Roland-Garros 99 et la victoire inattendue d’Andre Agassi

By  | 4 juillet 2022 | 116 Comments | Filed under: Histoire, Légendes

1999 Agassi MedvedevAvant de célébrer comme il se doit les 30 ans de la victoire d’Andre Agassi à Wimbledon , je voudrais remonter à Roland-Garros 1999 et son accomplissement du Grand chelem en carrière.

Donc, fin mai, début juin 1999, je suis à Barcelone, en train de terminer mon stage de fin d’études et m’apprête dans quelques mois à rentrer dans la vie active.

Pour l’instant, je profite de la ville, de l’Espagne et de mon statut d’étudiant.

Roland-Garros se joue et je n’ai pas la télé. Je partage un appartement avec d’autres étudiant(e)s et on a autre chose à faire que regarder le petit écran.

Bon, il y a bien un Manchester United / Bayern Munich qui se profile au Nou Camp, finale de la Champions League ! Un 26 mai comme en 1993. Ça me rappelle de bons souvenirs, à moi le Marseillais.

Après cette superbe remontada et les deux buts en deux minutes post 90e de MU, et la fête Barcelonaise qui a suivi, je suis les résultats de Roland-Garros avec attention et plus particulièrement le parcours de Dédé, le Kid de las Vegas, mon idole depuis mes 13 ans et sa première demie à Roland en 1988. Il a supplanté Lendl dans mon cœur d’ado.

Et là, première frayeur au deuxième tour contre Arnaud Clément. Il s’en sort en cinq sets après être passé à deux points de la défaite. Est-ce un signe du destin ?

Les jours passent et ça passe aussi pour Dédé. Arrive le huitième contre Carlos Moya.

Détour par le Sport Bar plaça Catalunya et victoire d’Andre en quatre sets contre le héros local, et tenant du titre. Je dois être un des seuls à me réjouir.

Je ne suis pas le quart et la demie, juste les résultats, et je suis donc ravi de sa qualification pour la finale.

6 juin 1999, le jour fatidique est arrivé. C’est mon anniversaire. Allez Andre, fais-moi plaisir, gagne-là celle-là. Tu m’as brisé le cœur en 1990 et 1991 lors de matchs qui ne devaient pas t’échapper.

Retour au Sport bar. Difficile de trouver une télé qui diffuse le match. On s’installe.

Il doit jouer Andrei Medvedev, un mec talentueux qui a déjà gagné Monte-Carlo mais qui est dans une mauvaise passe. Finale d’invités surprise en cette année 1999.

Ça commence mal pour Dédé. Il est trop lent, perdu sur le terrain et en face ça cogne dur. Il est grand Medvedev. Au service, ça fuse et il a un bon coup droit. 6-1 premier set pour l’Ukrainien.

Au deuxième rebelote. Mais put… tu fous quoi Dédé ? Tu vas nous faire un remake de tes occasions perdues ? J’ai beau m’énerver, ça ne change rien. 6-2 Medvedev.

Quand je pense que Dédé l’a consolé après une énième défaite à Monte-Carlo. Il aurait mieux fait de le laisser noyer son chagrin dans l’alcool.

Je n’y crois plus. Mais je me rappelle du 26 mai, quelques jours avant, et la superbe victoire de MU.

Rien n’est impossible en sport. Je me rappelle aussi la victoire de Lendl en 1984 qui a remonté deux sets face à Mac.

Au troisième, à 4-4, Agassi est en danger sur son service mais fini par gagner son jeu. Il est à quatre points du set. Il finit par le remporter et le match change de physionomie. Il gagne le quatrième puis bien sûr le match sur son service après avoir eu des balles de match à 5-3 sur celui de Medvedev.

Tout a été dit et écrit sur ce match. Moi je retiens surtout les larmes d’Andre et la superbe standing ovation du public. Andre, qui avec cette victoire devint le premier joueur de l’ère Open à avoir gagné chacun des quatre tournois du Grand chelem + l’or olympique. Andre, qui ce jour-là, m’a offert sans le savoir un super cadeau d’anniversaire.

About 

Médiocre joueur mais obstiné, je voue une véritable passion à ce sport. Fan de Lendl enfant puis d'Agassi ado, l'âge adulte a laissé place à une fervente admiration du jeu léché de Federer.

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116 Responses to Roland-Garros 99 et la victoire inattendue d’Andre Agassi

  1. Sebastien 10 juillet 2022 at 15:40

    …et les pyramèdes médirent !

  2. Nathan 10 juillet 2022 at 15:41

    1 set 31 minutes, good job. Plus que 2.

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 15:46

      Nathan : 1 – Pyramides : 0 !

    • Nathan 10 juillet 2022 at 15:49

      C’est dur, tu sais, de lutter contre les forces du sans gluten. Il en faut de l’abnégation, de la foi, de la passion, oserai-je le dire,… de la folie.

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 16:00

      ce que tu tentes est surhumain !

