Roland-Garros 99 et la victoire inattendue d’Andre Agassi

By  | 4 juillet 2022 | Filed under: Histoire, Légendes

1999 Agassi MedvedevAvant de célébrer comme il se doit les 30 ans de la victoire d’Andre Agassi à Wimbledon , je voudrais remonter à Roland-Garros 1999 et son accomplissement du Grand chelem en carrière.

Donc, fin mai, début juin 1999, je suis à Barcelone, en train de terminer mon stage de fin d’études et m’apprête dans quelques mois à rentrer dans la vie active.

Pour l’instant, je profite de la ville, de l’Espagne et de mon statut d’étudiant.

Roland-Garros se joue et je n’ai pas la télé. Je partage un appartement avec d’autres étudiant(e)s et on a autre chose à faire que regarder le petit écran.

Bon, il y a bien un Manchester United / Bayern Munich qui se profile au Nou Camp, finale de la Champions League ! Un 26 mai comme en 1993. Ça me rappelle de bons souvenirs, à moi le Marseillais.

Après cette superbe remontada et les deux buts en deux minutes post 90e de MU, et la fête Barcelonaise qui a suivi, je suis les résultats de Roland-Garros avec attention et plus particulièrement le parcours de Dédé, le Kid de las Vegas, mon idole depuis mes 13 ans et sa première demie à Roland en 1988. Il a supplanté Lendl dans mon cœur d’ado.

Et là, première frayeur au deuxième tour contre Arnaud Clément. Il s’en sort en cinq sets après être passé à deux points de la défaite. Est-ce un signe du destin ?

Les jours passent et ça passe aussi pour Dédé. Arrive le huitième contre Carlos Moya.

Détour par le Sport Bar plaça Catalunya et victoire d’Andre en quatre sets contre le héros local, et tenant du titre. Je dois être un des seuls à me réjouir.

Je ne suis pas le quart et la demie, juste les résultats, et je suis donc ravi de sa qualification pour la finale.

6 juin 1999, le jour fatidique est arrivé. C’est mon anniversaire. Allez Andre, fais-moi plaisir, gagne-là celle-là. Tu m’as brisé le cœur en 1990 et 1991 lors de matchs qui ne devaient pas t’échapper.

Retour au Sport bar. Difficile de trouver une télé qui diffuse le match. On s’installe.

Il doit jouer Andrei Medvedev, un mec talentueux qui a déjà gagné Monte-Carlo mais qui est dans une mauvaise passe. Finale d’invités surprise en cette année 1999.

Ça commence mal pour Dédé. Il est trop lent, perdu sur le terrain et en face ça cogne dur. Il est grand Medvedev. Au service, ça fuse et il a un bon coup droit. 6-1 premier set pour l’Ukrainien.

Au deuxième rebelote. Mais put… tu fous quoi Dédé ? Tu vas nous faire un remake de tes occasions perdues ? J’ai beau m’énerver, ça ne change rien. 6-2 Medvedev.

Quand je pense que Dédé l’a consolé après une énième défaite à Monte-Carlo. Il aurait mieux fait de le laisser noyer son chagrin dans l’alcool.

Je n’y crois plus. Mais je me rappelle du 26 mai, quelques jours avant, et la superbe victoire de MU.

Rien n’est impossible en sport. Je me rappelle aussi la victoire de Lendl en 1984 qui a remonté deux sets face à Mac.

Au troisième, à 4-4, Agassi est en danger sur son service mais fini par gagner son jeu. Il est à quatre points du set. Il finit par le remporter et le match change de physionomie. Il gagne le quatrième puis bien sûr le match sur son service après avoir eu des balles de match à 5-3 sur celui de Medvedev.

Tout a été dit et écrit sur ce match. Moi je retiens surtout les larmes d’Andre et la superbe standing ovation du public. Andre, qui avec cette victoire devint le premier joueur de l’ère Open à avoir gagné chacun des quatre tournois du Grand chelem + l’or olympique. Andre, qui ce jour-là, m’a offert sans le savoir un super cadeau d’anniversaire.

About 

Médiocre joueur mais obstiné, je voue une véritable passion à ce sport. Fan de Lendl enfant puis d'Agassi ado, l'âge adulte a laissé place à une fervente admiration du jeu léché de Federer.

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140 Responses to Roland-Garros 99 et la victoire inattendue d’Andre Agassi

  1. Perse 4 juillet 2022 at 20:00

    Merci pour ce premier article qui donne tes souvenirs de RG99. Pour moi, ce fut ma toute première à voir du tennis en vrai du haut de mes 10 ans avec justement ce 8ème de finale.

    Beaucoup de choses ont déjà été dites sur ce tournoi ainsi que sur ce joueur. J’ai déjà partagé ma distance assez forte à l’égard du Kid qui m’a toujours laissé froid et indifférent (mais je suis un clerc samprassien en même temps).

    Content que ton anniversaire fut d’autant meilleur avec cette remontada.

    En revanche, la médaille d’or olympique est réévalué positivement rétrospectivement alors qu’à l’époque, les JO étaient absolument anecdotiques au sein de la saison (et d’ailleurs Agassi gagne cette médaille au coeur de sa période tennistique la plus difficile, pendant la chute).

    Je me souviens très bien qu’à l’époque, l’exploit était les 4 GC, la médaille d’or n’ayant jamais été mentionné. A la limite, le lobby de la médaille d’or comme jalon significatif du palmarès date de la publication de son livre en 2009 (où il insiste lourdement sur sa fierté etc…).

