemble drôlement à une sorte de parapluie préventif devant toute critique, et tant qu’à faire autant y aller fort « pas réussi à l’aider ». Mais qui avait besoin d’aide ? Et puis finalement, est-il normal que transparaisse à ce point dans la presse les multiples « tentatives d’aides » de Noah…Qui les raconte lui-même « On est allés en Guadeloupe, il voulait pas », « L’affaire de Zadar », etc. Noah s’offre des tribunes où il prend à parti journalistes et lecteurs pour dire tout ce qu’il a essayé de faire pour l’ingérable Gael qui, de son côté, ne la ramène pas. N’empêche, le résultat, c’est qu’il n’a pas joué et en a moins que manifesté l’envie.

    • Achtungbaby 27 novembre 2018 at 22 h 10 min

      Toujours difficile d’interpréter le pourquoi et le comment de propos livrés en ITW, mais j’aime bien la façon dont tu le fais à la fois pour ceux de Clément et pour ceux de Noah. Je ressens les choses de façon très proche. Le couplet de Noah sur Monfils n’était vraiment pas nécessaire.

    • Anne 27 novembre 2018 at 23 h 07 min

      Le problème avec le « cadre Noah » est que visiblement il était quand même à géométrie variable selon la tête du client. Rigide pour un Monfils voire un Simon qui serait devenu tout d’un coup sous l’ère Noah un joueur difficile à gérer. Et très flexible dès lors qu’il s’agissait d’un Tsonga par exemple. En 2017, il dit qu’il ne veut pas jouer de la saison et qu’il est temps pour lui de penser à lui et à lui seul. Donc qu’il ne faut pas compter sur lui pour le Japon au premier tour. Pour le 1/4 de finale, il a une excuse, il est devenu papa avec un peu d’avance et son bébé est à l’hopital. Qui d’ailleurs s’empresse de dévoiler la naissance et le prénom sans que personne ne lui demande rien… Noah. Et apres Tsonga reproche à la presse de s’être gourée dans l’orthographe du prénom (mais jamais il met en cause Noah dans la révélation de la naissance et du prénom). Problème en septembre, il voit se profiler une possible finale voire plus, vues les forces en présence, sans lui… et se fend d’une lettre pour dire combien il adore la CD, l’EDF, Le maillot bleu et tout le toutim pour ne surtout pas manquer la chance de sa vie, soit la possibilité de soulever le saladier d’argent…
      Simon, à côté, aura dû avaler de nombreuses couleuvres, quel que soit le capitaine. depuis Forget qui dit qu’il parlait beaucoup trop et qu’il valait mieux qu’il soit dans les tribunes lors du 4e match des Serbes, quitte à dévoiler les plans du 5e match à l’adversaire (la plus grosse bourde récente faite par un capitaine français… curieusement pas grand monde ne le reproche à monsieur gendre idéal plus occupé à manger à tous les râteliers plutôt qu’avoir à prends la’ moindre position publique sur quoi que ce soit) plutôt que de risquer de déconcentrer le petit Llodra avant d’affonter son adversaire… ou Clement qui le choisit comme 5e homme pour tous les tours, même quand un Tsonga n’est pas apte à jouer tout un week-end (mais s’est bien gardé de le dire trop fort)… et maintenant Noah qui affirme qu’il lui était impossible de le prendre parce qu’il aurait exigé (on parle de Simon… pas le Français connu pour être le plus caractériel ou revendicateur) de savoir longtemps à l’avance s’il était dans l’equipe… et curieusement, Tsonga avant Bercy laisse entendre qu’il sera de l’equipe (comment le sait-il lui ?) et comme par hasard, il en fera bel et bien partie quelques jours plus tard, même si au final il se révèle qu’il n’etait pas apte à assumer son rôle tout le week-end et qu’il y avait eu dans la semaine une alerte dans ce sens (toute ressemblance avec une autre situation ayant eu lieu 4 ans plus tôt est nécessairement fortuite).

      Quant à sa sortie sur Monfils… on dirait la sortie d’un instit de maternelle ou de primaire par rapport à un élève qui aurait montré des aptitudes particulières mais qui n’a jamais voulu s’en donner la peine de les exploiter… pas celle d’un capitaine de Coupe Davis vis à vis d’un joueur majeur et vacciné…

      • Patricia 28 novembre 2018 at 13 h 54 min

        Ouais… Noah dit qu’il ne pouvait pas annoncer une semaine à l’avance à Simon s’il jouera, voulant préserver l’émulation… Sauf que c’est plus facile pour Tsonga, l’émulation, vu que quand il est dans un groupe il est toujours sélectionné. (En plus, Noah ou plus probablement Simon a bien accepté de s’assouplir puisqu’il a joué sous son capitanat.) Au pire il dit « tu joues » ou « tu es remplaçant » et il change d’avis… ça l’a pas arrêté avec Mahut et Bennet pour la finale de 2017 (là, apparemment, il disait aux joueurs ce qu’il en était ).

        Même les grandes déclarations d’intention, c’est plus facile quand tu as des contacts persos avec le Capitaine et que Pioline vient voir tes matchs que quand y a personne en tribunes alors que tu es le seul Français encore en lice, comme Simon à Wim.
        Le Capitaine croate savait un mois avant que Simon et Monfils étaient out de la sélection… Simon devait s’en douter, se dire que sa discussion avec Noah sur son fonctionnement l’avait éliminé d’office, c’est refroidissant…

        • Anne 29 novembre 2018 at 9 h 00 min

          Exactement. D’ailleurs, Simon constatait il y a quelques semaines, sans amertume, que strictement personne du staff ne venait à ses matchs ou n’avait de contact avec lui…

  9. Nathan 27 novembre 2018 at 23 h 36 min

    Et pourtant elle tourne !

