Wimbledon 1993 : l’an 1 de l’ère Sampras

By  | 18 juin 2012 | Filed under: Légendes

A l’aube de Wimbledon 1993 la lutte au sommet est serrée. Bien que vainqueur en Australie et finaliste à Roland-Garros, Jim Courier a perdu son trône au profit de Pete Sampras, vainqueur de quatre tournois mineurs depuis le début de l’année. Suivent aux abois les deux jumeaux jardiniers, Edberg et Becker, le premier toujours aussi régulier, et le deuxième apparemment en perte de vitesse. L’enjeu est énorme sur le gazon londonien, car le vainqueur du tournoi prendra une sérieuse option sur la place de n°1 mondial de fin d’année.

Inutile de dire que les deux principaux favoris de ce Wimbledon sont Stefan Edberg et Boris Becker. Le premier est en effet toujours aussi constant : il vient d’atteindre la finale à Mebourne et les quarts à Roland-Garros, et nul ne doute qu’il a de fortes chances de se retrouver en finale. Quant au deuxième, s’il a enchainé les résultats décevants depuis le début de l’année (1er tour en Australie, 2e tour à Paris), on a encore en mémoire sa fin de saison 1992 étincelante et le retour sur son gazon chéri devrait lui donner un deuxième souffle. Il faut dire aussi que leurs concurrents potentiels suscitent des doutes: Jim Courier n’a jamais brillé sur gazon et Pete Sampras à peine plus (une demie en 1992). De plus, ce dernier semble trop friable mentalement dans les moments-clés en Grand chelem (défaites en finale de l’US Open 1992 et en demies de l’Open d’Australie 1993 face à Edberg) et a des problèmes à l’épaule. Le tenant du titre Andre Agassi est quant à lui hors forme et a des problèmes au poignet (qui l’obligent à adopter une pose particulière au service), tandis que le finaliste 1992 Ivanisevic est un danger potentiel pour tous… mais surtout pour lui-même. Reste la tête de série N°6 Michael Stich, qui semble avoir retrouvé un bon niveau de jeu et pourrait rééditer son exploit de 1991.

Les premiers tours se passent sans encombre pour les favoris à l’exception d’Ivan Lendl (TS7), éliminé au 2e tour par Arnaud Boetsch, et de Goran Ivanisevic, éliminé au 3e tour par Todd Martin. Mais la vraie surprise du tournoi est l’absence totale de pluie ! Du fait d’une quinzaine épargnée par les précipitations, l’herbe est asséchée et ressemble à de la terre battue, augmentant le rebond des balles. En gros, des conditions idéales pour Jim Courier. A noter aussi durant la première semaine la bonne performance d’Henri Leconte, qui parvient jusqu’en huitièmes avant de s’incliner logiquement face à Boris Becker.

Tous les gros sont au rendez-vous des quarts de finale. Si Courier (c. Martin) et Edberg (c. Pioline) se qualifient aisément pour les demies, les deux derniers quarts seront splendides et disputés. Dans le premier, Sampras vient à bout du tenant du titre Agassi en cinq sets acharnés (sur un score identique à celui de la finale 1990 : 6/2 6/2 3/6 3/6 6/4). Bien qu’éliminé, ce dernier peut être fier de son tournoi, car il a montré à tous ses détracteurs que sa victoire de 1992 n’était pas un simple coup de chance. Le dernier quart oppose les deux frères teutons ennemis, Becker et Stich. Le match est un régal de tennis offensif, et Becker prend sa revanche de la finale 1991 en s’imposant au bout du suspense 7/5 6/7 6/7 6/2 6/4, sans avoir perdu une fois son service (pour 27 jeux de service disputés) !

Pour la première fois depuis l’US Open 1985, les 4 premières têtes de série sont au rendez-vous des demi-finales. Si les faces-à-faces sont parfaitement identiques (4-4 entre Edberg et Courier, 3-3 entre Becker et Sampras), on est quasiment certains de se retrouver comme au bon vieux temps avec une quatrième finale Edberg – Becker, tant leurs adversaires semblent trop tendres et moins expérimentés sur gazon. Et pourtant…

Dans le premier match, tout semble se dérouler comme prévu. Edberg fait preuve de sa maitrise habituelle de la surface face à Courier pour empocher le premier set, 6/4 et mener 2-0 dans le deuxième. Mais la belle machine suédoise se grippe petit à petit. Avantagé par les conditions sèches, l’Américain se met à retourner de mieux en mieux et met la pression sur les services d’Edberg. Par conséquent, ce dernier perd de sa superbe, devient de plus en plus fébrile au service (8 doubles fautes au total) et s’expose aux passings ravageurs de « Big Jim ». Il perd le contrôle du match et finit par s’incliner à la surprise générale 4/6 6/4 6/2 6/4. Euphorique, Courier atteint sa troisième finale consécutive en Grand chelem de l’année.

Après cette surprise, on aura droit à une seconde : Sampras terrasse Becker en trois sets 7/6 6/4 6/4 ! Après un premier set équilibré remporté par l’Américain et durant lequel les serveurs ont fait la loi (une seule balle de break non convertie pour Sampras), Becker s’effondre complètement au service durant le deuxième : il rate 15 premières balles consécutives (avec à la clé trois doubles à 1-1 qui donnent le break à Pete) et finira le set avec 28% de premières balles (ce qui fera dire à McEnroe qui commentait le match: « Boris is serving at what, 15 pct this set ?… No, wait, it’s 12.5 pct… I gave him too much credit there« ) ! Fatigué par son match marathon face à Stich et beaucoup moins opportuniste (0/6 en balles de break contre 2/4 pour Pete), c’est donc logiquement qu’il s’incline face à un Sampras bien plus solide et efficace au service (12 aces à 14 mais 6 doubles fautes à 12 et 60% de points sur son deuxième service contre 45%, ce qui fera dire à Becker : « The only problem I think Pete has is that he doesn’t know the difference between a first and second serve. He hits them both so hard »).

Pour la première fois depuis le McEnroe – Connors de 1984, deux Américains s’affrontent en finale de Wimbledon. Et on ne sera pas déçu du spectacle. Les deux premiers sets, bien que dominés par les serveurs (aucune balle de break dans le premier, deux non converties pour Pete dans le deuxième) sont d’excellent niveau et Jim fait plus que tenir le choc face à Pete. C’est la solidité au service de Sampras qui fait à chaque fois la différence dans les tie-break et il mène 2 sets à 0. Mais la fatigue commence à se faire sentir et Pete semble être au bout du rouleau. S’il réussit à débreaker après avoir perdu une première fois son service, il ne peut rien quand Courier le breake à nouveau pour remporter la manche 6/3. On a l’impression que le rouleau-compresseur Jim est en marche tant Sampras est épuisé et sa fragilité mentale connue, mais pour la première fois de sa carrière Pete sort ses cojones et met ses tripes sur la table ! Il commence à nouveau à faire parler la foudre au service et réalise des winners du fond du court qui feront plier Courier. Il réalise le seul break du set à 3-2 et ne le lâchera plus pour s’imposer 6/3. Il vient de prouver à tous ses détracteurs que sa place de n°1 mondiale acquise en avril, après trois tournois consécutifs remportés, n’était pas une aberration du système de classement.