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 19:13

      @Nathan, c’était un magnifique effort. Mais tu avais déjà tellement donné cette année !

      Tu es supposément tranquille jusqu’à l’AO 2023 voire plus loin.

      Je ne sais ce qu’il en sera de la position du nouveau gouvernement aussie avec Novax, Kristian avait l’air d’en savoir plus.

    • Anne 10 juillet 2022 at 19:13

      Merci à toi pour tous tes sacrifices. Nous savions la tâche ardue. Même si les pyramides ont fini par vaincre, nous te sommes tous reconnaissants. D’autant que les éléments devraient continuer à s’élever contre elles pour quelques mois. Tu peux te reposer désormais. Tu l’as bien mérité. Ton pouvoir reste reconnu comme tel

  3. Jo 10 juillet 2022 at 17:11

    Quoique merveilleux joueur, il est vraiment con.

  4. Jo 10 juillet 2022 at 19:17

    Nodal, Nadjoko, on ne s’en lasse pas.

  5. Anne 10 juillet 2022 at 19:19

    Slip a remporté plus de 40% de ses titres du Grand Chelem après ses 30 ans… dingue quand même. Merci à Tsitsipas, Sinner et compagnie de jouer les faire-valoir aussi bien que les générations précédentes

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 19:29

      Que peuvent Tsitsipas et Sinner contre des pauses toilettes d’où l’autre revient slip enflammé quand ils mènent deux sets à zéro ?

      J’ai pour ma part foi en Alcaraz et Sinner (aidés de Nathan qui a perdu une bataille contre les pyramides mais pas la guerre) pour calmer Slipdénafil d’ici deux ou trois ans, mais le fils de Dieu a largement le temps de gagner 4 à 6 GC d’ici à ce que les plus jeunes puissent faire barrage.

  6. Sebastien 10 juillet 2022 at 19:39

    « Il est un peu comme un Dieu pour vous dire la vérité. Je pensais avoir bien joué mais c’est aussi pour cela qu’il vient de remporter un 21e titre du Grand Chelem. Je tiens à le féli­citer lui et toute son équipe »

    Non Nickychou, pas toi ! Marre de cette bromance avec Slip

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 19:58

      « Nick, tu revien­dras ici, en finale. Je te respecte vrai­ment énor­mé­ment. Tu es un joueur phéno­ménal, un talent incroyable. On te l’a beau­coup dit au fil des années, mais main­te­nant ça se met en place. On va beau­coup te voir en fin de Grand Chelem. Je n’au­rais jamais imaginé dire autant de choses sur toi. Ok, c’est offi­ciel­le­ment une « bromance » ! Le dîner ? C’est pour ça qu’il a perdu ! Je ne sais pas si on va faire ça ce soir, mais c’est le début d’une merveilleuse rela­tion entre nous »

    • Anne 10 juillet 2022 at 20:16

      Il est passé du côté obscure de la force

    • Sebastien 10 juillet 2022 at 20:21

      C’était un padawan et la force était puissante en lui. Mais Dark Slipious, l’odieux chancelier Novapaltine en a fait un Slipth

  7. Anne 10 juillet 2022 at 23:56

    Le gala de Wimbledon n’a pas eu lieu ou a commencé tard ? En tous les cas, madame a semble-t-il de drôles façons de célébrer l’énième titre de son antivax de mari (oups, elle n’aime pas qu’on dise qu’il puisse l’être) https://twitter.com/jelenadjokovic/status/1546232959287558148?s=21&t=omS54fcZHpFkeUao5ODCGg

  8. Elmar 11 juillet 2022 at 09:13

    Donc Djoko est l’équivalent de Pete à Wimbly et à une seule marche de Roger.

    Ça fait mal au sac ça.

    Qu’aurait donné un Sampras-Djoko sur le gazon des 90′ vous pensez? Sa capacité de relance, c’est vraiment du jamais vu dans l’histoire du tennis.

    • Kristian 11 juillet 2022 at 13:55

      C’est vrai. Et il faut reconnaitre que sur gazon la qualite du retour est aussi importante que celle du service. Maintenant le gazon des annees 90 + les raquettes des annees 90, c’est quand meme avantage Sampras

      • Perse 11 juillet 2022 at 15:05

        Bien d’accord,

        Je me rappelle d’un entretien de Roddick dans Tennis Magazine (à l’époque où le coeur du mag avait un entretien de 10 pages avec un gros joueur du circuit) vers 2004-2006 où celui-ci expliquait que les nouvelles cordes permettait un contrôle et une tolérance incomparable :

        Il expliquait qu’il les avait testé avec James Blake avec un protocole défini : Roddick sert une mine sur le T et Blake tente de retourner. Le résultat avait été sans appel : avec les anciennes raquettes, Blake n’arrivait pas retourner la balle avec suffisamment de contrôle pour neutraliser le point et engager des échanges régulièrement.

        Avec les nouveaux cordages, Blake retournait 2 fois sur 3 dans le court, neutralisait 40% et pouvait même faire un geste complet 1 fois sur 5 tandis que Roddick ne servait pas plus fort avec.

