De Stockholm à Shanghai : histoire d’un tournoi

By  | 14 octobre 2010 | Filed under: Histoire
Si par définition les Masters 1000 ont, depuis la création de ce « label » au début des années 1990, plutôt respecté le principe d’unité de lieu (rappelons que bien que Key Biscayne ait mué en Miami le tournoi n’a pas changé de localisation, juste de sponsor principal), il est une exception, celle de l’avant-dernière étape de ces rendez-vous annuels.

Depuis vingt ans, l’actuel Master 1000 de Shanghai a en effet très souvent déménagé, au gré des fortunes nationales tennistiques ; tournoi historique disputé à Stockholm depuis le début de l’ère Open, il aura suffi que les champions suédois déclinent pour que celui-ci perde son statut d’épreuve privilégiée. Ce fut au bénéfice d’une Allemagne imposant sa puissance, sportive et financière, dans les années 1990 et dont le grand argentier fut Ion Tiriac. Et quand l’Allemagne s’essouffle, le moustachu sent bien le vent : direction l’Espagne, avant la promotion en terre battue qui permet à Shanghai, désormais dépourvu de Masters Cup, d’organiser depuis l’an dernier son « grand » rendez-vous de tennis. Retour sur l’histoire agitée de ce tournoi.

1969 – 1994, les années Varègues. Entrée dans l’ère Open, et de suite un rendez-vous suédois qui sera, bien avant l’avènement des pompeuses étiquettes « Super 9″, « Masters Series » ou encore « Masters 1000″, l’un des plus gros rendez-vous de la saison hors Grands chelems. Florilège du palmarès : Stan Smith (deux titres), Arthur Ashe (deux titres), Bjorn Borg (un titre), John McEnroe (quatre titres… et ceci), Mats Wilander (un titre), Ivan Lendl (un titre), Stefan Edberg (deux titres)… Avec la décennie 1990, les bombardiers se rendent maîtres de la moquette suédoise et Boris Becker se taille la part du lion, égalant bientôt le quadruplé de « Big Mac » : 1988, 1990, 1991 et 1994. Durant la période, mentionnons également les victoires de Goran Ivanisevic (1992) et de Michaël Stich (1993). Mais s’il fallait n’en retenir qu’une, ce serait l’édition 1994, durant laquelle Boum-Boum effectuera un exploit qui demeurera inédit quinze ans durant : battre les trois meilleurs mondiaux en succession. Becker n’est alors plus que 6e à l’ATP, mais que veut dire le classement chez ce type de champions… Il le démontrera en battant tour à tour Michael Stich (N°3), Pete Sampras (N°1) et Goran Ivanisevic (N°2), podium de l’ATP et podium des surfaces indoor… moins Boris !

1995 : Essen, l’année Muster. Becker et Stich chez les hommes, Graf et la petite Huber chez les femmes, l’Allemagne du tennis rayonne. Jamais très loin de Boris, Ion Tiriac, première fortune de Roumanie, met sur pied un grand tournoi allemand en indoor et prend la place de Stockholm au calendrier. Et pour que cette unique représentation dans la Ruhr reste inoubliable, elle consacrera un vainqueur inattendu, Thomas Muster, qui remportait là le second de ses quatre titres conquis sur une surface autre que la terre battue. 4 sur… 44 ! Battant MaliVai Washington en finale et avec également Arnaud Boetsch dans le dernier carré, l’édition 1995 ne restera pas dans les mémoires, malgré tout de même une superbe demi-finale Muster / Sampras. Dès l’année suivante, on met le cap sur une ville un peu plus « sexy » pour les sponsors, Stuttgart et sa vitrine resplendissante Porsche – 13 victoires aux 24H du Mans, 3 titres de champion du monde de F1.

1996-2001 : Stuttgart, les années folles. Cinq ans durant, l’épreuve allemande consacrera un palmarès assez bigarré, entre vieux chevaux de retour et jeunes espoirs fougueux :

. 1996 : Il était le roi de Stockholm, il inaugurera en grande pompe l’évènement de Stuttgart. Boris Becker remporte là son 48e titre ATP, battant en finale Pete Sampras au bout de cinq sets endiablés (3/6 6/3 3/6 6/3 6/4), prémices à leur épique duel – Martin, si tu nous lis – quelques semaines plus tard en finale du Masters. L’Allemand conclura sa faste saison (titré à Melbourne en début d’année) par une victoire en Coupe du Grand chelem. Sa carrière est quasiment achevée.

