De Stockholm à Shanghai : histoire d’un tournoi

By  | 14 octobre 2010 | Filed under: Histoire
Si par définition les Masters 1000 ont, depuis la création de ce « label » au début des années 1990, plutôt respecté le principe d’unité de lieu (rappelons que bien que Key Biscayne ait mué en Miami le tournoi n’a pas changé de localisation, juste de sponsor principal), il est une exception, celle de l’avant-dernière étape de ces rendez-vous annuels.

Depuis vingt ans, l’actuel Master 1000 de Shanghai a en effet très souvent déménagé, au gré des fortunes nationales tennistiques ; tournoi historique disputé à Stockholm depuis le début de l’ère Open, il aura suffi que les champions suédois déclinent pour que celui-ci perde son statut d’épreuve privilégiée. Ce fut au bénéfice d’une Allemagne imposant sa puissance, sportive et financière, dans les années 1990 et dont le grand argentier fut Ion Tiriac. Et quand l’Allemagne s’essouffle, le moustachu sent bien le vent : direction l’Espagne, avant la promotion en terre battue qui permet à Shanghai, désormais dépourvu de Masters Cup, d’organiser depuis l’an dernier son « grand » rendez-vous de tennis. Retour sur l’histoire agitée de ce tournoi.

1969 – 1994, les années Varègues. Entrée dans l’ère Open, et de suite un rendez-vous suédois qui sera, bien avant l’avènement des pompeuses étiquettes « Super 9″, « Masters Series » ou encore « Masters 1000″, l’un des plus gros rendez-vous de la saison hors Grands chelems. Florilège du palmarès : Stan Smith (deux titres), Arthur Ashe (deux titres), Bjorn Borg (un titre), John McEnroe (quatre titres… et ceci), Mats Wilander (un titre), Ivan Lendl (un titre), Stefan Edberg (deux titres)… Avec la décennie 1990, les bombardiers se rendent maîtres de la moquette suédoise et Boris Becker se taille la part du lion, égalant bientôt le quadruplé de « Big Mac » : 1988, 1990, 1991 et 1994. Durant la période, mentionnons également les victoires de Goran Ivanisevic (1992) et de Michaël Stich (1993). Mais s’il fallait n’en retenir qu’une, ce serait l’édition 1994, durant laquelle Boum-Boum effectuera un exploit qui demeurera inédit quinze ans durant : battre les trois meilleurs mondiaux en succession. Becker n’est alors plus que 6e à l’ATP, mais que veut dire le classement chez ce type de champions… Il le démontrera en battant tour à tour Michael Stich (N°3), Pete Sampras (N°1) et Goran Ivanisevic (N°2), podium de l’ATP et podium des surfaces indoor… moins Boris !

1995 : Essen, l’année Muster. Becker et Stich chez les hommes, Graf et la petite Huber chez les femmes, l’Allemagne du tennis rayonne. Jamais très loin de Boris, Ion Tiriac, première fortune de Roumanie, met sur pied un grand tournoi allemand en indoor et prend la place de Stockholm au calendrier. Et pour que cette unique représentation dans la Ruhr reste inoubliable, elle consacrera un vainqueur inattendu, Thomas Muster, qui remportait là le second de ses quatre titres conquis sur une surface autre que la terre battue. 4 sur… 44 ! Battant MaliVai Washington en finale et avec également Arnaud Boetsch dans le dernier carré, l’édition 1995 ne restera pas dans les mémoires, malgré tout de même une superbe demi-finale Muster / Sampras. Dès l’année suivante, on met le cap sur une ville un peu plus « sexy » pour les sponsors, Stuttgart et sa vitrine resplendissante Porsche – 13 victoires aux 24H du Mans, 3 titres de champion du monde de F1.

1996-2001 : Stuttgart, les années folles. Cinq ans durant, l’épreuve allemande consacrera un palmarès assez bigarré, entre vieux chevaux de retour et jeunes espoirs fougueux :

. 1996 : Il était le roi de Stockholm, il inaugurera en grande pompe l’évènement de Stuttgart. Boris Becker remporte là son 48e titre ATP, battant en finale Pete Sampras au bout de cinq sets endiablés (3/6 6/3 3/6 6/3 6/4), prémices à leur épique duel – Martin, si tu nous lis – quelques semaines plus tard en finale du Masters. L’Allemand conclura sa faste saison (titré à Melbourne en début d’année) par une victoire en Coupe du Grand chelem. Sa carrière est quasiment achevée.

. 1997 : Le filiforme Petr Korda a faim. Très fragile et souvent blessé, le Tchèque au bras d’or sort d’un quart de finale à l’US Open (victoire sur Sampras au passage). Son succès allemand, victoires sur Rios, Rafter et Krajicek à la clé, le ramène dans le Top 10 pour la première fois depuis 1993. Trois mois plus tard, il soulèvera la Coupe d’Australie, six ans après sa finale de Roland-Garros perdue contre Jim Courier.

. 1998 : Après s’être contenté du plateau de finaliste l’année précédente, Richard Krajicek s’adjuge à l’unanimité le trophée. Norman, Agassi, Ivanisevic, Sampras et Kafelnikov seront tour à tour épinglés au mur, seul Sampras parvenant à lui chiper un set, au tie-break. Pour ceux qui en doutaient encore, oui, le Hollandais pouvait être énorme dès lors que son corps le laissait tranquille. Problème, comme disait Agassi : « Krajicek ? A chaque fois qu’il voit un court de tennis il se blesse ».

. 1999 : Thomas Enqvist au palmarès. Le grand frère de Tomas Berdych a toujours excellé en indoor, au point d’ailleurs de remporter les deux Masters Series de fin de saison : Bercy en 1996 et donc Stuttgart en 1999, où il effectue une démonstration de force à peine moins impressionnante que Krajicek la saison précédente, avec des victoires sur quatre membres du Top 10 : Andre Agassi (N°1), Gustavo Kuerten (N°5), Richard Krajicek justement (N°8), et Marcelo Rios (N°9). Malheureusement pour Enqvist, aucun Grand chelem ne s’est jamais joué en salle !

. 2000 : Wayne Ferreira. Lorsque débute le Masters Series de Stuttgart, le Poil-de-Carotte sud-africain n’a plus remporté le moindre tournoi depuis le Super 9 de Montréal en 1996. Autant dire que malgré des huitièmes de finale à Melbourne et Wimbledon personne n’imagine Ferreira capable de remporter le titre. Il écartera pourtant comme un grand le tenant Thomas Enqvist, Andrei Pavel, Sébastien Grosjean et en finale Lleyton Hewitt pour remporter le 14e tournoi de sa carrière. Il attendra encore trois ans pour qu’un quinzième (Los Angeles) vienne définitivement clôturer une carrière bien remplie.