        D’ailleurs les nombreux ralentis HD du jeu moderne montrent la balle n’est pas nécessairement parfaitement centrée pour faire un missile où un « banana shot » (l’exemple le plus écoeurant étant le coup droit en bout de course de Nadal en finale de RG 2017 contre Wavrinka).

    • Sebastien 11 juillet 2022 at 14:26

      Je pense comme Kristian. Le matériel d’aujourd’hui permet d’absorber des boulets de canon en premières balles et d’optimiser des trajectoires y compris de balles très décentrées donc de retourner avec beaucoup plus de confort et de sureté. Djokovic est meilleur relanceur qu’Agassi mais face à un Sampras comme celui de 1999 par exemple le serbe aurait du mal. Éternel débat, comme Nadal face à Borg , etc.

  9. Nathan 11 juillet 2022 at 10:59

    Voilà ce qui arrive à vouloir chasser deux lièvres à la fois ! (la non réalisation du GC calendaire et le coulage du faux derche en slip). Nick décevant, pendant et après le match, un borderline de pacotille, faisant dans la mièvrerie hystérique. Roger, pourquoi nous as-tu abandonnés ?

    • Sam 11 juillet 2022 at 13:11

      Sérieusement abandonnés même. Sauf erreur de ma part, Federer a ce matin disparu du classement ATP.

    • Sebastien 11 juillet 2022 at 14:28

      Misère, ça ne peut pas être un hasard.
      Reviens Roger ! Puisque les jeunes n’y arrivent pas il faut un ultra-vieux.

  10. Jo 11 juillet 2022 at 17:52

    Nole, Rafa. Rafa, Nole. Il faut que tout change pour que rien ne change. J’ai enfin vu Il Gattopardo, avec en second rôle un certain Mario Girotti, pas ridicule sur le plan physique face à l’étincelant Delon. Du reste, je jette un œil sur le programme télé de la soirée et tombe sur They Call Me Trinity avec… Terence Hill. La métamorphose de cet acteur illustre à merveille l’étonnante oscillation italienne entre classicisme et décadence, que nous évoquions naguère. Maintenant, je me pose une question. Un Transalpin grimé en Américain, prometteur et coaché par Visconti à ses débuts, pour se vautrer ensuite dans une carrière de double percutante, franchement lucrative, indéniablement sympathique, désespérément désinvolte. Qui serait son équivalent sur le court ?

  11. Elmar 20 juillet 2022 at 20:03

    Sur Prime Vidéo, le documentaire « Andy Murray : Resurfacing » est exceptionnel.

    Je prends en duel quiconque l’appellerait encore PZ après l’avoir vu.

    Un champion fantastique.

    • Perse 23 juillet 2022 at 18:25

      C’est sûr que les quelques éléments biographiques que je connais de lui même sans avoir regardé le documentaire (que je ne pourrais probablement pas, n’étant pas abonné Amazon) imposent le respect :

      Entre la tuerie de Dunblane, le grand départ vers l’Espagne (pas évident pour un Briton « d’émigrer »), le rapport très pénible avec les journalistes de son pays, il a eu son lot de difficultés.

      Dans le même style, même si bien plus court, l’Intérieur Sport sur PHM qui doit subir une méga opération des jambes alors que sa compagne chope le crabe est très émouvant et admirable.

  12. Perse 24 juillet 2022 at 18:56

    Personne pour se réjouir de la semaine de Musetti qui a gagné un tournoi relevé ?

    • Sebastien 25 juillet 2022 at 08:45

      Oh que si ! J’ai toujours trouvé Musetti sublime avec son extraordinaire revers à une main, en particulier. Il fallait le faire de sortir Cerundolo qui est en feu actuellement (quel coup droit !) et Alcaraz tour à tou.

      Ca n’est pas pour rien qu’il avait mené 2 sets à 0 contre Djokovic à Roland-Garros en 2021 et je pensais qu’il s’appuierait sur ce match pour progresser, mais il a eu un gros trou d’air dont il semble n’émerger que maintenant. Il a un peu plus de physique et a fait des progrès sur le plan mental. Pourvu que ça dure.

      Son jeu est absolument superbe, avec en plus la puissance de feu énorme des joueurs nés après 2000 : Auger-Aliassime, Sinner, Rune, Alcaraz qui frappent tous extraordinairement bien.

      C’est Sinner me semble-t-il qui disait de Musetti qu’il pourrait être meilleur que lui.

      Quant à Alcaraz, qui a vraiment tous les coups du tennis dans la raquette (jamais vu un jeu aussi complet à un tel âge, je pense que même Roger n’était pas aussi complet à 19 ans), il devient Top 5 à 19 ans, inédit depuis… Nadal.

      Je me demandais pourrait égaler l’incroyable saison 2005 de Nadal (11 titres !)