. 1997 : Le filiforme Petr Korda a faim. Très fragile et souvent blessé, le Tchèque au bras d’or sort d’un quart de finale à l’US Open (victoire sur Sampras au passage). Son succès allemand, victoires sur Rios, Rafter et Krajicek à la clé, le ramène dans le Top 10 pour la première fois depuis 1993. Trois mois plus tard, il soulèvera la Coupe d’Australie, six ans après sa finale de Roland-Garros perdue contre Jim Courier.

. 1998 : Après s’être contenté du plateau de finaliste l’année précédente, Richard Krajicek s’adjuge à l’unanimité le trophée. Norman, Agassi, Ivanisevic, Sampras et Kafelnikov seront tour à tour épinglés au mur, seul Sampras parvenant à lui chiper un set, au tie-break. Pour ceux qui en doutaient encore, oui, le Hollandais pouvait être énorme dès lors que son corps le laissait tranquille. Problème, comme disait Agassi : « Krajicek ? A chaque fois qu’il voit un court de tennis il se blesse ».

. 1999 : Thomas Enqvist au palmarès. Le grand frère de Tomas Berdych a toujours excellé en indoor, au point d’ailleurs de remporter les deux Masters Series de fin de saison : Bercy en 1996 et donc Stuttgart en 1999, où il effectue une démonstration de force à peine moins impressionnante que Krajicek la saison précédente, avec des victoires sur quatre membres du Top 10 : Andre Agassi (N°1), Gustavo Kuerten (N°5), Richard Krajicek justement (N°8), et Marcelo Rios (N°9). Malheureusement pour Enqvist, aucun Grand chelem ne s’est jamais joué en salle !

. 2000 : Wayne Ferreira. Lorsque débute le Masters Series de Stuttgart, le Poil-de-Carotte sud-africain n’a plus remporté le moindre tournoi depuis le Super 9 de Montréal en 1996. Autant dire que malgré des huitièmes de finale à Melbourne et Wimbledon personne n’imagine Ferreira capable de remporter le titre. Il écartera pourtant comme un grand le tenant Thomas Enqvist, Andrei Pavel, Sébastien Grosjean et en finale Lleyton Hewitt pour remporter le 14e tournoi de sa carrière. Il attendra encore trois ans pour qu’un quinzième (Los Angeles) vienne définitivement clôturer une carrière bien remplie.

. 2001 : Tommy Haas. Celui que l’Allemagne attend comme fer de lance de sa relève réalise une fin de saison de feu dont ce titre à la maison sera l’apogée. Tombeur notamment du bientôt N°1 mondial Lleyton Hewitt en demi-finale, Haas signe par cette victoire son entrée dans le Top 10. Mais la sensation provient de l’identité du finaliste, plus habitué aux trophées de double que de simple : le Biélorusse Max Mirnyi. Pour en arriver là, Max « The Beast » a sauvé pas moins de quatre balles de match lors de ce parcours : deux contre Kuerten, deux contre Ivanisevic. Fatigué par son périple (il gagne également le tournoi en double), il prendra trois fois deux en finale. Fin de l’histoire pour Stuttgart : le tournoi s’éteint complètement à l’ATP pour reprendre un créneau WTA.

2002-2008 : Madrid, les années royales. En sept ans, le Master 1000 de Madrid aura consacré sept vainqueurs différents, et quels vainqueurs : Agassi, Ferrero, Safin, Nadal, Federer, Nalbandian et Murray. Que du lourd, au point même que les cinq premières éditions consacrèrent cinq N°1 mondiaux. Le détail :

. 2002 : Un prestigieux vainqueur, Andre Agassi, qui grâce à ce troisième Master Series de l’année entretenait l’espoir de terminer l’année N°1 (il se contentera du 2e rang, derrière Hewitt et devant Safin), mais pas de finale. Blessé, Jiri Novak ne pouvait disputer sa première – et seule – finale dans un tournoi de cette importance. A noter que, après Monte-Carlo 1997 et Montréal 2001, Fabrice Santoro signait ici sa troisième et dernière demi-finale en Master Series.