. 2001 : Tommy Haas. Celui que l’Allemagne attend comme fer de lance de sa relève réalise une fin de saison de feu dont ce titre à la maison sera l’apogée. Tombeur notamment du bientôt N°1 mondial Lleyton Hewitt en demi-finale, Haas signe par cette victoire son entrée dans le Top 10. Mais la sensation provient de l’identité du finaliste, plus habitué aux trophées de double que de simple : le Biélorusse Max Mirnyi. Pour en arriver là, Max « The Beast » a sauvé pas moins de quatre balles de match lors de ce parcours : deux contre Kuerten, deux contre Ivanisevic. Fatigué par son périple (il gagne également le tournoi en double), il prendra trois fois deux en finale. Fin de l’histoire pour Stuttgart : le tournoi s’éteint complètement à l’ATP pour reprendre un créneau WTA.

2002-2008 : Madrid, les années royales. En sept ans, le Master 1000 de Madrid aura consacré sept vainqueurs différents, et quels vainqueurs : Agassi, Ferrero, Safin, Nadal, Federer, Nalbandian et Murray. Que du lourd, au point même que les cinq premières éditions consacrèrent cinq N°1 mondiaux. Le détail :

. 2002 : Un prestigieux vainqueur, Andre Agassi, qui grâce à ce troisième Master Series de l’année entretenait l’espoir de terminer l’année N°1 (il se contentera du 2e rang, derrière Hewitt et devant Safin), mais pas de finale. Blessé, Jiri Novak ne pouvait disputer sa première – et seule – finale dans un tournoi de cette importance. A noter que, après Monte-Carlo 1997 et Montréal 2001, Fabrice Santoro signait ici sa troisième et dernière demi-finale en Master Series.

. 2003 : A ce moment précis, Juan Carlos Ferrero semble avoir posé sa patte sur le circuit. Vainqueur à Roland-Garros, finaliste à l’US Open, l’Espagnol vient de s’emparer de la première place mondiale suite à sa victoire sur Agassi à New York. Dans la foulée, il remporte à domicile son quatrième Master Series. En chemin, il bat Roger Federer dans un bras-de-fer haletant (6/4 4/6 6/4) qui était quasiment un match pour la place de N°1. C’est aussi à Madrid que l’on découvre réellement un joueur qui fera parler la poudre quelques mois plus tard à Athènes : Nicolas Massu, qui se fraye un chemin jusqu’en finale grâce à son grand coup droit (bat Kuerten et Roddick).

. 2004 : Début de l’état de grâce safinien. Marat Safin entame à Madrid une marche en avant qui lui offrira titres à Madrid, Pékin, Bercy, demi-finale au Masters avec match énorme à la clé contre Federer, avant le sommet australien en début d’année suivante. L’autre homme fort de la semaine, c’est l’Argentin David Nalbandian, arrivé en finale sans perdre un seul set. Mais le match pour le titre tourne court : comme souvent à cette époque, Nalbandian est fébrile dans ses finales et il n’y aura pas réellement match : Safin s’impose 6/2 6/4 6/3 et débute le dernier grand run de sa carrière, le plus accompli aussi.

. 2005 : L’année où trois joueurs se partagèrent les neuf Masters 1000 : quatre à Federer, quatre à Nadal, un à Berdych (Bercy, où les deux premiers cités étaient absents). A Madrid, Rafael Nadal prouve dès 2005 qu’il est un terrien qui s’exporte. En finale, il bat l’homme chaud du moment, Ivan Ljubicic, qui restait sur 16 victoires consécutives (deux en Coupe Davis, avant des titres à Metz, Vienne puis le parcours madrilène). Le Croate remporte pourtant les deux premiers sets, mais Nadal, égal à lui-même, défend obstinément, s’accroche, pousse l’adversaire à la faute, inverse petit à petit la vapeur, jusqu’à remporter le match au tie-break du cinquième set. Un grand moment dans la jeune carrière de l’Ibérique… et une victoire à la Pyrrhus puisque, exténué, le pied meurtri, Nadal mettait dans la foulée un terme à sa saison, avant de louper l’Open d’Australie suivant.

. 2006 : Oubli réparé pour Roger Federer, qui remporte l’un des rares Master Series où il ne s’était jamais distingué. Il ne reste alors guère plus que Bercy sur cette liste peu envieuse… Cette année-là, le Suisse trace, au point d’exploser sa bête noire David Nalbandian en demies (6/4 6/0) puis le Chilien Gonzalez en finale (7/5 6/1 6/0). La semaine suivante, les deux hommes se retrouveront encore en finale à Bâle, avant leurs retrouvailles à venir en finale de l’Open d’Australie 2007, titre à la clé pour Federer sans perdre un set, tandis que le Chilien se consolera avec l’un des plus furieux parcours de ces dernières années en Grand chelem (Blake, Hewitt, Nadal, Haas).

. 2007 : David Nalbandian fait son Safin et s’adjuge le doublé indoor Madrid – Bercy. Mais lui ne parviendra pas à prolonger l’état de grâce jusqu’aux antipodes. Surtout, David contribue à remettre au goût du jour un exploit plus vu depuis treize ans et Becker à Stockholm : battre les trois meilleurs mondiaux sur un tournoi. Djokovic avait initié le mouvement à Montréal (bat Roddick, Nadal, Federer), Nalby le fera à un moment où le Serbe a pris la place de l’Américain sur le podium : après avoir épinglé Berdych (11e) et un tout jeune del Potro (53e) en guise d’amuse-bouche, David lamine Nadal (6/1 6/2), bat Djokovic (6/4 7/6) avant de retrouver la clé du coffre-fort suisse (1/6 6/3 6/3). A Bercy, il remettra ça aux dépends du Top 2, battant cette fois Federer en quarts (6/4 7/6) puis Nadal en finale, score à peine moins sec qu’à Madrid (6/4 6/0).

. 2008 : Un an après Djokovic, un autre petit jeune est venu frapper timidement à la porte du banquet des géants. Il se nomme Andy Murray, est Écossais et remporte à Madrid son deuxième Master 1000 de l’année. Tout nouveau 4e mondial, il a battu Cilic, Monfils et surtout Federer pour se hisser en finale. Le dernier obstacle avant le titre est Français et a explosé cette saison : Gilles Simon. Déjà trois fois vainqueur en tournois, demi-finaliste à Cincinnati, le Niçois  s’est fait à Madrid une spécialité des matchs marathons : trois sets contre Andreev, trois sets contre Blake, trois sets contre Ginepri, trois sets contre Karlovic, et enfin trois sets contre le N°1 mondial Rafael Nadal, battu du fond du court, à la bagarre. Épuisé, le Français ne parviendra pas réellement à faire trembler Murray en finale. Le tournoi peut maintenant déménager en Orient.