      S’il n’est pas trop cuit de son début d’année étourdissant, il devrait faire mal sur dur, même si en Grand Chelem il est un ton en-dessous pour l’instant. J’ai quand même l’impression qu’il a atteint son pic en termes de jeu à Indian Wells (même s’il ne l’a pas gagné) et que depuis, c’est un tout petit peu moins bien (ça fait bizarre de dire ça alors qu’il a gagné Miami et Madrid après)

      Quant à Musetti s’il stabilise/hausse son niveau et progresse encore mentalement, il pourrait être un acteur dominant sur terre battue (au moins). Un régal à regarder.

      Auger-Aliassime, Sinner, Rune, Alcaraz : que du très très bon.

      • Guillaume2 26 juillet 2022 at 16:04

        Je me demandais pourrait égaler l’incroyable saison 2005 de Nadal (11 titres !)

        Federer en 2005 gagne 11 fois et en 2006, 12 tournois
        Djoko en 2015 gagne 11 tournois
        Sans remonter aux années 80 et aux 15 tournois de Lendl en 1982!!

      • Sebastien 27 juillet 2022 at 02:00

        Non bien sûr, je me suis mal exprimé.

        Je ne voulais pas signifier que les 11 titres de Nadal en 2005 étaient un record, non, ce qui me paraît assez fort, c’est qu’il l’a fait à 18/19 ans.

        Aux mêmes âges, selon le site de l’ATP : en 1975, Borg gagne 5 titres, Becker 6 titres en 1986, Lendl 0 titre en 1979, Sampras 4 titres en 1990, Agassi 1 titre en 1989, Chang 1 titre en 1991, Hewitt 4 titres en 2000, Federer 0 titre en 2000, Djokovic 2 titres en 2006.

        Alcaraz est à 4 titres et peut en gagner encore plusieurs.

        Les 11 titres de Nadal, certes en jouant beaucoup de tournois sur terre battue (ce qu’il a moins fait dès 2006) mais en gagnant aussi des tournois sur dur dont 2 MS 1000 sur dur (Montréal et Madrid) et finale à Miami où il était tout près 4/3 30/0 dans le 3ème set sur le service de Roger avec ensuite la fameuse erreur d’arbitrage.

      • Anne 27 juillet 2022 at 10:31

        Alcaraz est exceptionnel et clairement c’est assez peu courant de voir un joueur aussi complet à un si grand âge. Il mérite bien entendu tous les éloges qu’il reçoit. Après, ne doit-il pas au moins un peu de sa place de Top5 à… la faiblesse de la concurrence. Même si ce n’est aucunement de sa faute si l’immense majorité des autres ne sont pas à la hauteur de son talent et sont donc derrière lui au classement

  13. Guillaume2 29 juillet 2022 at 10:44

    @Seb Effectivement, je n’avais pas relevé que Nadal avait gagné 11 tournois à 19 ans. C’est assez exceptionnel de précocité.
    @Anne. Probablement que la concurrence est moins relevée mais alors comment expliquer qu’il ne soit QUE 5ème mondial à 19ans quand Agassi atteignait le 3ème rang au meme âge (1989) en gagnant moins de tournois et en étant en concurrence avec Lendl, Becker, Edberg, Wilander sans parler de Chang qui cette année là gagne RG à 17 ans et atteindra la 6ème place mondiale cette année là.

    • Jo 14 août 2022 at 09:22

      Agassi gagne 6 tournois ATP, atteint 2 demi-finales de Grand Chelem et devient numéro 3 mondial en 1988. Certes, il n’avait pas 19 ans, mais 18.

  14. Perse 3 août 2022 at 23:05

    Le Sinner-Alcaraz a Umag a été très beau et j’ai été extrêmement impressionné par les gifles en coup droit de Sinner qui a mis des mandales combinant la vitesse de bras d’Alcaraz avec la puissance de Del Potro.

    Pas mal d’échange debout sur la table de ping-pong et plus souvent l’Italien qui prenait le dessus.

    Sur cette deuxième partie de saison, l’Italien joue vraiment très bien, déjà à Wimbledon il a été excellent et là, il remet ça contre Alcaraz qui continue à bien jouer.

    • Sebastien 10 août 2022 at 07:40

      Je ne sais pas si c’est la comparaison la plus juste, mais le jeu de fond de court de Sinner me fait penser à celui de Söderling même si ce n’est pas la même technique.

      J’avais eu cette impression lors des matches contre Nadal sur terre battue, ce n’était pas que visuel, c’était sonore. Les frappes de Söderling avaient un bruit incroyable, que j’avais retrouvé avec Sinner.

      Il est certain que les coups de fond de court de Sinner sont parmi les plus violents, avec le coup droit de Ruud, Berrettini, Thiem, Alcaraz, le revers de Korda ou Basilashvili, Wawrinka ou Thiem. On pourrait mettre Auger-Aliassime (coup droit) dans cette liste et Shapovalov ou Rublev entre autres.

      Quant à Alcaraz il semble sur un palier légèrement descendant depuis fin mars, c’est curieux d’écrire cela alors qu’il est 4ème mondial.