. 2003 : A ce moment précis, Juan Carlos Ferrero semble avoir posé sa patte sur le circuit. Vainqueur à Roland-Garros, finaliste à l’US Open, l’Espagnol vient de s’emparer de la première place mondiale suite à sa victoire sur Agassi à New York. Dans la foulée, il remporte à domicile son quatrième Master Series. En chemin, il bat Roger Federer dans un bras-de-fer haletant (6/4 4/6 6/4) qui était quasiment un match pour la place de N°1. C’est aussi à Madrid que l’on découvre réellement un joueur qui fera parler la poudre quelques mois plus tard à Athènes : Nicolas Massu, qui se fraye un chemin jusqu’en finale grâce à son grand coup droit (bat Kuerten et Roddick).

. 2004 : Début de l’état de grâce safinien. Marat Safin entame à Madrid une marche en avant qui lui offrira titres à Madrid, Pékin, Bercy, demi-finale au Masters avec match énorme à la clé contre Federer, avant le sommet australien en début d’année suivante. L’autre homme fort de la semaine, c’est l’Argentin David Nalbandian, arrivé en finale sans perdre un seul set. Mais le match pour le titre tourne court : comme souvent à cette époque, Nalbandian est fébrile dans ses finales et il n’y aura pas réellement match : Safin s’impose 6/2 6/4 6/3 et débute le dernier grand run de sa carrière, le plus accompli aussi.

. 2005 : L’année où trois joueurs se partagèrent les neuf Masters 1000 : quatre à Federer, quatre à Nadal, un à Berdych (Bercy, où les deux premiers cités étaient absents). A Madrid, Rafael Nadal prouve dès 2005 qu’il est un terrien qui s’exporte. En finale, il bat l’homme chaud du moment, Ivan Ljubicic, qui restait sur 16 victoires consécutives (deux en Coupe Davis, avant des titres à Metz, Vienne puis le parcours madrilène). Le Croate remporte pourtant les deux premiers sets, mais Nadal, égal à lui-même, défend obstinément, s’accroche, pousse l’adversaire à la faute, inverse petit à petit la vapeur, jusqu’à remporter le match au tie-break du cinquième set. Un grand moment dans la jeune carrière de l’Ibérique… et une victoire à la Pyrrhus puisque, exténué, le pied meurtri, Nadal mettait dans la foulée un terme à sa saison, avant de louper l’Open d’Australie suivant.

. 2006 : Oubli réparé pour Roger Federer, qui remporte l’un des rares Master Series où il ne s’était jamais distingué. Il ne reste alors guère plus que Bercy sur cette liste peu envieuse… Cette année-là, le Suisse trace, au point d’exploser sa bête noire David Nalbandian en demies (6/4 6/0) puis le Chilien Gonzalez en finale (7/5 6/1 6/0). La semaine suivante, les deux hommes se retrouveront encore en finale à Bâle, avant leurs retrouvailles à venir en finale de l’Open d’Australie 2007, titre à la clé pour Federer sans perdre un set, tandis que le Chilien se consolera avec l’un des plus furieux parcours de ces dernières années en Grand chelem (Blake, Hewitt, Nadal, Haas).

. 2007 : David Nalbandian fait son Safin et s’adjuge le doublé indoor Madrid – Bercy. Mais lui ne parviendra pas à prolonger l’état de grâce jusqu’aux antipodes. Surtout, David contribue à remettre au goût du jour un exploit plus vu depuis treize ans et Becker à Stockholm : battre les trois meilleurs mondiaux sur un tournoi. Djokovic avait initié le mouvement à Montréal (bat Roddick, Nadal, Federer), Nalby le fera à un moment où le Serbe a pris la place de l’Américain sur le podium : après avoir épinglé Berdych (11e) et un tout jeune del Potro (53e) en guise d’amuse-bouche, David lamine Nadal (6/1 6/2), bat Djokovic (6/4 7/6) avant de retrouver la clé du coffre-fort suisse (1/6 6/3 6/3). A Bercy, il remettra ça aux dépends du Top 2, battant cette fois Federer en quarts (6/4 7/6) puis Nadal en finale, score à peine moins sec qu’à Madrid (6/4 6/0).