2009 – 20?? : Shanghai, année zéro. Le géant chinois veut du tennis, le tennis veut le marché chinois. Le jeu des chaises musicales s’est enclenché : Hambourg, dernier fleuron du tennis allemand, perd son statut de Master 1000 ; Madrid récupère le créneau ; et Shanghai, qui vient de perdre le Masters, obtient son gros tournoi en guise de compensation. Mais quel tournoi ; après l’habituelle série de forfaits (pour le coup Federer et Murray), voici venir la litanie des abandons : Zverev et Acasuso au premier tour, Haas, Roddick et del Potro au second, Monfils et Wawrinka en huitièmes, Ljubicic en quarts et Lopez en demies… Vous avez bien compté : neuf abandons en une semaine pour des joueurs fatigués par les longues saisons, sans doute pas trop motivés par cette tournée à l’autre bout du monde et qui ne trouvent pas de réconfort dans des tribunes aux deux tiers vides. Pour un coup d’essai, vraiment pas un coup de maître. Dans ce grand vide, un homme à saluer car son parcours ne dut rien à personne : Nikolay Davydenko, vainqueur de son troisième Master 1000 en carrière en battant, sans abandon aucun, Gonzalez, Stepanek, Djokovic et Nadal. La succession du Russe est ouverte.

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726 Responses to De Stockholm à Shanghai : histoire d’un tournoi

  1. Oliv 14 octobre 2010 at 16:03

    Que de fautes directes de fed en coup droit !

    • Sylvie 14 octobre 2010 at 16:08

      ça s’est déjà dégradé depuis hier ? Mauvais signe.

      • Oliv 14 octobre 2010 at 16:10

        Oui !

  2. Djita 14 octobre 2010 at 16:17

    Seppi super!

  3. Antoine 14 octobre 2010 at 16:55

    Match paisible du Suisse, notablement moins bon qu’hier, mais contre un adversaire moins dangereux également: il a géré tranquillement car Seppi n’a pas vraiment les moyens de l’inquiéter sérieusement. Il a gardé du gaz pour son quart demain contre Soderling. Cela donnera une meilleure indication de ses dispositions. Normalement, il doit le battre, comme d’habitude, d’autant que le Sod n’est pas à son meilleur depuis un moment, mais il ferait bien de lui régler son compte en deux sets, parce qu’après c’est Djoko, probablement, puis Murray en finale (probablement également) et compte tenu de la difficulté de son tableau, il est important qu’il gagne vite s’il veut aller au bout.

    Aller au bout à Shangaï est un objectif raisonnable pour lui compte tenu des déraillements de Nadal et Davydenko, les deux derniers finalistes, du fait que Djoko va commencer à ressentir de la fatigue et que le seul type à la fois vraiment bon, et frais, qu’il risque d’avoir à affronter est Murray en finale…

    Je trouverais assez logique que Federer gagne ce tournoi, à tout le moins qu’il aille en finale, et sur ce que j’ai vu, il est au dessus des autres, Murray et Djoko exceptés..

  4. Kristian 14 octobre 2010 at 17:13

    Une reflexion que je me faisais en revoyant le dernier tweener reussi hier par Federer. On fait souvent le reproche aux raquettes actuelles d’avoir un tami elargi et une zone de controle beaucoup plus grande qui permettent notamment de reussir des coups de defenses inedits et globalement securiser le jeu. Je pense que c’est faux.

    Quand on revoit le dernier Tweener de Federer au ralenti on constate que la balle n’est pas du tout centree, au contraire elle est frappee avec le haut du cadre. Et ca part comme une bombe. Inutlie de dire qu’avec la raquette de Sampras d’ il y a 15 ans, la balle aurait rebondi avant le filet.

    Autrement dit, les zone de controle elargies permettent aussi une prisque de risque inedite avec un taux de reussite insolent. Ca va dans les deux sens. Le Federer des grandes heures qui jouent au ping-pong du fonds du court a toute vitesse aurait boise dans tous les sens si on lui avait donne une raquette des annees 90. Soderling qui frappait comme une mule lors du dernier RG en mettant tout dans le court n’aurait jamais reussi cela il y a 15 ou 20 ans. Affirmer que cela favorise exclusivement les defenseurs ne me parait donc pas du tout exact.

    • Yaya 14 octobre 2010 at 17:38

      bient tenté mais Federer a le tamis le plus petit des top players. C’est donc le joueur qui profite le moins de l’avantage des tamis élargis et c’est de fait l’un des joueurs qui boise le plus dans le top ten.

      • Franck-V 14 octobre 2010 at 18:32

        oui

    • Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 20:07

      J’allais répondre la même chose que Yaya.

      Grosso modo, Fed joue avec une raquette des années 90.

      • Kristian 14 octobre 2010 at 20:25

        ben.. pas tout a fait, il a commence sa carriere avec la raquette de sampras. quand on a demande au meme sampras d’essayer la raquette actuelle de fed, sa reaction etait.. « c’est pas du jeu.. »

        • Yaya 14 octobre 2010 at 22:44

          Fed joue avec une version améliorée de la raquette de Sampras : 95 square feet vs 90 sq pour Sampras. Et surtout le cordage diffère.

          mais surtout Federer a par rapport à Sampras, à taille égale, les 10 kg de muscle en plus qui permettent d’utiliser pleinement le potentiel des raquettes contemporaines.

    • Antoine 14 octobre 2010 at 22:11

      Sauf que si on regarde les ralentis du Suisse, on se rend compte qu’il frappe presque toujours parfaitement centré, ce qui n’est pas le cas des autres. L’exemple que tu cites est plutôt un contre exemple..

      • Yaya 14 octobre 2010 at 22:46

        Il a été élevé à l’école classique.

  5. Guillaume 14 octobre 2010 at 17:18

    Pendant que l’on discours autour de la polémique soulevée par Antoine, Henri Kontinen vient de nous offrir un magnifique show contre Stéphane Bohli.

    Premier set : des aces à la pelle, des revers gagnants en veux-tu en-voilà, long de ligne, croisé long, croisé court, du chip and charge, des volées gagnantes… et trois points faciles (une double faute, deux retours de revers badufs) offerts à Bohli en même temps que le tiebreak.

    Deuxième set : des premières balles de bourrin qui provoquent une pelletée de doubles fautes, des décalages coup droit frappés plein pot dans l’étoile supérieure de la bâche ‘BNP Paribas’, une précipitation excessive entre chaque point, et finalement une raquette donnée ironiquement à un ramasseur de balle comme pour dire « tiens, tu feras toujours mieux que moi ». 6/0 Bohli, un très beau prototype de match vendangé par un joueur tellement plus talentueux que l’autre, mais tellement plus instable.

    Le redoutable David Guez est maintenant à l’oeuvre. Pour moi ça sera pause café.

  6. Jean 14 octobre 2010 at 18:27

    Excellent cet article Guillaume, je ne peux que te féliciter au passage pour la constance qualité/quantité de ta production. Et puis j’en apprends un peu plus sur la fin de carrière de Becker.

