Je propose de faire de Wimbledon un Grand Chelem indoor, disputé sur moquette à la fin de la saison régulière.
Ouais.
Présenté de manière aussi abrupte, j’entends d’ici les cravates de l’AELTC apercevoir, un siècle presque jour pour jour, le fantôme de Suzanne Lenglen. Je les rassure. D’une part, je ne prétends pas, avec mes billets sur un forum francophone à audience confidentielle, au premier atome de l’aura de la Divine des années folles. Et d’autre part, mon hérésie est un écho direct à l’actualité juridique de Wimbledon.
La querelle de Wimbledon Park
Le club très select de Wimbledon est actuellement devant les tribunaux pour soutenir la viabilité du projet d’agrandissement du Temple – il s’agit de… tripler sa superficie. L’objet de la bataille est le site de Wimbledon Park, séparé de l’enceinte de Wimbledon par une route, et qui abrite notamment un lac et un golf. L’organisation Save Wimbledon Park, composée notamment d’habitants du quartier, rappelle que l’AELTC s’est à plusieurs reprises engagée à n’utiliser cet espace qu’à des fins d’activités de loisirs ou comme espace ouvert. Elle brandit également, non sans raison, la perspective de carnage environnemental que porte ce projet.
Les arguments officiels de l’AELTC sont les suivants :
- L’attractivité et le prestige des qualifs elles-mêmes : avec les nouvelles installations, l’affluence des qualifications pourrait passer d’environ 2 000 spectateurs par jour à 10 000, tandis que les joueurs pourraient s’entraîner et jouer sur le site principal dès le début, et même en amont de la Quinzaine sacrée.
- Le manque de courts d’entraînement : en matière d’installations d’entraînement, Wimbledon est en retard sur le reste — et en tant que surface vivante, les courts en gazon ne peuvent pas supporter le même niveau d’usure que l’acrylique ou la terre battue.
- Une nouvelle enceinte de prestige : un troisième court important, le Parkland Show Court, d’une capacité de 8 000 places.
- La contrepartie environnementale/publique comme argument de légitimation : amélioration de la santé du lac ornemental du parc et création de nouveaux habitats pour la faune, ainsi qu’un nouveau parc public de 9,4 hectares.
Mettons de côté l’argument 4, bien dans l’air du temps, consistant à dire que prendre une surface à la nature revient à la protéger. Ce n’est clairement pas l’objectif premier de l’AELTC.
Passons à l’argument 3. Wimbledon est en compétition directe avec ses trois voisins du Grand Chelem, il s’agit là d’un argument économique classique (ce qui n’en réduit pas la pertinence). Avant même parler de moquette, relevons que Wimbledon contient 53 courts de tennis au total, dont 18 seulement sont en gazon. Le nombre de courts annexes du site n’est pas dimensionné par le nombre de joueurs ou par le volume d’heures de jeu, il l’est par la nécessité de faire tourner les gazons fragiles pour éviter leur usure. Si on change cette variable — en remplaçant le gazon par une autre surface qui encaisse l’usage répété sans dégradation comparable — le nombre de courts nécessaires baissera mécaniquement, ce qui libèrera une place probablement significative, entre autres pour construire un nouveau court important. Le court n°1 actuel (12 400 places) a lui-même été construit en 1997 à l’intérieur de l’enceinte historique, et plus récemment, l’extension de 2019 a entraîné la démolition pure et simple du Court 19, remplacé par une esplanade publique. La perspective d’un « gros » court supplémentaire dans la superficie actuelle n’a jamais été – publiquement du moins – envisagée par l’AELTC, qui considère le gazon comme une donnée intangible ; elle appelle néanmoins à une réflexion sur les espaces de l’enceinte historique, dont j’ignore la part de la superficie réellement occupée par les terrains et les spectateurs durant la quinzaine.
Quant aux arguments 1 et 2, ils sont en fait liés au 3. La nécessité de délocaliser les qualifications à Roehampton et le constat du manque de courts d’entrainement relèvent de la même logique : il faut plus de courts en gazon pour en équilibrer l’usage, les terrains peinent à tenir deux semaines, une troisième semaine est inenvisageable.
L’unique véritable argument de l’AELTC repose donc sur les contraintes du gazon en tant que surface utilisée pour le haut niveau.
Un dossier à charge
Rappelons les critiques qu’appelle la surface elle-même, elle est un motif récurrent depuis 15 ans. Maria Sharapova avait qualifié les courts de dangereux en 2013 après être tombée trois fois, et Victoria Azarenka comme Caroline Wozniacki s’étaient retirées du tournoi avec une blessure à la cheville consécutive à une chute cette même année. En 2021, Djokovic a glissé plusieurs fois face à Draper en disant chercher encore son jeu de jambes sur un gazon assez glissant, assez humide, tandis que Federer a profité de l’abandon sur blessure d’Adrian Mannarino après une glissade.
L’AELTC elle-même a institutionnalisé une réponse à ce problème. Depuis 2022, le club autorise certains joueurs à s’entraîner sur les courts principaux avant le début du tournoi, dans le but d’user le gazon neuf, réputé glissant, pour le rendre plus sûr — une politique anti-glissade instaurée après la chute de Serena Williams en 2021. Sinner et Djokovic l’ont fait encore la semaine dernière sur le Centre Court. Il ne s’agit donc pas d’un ressenti de joueurs frustrés après une défaite, c’est devenu une politique officielle de gestion du risque, ce qui change le statut de la question : l’institution reconnaît elle-même, par ses actes et non plus seulement par les plaintes qu’elle subit, qu’un gazon neuf lors de la première semaine est une source de danger identifiée qu’il faut corriger artificiellement avant que le premier service du grand tableau ne soit frappé.
Terminons ce bref inventaire en rappelant que le gazon est une surface pratiquement disparue aujourd’hui. Compte tenu de l’expertise annuelle en jardinage qu’il nécessite, la deuxième moitié du XXe siècle lui a été fatale. Forest Hills, stade sous-dimensionné pour un Grand Chelem, l’a délaissé en 1975, avant même de déménager vers un nouveau site. Quant à l’Australian Open, le déménagement vers Flinders Park en 1988 a été l’occasion pour Tennis Australia de se débarrasser de cette surface décidément encombrante. Le gazon est le témoin d’une époque, celle où la pratique du tennis consistait à laisser sa cravate au vestiaire pour taquiner la balle dans une ambiance bucolique. Le haut niveau de 2026 appelle d’autres décisions.
Vers un calendrier cohérent
Avec le storytelling de sa période relâche sur ses réseaux sociaux, Casper Ruud ajoute, sans le vouloir, une pièce à mon dossier. Ayant achevé Roland Garros sur les rotules, il a estimé que l’heure était venue de baisser le pied. Casper est un gentil garçon, il ne dira jamais que Wimbledon n’a pas grande importance pour lui, mais il l’a probablement dans un coin de la tête. Et si, finalement, un sondage auprès des joueurs leur demandait directement si la mini-saison sur gazon en juin leur pose problème, ils seraient sans doute un certain nombre à répondre par l’affirmative. Sans oser clairement poser la question iconoclaste, c’est-à-dire conscientiser l’hypothèse d’une disparition pure et simple du gazon.