    ——————————

    Pour revenir à cette herbe sèche de 2022, les Françaises sont out, dommage pour Cornet qui ne capitalise pas son exploit.

    Kyrgios s’est blessé et va avoir recours aux expédients Nadaliens pour son prochain match. Fritz fait son bonhomme de chemin.

    Apparemment le maverick australien était très calme aujourd’hui. L’art du contre-pied avec cet olibriu (que j’adore regarder joueur).

    • Guillaume2 4 juillet 2022 at 20:16

      Tu as raison. Sa victoire au Masters est plus significative.
      Qui se souvient que c’est Marc Rosset qui gagna à Barcelone en 1992?
      ———
      Puisse Fritz refaire son match d’IW en quart !!!!

  2. Rubens 4 juillet 2022 at 22:29

    Dans mes bras, mon frère !

    J’étais étudiant aussi, et comme toi je n’avais pas la télé. Cette édition est la seule que je n’ai pas suivie DU TOUT. Le dimanche, j’étais en match par équipes, du côté de Mulhouse. La victoire d’Agassi, je l’ai apprise à la radio sur le chemin du retour à Strasbourg. Autant dire que j’ai vécu ce millésime 99 sans les émotions. Et que sur le coup, cette victoire du Kid m’a laissé totalement froid. Je n’avais absolument pas conscience du chemin sinueux qui avait été le sien, j’avais bien noté son retour dans le top 10 l’année précédente mais je ne m’intéressais plus particulièrement à lui. Au point que, sa feuille de résultats étant quasi-vierge depuis le début de l’année, je m’attendais à ce qu’il zappe Roland. Ce n’est qu’en apprenant les noms des quatre demi-finalistes que j’ai découvert qu’il était encore là…

    Pour le reste, j’ai vécu, comme toi, ma tendre jeunesse dans l’attente du premier grand titre d’Agassi. Mais là où je diverge, c’est sur cette idée, largement répandue, qu’il « devait » gagner Roland en 90 et 91.

    D’autant que les commentateurs d’aujourd’hui n’hésitent pas à faire du révisionnisme sur la situation d’alors. Son explosion en 88 le plaçait en n°1 dans un avenir proche par le côté « spectaculaire » de cette ascension : deux demis en GC à 18 ans, Wilander et Lendl, les tauliers d’alors, sérieusement secoués, il y avait en effet une évidence à le voir comme un candidat crédible à un grand titre dans un futur proche. Au vu de ce pédigrée récent, il était tentant d’en faire le favori face à Gomez et face à Courier. Sauf qu’il était encore plus tentant d’en faire le favori face à Sampras à l’US 90, et ce dernier aspect revient beaucoup moins dans les commentaires, où l’idée générale est qu’à l’US il était tombé sur plus fort que lui, alors qu’à Roland il s’était liquéfié tout seul. Le palmarès ultérieur de Sampras n’aide évidemment pas à réévaluer les forces en présence à ce moment-là. Et pourtant, des trois défaites, celle face à Sampras a bien été la plus surprenante sur le coup.

    Mon point de vue est que sur ces trois matchs il est tombé sur plus fort que lui (entendre « plus fort que lui ce jour-là »). Sans doute s’est-il rendu coupable d’erreurs tactiques : dans les deux finales de 90 il a planté la tente en fond de court, se croyant le meilleur sur la longue durée. Sauf que Gomez et Sampras n’ont pas laissé le match durer, ils ont pris le jeu à leur compte et ils l’ont emporté assez facilement. Quant à Courier, il s’est repositionné plus loin en retour, ce qui lui a permis de mieux retourner et de ne pas laisser l’initiative à Agassi dans l’échange. A la fin, ça fait trois défaites qui m’ont fait rager sur le coup, mais je n’y vois aucune magie mystérieuse. Le tennis, ce n’est pas des maths.

    Non, le Kid ne devait pas gagner Roland en 90 ou en 91. Il n’avait pas assez bien préparé son affaire, en tout cas moins bien que son adversaire. Et si j’en crois son autobiographie, il dit un truc intéressant à propos de la finale de Wim 92. C’est la première fois qu’il n’était pas perçu, et qu’il ne se voyait pas lui-même, comme le favori. Ca lui a enlevé beaucoup de pression.

    Beaucoup de champions, petits ou grands, n’ont pas su gérer la pression inhérente à une première, voire une xième finale en Grand Chelem, ou même leur statut de favori. Pourquoi donc considérer aujourd’hui qu’ils auraient « dû » gagner ces finales ?

  3. Nathan 5 juillet 2022 at 15:39

    Tiendra-t-il ce Sinner gai comme un Italien qui sait qu’il n’aura ni amour ni vin ?

  4. Kristian 5 juillet 2022 at 15:55

    Il se passe des choses sure le Centre Court.. Tres gros niveau de jeu de Sinner

  5. Kristian 5 juillet 2022 at 16:16

    7/5 – 6/2 pour Sinner. Si on se rappelle que Djokovic menait 4/1 dans le premier set, ca fait du 12/3 pour l’italien

  6. Colin 5 juillet 2022 at 17:05

    Je prends le livescore d’Eurosport en route. Je lis donc ceci :
    1. 7/5 – 6/2 pour Sinner
    2. « Début de la troisième manche. Djokovic au service. A noter que le Serbe est sorti du court quelques minutes après cette deuxième manche. »
    3. DJOKOVIC SINNER 5-7, 2-6, 6-3 : SET DJOKOVIC !