      Il apprend encore avec ces toutes nouvelles défaites en finale, mais outre la qualité de Musetti et Sinner, Alcaraz n’a pas la même intensité physique et mentale énorme que sur les 4 premiers mois de l’année. Il a joué beaucoup de matchs et cela se ressent un peu. A voir ce que tout cela va donner sur la tournée US Open Series.

      Kyrgios euphorique, sorti de sa dépression joue enfin proche de son potentiel, top 10 voire top 5, quasiment impossible à breaker. Medvedev va-t-il pouvoir le maîtriser ?

      Un Kyrgios toujours dans sa bromance avec Slip manifestement le traitement austral infligé à Slip l’a complètement retourné.
      Foutues pyramides !

      @Perse, l’hippopodame tire bientôt sa révérence, tes commentaires sur elle vont nous manquer.

      • Perse 16 août 2022 at 09:04

        l’hippopodame va partir et c’est bien triste. Serena a certes pris une mauvaise pente depuis quelques années à prendre le « circuit » de la célébrité mais je persiste à dire parmi tous les joueurs de tennis vu en vrai, c’est elle – tout sexe confondu – qui m’aura le plus fasciné.

        Loin devant Federer ou Nadal (je n’ai jamais vu Djoko en vrai), ou même l’invincible Murray de 2016, Serena est un momument absolu du tennis.

        Le Kyrgios effectivement a fait une excellente série même s’il était sacrément fatigué contre Hurkacz qui lui pose problème de toute façon.

    • Rubens 16 août 2022 at 14:07

      Salut à tous,

      L’hippopodame, comme vous l’appelez, n’a jamais suscité la moindre admiration de ma part. Ma fascination pour elle est quasi-nulle. Le « quasi » repose uniquement sur sa technique : en la voyant jouer, j’étais surpris par la simplicité extrême de sa technique, dépouillée, presque rudimentaire, mais très propre selon les standards du tennis tels que je les ai appris.

      Cette propreté est la clé de ses multiples succès obtenus suite à des blessures. Serena n’avait pas besoin de beaucoup d’heures d’entrainement pour retrouver ses frappes. Même en surpoids, son combo technique-puissance était toujours là, intact. Sa victoire à l’AO 2007 en est sans doute le meilleur exemple.

      C’est malheureusement la seule trace positive qu’elle me laissera. Tout, dans son comportement, me donnait des boutons.

      • Perse 16 août 2022 at 21:25

        Nos quelques années d’écarts justifient probablement notre écart de perception car selon moi, la première partie de carrière de Serena est phénoménale et son comportement pas particulièrement critiquable.

        Mais je trouve que la première partie de sa carrière ne peut que boucher un coin. En effet, le point de respect (en premier lieu) voir d’admiration est que Serena (et encore plus Venus) n’ont jamais utilisé la rhétorique de la victimisation durant la première partie de leur carrière malgré une somme de comportements critiquables de la part de leur environnement.

        Je pense notamment aux commentaires d’Hingis, de Kournikova, ou bien les insinuations des journalistes autour du tournoi d’Indian Wells (leur boycott durant 10 ans est à ce titre un très bel exemple d’acte assumé sans avoir à subir des complaintes hypocrites de leur part).

        Plus globalement, l’assertivité de ses actes, sans se justifier de ce qu’elle est, ni ce qu’elle doit faire associé à ses réalisations m’ont toujours impressionné.

        Par contraste avec Osaka, Azarenka, et la litanie d’autres joueuses dépressives qui se plaignent de la dureté du monde et du moindre de leurs malheurs, j’ai toujours trouvé l’attitude des Williams nettement plus propice et inspirante. Et Serena n’a pas donné sa part aux chiens en la matière !

        Certes, le premier comportement très antipathique sur un court de tennis remonte à 2009 (avec la juge de ligne à l’US) mais je dirais que Serena est devenue insupportable vers 2015/2016 quand elle a été iconisée dans le cadre des guerres culturelles américaines sur la race. Et son mariage avec un ponte de Tech a fini de la rendre hors-sol en l’introduisant au sein de cette élite brocardée par Thomas Frank dans « Pourquoi les riches votent à gauche ».

        Malgré la lourdeur du marketing et de la sur-communication caractéristique de l’époque, il n’est pas usurpé de dire qu’elle est « bigger than life ». Et désolé d’insister mais la voir en vrai m’a vraiment marqué parce que son aura sur un court de tennis est indéniable.

        • Rubens 17 août 2022 at 00:37

          Perse, n’ayant pas vu Serena en vrai, je ne peux te répondre sur ce qu’elle dégage. Et étant totalement hermétique aux aspects marketing de mon époque, je ne me prononcerai pas non plus là-dessus. On a déjà eu une discussion proche, à propos d’Osaka et de son statut d’icône.