Commençons par pointer la gageure que représente la tenue de trois levées du Grand Chelem en l’espace de 16 semaines, soit à peine plus de trois mois. C’est une conséquence directe de l’existence de ces trois levées en extérieur dans l’hémisphère nord. Avancer Roland Garros, c’est exposer la saison sur terre battue au climat printanier plus incertain. Reculer l’US Open, c’est le rapprocher du climat automnal tout aussi incertain de New York. La position de Wimbledon en sandwich n’est pas nouvelle, mais les contraintes du haut niveau actuel rendent cette position intenable. Quand bien même le Temple se contenterait d’accepter de tourner enfin le dos au gazon qu’il conserverait sa position problématique dans le calendrier.
D’où l’idée de déplacer Wimbledon à une autre période de l’année, ce qui signifie, clairement, d’en faire un Grand Chelem indoor. Je reprends ici ma proposition de calendrier, ô combien discutable, reposant sur le déplacement de Wimbledon vers la fin de saison.
- TOUS les Masters 1000 durent une semaine.
- Masters 1000 d’Indian Wells et Miami en janvier-février, le climat de Californie et de Floride le permet.
- 3ème semaine de février : le Masters 1000 de Shanghaï, qui réduira le décalage horaire avec Melbourne.
- Open d’Australie fin février – début mars.
- Mi-mars, début de la saison sur TB, en commençant par l’AmLat. Puis les 1000 de Monte Carlo, Madrid et Rome.
- Fin juin – début juillet : Roland Garros.
- Juillet-août : la saison sur dur américain, avec les 1000 du Canada et de Cincinnati.
- Août-septembre : US Open, aux dates inchangées.
- Septembre-octobre : la saison en salle en Europe, avec le 1000 de Bercy.
- Première quinzaine de novembre : le Grand Chelem londonien.
- Fin novembre : Masters. Sur une semaine, et avec une vraie finale en 5 sets.
A ce stade, ne sous-estimons pas le coût général de pose d’un toit sur plusieurs dizaines de terrains de Wimbledon. D’aucuns se sont, à juste titre, effrayés des 80 millions de livres du toit du Centre Court en 2009. Précisons néanmoins que la structure comprend 600 diffuseurs d’air qui pompent de l’air sec dans le Centre Court pour empêcher la condensation et l’humidité excessive, et la toile elle-même est une fabrique translucide, destinée à laisser passer la lumière nécessaire au gazon. Gageons qu’une toiture ordinaire n’engendrerait pas de tels coûts. Et ne perdons pas de vue que le coût de la mise en conditions indoor de Wimbledon est certes colossal, mais est à comparer aux 200 millions de livres qu’ils souhaitent investir dans leur projet de Wimbledon Park, auxquelles s’ajoutent les salaires des jardiniers, multipliés par 3 ou 4 compte tenu du nombre de courts à entretenir. A moyen terme, le calcul me semble nettement gagnant pour l’AELTC.
Reste la question centrale, identitaire, de la surface qui remplacerait le gazon. Si Wimbledon souhaite rester dans le registre des surfaces rapides, un Greenset ferait l’affaire. Mais, extérieur comme intérieur, le Greenset reste une surface dure, et met fin de facto à l’originalité de Wimbledon, puisque 3 surfaces du Grand Chelem seraient désormais quasi-identiques. C’est le chemin qu’ont pris les tournois indoor de la fin de la saison, qui s’uniformisent chaque année un peu plus pour converger vers des surfaces « dures » guère plus rapides que le ciment de l’US Open.
Aux cravates de l’AELTC, j’ai beaucoup mieux à proposer : la moquette.
Une expérience mystico-sensorielle
Juin 1993. Classé 15, je termine en toute quiétude mon année de seconde, la dernière dépourvue de toute épreuve de fin d’année. Les joueurs de seconde série se comptant sur les doigts d’une main dans ma cambrousse, je veux faire davantage de tournois sur la région toulousaine, quitte à sécher quelques journées de cours ici ou là. C’est donc en quête de nouveauté que je m’inscris au tournoi de Blagnac. Je suis loin d’imaginer à quel point je vais être servi…
Premier tour. Je découvre le club extérieur, au Ritouret, mais la pluie interrompt les matchs. Le juge-arbitre rameute tous les joueurs, et les invite à le suivre en voiture. Je lui explique poliment que, mineur, je suis venu en bus et je ne peux me déplacer si facilement. Il me prend dans sa voiture. Amateur d’acid jazz, il me met la cassette qu’il écoute en boucle depuis une semaine, un mélange de pop, de soul et d’électro. Le premier album d’un jeune groupe qui, me dit-il, va faire du bruit. Jamiroquai. Il en profite pour me faire un petit cours sur l’acid jazz, nommé ainsi en référence à un label créé par un Franco-britannique, Gilles Peterson. J’écoute dans un silence religieux. J’adore. De ce bref déplacement sous la pluie, je retiens aussi la disparition progressive des lumières de la ville. La salle où nous nous rendons est paumée au milieu des champs.
Grand escalier, menant à une passerelle enjambant des terrains de squash (je n’en avais jamais vu !) et débouchant sur un restaurant. Au fond de ce restaurant, une grande baie vitrée située en balcon au-dessus de… quatre terrains de tennis verts. La première chose que je remarque, d’en haut, c’est la relative variété de tons verts. Manifestement, ce sont des marques d’usure. Mon cœur se met à palpiter : et si c’était… du gazon ? Comme tout padawan ayant entendu parler de Wimbledon, je rêve de jouer, ne serait-ce qu’une fois, sur cette surface mythique.
Le juge-arbitre nous donne les balles… et les instructions : le hall en bas du petit escalier du restaurant est l’antichambre des terrains, c’est là que nous attendent des dizaines de paires de chaussures à semelle plate. Chacun choisit celle qui convient à son pied avant d’entrer sur le terrain. Je ne comprends pas encore pourquoi je dois changer de chaussures, mais je m’exécute.
En rentrant sur le terrain, je pose ma main dessus. L’espace-temps s’ouvre.
C’est une moquette.
Je n’en reviens pas.
Premières balles d’échauffement. La question de la bassesse du rebond est réglée en 90 secondes. Le tissu est assez fin, c’est un peu rapide, j’ai l’étrange sensation que le sol absorbe une partie de l’énergie de la balle, mais si je centre bien mon coup je vais récupérer cette énergie et pouvoir l’ajouter à ma force de frappe. L’autre grande surprise, c’est le… silence. La balle qui rebondit sur moquette le fait quasiment sans bruit, ce qui donne une ambiance feutrée sur le terrain. Je fais le parallèle avec le silence du Centre Court, qui lui est d’origine sociale. Quelque chose rattache cette surface au sacré et au recueillement.
Je détruis mon adversaire, classé 15/2, très proprement. Expérience mystique.
Rebelote le lendemain, sauf que mon match commence en extérieur, sur les quicks du Ritouret. J’affronte un joueur de 19 ans, classé 5/6 (une perf en vue !). Je gagne le premier set 6/3, mais la pluie nous interrompt au début du deuxième set. Rebelote, nous prenons la voiture à la suite du juge-arbitre (cette fois c’est un copain qui, après m’avoir initié plus tôt dans la journée à un jeu de civilisation, m’a accompagné). La suite sur cette moquette divine.