    3 Coupe Davis et 1 Fed Cup.

  10. Patricia 28 novembre 2018 at 13 h 32 min

    Il m’avait échappé que l’ATP procédait à un vote pour les meilleurs matchs de l’année… voici le classement 2018 :

    - en GC : 1 et 2 ne sont pas encore publiés… je vois mal comment ils pourraient faire l’impasse sur Thiem/Nadal, ce sera Khachanov/Nadal à l’USO qui sautera (pas un 5 sets), et pas de match dans le B4 serait impossible : ils vont coller le Djoko-Nadal de Wim en 1er
    3/ Nadal – del Po (Wim)
    4/ Cilic – de Minaur (USO)
    5/ Federer – Cilic (AO)

    hors GC :
    1/ Federer – Djokovic (Bercy)
    2/ Federer – Del Potro (Indian Wells)
    3/ Cilic – Djokovic (Queen’s)
    4/ Thiem – Nadal (Madrid)
    5/ Nadal – Wawrinka (Toronto)

    Sacrer un match sans au moins un Big 4 est encore quasi tabou, mais l’exception Cilic – de Minaur est notable… ils ont aussi poussé le Fed/Cilic pour éviter le scandale d’une absence de Fed au palmarès GC. Ils n’ont pas réussi à trouver quelque chose pour Zverev (trop dominateur à Madrid et en finale des Masters, score trop sec en finale de Rome, pas de B4 + défaite à Miami…)

  11. Achtungbaby 28 novembre 2018 at 16 h 18 min

    Au fait, pas donné la place en 82. A titre de comparaison en 83 la place pour Supertramp au Stade Saint-Symphorien à Metz (1ères parties : Joe Cocker et Chris de Burgh), en tribune, était à 95 francs.

    • Montagne 30 novembre 2018 at 20 h 48 min

      En 82, la place au concert des Rolling Stones au stade de Gerland à Lyon était à 85 francs.

  12. Achtungbaby 28 novembre 2018 at 19 h 26 min

    tiens, de fils en aiguilles, je suis tombé sur ça :

    https://www.youtube.com/watch?v=UxF6LCfMAuI

    quelle tension…

    • Colin 29 novembre 2018 at 9 h 02 min

      Waah pétard ça joue vite et fort, pour un match de « fossiles »

      • Bapt 29 novembre 2018 at 13 h 45 min

        Il faut dire qu’à l’époque l’un des deux était connu pour jouer particulièrement fort (Lendl) et l’autre particulièrement vite (McEnroe). Le reste du circuit jouait généralement plus pépère.

    • Elmar 29 novembre 2018 at 12 h 29 min

      La balle de match est un classique.

      • Babolat 29 novembre 2018 at 14 h 42 min

        Pas content le croque-mort. Au ralenti on voit clairement la balle passer pile-poil entre le piquet et le filet sans même en frôler l’un des deux. Du grand art.

      • Colin 29 novembre 2018 at 18 h 44 min

        Je ne pense pas qu’il ait fait exprès, il voulait plutôt faire le tour du poteau il me semble :mrgreen:

      • Babolat 30 novembre 2018 at 11 h 15 min

        Faudrait lui demander mais avec sa mauvaise foi légendaire, il dira qu’il a mis la balle où il le voulait.

        • Achtungbaby 30 novembre 2018 at 11 h 25 min

          Big Mac de mauvaise foi ?? Oh ! Vraiment ?

          En fait il dira qu’on ne le voit pas sur les images, tellement ça va vite, mais sa balle touche légèrement le poteau, qu’il a visé pour lui donner un effet supplémentaire !

    • Montagne 30 novembre 2018 at 20 h 50 min

      ça fait quand même bizarre de voir un court sans les couloirs de double.

      On voyait ça aussi quand le master était disputé au Madison Square Garden

  13. Colin 29 novembre 2018 at 9 h 20 min

    Et voici notre « Davis Cup Fact » du jour.
    Lors de la période dont il est question dans cet article, l’Equipe de France de Coupe Davis a systématiquement perdu toutes les finales disputées à domicile et pour lesquelles elle avait choisi de jouer sur terre battue (indoor). Liste :
    - 1982 à Grenoble, défaite face aux USA de McEnroe, G.Mayer et Fleming
    - 1999 à Nice, défaite face à l’Australie (Philippoussis, Hewitt et les Woodies)
    - 2002 à Paris-Bercy, défaite face aux Russes (Safin et Kafelnikov)
    - 2014 à Lille, défaite face à la Suisse (Federer et Wawrinka)
    - 2018 à Lille, défaite face à la Croatie (Cilic et Coric).

    A contrario, toutes les victoires françaises en finale ont été obtenues sur dur (Lyon 1991, Malmö 1996, Lille 2017) ou gazon (Melbourne 2001). Le fait de jouer sur dur n’étant pas pour autant une assurance de victoire (Belgrade 2010).

    Bon ceci dit cette stat désastreuse sur TB ne vaut que pour les finales, on se souvient tous de demies ou de quarts remportés sur TB (outdoor en l’occurrence).

    • Babolat 29 novembre 2018 at 14 h 50 min

      « 2002 à Paris-Bercy, défaite face aux Russes (Safin et Kafelnikov) »

      Sans oublier le Doctor Youz qui revient de l’enfer pour coiffer PHM sur le poteau.

    • Colin 29 novembre 2018 at 19 h 37 min

      Oups en effet terrrrrrible oubli

  14. Perse 1 décembre 2018 at 22 h 45 min

    J’ai exhumé ce petit match en top qualité: https://www.youtube.com/watch?v=MWgs6i6tFr4&t=404s

    Sampras, quel service (c’est le plaisir esthétique qui parle)!