          Le comportement de Serena, dès la première fois où je l’ai vue (en 98 à Roland face à Arantxa Sanchez), m’a été totalement insupportable. Il m’a rappelé celui d’un mâle blanc qui s’appelait Connors, qui hurlait sa haine et son mépris universel à la face du monde. Et par la suite, un certain Djokovic m’a inspiré les mêmes sentiments.

          Je précise aussi, pour parler un peu de Vénus, que je l’ai trouvée particulièrement énigmatique dans sa communication à son arrivée sur le circuit, notamment quand elle prenait à la rigolade les questions sur sa jeunesse dans le ghetto de Compton. Très prétentieuse, également, en clamant haut et fort que sa grande rivale serait sa sœur. Que la suite des événements lui ait donné raison n’enlève rien à ce crachat initial. Pour le reste, Vénus était une jeune femme polie et bien élevée sur le court, contrairement à sa sœur.

          A propos de l’icône des luttes raciales…

          L’épisode d’Indian Wells en 2001 est significatif de ce qui m’a toujours gêné chez les sisters, et plus encore chez leur père. A la racine du problème, il n’y a pas de racisme, il y a une remarque d’Elena Dementieva qui s’interrogeait à voix haute devant la presse sur l’hypothèse de matchs arrangés, Papa Williams désignant à l’avance celle qui allait gagner. La demi-finale qui n’a pas eu lieu a chauffé le public contre Serena, la survivante devant disputer la finale, qui s’est bien gardée de répondre à ce soupçon. Vénus aurait pu détailler son bulletin de santé et tuer dans l’œuf l’accusation de blessure diplomatique. L’une et l’autre auraient pu détailler la souffrance (bien compréhensible) qu’elles éprouvaient en se retrouvant face à face, l’émotion prenant le pas sur toute forme de concentration. Aucun de leurs matchs n’a frappé les esprits, ce n’est pas un hasard. Mais non, elles ont traité ça par le mépris, en disant qu’elles n’avaient pas à se justifier. La mèche était allumée pour la finale, au cours de laquelle des injures racistes, bien réelles et inacceptables, se sont mêlées à un ressenti général très négatif, en gros le clan Williams se fout royalement de notre gueule. Les personnes du public d’Indian Wells qui ont lâché des injures racistes contre Serena et son clan ce jour-là leur ont rendu un fier service : les Williams se sont posées à juste titre en victimes de racisme, problème ô combien explosif aux Etats-Unis, mais qui leur a aussi permis de ne pas avoir à répondre à la première question.

          Par la suite, la trentaine de purges qu’ont été leurs duels n’ont jamais permis de lever définitivement le doute sur les arrangements supposés. Il faut dire qu’entretemps la maman, Oracene, était entrée en jeu et avait tempéré quelque peu la légende créée par Richard Williams. Il y en avait à prendre et à laisser. C’est pour cela, en premier lieu, que je n’ai pas vu et que je n’irai pas voir le film qui leur est consacré. A quoi bon le voir si c’est pour me demander sans arrêt si ce que j’ai sous les yeux est vrai ou faux ?

          Une chose est certaine : Richard Williams a voulu créer deux championnes de tennis, et pour être sûr de son coup et être bien certain qu’elles seraient dures au mal il a déménagé vers Compton, l’un des endroits les plus dangereux de la planète. Il a bien eu ses deux championnes, mais il a eu également un dommage collatéral, avec leur sœur Yetunde victime d’une balle perdue en 2003. Un malheureux accident, mais un accident qui avait bien plus de chances de se produire que l’ascension de deux jeunes filles jusqu’aux sommets du tennis. Je ne vois rien, absolument rien à admirer dans une telle démarche. Et, venant de Serena qui n’est évidemment pour rien dans cette tragédie, je comprends le silence pudique qu’elle a observé sur ce drame familial. Mais j’aurais encore préféré qu’elle précise, à l’attention de tous ceux qui, déjà à l’époque, lui dressaient des statues, « Ne me prenez pas pour un exemple, je n’ai aucune légitimité à en être un. Sachez juste que je suis heureuse d’être toujours en vie.  » Et là oui, j’aurais commencé à sacrément la respecter.

          • Perse 17 août 2022 at 09:20

            Merci pour ta réponse détaillée Rubens, qui confirme nos différences de perceptions.

            En effet, de mon expérience de vie et de travail dans plusieurs pays de niveau de développement différents, j’ai tiré que in fine, ce qui faisait la différence était le crédit et la confiance « de base » entre les différentes institutions.

            Jeter en permanence le soupçon en toute matière, toujours chercher le moindre élément dissonant et toujours se fier aux apparences les plus suggestives de victimisation aboutissent à des situations extrêmement dommageables.

            Là où tu as trouvé l’assertion de Venus un crachat à la face du circuit (victimisation), j’avais trouvé ça une réponse « blunt », franche du collier et les faits lui ont donné raison. Et je ne crois pas avoir jamais entendu Venus dans ses commentaires dénier ses défaites sur des circonstances tierces ou autres.