Le deuxième set sera tendu. En face de moi se dresse un roi du ping-pong, ses balles s’allongent de plus en plus, il commence à deviner où je vais servir et il fait obstacle à tout ce que je lui propose. Je vais être obligé de le surprendre et élargir le spectre des possibilités. Ce match, gagné 6/3 7/5, reste un très bon souvenir, entre autres parce que c’est en réfléchissant aux variations sur mes attaques que je vais l’emporter, face à un adversaire qui résolvait une à une les équations que je lui proposais. Au passage, jamais un Taraflex ou un revêtement ultra-rapide ne m’aurait offert toute cette palette stratégique.
Sept ans plus tard, à l’hiver 2000, au cours de ma période alsacienne, c’est sur cette même moquette verte que je vais disputer mes meilleurs matchs. Végétant depuis 3 ans entre 3/6 et 4/6, je vais aligner, en un seul tournoi, une victoire à 1/6 et trois victoires à 0. Un parcours à la Guga 97, dont le parallélisme tient également à la demi-finale contre un… 5/6, lui aussi auteur d’un parcours exceptionnel. C’est mon Dewulf à moi ! Je suis monté 2/6 sur ce seul tournoi. Une sensation étrange, celle de m’appuyer sur l’énergie que me renvoie la moquette pour accélérer ou ralentir à ma guise la cadence de l’échange. J’étais dans ma zone, assurément, parce que je sentais en face de moi des types esclaves de la vitesse que je voulais bien donner à la balle et incapables de me disputer cette mainmise sur le rythme.
Jeter les carpets avec l’eau du Taraflex
En 2009, à la demande de Roger Federer et Rafael Nadal, les carpets, identifiées comme telles par l’ATP, ont été bannies du haut niveau. La surface qui tenait la corde à l’époque était le Taraflex, avec quelques variantes, un PVC assez rapide. L’objet du délit était le danger sur les blocages d’appuis. C’est ainsi que la moquette textile, qui m’est si chère, n’est même plus envisagée. Aussi la question de sa résistance aux dérapages et aux reprises d’appui ne semble avoir fait l’objet d’aucune étude approfondie. Le sujet est important : je propose de faire le deuil du gazon, dont le danger de glissade est identifié et documenté. Mais inutile de le remplacer par une surface qui aurait le même inconvénient, ce qui n’est, à l’heure où j’écris ces lignes, ni confirmé ni infirmé.
Du reste, si les cravates de l’AELTC veulent accepter de rentrer dans une logique post-gazon tout en restant dans l’originalité, je n’ai rien de mieux à leur proposer que cette moquette verte, extraordinairement agréable à jouer, qui ne touchera pas à l’esthétique blanche et verte de Wimbledon et qui ajoutera au silence général du Centre Court le silence feutré du rebond sur moquette.
Je ne doute pas une seconde de leur capacité à nous pondre un brûlot de 400 pages réglementant le laçage de chaussures à semelle plate.


Mais non, pour un jeu rapide, pour la renaissance du service/volée, pas la moquette en indoor, LE PARQUET !!Oui, comme à Asuncion.
Et avec des super-balles à la place des balles de tennis
Sérieux, imagine l’ampleur du phénomène pour que les parquets soient interdits suite à cette rencontre. On est dans les années 80 quand même, les standards étaient beaucoup plus souples qu’aujourd’hui. Ca devait être carrément injouable !!!
https://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Guillaume-peyre-n-est-plus-l-entraineur-de-terence-atmane-une-question-de-valeur-humaine-et-de-comportement/1699904
Pour toi Rubens.
C’est clinique !
Pour moi ???????
Bien sûr, comme tu as déjà écrit à de nombreuses reprises l’aversion que te suscite Terence Atmane (qui ne m’est pas plus sympathique), cette entretien avec son ex-entraîneur donne pas mal de grain à moudre.
Perse, je crois que tu confonds. Atmane, le nom me disait quelque chose, mais je n’étais même pas sûr, j’ai dû aller vérifier
Et du coup, comme tu me parles d’un joueur français, tu confonds avec Corentin Moutet, dont j’ai eu de multiples occasions d’écrire le profond dégoût qu’il m’inspire.
Ceci étant, l’article ne me donne pas envie d’en savoir plus sur Atmane. J’imagine qu’il va réagir dans les heures/jours qui viennent, sa réponse ne m’intéresse pas plus que ça.
Quelqu’un évoquait une sorte de good vibe pour Grigor non, sur l’article précédent ?
Parce que là, c’est très fort.
2 sets à 1 pour Grigor. Il faut finir maintenant.
Si Grigor passe et Bublik aussi, peut être que ça sauvera ce Wimby d’une glauquitude rare. Un Slip qui a le boulard pour rencontrer un croque-mort guilleret qui a des vapeurs de jeune-fille dès qu’il fait plus de 30°, très peu pour moi
Bon, ben une autre fois !
C’est assez dingue là quand même de constater qu’il y a de sérieuses chances pour que Cobolli se retrouve en demies…
Pas tant que cela. Il etait deja en quart l’an dernier, et ce n’etait pas un accident, il jouait tres bien.
Une bonne nouvelle, elle vient des femmes avec Muchova qui bat Osaka. J’adore le jeu de Muchova, tellement élégant, varié, intelligent, subtil, fait de tant de variations. La voir gagner contre Osaka, qui a tennis très dangereux mais à zéro QI, est un plaisir. En plus, Osaka qui se plaint de la pression, du vedettariat, du racisme, et qui en rajoute une couche avec ses entrées sur court qui revèlent un problème narcissique pathologique et sans intérêt et ses soirées réservées aux gens de couleur… bref, on a un peu de mal à suivre.
Merci de mettre les pieds dans le plat à propos d’Osaka…
Franchement, elle donne l’impression d’être une marionnette sans colonne vertébrale, sans « ownership » quelconque, manipulée par les entrepreneurs identitaires. Et puis, elle a vraiment des vibes dépressives : si « solaire » est devenu galvaudé comme terme, il n’empêche que qu’il qualifie tout ce que n’est pas Osaka.
Par rapport à Serena Williams (dont le comportement a dérivé vers l’odieux depuis quelques années déjà), la différence est que la plus âgée a toujours assumé les moindres de ses actes, même quand ils sont mauvais.
Sinon, oui vive Muchova !
Dis-moi, Perse, toi qui est le spécialiste de Sinner jusqu’à connaitre ses pensées intimes, le vois-tu gagner le (bel) Italien ?
Moi, je pense qu’il vraiment intérêt à démarrer pied au plancher. Tiendra-t-il le rythme sans psychoter ? Car il psychote, notre ami Sinner, c’est devenu sa faiblesse. A force d’avoir une petite entreprise qui veut le peaufiner comme une Ferrari, il est devenu inquiet, il supporte mal la pression, et comme il lui est arrivé de mal supporter la chaleur, du coup il est devenu thermophobique anticipant la catastrophe avant même qu’elle ne survienne. Où va se nicher la pression !