Ce qu’on n’imaginait  pas encore, c’est que cette finale serait la croisée des chemins de notre Top 4 : pour Sampras, ce sera le début d’une domination sans partage sur le tennis mondial (comme le montreront immédiatement après ses victoires consécutives à l’US Open 1993 et l’Open d’Australie 1994). Pour Courier, ce sera le début d’une descente aux enfers qui sera aussi rapide que ne l’avait été son ascension. Pour Edberg et Becker, enfin, c’est la confirmation que le temps de leur (brève) mainmise sur la planète tennis est bien révolu.

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144 Responses to Wimbledon 1993 : l’an 1 de l’ère Sampras

  1. karim 18 juin 2012 at 09:24

    Robert est-ce que tu veux m’épouser?
    Bon maintenant je vais lire ton papier. Prem’s.

  2. Nath 18 juin 2012 at 09:35

    J’aime bien les articles qui relatent le déroulement d’un tournoi, celui-ci n’échappe pas à la règle. Thanks Bob ;)

    « Le match est un régal de tennis offensif, et Becker prend sa revanche de la finale 1991 en s’imposant au bout du suspense 7/5 6/7 6/7 6/2 6/4, sans avoir perdu une fois son service (pour 27 jeux de service disputés) ! »
    Petits joueurs, va raconter ça à Isner et Mahut !

  3. Remy - Karim d'Or RYSC 2012 18 juin 2012 at 09:43

    Article très sympa à l’horizon de Wim et très bon choix des photos.

    « Pour la première fois depuis l’US Open 1985, les 4 premières têtes de série sont au rendez-vous des demi-finales. »
    >> On vit actuellement une période vraiment différente …

  4. karim 18 juin 2012 at 09:57

    J’étais là – enfin presque – j’ai tout vu et ça s’est passé exactement comme tu l’as dit§ Encore une fois veux-tu m’épouser? Rohhhhhhh cette période c’est vraiment ma madeleine du tennis quoi, proust n’a pas été quatre fois champion du monde de F1 pour rien (bon ben je vais y aller, à bientôt).
    bon je reviens tantôt. trop bon. quand Jim bat Edberg à WIMBLEDON je me dis c’est fini, la carrière d’Edberg est terminée au sommet. quatre années de galère ensuite qui m’ont profondément meurtri. Il aurait pu, dû, arrêter fin 93.

  5. MONTAGNE 18 juin 2012 at 10:09

    « Pete sort ses cojones », les petites anglaises exultent, « il met ses tripes sur la table », elles sont dégoutées

  6. William 18 juin 2012 at 11:02

    Bon, c’est super, comme d’hab ! Merci BigBob !
    Je me retrouve totalement dans le commentaire de Nath et j’aurais fait les mêmes réflexions si je n’avais pas lu ce qu’elle a mis.
    Je regrette vraiment de ne pas avoir vu Sampras jouer, la faute à Roland Garros sûrement.

    J’adore la photo de Becker. Même jambes croisées et serviette sur la tête il fait vieux lion qu’on n’emmerde pas. Quel regard !

  7. Antoine 18 juin 2012 at 12:47

    Mais tu en as combien en réserve comme ça, des articles Bob ? Deux de suite ? La machine à produire des articles s’est furieusement mis en reoute à ce que je vois et je ne m’en plaindrais pas..! L’article traite du seul tournoi masculin mais c’est le lôt communn de la plupart des articles.

    Pour compléter , il me parait utile de préciser que si Ivanisévic se fait effectivement éliminer au troisème tour pat Todd Matin qui lui met une bulle au cinquième set, sa tâche a bien été facilitée par le fait qu’Ivanisévic avait eu les plus grandes peines à parvenir jusque là, ne s’imposant aux tours précédents qu’en cinq sets très disputés à chaque fois.

    On peut sans doute également rappeler que c’est Agassi qui sort deux très bons joueurs sur herbe, Rafter en 1/8ème, puis Krajicek en quarts..

    Enfin, je suis un peu surpris du commentaire qui fait état d’une fragilité mentale de Sampras au motif qu’il aurait perdu deux demies finales en GC auparavant (le propos est réaffirmé à la fin de l’article), de même qu’il me parait également assez contestable de dire qu’il ne brillait pas vraiment sur herbe alors qu’il avait été en demies à Wimbledon l’année précédente. Durant cette finale, il ne m’a pas non plus donné l’impression d’être épuisé après deux sets. Il me semble avoir a baissé le pied au troisième avant de repartir de plus belle au quatrième…Mais ce ne sont que des impressions…

  8. JC 18 juin 2012 at 13:17

    Félicitations pour ce nouvel article. J’avais suivi de prêt cette édition, et les demi finales, avec la défaite de Stefan, avait été cruelle pour moi, car je sentais que c’était vraiment le début de la fin… snif

    Bob, t’en as encore beaucoup des comme ça ? miam miam

  9. Clément 18 juin 2012 at 13:49

    Insatiable Robert, ce n’est plus un rédacteur amateur, c’est une PME !
    C’est top, « comme d’hab », moi qui ne connaissais que le nom des finalistes, c’est parfait de les avoir remis dans le contexte de l’époque. Ce fut effectivement une passation de pouvoir ; moi qui imaginais que Sampras était déjà favori avant le début du tournoi !
    J’ai un peu tiqué également sur la « faiblesse mentale » de Pistol, non pas que je ne suis pas d’accord, mais plutôt que je l’ignorais tout à fait. Mais il a bien fallu digérer l’US’90 semble-t-il, presque 3 ans !

    @Antoine, les photos sont en chemin !

  10. Colin 18 juin 2012 at 14:01

    Thank you so much, dear Bob!

    Cependant, je trouve qu’après le Queen’s, attaquer direct sur Wimby, c’est un peu rapide, tu aurais quand même pu intercaler un article commémoratif sur le tournoi de S’Hertogenbosch! (par exemple, nous rappeler le doublé que Sjeng Schalken y réussit en 2002 & 2003). Donc pour te rattraper, je compte sur toi pour nous pondre un article circonstancié sur Newport.