    • Paulo 2 décembre 2018 at 19 h 00 min

      Ça fait du bien de les voir jouer sous le cagnard à cette époque de l’année.

      Quelques super points au début du 3ème set comme ici : https://www.youtube.com/watch?v=MWgs6i6tFr4&t=4093s où on voit que Sampras, s’il a un super service, se débrouillait aussi pas mal du fond du court !
      (et les volées basses de Pete, mmmh…)

      • Perse 2 décembre 2018 at 21 h 53 min

        Le tie-break du 2ème est magnifique avec un Sampras qui passe tout à Muster. A partir de 56:00, le premier est un classique du beau Sampras.
        Il y a également ce point où il balade Muster en revers avec un dernier qui est un pur laser.
        Plus globalement, on perçoit la différence entre une balle très bien frappée et autre plus à l’arrache. Ca va moins vite et il n’y a pas de sliderman mais c’est super sympa à regarder. Et puis ce service, un vrai arc qui se tend et détend avec des gros effets. Ce qui remarquable avec ce service est qu’en match, le geste parait fluide, sans frottements alors que décomposé, il a quelques angles extrêmes qui expliquent les effets que Sampras parvenait à mettre dans le service.

      • kkfm_clan_de_cheatah 2 décembre 2018 at 23 h 20 min

        Là meilleur description du service de Sampras revient selon moi à Georges Deniau qui disait que l’Américain donnait l’impression de toujours servir avec le vent.

    • Elmar 2 décembre 2018 at 22 h 00 min

      C’est marrant car autant j’ai adoré regarder Sampras jouer tout au long de sa carrière, autant il fait partie de ces quelques joueurs dont je ne regarde jamais un replay – à l’exception notable du cultissime Sampras-Becker en finale du Masters 1996. C’est vrai que son service est une merveille. Et je me pose toujours la question, quand je le vois passer autant d’aces à 190 km/h de savoir si les joueurs d’alors étaient à ce point des merdes en retour par rapport à aujourd’hui ou s’il était particulièrement illisible ou s’il parvenait à mettre des effets dingues dans la balle. Je crois que c’est Simon qui se posait le même genre de question.

      • Perse 2 décembre 2018 at 22 h 59 min

        Pour les vitesses au service, il me semble qu’il y a le biais de l’équipement qui capte le mouvement plus près de la raquette maintenant qu’hier, ainsi que des raquettes et des cordages toujours plus rigides.

        Sur ce match avec cette belle qualité, je trouve que le slice de Sampras est particulièrement notable, et il trouve des angles courts croisés très surprenants par rapport à son geste.
        Cet article a une époque était en libre accès et très intéressant: https://www.tennisplayer.net/public/tour_strokes/sampras_serve_racquetpath_samplearticle.html

        La version complète sans les images et vidéos

        https://www.menstennisforums.com/49-pete-sampras-message-board/114696-sampras-serve-heaviest-greatest.html

        Quant au retour, je pense que le progrès naturel du sport est en grande partie responsable de l’amélioration avec également des rebonds plus hauts de la plupart des surfaces.

      • kkfm_clan_de_cheatah 3 décembre 2018 at 8 h 09 min

        En tant qu’observateur avisé du tennis des années 90 (autoproclamé) il appert que ce sont les serveurs qui ont régressé, au niveau de la technique. Je peux citer au moins 5 services techniquement parfait d’avant 2000 et aucun après :
        Sampras (le plus facile et plaisant à regarder, du haut de son 1m85, mais efficacité bien moindre sur terre battue), Krajicek (le geste le plus parfait selon Georges Deniau), Ivanisevic (gaucher, le seul à frapper la balle montante, essayez de le faire c’est juste irréel), Stich (si pur qu’il n’avait même pas besoin de sauter), sans oublier Federer (l’All-Go-Rythme).
        En ce qui concerne Gulbis sa position des pieds au départ me semble suspecte et son lancer de balle est trop haut mais le geste est beau.

        • Elmar 3 décembre 2018 at 10 h 27 min

          L’impression est trompeuse à cause de leur carcasse disproportionnée, mais les services d’Isner et surtout de Karlovic sont très purs! Aucune scorie technique.
          Mais ce que je voulais dire par mon post précédent, c’est qu’avec l’évolution du matos, tout le monde sert aujourd’hui au moins à la vitesse de Pete. Un serveur moyen de 2018 sert plus vite que l’ami Sampras. Pourtant en terme d’efficacité du service, il n’y a pas photo. Je ne parle même pas des services gagnants où là aussi je peux imaginer que le matos actuel permet de mieux contrôler la balle et donc de remettre dans les limites un service qui aurait été gagnant dans les années 90. Mais en terme d’aces, Pete enterre tous les non mono-maniaques du service actuel.

          • Perse 3 décembre 2018 at 14 h 53 min

            En terme d’ace, le meilleur service ever est celui de Goran qui à une époque obtenait plus de 60% de services gagnant sur sa première.

            Sampras n’a pas des stats transcendantes au services par rapport au Big 4 mais ce qui est marquant est sa capacité à sortir des services magnifiques sous pression bien à l’inverse de l’ami Goran.

            Avec ces quelques matchs de meilleur qualité de Sampras époque maigre (je trouve que post-2000, il n’a jamais réussi à retrouver une forme décente avec sa grosse hernie et la rencontre de Bridget), j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup plus d’effet dans ses coups que dans mes souvenirs. En revanche, le revers manque souvent de profondeur et de poids, tout l’inverse du coup droit en somme.

            • Noel 4 décembre 2018 at 11 h 48 min

              La meilleure première balle était probablement celle de Goran, mais c’est son 2e service qui rendait le service de Sampras presque inattaquable. Cette capacité à servir vite et avec des effets de dingue en 2e balle tout en conservant de la sécurité, on ne l’observe guère aujourd’hui que chez Fed et dans une moindre mesure chez Nadal (le fameux service slicé du gaucher).