    Sur la saison indoor :
    Pour moi, elle n’existe plus en tant que telle depuis que la moquette a disparu, un appauvrissement de plus de conditions de jeu. Il est vrai que cela fait un moment que ces tournois de fin de saison sont un peu foireux (Bercy) et qu’ils ne servent qu’à distribuer les dernières places pour les Masters. Cela me passionne tellement que je ne sais même pas qui est concerné cette année, mais j’aimais bien le carpet (même à titre personnel, même si je n’ai pas souvent pratiqué dessus).

    Quand la Chine s’éveillera… elle voudra porter des Nike Air, alors évidemment, il faudra trouver d’autres pigeons pour les fabriquer, mais il y a encore des esclaves pour pas chers en Birmanie, Indonésie (sans parler du potentiel africain)… Pour l’instant, on remercie les Noichs, grâce à leurs douze heures de travail par jour, on peut voir au moins trois-quatre nouvelles et immondes collections par an, et même les acheter, merci les Chinois ! Et merci au passage à tous les yallos qui ont fait entrer le sportswear dans la mode et qui trouvent intelligents de participer au bordel en achetant tous les mois la dernière paire de Nike pour aller de chez eux au bus, wesh, wesh.

    Heureusement, le tennis qui reste un sport de gentlemen qui ont la classe se tient loin de tout cela…

    • Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 20:10

      Je suis ok avec ça: en gros, on a niqué la saison indoor avec la fin de la carpet.

      Comme pour mieux le démontrer encore, on a transformé un M1000 indoor en un M1000 outdoor.

      A l’heure actuelle, la fin de saison indoor, c’est un tournoi de préparation (Bâle, Valence, Stockholm, Vienne,…), Bercy et, pour 8 joueurs uniquement, la MC. C’est peu. Surtout sur une surface devenue pratiquement identique à de l’outdoor.

    • Jean 14 octobre 2010 at 20:42

      C’est la surface qui a le plus morflé, au profit du hardcourt, indoor ou outdoor : http://www.tennis28.com/charts/ATP_Surfaces_1980_2006.GIF

      Donc effectivement, les conditions de jeu sont quasiment similaires à ce que l’on voit le reste de l’année, et cela ne m’intéresse pas. Le seul argument valable quant à sa suppression est possiblement celui de sa dangerosité, des risques de blocages notamment au niveau des chevilles comme cela était arrivé à Michaël Stich, mais ce n’est pas non plus arrivé à grand monde.

      Pour parler de saison indoor, celle de « dans l’temps » était à cheval sur les années civiles, la fin de saison dont parle Guillaume (Stockholm), une dinde avant les Masters au MSG, puis les premiers gros tournois (Philadelphie et je ne sais plus quoi) enchaînés éventuellement avec le circuit WTC et sa finale à Dallas, tout cela sur carpet avant d’enchaîner sur la terre, ça faisait un sacré truc. Evidemment, on n’allait pas à l’AO, ni ce truc artificiel de Key Biscayne, de quatre surfaces, on est passé à trois.

  7. DIANA 14 octobre 2010 at 19:07

    Bonsoir à tous:)

    Quelqu’un (William ? ) aurait-il les highlights du match de Fed s’iou plaît?
    Merci par avance.

    Demain, du lourd avec Sodarling qui a fini par battre Ferrer, il faut croire que seuls les tournois importants le motivent, et l’odeur du sang de Federer le transcende :mrgreen:

    Vu que le match sera en indoor, avantage au Suédois selon moi.

    J’avais bien anticipé les défaites de Chardy et Gasquet, mais n’imaginais pas de telles corrections.

    Le dernier Français devrait tomber demain, face au 4ème qualifié pour la Masters Cup.

    Je souhaite vraiment que Melzer aille en 1/2, il semble qu’il ait très bien joué aujourd’hui, utilisant ses défaites passées comme armes.

    Djoko très solide devrait disposer de Garcia-Lopez, enfin, je le souhaite.

    • William 14 octobre 2010 at 19:14

      http://www.youtube.com/watch?v=M3TERVlGX74 Bon c’est court et de piètre qualité, mais on peut se faire une petite idée !
      Comme le disait je crois Antoine, si sa prestation était d’un niveau inférieure à celle d’hier c’est à mettre sur le compte de son adversaire, Seppi ayant un jeu plus « brouillon ».

    • DIANA 14 octobre 2010 at 19:25

      Merci William :)

      Effectivement, j’aurais préféré du 10 minutes, mais bon, m’en contenterai :mrgreen:

      Fed a déclaré hier lors de sa conf de presse :

      I play Seppi? Andreas, I’ve played him multiple occasions. I think I played him many times at the beginning of last year. He plays the ball really flat. He has a good forehand, good backhand. That’s his bread and butter. I have to make sure I’m moving around and playing aggressive myself.

      Jouer aggressif génère forcément plus de fautes, non ? Combien de fautes directes et de points gagnants aujourd’hui ?

      • Stephanie 14 octobre 2010 at 20:43

        Si je me souviens bien, 27 winners, 20 fautes directes.

  8. May 14 octobre 2010 at 19:35

    Chronique d’un tournoi itinérant pourrait peut-être un titre plus réaliste, intéressante rétrospective qui permet de suivre le cheminement du multiple « avant dernier tournoi » de la catégorie M1000.
    Je me demande bien pourquoi ce tournoi a autant changé de lieux alors que d’autres n’ont jamais bougé depuis leur création.

    Pour en revenir à l’actu du jour, Melzer a eu la bonne attitude pas comme bcp qui se présentent en victime consentante.

    « To be honest, I learned from the last matches, » Melzer added. « The first one at the Olympics was a blowout. Then I think I played a very good match [at Roland Garros] against him. Although I lost in three sets, I was very close in winning one. Clay is his best surface. I’m very happy. »

    Pas trop de surprise pour les autres matches excepté Berdych qui n’y arrive décidément pas, il ne veut peut-être pas aller à la MC peut-être.

    • Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 20:15

      « Je me demande bien pourquoi ce tournoi a autant changé de lieux alors que d’autres n’ont jamais bougé depuis leur création. »

      Disons qu’à partir du moment où ca bouge une fois, cela signifie que le nouvel endroit n’a pas la tradition de tous les autres tournois. Dès lors, il devient forcément moins stable et lorsqu’il s’agit de redistribuer les cartes, c’est celui-là qui saute.
      Et Tiriac est un petit malin.

      • May 14 octobre 2010 at 20:43

        C’est une explication en effet avec les histoires de gros sous certainement.

  9. Sam 14 octobre 2010 at 20:08

    Guillaume, où trouves tu le temps de faire tout ça ? Avant de commenter, une perle made in open de Rennes, le site web ….

    « BOHLI atteint les quarts de finale !
    Ce joueur Suisse perçu comme le meilleur joueur de son pays , n°1 mondial chez les 14 ans vient de battre Henri KONTINEN 7.6(4) 6.0″

    Et au passage, exit Kontinen, 2ème joueur le plus intéressant après Grigo déja exit.