. 2008 : Un an après Djokovic, un autre petit jeune est venu frapper timidement à la porte du banquet des géants. Il se nomme Andy Murray, est Écossais et remporte à Madrid son deuxième Master 1000 de l’année. Tout nouveau 4e mondial, il a battu Cilic, Monfils et surtout Federer pour se hisser en finale. Le dernier obstacle avant le titre est Français et a explosé cette saison : Gilles Simon. Déjà trois fois vainqueur en tournois, demi-finaliste à Cincinnati, le Niçois  s’est fait à Madrid une spécialité des matchs marathons : trois sets contre Andreev, trois sets contre Blake, trois sets contre Ginepri, trois sets contre Karlovic, et enfin trois sets contre le N°1 mondial Rafael Nadal, battu du fond du court, à la bagarre. Épuisé, le Français ne parviendra pas réellement à faire trembler Murray en finale. Le tournoi peut maintenant déménager en Orient.

2009 – 20?? : Shanghai, année zéro. Le géant chinois veut du tennis, le tennis veut le marché chinois. Le jeu des chaises musicales s’est enclenché : Hambourg, dernier fleuron du tennis allemand, perd son statut de Master 1000 ; Madrid récupère le créneau ; et Shanghai, qui vient de perdre le Masters, obtient son gros tournoi en guise de compensation. Mais quel tournoi ; après l’habituelle série de forfaits (pour le coup Federer et Murray), voici venir la litanie des abandons : Zverev et Acasuso au premier tour, Haas, Roddick et del Potro au second, Monfils et Wawrinka en huitièmes, Ljubicic en quarts et Lopez en demies… Vous avez bien compté : neuf abandons en une semaine pour des joueurs fatigués par les longues saisons, sans doute pas trop motivés par cette tournée à l’autre bout du monde et qui ne trouvent pas de réconfort dans des tribunes aux deux tiers vides. Pour un coup d’essai, vraiment pas un coup de maître. Dans ce grand vide, un homme à saluer car son parcours ne dut rien à personne : Nikolay Davydenko, vainqueur de son troisième Master 1000 en carrière en battant, sans abandon aucun, Gonzalez, Stepanek, Djokovic et Nadal. La succession du Russe est ouverte.

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726 Responses to De Stockholm à Shanghai : histoire d’un tournoi

  1. Ulysse 16 octobre 2010 at 14:51

    Je prends le match en route, Fed mène 0-30 sur le service de Djoko. 1 minute après le Suisse a fait 4 fautes directes absoluement non provoquées de suite. Pas de quoi pavoiser.

  2. Humpty-Dumpty 16 octobre 2010 at 14:52

    Si le Suisse ne retrouve pas rapidement sa première il ne tiendra pas la distance !

    • Djita 16 octobre 2010 at 14:56

      En effet. Je ne suis pas du tout sereine même s’il s’en sort pour le moment.

    • Sylvie 16 octobre 2010 at 14:58

      Même impression. Je sens Djokovic avec plus de marge. Il faudrait que Fed serve mieux pour commencer.

  3. Cochran 16 octobre 2010 at 14:59

    On a tout pour le moment chez Fed, mais pas non plus d’atroces fautes gratuites, Djoko envoie du très lourd, pas mal de fautes de Roger sont donc provoquées par le jeu de Nole qui, de son côté, fait quelques belles bévues également. Mais on est d’accord, si Fed veut gagner, il doit augmenter son ratio de 1ère, impérativement.

  4. Christian 16 octobre 2010 at 15:05

    Hey, ça joue, tout de même !

  5. Humpty-Dumpty 16 octobre 2010 at 15:07

    D’accord avec Christian ! Sur la fin de set ils en veulent.
    C’était la première balle de break de Fed là non ?

  6. Humpty-Dumpty 16 octobre 2010 at 15:08

    Par rapport à ce qui s’est passé durant la plus grande partie de l’année, Djok a vraiment retrouvé un service je trouve, ça fait une sérieuse différence…

    • Christian 16 octobre 2010 at 15:12

      Ça n’aura pas été suffisant, HD ! Break au meilleur moment.

      Vas-y Zizou, comme dirait Chewbacca ! « Tellement il claque, tellement je l’aime, tellement il est riche ! »

  7. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 16 octobre 2010 at 15:08

    Etonnant à quel point Fed accepte la diagonale de revers contre Djoko alors que c’est le seul vrai domaine où le Serbe lui est supérieur.

  8. The-True-Class 16 octobre 2010 at 15:10

    Come oooooooooooooooooooooooooooooooooon

  9. Sylvie 16 octobre 2010 at 15:12

    Break Federer. Va-t-il tenir ? En tous les cas, quand on voit à quel niveau a joué Novak cette semaine et encore aujourd’hui, le papy fait de la résistance et c’est beau.