    Deux choses m’ont marqué dans l’article:
    - Il a fallu attendre 8 ans, de 1985 à 1993, pour que les 4 premières TS se retrouvent en demie d’un GC (oui je sais Nath l’a déjà fait remarquer plus haut, mais c’est tellement gros que ça mérite d’être redit). Aujourd’hui, ça arrive trois fois sur quatre.
    - Personne à l’époque ne pouvait imaginer que la transition entre l’avènement de Sampras Ier (qu’on attendait sans le voir se concrétiser depuis l’US 90, soit presque 3 ans déjà) et la chute de Courier allait être aussi brutale et définitive.

    A part ça, je pense que l’affiche des quarts de ce Wimbledon 1993 mérite d’être publiée littéralement, pour la beauté du geste:

    Sampras / Agassi
    Edberg / Pioline
    Becker / Stich
    Courier / T.Martin

    14 titres à Wimbledon réunis sur cette affiche.

    • MONTAGNE 18 juin 2012 at 14:23

      Mais qu’est ce que Pioline vient faire ici? Jje sais il a été finaliste à Wimby, mais au regard des palmarès de 6 des 7 autres, il fait un peu tache, bon d’accord Tod Martin est dans la même catégorie que lui)

    • Robert "AxelBob" 18 juin 2012 at 22:49

      Tu rigoles mais saches que j’avais sérieusement pensé écrire un article « Halle of Fame » (ou Marché des Halles vu que c’est un épicier qui gère le truc ^^) ;-)

  11. Kristian 18 juin 2012 at 14:09

    Merci Bob une nouvelle fois.

    Je me souviens tres bien de cette periode et je suis d’accord avec pas mal de choses ecrites ci dessus.

    Oui, Sampras n’etait pas si bon sur herbe jusqu’en 93. Il avait le service, la volee, mais son retour etait moyen. C’est a partir de 93 qu’il a ameliore ce coup et est devenu le meilleur de la surface.

    Oui, moi aussi j’ai vu la fin d’Edberg en direct (et avec une relle rejouissance) quand il s’est fait litteralement degomme par Courier en demi. Il semblait venir d’une autre epoque avec un tennis completement fade.. un peu comme Mac en 85.

    Mais c’est aussi a partir de ce Wimbledon 93 que j’ai arrete l’herbe. Enfin j’ai cesse de m’interesser a Wimbledon. Ce tennis en deux, maximum trois coups de raquette (mais tres souvent un..) m’ennuyait profondemment. Et je n’ai plus vu un match en entier jusqu’a Wimbledon 2001, qui la pour le coup etait un tournoi exceptionnel avec une deuxieme semaine d’anthologie.

    Bref, l’ere Sampras a Wimbledon ca m’a bien gonfle. Merci et encore une fois merci aux organisateurs d’avait modifie le gazon (en 2001 justement) et d’avoir redonne du jeu et de la substance au tournoi.

    • karim 18 juin 2012 at 14:56

      oh mon dieu… qu’as-tu donc? tu as assisté avec délectation à l’usure d’Edberg? Wimbledon prisonnier de Nadal ou Djoko ça te branche? Je t’envoie le SAMU… ou un groupe de skins moscovites, j’hésite.

      • Antoine 18 juin 2012 at 15:04

        Il ne faut pas hésiter Karim: les skins moscovites…

        L’ère Sampras à Wimbledon, cela ne m’a pas du tout gonflé, mais alors pas du tout. Le tennis en deux ou trois coups de raquette, je trouve cela très bien. On a toujours joué comme cela, sauf sur terre battue bien sûr, et cela ne date pas de Sampras…

    • Paulo 19 juin 2012 at 07:22

      Pas d’accord. Le tennis, ça a toujours été la diversité, des surfaces, des styles de jeu.
      Qu’on n’aime pas un style, des conditions de jeu, c’est une chose, souhaiter que tout devienne homogène en est une autre…
      La terre aux terriens, le gazon aux attaquants et aux serveurs-volleyeurs !
      Pour le coup, les skins anglais me semblent plus appropriés :mrgreen:

  12. MONTAGNE 18 juin 2012 at 14:25

    Kristian, ton commentaire sur l’herbe post 2001 ne va pas te faire que des amis ici !!

  13. Pierre 18 juin 2012 at 15:30

    Bob, c’est un excellent texte, tu me rappelles avec délice aux débuts flamboyants du grand Pete. La madeleine de Prost, merci Karim.
    Kristian, tu penses vraiment ce que tu écris sur Edberg ? Aaaaaaaarrrrggghh…..

  14. Antoine 18 juin 2012 at 16:46

    Je suis allé regarder ce que prévoit le code de l’ATP au sujet du cas de Nalby hier. On y trouve (notamment) ceci:

    « c) Physical Abuse
    i) Players shall not at any time physically abuse any official, opponent, spectator or other person within the precincts of the tournament site. For purposes of this rule, physical abuse is the unauthorized touching of an official, opponent, and spectator or other person.
    ii) Violation of this section shall subject a player to a fine up to $10,000 for each violation. In addition, if such violation occurs during a match, the player shall be penalized in accordance with the Point Penalty Schedule. In circumstances that are flagrant and particularly injurious to the success of a tournament, or are singularly egregious, a single violation of this section shall also constitute the player Major Offense of Aggravated Behavior.
    (…)
    Default
    i) The supervisor may default a player either for a single violation of the Code (immediate default) or as outlined in the Point Penalty Schedule ».

    Ma conclusion est que le superviseur pouvait disqualifier Nalby mais qu’il existe un pouvoir d’appréciation de ce dernier et que cette sanction n’est pas automatique. En revanche, une fois la décion prise, laquelle n’est d’ailleurs pas suceptible d’appel, alors le fautif est automatiquement mis à l’amende et privé des points ATP gagnés, de même que de son prize money et doit en outre rembourser l’allocation logement dont il a bénéficié durant le tournoi. Bref, clairement pas une bonne opération pour Nalby…

    Le directeur du tournoi a cru bon ajouté que Nalby était, bien sûr, le bienvenu l’année prochaine. Pas sûr qu’il revienne….

    • William 18 juin 2012 at 18:28

      Mais tout ça ne s’arrête pas là ! Lis donc : http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Plainte-contre-nalbandian/292164

      Ca sent le petit juge de ligne bien zélé… Moi j’aurais été tout fier de me faire cogner par Nalbide ! Un moment qu’on n’oublie pas !

      • Antoine 19 juin 2012 at 12:05

        J’ai vu cela. On ne dit pas qui a porté plainte mais ce ne peut être que le juge de ligne…Qui officiat pourtant hier aux qualifs de Wimby..Sa blessure ne devait pas être bien grave..

  15. Nath 18 juin 2012 at 18:05

    Kirilenko fait aussi pas mal de shadow tennis, mais ça fait quand même moins peur que quand c’est Bartoli.

    • William 18 juin 2012 at 18:24

      Oui, on se demande pourquoi… Maria Kirilencoeur !