            De même, présupposer parce qu’elles sont soeurs qu’il y aurait un arrangement, c’est une mentalité de victime de l’arbitraire. Pourquoi y aurait-il nécessairement un tel fait ? Et pourquoi se justifier d’un soupçon infalsifiable ?

            La charge de la preuve en incombe à l’accusateur, pas au défendeur après tout. Si les gens sont paranoïaques, c’est-à-eux de régler leurs problèmes.

            En somme, Serena a toujours créé du remous mais j’ai du mal à trouver que leur comportement était une provocation permanente afin d’attiser les tensions et faire du buzz : pour moi, c’est clairement l’environnement systémique autour d’elle qui s’est roulé dans la fange.

            En effet, prétention, ambition et assertivité ne sont pas provocations et je n’ai pas souvenir d’attaques ad personam des WiWi initialement contrairement à leur environnement.

            Il semblerait que le mépris soit pour toi in fine, une provocation et que dans le cas d’espèce, elle serait initiale. Au contraire, je trouve qu’ab initio le soupçon induit et le souverain mépris, et que ceci est la meilleure réponse car le soupçon est un fourvoiement de l’émetteur (i.e : il n’y a pas de dialectique possible avec quelqu’un de fourvoyé).

            Si en effet, ces soupçons étaient substantiellement étayés, alors il y aurait à nouveau place pour un échange dialectique et rhétorique et le mépris serait une provocation. Mais sincèrement, ce n’est pas la perception que j’ai de la carrière de l’hippododame.

            • Rubens 17 août 2022 at 11:25

              On y est, Perse.

              Je vois bien ce que tu veux dire avec l’accusation qui doit être étayée. Je ne l’ai pas précisé, mais je n’ai jamais cru, à titre personnel, que leurs matchs étaient arrangés. En revanche, j’ai toujours trouvé leur défense problématique, d’autant que leur père, nourri lui par un net sentiment de revanche raciale et sociale, n’a cessé de mettre de l’huile sur le feu.

              En effet, quand on porte une accusation, ça doit être étayé. Mais d’un autre côté, quand on affirme à 17 ans qu’on va devenir la meilleure joueuse du monde et que la grande rivale sera sa sœur (que personne alors ne connaît), ça aussi ça doit être étayé, et là non plus il n’y avait aucun élément tangible pour y voir autre chose que de la prétention.

              Pour revenir sur ton premier post, je me rends compte que nous ne parlons même pas des dernières années de Serena, mais de l’arrivée des sisters sur le circuit. Et c’est important, je crois, parce que la première impression, sans être forcément la bonne, conditionne pour longtemps, et parfois pour toujours, le regard que l’on porte sur quelqu’un.

              Vénus et Serena ont grandi dans un milieu où une possession, quelle qu’elle soit (y compris accéder à un terrain ou prendre la parole en public), il faut aller la chercher, car ce n’est pas en la demandant qu’on l’obtiendra. S’il est une chose à laquelle elles n’étaient pas préparées, c’est bien à franchir le gouffre culturel qui s’ouvrait devant elles quand elles ont débarqué sur le circuit WTA, à peu près aussi lisse et policé en 1997 qu’il ne l’est aujourd’hui, et régi par des codes implicites de bonne conduite. Ces codes, Vénus les a bousculés, Serena les a fracassés. Leurs déclarations, non seulement leur assuraient les micros à chacun de leurs passages, mais leur valaient aussi le scepticisme et l’animosité du public, qui ne pouvait que les attendre au tournant.

              Pour le reste, que Serena soit devenue une icône culturelle relève d’une logique qui m’est totalement étrangère, avec des processus d’identification véhiculés par les réseaux sociaux auxquels je ne comprends strictement rien, sans doute parce que je n’ai pas grandi avec. On ne change pas le monde avec des paroles, on le change avec des actes. Et j’ai une suggestion pour Serena, pour peu qu’elle s’intéresse réellement à autre chose que son nombril et son compte en banque : qu’elle œuvre concrètement à l’amélioration du quotidien des habitants de Compton, par exemple en y créant une (ou des) écoles sur le modèle de celle d’Agassi à Las Vegas. Histoire de proposer à des gamins une vision du monde un peu plus élargie que celle qu’ils ont sous les yeux, faite de misère sociale, de guerre de gangs et de trafics de drogue. Il n’y a pas mieux placé que Serena pour le faire.

            • Perse 17 août 2022 at 12:36

              Quand on affirme au futur de l’indicatif, c’est une déclaration d’intention dont le seul risque est d’être vu avec ironie si la prédiction ne se réalise pas, mais nous ne sommes pas dans Minority report :

              une prédiction n’a pas besoin d’être étayée dans le cadre d’un échange rhétorique. La prétention ne calomnie pas, ni n’agresse (à la limite agace).

              J’avais 7-8 ans lors de l’arrivée des soeurs sur le circuit et nos quelques années d’écarts justifient pleinement l’écart de perception de cette période.

              Peut-être est-ce lié avec l’arrivée de l’âge de raison que mes souvenirs sont un peu confus, mais je souviens que les soeurs sont arrivées avec une intensité physique et psychologique hors du commun, le vrai côté chien de la casse qui a troublé le circuit.