    • Djita 16 octobre 2010 at 15:12

      Très beau. Maintenant il faut confirmer!

  10. Humpty-Dumpty 16 octobre 2010 at 15:14

    Belle couverture de Fed au filet pour une fois, je croyais qu’il avait oublié comment on faisait…

  11. Djita 16 octobre 2010 at 15:15

    C’est fait! Set Federer.
    Il s’en sort très bien comme au bon vieux temps.

  12. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 16 octobre 2010 at 15:15

    Superbe set. J’aurais aimé voir ce tennis, de part et d’autre à l’US Open. Fed joue bien, mais il n’est pas malheureux sur ce set!

  13. Humpty-Dumpty 16 octobre 2010 at 15:15

    C’était son premier ace sur la balle de set ou quoi ?
    Si c’est bien le cas, bon, s’il est encore capable de retrouver une première pareille pile quant il faut, c’est qu’il n’est décidément pas fini !

  14. Humpty-Dumpty 16 octobre 2010 at 15:15

    (Ah non les stats disent 3 aces)

  15. Sylvie 16 octobre 2010 at 15:16

    Premier set Fed mais rien n’est fait. Le niveau est tellement élevé que le moindre passage à vide sera fatal.

  16. Ulysse 16 octobre 2010 at 15:16

    TTC, essaie de prendre tout ça comme un exercice. Respire profondément, lentement, sans hyper-ventiler, fait des coms sobres. Même pour moi c’est dur devant les deux derniers jeux du premier set qui est aussi le numéro un.

  17. Lionel 16 octobre 2010 at 15:16

    Match de qualıte, inegal. Du Feder Hair et du Fedebof. Comme disait McEnroe en terme plus chatıes, l’indoor ca reflete plus la hierarchie mais qu’est-ce-que c’est chiant.

    Je pense qu’il manque a Djokovik une gueule. Le jeu est la mais ce n’est pas le gentil Suisse, le vilain golgoth, il casse des raquettes mais c’est pas McEnroe, il est facetieux mais c’est pas Nastase. Bref a part la serbe touch sniper, manque quelque-chose.
    Bien sur, nous echangerions tous et moi le premier, cette relative lose avec la notre.

    Premier set Roger et ce sentiment etrange du gachis. Celui de retrouver son tennis pour des petits tournois et de rater les 3 derniers. Si encore il avait perdu 3 fois VS Nadal mais Robin Novak et surtout Thomas, ca degoute du tennis.
    Un peu comme une victoire de Gasquet a Nice quoi!

    • Cochran 16 octobre 2010 at 15:20

      Je ne serai pas aussi sévère, la deuxième partie du set montre une plus grande intensité et globalement, de plus beaux échanges.

    • Djita 16 octobre 2010 at 15:21

      Clairement qu’il lui manque quelque chose et ce n’est pas faute d’essayer. Djokovic multiplie les apparitions médiatiques. Tente de se forger un caractère, il réussit d’ailleurs très bien, mais rien y fait la mayonnaise ne prend pas ou alors très peu avec les fans de tennis. Tiens ça mériterait bien un article ça, allez Lionel c’est pour toi. :mrgreen:

    • Sam 16 octobre 2010 at 15:24

      En même temps, son coiffeur est en prison à l’heure qu’il est.

  18. Cochran 16 octobre 2010 at 15:17

    Et voilà, comme par hasard, ces derniers jeux ont montré un meilleur niveau de jeu global du Suisse, avec un retour au dessus des 60% de 1ère. Pas de mystère, il remporte la manche avec des stats plutôt correctes, compte tenu de la prise de risque 16W/17UE contre 12W/20UE pour Novak. Et malgré le duel du fond, Fed nous offre un 10/13 au filet, pas mal.
    L’issue du match dépend maintenant de la force qu’il reste dans les bras de Nakunpoumon…

  19. Quentin 16 octobre 2010 at 15:17

    Federer: 64% de premières (3 aces, 1 double), 16 W, 17 UE
    Djokovic: 67% de premières (3 aces, 1 double), 12 W, 20 UE

    Bref, de l’engagement mais pas un niveau qui monte au ciel…

    • Cochran 16 octobre 2010 at 15:21

      marrant, les stats du site officiel sont moins généreuses

    • Quentin 16 octobre 2010 at 15:27

      Ce sont les stats de mon stream sur fromsport. Elles sont fausses? :8O:

  20. The-True-Class 16 octobre 2010 at 15:21

    Les symphonies du maestro commencent.

