Wimbledon un jour, Wimbledon toujours

By  | 24 février 2011 | Filed under: Bord de court

Appelons-le Richard. Richard est le deuxième plus grand fan de Federer au monde après moi. Richard est un vieux pote et, en cette année 2006, il est en train de terminer son année d’étude à Londres. Richard à Londres fin juin ? Comment ne pas en profiter  pour crécher dans sa piaule universitaire de 4m² (véridique !) et passer une journée inoubliable à Wimbledon (quitte à rater l’anniversaire de ma compagne…) ? Le plus beau tournoi du monde offre en plus la garantie de voir Federer fouler la pelouse le lundi à 14 heures tapantes, ce qui en matière d’organisation est très pratique.

L’accueil de BigMac

C’est ainsi que je débarque chez lui au soir du jeudi 22 juin 2006. Le lendemain, nous suivons, fébriles, le tirage au sort sur Internet. C’est quoi cette magouille ? Fed se tape Gasquet (vainqueur récent à Nottingham) au premier tour et Henman (quatre fois demi-finaliste du tournoi) au second tour. Alors que dans le même temps, l’ennemi public n°1, celui dont il ne faut pas même oser prononcer le nom devant nous, se voit attribuer pour adversaire une wild-card (Bogdanovic) et un qualifié (Kendrick). La blague !

A peine le choc encaissé, nous décidons d’aller repérer les lieux. 40 minutes de RER plus tard, nous débarquons dans la banlieue de Wimbledon. A la sortie de la gare, des écriteaux nous mettent tout de suite dans la bonne direction. Et nous cheminons sur une allée toute britannique où les cottages se suivent… lorsque nous apercevons, au loin, l’entrée du All England Lawn Tennis and Croquet Club. Le long de la haie, les doux bruits de balles de tennis ravissent nos oreilles ; nous devinons des courts d’entraînements bien qu’il nous soit impossible de réellement discerner qui joue. Enfin, nous parvenons à l’entrée de Wimbledon. Nous pénétrons alors dans ce qui nous apparaît être le Graal de tout fan de tennis. Le Saint des Saints. Le Shangri-La. Le Walhalla. Wimbledon.

Une fois les billets en poche, nous nous dirigeons vers le musée dans lequel John McEnroe (son hologramme en tous cas) nous guide. Nous nous arrêtons longuement, en recueillement, devant la Coupe de Wimbledon sur laquelle nous nous assurons que le nom de Federer est bien gravé trois fois. A la sortie du musée, nous hésitons longuement dans le Wimbly Shop, mais, en pauvres étudiants désargentés que nous sommes (déjà plus tout à fait pour ma part), nous décidons de ne pas claquer les quelques 30 £ (alors à son taux le plus fort) que coûte la fameuse serviette.

Débute alors une formidable aventure pour Richard et moi. Sortis du musée, nous errons, mine de rien, dans les travées du Club, entre les courts. Nous n’hésitons pas à regarder un set d’entraînement entre Roddick et Hrbaty sur un gazon d’une perfection telle qu’on le croirait sorti des prairies de Naboo (l’Américain souffle comme un bœuf à chaque frappe de balle mais dégage vraiment quelque chose sur le court) ; nous entendons les râles – que n’aurait pas renié Dark Vador – de Celui-dont-il-ne-faut-pas-même-oser-prononcer-le-nom-devant-nous sur un autre court ; enfin, nous passons à côté de Patty Schnyder. Nous nageons dans une zone grise : toutes les personnes présentes autour de nous portent des laisser-passer que nous n’avons évidemment pas, mais personne ne nous a rien demandé. Étonnant laxisme britannique, n’est-il pas ? Enivrés par notre heureuse incursion parmi le monde de la petite balle, nous faisons le tour du Club et croisons allègrement joueurs, entraîneurs, journalistes et officiels de Wimbledon. De fil en aiguille et à défaut de pouvoir entrer dans l’inaccessible Centre Court, nous tentons une incursion sur le Court n°1. Cette témérité signifiera la fin de notre escapade puisque nous sommes repérés. L’on nous demande de quitter les lieux. Ce que nous faisons, non sans nous être au préalable renseignés des modalités d’obtentions des billets pour lundi.

Oui, car c’est bien le lundi 26 juin, à 14 heures précises, que nous désirons poser notre séant dans les tribunes du Centre Court pour voir le match d’ouverture avec son Seigneur Roger Federer. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avions renoncé à la loterie internet : sur wimbledon.org, il est impossible de choisir le jour pour lequel vous voulez un billet ! Dès lors, il était bien trop aléatoire d’y tenter ma chance, surtout qu’il me fallait impérativement être à la maison mercredi matin. Notre seule chance, notre unique espoir résidait donc dans la queue de Wimbledon. Avec Richard, nous avions prévu de dormir le dimanche soir devant les caisses afin d’être sûrs d’avoir des billets. Comme deux précautions valent mieux qu’une, donc, nous avons préféré nous assurer auprès des gens sur place que cela serait suffisant : nous étions prêts, s’il le fallait, à dormir deux nuits d’affilée sur place. La caissière nous rassure : l’ouverture des portes est fixée au lundi 10 heures et, en principe, en venant à 6 heures du matin, cela devrait être suffisant. Que Dieu soit loué : nous sommes restés méfiants vis-à-vis de cette information!

Je vous fais grâce de ma soirée du vendredi dans un pub, ponctuée par la qualification de l’équipe suisse de foot en huitièmes de finale de la Coupe du Monde grâce à sa victoire 2-0 sur la Corée du Sud (Yakiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin) et de ma tournée des pubs du samedi pour en venir directement au dimanche 25 juin.

Depuis trois jours donc, Richard et moi n’avons pratiquement pas échangé un mot qui ne concerne le tennis (bon, peut-être un peu de Yakiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin aussi). Le b.a.-ba du tennis : les plus beaux coups joués par Federer, les plus beaux matchs de Federer, les plus grandes déceptions de Federer, les plus belles tenues de Federer, les années de jeunesse de Federer, etc. En prenant soin, cela dit, d’éviter de parler du sujet qui fâche, la finale de Roland-Garros à laquelle, telle un crève-cœur, Richard a assisté. Dimanche représente évidemment l’apogée de nos conversations tennistiques puisque nous savons que, le soir venu, nous serons directement plongés dans l’ambiance du plus grand tournoi du monde.

Queue, je t’aime

Aux alentours de 17h, nous prenons donc le RER, direction Church Road. Dans le train, nous sentons la tension monter. Et pour la première fois de ce séjour, un silence commence à s’installer entre Richard et moi. Le cœur palpite, à mesure que nous approchons de Southfields Station.

Une fois sur place, à environ 18h, une première divergence de vues intervient entre Richard et moi : j’aimerais assurer le coup et m’installer directement devant la caisse de Wimbledon ; lui pense que nous avons le temps, il a faim et un pub nous tend les bras, qui retransmet qui plus est le huitième de finale de la Coupe du Monde Portugal – Pays-Bas. Pendant deux heures environ, j’oublie le tennis devant le « spectacle » proposé par les deux équipes : 16 cartons jaunes distribués, 4 expulsions! Il y a de quoi rigoler un bon coup avant de nous avancer dans Church Road.