    Etonnant, non ?

  7. Guillaume 5 juillet 2022 at 18:20

    Bienvenue, Guillaume 2 (Hohenzollern, Hohenstaufen, Orange ?), et merci pour la contribution en article.

    Marrant : sur 15 comme ailleurs, les papiers dédiés à Agassi l’emportent de très loin sur ceux réservés à Sampras, en particulier sous l’angle de l’affect. Alors même que les fans de Pete ne manquent pas, et n’ont jamais manqué. Mais sans que ça se concrétise en « Pete et moi », « mes années Pete » ou autres « Wimbledon 1999, la plus belle émotion ». Jusque dans son héritage Pistol aura laissé une espèce de sensation de froideur et/ou distance.

    • Perse 5 juillet 2022 at 20:16

      Je commettrai une bafouille à ce propos. Mais pour moi, c’est parce que supporter Sampras, c’est comme être une minorité au Moyen-Orient ou en Inde : on n’a pas le loisir de le crier sur tous les doigts parce que ça suscite une intolérance trop forte.

      • Rubens 5 juillet 2022 at 21:29

        ??????????????

        • Perse 5 juillet 2022 at 21:39

          Hors de 15-lovetennis, dans le grand public à l’époque, il était acceptable de porter aux nues Dédé et de débiner le fade Sampras, en revanche, supporter ouvertement Sampras était réprouvé. Ainsi, il était acceptable de dire « Je ne comprends pas les supporteurs de Sampras, il faut être con pour supporter un robot pareil », substituer Agassi dans ce discours aurait suscité des « Tu ne peux pas dire ça, c’est une star »

          La fenêtre d’Overton était bien biaisé, au même titre que le discours acceptable sur Fed & Nadal diffère clairement de celui acceptable sur Djoko (que je ne porte guère dans mon coeur en passant).

          • Rubens 5 juillet 2022 at 22:11

            Perse, on n’a pas vécu sur la même planète ! Autour de moi, il ne faisait pas l’unanimité, certains effectivement le trouvaient trop fade, mais globalement il était très apprécié, et je n’ai jamais senti que sa domination ait été particulièrement soûlante… Je crois que son jeu d’esthète y était pour beaucoup. Franchement, c’était la classe.

            Pour répondre à Guillaume : je vois ce que tu veux dire, je constate que Sampras est passé bien vite au rayon souvenirs, alors que la lueur d’Agassi ne s’éteint pas aussi facilement. Pour Sampras, je crois que ses orphelins se sont vite consolés avec Federer, qui jouait à peu près avec la même épure. Ce qui en a conduit beaucoup, je crois, à commettre l’erreur de classer Federer parmi la lignée royale des attaquants, alors que la philosophie du point chez Federer ressemble un peu plus à celle d’Agassi qu’à celle de Sampras.

            Pour Agassi, mon point de vue sera biaisé pour cause de jeunesse doublée d’une pratique intensive du tennis. J’adorais ses premières tenues. Mais surtout, il jouait un tennis que je n’avais jamais vu. Cette manière d’asphyxier l’adversaire en lui faisant faire l’essuie-glaces, en rentrant dans le terrain et en flinguant à tout va, pour moi c’était inédit. Le jeu du Kid était beaucoup plus révolutionnaire (ce qui ne veut pas dire forcément meilleur) que celui de Pete, qui était la synthèse élégantissime d’un siècle de tennis d’attaque, aussi doué au filet qu’un Edberg, aussi puissant qu’un Becker. En clair, il ne proposait rien qu’on n’ait déjà vu.

            • Perse 5 juillet 2022 at 22:38

              Effectivement, Sampras c’est ma prime jeunesse (voire enfance) et le contexte dans lequel j’ai vécu n’était pas propice à la diversité ni à la tolérance.

              Et l’hégémonie d’Agassi parmi mes camarades était hardcore pour les moutons noirs.

              Mais effectivement, il est passé au rayon souvenir parce qu’il n’a jamais fait des caisses pour avoir son quart d’heure de gloire et que Federer est arrivé très vite, ce qui facilite un transfert.

              Agassi a suscité une identification beaucoup plus « commune » pour une génération, et une identification assez vocale.

              Pour Elmar, évidemment que ce slogan était prémonitoire, la propagande fonctionnait déjà pleinement lors de 1ère GM, mais l’explosion sidérante de l’industrie du divertissement au cours des 10 années confirme que ça n’a jamais été aussi vrai que maintenant.

    • Elmar 5 juillet 2022 at 22:22

      Parmi mon cercle, Sampras était unanimement apprécié comme étant une forme de quintessence du tennis.

      Je pense qu’il a rapidement disparu des mémoires car vite remplacé et dépassé en classe, en popularité et en résultats.

      Agassi, davantage qu’un top-player, a été une icône. « Image is everything », je pense que le temps a donné raison au slogan. Dédé a dynamité le circuit, c’était la star du jeu; et peut-être que son parcours d’ado rebelle à bonze zen a fini de l’ancrer dans les mémoires.