Voilà qui devrait rassurer Rubens, Sinner n’est pas un monstre froid, si je puis dire, sans jeu de mots. Et s’il n’est sûr que Sinner ait un coeur, au moins a-t-il un système limbique qui le dépasse. Et puis quoi, mieux vaut la victoire d’un moine que de celui qui bientôt va se prendre pour Dieu définitivement, ou au moins pour son fils, comme le dit Srdjan (mon maître à penser) qui ne s’oublie pas dans l’histoire.
Clairement Sinner a des émotions et une certaine anxiété. Quand on voit l’immortalité de Djokovic, il y a de quoi, c’est fou !
Je trouve qu’il y a quand même une montée en puissance, et le terrain dur devrait plutôt le favoriser selon moi avec un rebond plus haut (donc moi gêné par le slice).
S’il sert à ce niveau désormais habituel, ça devrait passer.
Andiamo Sinner ! Encore que « lass uns gehen ! » conviendrait peut être mieux…
C’est plutôt « Auf geht’s » en allemand. Dans tous les cas, je ne veux pas de Djokovic, et je ne crois pas au miracle Féry non plus.
Et si Zverev ne m’est pas antipathique sur le plan du jeu, Sinner a une nette préférence en terme de niveau de jeu et de potentiel « historique » (selon moi, il demeure l’alpha post Djoko, plus qu’Alcaraz qui commence à subir l’adage du « le talent bat le dur labeur quand il travaille dur », or Sinner travaille mieux que lui.
En fait, je voulais faire une traduction libre sur le modèle « Sky my husband » mais en allemand pour dire : allons-y pour Sinner (faute de mieux, bien sûr !).
Sinner où « le tennis qui se lève tôt ». Pas sûr que le plus fragile des deux soit celui qu’on pense. Qui vivra, verra… En tout cas Muchova a encore gagné, et ça, c’est bien.
Oui, c’est génial qu’elle gagne au finish, je pense que comme pour Keys, tout le circuit sera ravi pour elle si elle parvient au bout : c’est l’une des joueuses les plus stylées qui toucherait un Graal après de nombreuses blessures.
N’ayant jamais joué sur carpette, je fais tapis et je m’en remets aux paroles de cette hymne parfait de Genesis.
(par contre j’ai joué quelques minutes sur gazon lors d’un voyage en Angleterre en 1978, et j’avais adoré…)
Figure-toi que j’ai hésité à intituler mon article « Carpet crawlers »
Etant donné que les piliers de notre sport tombent les uns après les autres – c’est le double qui est désormais sur la sellette – je ne vois pas pourquoi le gazon resterait intangible. Surface inadaptée au tennis de haut niveau. Inadaptée aux vitesses désormais atteintes. Dangereuse pour les chevilles. Et ne permettant plus aux joueurs de s’y entrainer.
D’autant que, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je ne reviens ni sur le Grand Chelem londonien, ni sur le site de Wimbledon lui-même.
Ah le bon temps où on fumait la moquette !
Ce temps est donc révolu ?
Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux: un temps pour naître, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté, un temps pour fumer la moquette, un temps pour replanter l’herbe, un temps pour se croire invincible et un temps pour ranger sa raquette (ça, c’est pour Slip !).
Il semblerait qu’il n’y a pas vraiment eu match lors de ses 1/2 finales.
En tout cas à 2-0 3ème set pour Sinner contre Djokovic, le gouffre au niveau stat était abyssal montrant une emprise exhaustive sur le match de la part du béornide avec une qualité de service excellente.
Pour la finale, je serai bien évidemment pour la carotte transalpine.
Il faut rester prudent, l’Italien hilare peut nous faire une hyperthermie nerveuse au dernier point, les carottes, même si elles sont cuites, n’aiment pas la chaleur. C’est connu.
C’est pas évident de se projetter sur la finale qui se profile : être « pour » le Z ou « pour » Sinner ?
Une part assez taquine en moi préfèrerait le Z.
Maintenant que Z semble accepter sa nature profonde en filant des grosses baffes en coup droit… tout est possible.
Bien, c’est fait , 3 fois 6/4, clinique l’italien.
Djoko a marqué le même nombre de jeux que Fery. C’est un bel équilibre.
Dommage pour Muchova qui tremble sous la pression mais Noskova est une belle championne qui se sera distinguée par sa qualité de service cette quinzaine : quelle précision dans les zones trouvées avec une vitesse satisfaisante.
Sacré tradition tchèque à Wimbledon depuis quelques années et profondeur de joueuses ! Quel dommage que Machac soit si fragile et mercurien côté ATP parce qu’il est génial à regarder tandis Lehecka mine de rien est un très solide joueur (même si monolithique comme ses colonnes grecques de quadriceps).
Zverev m’a impressionné par sa vigueur en coup droit contre Fery : il se comporte enfin comme un robot puissant de 2m de ce côté-là et ça lui facilite la vie. Paradoxalement, je trouve que pour qu’il passe le palier du dessus, il doit améliorer ses zones au service (il sert à plus de 70% à 215 km/h de moyenne, c’est incroyable) parce qu’il ne gagne pas assez de points gratuits avec : pas assez près des lignes et il n’a pas tout à fait l’angle des Karlo/Isner/opelka pour avoir des rebonds démentiels.
Sinner au contraire a réussi l’une des mues du tennis les plus exceptionnelles avec le service : c’est devenu un « spot » serveur à 210 de moyenne et 65% de première où pour le coup il touche les lignes à volonté. Depuis 1 ans, il amasse les aces et services gagnants à même proportion que les spécialistes du service. Ceux qui le suivaient lors de ses atermoiements de 21-22 mesurent le chemin parcouru !
Super content pour Linda Noskova, belle championne, qui avait subi les plus immondes commentaires le jour de la fête des mères (mai 2025), concernant sa mère et qui avait répondu avec cette sublime phrase :
To everyone who mentioned my mother on this Mother’s Day, I hope one day you find compassion in your heart.
Le Z joue divinement bien, c’est très rare de voir Sinner dominé en puissance du fond du court.
Mais Sinner unbreakable !
https://www.welovetennis.fr/atp/brad-gilbert-alcaraz-et-sinner-ne-font-pas-partie-des-10-meilleurs-joueurs-de-lhistoire-voici-mon-top-15
Pas vraiment d’accord avec le classement de Gilbert qui donne trop la prime aux GC, dénigre le classement (et le contexte) et qui a les yeux de Chimène pour Agassi dont le niveau de jeu n’est pas à la hauteur de sa « legacy » médiatique.
Par exemple, les 2 GC d’écart entre Nadal et Federer ne justifient pas de mettre l’Espagnol avant le Suisse selon moi quand Federer a passé 50% de temps supplémentaire en tant que n°1.
Sampras n°4 est de l’américanocentrisme, sa mainmise ayant été moins quantitative que le Big 3 et moins exhaustive que le triumvirat US (Connors, MacEnroe, Lendl) et c’est un idolâtre de Sampras qui le dit.
Et vu comment cela se déroule actuellement, Sinner est bien parti pour être le Djokovic versus le lièvre Alcaraz.
Cool weekend : Tsitsi, Rublev et….Bernard ! Le Tomic annonce qu’il n’annonce pas sa retraite, suite à sa retentissante victoire à Newport ! La moustache lui va très bien par ailleurs.
Pas Newport Sam mais Lincoln. Un peu moins prestigieux car ce n’est qu’un Challenger 75 (Newport n’est certes plus un ATP 250 mais ça reste un Challenger 125).