        • Elmar 3 décembre 2018 at 10 h 29 min

          J’ajoute: techniquement, le service de Goran m’a toujours paru dégueulasse, notamment pour la raison que tu invoques.

          • kkfm_clan_de_cheatah 3 décembre 2018 at 14 h 24 min

            Qu’est ce qu’il y a de dégueulasse dans le service d’Ivanisevic ?
            Le tout début avec le pied décollé et la prise de raquette est assez laid en effet mais je ne trouve rien à redire dans l’armée et le geste lui-même.
            Frapper la balle montante rend son service vraiment unique (à part Dolgopolov ?) donc magnifique d’une certaine façon.

            • kkfm_clan_de_cheatah 3 décembre 2018 at 14 h 24 min

              *armé

            • Perse 3 décembre 2018 at 14 h 58 min

              C’est vrai que le laps de temps entre le lancer et la frappe est si court que c’est un facteur non négligeable dans sa proportion d’ace. Krajicek aussi frappait la balle tout proche du sommet.

              En terme d’efficacité et de d’idiosyncracie, le service de Roddick est exceptionnel et avec un très haut pourcentage. J’avais lu un article expliquant que c’était l’un des rare qui apportait l’énergie des deux jambes et pas une seule.

              Le service de Berdych est beau mais avec un moins bon pourcentage.

              • Elmar 3 décembre 2018 at 15 h 19 min

                A-Rod! Il a fait une belle carrière mais ave son service et sa mentalité de champion, il aurait dû faire bien mieux.
                Il a passé sa carrière à être de plus en plus passif et à gratter de plus en plus alors qu’il aurait dû faire exactement le contraire.
                Vu du bord du court (et les joueurs majeurs de ces 15 dernières années,je les ai tous vus ainsi, c’est celui dont la présence sur le court m’a le plus impressionné. Il dégageait une intensité de malade.

              • Elmar 3 décembre 2018 at 15 h 20 min

                Il devait gagner Wimbly 09 a minima.

              • Perse 3 décembre 2018 at 16 h 39 min

                C’est sur que dce Wim est un crève-coeur, car pour un Gomez, il y a un Roddick. Ce que j’appréciais également chez Roddick est cette dérision qui fait plus esprit européen qu’américain.

                En bord de court que j’ai vu, le plus impressionnant fut Serena en 2002. Federer évidemment en 2008 mais l’image médiatique dépasse tellement le joueur que c’est étrange. Sinon Safin en 2009, hué par un public de gamins qui supportaient Ouanna. Ca m’a fait de la peine d’avoir un public aussi stupide (et stupide paraissaît curieusement obsolète, j’étais le seul à rigoler à ses gestes de frustration)

                Mention spéciale aux jambes de Graf et à la silouhette de Dementieva.

              • Colin 3 décembre 2018 at 23 h 32 min

                Perse, A-Rod a comme Gomez un GC au compteur (USO 2003), sauf que lui l’a gagné jeune et pas à 30 ans comme l’Equatorien

          • Perse 4 décembre 2018 at 16 h 08 min

            @Colin : certes Roddick a eu un GC mais c’est très peu cher payé de sa régularité au très haut niveau et Wim 2009 aurait pu être son jubilé comme RG le fut pour Gomez

          • Colin 4 décembre 2018 at 16 h 23 min

            Eh oui du coup son jubilé fut, plus modestement, Miami 2010…

        • Montagne 3 décembre 2018 at 17 h 10 min

          Tu ne cites pas Roscoe Tanner, aussi célèbre pour ses services que pour ses chèques sans provision

          • Colin 3 décembre 2018 at 19 h 57 min

            Bien vu Montagne. Lui aussi tapait ses services en phase montante, avec des trajectoires qu’on ne voyait que chez lui (notamment le slice sortant de gaucher mais en mode boulet de canon, même Borg en chiait pour le contrôler)

          • Paulo 4 décembre 2018 at 19 h 01 min

            J’ai regardé un peu sur Youtube, et c’est Tanner qui prend la balle vraiment montante, voir par exemple https://www.youtube.com/watch?v=isGinlt3iEw (en mettant la vitesse sur 0,25 on le voit bien, la balle n’a pas encore atteint le sommet de sa courbe).

            Les autres, Ivanisevic ou Dolgopolov, prennent un peu après le sommet de la courbe, donc balle descendante. Je ne peux pas poster de lien ici (puisque limité à un lien il me semble), mais c’est facile à trouver sur YT, en mettant la vitesse à 0,25. En fait, Ivanisevic comme Dolgo par exemple ont surtout un lancer très bas, ce qui donne un intervalle lancer-frappe très court ; mais ils prennent bien après le haut de la courbe, alors que Tanner, lui, il est trop pressé pour attendre.

            • Paulo 4 décembre 2018 at 19 h 13 min

              « Tanner’s strong left-handed serve was thrown very low and struck with a lunge involving the whole body »
              https://en.wikipedia.org/wiki/Roscoe_Tanner

              Et sur wiki en français, cette anecdote : « C’est le seul joueur à avoir brisé le câble métallique qui tient le filet à bonne hauteur sur deux tournois différents. »
              (quoique y’a pas de source de donnée pour cette assertion)

              Cela dit, la source de cette info n’est pas indiquée

              • Paulo 4 décembre 2018 at 19 h 14 min

                ma dernière phrase est en trop, scusi

  15. Montagne 3 décembre 2018 at 17 h 16 min

    Perse,, et la silhouette de la divine Gabriella

    • Perse 3 décembre 2018 at 21 h 41 min

      Désolé Montagne mais ceux qui étaient émoustillés par Sabatini avaient l’age de mon père, j’avais moins de 10 ans à l’époque. Les années 90, c’est la nostalgie de l’enfance pour moi et une époque avec moins de starification (en même temps Sampras était dans la veine Lendl).