  16. Nath 18 juin 2012 at 18:18

    Je crois que pendant que les filles (Kiri donc et Schiavone) s’étripaient pour le 11° jeu du 3° set, Melzer en a aligné 5 :lol:
    Le 12° jeu a été plus rapide, break blanc de Schiavone et match. Balles de break converties : 4/7 pour l’Italienne, 3/17 (!) pour la Russe.

  17. Ulysse 18 juin 2012 at 18:40

    Well done Bob ! garde-le pour toi mais le board 15-Love se pose des questions et on t’a dénoncé à l’AMAT. Si deux types en costard avec une valise sonnent chez toi au petit matin c’est pour un contrôle inopiné. N’allume pas la lumière, fuis discrètement par derrière, rase-toi les cheveux et reste à l’hotel pendant deux semaines, le temps de te purifier le système sanguin. Ils n’ont pas le droit d’entrer sans juge ou officier avec commission rogatoire.

    Pour ceusses qui se posent des questions sur le changement d’herbe à Wimbledon, un article intéressant qui a l’avantage d’évoquer l’urine de renarde, manifestement plus nocive que celle de son compagnon à longue queue.
    http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1815724,00.html

  18. fieldog (vainqueur Odyssée 2010 et RYSC 2012) 18 juin 2012 at 18:57

    Merci Bob pour le récit de ce tournoi qui fut à bien des égards historique.
    Primo : il annonçait le règne tyrannique de Pistol Pete qui reste, sauf avis contraire de notre historien Antoine, le plus grand joueur de gazon de l’ère open (talonné de près par Fed mais toujours devant).

    Secundo : et tu le mentionnes à plusieurs reprises dans ton article, ce tournoi est le chant du cygne de 2 géants du jeu sur gazon : Edberg et Becker.

    2 géants s’éteignent, 1 autre s’éveille…

    • Paulo 19 juin 2012 at 07:48

      Selon les statistiques de l’ATP, c’est bien Federer le plus grand joueur de gazon (un gazon peut-être « particulier » depuis 2001-2002 certes) de l’ère open :

      (% victoires/matches joués en carrière – tournois remportés – victoires/défaites)

      1. Roger Federer 0.868 11 105-16
      2. John McEnroe 0.856 8 119-20
      3. Bjorn Borg 0.847 6 61-11
      4. Pete Sampras 0.835 10 101-20
      5. Jimmy Connors 0.833 9 169-34
      6. Rod Laver 0.833 5 65-13
      7. Boris Becker 0.823 7 116-25
      8. Rafael Nadal 0.817 3 49-11
      9. Andy Roddick 0.796 4 78-20
      10. Andy Murray 0.790 2 49-13

      Ceci dit, bien sûr Pete reste (encore) devant pour ce qui est de Wimbledon…

      • Antoine 19 juin 2012 at 12:12

        De toute façon, on ne peut pas comparer les ratios des joueurs en activité avec ceux qui ont terminé leur carrière..Selon toute vraisemblance, les ratios de Federer vont baisser..

        Mais en nombre de tites, il est premier et ne risque pas d’être dépassé par Borg, Big Mac ou Sammpras..

        • Bapt 19 juin 2012 at 12:33

          Et quand on voit que Nadal est juste Becker et que Murray fait mieux qu’Edberg (quatre grands chelems sur gazon !), ces statistiques semblent bien absurdes… 

      • Robert "AxelBob" 19 juin 2012 at 13:48

        Si on regarde les victoires absolues le classement est plus cohérent:
        1- Connors: 169
        2- McEnroe: 119
        3- Becker: 116
        4- Federer: 105
        5- Sampras: 101

        Naturellement Borg a moins de matches gagnés car il a arreté à 26 piges et Laver car il a été pro pendant ses meilleures années

  19. Nath 18 juin 2012 at 19:35

    Le site de Wimbledon est tout pourri cette année ! Ils ont foutu un cadre de 12cm² à l’intérieur de la fenêtre !!?? Pour lire le programme c’est sympa…
    Nul, je ne mettrai pas un lien de la quinzaine.

  20. Quentin 18 juin 2012 at 20:51

    Merci pour cet article Robert, ça me fait vivre une ère que je n’ai jamais connu et que je ne connaitrais peut-être jamais :( :celle d’un gazon où les points ne se jouaient qu’en deux-trois coups de raquette.
    Sinon, je remarque qu’en quelques semaines, Sampras a 4 article qui lui sont consacrés alors qu’il n’y en avait pas eu depuis la création du site en mai 2009. Comme quoi…

  21. Oluive 18 juin 2012 at 20:56

    Axel, le mec qui écrit plus vite que je lis…
    Alors, je me dépêche d’écrire ce com’, avant qu’un nouvel article ne sorte !

    Merci Bob pour cet article : un vrai moment d’histoire ce Wimb-Seine-Saint-Denis-Style.
    Je n’avais suivi que de loin, mais, de toutes façons, ma mémoire avait besoin de ce coup de blanc royal.
    Merci aussi de mettre en pratique la production d’articles de qualité mais dans lesquels on n’investit pas un an de préparation, ce qui conduit au final à un article par décennie…
    Une toute petite remarque si je peux : je serais pas contre quelques liens vidéo.

    Nalbandian qui continue de transformer en plomb un talent en or…
    Il ne doit quand même pas avoir grand-chose dans le citron, quand on voit l’endroit où il tape… Il pourrait tout aussi bien pousser de toutes ses forces la chaise d’arbitre la prochaine fois, qu’on rigole.
    Disqualification sévère néanmoins, surtout en ce qui concerne les points : il est allé en finale sans frapper personne, pas cool de lui retirer ses points alors qu’il a juste pêché par connerie… Même si ce n’est pas la première fois. Je ne sais plus qui disait qu’il devait commencer à stresser, genre, mais merde, ma carrière est derrière-moi bordel, faut que je me grouille je vais rater la séance ! Ou encore, mais merde pourquoi j’ai pas perdu des kilos plus tôt, saloperies de putains de donuts !

    Pour faire le pont avec l’article d’Axel, quand j’ai lu ça, j’ai pensé au ramasseur de balles qu’Edberg avait tué d’un retour mal placé… Evidemment sans aucun geste anti-sportif pour le coup.
    D’ailleurs, quelqu’un se souvient-il d’un seul geste anti-sportif d’Edberg ? Il doit bien y en avoir un quand même ? Au moins un geste d’énervement, un cri rageur ? Une raquette cassée ? Non ?
    Rien ? Un grommellement ?
    Un pet ?
    Un gargouillis ?
    Un saignement ?
    Une mèche rebelle ?
    Vous êtes sûrs qu’il est humain ?