  8. Colin 5 juillet 2022 at 19:28

    Allez allez m’sieurs dames il est temps de déménager chez Guillaume2. Même si lui-même a pris un malin plaisir à répondre à Sam sur l’autre article, désormais clos aux commentaires.
    —————————————–
    Sam 5 juillet 2022 at 15:40
    Ah, c’est le moment où Djok perd le premier set contre Sinner, c’est le bon moment où tout est encore possible, savourons !
    Sam 5 juillet 2022 at 16:17
    C’est le moment où il perd le deuxième set. Et va faire un tour aux vestiaires.
    Sam 5 juillet 2022 at 16:44
    Et le moment où, pleine forme, Djoko se détache dans le 3ème set.
    Sam 5 juillet 2022 at 16:57
    Bon, c’est le moment où on peut aller faire un tour, circulez.
    Guillaume2 5 juillet 2022 at 17:10
    Sam, Sam, un peu de retenu.
    L’un gagne en 5 sets après avoir perdu les 2 premiers sets.
    L’autre écrase des jeunes de 20 ans 3 sets 0 sur un seul pied.
    Laissons le doute nous habiter.
    Mais ne tombons pas dans l’hystérie du forum l’Equipe :-)
    En tout cas, moi j’aime bien l’humour de Djoko. Il en a plus que Fed et Nadal réunis.

  9. Rubens 5 juillet 2022 at 19:57

    C’est moi, ou les journalistes vont lécher le postérieur de Djoko une fois de plus ? Personne pour le saisir à propos de sa pause à la fin du deuxième set ? Mais alors pourquoi s’en sont-ils pris à Tsi² lors du dernier US ? Quelle est donc la différence ? La différence, s’il y en a une, c’est clairement que les pauses de Djoko ont totalement cassé la dynamique adverse. Est-ce que quelqu’un à Londres s’en est rendu compte ?

    • Anne 5 juillet 2022 at 20:29

      Ils en sont tous à trouver génial qu’il fasse de l’humour alors qu’il est encore sur le court…

      • Rubens 5 juillet 2022 at 20:36

        Je n’ai pas suivi… Il a fait de l’humour le Djoker ? Des imitations pour faire rire les enfants de 4 ans, ou ça volait un peu plus haut ?

        Ceci étant, Guillaume de Prusse a raison : Novak Djokovic, c’est le Giscard du tennis mondial. Une morgue de châtelain, mais un champion de l’humour involontaire.

        • Anne 5 juillet 2022 at 23:16

          En parlant des bienfaits de sa pause toilettes

          • Rubens 6 juillet 2022 at 09:30

            Et en plus il fanfaronne sur la question… Ca dépasse tout.

  10. Anne 5 juillet 2022 at 20:02

    Nathan, où es-tu ?!? Si tu as besoin d’aide, surtout préviens-nous, on peut débarquer ! Sache que l’on a besoin de toi plus que jamais !

  11. Sam 6 juillet 2022 at 09:18

    Merci, GuillaumeDeux ! Et j’apprécie particulièrement ce passage « Rien n’est impossible en sport. Je me rappelle aussi la victoire de Lendl en 1984 qui a remonté 2 sets face à Mac ».

    Perso, je crois me souvenir que j’étais plutôt content qu’Agassi gagne, parce qu’il fallait bien que quelqu’un gagne. Parce que c’était une vedette et que je me disais qu’il valait mieux que ce soit une vedette qui gagne, pour la popularité du tennis auprès des gens qui n’y connaissent rien. D’une manière ou d’une autre, ce Medvedev là n’inspirait pas trop confiance pour la suite et sa capacité à susciter de l’engouement. Qui se souvient de Kafel, dans le mainstream ( et pourtant, je l’adore celui-là, comme toute sa lignée de Russes caractériels, Medvedev ayant lui à l’époque paraît-il surtout des problèmes de coeur avec une Allemande qui ne s’appelait pas Mercedes mais ça n’a rien à voir).

    Bref, Agassi faisait un vainqueur plus que potable, autre chose que le fadasse Moya de l’année précédente, avec un story telling imparable – et quelque peu lénifiant au final, amerloque quoi – essentiellement centré sur son évolution capillaire et le chemin parcouru depuis l’époque où il était arrivé dans une 205 Junior et où on avait tout de suite pigé qu’il était vraiment le plus fort, avec ses sièges en jean et puis ses bandes latérales.

    L’histoire a prouvé qu’en réalité il était plus question de calvitie que d’accès à la sagesse bouddhiste, pour notre désormais bonze. Souvenez-vous, c’étaient les années où les hommes qui avaient des problèmes de calvitie semblaient avoir trouvé le truc cool en se rasant le crâne, leur Dieu s’appelait Fabien Barthez (et généralement il assortissaient leur tonte de l’entretien d’un petit bouc sous le menton, probablement histoire d’équilibrer le haut et le bas, le tout donnant parfois l’impression étrange de voir des visages Inversés, Agassi, en bonne fashion victim’, n’échappant pas à la tendance).

    En tous cas, cela aurait été beaucoup plus fun que Rios gagne. Je ne sais plus ce qu’il a foutu cette année là à RG, probablement pas grand chose et c’est dingue comme on peut se souvenir de ce type eu égard à son palmares…Quoi qu’il en soit, à mes yeux, cela aurait eu plus de gueule que l’histoire parfaite du gentil André et sa rédemption, avec dans son regard de Bambi – vous ne trouvez pas qu’il a le regard mouillé de Bambi, sérieusement ? – toute la tendresse du monde et bientôt Steffi, n’en jetez plus. En fait, Agassi cette année là semble avoir inspiré à tout le monde à peu près la même émotion tendre que Federer 10 ans plus tard. Des gentils, qui le méritent tant, qu’on aime tant, ont enfin gagné. Pas un hasard si Bambi est venu remettre la coupe cette année là, 99/09, deux années Bisounours. Qui aurait pu remettre la coupe à Rios ? Lemmy Motorhead ? Le Préfet Lallemant ? Lendl ? …Lendl aurait été bien, oui. Ambiance. Bon, j’arrête là sinon je sens que je vais encore finir dans le révisionnisme.