    • Djita 14 octobre 2010 at 21:16

      Trop fort!

    • DIANA 14 octobre 2010 at 21:29

      Donc, le roi de la terre battue, c’est Fed en fin de compte ? :mrgreen:

    • Nath 14 octobre 2010 at 21:29

      C’est Gillette qui va apprécier :lol:
      J’aimerais bien avoir le passif de ce « Jim Agate » quand même :roll:

      • Djita 14 octobre 2010 at 21:52

        Aparemment ce Pierre Agate est un récidiviste pour les accusations contre le patron d’IMG. Ils se détestent, bref je n’y crois pas.

    • Sylvie 14 octobre 2010 at 21:30

      Faire exprès de perdre le seul GC qui manquait à son palmarès alors qu’il était en route pour le calendaire, il aurait fallu être bien c… !

      Ce qui est fascinant c’est de voir qu’en deux trois articles, l’info a glissé d’une plainte déposé contre un directeur d’IMG accusé d’avoir utilisé des infos confidentielles sur ses clients pour parier à une affaire de paris truqués. Pour l’instant, il s’agit d’une plainte qui est sujette à caution et personne n’a encore parlé de trucage mais de paris illicites . L’entourage des sportifs n’a pas le droit de parier ni d’utiliser les infos en leur possession pour parier.

    • Sylvie 14 octobre 2010 at 22:02

      Ce qui est impressionnant c’est de voir les titres glisser très vite vers une accusation de trucage de la part de Federer alors que l’article original ne dit rien de tel. Il parle d’utilisation d’ »inside news » par le PDG d’IMG.

      Le Jim Agate a déjà été débouté en 2008 pour une plainte similaire.

      A suivre

  10. DIANA 14 octobre 2010 at 21:15

    Je viens de lire attentivement l’article de Guillaume, bel exposé qui m’a entre autres permis de me remémorer Shanghai l’an dernier, assez triste en raison des forfaits et du public absent. Il semble qu’il y ait une constante cette année, l’absence de public.

    L’ATP, en octroyant le statut de M1000 à Shanghai, ne s’y est pas trompé, le potentiel est énorme en Asie, c’est tout ce qui intéresse la machine à fric.Et sans doute sera t il très compliqué de faire marche arrière sous prétexte que les stades sont vides, les pressions ne doivent pas être tristes.

    Fed a répondu à une question dans son interview d’hier :

    « I just think China has got to be a little bit patient. I have the idea they’re getting a little too excited, wanting men’s players too quickly. Tennis is a sport that takes time to move forward in the rankings. You know it. There’s many, many players working hard in South America, in Europe, in Australia, all around the world, that it’s not so simple just to break through.
    But they’re doing the right things with CTA, even Mercedes Benz helping with Swing for the Stars. I think that’s a great initiative. »

    La Chine en tant que seconde puissance économique mondiale, veut sa part du gâteau dans tous les registres,y compris le tennis.

    Je n’ai qu’un conseil à vous donner : mettez-vous au chinois :mrgreen:

    • Djita 14 octobre 2010 at 21:17

      Moi j’ai la flemme d’apprendre le chinois même à 20 ans. Mais mes enfants l’apprendront de force! lol

  11. Antoine 14 octobre 2010 at 22:34

    Guillaume,

    je n’ai rien contre le contenu de ton article, mais la proposition qui consiste à dire, je te cites, que « chaque tournoi est indépendant, mais tous forment l’historique du 8e MS de l’année », est du pipeau: il n’y a rien de commun entre le tournoi de Stockholm, celui de Stuttgart, celui de Madrid et maintenant celui de Shangaï, hormis le fait qu’ils ont tous successivement racheté le créneau de ce qui est effectivement aujourd’hui le 8ème MS. Un seul exemple pour montrer l’absence de fondement de cette prétendue filiation: le tournoi de Madrid fût il y a quelques années le 8ème MS; il est aujourd’hui le 5ème: so what ? il est l’héritier de feu le 5ème ?

    Chaque tournoi a son histoire. Le tournoi de Shangaï n’en a aucune, ou presque, et il est totalement abusif, voire scandaleux pour les tournois cités comme étant son supposé prédécesseur, d’en faire le successeur de tournois qui continuent à exister quel que soit leur rang respectif.

    Bref, tu peux faire un papier sur le tournoi de Shangaï, et il m’aurait d’ailleurs semblé logique en ce cas d’écrire, ce qui est la réalité, qu’il fait suite aux différents tournois du Master’s qui se sont déroulés là bas, et d’expliquer pourquoi après la perte du Masters, la Fédé chinois a souhaité et obtenu un M1000 en compensation, avec les conséquences assez désastreuses que l’on voit cette année et l’année dernière, mais il est absolument sans aucun fondement de faire de ce tournoi le successeur des tournois de Stockholm, Stuttgart, Mardrid au seul prétexte qu’ils ont récupéré un créneau qui, provisoirement, fait qu’il s’agit du 8ème MS de l’année, ce dont tout le monde se fout d’ailleurs…

    Si Dubaï rachète les droits de Bercy et obtient le droit de le faire disputer en novembre, cela va en faire le successeur de Brecy ??

    Et si je rachète les droits de Monte Carlo et fait disputer le tournoi à Abu Dhabi durant la même semaine, je deviens le successeur de Monte Carlo ? Et si je n’obtient un créneau différent et le fait jouer au printemps, je suis le successeur de feu le tournoi qui occupait la place dans le calendrier ?

    Désolé mais cela ne tient pas la route…

    Je pense par ailleurs que je vais pondre un article qui expliquera le pourquoi et le comment de l’attribution des créneaux..

    • Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 23:02

      J’ai à peu près le point de vue inverse du tien.

      « Un seul exemple pour montrer l’absence de fondement de cette prétendue filiation: le tournoi de Madrid fût il y a quelques années le 8ème MS; il est aujourd’hui le 5ème: so what ? il est l’héritier de feu le 5ème ? »

      Oui, clairement. Madrid terre battue est l’héritier de Hambourg, bien plus que de Madrid indoor.

      « Si Dubaï rachète les droits de Bercy et obtient le droit de le faire disputer en novembre, cela va en faire le successeur de Brecy ?? »

      Oui.

      Les seuls tournois indéboulonnables sont les GC.

    • Guillaume 14 octobre 2010 at 23:10

      Antoine, libre à toi d’avoir une opinion différente de l’ATP à ce sujet. Maintenant, que ça te plaise ou non, le palmarès officiel depuis 1990 de ce 8e MS comprend bien les vainqueurs de Stockholm jusque 1994, d’Essen en 95, de Stuttgart de 96 à 2001, de Madrid indoor de 2002 à 2008, et de Shanghai depuis 2009. Comme je te l’ai dit plus haut, c’est un fait, acté par l’ATP.