Ceci dit à Los Cabos il vient de gagner son premier match au niveau ATP depuis plus d’un an (6/1 6/0 contre un LL).
Et clin d’oeil de l’histoire, cette victoire en 46 min est la plus rapide de la saison, lui a le record de la défaite la plus rapide également avec 34 min contre Nieminem à Miami !
https://www.france.tv/france-2/fifteen-love/
Guillaume, j’espère que tu as touché des droits d’auteur pour le titre de cette série !
Extrait de la critique de Télérama :
‘Justine’… comme Hénin ; ‘Pearce’… comme Mary (phonétiquement, au moins).
« Guillaume, j’espère que tu as touché des droits d’auteur pour le titre de cette série ! ». C’est clair, il faut demander des royalties !
https://www.itia.tennis/news/sanctions/full-decision-in-the-marketa-vondrousova-case-published/
Le détail de la décision concernant Vondrousova est tombé : 58 pages soit un cas nettement plus long que les cas Sinners et Swiatek.
Un résumé pour Rubens :
L’incident a eu lieu le 3 décembre 2025, les entretiens avec les parties prenantes étaient terminés le 22 avec 2ème tournée d’entretien avec le contrôleur et la joueuse.
Le 15 janvier, Voudrosova a reçu sa PRE-notification avec 2 semaines pour y répondre. Finalement, elle a eu jusqu’au 20 février avec des informations complémentaires fournies par l’ITIA pour se défendre.
Le 20 février, V répond qu’elle rejette entièrement la notification basé sur 3 arguments : Santé mentale, sûreté physique, et non-respect de la procédure par le contrôleur (dont la 1ère langue est l’allemand ; normalement les tchèques parlent bien l’allemand, ce n’est pas un problème).
Le 27/02, la notification formelle est reçue, avec la possibilité jusqu’au 19/03 de demander une audience devant un tribunal indépendant. Possibilité formellement demandée le 02/03 par la joueuse.
La formation du tribunal et la remise des conclusions suit son cours sans acrimonie avec 1 navette jusqu’à la tenue de l’audience qui a lieu le 11/06 à Londres avec les principales parties physiquement présentes, notamment le contrôleur et la joueuse.
Les faits sont détaillés avec un grand luxe de détail sur 3 pages. On peut constater que la joueuse et son entourage ne sont pas au fait des règles de code anti-dopage. Les versions divergentes sont relatées etc…
Ensuite, se déroule sur 30 pages tout le raisonnement juridique quant au rapport entre les faits et le code ainsi qu’avec les conclusions des différentes parties.
La sanction est explicitée point par point sur 12 pages et il n’y a franchement pas grand chose à dire là-dessus : l’entourage ainsi que la joueuse elle-même étaient totalement à côté de la plaque, ont paniqué et ont pris de mauvaises décisions parce que les devoirs n’avaient été fait. C’est comme se prendre une interro « surprise » annoncée dans la semaine par le prof et se taper un 0.
Cet US Open démarre sous des auspices intéressants. Peut-être les forçats de la première semaine de Roland auront-ils donné des idées à tout le monde : quand les gros chats ne sont pas là, les souris peuvent danser et s’entretuer dans un tournoi féroce mais spectaculaire.
Zorba et Carlitos sont évidemment les deux favoris naturels mais ils n’offrent pas toutes les garanties à l’ouverture du tournoi. Nous verrons bien.
Fils va-t-il vomir sur le court, puisqu’il semblerait que cela devienne l’habitude des favoris, ou redresser la situation ?
Hello, 2 ou 3 trucs pêle-mêles :
- Suis assez surpris que l’affaire de C du K ne fasse pas plus de bruit. Je n’ai pas de détail, mais là, il ne s’agit pas d’un bout qui traine sur un verre ou dans des cheveux ou je ne sais quoi non ? C’est une prise de C pure et simple ? Faut il être con… Ou bien vouloir terminer sa carrière de la manière la plus suicidaire qui soit. Allez savoir. En tous cas, tous ceux que le K a chambré bêtement sur les réseaux doivent bien se marrer.
- Suis assez confiant pour le Z. C’est moi ou il a un tableau de touriste ? A ce train là, ça va finir par être l’année Z.
- Carlito a mis 3X4 à Saffiulin, et les tours derrière ont l’air assez cool, jusqu’à un Paul ou un Lehecka à un moment ou un autre.
-Quelqu’un qui s’y connait a dit que Fed avait encore un niveau top 100. Ca m’a pas sauté aux yeux dans son petit show contre A.R, mais quand même. Ca pourrait expliquer que Carlito et le Z ont, à mes yeux, des tableaux assez cool, où qu’ils se présentent. Je lis ça en constatant que des Big Foe, Rublo, commencent par un bon gros 5 sets, bon courage, la marge.
- Djoko a 39 ans et des poussières sur un court de tennis où il doit faire genre 35°. Préparation idéale pour l’Australie. Quoi qu’il en soit, miser sur un N°25 commence à avoir une très, très, grosse cote.
- Monfils a eu une WC, initiallement pas Stan, allez comprendre.
- Les attitudes et autres « célébrations » footballesques de Fils ou Pokeialtmane sont en tous points détestables, bon débarras.
- Tiens, l’Open de Rennes vient de révéler le nom de ses stars, j’aurai donc en bas de chez moi : Mana, Droguet, Bonzi. Pas folichon. Attendons que la premiere semaine de l’US rende son verdict pour savoir si j’investis dans un ticket de métro.
La C du K met un point final à la trajectoire pathétique de l’australien. Pour l’avoir longtemps défendu, y compris ses coups de sang, c’est finalement tout simplement un bon retour de karma et une justice immanente.
Cela faisait 4 ans et sa finale de Wimbledon 22 que Kyrgios confirmait un syndrome de désillusion, un vrai hiatus entre la réalité de ses actions, accomplissement et sa perception de tels faits. Le voir demander de l’indulgence, de la contextualisation et de l’individualisation est effectivement pathétique quand on a été aussi grossier, vindicatif, caricatural et agité auparavant.
Ce n’est même plus à regret ni sans tristesse que je dis « Bon débarras ! ».
Sur la prise de C par K : ce n’est pas qu’on en parle peu, c’est juste que si tu t’intéresses seulement au tennis – c’est-à-dire à l’actu et aux résultats – ça fait quelques années désormais qu’il n’y a plus d’actu concernant le K.
Le K s’inscrit dans une lignée de joueurs talentueux mais n’ayant jamais réussi à supporter, sur la durée, les exigences du tennis professionnel. Pour ne parler que des vainqueurs en GC, des noms me venant en tête sont McEnroe, Noah, Wilander, Cash, Becker, Agassi, dont les prises de drogues récréatives sont soit avérées, soit probables au regard de leurs propos ultérieurs.
J’ai toujours beaucoup aimé Rublev mais son goût immodéré pour la défaite et son penchant pour une certaine forme de masochisme are beginning to run on my beans, commencent à me courir sur les haricots. Certes, on dira qu’il a disputé 5 sets, écarté une balle de match, mais son match contre Merida ! Non, non, non ! ce n’est plus possible, ça ! C’est plus du tennis, c’est n’importe quoi.