              En revanche, je n’ai pas le souvenir d’un circuit policé à l’époque, entre les affaires de Capriati, les déclarations et le comportement de peste/chipie de Martina Hingis (genre « Tant que je suis la meilleure du monde, je fais et je dis ce que je veux, na ! », l’agression de Seles etc…

              C’est vrai que je n’ai pas de souvenir de Richard Williams à l’époque. En revanche, je me souviens que la victoire de Serena en 1999 avait jeté un sacré pavé dans la mare aux canards parce que c’était un changement de paradigme pour le milieu -en particulier journalistique-.

              La logique des réseaux sociaux m’est également totalement transparente et cette tribalisation intense qu’elle engendre est en revanche triste et grave à mon sens. Nous nous rejoignons en tout cas sur les dernières années de Serena où elle ne fut pas sympathique du tout. Mais il n’y a pas le moindre doute que je préfère cette Serena-là à Naomi Osaka qui suscite une profonde aversion pour des raisons que j’ai déjà développé par ailleurs.

              En revanche, à propos de la philanthropie militante, force est de constater là-aussi mon scepticisme, d’ailleurs au niveau macro, les performances sociales aux US sont particulièrement médiocres eu égards à l’affairisme productiviste de leur économie.

              • Rubens 17 août 2022 at 13:22

                Le problème, c’est justement l’utilisation du futur de l’indicatif, ce qui amincit considérablement la frontière entre une ambition assumée et une affirmation, considérée unanimement comme ultra-prétentieuse à l’époque. Mais c’était tout de même en-dessous de Kournikova, qui utilisait l’indicatif tout court (« Je suis la meilleure »).

                Mais effectivement, notre différence d’âge nous empêche d’avoir le même regard. Tu parles de Martina Hingis, dont le comportement d’enfant gâtée couvait ici ou là mais n’a éclaté au grand jour que lors de la finale de RG 99. L’enchaînement des événements a d’ailleurs son importance : le public new-yorkais a globalement soutenu Martina en 97 contre Vénus (et je ne crois pas qu’un quelconque racisme en soit la raison), mais deux ans plus tard au même endroit il soutenait Serena contre Martina. Cet US 99 est d’ailleurs le point d’orgue de la guerre médiatique entre Hingis et le clan Williams, ça dézinguait à tout-va. Et moi je pleurais ma Steffi qui venait de partir, et je rageais devant cette peste helvète, au tennis si sublime et aux caprices si insupportables…

                Je te parle de cette époque comme lisse et bienséante, et précisément il faut rappeler que ce micro-monde était vraiment choqué par ce concours de têtes à claques auquel se livraient les sisters, Martina, Kournikova, Dokic et autres Alexandra Stevenson (leur reine à toutes, qui claque une demi à Wim en 99, qui accuse tout le monde de racisme et qui évidemment se met tout le monde à dos). Franchement, il n’y en avait pas une pour rattraper l’autre.

  15. Anne 18 août 2022 at 04:32

    De mon côté, j’ai vraiment du mal avec Serena Williams. Bien sûr, sa contribution au tennis, comme celle de sa sœur d’ailleurs, est énorme. Mais je déteste la joueuse et la femme médiatique tout autant. Son jeu est tout ce que je déteste. Ensuite, quand on ne commence à s’insurger contre le fait que le tennis n’est vraiment pas fait pour permettre aux’mères de poursuivre leurs carrières que le jour où on revient soi-même de congé maternité, je trouve ça un peu gênant. Et au moins autant de prétendre aujourd’hui que la vie puisse quand même être trop injuste car elle l’oblige à devoir choisir entre une seconde envie d’un bébé et sa carrière, elle qui peine à gagner un match contre à peu n’importe qui suffisamment bien classé pour pouvoir l’affronter… j’ai aussi beaucoup de mal avec leur façon à elle et son mari d’utiliser les réseaux sociaux, en particulier quand cela tourne autour de leur fille…
    S’il y a un point aussi où SW est particulièrement insupportable est sa façon de se croire tellement au-dessus du lot. Ses comportements avec certains arbitres auront été inadmissibles. Et son statut l’a sans doute bien protégée pour lui épargner une mise à l’écart du circuit qu’au moins une de ses sorties aurait dû justifier…. Le clan Williams agit trop souvent à mon goût comme si certaines règles étaient bonnes pour les autres mais pas pour elles. Comme Venus le prouve si souvent en refusant de se prêter à l’exercice des conférences de presse ou en s’y montrant si laconique qu’elle leur enlève tout intérêt.
    Bref, je ne suis pas mécontente que l’une puisse prendre sa retraite d’ici peu et que l’autre puisse la suivre rapidement

  16. Anne 18 août 2022 at 04:33

    Monfils claironne à tout bout de champ qu’il veut jouer à 40 ans… en attendant, il est forfait pour son 3e Grand Chelem de l’année

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