      De la même manière, puisque tu évoques le sujet, que si le Madrid de terre battue n’a pas matériellement récupéré le palmarès de Hambourg auparavant (son palmarès débute en 2009 avec Federer), le palmarès du dernier MS d’avant Roland, lui, comprend les vainqueurs de ces épreuves (jusque 2008 à Hb, depuis 2009 à Madrid).

      Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il y a une histoire individuelle des tournois, et il y une histoire commune des tournois en tant que MS. Et c’est bien ainsi que le reconnaissent les instances internationales.

    • Nath 14 octobre 2010 at 23:24

      Je ne suis pas d’accord avec Antoine à 100%.

      De Stockholm à Madrid (j’exclue volontairement Shanghai), le 8° Super 9 / MS, se jouait au même moment de la saison, dans des conditions proches, et les tournois de préparation étaient les mêmes. Son importance était globalement la même. Il s’inscrivait dans la saison indoor européenne, dans la même logique au fil des ans. Le principe ne changeait pas s’une année sur l’autre avec la localisation, je ne vois pas la différence avec le Masters.

      De la même manière, je trouve que Madrid dans sa version actuelle a plus à voir avec Hambourg qu’avec ce qu’il était jusqu’en 2008. Son palmarès est complètement dans la continuité du tournoi allemand déchu.

      Shanghai sort de nulle part par contre, là je suis d’accord.

  12. Marc 14 octobre 2010 at 22:57

    Salut à tous,

    content de pouvoir vous lire un peu entre plusieurs déplacements.

    J’apprécie toujours la qualité des articles et des débats sur 15 LT, même en période de creux post USO/pré Shanghai, la baraque a été bien tenue.

    Merci à Guillaume pour cet article très complet qui m’a permis de me remémorer plein de beaux matchs et de revisionner des extraits de certains d’entre eux. Certes, comme dit Antoine, c’est discutable d’établir une filiation en Shanghai, Madrid, Essen, Stuttgart et Stockholm, mais ce ,’est pas bien grave quand cela permet de raconter de belles histoires.

    Comme Jean, je regrette amèrement qu’il n’y ait plus de moquette, ça changeait un peu et on avait tout au long de l’année une vraie variété de surface.

    Sur les résultats, il faut se rappeler qu’en 2007, Gasquet torchait Djoko (il me semble), les choses ont bien changé.

    Pas vu les matchs de Fed, à vous lire et à lire l’Equipe, il semble mettre en place un nouveau jeu plus adaptés à l’évolution de son physique…tout en rebossant un peu, c’est plutôt une bonne nouvelle.

    Nadal battu, pas très étonnant après sa défaite à Bankok et sa quasi défaite à Tokyo contre Troiki la semaine passé, il joue beaucoup trop et se crame ! Avec ce qu’il a déjà gagné comme tournois cette année, il ferait mieux de se reposer ! Mais bon, je ne tire aucune conclusion de ces défaites qui ne veulent rien dire, quand il sera reposé, il sera de nouveau au top.

    A+

    • Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 23:07

      Nadal a une fin de saison light maintenant: Bercy, Londres.

  13. Guillaume 14 octobre 2010 at 23:18

    Du Français, du Canadien, du Suisse, de l’Espagnol, du Breton et même de l’Irlandais, pas de doute on parle bien des Internationaux de Rennes.

    Allez, je vous raconte une perle des bords de court. La scène se passe lundi midi. Illia Bozoljiac est sur le court. Bozo, pour vous remettre, c’est d’abord un gros serveur ; c’est ensuite une boule de nerfs bourrée de tics ; c’est enfin, last but not least, un gars qui joue revers et coup droit à deux mains. Présentement, il est à la lutte avec le Belge Desein. En bord de court, Grigor Dimitrov et son coach Peter McNamara observent le match du coin de l’oeil. Et là, sur un énième coup droit à deux mains du Serbe, McNamara, Australien bon teint, service-volée, revers à une main et toute la tradition classique, lâche en grimaçant : « That is not tennis. » Un grand moment.

    • Sam 14 octobre 2010 at 23:52

      Ha ! Gloire à toi de l’avoir racontée, celle-là !

      Sur ton article …Et le débat avec Antoine. D’un point de vue Karl Lagerfeldien, je trouve terrriblement moderne l’idée qu’un tournoi, à l’heure du village global, comme on dit, devienne finalement « hors sol ». Après tout, devant des caméras TV, pour nous, qu’est ce qui ressemble plus à une salle de tennis indoor qu’un autre salle de tennis indoor ? Si l’on goûte les affaires de complot, rien n’interdit de dire que ce tournoi, et d’autres, pourraient tout à fait se dérouler n’importe où sur la planète, et nous n’y verrions que du feu.

      Quand il fallait vraiment y aller pour voir ce qui s’y passe, l’endroit, le territoire physique avait de l’importance. Mais de nos jours ? En fait, Stockholm est peut-être tout simplement précurseur … (mais de quoi ?)

    • Antoine 15 octobre 2010 at 00:42

      Excellent !

  14. The-True-Class 14 octobre 2010 at 23:20

    http://www.youtube.com/watch?v=uKZTKjW-d1k
    Juste MAGNIFIQUE !! La grande classe,le même que face a Tsonga.

    • Antoine 15 octobre 2010 at 00:47

      Oui, et le même que face à Murray en finale de l’OA ! C’est un truc qu’il ne faisait pas trop avant; c’est un des risques qu’il prend plus volontiers aujourd’hui. J’aime beaucoup !

  15. Antoine 15 octobre 2010 at 00:40

    Je réponds à Guillaume, Nath et Elmar et à tous ceux que le débat veut bien intéresser:

    Que l’ATP ait décidé, à tort ou à raison, d’accepter qu’un nouvel organisateur de tournoi se substitue au précédent ne signifie en aucune manière que le nouvel organisateur « hérite » de l’histoire et du palmarès du tournoi dont il a racheté le créneau..

    Si l’ATP acceptait, et indiquait, que le palmarès d’un tournoi reprenait celui du tournoi dont il aurait repris un créneau serait une forfaiture qui n’aurait aucune signification sportive. Cela traduirait simplement le fait que l’ATP est une organisation dévoyée qui prétend revendre au détenteur du nouveau créneau le palmarès du tournoi précédent…On n’en est pas là, et heureusement…

    Ce n’est pas le cas et, en l’espèce, l’ATP ne le fait nullement, même si sa communication débile peut prêter à confusion.

    L’ATP ne dit pas que le tournoi de Shangaï est le successeur des tournois précédents: ils mettent en regard du tournoi de Shangaï, actuellement placé comme le 8ème des M1000, ceux des tournois qui à un moment ou à un autre, ont pu se trouver dans cette même position chronologique. ..

    Cela n’a évidemment aucun sens de comparer des éditions de tournois qui, du fait des changements de calendrier très fréquents, se trouvent être en 5ème , 6èème ou 22ème place en établissant une filiation sans fondement entre deux tournois qui, au cours d’une même année, se trouveraient à la même place, en l’espèce la 8ème du calendrier des M1000, catégorie récente qui n’a d’ailleurs guère de sens comme le démontre l’actuel tournoi de Shangaï..