    Une peu plus loin, à Halle, Fed qui continue d’offrir une victoire de sortie à ses adversaires historiques…
    Attention donc à ses prochaines rencontres contre Ferrero, Stepanek, Nalbandian, Malisse, Blake (Hewitt et Davydenko, c’est fait). Heureusement que Ljubicic s’est déjà retiré…
    Pour Nieminen / Youzhny / Ferrer / Robredo, c’est moins sûr : el maetro veut peut-être garder score vierge.

    Quoi qu’il en soit, le suisse qui gagne a l’air définitivement moins motivé contre la vieille garde, ce qui n’enlève rien à la performance d’Haas, superbe joueur, ex n°2 mondial, et vainqueur, comme je le rappelais ici, de ses 8 dernières finales. Invaincu en finale depuis 2002, mieux que Simon et Davydenko ! (entre parenthèses, Federer serait plus inspiré de signer à vie avec le Queen’s, vous avez-vu l’état du gazon, pardon de la terre, sur la ligne de fond de court allemande ? Un champ de patates).

    Cassandre de tous poils, rendormez-vous !
    Moi, je vous le dis : ce n’est pas glorieux, encore moins romanesque, mais Federer est un grand calculateur (peut-on vivre avec Mirka lorsqu’on a l’âme romanesque ?).
    Lors des tournois de Rome et Madrid, il a commencé à ressentir des douleurs, à la hanche apparemment, ce qui peut être une véritable saloperie, demandez à Gonzalez.
    Et là, il s’est dit olalalalalalalala, mais attends, c’est quoi mon véritable objectif numero ouno cette année ? Wimby et les J.O. cornegidouille ! Alors, vais-je risquer le moindre problème ? Ben non, scrogneugneu ! Pas con le suisse.
    Du coup, il a joué -dixit lui dans je ne sais plus quelle itw- avec le « frein à main » à Roland et Halle, autrement dit sans trop forcer sur les déplacements ni les appuis bas, histoire de ne pas risquer de réveiller une douleur assoupie. Il s’est mis en mode slow, comme il sait si bien le faire qu’il ne s’en rend même plus compte, demandez à Mirka.
    Ce faisant, il s’est dit : mais ventrediou, c’est quoi mon objectif numero dos jusqu’à l’été ? Mais… Chopper la place de numero ouno bien entenduche ! Et alors, il a sorti son petit boulier de poche, ou plutôt il a demandé à Mirka de tapoter sur sa grosse calculette solaire, celle avec les grosses touche là pour gros doigts. Et il a vu qu’il lui suffisait de faire demie-demie, d’éjecter ensuite Djokomiamivice à Wimby en demie (car il ont un abonnement en demie tous les deux) puis de gagner le tournoi pour faire ouno i dos, carambar !

    Voilà. Tout ça pour vous dire de ne pas vous inquiéter / réjouir suivant votre bord. L’heure de vérité arrive et c’est la semaine prochaine que ça commence. Non mais vous avez vu sa banane avec Haas ? Vous croyez ça possible avec une hanche en plastique ? Mais évidemment qu’on sourit avec la hanche !

    D’ailleurs, j’ai gardé le plus convainquant pour la fin. La meilleure raison pour que j’ai raison ?
    Simple : l’inverse pourrait donner raison à Antoine, qui parlait de zapper Rome et tutti quanti.
    Impensable.

    • Quentin 18 juin 2012 at 21:08

      Excellent!

      Cela dit, jouer le frein à la main chez Fed ne veut pas dire s’économiser mais plutôt de ne pas jouer relâcher à cause du problème physique. Il avait employé une expression similaire après sa défaite en quart contre Berdych en 2010.
      Je ne vois rien d’encourageant à cette défaite, j’ai peur d’un Wimbledon 2010 bis.
      Mais bon, qui aurait pu prédir un tel Roland Garros à Roger l’année dernière après sa saison de terre pourrie (1/4 à Monte Carlo (Melzer), 1/2 à Madrid (Nadal), 1/8 à Rome (Gasquet)).
      On y croit!

      Parce que Murray est à l’ouest et que les finales Nadal/Djokovic ça commence sérieusement à faire beaucoup.
      Le drame dans cette affaire, c’est qu’il n’y a qu’un vieux de presque 31 ans qui parait en mesure de briser cette finale annoncée. Et ça ça craint :(

    • Sylvie 18 juin 2012 at 21:18

      Je vois les choses comme Quentin. La nonchalance, l’économie et compagnie, je n’y crois pas deux secondes non plus.

    • Sylvie 18 juin 2012 at 21:19

      Et je ne pense pas que Fed fasse des calculs d’épicier surtout en finale de Halle.

      • Ulysse 19 juin 2012 at 10:42

        C’est sur que les Halles, c’est plutôt le commerce de gros.
        Oui je sors.

    • Nath 18 juin 2012 at 21:26

      « merde pourquoi j’ai pas perdu des kilos plus tôt, saloperies de putains de donuts ! »
      C’était moi mais en moins imagé. Du coup j’ai pas compris, tu es d’accord ou tu penses que j’interprète trop ?

    • Oluive 18 juin 2012 at 21:40

      Waaa. Ce que vous êtes pessimistes…
      Ce n’est pas un calcul d’épicier, c’est un geste semi-conscient et chevaleresque envers un ami que le calcul préalable a rendu possible… Si si, Sylvie Quentin quoi.

      @ Nath, oui j’ai trouvé ça séduisant. Après, difficile de se mettre dans la tête d’un tel animal…

    • Sylvie 18 juin 2012 at 22:15

      Oluive, tu viens de nous dire qu’il n’était pas chevaleresque enfin pas romanesque ce n’est pas loin ;)

      Quant à Nalby c’est vrai que shooter comme ça direct dans les pieds du juge de ligne, ça en dit long mais il a l’air tellement penaud après…

  22. Quentin 18 juin 2012 at 20:58

    Sinon de ce que je vois dans mon tableau de bord, j’ai l’impression qu’il n’y a plus beaucoup d’articles en stock. Vu que jusqu’à l’US Open l’actualité tennistique sera plus que chargée et donc que les commentaires vont aller bon train et la bande passante tournera à plein régime, il va falloir rédiger sec!
    Que tout ceux qui n’ont pas encore écrit d’article lèvent la main!
    Jeanne?…

    • MarieJo 18 juin 2012 at 21:42

      puisque que tu le soulignes, je choppe la balle au bond !

      et je lance mon appel du 18 juin 15lovien : nous avons besoin de quelques éclaireurs pour défricher la première semaine de wimbledon !!!

      de préférence quelqu’un qui n’aurait pas beaucoup écrit ces derniers mois au pif : JC, montagne, Pierre, Sylvie, fieldog, who else ?

      s’il y a d’autres volontaires j’achète !