Mais notre hilarité a tôt fait de se transformer en angoisse. A peine mettons-nous un pied dans le Marga (noble sentier qui mène au Nirvana) que l’effroi nous prend : un immense serpent se dresse devant nous. Un serpent humain. Une foule, qui s’étend à perte de vue. Mon cœur s’arrête. Est-ce un festival ? Que font tous ces gens ici ? Tous sagement assis, les uns derrières les autres, sur le trottoir, certains jouent de la guitare, d’autres allument leur barbecue en aluminium pendant que d’autres encore montent leur tente à même le trottoir. Avec Richard, stressés comme jamais, nous remontons cette queue à vive allure car nous ne voulons pas y croire : tous ces gens-là font la queue pour Wimbledon ! Nous parvenons jusqu’à l’entrée et devons nous rendre à l’évidence. L’espace d’un instant, je craque : tant pis, on se met devant tout le monde, là, planté devant la grille. On ne peut pas ne pas faire cela ; on ne peut pas ne pas assister à la journée de demain! Richard me ramène à la raison : il nous faut trouver la fin de la queue pour nous y placer. Nous revenons sur nos pas et, dans un état second de panique, je retiens (ou n’ai-je pas retenu ? Seul Richard pourrait nous le dire) mes vertes critiques à son encontre : pourquoi diable avons-nous regardé cette caricature de match de football au lieu de nous précipiter ici ? Soyons maudits, maudits, maudits…

Et le pire était à venir : la panique se transforma en désespoir au moment où, alors que nous croyions être arrivés au bout de la queue sur le trottoir, nous constatâmes que celle-ci tournait pour s’enfoncer dans un immense parc (Wimbledon Park). Horreur : des centaines de campeurs sont déjà présents sur les lieux! Et nous qui pensions avoir assuré nos arrières! Mortifiés, nous allons nous installer en fin de queue en priant tous les dieux du monde qu’il reste deux petits tickets pour les losers que nous sommes.

Des officiels de Wimbledon, dans leurs tenues violettes et vertes, passent dans les parages. Aussitôt, nous nous dirigeons vers eux pour leur demander leur avis : aurons-nous des places pour le lendemain ? Ils ne sont pas sûrs et nous disent que certains, juste devant nous, font la queue pour les billets de… mardi ! Mais ils nous disent également qu’il existe une south queue, laquelle est, traditionnellement, moins courue que la north queue, où nous sommes. Toutefois, ils ne peuvent pas nous dire ce qu’il en est en ce jour.

C’est un quitte ou double : il nous faut quitter nos places, que nous ne retrouverons plus pour tenter l’aventure de la south queue, à un quart d’heure de là, nous a-t-on renseignés. Un quart d’heure ? Et si ce quart d’heure s’avérait décisif pour obtenir des places ? Nous sprintons vers le fond du parc, dans la direction que les officiels nous ont montrée.

Mais un nouveau vent de panique se lève. Au fond du parc, il n’y a rien. Il fait très sombre, il fait nuit, il vente énormément et il pleut. Et nous sommes là, perdus, deux âmes dévastées qui voient leur rêve s’achever au fond de ce parc déserté. Nous courons dans tous les sens, cherchons une sortie. En vain. Une lueur d’espoir apparaît sous la forme d’un couple, aussi perdu que nous. Au moins, nous ne sommes plus seuls.

Alors, je ne sais plus vraiment lequel d’entre nous pris une décision qui s’avérera décisive : il nous faut escalader la grille dont la porte est fermée. D’une hauteur de trois mètres et bardée de pique, celle-ci n’a pas décidé de nous faciliter la tâche. Toujours est-il que nous y parvenons. Cette fois, nous avons retrouvé la lumière des lampadaires d’une rue… mais nous ne savons pas vraiment où nous sommes. Notre sens de l’orientation aiguisé nous pousse vers la légère montée sur la droite et… nous arrivons vers la south queue ! Nous n’avons aucune idée d’où commence cette queue et ne voulons pas le savoir. Nous nous asseyons à même le trottoir, contre le petit muret, derrière une tente habitée par trois jeunes Français. Et nous ne bougerons plus d’un pouce de la nuit. Il doit être quelque chose comme 23h lorsqu’un officiel de Wimbledon passe vers nous et nous tend de précieux sésames : une queue card ! Celui-ci ne nous garantit pas nos places pour le lendemain, mais au moins désormais nous ne pourrons pas être dépassés par d’autres personnes. De plus, l’officiel semble assez optimiste quant à nos chances.

Évidemment, avant de voir jouer Federer dans son jardin, nous avons encore une nuit difficile à passer : une nuit fraîche, très fraîche. Une bise glaçante. Et une pluie s’accroissant d’heure en heure. Et pour seul abri, nous possédons un seul parapluie. Pour seule couverture, nos vêtements, rembourrés de papier journal trouvé là. Nous sommes bien deux clochards, dans une rue anglaise. Par ce froid et dans ces conditions, impossible de fermer l’œil. Alors, pour passer le temps, nous parlons tennis et jouons aux cartes en nous moquant allègrement des tournois de Sopot et Bastad. La nuit est longue, nous avons froid. Ce qui nous égaie en revanche, c’est de constater que la queue s’est largement densifiéeaprès nous !

Nous voyons enfin poindre, avec bonheur, l’aurore, ce d’autant plus que la pluie a la bonne idée de s’interrompre un moment. Petit à petit, les gens sortent de leur tente – nous étions, pour ainsi dire, les seuls à être aussi peu prévoyants ! – et préparent leur petit déjeuner. Nous n’avons rien à nous mettre sous la dent. Mais à 7h, des officiels passent, réveillent ceux qui sont encore endormis et nous demandent de nous lever : la queue se met en route. Devant nous, les trois Français ronchonnent et n’ont pas la force de se retirer des bras de Morphée. Tant pis pour eux : ils ont laissé passer leur chance et nous ne les reverrons plus de la journée !

A un rythme des plus tranquilles, nous avançons, pas totalement sereins, car tant que nous n’aurons pas notre billet en mains, nous redouterons de ne pas pouvoir assister à ce lundi d’ouverture ; il y a tellement, tellement de gens devant nous et nous sommes tellement désorientés que nous n’avons pas la moindre idée d’où se trouve le All England Lawn Tennis and Croquet Club. Autre sujet d’inquiétude : la pluie est toujours là, par intermittence.

Pendant trois heures de temps environ, nous avançons comme des limaces et nous pouvons discuter de tennis avec les gens qui nous entourent. A un moment donné, un Français dans la quarantaine nous félicite par avance de la victoire de Federer : il prétend très bien connaître le père de Richard Gasquet et nous explique pourquoi celui-ci n’a aucune chance : c’est un flemmard à l’entraînement. Nous écoutons cela d’une oreille, parce que nous nous méfions de Gasquet : il est encore le très prometteur junior que la France attend, il a battu Federer une année auparavant sur terre battue et vient de remporter un tournoi sur gazon.

Le temps s’accélère lorsque nous passons le contrôle de sécurité : une fouille au corps organisée avec sérieux mais dans le calme. Nous nous rendons alors compte du monde présent : les deux queues se rejoignent enfin. Et c’est impressionnant.

Entrance A, Row A, Seat 20

Un peu plus tard, vers les 10h30 sans doute, nous arrivons vers les caisses. Cette fois, ça y est, nous en sommes sûrs, nous pourrons assister à la première journée du tournoi. Mais la tension est tout de même plus que présente : pourrons-nous avoir des places pour le Centre Court sur lequel Roger Federer est attendu trois heures plus tard ? A nouveau, notre rythme cardiaque s’accélère. A nouveau, un silence angoissant s’installe entre Richard et moi.

Nous voici face à la caisse. Enfin. Et… HOURRA ! Nom de Dieu que c’est bon ! Oh oui, encore ! Il reste des places pour le Centre Court !

Nous pouvons même choisir dans quelle zone nous allons nous trouver. Richard préfère des places sur le côté et je me fie à son expertise. Nous venons de passer le dernier écueil.

Sésame, ouvre-toi ! Le trésor tennistique est là, devant nous ! Wimbledon, first day. Heureux, nous sommes HEU-REUX. Devant nous se dresse le panneau avec le programme du jour. Stan joue également aujourd’hui, sur un court annexe et avant deux heures. C’est parfait, nous pourrons le voir jouer avant Federer.