    C’est pourtant ce que fait Guillaume et je ne puis que le regretter car je ne vois pas bien qui pourrait accepter de considérer que Davydenko, vainqueur de l’édition précédente du tournoi de Shangaï serait le successeur de Mc Enroe, vainqueur du tournoi de Stockholm en 88..

    Il n’y a donc aucune histoire commune des 8ème, 3ème ou xième M1000: non seulement la catégorie n’a guère de sens en tant que telle, ayant été crée de toute pièce en 1990 (ce qui est un autre sujet), mais de surcroît, le déclassement; ou classement, de tournois en catégorie supérieure, ou inférieure, interdit toute filiation comme a essayé de la faire Guillaume…

    Et pour résumer, Davydenko n’est pas le successeur de Stan Smith !

    Et il ne manquerait plus que cela !!!

    • Ulysse 15 octobre 2010 at 10:01

      Mais qu’a fait l’infortuné Guillaume pour attirer sur lui les foudres d’Antoine ?

      Voilà un papier plaisant que je parcours l’esprit léger. Plaisamment écrit, il n’éveille en moi qu’admiration pour le travail de recherche et un vrai plaisir à voir dérouler continuement les faits d’armes depuis une époque dorée et révolue, jusqu’au panier de crabes actuel. Le fil conducteur de Stockholm à Shangaï est bien un peu étrange, mais je le prends naïvement comme un prétexte arbitraire et sans conséquence pour juxtaposer évocations nostalgiques et actualité. Un peu comme si le fil rouge était « les tournois joués les jours d’éruption solaire à travers l’ère open ». J’ai failli en rester là.

      Et bien non : le courroux d’Antoine s’est abbattu. Son souffle
      dévastateur me retourne. C’est vrai quoi ? Qu’est-ce que c’est que cet article qui mélange tout, qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes, Davy pour Stan Smith (comme si quelqu’un avait eu un jour envie de porter des tennis Nikolaï Davydenko ?

      Il y a quand même une chose qu’Antoine ne mentionne pas. Quoi qu’on puisse reprocher à Guillaume, il parle quand même de McEnroe dans son papier, sans même l’avoir « connu ». Même si le rapprochement opéré en fait techniquement le prédécesseur de Davy, je pense donc qu’on peut lui pardonner.

  16. Hasek 15 octobre 2010 at 01:55
  17. Kristian 15 octobre 2010 at 08:42

    Oui, enfin L’Australian Open est quand meme reste l’Australian Open, bien qu’il ait change de lieu, de surface et de date. Quel point commun entre Wilander vainqueur a Kooyong sur gazon en Decembre 84 et Wilander triomphant sur dur a Finders Park en Janvier 88? A peu pres autant qu’entre Davydenko vainqueur a Shanghai, et Mcenroe a Stockholm. POurtant Wilander est bien multiple vainqueur d’un seul et meme tournoi. Donc oui l’approche de Guillaume tient la route.

    • Antoine 15 octobre 2010 at 09:58

      Il s’agit du même tournoi et c’est pour cela que cela a un sens et tient la route: c’est l’OA !

      Ce qui ne tiendrait pas la route, ce serait de faire une « histoire du premier GC de l’année » en parlant de l’OA, puis de considérer que de 77 à 87 il s’agirait de Roland Garros, puis de dire que son successeur redeviendrait l’OA au motif que la date du tournoi est revenue à février alors qu’elle était passée à décembre de 77 à 87…

      Si d’aventure, Bercy se jouait désormais en janvier, cela n’en ferait pas pour autant le successeur d’Indian Wells..

      Je crois effectivement que cela ne sert à rien de poursuivre cette discussion plus avant les arguments ayant été largement exposés..

  18. Guillaume 15 octobre 2010 at 09:50

    Bon. Mon dernier apport à ce qu’Antoine appelle « débat » juste parce qu’il a décidé de n’être pas d’accord avec les instances officielles… quitte à dire ensuite, si j’ai bien compris, « j’ai raison et vous avez tous tort ».

    Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que je ne me suis pas amusé à établir un palmarès de toute pièce, juste comme ça, parce que j’avais trois heures à tuer et que ça me réjouissait de me dire « Chouette, Antoine va me rentrer dans le lard ». Non. Le palmarès repris ici est ainsi reconnu. C’est celui, non du tournoi de Stockholm ou de Stuttgart, mais du 8e Master 1000, une catégorie que l’on peut ne pas aimer (c’est mon cas) mais qui existe bel et bien.

    Que celui qui veut comprendre la nuance le fasse… ou non. Pour moi, fin de participation à la discussion car je sens qu’on va tourner en rond. Je signale juste, pour finir, que ce système on va dire « franchisé » est par ailleurs très courant dans bien des sports (cyclisme, NBA…).

  19. The-True-Class 15 octobre 2010 at 10:14

    Tsonga out après 54 minutes seulement.

  20. May 15 octobre 2010 at 10:18

    En tout cas les raclées des Frenchies se succèdent, Murray vient de croquer tout cru Tsonga 6/2 6/2.
    Je ne pense pas que Forget l’alignera et encore moins Gasquet, du moins en simple.

    • Nath 15 octobre 2010 at 10:33

      Je te trouve bien affirmative pour Tsonga. Il n’en est qu’à son deuxième tournoi depuis Wimby, et il lui reste quelques semaines pour retrouver un meilleur niveau. En plus, Simon a pris une raclée contre Djoko, tout comme comme Gasquet. Forget ne cherchera pas de garanties (il n’en existe pas) mais à dénicher les plus en forme à un moment donné. Et puis, ne pas sélectionner Tsonga si celui-ci n’est pas forfait et perdre la rencontre, ça fait partie des choses qui peuvent lui être reprochées, je ne suis pas sûre qu’il ne pensera pas à ça au moment de constituer son équipe.

    • The-True-Class 15 octobre 2010 at 11:49

      A part Tsonga qui fait toujours bonne figure les Frenchies tombe comme des mouches dés les premiers tour et si par chance quelqu’un d’eux se hissait en quart,tous les journaux sortent les gros titres,mais le joie de dure qu’une journée.

  21. Ulysse 15 octobre 2010 at 10:51

    Les raclées des Frenchies contre les cadors ne changent pas grand chose à la stratégie de Forget. C’est normal qu’ils perdent contre le top 4 comme c’est normal que les deux simples de la finale contre Djoko soient perdus.
    Ce qui compte c’est de sélectionner du solide, régulier dan le top 15 pour tenir contre le deuxième joueur et gagner 3-2. Tsonga répond bien à cette définition si pas blessé. Il peut même prendre un point à Djoko dans un bon jour. Il est incontournable.
    Pour le deuxième, c’est plus dur. Pas faile d’être sélectionneur.