    • Guillaume2 6 juillet 2022 at 09:31

      Sam, j’adore.
      Tu as raison, mais après tout, on a tous au fond, envie de ce genre d’histoire. Pas tous les ans, mais quand même de temps en temps. Et Agassi est parfait pour ça. Au fond du trou en 97,il renaît tel le Phenix(n’en jetez plus) en 98 (la finale de Miami contre Rios n’est pas aussi déséquilibrée que ce qui a été dit sur le forum et préfigure les Djoko Murray des années 2010 pour ce qui est de la cadence en fond de court) et surtout en 99 avec une année exceptionnelle.
      PS: Pour remettre la coupe à Rios, rien de mieux que Connors, un conn..d de gaucher à grande gueule. :-)

    • Rubens 6 juillet 2022 at 09:49

      Ah Sam, mais pourquoi tu n’écris pas plus d’articles ? Quand tu es lancé ça déménage !

      L’histoire romantique de ce RG99, c’est bien celle de Medvedev, pas celle d’Agassi. Steffi, elle n’arrive que deux mois plus tard à l’US Open. La joueuse (jeune retraitée) ne s’appelait pas Mercedes en effet, elle était dans son box pendant tout le tournoi. Dans les bruits de couloirs de cette édition, son histoire faisait la une. Pour la petite histoire, elle l’a plaqué peu de temps après cette finale. Personne ne sait si c’est plus sa défaite en finale ou ses peines de cœur qui l’ont plombé ensuite (il n’avait que 24 ans), ce qui est sûr c’est que l’Ours ne s’en est jamais remis.

      Tout ça pour dire que la victoire d’Agassi a pris une dimension humaine qui n’a échappé à personne, mais qu’une victoire de Medvedev n’en aurait pas été dépourvue. Franchement, en lieu et place des victoires de Kafelnikov, Moya et Costa à cette époque, j’aurais volontiers signé pour une victoire de Medvedev (ou de Corretja, pour qui j’avais un faible malgré la purge qu’était son jeu). Mais au-delà des blessures, Andreï avait une personnalité beaucoup trop riche pour ne s’intéresser qu’au tennis, ça a plombé sa carrière. De tous les underachivers en Grand Chelem, Medvedev figure en bonne place aux côtés de Mecir, Leconte, Rios, Nalbandian et quelques autres que j’oublie sans doute.

  12. Guillaume2 6 juillet 2022 at 18:28

    Plus stupéfiant que la pause pipi à 2 sets 0, il y a le set gagné avec blessure aux abdos…….
    Mais bon, ça ne choque plus personne.

  13. Sam 6 juillet 2022 at 19:02

    Ah, je vois d’après le scowboawd – je n’ai pas acheté le vépéaine pour tout ça- que Nadal ménage un léger suspens en se faisant débreaker au 4ème. Faich’, j’aimerais bien un N° de clown du cas K. contre lui en demie. Fritz, un peu tiède.

    • ConnorsFan 6 juillet 2022 at 19:11

      Nadal est très diminué depuis la deuxième manche. Son service est particulièrement affecté. Il ménage ses abdomimaux.

  14. Kristian 6 juillet 2022 at 19:12

    Ben non, il n’y a rien de choquant. Il a perdu 20k/h en vitesse de premiere balle. il a malgre tout reussi a arracher un set, mais probablement pas plus. Sauf si Fritz se fait dessus. Mais globalaement pour Nadal sur ce tournoi c’est rape

  15. Sam 6 juillet 2022 at 19:42

    Sur le scoreboard de l’Equipe ils disent que Nadl semble proche d’être « en pleine possession de ses moyens », ce qui me semble être l’ordre des choses, de nos jours.

    • ConnorsFan 6 juillet 2022 at 20:21

      Oui, il semble plus à l’aise dans ce 5ième set. Et Fritz joue mieux aussi.

  16. Sam 6 juillet 2022 at 21:25

    Heureusement que L’équipe est là pour maintenir un semblant de suspens en se plantant, comme bien souvent, sur la mise à jour de son score board et donnant Fritz gagnant au tie break du 5eme ( les commentaires truffés de fautes sont eux bien en dessous du niveau 5eme).

  17. Jo 7 juillet 2022 at 17:03

    Ah ouais ! Ça, c’est de la poignée de main ! Qui pique les yeux, au bon sens du terme. Pourquoi ce n’est pas tout le temps comme ça ? https://twitter.com/Wimbledon/status/1545050645467500545

  18. Elmar 7 juillet 2022 at 20:49

    Nadal forfait pour sa demi.

    Ça m’inspire beaucoup de réflexions.

    1) Nadal hyper correct vis-à-vis des organisateurs, des spectateurs et de son adversaire de ne pas attendre le dernier moment pour se retirer.

    2) Nadal clairement dans une optique de long terme et non de court terme.

    3) Nadal, un vrai monstre de compétition d’avoir trouvé un moyen de remporter son quart.