    • Kristian 4 décembre 2018 at 7 h 09 min

      Elle etait jolie Gabriella, mais sa silhouette.. a 16 ans peut etre. Parceque passe 18 ans, elle avait des epaules de footballeurs americains. Moi, j’aurais eu peur de l’approcher

    • Patricia 4 décembre 2018 at 13 h 14 min

      Vous me faites marrer avec votre nostalgie, c’est vrai que le fitness n’a pas fait du bien à la silhouette de ces dames… Alors que côté mecs au contraire, nous vivons l’âge d’or (la face postérieure de Thiem c’est tout simplement indicible)

      • Perse 4 décembre 2018 at 16 h 14 min

        C’est vrai que Thiem a un corps proche des décathlètes ou des basketteurs US, avec une très belle définition sans volume excessif.

        Sa copine est dans l’absolu pas mal mais le décalage entre ses déclarations et ses résultats font perdre pas mal de son attrait. D’un autre côté, je suis plutôt content qu’on parle des filles pour leurs résultats plus que pour leur physique. Surtout qu’il y a de grandes injustice dans leur marketing: par exemple Kerber a un très joli visage avec de beaux yeux et pourtant il n’y en a que pour Sharapova dont les traits sont quelconques (à mon humble avis, passée 19 ans Sharapova n’était plus jolie ni fraîche, trop grande et disproportionnée et toujours bcp d’acné).

      • Montagne 4 décembre 2018 at 19 h 32 min

        Voir l’article « Election de miss 15_Love » du 20 avril 2013

  16. Anne 5 décembre 2018 at 16 h 49 min

    Selon L’Equipe, Pouille serait sur le point de prendre un nouveau coach… c’est Simon qui va apprécier qu’après le kiné de l’équipe de France, il choisisse sa… capitaine. Et c’est pas lui qui il y a encore 10 jours affirmait qu’il ne jouerait pas ce qui s’appellera encore Coupe Davis ?

    https://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Lucas-pouille-entraine-par-amelie-mauresmo/965519#xtor=RSS-1

    • Paulo 5 décembre 2018 at 17 h 18 min

      Oui, bizarre.

      D’autant que si on regarde le bilan de Mauresmo avec Murray, il n’a rien d’extraordinaire. Murray a surtout progressé (et gagné des GC !) avec Lendl.

      • Patricia 5 décembre 2018 at 19 h 46 min

        Quand même, l’année avec Mauresmo est un retour d’opération au dos, on ne pouvait pas attendre les mêmes résultats dans ce contexte. Il y a quand même 2 finales à l’AO, 1 finale à RG, titre à Toronto (contre Djoko) Madrid (contre Nadal) et Rome (contre Djoko), victoire en Coupe Davis… Il gagne Wim dans la foulée de la séparation et finit l’année N°1, C’est pas mal je trouve. S’ils avaient mal bossé ensemble, il n’aurait pas pu revenir comme ça.

        Après je ne vois pas le problème avec la Coupe Davis, Pouille a dit qu’il ne jouerait pas, et pour Mauresmo ça fait 10 jours de boulot en fin d’année.

        • Paulo 5 décembre 2018 at 21 h 19 min

          Je n’ai pas dit que le bilan était mauvais : juste que pour un joueur de la trempe de Murray, Mauresmo n’était pas tout à fait au niveau, surtout si on compare à Lendl.
          Après, ça marchera peut-être mieux pour Pouille, qui sait. C’est vrai qu’il n’a pas le potentiel de Murray…

          NB : le RG 2016, Murray le joue sans coach, puisque Mauresmo était partie début mai (et la CD, en principe on l’attribue plutôt au coach de CD).

          • Anne 6 décembre 2018 at 8 h 04 min

            Exactement. Si elle a joué un rôle certain dans la carrière de Murray, il n’est pas du tout comparable à celui de Lendl, loin s’en faut, Et on ne peut pas mettre au crédit de Mauresmo les grands chelems de Murray ou son accession à la première place mondiale

          • Patricia 6 décembre 2018 at 11 h 33 min

            Je sais qu’on a l’habitude de créditer des résultats le coach « live » (comme le super-coach consultant 15 jours au lieu du gars qui est là toute l’année), mais la Coupe Davis, ou des résultats très nettement supérieurs sur une surface jusque-là peu porteuse, c’est un travail à l’année… En 2015 Murray avait déjà fait un excellent RG (sa demi épique a bien contribué au succès de Stan) ; sans ses résultats sur terre, il n’aurait pas été à ce classement fin 2016.

        • Anne 6 décembre 2018 at 8 h 10 min

          Comment être crédible pour inciter les autres joueurs français à venir jouer la Coupe Piqué Davis si son propre poulain continue à la bouder ? Et s’il ne la boudait plus, comment les autres joueurs vont pouvoir croire qu’il n’est pas favorisé vis-à-vis d’eux ? Et ce même si le rôle du capitaine est fortement réduit avec la réforme…

          • Patricia 6 décembre 2018 at 11 h 28 min

            Je doute qu’elle se sente très crédible, vu que dès le départ le changement de formule va à l’encontre de la tradition qu’elle aurait voulu incarner. Elle ne sera pas crédible pour des raisons structurelles, je ne sais pas si on lui en voudra. Mais si elle repart avec Paire, Chardy Mannarino, Humbert, P2H, on n’attendra pas d’elle monts et merveilles.

  17. Elmar 6 décembre 2018 at 19 h 19 min

    Voilà Anne! Mauresmo renonce au capitanat de Coupe Davis, comme je le pensais .