  22. May 15 octobre 2010 at 11:29

    Tsonga est trop juste, quand même 6/2 6/2 alors qu’il a maîtrisé Djoko plusieurs fois ce n’est pas ce que j’appelle une simple défaite ça.

    • Ulysse 15 octobre 2010 at 11:44

      Tsonga est solide. C’est le plus constant des Français de très loin, lorsqu’il n’est pas blessé. Murray ne lui réussit pas mais ça n’a rien d’infâmant.
      Un détail qui a peut-être son importance : son pourcentage de premiers services a été un peu minable sur ses deux derniers matchs
      (46% et 48%). Ca ne pardonne pas contre un bon retourneur. Mal de dos ?…

    • May 15 octobre 2010 at 11:51

      Ulysse, j’entends bien ce que tu dis et je suis d’accord avec toi concernant Jo mais physiquement il n’est pas encore au point. Celà peut biensûr s’améliorer d’ici quelques semaines.

      • Ulysse 15 octobre 2010 at 13:18

        Moi aussi j’entends bien ce que tu dis May. Pour moi un JoWi même en forme doit normalement perdre contre Murray qui se régale en contres.

        Ce qui m’inquiète, ce n’est pas une montée en régime lente après la reprise, c’est surtout que son pourcentage de premières se dégrade aussi vite après la reprise. Les problèmes au service c’est souvent le dos.

  23. Djita 15 octobre 2010 at 13:10

    Et Date-Krum qui s’offre Stosur. C’est beau la quarantaine chez les femmes. :lol:

    • DIANA 15 octobre 2010 at 13:17

      Bonjour Djita,

      L’âge ne veut rien dire quand on est aussi motivée et fit physiquement. Stosur est en pleine période de doute alors que la japonaise joue pour le plaisir.

      Vive Melzer :) fatigué sans doute, mais il mérite largement d’aller en 1/2.

    • Ulysse 15 octobre 2010 at 13:29

      C’est beau la quarantaine chez les femmes ? Ca peut être très vrai contrairement à ce que les medias nous vendent en pagaille.
      Il faut reconnaître que Kimiko prend à rebrousse-poil les tendances de la WTA moderne qui prenait des allures de garderie pour adolescentes survitaminées.

      • Djita 15 octobre 2010 at 13:40

        Bonjour à vous,
        Diana c’est clair que lorqu’on voit la condition physique de Kimiko elle est en firme. Stosur n’est pas dans sa meilleure forme, mais c’est tout de même incroyable ce qu’elle fait depuis quelques mois. Sa motivation me fascine et m’enchante.
        Ulysse: C’est vrai qu’actuellement j’ai parfois la sensation d’être dans une Societe qui fait de la propagande. « Il faut être jeune et beau » tout le reste est caduc.
        Donc oui la quarantaine c’est beau. Je souhaite bien du succès à cette Kimiko.

  24. Ulysse 15 octobre 2010 at 14:46

    Le H2H entre Djoko et Murray est assez curieux. Je vous le fais visiter :

    1) ils se sont rencontrés 7 fois. C’est très peu : Djoko a rencontré 22 fois Nadal et 17 fois Fed, Murray les a rencontré 12 fois chacun. En fait c’est assez logique, le duo infernal trustant les finales des grands tournois, que les numéros 3 et 4 ne se voient pas souvent.
    2) ils ne se sont joués qu’en Master Series (ou Master 1000).
    3) Djokovic domine leurs quatre premières rencontres à Madrid 2006, IW, Miami en 2007 (6-1, 6-0) et Monte Carlo 2008 ou le scot se prend encore une roue de vélo.
    4) Phase deux à la faveur du déclin de Djoko en 2008-2009 : Murray gagne les trois dernières : Canada 2008 et Cincy 2008 et 2009 les deux dernières en finale.

    Un nouvel épisode de ce tête à tête pourrait être écrit dimanche en finale de Shangaï, surtout si le Suisse reste constant dans son inconstance.

  25. The-True-Class 15 octobre 2010 at 15:06

    Robin Söderling – Roger Federer : 1-13.

  26. The-True-Class 15 octobre 2010 at 15:15

    Après avoir regardé du tennis toute la journée, la public vas avoir droit à un récital orchestré de main de maître par le magicien suisse.

    • Sylvie 15 octobre 2010 at 15:21

      T’en fais pas un peu trop ?

    • Ulysse 15 octobre 2010 at 15:31

      Tut tut ! Peu de chance d’en faire trop quand on commence avec un pseudo pareil. La true class quoi !

      • The-True-Class 15 octobre 2010 at 15:39

        on peut pas rigolé ?! lol.

        • Le concombre masqué 15 octobre 2010 at 16:20

          Sinon, ça fait plaisir d’avoir un fan de Fed qui en veut comme à la belle époque, sincèrement!

          Le top du top serait que tu relises tes posts avant d’envoyer, tu laisses quand même passer de sacrées fautes!

          • The-True-Class 15 octobre 2010 at 16:48

            Merci.
            Dsl pour les fautes .

    • Sylvie 15 octobre 2010 at 15:45

      Si on peut rigoler. J’ai cru que c’était du premier degré.

    • Le concombre masqué 15 octobre 2010 at 16:18

      Lol, mais c’est ta phrase préférée, toi!
      Tu l’as déjà postée hier…
      tu vas nous faire ça tous les jours?
      Blague à part, bienvenue sur 15 LT…

  27. The-True-Class 15 octobre 2010 at 15:46

    Come ooooooooooooooooooooooooooon quel backhand down the line !!!!!!

  28. William 15 octobre 2010 at 15:52

    Premier set Federer 6-1 en 28 minutes. Pas un grand début de match, mais il assure en comptant sur les fautes directes -nombreuses- du Sod.

    • Robin 15 octobre 2010 at 15:53

      Pas mieux :).

  29. Ulysse 15 octobre 2010 at 15:53

    C’est vrai qu’il assure en Rodier le Suisse. Ca tourne à la fessée.

  30. Robin 15 octobre 2010 at 15:54

    C’est peut-être pas McEnroe à la volée le Fed mais il maitrise pas mal quand même…

    • William 15 octobre 2010 at 15:59

      La petite volée de revers là ? Oui, sacrément bien touchée !

  31. The-True-Class 15 octobre 2010 at 15:55

    6-1 en 28 minutes ,LA GRANDE CLASSE.

    • Djita 15 octobre 2010 at 15:59

      Ouai il gère trop. Mais Sod fait trop de fautes.
      2/0 Fed!

  32. Marque 15 octobre 2010 at 16:00

    Ca roule pour le National Traitre en ce début de match
    J’aimerai bien le voir gagner le tournoi en tapant successivement Sod, Djoko et Murray , juste pour voir si le vrai-faux Marc Rosset va oser reprendre son conscienceux léchage de boule aprés sa démolition débile post CD
    Sinon quand je vois n°3, j’ai toujours l’impression qu’il y a une faute de frappe

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