Sauf que… sauf que Wimbledon ne serait pas Wimbledon sans la pluie qui refait son apparition. Étonnamment, nous restons assez détendus. Il reste encore trois bonnes heures avant le match de Federer et le météo est plutôt positive. Toutefois, comme une bonne partie des spectateurs en ce jour, nous trouvons un abri du côté du Court n°1, près des buvettes. Avec nos habits rouges à croix blanche, nous avons tôt fait de faire la rencontre d’autres supporters helvétiques que nous repérerons désormais de loin grâce à leurs splendides chapeaux rouges et blancs.

Lorsque la pluie cesse, nous nous rendons aux abords du court n°5 où Stan devrait faire son apparition… Mais les prévisions ne doivent pas être excellentes car, bien que le soleil ait fait son apparition, il semble que les organisateurs ne tiennent pas à envoyer les joueurs sur le court. Nous restons bras ballants à attendre pendant une bonne demi-heure, avant de nous décider à prendre nos places dans le Centre Court. Il doit être environ 13 heures, mais nous sommes précautionneux !

Moment de grâce. Souvenir éternel. Chair de poule au moment de le narrer. L’émotion me prend quatre ans plus tard au moment de décrire cet instant magique : nous cherchons notre chemin dans les allées du Centre Court. Nous nous dirigeons vers l’entrée appropriée. Nous sommes près du court. Très près. Le gazon est si vert. Nous observons nos billet, cherchons nos places. Nous nous regardons, incrédules. Nous vérifions. Encore. Nous éclatons de rire, nous pleurons de joie, notre hilarité n’a d’égal que notre euphorie : nous sommes au premier rang ! Le gazon est là, à un mètre de nous. Vert. Ce qui suit est un rêve. Ce qui suit est un trip de toxicomane shooté au LSD. Ce qui suit est un mythe. Mais c’est aussi la plus stricte vérité.

Une heure s’écoule, comme dans un songe, où le temps ne circule plus. Une heure ? Où était-ce une minute ? Où était-ce une journée ? Le temps s’est arrêté, là, à un mètre du gazon du Centre Court. Autour, tout est vert, tout respire la tradition, tout nous ramène un siècle et demi plus tôt. Car ici, qu’est-ce qui a changé depuis les débuts du tournoi ?

Nous sommes situés dans le coin de l’entrée des joueurs. Depuis notre position privilégiée, nous LE voyons avant tout le monde dans le couloir menant sur le Centre Court. Avec sa Jacket. Oui, Roger Federer entre sur le Centre Court de Wimbledon et il porte une superbe Jacket couleur crème. Nous sommes parmi les 10 ou 20 premières personnes au monde à avoir vu ce spectacle, ce moment où Roger a quitté le monde du tennis pour devenir une icône.

Échauffement. Photos. La chaise de l’arbitre nous bouche en partie la vision du court. Peu importe, nous sommes à quelques mètres de Federer sur le Centre Court de Wimbledon !

Début du match. 3/0. Puis un set de belle tenue. Avec un slice « rogerien » qui est un vrai coup d’attaque, qui part à une vitesse ahurissante et fuse sur le gazon au niveau des chevilles. 6/3. Le set est vite envoyé.

Puis la pluie fait son apparition à nouveau. Les joueurs sont renvoyés au vestiaire. Nous attendons sous notre unique parapluie. Les annonces se succèdent, retardant toujours plus le retour du beau temps et des joueurs sur le court. Cette fois, on bâche le court. La pluie redouble. Nous voilà retranchés dans les travées du Centre Court, dans l’attente d’une annonce cette fois rassurante. Nous avons tout le loisir d’observer le mur de présentation des anciens vainqueurs.

Nous ne le savions pas encore ; nous ne l’envisagions même pas encore ; pourtant, nous ne verrons plus de tennis ce jour-là ! Après de multiples renvois, l’annonce, vers 18h30, tombe comme un couperet : tous les matchs sont renvoyés au lendemain. Cette nouvelle est reçue avec tout le flegme britannique possible : personne ne s’énerve, personne ne s’offusque. Bien que déçus de ne pas pouvoir assister à plus de tennis, en particulier du Maître des lieux, nous nous dirigeons, heureux, vers la queue (encore !) pour sortir du All England Lawn Tennis and Croquet Club. Nous venons de passer une journée à Wimbledon. Une journée à Wimbledon, mes amis !

Une journée à Wimbledon, Richard, tu te rends compte ?

Nous venions de passer 24 heures à Wimbledon et nous n’avions vu que 30 minutes de tennis. Nous avions vécu une nuit cauchemardesque, à même le trottoir, sous la pluie, sous le vent, dans le froid. Nous avions vécu une journée sous le signe de la pluie également, dans l’attente permanente et angoissante de voir le soleil et du tennis apparaître. Pourtant, nous étions les plus heureux des hommes ; pourtant encore, cela reste un souvenir lumineux et indélébile : nous sommes entrés sur le Centre Court ; nous étions au premier rang (l’émotion me gagne en l’évoquant une fois encore) ; nous avons vu Roger Federer entrer sur le court avec sa Jacket. Nous étions à dix mètres de Federer jouant sur le parfait gazon du Centre Court de Wimbledon. Et tout cela restera toujours entre Richard et moi.

Voir Wimbledon et mourir.

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404 Responses to Wimbledon un jour, Wimbledon toujours

  1. Sylvie 24 février 2011 at 08:51

    Bon, je suis la première.

    Tout d’abord félicitations Elmar pour ce récit d’un jour qui t’a marqué pour la vie. J’aime bien la description fouillée de toutes les péripéties qu’il vous a fallu surmonter pour toucher au Graal et ce, pour 30 minutes de tennis. On a l’impression d’y être, on a déjà tous, je pense vécu ce moment stressant de la queue interminable, sans être sûr d’avoir une place. On a le coeur qui bat avec toi, on s’impatiente de concert.

    Vous n’avez pas eu le droit de revenir le lendemain ? Vous avez fait tout ça pour juste 30 minutes ?

    • karim 24 février 2011 at 08:57

      j’avais pas lu ton com Sylvie, des similitudes dans le ressenti.

    • Elmar 24 février 2011 at 09:41

      Mon avion de retour était le mardi, je n’ai donc pas eu la possibilité de venir le lendemain. De toute manière, il aurait fallu refaire la queue.

      En revanche, à moins d’heure de jeu, j’aurais pu me faire rembourser mon ticket en l’envoyant je sais plus où… mais j’ai préféré le garder comme relique ! (Ce qui m’a été bien utile pour le scanner dans le présent article, déjà que j’ai pas réussi à retrouver LA photo où il y a Federer entrant sur le terrain avec sa jackett et… moi juste derrière… et un peu plus loin Gasquet qui cache mon pote!)

  2. karim 24 février 2011 at 08:56

    Quelle galère… il n’y a rien, rien je pense que j’aime assez pour m’infliger de telles tortures. En fait y’a tout ce que je n’aime pas, toutes mes kryptonites: la queue, la faim, le froid, l’attente, l’incertitude, je n’arrive à supporter aucun de ces fléaux. Il suffit que je saute un repas pour vivre une petite faim du monde personnelle. Quand j’arrive quelque part et qu’il y a une longue file d’attente je renonce. Moi les gars qui campent deux jours pour voir un concert des Stones, acheter la dernière PS3 ou le dernier opus de Harry Potter je dis non, je ne peux pas. Je ne peux juste pas.

    En plus là pour quel résultat… je pense que j’aurais kidnappé un des joueurs et demandé une rançon. Enfin Roger quoi, pour Richard je pense que Lagardère aurait donné 50 euros maxi et sa famille rien du tout.