    • Christian 16 octobre 2010 at 15:24

      Tu serais pas commentateur sur Al-Jazeera par hasard ? ;-)

      • Djita 16 octobre 2010 at 15:30

        mdr! Excellent!
        C’est exactement ça, c’est notre commentateur d’Al jazeera à nous. 15-LT ça gère.

  21. Sam 16 octobre 2010 at 15:21

    Ca a l’air d’être un marrant Anaconne. pas le dernier pour la déconne, à coup sûr.

    • Sylvie 16 octobre 2010 at 15:23

      Oui, un genre Droopy

  22. Sylvie 16 octobre 2010 at 15:22

    Je vous trouve exigeant. Le niveau est très bon, la plupart des fautes sont provoquées par l’intensité des échanges.
    Break d’entrée. Pas de déconcentration, please.

  23. Ulysse 16 octobre 2010 at 15:24

    2-0 dans le … second donc a priori. La gueule que tire Djokovic, c’est un vrai poème.

  24. Cochran 16 octobre 2010 at 15:24

    5 jeux de suite pour Fed en 15 minutes…

  25. Djita 16 octobre 2010 at 15:24

    OMG! Oh le point de malade!

  26. Lionel 16 octobre 2010 at 15:26

    C’est pour ce type de coup qu’on l’aime. Gentil, beau, humble bien eleve, Suisse, polyglotte, genereux, sobre, classique, intelligent, attentif, drole, cultive, serieux.
    Oooooo si il pouvait coller une ou deux fessees en finale des prochains GC, il serait parfait.

    • Djita 16 octobre 2010 at 15:28

      Continues ne t’arrêtes pas en si bon chemin.

    • Sylvie 16 octobre 2010 at 15:35

      Va dire ça ailleurs et tu signes ton arrêt de mort. :D

  27. Sylvie 16 octobre 2010 at 15:27

    J’ai eu l’impression que Federer a un peu relâché la pression sur le dernier jeu. Attention à ne pas trop gérer.

  28. Chewbacca 16 octobre 2010 at 15:27

    Allez Zizou déchire lui la gueule!

    • Christian 16 octobre 2010 at 15:35

      Mais pourquoi il n’a pas joué comme ça à NY ???
      Réponds, bordel !

      • Chewbacca 16 octobre 2010 at 15:46

        Je ne sais pas mon ami.

    • Cochran 16 octobre 2010 at 15:36

      pas mieux

  29. The-True-Class 16 octobre 2010 at 15:31

    Je conseille a murray de déclarait forfait.

    • Djita 16 octobre 2010 at 15:34

      Toi tu me fais trop marrer. Tu es pire qu’hyperbolique.
      Je pensais qu’on avait tous les degrés de fans de Federer ici, mais toi tu bats tous les records.

      • The-True-Class 16 octobre 2010 at 15:37

        j’espère que ton comm n’est pas péjoratif ? car ce n’est que plaisanterie ce que j’ai dit.

      • Djita 16 octobre 2010 at 15:39

        Absolument pas péjoratif. Mais c’est vrai que d’autres personnes qui ne sont pas fans du Suisse peuvent mal le prendre mais pas moi! ;)

    • Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 16 octobre 2010 at 15:36

      Tu me rappelles moi dans mes plus belles années.

  30. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 16 octobre 2010 at 15:35

    Fed en mode GOAT.

    Ca arrive quoi, désormais? 3 fois par saison? Je boude pas mon plaisir!

  31. The-True-Class 16 octobre 2010 at 15:35

    Le mode GOD a été activé.

  32. Lionel 16 octobre 2010 at 15:36

    Le scenario ideal serait qu’il perde 2-3 finales contre le natif de l’Ecosse comme au bon vıeux temps, signaux annonciateurs de GC.
    Autre signal annonciateur les 2 ogres du tennis prennent bien soin de s eviter depuıs Janvier 2009. 3 GC sur 4 puis 3/3 pour Rafa.
    La politesse et la diplomatie inciterait l’Îbere a renvoyer l’ascenseur en 2011 et Fed lui laissera meme Londres 2012 JO.
    Pas mal ce petit revers.

  33. May 16 octobre 2010 at 15:36

    Bon on a eu droit à un 1er set de feu. Djoko doit ressasser ses balles de breaks non converties, je suis plutôt étonnée qu’il lâche aussi vite.

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