  18. Nathan 6 décembre 2018 at 20 h 27 min

    Mais que diable allait-elle faire dans cette galère ? Avec cette équipe palote, sans locomotive et sans avenir. Sauf à considérer qu’Humbert explose en 2019, ce qui suppose quand même un optimisme chevillé au corps. Quant à Moutet et le reste, ce dont on ne peut parler, il faut le taire (par charité).

    En plus, cela fait moins désordre : être capitaine et coacher un mec qui ne veut pas de la CD, cela aurait pu faire jaser à la fin si elle n’était pas arrivée à convaincre son poulain.

    • Nathan 6 décembre 2018 at 21 h 50 min

      Et si Lucas Pouille rejoignait l’EDF, c’était pire encore, intenable. Lucas Pouille n’étant pas Federer jusqu’à plus amples nouvelles je n’ose imaginer les embrouilles.

    • Rubens 7 décembre 2018 at 9 h 02 min

      Yes Nathan. Je crois tout simplement qu’elle a dans un premier temps accepté le poste de capitaine à un moment où le format et la date étaient encore en discussion, tout comme l’existence ou non de la « fausse jumelle » de janvier 2020.

      Voyant la tournure des événements, elle a renoncé à cette galère. C’est sur cette base qu’elle a négocié avec Pouille, bien qu’elle n’ait pas annoncé sa démission avant.

      Juste une petite suggestion : ne pas dire que Pouille ne veut pas jouer la Coupe Davis. Continuer à appeler Coupe Davis une compétition qui n’aura plus grand chose de commun avec l’ancienne (uniquement le concept de compétition par équipes, en fait), c’est accéder à la requête de Piqué et sa secte, qui ne ménagent pas leurs efforts pour nous vendre le nom. Ne leur faisons pas ce cadeau. Ne leur faisons pas le cadeau de les prendre au sérieux.

      Sur la dernière finale, je n’ai au final qu’un seul vrai regret, que Noah n’ait pas fait siffler Piqué et ses tueurs à moto au moment de la remise des prix. C’eût été une belle conclusion pour l’histoire de cette compétition légendaire : ne laisser aucune place pour le doute, cette compétition est morte à coups de billets, ça ne mérite pas une once de respect.

      • Nathan 7 décembre 2018 at 12 h 15 min

        Je suis bien d’accord avec toi sur l’usurpation d’appellation.

        Quant à faire siffler Piqué, pourquoi pas ? Mais il faut être juste dans le reproche, beaucoup de très bons joueurs ont participé à son déclin en ne la mettant pas dans leur priorité pour des motifs variables. Ont-ils beaucoup oeuvré pour la rendre compatible avec l’évolution du circuit tout en essayant de préserver les éléments qui en faisaient son charme et son âme ? Je n’ai pas l’impression. Et le sport business, dont les joueurs sont parties prenantes, se sont engouffrés dans la brèche.

        Tant pis ! De toute façon, voir des joueurs vieillissants dont la pente de l’ego est inversement proportionnel au déclin du tennis qu’ils pratiquent commence à me lasser, surtout quand il n’y pas de jeune dont on puisse dire ou penser « un jour, celui-là, il ira loin… ». Allez, vive le padel !

        • Nathan 7 décembre 2018 at 12 h 22 min

          Pourquoi ne pas l’appeler dorénavant « la piquette » ou la « Coupe dévisse » ?

          • Nathan 7 décembre 2018 at 12 h 24 min

            ou encore la « Coupe des vices » puisque le lucre est à son origine ?

        • Rubens 7 décembre 2018 at 14 h 38 min

          Effectivement les torts sont partagés. Piqué n’est pas le seul en cause. Mais c’est lui qui était à Lille, les Fedalic n’y étaient pas.

          Dans cette affaire, Federer, Nadal et Djokovic portent de toute façon une lourde responsabilité. Et leurs positions respectives sur cette réforme, avant et après le vote de cet été, sont révélateurs de leurs intentions réelles.

          Federer s’est montré réservé avant le vote. Lui qui voue un culte à l’histoire du tennis, était sans doute conscient qu’une telle réforme défigurerait cette compétition. D’un autre côté, à son âge, il ne disputera de toute façon plus la Coupe Davis, quelle que soit la formule. C’est peut-être pour ça qu’il est resté en retrait, en laissant les plus jeunes s’exprimer sur une compétition qui les concernait, eux, directement. En clair, ça lui en touchait une sans remuer l’autre. Jusqu’à la proposition de jouer la KC en septembre, et c’est seulement là qu’on a réellement entendu Roger, puisque la date mettait la KC en concurrence directe avec sa Laver Cup.

          Pour Nadal je ne sais pas trop. Il était favorable au principe d’une réforme, sans pour autant se prononcer clairement pour ou contre la nouvelle formule. Mais il a disparu des radars pour se soigner, et je ne l’ai pas entendu s’exprimer sur le sujet.

          Pour Djokovic en revanche ça me semble lumineux. Il a été, dans un premier temps, le promoteur le plus en vue de la réforme. Une fois votée, Nole a pointé son majeur en direction de Piqué en lui signifiant qu’il ne participerait pas à cette nouvelle formule. Il aurait voulu liquider cette compétition qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Pourquoi ? Parce qu’il a ses propres ambitions pour régenter financièrement une partie du calendrier, que Piqué est un obstacle, et qu’il a tout – le porte-monnaie et le caractère de rapace – pour faire la même chose que Piqué. Piqué est donc un concurrent, il lui a été bien utile pour le débarrasser de la CD mais désormais c’est un obstacle.

          Je ne cache pas ici mon aversion totale pour le Serbe, et mon admiration pour le Suisse. Roger m’a déçu, Novak a été exactement là où je l’attendais.