    4) Fritz doit l’avoir mauvaise. Mais c’est lui qui n’a pas su aller chercher le match. On peut reprocher à Nadal d’avoir gagné pour ensuite se retirer, mais je trouve que c’est davantage la faute de Fritz que de Rafa. Il y a quand même cette scène où Nadal se fait débreaker et se retrouve la tête dans la bâche. Il est au fond du gouffre. Que fait ce brave Taylor droit derrière? Il se débrouille pour être mené 0-40 en moins d’une minute et redonner l’élan à Rafa d’y croire.

    5) Kyrgios en finale pour LE match de sa vie. Come on!

    • Kristian 7 juillet 2022 at 21:13

      C’est pas plus mal, car Kyrgios en finale aura une vraie chance contre Djokovic. Alors que contre un Nadal blessé il aurait pu trouver le moyen de perdre.

    • Colin 7 juillet 2022 at 21:40

      Point 4, je cite Eurosport, qui est tout à fait raccord avec l’impression laissée à Roland-Garros par Zverev et Ruud:
      « Rafael Nadal était apparu très touché tout au long de son quart de finale remporté au forceps face à Taylor Fritz. Et à vrai dire, il n’avait dû sa présence dans le dernier carré qu’à l’incroyable allégeance de l’Américain, qui aurait dû « mille » fois le finir. Au final, c’eut d’ailleurs été préférable pour tout le monde, à commencer pour le spectacle. »

  19. Sam 7 juillet 2022 at 21:20

    Bon, au moins on a une finale fun. Je prie pour que le cas K sorte le grand jeu et ne se déballonne pas.

    • Rubens 7 juillet 2022 at 21:54

      Et donc, même Nadal est obligé de capituler avec une déchirure aux abdominaux. Je repensais au Phallostrate, à l’AO 2021, qui avait tenté de nous faire croire à une déchirure et qui avait dû composer avec, disons, une certaine incrédulité.

      Il est temps de réactiver ce qui a été la bannière de ce site pendant quelques mois, la saillie Kyrgiosienne « si Novak ne m’a jamais battu, il ne peut être considéré comme le GOAT ». Sur le coup, je m’étais fait la réflexion que Nikkichou allait probablement se retrouver dans le collimateur du Serbe en vue de leur prochain affrontement. Mais jamais je n’aurais imaginé que le cadre serait une finale de Wimbledon.

      Donne tout Nick ! Tout ! Tu pourras pantoufler pendant des mois derrière si tu le souhaites, mais là ce n’est pas le moment de se trouer !

      Nathan, on en est où ?

    • Sebastien 7 juillet 2022 at 23:50

      Rubens, athée, mécréant. Vite un séjour à Međugorje… :mrgreen:

      Les faits :

      Djokovic a gagné l’AO avec une déchirure de 25 mm, en servant/frappant divinement, au mépris de toute douleur, quand Nadal pour une microscopique déchirure de 7mm abandonne en 1/2.

      En vérité, qui est le GOAT ?

      Plus spécifiquement, j’aimerais y croire, mais K est trop borderline.

      Possible dégoupillage pour sa première finale, contre un adversaire qu’il semblait haïr pour ensuite lui déclarer une émouvante bromance en janvier dernier.

      Nick submergé par « Amor y Paz », celui qu’il porte au Fils de Dieu ?

      Horrible vision d’une accolade chaleureuse avec Djokovic qui félicite Nick tout sourire d’avoir perdu en 3 manches.

      Nathan est tout silence, possible burn out à force de se coltiner les pyramides.

      Bref ça pue la mastication d’herbe sans gluten dimanche.

  20. Jo 7 juillet 2022 at 21:45

    Post publié par votre serviteur il y a pratiquement un an jour pour jour : J’ai une pensée pour Kyrgios, au vu de la densité modérée du bas de tableau masculin. S’il avait passé les six premiers mois de l’année à bosser, pas plus, juste les six derniers mois à faire de Wimbledon un vrai objectif, ne serait-il pas sur le Centre Court demain ? Vous imaginez l’affiche ? Un Djokyrgios ? Le mal-aimé contre le mauvais garçon, le seul obstacle sur la route du plus grand joueur de l’histoire…

    • Rubens 7 juillet 2022 at 22:19

      Tu es sans doute le premier au monde à avoir été si visionnaire.

    • Sebastien 7 juillet 2022 at 23:51

      Jo = Genius !

  21. Nathan 8 juillet 2022 at 11:00

    Je suis aux Pyramides depuis 3 jours et 3 nuit, sans manger et sans dormir. Sans parler et sans écrire. Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse, comme dirait Alfred.

    Voilà, la transformation. Avant j’étais juif allemand. Maintenant je suis borderline australien.

    Cameron va l’user. Et Nick va le niquer. Je le sens. Je le veux. Il le fera.

    Et toujours pas de GC calendaire.

    Merci qui ?… Plus fort. Merci qui ?… Merci Nathan. Désormais je parlerai de moi comme Alain, à la 3ème personne.

    Nous sommes tous des borderlines australiens.

    • Rubens 8 juillet 2022 at 11:37

      Nathan est bien là. Il veille au grain. Ayons confiance.

  22. Nathan 8 juillet 2022 at 11:01

    la dernière nuit fut si longue que j’en ai oublié le s… la fatigue.

    • Colin 8 juillet 2022 at 13:18

      Delon… gues nuits sans dormir.