    J’ai tout oublié de mes cours de français, comment s’appelait ce style d’écriture avec force détails, tu arrives à nous plonger totalement avec toi minute par minute, on a l’impression d’être là. Du coup ton texte me stresse terriblement tellement vous vivez tout ce que je ne supporte pas, si j’avais été la je vous aurais terriblement emmerdés!

    C’est un plongée formidable dans le monde du fan absolu. Ta passion est vraiment remarquable.

    • Elmar 24 février 2011 at 09:47

      Comme souvent, les grands moments de galère forgent aussi les meilleurs souvenirs. En l’occurence, de toutes mes expériences de spectateur, celle-ci est clairement pour moi la plus marquante. Il y avait là une histoire à raconter, alors qu’il n’y en aurait pas pour toutes les fois où j’ai obtenu des billets par Internet et où les matchs se sont déroulés comme prévus…

    • Elmar 24 février 2011 at 09:51

      Sinon, pour ce qui est des queues dont tu parles, il n’y a guère que deux passions qui peuvent suffisamment m’animer pour me faire endurer cela: le tennis et Star Wars.

      Mais je vieillis et je me demande si j’en suis encore capable… Je vous dirai cela dans quelques mois, car avec Richard, nous réfléchissons à la possibilité de remettre ça…

    • Nath 24 février 2011 at 19:35

      « style d’écriture avec force détails » : le chirurgical ?

  3. Le concombre masqué 24 février 2011 at 10:07

    waow! Super histoire Elmar!
    Sutout que c’est en conversant plus ou moins ensemble, après j’imagine une blague vaseuse de ma part sur le mot « queue » que tu avais écrit vouloir faire un article sur la « queue de wimbly ».

    Très sympa à lire.

    Sinon pour le délire autour de la Jackett, c’est du second degré, ou tu revendiques complètement ton veaudorisme?

    • Elmar 24 février 2011 at 10:09

      Faut remettre dans le contexte: c’était la première apparition de la jackett… et franchement, c’était classe! Il est passé à 2 mètres de moi avec; rien n’avait filtré jusque là; j’étais dans l’antre du tennis, le lieu de la tradition et c’était juste trop la classe.

      Maintenant, clairement, c’est too much.

    • Elmar 24 février 2011 at 10:11

      Et même encore en 2007, j’ai trouvé ça sympa.

  4. Elmar 24 février 2011 at 10:13

    Nishikori a battu Blake cette nuit. Bonne nouvelle pour ma team ;)

  5. Arno 24 février 2011 at 10:27

    C’est un article magnifique. Les histoires vécues, il n’y a que ça de vrai…
    En tout cas, tu m’as fait venir en pensée à Wimbledon avec toi pendant quelques minutes, et je ne peux que te remercier pour ça.

    Je crois que j’aurai rigolé et chialé avec toi au premier rang du Center Court. Et voir Fed arriver en jackett, pour la première fois… Pour moi, contrairement à Mister K, ça valait clairement le coup de passer une nuit dehors dans le froid et sous la flotte. Je suis jaloux, moi aussi j’aurai voulu être gelé, trempé, et voir Doudou 30 minutes!!!

    Merci beaucoup de nous faire vivre ces moments par procuration, en tout cas.

  6. benja 24 février 2011 at 11:05

    Superbe article, bravo.

    Sympa d’avoir des choses à lire durant cette parodie de tournoi de Dubai: Roger va se retrouver en finale sans jouer un top 30. Pas sur que ce soit bon pour la suite, ça.
    Enfin, ça rapporte un peu…surtout en temps de crise :-)

    Ah si Gasquet est 28° hahaha

  7. Clemency 24 février 2011 at 11:19

    En lisant ton texte Elmar, je me rends compte en fait que moi je ne suis pas si fan que ça, juste une amatrice… Un peu comme Karim pour les queues, il m’est arrivé un paquet de fois d’abandonner mon chariot plein dans le supermarché en voyant le monde à la caisse et rentrer chez moi me faire des pâtes au beurre. Sympa le texte, ça rappelle des expériences. A chaque fois que j’ai vu des événements en live pour la première fois, je me suis dis : putain mais c’est des vrais gens qui jouent eu tennis ou au foot ou au rugby, des vrais gens qui courent et qui respirent et tout ça.
    Sinon « nous nous assurons que le nom de Federer est bien gravé trois fois », vous avez compté pour Sampras, pour vérifier ?

  8. Pierre 24 février 2011 at 11:46

    Alors ça c’est quand même une sacrée histoire : tant de temps, de ruse et de patience pour voir un set du Maître, c’est bluffant. Vos efforts n’ont pas été payés comme ils le méritaient mais vous l’avez vu jouer un peu et puis le coup de la Jacket, avoir été parmi les premiers à l’apercevoir, ça vaut son pesant d’or.. et de veau.
    Elmar, une question me taraude, un détail : comment ton pote faisait-il pour vivre dans 4 m2 ? Es-tu ami avec Passe-Partout ?

    • Elmar 24 février 2011 at 12:21

      Piaule universitaire: un lit, un fin couloir d’un 1m à côté du lit, et une mini-salle de bain dans l’angle. Cuisine commune à l’étage.

      J’ai donc du dormir dans le fin couloir d’1 m à côté du lit ;)

      • Nath 24 février 2011 at 19:48

        Pas de bureau ? Pour un étudiant ???

      • Elmar 24 février 2011 at 22:09

        Vous saurez vraiment tout sur cette piaule!

        Le bureau était un tablard, sans pied donc, au niveau de ce que j’ai appelé le couloir d’1 m

  9. Fred 24 février 2011 at 11:51

    Bonjour à tous !

    Très belle tranche de vie, président, merci beaucoup ! J’adore les articles qui racontent ces moments magiques et qui parviennent à faire les vivre au lecteur. Karim est mon dieu pour ça (un petit moment de blues et hop, je me refais sa trilogie et ça va tout de suite mieux…) mais tu parviens à l’égaler ici !

    Sinon, rien à voir, mais si, quand même un peu, ils diffusaient une retrospective Wimbledon 1989 hier soir sur espn classic et y’a deux/trois choses qui m’ont surpris vraiment : ils vendaient des places debout sur le center court ! ça se fait encore maintenant ça ??
    Et toute la finale, Edberg et Becker ont joué en pull sans manche! horrible…
    et aussi, Steffi servait à l’époque en prennant ses deux balles dans la main ! et si la première passait, elle gardait l’autre balle dans la main tout le point ! Vous avez déjà essayé de faire un lancer de balle correct avec 2 balles dans la main vous ? surtout à la hauteur où elle l’envoyait…

    • Elmar 24 février 2011 at 12:22

      De mémoire, Steffi a joué toute sa carrière avec la balle dans sa main. C’était son petit truc.

    • karim 24 février 2011 at 12:58

      Les places debout sur le centre court ont été supprimées quand ils ont fait les travaux de modernisation y’a quelques années je crois. Faut demander à Antoine, en tout cas jusque dans les 90′s ou early 2000′s y’avait de places debout. Du délire d’ailleurs. COmment on peut prester debout quatre on cinq heures?

      • Clemency 24 février 2011 at 13:49

        Le flegme britannique. Ah bon je suis debout ? Indeed ?

  10. May 24 février 2011 at 12:54

    Trop fort Elmar, seul un concert de Radiohead pourrait me faire vivre pareille péripétie car à la fin tu sais que ça en vaut vraiment la chandelle. Heureusement, je n’ai pas eu besoin de dormir dehors sous la pluie…
    Je trouve cette aventure pittoresque et on peut sentir entre les lignes une certaine émotivité à te rappeler ce chapitre commun avec ton ami et Fed en substance. J’imagine assez bien toutes les émotions vécues au fil de cette journée dont tu te rappelles surement encore chaque détail. Tu as du passer pas tous tes états jusqu’à la délivrance finale, l’arrivée de l’homme à la Jacket.
    Et si c’était à refaire?