          • Jo 7 décembre 2018 at 17 h 14 min

            Il est grand temps de tailler un gilet jaune à la statue du Commandeur. Oui, Federer a le plus beau jeu de tous les temps. Non, Roger n’est pas gentil. Ce type est un enculé fini, doublé d’un bourgeois, triplé d’un Suisse.

          • Anne 7 décembre 2018 at 17 h 52 min

            La Coupe Davis, elle n’a pas attendu le Big 4 pour ne pas être au coeur des priorités des top joueurs. Si elle avait eu l’aura d’autrefois, un aura qu’on a longtemps vu plus grand qu’il n’était en réalité, je peux vous assurer qu’ils l’auraient tous jouée avec une régularité de métronome. Même Noah ne l’a pas toujours jouée avec une ardeur démesurée. Et ne parlons pas d’un Sampras….

            Ne soyons pas non plus dupes… Mauresmo et Benneteau s’y sont opposés… ils se sont surtout bien tus pendant leurs campagnes pour devenir capitaines. Pourquoi ils n’ont strictement rien dit le 22 juin lors de l’AG extraordinaire où TOUS les joueurs français ont brillé par leur absence. Mais bien sûr c’était aussi pour eux de prendre le risque de ne pas être nommés… pourquoi ils n’ont rien dit quand le lendemain, ils tiennent une conférence de presse avec BG pour acter leurs nominations ? Il était où Noah quand il s’agissait de témoigner auprès des votants de la FFT à quel point la réforme n’avait pas de sens ?… Problème, la FFT donne depuis quelques mois beaucoup d’argent à son association, et se prononcer en temps utile contre risquait de compromettre cette manne financière… Il ne faut pas se leurrer… si la France s’était positionnée contre, la réforme ne se serait jamais passée. Et certains tricolores ont beau dos de s’offusquer de la réforme, la réalité est qu’ils avaient les moyens de peser de tout leur poids contre le vote français et ne l’ont pas fait.

            Mauresmo peut toujours s’étonner après coup du vote de l’ITF pour la réforme… la réalité est qu’elle a espéré jusqu’au bout que d’autres qu’elle la feraient capoter… Et visiblement, elle a cherché jusqu’au bout à cumuler les casquettes coach de Pouille et capitaine des Bleus… mais des joueurs français s’y sont opposés.

            • Rubens 7 décembre 2018 at 18 h 59 min

              A l’AG extraordinaire ils ont en effet brillé par leur absence. Tout simplement parce qu’ils ne sont pas invités aux AG de la FFT. C’est un peu comme si tu reprochais aux porte-parole des Gilets jaunes de briller par leur absence au Conseil des ministres de l’Elysée. Il y a effectivement des cas exceptionnels où des acteurs tiers peuvent être invités. Si c’a été le cas ce jour-là (et j’ignore si ils ont été réellement invités), je comprends largement qu’ils ne soient pas venus. Cette AG était officiellement là pour discuter de ce projet de réforme, en réalité la composition de l’assemblée était telle que toute discussion était inutile.

              Je n’ai pas de preuve à t’apporter, mais sache que je sais très bien de quoi je parle. Les élus qui ont voté en faveur de leur réforme vont voir leurs clubs et/ou leurs ligues particulièrement gâtées en 2019.

              De toute façon, si Noah était intervenu à cette assemblée, tu serais en train de lui reprocher d’être venu faire sa pub, ou une opération de com.

              Ah oui, au fait, la subvention de la FFT pèse environ 4% de « Fête le mur ». Noah n’aurait aucun mal à casser de quémander cette subvention s’il le souhaitait. Il préfère, pour l’instant, s’adresser à la FFT qu’aux GAFA. Mais tout ceci n’est que de la com, bien entendu.

              • Montagne 7 décembre 2018 at 19 h 19 min

                Il est vrai que les joueurs n’avaient pas de mandat pour pouvoir voter à l’AG extraordinaire de la FFT. Encore faudrait-il connaitre précisément les statuts de la fédération pour savoir comment sont organisés les AG extraordinaires et qui y a droit de vote, j’avoue que ça ne me passionne pas de me plonger dans les statuts.
                Mais s’ils n’avaient pas le droit de vote, ils avaient la capacité d’orchestrer une grande campagne de communication pour clamer ensemble haut et fort qu’ils étaient opposés au vote par la FFT de la réforme.

                Ils ont suffisamment d’accès aux médias et de copains journalistes pour cela.Menace de boycott, refus de sélection, est-ce que ça valait le coup d’aller au clash ?

                Mais étaient ils tous d’accord pour clamer qu’ils étaient contre ?

              • Rubens 7 décembre 2018 at 19 h 50 min

                @Montagne,

                En effet ils avaient la possibilité d’orchestrer une grande campagne de communication. L’eurent-ils fait, d’aucuns seraient en train de crier à la com et à la manipulation. Mauresmo, en effet, s’est écrasée. Noah a clamé haut et fort son opposition, à tous les micros qui lui ont été tendus. Pouille, Benneteau, Mahut, Herbert idem. Soit dit en passant, Benneteau a tout de même été nommé capitaine de l’équipe de Fed Cup. Mais même ça leur est reproché, comme leur est déjà reproché leur prochaine déclaration. Attention Yannick, tu ne sais pas encore ce que tu vas dire mais certains le savent déjà et ce sera de toute façon de la com.

                J’ai connu, et je connais encore, des représentants locaux dans les ligues. Ils connaissent leurs élus sur le bout des doigts. Je te garantis que sur ce vote du 22 juin, le problème n’est pas que Noah et les autres n’ont pas gueulé assez fort. Le problème, c’est l’ensemble des personnes qui composaient cette AG, qui sont-ils, comment ils ont été élus et quelles sont leurs motivations au moment de leur vote. Et une chose est certaine : ils avaient autre chose en tête que peser le pour et le contre de cette réforme.