Intéressant article d’Eurosport, « Carnage à Flushing ».
Cet US prend une tournure intéressante en effet, mais pour soutenir la comparaison avec Roland, j’attends les dizaines de batailles rangées entre seconds couteaux affamés. Je guette la chute du Z, qui ne sautait tarder s’il n’enlève pas le frein à main ; franchement, il joue mal. Carlitos a eu l’occasion de se rassurer un peu plus.
Ben Hur et l’ami Fritz seront à surveiller. Je ne cache pas ma préférence pour le premier nommé, capable de variations et de toucher.
Quant à Daniil, il va avoir son premier test contre la tarte flambée ce soir. Il a eu deux premiers tours faciles, face à Arthur la pente devrait s’élever. Je ne sais pas du tout si Daniil est en mesure d’aller loin dans ce tournoi. J’ai de sérieux doutes.
Les mêmes causes ne produisent pas forcément les mêmes effets. De ce que j’ai vu, pas de matches inoubliables, on est plutôt sur le versant boring du tennis. Les 5 sets non plus ne font pas la magie. Du coup, je regarde Muchova qui me réconcilie avec le tennis.
Si tout de même, Carlito pas encore au top mais toujours agréable à voir jouer. Hélas la manie sinnérienne de la petite équipe unie et uniforme a déteint sur l’Espagnol. Que voulez-vous, ma bonne Dame, le monde demande des symboles à défaut de vérité et d’innocence. Du coup, comme on dit maintenant à tout bout de champ, vais-je commenter la tenue de Carlito ?
Non, je laisse ce plaisir à Perse qui a dit sur Tiktok qu’il adorait.
ah bon ? Je ne regarde pas l’US, Alcaraz a plutôt des auspices favorable mais cela déjà 5-6 ans que c’est le GC sur la plus mauvaise pente à mon goût.
Vu Daniil hier soir, contre Big Foe. Le Russe a un vrai TDAH. Son jeu est là et bien là, ses sensations sont correctes, il a tout dans les mains pour l’emporter sans problème, mais il a des absences rédhibitoires. Il breake à 5/5 dans le premier set, c’est le moment qu’il choisit pour faire n’importe quoi. Il ne marquera plus que 2 points, Frances joue tout seul pendant 10mn. Le reste est à l’avenant. Toutes proportions gardées, Medvedev me fait penser à Monfils. Des phases entières de jeu où il s’évade, laissant l’adversaire jouer tout seul. Ca a coûté de nombreux matchs à Gaël, ça en coûte beaucoup à Daniil. Et c’est dommage, parce que dans cette tendance générale à l’uniformisation des jeux (quelle pauvreté dans les schémas tactiques, quand même, cet US !) il pourrait se distinguer et revenir au top, si seulement il parvenait à se concentrer sur 100% des points.
Bref, l’armada US restante ne me semble pas de taille à faire tomber Carlitos. Le Z non plus. Cet US est bien parti pour être oubliable. Qu’ils me fassent mentir…
A l’US Open, il faut regarder les matches d’Alcaraz et les femmes (le joueuses, j’entends, of course).
Heureusement qu’Alcaraz est venu jouer cet US Open! Sans lui, le spectacle serait quand meme tres pauvre. IL y a bien eu la resurgence de Tsitsipas, plutot agreable a regarder, mais ca n’a pas dure. Bon et puis peut etre Learner Tien qui au milieu d’ue armada US efficace mais insipde peut relever un peu l’interet du tournoi.
Tu es un peu dur avec Shelton et Tiafoe qui ont généralement un jeu assez spectaculaire et explosif.
Je crois qu’en fait, je deviens allergique au tennis ailleurs que sur terre battue. Shelton et Tiafoe ont un jeu spectaculaire et explosif en effet, mais côté spectacle ils montrent 1000 fois plus de variations sur terre que sur dur. En voyant Big Foe hier, je me suis souvenu de son match contre Arnaldi à Roland, et je suis bien obligé de dire qu’hier il ne restait plus grand chose de la finesse et des variations dont il est capable. Mais d’un autre côté je le comprends, la finesse est-elle récompensée sur dur autant que sur terre ? Pas vu Shelton hier, mais j’ai vu quelques bouts de sa victoire au Canada, et ma remarque vaut entièrement pour lui aussi.
Donc explosif oui, spectaculaire, tout dépend où on met le curseur
Moi, j’ai regardé Alcaraz hier et j’en suis très content. J’ai vu un tennis exceptionnel, terrible, surprenant, et plus terrible encore… perfectible (et ça c’est une mauvaise nouvelle pour les autres joueurs). Peut-être qu’il perdra face au canonnier américain. Mais je m’en fous, je prends beaucoup de plaisir à le voir évoluer. C’est un tennis rare qui va bien au-delà de la finesse. Alors est-ce qu’Alcaraz sauvera l’US Open, voire le Tennis, et le monde qui fout le camp pendant qu’on y est ? J’en suis pas sûr. Mais bon, c’était quand même le tennis en fête hier soir. Non ?
Il ne perdra pas. Alcaraz-Shelton, c’est comme Federer-Roddick, c’est une voie sans issue pour l’americain, c’est un duel qui va finir a 17-0. Peut-etre qu’alors Shelton ganera un match qui lui permettra d’affirmer que personne ne bat Ben Shelton 18 fois de suite. Mais pas ce soir.
Le ciel vous entende…
Je suis sur le Cerundolo/Blockx.
Alors déjà, je découvre Blockx. [silence à la Forrest Gump] C’est tout ce que j’ai à dire à propos de ça.
A choisir, je préfère Cerundolo. Il est né dans la même ville que Gabriela Sabatini, ça vous pose un homme. Pas de revers, mais justement, l’amibe qui lui fait face, bien qu’étant beaucoup plus puissant que lui, est incapable de lui trouver la zone de son revers sans un déchet énorme. Francisco peut donc attaquer avec son coup droit et prendre la main sur l’échange. Et par ailleurs, je vois que c’est un émotif, un peu à la Gaudio, je le trouve attachant en fait. Il se bat avec les armes qu’il a, on ne peut pas lui en demander plus. Et lui au moins est capable de mettre en relation deux neurones.
La Belgique, pays de Justine Hénin et David Goffin, s’est reconvertie dans la fabrication de golems. C’est juste à pleurer.
Et 2 sets à 1 pour l’IA… A pleurer je vous dis.
Nathan, moi aussi j’ai passé un bon moment avec Carlitos. Ses fulgurances sont juste phénoménales.
Mais je fais le parallèle avec les articles de cette semaine sur Tsi² et la disparition du R1M. Ca fait quelques années qu’on est sur un fil, avec Shapo, Musetti et Tsi², et on peut certes profiter du spectacle qu’ils nous proposent et s’inquiéter de la raréfaction du R1M et des jeux variés et créatifs. Cette disparition du R1M, ça fait des années qu’elle nous guette, nous y sommes.