    • Anne 9 juillet 2022 at 10:30

      Nous pouvons t’apporter toute forme de ravitaillement ! L’univers t’en sera éternellement reconnaissant

  23. Kristian 8 juillet 2022 at 17:23

    On parle du jeu moche de Medvedev. Mais la je decouvre la gestuelle de Cameron Norrie, et finalement Medvedev..

  24. Rubens 8 juillet 2022 at 22:09

    Bon…

    Il ne reste donc plus que le bouffon australien pour empêcher le Phallostrate de mastiquer son herbe dimanche. C’est bien peu, mais il faudra faire avec.

    Je vois quelques éléments d’espoir :

    1. Le handicap de disputer sa première grande finale pourrait devenir un avantage. Il y a la jurisprudence Safin à l’US 2000, face à Sampras. Match totalement désinhibé de sa part, jeune Russe fantasque avec un léger grain de folie. Dans l’échelle de l’irrationnel, Marat était une pointure mais pas autant que Kyrgios quand même. Si c’était Gasquet en face, je considèrerais comme nulle l’hypothèse qu’il fasse péter le match de sa vie dans une échéance comme celle-ci. Avec Kyrgios, on ne sait jamais.

    2. Nikkichou a démontré depuis des années son goût pour les joutes avec les grands joueurs de son époque. Jamais il ne les a craints, il ne l’a pas toujours emporté mais il ne s’est jamais liquéfié. Je ne le donne pas favori, mais je ne crois pas qu’il passera à côté.

    3. Tous les raisonnements et les commentaires du monde entier ne font qu’éclairer un tableau d’ensemble. Cette finale est originale, non pas parce qu’il y a un petit nouveau, mais parce qu’il est tellement incontrôlable que personne ne sait à quoi s’attendre. Personne, et donc Djoko non plus. C’est la première fois, sans doute, qu’il va disputer une grande finale face à un type dont il n’a pas la moindre idée du match qu’il fera. Une victoire du Serbe en trois petits sets est un scénario parfaitement crédible, mais une victoire en trois sets d’un Kyrgios sur un nuage est un scénario crédible aussi, même si ce serait une sacrée surprise. Au bout de 32 finales en GC, on a tout de même une vague idée du match que fera Novak. On n’en a aucune du match de Kyrgios. Le Phallostrate a peut-être une pression supplémentaire. D’autant que si j’ai bien suivi, la saison du Djoker sera pour ainsi dire terminée dimanche soir.

    Voila voila… A la fin, ça fait quand même du 80/20 en faveur de Djoko.

    • Kristian 8 juillet 2022 at 23:21

      C’est plus que terminée dimanche soir la saison du Djoker. En l’état actuel des choses on ne le reverrait quasiment plus jusqu’à la saison sur TB en Avril 2023. C’est en réalité peut être bien une de ses toutes dernières chances de gagner un GC

    • Guillaume 9 juillet 2022 at 08:57

      C’est là qu’on va savoir si Kyrgios est aussi je-m’en-foutiste et blasé du tennis qu’il veut bien le dire, ou si ce n’est qu’une posture et que derrière la grande gueule et les tatouages bat un p’tit coeur qui rêve de gagner Wimbledon.

  25. Guillaume 9 juillet 2022 at 09:27

    @Guillaume2 : étudiant français à Barcelone en 99, t’as fini par fonder une famille avec Kelly Reilly ? Veinard.

    J’avais jamais pensé au parallèle entre Agassi et le Fergie Time. Sur ce RG 99, Dédé est donc au bord du gouffre contre Clément (2 points de la défaite), contre Moya (6/4 4-1 pour le tenant), contre Hrbaty en demies (tu t’es épargné des rognures d’ongles quand la pluie est venue sauver Dédé alors qu’il était en passe de se faire remonter deux sets), et enfin la finale contre Medvedev. Le storytelling est parfait : non seulement il en a chié 10 ans pour enfin gagner Roland, mais en plus quand il y parvient c’est à l’issue d’un parcours de miraculé.

    Je ne sais plus qui disait qu’Andre n’avait jamais réellement dominé le circuit : titre à RG / finale à Wim / titre à l’US / titre en Australie ça fait une séquence plutôt sympa quand même :) Si je ne m’abuse il était alors le premier depuis Laver à jouer les 4 finales de GC de suite.

  26. Anne 9 juillet 2022 at 10:35

    Djokovic est à un Kyrgios d’égaler la performance de Sampras en remportant son 7e Wimbledon, avec son jeu qu’il n’a jamais adapté au gazon puisqu’il n’a meme pas eu besoin d’essayer. Il y a vraiment quelque chose de pourri dans le royaume britannique…
    Allez Nick la patrie tennistique t’en sera à jamais reconnaissante

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 14:16

      Anne, je pense que même avec un gazon à l’ancienne, Slip serait une immense menace.

      Son retour de service (bien que statistiquement Nadal semble aussi très bon retourneur, mais d’une manière bien moins agressive) est d’une qualité probablement inédite dans l’histoire récente du tennis.

      Si on y ajoute : son élasticité défensive, sa vitesse de course et son oeil + l’endurance infatigable depuis 2011 ==> il aurait de toutes les manières gagné (peut-être un peu moins mais quand même) quelques titres sur le gazon d’antan.

      Tout au plus aurait-il perdu la finale 2019 contre Roger (oui je suis en plein tennis fiction).