    • Sylvie 18 juin 2012 at 22:16

      J’aimerais bien écrire un autre article, j’ai quelques idées mais pour Wimbledon je ne vais pas trop avoir le temps et je ne verrais pas beaucoup de matches.

  23. Sylvie 18 juin 2012 at 21:21

    Merci Bob pour cet article consacré à la légende de Wimbledon que je n’ai malheureusement jamais vu jouer là-bas du moins en temps réel.

    Heureusement que tu es là pour nous alimenter en articles tous plus riches les uns que les autres.

  24. William 18 juin 2012 at 21:53

    Pas de soucis pour la rédaction des articles, les sujets viennent ausi avec l’actualité ! Là il ne se passe pas grand chose… Je suis sûr que ça coulera bientôt à flots ! Et pas que de la part d’AxelBob, inch’allah !

  25. Robert "AxelBob" 18 juin 2012 at 22:06

    Salut tout le monde, pas trop le temps d’écrire, y a match de l’Italie ce soir :mrgreen:

    Wimbledon 93, c’était vraiment un super tournoi, bien qu’à l’époque on ne se doutait pas qu’il serait le début d’une nouvelle ère.
    Je me suis longtemps demandé ce qui ce serait passé si Becker l’avait remporté: il n’aurait peut-être jamais connu son effondrement de fin 1993 et aurait dominé le tennis en duel avec Courier. Ou peut-être Sampras aurait réussi quand même à devenir un gagnant? En tout cas, il est quasiment sûr que Edberg allait bientôt décliner. Une victoire aurait juste retardé l’échéance. Contrairement à Becker, le style de jeu d’Edberg était basé sur la vitesse d’exécution (comme McEnroe d’ailleurs). Pour cette raison, l’inéluctable (légère) perte de vitesse dûe à son âge était malheureusement insurmontable.

    @Karim: t’y mets la bague avec un(gros) diamant et t’as un deal :-P

    @Oluive: les liens y sont, mais sont moins visibles dans ce nouveau format. Je vais les souligner pour mieux les indiquer

    @Antoine: je te confirme qu’à l’époque Sampras était considéré chicken. Faut pas oublier sa fin 1991, où il se dit « soulagé » de ne plus avoir de titre USO à défendre (avec critiques acerbes de Jimbo), et enchaîne avec la défaite en finale de Coupe Davis face à la France. Sans parler de l’effondrement en finale de l’USO 92 face à Edberg: il commet 2 doubles-fautes alors qu’il sert à 5-4 pour mener 2 sets à 1 et sort complètement du match. Sampras était grand favori car il avait battu sèchement Jim Courier, tandis qu’Edberg avait fait un parcours du combattant en gagnant 3 matches consécutifs en 5 sets en remontant à chaque fois un break de retard dans le dernier set. En gros, personne ne pensait que le titre pouvait lui échapper.
    A l’OZ 93, il est encore favori: il venait de gagner Sydney et s’était très aisément qualifié pour les demies. Résultat: un 7/6 6/3 7/6 net et sans bavures pour Edberg.
    Enfin, sur gazon Pete n’avait pour référence que la demie en 1992. Avant, il n’avait pas fait mieux que 2°T et n’avait aucun résultat probant sur cette surface (y compris au Queen’s). Je me rappelle bien de l’étonnement général quand il avait battu Stich en 1/4 (http://www.youtube.com/watch?v=T8IcVMx-8kE) tellement on ne le considérait pas une menace sur cette surface.
    Comme il le dit lui-même, le déclic est sa défaite à l’USO 92 qui a suscité en lui une haine viscérale de la défaite. Mais c’est sa victoire à Wimbledon 93 qui a été le catalyseur, la vraie rampe de lancement sa carrière. Faut pas oublier qu’après il remporte coup sur coup l’USO et l’OZ, fait le doublé Indian Wells/Key Biscane, et remporte même le tournoi de Rome sur terre battue. Je peux t’assurer qu’à l’époque on se demandait sérieusement s’il allait remporter le Pistol Slam.

    • Quentin 18 juin 2012 at 22:37

      Il n’était tombé qu’en quart de finale de RG 1993, en quatre sets (6-4 2-6 6-1 6-4) contre le futur vainqueur Bruguera. Pas nul, surtout que Bruguera ne perdit que 3 sets cette année là (les deux autres en finale contre Courier (6-4 2-6 6-2 3-6 6-3)), mettant au passage une triple bulle à Champion au deuxième tour.

    • Robert "AxelBob" 18 juin 2012 at 22:44

      En fait la tentative Pistol Slam c’était plutôt 1994 ^^
      Il avait perdu un match serré, toujours en 1/4, face à Courier (6/4 5/7 6/4 6/4): http://www.youtube.com/watch?v=Op5UsMc_Weg

  26. Colin 18 juin 2012 at 22:51

    Je trouve ça très bien: le natif de Bourg en Bresse jouera le double aux JO, plutôt que La Monf’ qui n’a jamais joué un double de sa vie, a fortiori sur gazon.

    http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/La-selection-devoilee/292218

    • Nath 19 juin 2012 at 07:03

      Oui, c’est une bonne nouvelle.

    • Humpty-Dumpty 19 juin 2012 at 09:25

      Excellente nouvelle.
      C’en serait une encore meilleure qu’il joue avec le Parisien, quitte à tenter le Bitterrois avec le Manceau, mais c’est sans doute trop demander…

      (Au fait, Bob : une fois de plus merci pour cet article ! Que ferions-nous sans toi… Même si ça correspond à des années où j’ai beaucoup moins suivi le tennis.)

    • Colin 19 juin 2012 at 14:43

      Celui-qui-paie-ses-impôts-en-France a demandé à jouer avec Kinder Bueno, pour, selon lui, maximiser les chances de médaille.

    • Colin 19 juin 2012 at 17:53

      A noter toutefois qu’à Wimbledon, Llodra sera associé ni à Zimonjic son partenaire habituel, ni à Tsonga son futur partenaire olympique, ni même à Benneteau son partenaire de Coupe Davis… mais bien avec le néo-retraité Arnaud Clément dont ce sera le dernier tournoi (les deux l’ont remporté ensemble en 2007)

  27. Clément 18 juin 2012 at 23:01

    C’est rassurant ce que tu dis là Bob. Comme quoi on peut ne pas être spécialement attendu sur un tournoi et le remporter quand même 7 fois. Bon évidemment dans le cas de Sampras, on parlait quand même d’un type qui avait déjà un US Open dans la poche, mais ça augure peut-être du bon pour d’autres ? Imaginez Del Potro remporter Wimbledon, ça aurait quand même de la gueule. Une surprise, mais ça ne semblerait pas usurpé à mon avis.