  11. Coach Kevinovitch 24 février 2011 at 13:39

    Merci Elmar de m’avoir transporté à Wimbledon avec ton article. La manière avec laquelle tu nous plonge dans ce que tu as vécu est saisissante, ça fait presque peur. Superbe article en tout cas.

    « l’ennemi public n°1, celui dont il ne faut pas même oser prononcer le nom devant nous »

    Belle formule mais Elmar, tu ne vas pas me faire croire que toi et ton ami aviez vraiment peur de Nadal sur herbe en 2006!

    Et en te lisant, je me rends compte à tel point les défaites de Federer contre Nadal à Roland-Garros ont pu mortifié les FFF surtout celles de Roland-Garros 2006.

    « Alors, pour passer le temps, nous parlons tennis et jouons aux cartes en nous moquant allègrement des tournois de Sopot et Bastad. »

    Je ne sais si vous vous en rendiez compte sur le moment mais ce sont deux tournois remportés par « celui-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom-devant-nous ».

    • Elmar 24 février 2011 at 15:13

      Je t’assure pourtant que tel était notre discours concernant Nadal durant le tirage au sort de Wimbly 06.

      Concernant Bastad et Sopot, c’est devenu une blague, non parce que Nadal y a gagné, mais parce que des types comme Monfils étaient capables de remporter le tournoi!

    • Elmar 24 février 2011 at 15:24

      Concernant Nadal, pas nécessairement qu’on ait eu peur de lui sur Wimbly 06, mais la quarté Dubaï-MC-Rome-Roland, avec à chaque fois une victoire possible, entrevue même, pour Roger et au final le résultat que l’on sait, faisait de Nadal l’ennemi absolu.

      Surtout qu’à l’époque, je peinais à comprendre comment c’était possible tant le jeu de Fed me paraissait supérieur à celui de Nadal. Mais je me trompais.

  12. Arno 24 février 2011 at 13:44
    • Elmar 24 février 2011 at 15:14

      J’ai pas tout regardé. Quand Fed débute au service et que la caméra est « en haut », je me situe dans le coin en haut à droite, je suis habillé tout en rouge, mais je ne me distingue pas vraiment ;)

    • Clemency 24 février 2011 at 15:49

      Dommage que t’ais pas vu le match en entier, Federer est juste… chirurgical.

  13. Ulysse 24 février 2011 at 13:57

    Superbe aventure Elmar !

    Comme certains autres je ne me sens plus assez fan pour supporter tant d’inconfort pour une récompense … pas garantie. mais j’apprécie le fait que tu l’as fait avec délices.

    Je viens de passer deux ans à Londres et après avoir recueilli quelques histoires d’Anglais ayant passé deux nuits dehors pour ne jamais pouvoir en profiter pluie oblige, je me suis prudement cantonné aux billets échangeables. Hélas très chers, du coup je n’y suis pas allé du tout – snif.

    J’ai meêm espéré jusqu’au bout qu’un sous-traitant m’invite à Wimby, j’étais prêt à me laisser corrompre, chose que j’avais refusé des places en loges sur le central à Roland quelques années auparavant, mais je n’ai eu que des places pour Ascott qui bien que d’un certain intérêt sociologiquement, m’emmerde profondément.

    • Baptiste 24 février 2011 at 14:27

      Je dois dire que moi aussi j’aurais refusé le royal ascot thingy, c’est fou ce que ca peut etre populaire les courses de chevaux chez les british, assez invraissemblable…

  14. Le concombre masqué 24 février 2011 at 14:11

    Ulysse , si je te dis  » Et la voiture allemande connaît? »

    • Ulysse 24 février 2011 at 14:40

      Heu… Je cherche, je cherche … Quelqu’un peut m’aider ?

      • Le concombre masqué 24 février 2011 at 14:48

        Et l’Audi sait?

        Je sors.

        • karim 24 février 2011 at 15:28

          mon dieu… va loin et ne te retourne pas.

          • Le concombre masqué 24 février 2011 at 16:26

            Didascalie : Concombre, de loin, de dos, dans le noir, avec une cagoule par dessus son masque.

            Concombre : « Nan mais pour l’Odyssée, serieux? Je vais devoir m’infliger encore longtemps le dernier classement où je suis derrière karim? « 

  15. Ulysse 24 février 2011 at 14:32

    Apparté : après sa pause mensuelle, Fed corrige deux ou trois joueurs mineurs à Dubaï et le prix du baril sort de la torpeur qu’il a connue tout février, prend 20% en deux jours et crève allègrement les 100$.
    Je trouve que les traders en font trop, ce n’est que Dubaï quoi ?

  16. Guillaume 24 février 2011 at 14:41

    Beau récit, on a l’impression d’y être. Elmar ou l’homme qui avait arpenté le Centre du tennis (et accessoirement assisté aux prémices de la transformation d’un épatant joueur de tennis en VRP de luxe d’une multinationale américaine).

    Au risque de m’exposer à la sulfateuse d’Antoine, moi c’est Melbourne Park qui me fait rêver. S’il y a un Grand chelem où je désire aller en priorité, c’est celui-là (Concombre, tu ne peux imaginer à quel point je suis envieux… Pour la peine, j’ai bien envie de te demander où tu en es de ton compte-rendu !). Pour l’instant, je me contente de Roland-Garros – même si « me contenter » s’avère une expression un peu dure tant j’aime beaucoup ce tournoi et son côté champêtre. Je ne suis pas sûr qu’aucun Grand chelem me plaira plus que celui de la Porte d’Auteuil.

    Peu d’anecdotes à ajouter de mon côté, tant Roland reste un Grand chelem à taille humaine, sans queues interminables ou temps d’attentes faramineux. Si, quelque chose que j’adore, ce sont les mouvements de foule à l’intérieur du complexe, ces flux dans les allées au gré des affiches ou des rumeurs qui se répandent dans l’air : « Untel est en difficulté face à un nobody ! », « énorme cinquième set en route sur le 15″… Et voilà comment on se masse à l’entrée d’un court annexe, en attente du changement de côté qui nous permettra de nous asseoir au bord du court.

    J’ai souvenir comme ça, l’an dernier, d’un impressionnant mouvement de foule vers le court annexe où jouait Gianni Mina pour le compte du tableau junior. Un jour ou deux plus tôt, il avait eu droit aux honneurs du Chatrier face à Rafael Nadal, y gagnant un quart d’heure de célébrité qui agglutinait les spectateurs autour d’un premier tour de RG junior.

    Souvenir aussi d’un bouchon mémorable, toujours l’an dernier, dans les travées derrière le Chatrier. Programmés sur deux courts en vis-à-vis, Lleyton Hewitt et Juan Carlos Ferrero étaient l’un comme l’autre embarqués dans un match assez compliqué, et la file d’attente pour pénétrer sur leurs courts respectifs se rejoignait en plein milieu du passage, bouchant complètement l’allée.

    • Elmar 24 février 2011 at 15:21

      J’ai déjà choqué des gens, surtout des Français, mais je le dis très sincèrement: il n’y a aucune commune mesure entre Wimbly et Roland.

      Roland, j’y suis allé, c’est sympa, tu passes un bon moment, comme tu peux en passer de bons devant un film ou dans un parc d’attraction. C’est un divertissement.

      Quand tu débarques à Wimbledon, t’as vraiment la sensation d’arriver dans un autre monde; c’est presque spirituel. Je sais pas comment le décrire autrement, mais pour le fan de tennis, il y a une dimension quasi religieuse, mystique, à Wimbledon que je n’ai jamais connue ailleurs sur un court de tennis.

      A Roland, ou ailleurs, j’étais un parmi d’autres. A Wimbledon, j’ai été un privilégié. J’étais là. Je ne saurai exactement expliquer tout cela, mais c’est très fort, vraiment marquant.