De la même manière, le mélange d’ogives et de caresses de Carlitos, c’est extraordinaire à regarder, mais c’est vraiment l’arbre qui cache une forêt de néant. Roland a été sauvé par une première semaine extraordinaire, Wimbledon ne l’a pas été. De manière récurrente, quand l’intérêt d’un Grand Chelem repose sur sa seule présence, c’est quand même inquiétant pour l’avenir du tennis. Federer était un miracle, et sa longévité a sauvé les années 2010. Carlitos est un nouveau miracle, mais quand un seul joueur rameute les amateurs de beaux jeux et concentre sur sa seule personne une grande part de l’intérêt pour le tennis, c’est que quelque chose ne va pas.
Quand j’en suis à donner des satisfécits à Ben Shelton pour le spectacle qu’il propose, ça me donne le vertige. Il a un jeu en tous points similaire à celui de Verdasco (certes avec un meilleur service), et au tournant des années 2000-2010, jamais je n’aurais cité Verdasco comme un tenant du beau jeu. Les standards de ce que je juge agréable à regarder se sont sérieusement relâchés en 15 ans. Peut-être que ça ne concerne que moi, peut-être que je suis un vieux réac incapable d’apprécier la modernité pour ce qu’elle propose. Voici 30 ans, j’ai été horrifié par l’arrivée de Seles et Capriati, puis par Davenport, les sœurs Williams et Sharapova, parce qu’elles sont arrivées au sommet en réduisant le tennis féminin à des rapports de puissance. Hingis et Hénin n’étant pas éternelles, nous voyons le résultat aujourd’hui, avec un tennis féminin qui n’intéresse plus grand monde, et où l’intérêt d’une levée du Grand Chelem repose sur quelques sauterelles qui parviennent à se frayer un chemin en deuxième semaine avant de se faire (généralement) écraser sous un déluge de puissance.
Tous les indices actuels, Sinner en tête mais aussi les jeunes qui poussent derrière, montrent la tendance. Puissance phénoménale impossible à maîtriser, schémas de jeu appauvris, aucune variation, le tennis féminin anticipe ce que sera le tennis masculin dans quelques années.
D’ici là Nathan, je suis comme toi. Je profite de Carlitos, il me réconforte
mais pour combien de temps ?
Nous sommes bien d’accord. Mais bon, si le summum du plaisir est l’affrontement total entre deux grands champions qui jouent bien en même temps, c’est tout de même un phénomène à périodicité faible. Heureusement, il existe d’autres plaisirs plus humains, comme l’affrontement à Roland de joueurs de la horde sauvage, libérés des ombres tutélaires qui obscurcissent leur perspectives, et qui se donnent à fond. Et puis il y a aussi le plaisir de voir un champion hors norme, face à joueur doué tout de même, maîtriser son sujet en donnant l’impression d’inventer des coups. A cet égard, le dernier jeu d’Alcarz pour conclure est un feu d’artifice : sans passer une seule 1ère balle (les grands machins qui servent l’enfer sont des tueurs du jeu qui commencent à m’emmerder), mené 0-30, en trois coups magiques, il casse la table pour finir en bouquet final, après un 3ème set plutôt pépère. Donc il faut apprécier ce qu’il y a.
Mais je sais au fond quel est ton joueur préféré. C’est… Michelsen ! Hé oui, il n’a perdu aucun set Michelsen et il n’a pas grand chose à perdre.
Juste une précision : Blockx était diminué (cuisse, flanc droit), et c’est bien quand même de gagner en jouant au deux tiers de ses possibilités. C’est la deuxième fois qu’il maîtrise Cerundolo. Mais c’est vrai, Blockx ce n’est pas le tennis champagne, c’est plutôt un mousseux des Ardennes (belges).
Tout fout le camp, mon bon Monsieur, et ça va pas s’arranger, au tennis et ailleurs…
C’est très bien de se lamenter sur le tennis en ne sauvant guère qu’Alcaraz mais l’explosivité de son coup droit a tout à voire avec les cyborgs plutôt qu’avec la grâce de chat d’un Mecir.
Oui sa vitesse et sa main sont hors-normes, son explosivité l’est encore plus pour faire des accélarations aussi fumantes.
Félicitation à Shelton, il a été un toro Miura bravo pour réussir un immense exploit (deuxième défaite en 5 sets pour Alcaraz seulement), à part un service exceptionnel, il obtient ses résultats par un coeur énorme.
C’est clair, j’aurais aimé que Shapo soient plus souvent aux avants-postes et que Musetti soit moins blessé. En revanche, Tsitsi ne me manque pas du tout.
Ah Mecir… Là on change de dimension !!! Mais en fait tu ne dis rien d’autre que moi. Alcaraz et Mecir auraient été contemporains, je n’aurais probablement pas souligné la délicatesse d’Alcaraz !
Ah Mécir ! Il était gracieux Mécir, vraiment gracieux, c’est vrai, à une époque où il était plus facile aussi de jouer gracieux. Va jouer gracieux contre un service pas gracieux de Shelton ou un coup droit pas gracieux de Sinner, pas simple. D’ailleurs Mecir, combien de GC à son époque bénie ?
Bon, il semblerait maintenant que tout le monde vomit sur un cours. Quelle triste époque. J’ai bien fait de manquer ce match-là !
Et bravo à Ben Hur, qui semble bel et bien avoir pris une nouvelle dimension. Profiter d’une absence de Carlitos pendant deux sets est une chose, avoir les nerfs suffisamment solides pour l’emporter dans le tie-break final en est une autre. C’est toute la différence avec le Z à l’OA, qui lui n’avait pas réussi à finir le travail.
Shelton est mon favori de coeur pour la victoire finale. Suivi de Big Foe.
En haut du tableau… je cherche quelque chose d’intéressant. Rien. Ah si. Karen, le fameux slave qui tient la porte du top 15. Il a une occasion en or de faire un peu mieux. Pourquoi Karen, qui est aussi bestial que les autres ? Pour la pureté de son geste en coup droit. Il a un vrai beau coup droit Karen. C’est bien peu, mais il faudra s’en contenter.
Un beau coup droit KK ? Ah tiens ? Moi c’est le contraire, je trouve sa préparation particulièrement pas jolie. Pas si loin de celle de Big Foe d’ailleurs.Voire Musetti. Comme quoi, goûts et couleurs…
Pour le reste, vu les esthétiques en présence, je suis depuis longtemps dans le club des C’était mieux avant. Mes goûts font que je regarde d’abord le revers, enfin, le R1M, et il n’y a donc plus grand chose à voir aujourd’hui. Ainsi, en ce moment mon pref’ est le fameux : Jurgen Briand (N92 Français). Ce qui a notamment l’avantage de pas trop me faire scotcher devant mon écran.
J’observe alors ensuite le service. Puisque aujourd’hui, ils arrivent même à avoir des services laids, loin de l’esthétique 70/80′s qui consistait en avoir un joli mouvement harmonieux des deux bras qui montaient en même temps, une légère flexion des jambes et le tour était joué, le service de Noah étant à mon sens la plus belle création tennistique ever. Puis, heureusement, Pete, puis Fed nous a fait croire pendant 20 ans qu’on pouvait encore servir « comme ça ». En face de ça, la cohorte de serveurs qui – bon, c’est super dur à décrire – donnent l’impression de d’abord lancer la balle, très haut – Lendl avait un peu initié ça – de manière beaucoup moins compacte que les précités, pour ensuite lancer tout leur corps dedans avec un mouvement des jambes super moche -décidément difficile à décrire – ce qui va donner, par exemple, un Zverev (avec lui en plus, une préparation initiale grotesque). Là je cherche en vain un autre « beau service » que celui de Fed dans les années 2000, mais pour préciser, je dirais que le mouvement de Nadal avait quelque chose de « humble », pas désagréable à l’oeil. Rublev également.