      • Anne 10 juillet 2022 at 19:05

        On ne le saura jamais. On sait juste que Djokovic n’a eu à adapter ni son jeu, ni son déplacement pour égaler le nombre de Wimbledon de Sampras. Ce qui est inquiétant pour le tennis en général et Wimbledon en particulier

  27. Nathan 9 juillet 2022 at 10:48

    Qui de l »épaule de Nicky le borderline ? Son service sera vraiment la clé du match. Son dernier match ne me rassure guère

    Quid des suporters australiens pleins de bière qui peuvent amener la tête de coton tige dans la zone à éviter, celle de la Haine, là où finalement il excelle la faute à son éducation paranoiaque ?

    Aurais-je dû passer 7 jours et 7 nuits aux Pyramides plutôt que 3 ? J’ai opté pour la Sainte Trinité… mais là je doute (donc je suis mais je préférerais ne pas être plutôt que d’entendre, ô horreur !, le cri primal et voir la tête bouffie de suffisance de Slip qui certainement n’a jamais lu l’Ecclésiaste : « vanitas vanitatum, omnia vanitas)

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 14:06

      Tu as été plus que saint, Nathan, de tant donner de toi pour contrer ces maléfiques pyramides. Quel que soit le résultat, on doit t’en remercier.

      Malgré ton sacrifice, je crains que lesdites pyramides envoient cet après-midi de surpuissantes ondes anti-gluten 7G directement dans la carte SIM corporelle du divin cyborg serbe. Ce soir un immense slip d’amour et de paix pourrait recouvrir entièrement notre monde.

      Et comme le cri d’un Superman mourant dans le League of Justice de Snyder, un monstrueux beuglement triomphal de bouc autoproclamé ne retentisse sur toutes les terres et mers, porteur séismes et tsunamis d’amour pour Spartacus.

  28. Nathan 9 juillet 2022 at 10:48

    Quid de l’épaule…

  29. Jo 9 juillet 2022 at 10:50

    Andre (sans accent) a occupé une place décisive dans ma vie. Il fut ni plus ni moins qu’une figure tutélaire de substitution à l’adolescence et durant les années fac. Je lui dois des joies, des peines, mon coup droit, un espoir. Je gagnais, perdais, vivais avec lui. J’avais même accroché au mur de ma chambre universitaire une citation sienne, prononcée lors de l’odyssée 1999 : « Je pense que chacun à la fin de sa journée doit avoir un sentiment de satisfaction par rapport aux efforts qu’il a faits, à ce qu’il a réalisé. À ce stade de ma vie, si je fais quelque chose, je veux bien le faire. »

    Avec le temps, l’émotion est toujours là mais on relativise, on prend du recul, on devient plus esthète. Je pense que si Sampras était en vie aujourd’hui, il me ferait le même effet que Federer. Je ne serais pas particulièrement séduit par le personnage mais j’adorerais le voir jouer.

    L’Auberge espagnole (20 ans déjà), comédie incontournable que j’ai vue juste après avoir passé un an en Espagne. Ceux qui ont vécu l’expérience Erasmus savent à quel point le film est juste. Pendant des années, je le regardais comme une reportage. Kelly (Wendy) est merveilleuse dans Les Poupées russes. Pourquoi diable ce con va-t-il la tromper avec une pouf ?

    Allez Nicky, évidemment.

  30. Guillaume2 9 juillet 2022 at 14:56

    Pas Kelly Reilly, non . Mais une belle Catalane avec qui nous fêterons nos 20 ans de mariage très bientôt.
    Autant dire que les enfants sont pro Nadal et que moi, pas trop.
    En phase sur Sampras. Je l’ai détesté quand il martyrisait Dede mais aujourd’hui je reconnais qu’il était un esthète. Ce service et ce coup droit en bout de course….

  31. Perse 9 juillet 2022 at 17:10

    Et c’est un russe qui gagne Wimbledon, l’ironie est accomplie. Rybakina est une demi-surprise, son ascension ayant été régulière mais sans résultats particulièrement marquants cette année. C’est un modèle slave qui aurait pu aussi bienaller sur les podiums ou dans le lit d’agents libidineux qui a une très grande qualité sur un terrain de tennis : de ne pas crier :)

    Ensuite, elle exploite à merveille ses immenses segements pour générer une puissance difficilement contrôlable en WTA (services à 190 km/h qui tombe de haut, gros coup droit). Son déplacement s’est amélioré aussi même si ça reste une échassière.

    Je suis content pour elle, pour le business de la WTA c’est mauvais par rapport au discours progressif que l’on pouvait faire autour de Jabeur dont les qualités de joueuses sont remarquables.

    C’est à mon sens tout de même un jalon pour elle car elle aura d’autres opportunités.

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 13:52

      Effectivement, elle est fit, assez loin finalement d’une Serena : https://tennistonic.com/wp-content/uploads/2022/01/Elyna-Rybakina-1.jpg
      Pour moi la relative grosse surprise reste la chute de Swiatek face à Alizé, même si Alizé est parfois capable de performances ahurissantes (et semble quasiment meilleure que jamais).
      C’est aussi réjouissant que le beau jeu de Jabeur l’amène de plus en plus près d’un grand titre.

  32. Nathan 10 juillet 2022 at 15:04

    Et c’est maintenant que les Athéniens s’atteignirent…

  33. Nathan 10 juillet 2022 at 15:36

    3 jours, 3 nuits, 3 sets…

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 15:42

      Je veux :mrgreen:

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