      • karim 24 février 2011 at 15:34

        Je vois très bien de quoi tu parles, moi ça ne me choque pas. Ce que tu décris s’apparente en un peu moins fort au Future d’Abidjan.

    • Le concombre masqué 24 février 2011 at 16:34

      Guillaume, j’avance, j’ai le titre.

    • Nath 24 février 2011 at 20:08

      Melbourne aussi, de loin. Et en M1000, Monaco.

  17. Guillaume 24 février 2011 at 14:42

    J’en profite aussi pour encourager les gens qui auraient envie d’écrire : après deux mois d’intense activité, les cuisines de 15lt commencent à être un peu vides. On a encore un texte de Karim pour lundi, et ensuite c’est disette. Avis aux amateurs : quizz, article Coupe Davis, actu ou pas actu, on est ouverts à tout.

    • karim 24 février 2011 at 15:32

      « On a encore un texte de Karim pour lundi »

      scrogneugneu vindiou!!! j’attaque ça après envoyé spécial ce soir.

    • Pierre 24 février 2011 at 16:31

      Merci pour ton comm sur mon site, c’est sympa !

    • Diana 24 février 2011 at 20:24

      Merci Elmar pour cette belle tranche de vie, qui d’ailleurs appelle un autre remerciement: l’intégralité du match contre Sampras en 2001, que j’ai terminé de visionner hier soir (excellente qualité d’image au passage).

  18. Antoine 24 février 2011 at 15:56

    Incroyable cet article Elmar !

    C’est là que l’on voit à quel point nos amis britanniques sont flegmatiques et disciplinés…le seul peuple au monde capable de faire la queue pendant deux jours sans protester, tenter de resquiller, injurier les organisateurs ou mettre le feu. Inimaginable en France et on voit d’ailleurs qu’Elmar et son copain Richard n’ont pas hésité à faire la grille pour essayer d’avoir leurs places…pas données d’ailleurs parce que £34 pour un premier tour en 2006, c’est cher ! Et tout cela pour une demie heure de jeu et pas de protestation quand tout est interrompu: normal, la pluie ils connaissent les brits..Mais enfin, vous avez pu voir de tout près le Center Court immaculé puisque c’était le jour d’ouverture et cela, ça vaut de l’or !

    Karim a raison: les places debout ont été supprimées il y a quelques années et du coup la capacité du central a été substantiellement réduite à 13 ou 14 000 places. Avant, on faisait la queue deux jours, si on avait de la chance on avait son billet et ensuite on pouvait voir le bout de la raquette d’un joueur quand il faisait un smash ! Et personne ne se plaignait ! il y a un autre truc qui a changé: la All England Lawn Tennis & Croquet Club est devenu le All England Lawn Tennis Club..Et oui, ils ont laissé tomber le croquet. Si ce n’est pas un scandale cela ! Un peu comme si la FFT laissait tomber le jeu de paume ! Mais le plus scandaleux est l’immonde toit en plastique qu’ils ont mis sur le Central qui non seulement est immonde mais ne sert presque à rien…. Heureusement d’ailleurs parce que cela modifie radicalement les conditions de jeu, les ralentissant encore, comme si Wimbledon avait besoin de cela et ce qui fait qu’il y a un gros risque qu’un jour la pluie aboutisse à renverser complètement le résultat du Tournoi…

    En tout cas, l’article donne envie d’y aller, ce que je n’ai jamais fait n’étant pas assez fou pour faire la queue ainsi..Je ne suis pas allé à Melbourne non plus mais mon frère y est allé plusieurs fois. L’ambiance est vraiment très sympa et les joueurs très accessibles ce qui n’est pas le cas dans les autres tournois du GC. Mais si on m’offre soit un billet pour Wimbledon, soit pour Melbourne, je n’hésiterai pas et prendrai aussi sec le train pour Londres..Faut quand même pas charrier !

    • Coach Kevinovitch 24 février 2011 at 20:25

      Le jour où on te fera cette proposition, Antoine, pense à moi au sujet du billet pour Melbourne, je le prends allègrement! :mrgreen:

    • Antoine 24 février 2011 at 17:32

      Surprenant, hein !

  19. Antoine 24 février 2011 at 17:38

    Je pense que Federer va glisser un petit mot à Richard pour l’encourager à porter son H2H avec Simon à 5-0 parce que cela m’étonnerait qu’il ait envie de jouer contre lui demain..Si Simon passe, je vois vraiment bien Federer se faire battre par le poison. J’ai vu son deuxième set contre Stakhovsky et n’ai pas été impressionné loin de là: il joue moyennement et ce n’est pas en jouant à ce niveau qu’il peut gagner le tournoi. Djoko a les meilleures chances de le gagner pour la troisième fois de suite..

  20. karim 24 février 2011 at 17:40

    Capri, j’ai trouvé ça sur le net pour toi. C’est pour les prochaines balles perdues, je ne sais pas ce que tu pourras en faire mais à mon avis y’a de la matière.

    http://2.bp.blogspot.com/_I5meo7i1EwA/SiloqjvU1GI/AAAAAAAAAR8/uUBDJjgGe9s/s400/464774-3393836-317-238.jpg

    • Colin 24 février 2011 at 18:27

      ça c’est sûr, il y a de la « matière » :lol:

  21. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 24 février 2011 at 18:34

    Pas encore eu le temps de lire ton article Elmar mais le thème abordé plait à l’herbivore que je suis….

    Je suis entrain de regarder le Simon/Gasquet; non je n’ai pas perdu un pari, simplement curieux de voir où en est Gasquet en ce moment… Quelle purge ce match! On dirait 2 crocodiles mais sur surface rapide : et vas-y que je te bombe mes frappes. Et que j’arrive pas à faire de winners même quand j’accélère de toutes mes forces. Je craque, j’abandonne… Richie est sympa mais le voir s’obstiner à jouer 2 mètres derrière sa ligne de fond de court me dépite… Quant à l’autre ben c’est Gillou quoi, un mec dont tu demandes encore comment il a pu devenir athlète de haut niveau avec des mollets pareils…

    PS : si j’étais Kim ou Serena, faudrait pas que je la croise la Justine…

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 24 février 2011 at 19:52

      Et Richie qui me fait mentir en jouant bien mieux aux 2nd et 3ème sets, en avançant enfin dans le terrain, lâchant ses coups. Ce garçon restera à jamais une énigme… C’est doudou qui doit être content car il n’aura pas à se coltiner poussin en 1/2. Merci qui?!

  22. William 24 février 2011 at 18:44

    Quel article ! L’immersion est totale, merci pour ça Elmar. En ce qui me concerne, je pourrais endurer l’attente, la pluie et la nuit dehors. En revanche, ce qui me mettrait hors de moi, c’est exactement ce qui t’est arrivé : 30min de tennis et on remballe ! Ca, je pourrais pas.
    En ce qui concerne Hénin, je trouve ses déclarations minables, ni plus ni moins. Elle avoue clairement avoir triché, bravo la championne. Ca me confirme tout le bien que je pensais déjà d’elle hors-court.
    Sinon 7-5 Simon face à Gasquet. Je n’ai vu aucun match de ce tournoi, donc je ne me prononce pas, mais il y a fort à parier que Simon donnera « tout ce qu’il a » (pauvres de nous) s’il c’est bien lui qu’affrontera Fed en demi.

  23. Colin 24 février 2011 at 19:11

    Hé oui excellente évocation d’une tranche de vie qui fait rêver. Je n’aurais plus le courage de faire ça aujourd’hui (entre 15 et 25 ans, oui, sûrement).

    J’en profite pour vous narrer à mon tour une expérience personnelle (et à cette occasion rétablir une vérité après des années de mensonge).