C’est quand même difficile d’avoir un coup droit moche. Surtout depuis qu’en son temps, Gulbis a mis la barre très haut. Mais quand même, vraiment, je trouve celui de Kachanov un peu…Gênant. Ainsi donc que celui de Musetti, ce qui dans son cas est dommage, car sans ce problème je le rangerais volontier N°1 des joueurs les plus stylés. A ce jeu là, le coup droit de son rival direct, Stefanos, est quand même plus clean.
Je ne peux pas ici ne pas parler de Grigor, afin de surtout, ne pas en parler. Autant être clair : aujourd’hui, on est habitués, mais quand il est arrivé, c’était limite gênant de le regarder, Baby, dans son imitation de Papa. Particulièrement au service d’ailleurs, puisque l’imitation était et est toujours assez râté. Chez moi cette gêne n’a jamais cessé, j’ai comme un sentiment de voyeurisme quand je le vois, comme une curiosité malsaine à le voir dans son délire Federien.
Bref, au final, grand vainqueur du Style : Jurgen Briand.
D’accord avec toi Sam : le coup droit de KK, archétype du coup droit contemporain est une aberration, qui ne fonctionne d’ailleurs pas très bien : ça lifte certes bien mais sans pénétration et en plus ça ne relève pas les balles coupées. Mensik est dans la même veine d’ailleurs.
Pour le service, celui de Nadal était idiosyncratique et assez laid également à mes yeux (mais j’ai toujours trouvé la gestuelle de Nadal très laide, son revers également notamment). En revanche, le service de Zverev est plutôt beau et délié une fois passé sa préparation. J’aime bien celui de Shapovalov également ou de Tsitsipas.
Je ne reviendrai pas sur Dimitrov mais j’endosse 100% de ton propos : c’est une imitation sans l’essence de Federer qui induit une grande confusion chez les énamourés du saïga bulgare.
Les goûts et les couleurs… Le plan de frappe est parfait, la boucle est à la fois impériale et violente. Ceci dit, je ne parlais pas de l’efficacité !
Ah Grigor ou le Federer Dry, « ça brille doré comme du Federer mais ce n’est pas du Federer ». D’accord avec ton propos : son mimétisme enfantin rend perplexe et dérange : défense contre l’angoisse en enfilant le costume de Federer ? désir d’atteindre la même gloire en enfilant le même costume ? complexe du garcon de café sartrien qui joue au garçon de café mais cette fois version joueur de tennis ? ou tout ça à la fois ou autre chose encore. Cela dit, c’est une belle carrière, Grigor. Et puis un Federer Dry, de temps en temps, quand on a soif d’élégance et qu’on est mélancolique, ça fait du bien.
Il faut être très fort comme KK pour jouer avec cette prise et cette gestuelle, à mon avis pas très jolie.
En parlant de R1M, puisqu’on n’en voit (quasiment) plus en simple (Musetti, reviens !), je suis tombé par hasard sur un joli R1M dans les highlights d’un match de double riche en français : Roger-Vasselin/Nys contre Guinard/Andreozzi. Si j’ai bien compris (car ça jouait très vite (et très bien)) le R1M appartenait à Nys. Mais j’ai pu me tromper. En tous cas, profitons du double pendant qu’il y en a encore.
https://www.eurosport.fr/tennis/us-open/2026/tennis-us-open-highlights-h.-nys-e.-roger-vasselin-g.-andreozzi-m.-guinard_vid60098127/video.shtml
C’est vrai que le service de Nadal est très Nadalien, appris, travaillé, pas fluide. A se demander si ceci n’a pas à voir avec son histoire de gaucher qui ne sait pas s’il est droitier, ou l’inverse.
J’ai eu la chance de voir le Z, puis le Stepanos, dans leur jeunesse vers 17 ou 18 ans. Le Z était déjà annoncé comme un futur grand (ce qui ne l’avait pas empêché de perdre contre, je crois, ce vieux renard à R1M de D. Sela).
Les services des deux m’avaient impressionné. Le Z surtout : voir un type de pas loin de 2 mètres lancer sa balle aussi haut…Banal en soit, mais quand même super impressionnant en live.
On ne pourrait pas interdire aux joueurs de mettre le doigt à l’oreille pour réclamer les acclamations du public ?
Quelle vilaine habitude.
Ah oui, alors ! Ca tape sur les nerfs. En plus ça rappelle l’Affreux.
Autre chose qui mériterait des avertissements, j’y pensais en regardant Efremova (oui je sais, c’est surprenant, je m’excuse mais je voulais voir à quoi ressemblait son jeu) à l’USO. Cette insupportable manie qui consiste à serrer le point en gueulant sur chaque point perdu de l’adversaire. Elle a perdu, bien fait pour elle. En plus son jeu, c’est une caricature de jeu moderne à QI zéro, parfaite pour illustrer les propos de Rubens.
Surement encore un truc de footeux ça. Je remarque que le terme « célébration » est d’ailleurs entré dans le vocable journalistique pour le tennis. On commente donc, à présent, la nature de la « célébration ». Peut-être que cela participe aussi de la Mouratolougisation du tennis ?
Quoi qu’il en soit, si je repense aux plus grands numéros 1 de l’histoire, pour moi Borg, Sampras, Fed, c’était le monde du silence. J’ai donc du mal à comprendre pourquoi les coachs n’embarquent pas leurs poulains sur cette voix. Au nom d’un « tempérament » ? Au nom de l’idée un peu vaseuse d’être « porté par le pubic » ? Mouais… Si tu interragis comme ça quand ça va bien et que tu veux te la péter, attends toi aussi à devoir interagir quand tu fais de la m… alors, et là, bon courage.
On peut rajouter Lendl pour le silence et 270 semaines n°1 !
Complètement, bien entendu. Imagine-t-on le Grand Ivan le doigt sur l’oreille à faire tout ce cinéma. En fait, quel numéro 1 en a été capable…A part Djoko ? Je vois pas.
Agassi bien sûr ainsi que Hewitt !
Sachant que Hewitt était capable de s’enflammer comme un pitbull sur une faute adverse !!!!
Je parle spécifiquement du doigt dedans l’oreille hein. Agassi était capable d’une certaine extraversion, c’est certain, mais pas ça. D’ailleurs, cette histoire de doigt n’avait probablement pas été inventée de son temps. Vu que ceux qui font ça aujourd’hui ne font que singer les footeux j’ai l’impression.
Quant à Hewitt, comment dire ? Je parlais des vrais numéros 1, pas des intérimaires.
Wilander, Edberg, Becker, COurier, Murray et quelques autres te remercient de les traiter d’intérimaires
Bon, intérimaires, mais naaaann Rubens, pas ceux que tu cites, ceux là sont sérieux. Je parle du virage chelou du début du siècle, entre les Moyas, Rios, Ferrero, Safin… Tout ça c’est de l’intérim en attendant Fed.
Et donc, Ivan est aussi une imposture, il a assuré l’interim entre McEnroe et Sampras