    • Robert "AxelBob" 18 juin 2012 at 23:06

      Ben si t’y penses, Sampras a attendu 3 ans entre son premier GC (USO) et son deuxième (Wimbledon). Delpo a remporté l’USO 2009, si t’ajoutes 3 ans… :-)

      • Clément 19 juin 2012 at 02:06

        Ah mais la comparaison était tout sauf fortuite. :)

  28. Marc 18 juin 2012 at 23:07

    Merci Bob d’assurer régulièrement la une de 15 LT, et de nous remémorer es matchs sympas.

    Ce match était très agréable à regarder, car on avait quand même une certaine opposition de style, ce qui rendait les débats plus intéressants que les Ivanisevic/Sampras.

    Comme je l’ai écrit à l’époque sous d’autres cieux, je pense que cette rencontre est une rencontre clé pour Sampras, qui n’a plus rien gagné en GC depuis son 1er titre en 90, et qui reste sur plusieurs défaites dans des rencontres clés, et ce sans remonter jusqu’à des 2 défaites contre Leconte et Forget en CD. Une défaite supplémentaire en finale, contre Courier en plus, l’aurait certainement marqué mentalement, et aurait des ailes à Courier. Au lieu de cela, on a assisté, comme le rappelle Bob en fin d’article, à l’explosion en vol du père Jim sans que rien ne l’ait annoncé, et à un Sampras qui se met à commencer son cycle de 1 à 2 GC par an pendant 5 ans, et sa super série à Wimbledon, inégalée depuis.

    Je n’ai pas souvenir d’avoir observé de tels vases communiquants suite à une rencontre, entre la descente aux enfers de l’un et la montée en puissance de l’autre. Le mental joue quand même un rôle clé en tennis, et quand il n’est plus là, il n’y a plus rien à faire. Sans remonter au burn out mental de Borg en 81, je me demande si on a déjà vu un joueur au plus haut niveau dégringoler aussi rapidement après avoir gagné plusieurs GC en 3 ans.

    J’avoue m’être toujours demandé comment le père Jim avait pu se désintégrer ainsi, sans prévenir.

    PS : un des autres fossiles du site se rappelle-t-il du fabuleux jeu sur herbe du gros Krishnan et de la crevette Vijay Armitraj ? Ca, c’était du tennis sur herbe, juste en toucher, pas en puissance, une merveille de jeu désuet et magnifique, tout en inspiration.

    • Robert "AxelBob" 18 juin 2012 at 23:18

      J’avais posté jadis ce vidéo que je suis sur que tu apprécieras: http://www.youtube.com/watch?v=YDFd4q3CycU

      Le dernier point est d’un exquis suprême

    • karim 18 juin 2012 at 23:48

      Lire les coms des fossiles du site qui ont vécu à 100% comme moi cette époque bénie est toujours un plaisir magnifique. Les détails qui reviennent… Parfois je réalise à quel point je dois aimer ce sport pour être encore là aujourd’hui avec ces joueurs en plastoc.

    • Colin 19 juin 2012 at 08:10

      Krishnan n’était pas gros. Il était juste un peu enveloppé.

    • Antoine 19 juin 2012 at 12:38

      La vidéo postée par Bob n’est pas celle de match de Wimby gagné par Borg qui en 79 a été mené 2 set à 1 et 4-2 pour Armitraj mais celle d’un autre match, visiblement lors du Grand Prix Commercial Union je ne sais plus quand..On voit très bien qu’à cette époque, les serveurs gardaient au moins un pied à terre au moment du service ce qui change tout. je ne sais plus quand la règle a été changée mais c’est un chagement foondamental..

      • Robert "AxelBob" 19 juin 2012 at 13:43

        USO 1974, victoire d’Armitraj en 5 sets ;-)

  29. karim 18 juin 2012 at 23:52

    Tout à fait d’accord avec bob, à l’époque Sampras est tout sauf un killer, c’est un grand talent mais il a encore un peu d’eau salée dans la tête et ses testos sont pas encore descendus dans ses bourses.

    @ marijo j’ai un papier tout près que je gardais pour une période creuse , je peux le mettre en ligne au besoin, un nouvel opus de mémoires de club. Tu me diras. Mais ça tranche un peu avec l’actu qu’on doit privilégier ces temps ci, personne n’a envie de parler d’autre chose.

  30. Kissifrott 19 juin 2012 at 11:06

    « Du fait d’une quinzaine épargnée par les précipitations, l’herbe est asséchée et ressemble à de la terre battue, augmentant le rebond des balles. En gros, des conditions idéales pour Jim Courier. »

    OMG… déjà en 1993, le gazon n’était plus ce qu’il était… C’en est à se demander quand il le fut, s’il le fut jamais…

  31. Antoine 19 juin 2012 at 12:27

    Si j’ai bien pigé ce que raconte Oluive, tout baigne en fait pour Roger sauf qu’il est blessé et ne veut pas forcer comme on l’a encore vu dimanche à Halle….Qu’il ait un pb physique, j’en suis assez convaincu. L’un des problèmes, c’est qu’il va bien falloir forcer et s’améliorer sérieusement, notamment sur son service …

    Cela étant Oluive rappelle un truc exact que j’avais mentionné: en battant Rahan et en allant en demies à Halle, Federer s’est mis dans la position de pouvoir redevenir numéro un s’il gagne Wimby en battant au passage Djoko en demies (résultat identique si Djoko ne fait pas mieux que demie à Wimby en étant battu avant ou en étant battu par quelqu’un d’autre en demie). Nadal lui, passerait nuémro 3, même en allant en finale…

    Bref, la fenetre de tir, résultat de ses perfs depuis l’US Open, s’est ouverte. A lui d’en faire quelque chose s’il le peut…

    • Oluive 19 juin 2012 at 12:47

      Disons que je connais la proactivité prophylaxique du suisse.
      Il me semble du coup possible qu’ayant eu des douleurs, il se soit de lui-même mis en mode « sans risque » dès Roland, mode dont il est tout à fait capable de ne pas sortir quoi qu’il arrive (il en a été en fait un peu obligé contre Delpo, car il visait je pense une demie, dont il avait besoin sur le plan comptable).
      Ce qui ne veut pas dire qu’il ait encore lesdites douleurs, mais qu’il les redoute, spécialement à l’orée du moment qui est, de très loin, le plus important de la saison pour lui.
      L’essentiel était de s’ouvrir la fenêtre de tir, et c’est fait. Et si c’est ça, c’est chouette : pour la première fois depuis un moment, trois joueurs peuvent raisonnablement viser la première place avant un GC.

      Je m’attend à voir un Federer plus tranchant à Wimby, même si jouer ainsi avec son rythme et sa confiance n’est pas sans risque (ceci dit, s’il s’est vraiment mis en mode slow, il peut se raccrocher à ça).