    La seule et unique fois de ma vie que j’ai vu une compétition de tennis en « live », c’était pour la finale de la Coupe Davis 1982.

    L’été précédent je venais de déménager en ville et avais quitté mon petit bled de banlieue, et donc n’avais pas repris, en septembre, ma carte au club de tennis dudit bled.

    Mais voilà-t-y pas que Noah, Loth et les autres se qualifient pour la finale, et qu’on annonce que celle-ci se jouera à Grenoble (dans notre beau palais des sports de 14000 places, à l’époque la plus grande salle de France (Bercy n’existait pas encore), résidu des JO de 68). Là dessus, j’apprends fortuitement que les licenciés FFT seraient prioritaires pour l’obtention de billets, je ne fais donc ni une ni deuze et me précipite dans mon ancien club me réinscrire (j’ai dû y jouer 3 heures au maximum dans toute la saison 82/83!).

    Ensuite a été annoncé qu’on n’aurait droit qu’à un seul billet. Il a donc fallu cogiter sec. Le vendredi? Le samedi? (bof, un seul match…). Allez, je me décide pour le dimanche selon le raisonnement suivant: les français vont probablement gagner un match sur les trois premiers donc la journée du dimanche devrait être décisive pour le gain de la Coupe. Un pari osé comme on va le voir.

    Bon, après une légère foire d’empoigne à mon club le jour de la distribution des précieux sésames, dont je vous épargne les détails, me voilà tout fier de moi, avec mon ticket en poche. Le voici, d’ailleurs, conservé comme une précieuse relique.

    Mes copains et copines du lycée (Béatrice, Hervé et quelques autres dont, je l’avoue honteusement, j’ai oublié les prénoms) n’ayant pas la chance d’être licenciés FFT, se sont donc résolus à aller planter leur tente devant le palais des sports la veille au soir de l’ouverture des caisses au public. En bon copain je suis allé passer quelques heures d’attente avec eux mais pas la nuit quand même, ben oui faut bénéficier de son statut de privilégié! Eux aussi n’auront le droit d’acheter qu’une seule place chacun le lendemain matin, et le même dilemme les frappe: vendredi? samedi? dimanche? Grâce à mon aura de licencié FFT, je n’ai pas trop de peine à les convaincre de faire le même choix que moi (tout le monde semble confiant sur le fait que Noah va gagner son premier match!). Bref, après une nuit d’attente sous la tente, ils auront tous leur place pour le dimanche 28 novembre.

    Puis vint ce fameux week-end. Le vendredi après-midi, en classe, nous n’y tenons plus, et à 15h, nous annonçons au prof d’histoire-géo que nous allons sécher son cours parce que quand même il y a Noah/McEnroe à la télé, quoi!

    Bref chacun rentre chez soi vivre le match sur Antenne 2 (ou était-ce TF1, pas encore privatisée?). Le Noah/McEnroe d’anthologie, hélas perdu, le Leconte/Mayer, perdu aussi, et enfin, Bérézina, Leconte-Noah battus par Fleming-McEnroe.

    Et nous voilà, tout penauds, le dimanche avec devant nous deux matches sans enjeu. Moi, avec en plus la culpabilité d’avoir convaincu les autres de choisir ce 3ème jour funeste. Pour la petite histoire, Noah mettra une pâtée à Gene Mayer, et McEnroe une rouste à Leconte. Mais le coeur n’y était pas. Et, lors de la remise des trophées, le public grenoblois sifflera copieusement le PDG japonais de NEC, sponsor de la Coupe Davis, ce qui vaudra à Grenoble d’être rayée (définitivement?) de la liste des villes pouvant accueillir la CD. 29 ans après, on attend encore le retour de l’équipe de France.

    Voilà, la vérité est rétablie: dans mes articles sur la CD (ici et ) j’avais menti éhontément. Je n’ai pas vu le fameux McEnroe/Noah pour de vrai (mais à la télé, comme tout le monde moins 14000 privilégiés), je n’ai vu que les dead rubbers du dimanche.

    • Pierre 24 février 2011 at 20:09

      Tu as quand même vu Mac de tes propres yeux, je suis jaloux !

      • Colin 25 février 2011 at 10:11

        À l’époque je le détestais, c’était encore le « brat ». Mais je dois dire que j’avais été très surpris par son attitude pendant ces 3 jours: pas le moindre écart de conduite, pas la moindre contestation, le fair-play intégral.

        Et même, le gars drôle et bon vivant, cf. l’épisode du changement de t-shirt lors du match contre Noah.

        Bref, je commençais seulement à changer un peu d’avis sur l’énergumène. Mais ça a pris encore plusieurs années avant que je me mette à l’apprécier à sa juste valeur.

    • Nath 24 février 2011 at 20:24

      Je pense qu’on pourra se faire à cette idée ;)
      Mais c’est bien dommage pour toi, et tes potes de l’époque.

    • Sam 24 février 2011 at 20:27

      Incommentable.

  24. David 24 février 2011 at 19:50

    Match Gasquet. Il est dit que Simon ne battra pas deux bêtes noires dans un même tournoi. Ceci étant, Simon est absolument insupportable quand il commence à perdre et à râler. Ben oui, mon pauvre, certains tentent des coups gagnants et les réussissent !

  25. Clemency 24 février 2011 at 19:56

    Oui du coup la dernière inconnue pour s’assurer que chouchou serait bien en finale contre le nouveau numéro un del mundo est levée, parce qu’il faudrait me torturer pour que je parie 10E sur Gasquet dans cette affaire.

  26. NTifi 24 février 2011 at 20:06

    Federer doit être content de ne pas rencontrer Simon, mais on aura des bons matchs demain.

    • Diana 24 février 2011 at 20:11

      Ah bon ? il te l’a dit ?

      Simon a joué comme une quiche hier et aujourd’hui, alors je ne vois pas comment Fed aurait pu être inquiet de le rencontrer.

      • NTifi 24 février 2011 at 20:25

        Bien sûr Federer a joué comme un Prince pendant tout le tournoi… C’est quand même pas nouveau que le Suisse a du mal face à Simon, en plus le Français joue toujours à fond dans ces matchs là.

    • Diana 24 février 2011 at 20:40

      Euh, dis-moi, ils se sont rencontrés… combien de fois ? Parce qu’à te lire, on croirait que Simon l’a désaillé plus que de raison.

      Fed joue toujours comme un prince, mieux, comme le maestro qu’il est. Ce n’est pas mollets de coq, notamment celui de cette semaine, qui pouvait le faire trembler.

      Et au moins, contre Gasquet, on verra du tennis, pas celui de limeur si chiant auquel Simon s’adonne avec volupté.

      2 revers à 1 main devient une denrée si rare à l’époque des cogneurs que je ne bouderai pas mon plaisir demain.

      Ce n’est que mon point de vue, mais je le partage ;)

  27. William 24 février 2011 at 20:10

    En tout cas Simon confirme ses difficultés à affronter ses pairs, quelques H2H parlants :
    contre Tsonga 1-4
    contre Llodra 0-5
    contre Gasquet 0-4 (5 maintenant)
    Les joueurs qu’il domine sont Benneteau et Monfils, bonjour les buses !

    • Diana 24 février 2011 at 20:12

      coucou William :)

      T’inquiète, avec ses pairs, il va tout déchirer contre l’Autriche ;)

      • William 24 février 2011 at 20:32

        Salut Diana ! Simon et Gasquet en CD, quand la France est en position délicate avec les forfaits des 2 leaders, je demande à voir… Llodra pas au mieux… Pas évident !

        • Diana 24 février 2011 at 20:43

          Euh, ça ne t’interpelle pas ces… forfaits ? On croirait que plus personne dans cette équipe ne veut aller au charbon, et porter le poids de de la défaite. Gasquet et Simon, sélectionnés à l’insu de leur plein gré, j’ai hâte de voir vibrer leur corde patriotique.