              • Anne 8 décembre 2018 at 0 h 33 min

                Sauf que Gilles Morreton a demandé aux joueurs français de le soutenir et l’accompagner dans son refus de la réforme et a regretté de n’avoir eu que des silences polis de leur part.
                Combien de fois a-t-on entendu publiquement Mauresmo et Benneteau sur la réforme entre le moment où ils sont entrés en campagne et le 15 août ? C’est bien simple, zéro. Et ils avaient micro grand ouvert le 23 juin… et pas une fois ils ont exprimé le début d’un regret d’avoir vu leur fédération voter pour la réforme….

                Voilà la dernière question à l’interview de Mauresmo parue ce jour sur le site de L’Equipe :
                « Avec le recul, pensez-vous avoir fait une erreur en acceptant ce poste de capitaine avant le vote du mois d’août lors de l’AG de la Fédération internationale ?
                Oui, bien sûr. La Fédération aussi. On a tous fait une erreur. Il aurait fallu attendre. »

                Mauresmo n’est pas née de la dernière pluie quand même, la FFT, elle la pratique depuis un bon bout de temps… pourquoi elle t’a Benneteau n’ont pas tout simplement demandé un report. Y avait aucune urgence à les nommer en juin…

                Quant à Noah, même L’Equipe qui n’a pas brillé par sa critique envers celui-ci lors de son capitanat (mais a attendu courageusement la tenue de la finale pour commencer à solder les comptes) s’est interrogée pourquoi il a si peu chercher à défendre au sein de au FFT cette Coupe Davis qu’il prétend si précieuse…

                C’est une chose de dire son opposition en mars et en septembre… ça en est une autre que de s’exprimer sur la question au moment où ça compte vraiment. Aucun des joueurs ou capitaines que tu cites Rubens n’a crié son désaccord au moment où ça comptait vraiment. Et Benneteau qui a été si critique à l’automne n’a pas été moins silencieux que Mauresmo pendant sa campagne… en même temps, il lui fallait déjà démontrer à quel point la Fed Cup et le tennis féminin lui tenaient tant à cœur alors qu’il n’a guère démontrer un intérêt quelconque pour l’un ou l’autre tout au long de sa carrière

              • Anne 8 décembre 2018 at 0 h 38 min

                Après on est d’accord sur les élus… et peut-être que si les joueurs et capitaines avaient vraiment essayé de peser de tout leur poids en juin que le vote n’en aurait pas forcément été changé sauf qu’on ne le saura jamais parce qu’ils se sont tous contentés de gazouillis a des moments pas spécialement clés…

        • Patricia 7 décembre 2018 at 17 h 31 min

          « surtout quand il n’y pas de jeune dont on puisse dire ou penser « un jour, celui-là, il ira loin… » » Ben, ça dépend la définition de « loin » : 1 ou 2 GC, ça me paraît déjà loin et je vois plusieurs jeunes joueurs susceptibles d’en emporter (ça m’étonnerait même que ce ne soit pas le cas pour certains, comme Khachanov Ou Tsitsipas).
          « Loin » façon les 3 mammouths, non, jamais.
          « Loin » façon quelques grosses cylindrées, comme Becker, Wilander ou Edberg, ça me paraît assez envisageable pour Zverev.

          • Nathan 7 décembre 2018 at 21 h 03 min

            Je parlais des Français.

            • Patricia 8 décembre 2018 at 17 h 18 min

              aaaaahhh…
              Effectivement, c’est pas pareil…
              Pouille a 24 ans, il peut peut-être reprendre sa marche en avant et redevenir top 10. Humbert a 20 ans, classé 84, mais difficile de dire son potentiel, comme Moutet qui a 19 ans et régresse. Halys c’est mort je pense, il est encore vraiment jeune mais il stagne trop. Après c’est pas la cata, plusieurs top 50 fermes je dirais, mais pas de tête d’affiche très affriolantes, de top 10 assez stables comme l’ont été Tsonga et Gasquet avec Simon et Monfils qui se montraient bien aussi.

            • Bapt 9 décembre 2018 at 0 h 49 min

              Il a beaucoup progressé Ugo Humbert cette année, il me semble Patricia. Il intègre le top 100 pour la première fois venant de la 378e place à la fin de l’année dernière si je ne me trompe. C’est plutôt encourageant.

              Moutet semble avoir un comportement à la Paire : douteux d’en tirer quelque chose.

  19. Anne 8 décembre 2018 at 0 h 52 min

    Voici le lien vers l’interview intégrale de Mauresmo sur son rôle auprès de Pouille, etc… https://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Amelie-mauresmo-lucas-pouille-a-tenu-un-discours-qui-m-a-plu/966218

  20. Paulo 9 décembre 2018 at 18 h 53 min

    Caujolle : « Quand Roger Federer est là [...], la terre tourne autour de lui. »

    Ce gars, c’est Elvis réincarné en tennisman, ma parole :-)

    https://www.welovetennis.fr/docu/142456-caujolle-nous-ne-sommes-plus-en-mode-friendly

  21. Jo 12 décembre 2018 at 8 h 25 min

    Après la non-sélection de Simonfils en finale de la Coupe Davis à Lille, après le mouvement des gilets jaunes en France métropolitaine et d’outre-mer, voilà un nouvel attentat à Strasbourg à l’approche de Noël.

    « La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer. » – Sylvain Tesson

    • Colin 12 décembre 2018 at 18 h 17 min

      24 ans quand même… Ça va faire un peu vieux pour viser la qualif pour le Masters NextGen 2019 !

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