          • David 24 février 2011 at 20:46

            Gasquet a toujours pas mal donné en Coupe Davis.Comme pour Federer, il semblerait que le passé s’oublie de plus en plus vite. Une victoire sur Melzer sur terre, ce qui est tout à fait dans ses cordes au niveau tennistique, pourrait être la victoire référence sur laquelle bâtir avec son entraineur pour le reste de la saison. J’y crois en tout cas.

        • William 24 février 2011 at 20:47

          Autant Gasquet peut se sentir bien et sortir de bons matchs, autant je suis plus réservé en ce qui concerne Simon : 3 matchs, 3 défaites. Surtout que les Français joueront à l’extérieur et sur terre battue, pas la surface préférée du poussin..!

  28. Nath 24 février 2011 at 20:40

    Je n’ai pas trop accroché à la dernière partie de ton texte : un peu trop pour moi, je ne sais pas si ça a un lien avec Fed ou non, vu que je suis loin d’être sa fan numéro 3. Mais les péripéties, ça oui, j’adore ce genre de récits. Mais quand même, 30 minutes de tennis, la Jacket, l’icône, je n’y arrive pas. Désolée pour mon post peu enthousiasmant, mais je n’ai pas pu entrer te suivre là-dessus.

    • Elmar 24 février 2011 at 22:22

      Plus que le joueur, et j’espère que mon texte retranscrit cela, c’est le lieu qui a été vecteur d’émotions.

      La jacket de Federer, c’était le petit truc en plus.

      Les 30 minutes de tennis, c’était anecdotique en comparaison avec L’Instant où nous constatons que nous sommes au 1er rang. Ca, c’était le moment le plus fort. Et le gazon tout vert du Centre Court à 1m. Mais vraiment, c’est difficile de mettre des mots là-dessus.

      • Nath 24 février 2011 at 22:32

        Vu les commentaires laissés aujourd’hui, tu as touché au but. C’est moi qui ai fait un blocage sur les 30 minutes (même si d’autres ont réagi sur ce sujet) et surtout Federer (!)

  29. David 24 février 2011 at 20:50

    Sinon, pour rebondir sur la Coupe Davis, Dolgopolov ne participera pas car il demande des compensations financières trop élevées à la fédération ukrainienne. Voilà de quoi écorner légèrement l’image du personnage. C’est vrai qu’en étant dans le Top 30, il ne gagne pas assez sa vie…

  30. Coach Kevinovitch 24 février 2011 at 20:55

    Je viens de voir les confessions d’Hénin, eh ben dis donc c’est du lourd quand même. C’est typiquement le mauvais esprit que l’on retrouve dans les clubs sportifs dans les premières compétitions auxquels on participe quand on est enfant. J’ai un souvenir d’une compétition de football avec un match auquel j’ai pris par arbitré par l’entraîneur de l’équipe adverse.

    Je pensais que passé pro, cela disparaissait sous couvert de la bienséance imposée par les sponsors mais quelqu’un qui est prêt à tout reste prêt à pour gagner.

    Quand je pense au stupide public de Roland qui a sifflé Serena le jour où elle subit une tricherie, ça me fait de la peine.

    Quand je pense à certains 15-lovers qui hurlent au vol pour les secondes de plus prises par Nadal entre deux points, comment vont-ils réagir quand ils vont lire cela car ce que nous a révélé Justine, ce n’est pas de la petite tricherie. Coria et Hewitt n’étaient pas si détestables finalement.

    • Diana 24 février 2011 at 21:03

      Pour moi, c’est simple : tricherie, petite ou grande, c’est toujours tricherie. CQFD.

    • Clemency 24 février 2011 at 21:09

      Le rapport entre la mauvaise fois et les trucages d’Hénin et le fait que Nadal nous les brise en faisant attendre 10 min entre chaque point, je ne le vois pas trop.
      En fait tout ça n’aurait pas d’importance si l’arbitrage s’appliquait strictement. Si tu laisse l’opportunité à un joueur de tricher ou de truquer, en général il le fait…

      • Clemency 24 février 2011 at 21:11

        Tu faisais confiance à Mac dans le jugement de ses balles, un coup de ses coups sur deux jugé faute aurait été accordé, sûr qu’il aurait battu biiiip en 84 à RG.

        • Sam 24 février 2011 at 21:50

          => « Ivan Lendl ».

      • karim 24 février 2011 at 21:38

        Il est comme ça coach K, taquin et têtu.

  31. Antoine 24 février 2011 at 21:28

    Etonnant quand même que Simon n’arrive pas à battre Richard…Cela vaut en tout cas mieux pour Federer qui n’a aucun problème contre Gasquet qui a le jeu pour le faire briller, et beaucoup contre Simon qui a le jeu pour le faire dérailler comme on l’a vu à chque fois qu’ils se sont rencontrés..

    Comme je n’imagine pas que Berdych puisse faire autre chose que de perdre contre Djoko, on s’achemine tranquillement vers la finale entre les deux TS1 et TS2. Je n’ai pas vu Djoko jouer pour l’instant mais ce que j’ai vu de Federer aujourd’hui m’incite à penser que Djoko lui fera certainement la peau s’il n’arrive pas à augmenter son niveau qui se situe sur ce que j’ai vu entre le correct et le moyen. Un niveau suffisant pour aller en finale mais pas un niveau suffisant pour battre Djoko qui, sur cette surface, est désormais à mon sens au moins aussi bon que lui, en moyenne…C’est vraiment du dur lent comme en Australie et peut être même encore plus lent: d’ailleurs, le nombre d’aces marqués par les uns ou par les autres est famélique..

    • David 24 février 2011 at 21:32

      Djoko n’a pas été très bon non plus. Mayer a servi pour le premier set et a complètement sabordé ses deux jeux de service, avec au moins trois double fautes. Et contre Lopez,Djokovic n’était guère plus brillant. A voir contre Berdych, qui effectue un début d’année correct, en tous cas largement meilleur que sa saison post-Wimbeldon.

    • karim 24 février 2011 at 21:43

      « Comme je n’imagine pas que Berdych puisse faire autre chose que de perdre contre Djoko »

      je viens de pronostiquer le contraire. un gage? on parie?

  32. karim 24 février 2011 at 21:41

    Je sais que plus personne n’accorde de crédit à mes prédictions – pffff des nazes je vous dis – mais Gasquet va battre Roger. Six ans après leur affrontement moné-gasque(t)le petit Richie va remettre ça. Et en finale il jouera et pedra contre ce con de Berdych. Djoko sera très décevant dans cette défaite en deux petits sets, indignes de lui. J’ai dit.

    • Antoine 24 février 2011 at 21:51

      A moins que Federer n’attrape le virus Ebola cette nuit, Gasquet n’a guère plus de chances de gagner demain que toi de gagner l’Odyssée..Quant à Berdych, je prend le pari très volontiers: si Berdych gagne, je change de pseudo pour « L’âne Antoine » pendant un mois..

      • William 24 février 2011 at 21:54

        Allez, Tomas, souviens-toi et répète avec moi : « Wimbledon 2010, Wimbledon 2010,… ».

        • hamtaro 24 février 2011 at 22:11

          mdr j’aimerais voir ça tiens!!!

      • David 24 février 2011 at 21:58

        Et si Gasquet gagne ?

    • karim 24 février 2011 at 22:15

      L’âne Antoine n’osera plus apparaître sur le site pendant un mois.

    • Arno 25 février 2011 at 10:02

      Gasquet/Berdych en finale? Faut pas t’étonner d’être 58ème à l’Odyssée quand tu nous sors ce genre de pronos!!

      Le jour où tu vas avoir raison, par contre, ça va vraiment nous faire tout drôle. La fin d’un monde…

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