      L’autre scénario, celui de la blessure au pire moment, n’est pas impossible, mais alors je ne comprends pas une seconde pourquoi il s’est dans ce cas non seulement présenté à Halle (les points ? les engagements ? l’approche du gazon ? qu’est-ce que ça vaut au regard du double-london ?), mais aurait en plus défendu ses chances jusqu’en finale. C’est évidemment possible, mais je mise sur la prophylaxie.

      De toutes façons, sinon, c’est tout simplement la cata pour Federer : les points de fin d’année ne servent plus à rien, Wimby et les JO s’envolent, la place de n°1 évidemment aussi et ça sent la retraite après une ou deux années sans retrouver suffisamment de gnaque pour arracher les gros résultats nécessaires au challenge.
      Et si c’est ça, il est très fort pour sourire comme ça après la finale…

      • William 19 juin 2012 at 13:01

        Je suis assez d’accord avec tout ça ! J’espère au moins qu’il jouera bien, s’il se loupe sur le doublé qu’il attend depuis 4 ans c’est catastrophique pour lui… À l’inverse, si il gagne ne serait ce qu’un des deux, il pourra être plus que satisfait de sa saison avec une petite revanche personnelle sur 2008.

      • Antoine 19 juin 2012 at 13:49

        On va de toute façon savoir assez vite si l’on a affaire au Federer excellent de Bale à IW ou si on affaire au Federer que l’on a vu depuis Rome…

        Ce qui est effectivement intéressant, c’est que les 3 peuvent prétendre en même temps à la place de numéro un:

        Djoko garde sa place s’il va en finale..
        Federer, s’il gagne et que Djoko ne fait pas mieux qu’une demie.
        Nadal s’il gagne et que Djoko ne fait pas mieux que 1/4..

        Le plus mal loti vis à vis de cet objectif est donc Nadal puisque cela ne dépend pas que de lui…

        Federer semble mieux barré puisque l’attente de cet objectif ne dépend que de lui s’il est du côté de Djoko,mais il doit compter sur un autre pour faire chuter le Djoker si ce n’est pas le cas. Mais pour gagner, contrairement aux deux autres, il devra sans doute battre les deux alors que seul l’un des deux autres, Djoko ou Nadal, se trouveront dans cette configuration, selon le tirage qui déterminera la place de Federer…

        Enfin, le Djoker est celui qui a le plus de chances d’être (encore) numéro un après Wimby puisqu’il lui suffit d’aller en finale et qu’il n’y a qu’une chance sur deux (au plus) qu’il ait à battre l’un des deux, en l’espèce Federer pour y arriver.

        Indépendamment de cette question de classement qui est somme toute secondaire, celui qui a le plus de chances de gagner le tournoi sera celui qui n’aura pas à battre les deux autres, c’est à dire celui des deux qui n’aura pas Federer dans sa moitié de tableau…Pour Federer, cela ne change strictement rien, mais pour les deux autres, sans doute beaucoup puisque rencontrer Federer en demies sur herbe, s’il y est parvenu, sera tout sauf un match facile…

        C’est pourquoi le Djoker va aller mettre un cierge dans une église orthodoxe à Londres avant vendredi et que Nadal en fera de même dans une église catholique…

        Le tirage déterminera qui est l’heureux élu et qui est celui des deux dont la tâche est aussi difficile que celle de Federer…Si l’heureux élu est le Djoker, il sera assez relax vis à vis de sa place de numéro un puisqu’il n’aura à battre aucun des deux pour la garder…

  32. Antoine 19 juin 2012 at 14:08

    Je propose que l’on supprime du calendrier le tournoi de ‘s-Hertogenbosch, c’est trop compliqué à écrire.

    • Robin 19 juin 2012 at 14:19

      On parle aussi d’Open de Bois-le-Duc qui est le nom « francisé » de la ville de ‘s-Hertogenbosch. C’est joli « Bois-le-Duc », ça correspond bien à la surface du tournoi en plus.

      • Antoine 19 juin 2012 at 14:57

        Très bien cela..

        Et bien à l’Open de Bois le Duc, Robin Haase qui joue de mieux en mieux vient de paumer au premier tour contre le redoutable Mate Pavic, 640ème au classement…

    • Antoine 19 juin 2012 at 15:29

      C’est marrant, je me disais que tout le monde s’en foutait puisque cette nouvelle figure un peu partout en notamment dans « l’Equipe ». Il a été battu hier par De Schappers au premier tour des qualifs de Wimby…Il avait demandé en vain une WC que les organisateurs ont préféré attribuer à un Roastbeef, ce qui permettra à son heureux adversaire d’aller au deuxième tour..

      Et oui, à Wimby, ceux qui ont le plus de pôt ne sont pas les Roastbeefs à qui on file des WC, mais leurs adversaires du premier tour qui peuvent aller au tour suivant et toucher deux fois plus. Enfin, ils progressent, mais lentement: après avoir distribué 7 des 8 WC à des Roastbeefs ces deux dernières années et constaté que pas un n’avait réussi à gagner son match, ils ne leur en ont filé que 4 cette années. Du coup, il a qq joueurs qui les méritaient comme Haas bien que vu son classement, il n’en a plus besoin…Mis à part Haas, il y a également Hewitt, le jeune belge Goffin et le slovène Zemlja..

      Quand aux quatre Roastbeefs, je cite leur nom car c’est la dernière fois ou vous pourrez les lire avant l’anéne prochaine: le faux Baker, celui qui s’est fait battre par Jo au Queen’s, O. Golding, J. Ward et enfin celui que j’appelait Josh Toumauvais l’année dernière, alias Josh Goodall, qui fait les délices de la presse tabloid Roastbeef à cette période de l’année….

      Passe encore pour Ward qui est 173ème et numéro 2 chez les Roastbeefs après la Murène. Baker est 200ème, Golding est 384ème et il y a d’ailleurs trois autres Roastbeefs devant lui au classement. Goodall n’est pas le plus mauvais puisqu’il est 220ème et 4ème chez les Roastbeefs, mais quand on regarde ses stats en carrière (il a 26 ans)à on voit qu’il n’a gagné qu’un match sur 15 sur le crircuit prinicipal, une performance assez similaire à celle de notre mascotte Filenkov, sauf que s’agissant de ce dernier ce n’est pas sur le circuit principal….15 000$ de prize money depuis le début de l’année, il va donc plus que doubler ses gains avec cette WC que lui a filé l’ AELTC.

      Bon, c’est un peu salaud de raconter tout cela alors que j’avais commencé par parler de Clément et qui ne mérite pas d’être dans le même sac. Il arrête en simple mais pas en double, du moins pas immédiatement puisqu’il jouera le double avec Llodra à Wimbledon qu’ils ont gagné en 2007. Cela dit, il va sans doute arrêter le double aussi puisqu’il dit qu’il y va avec Llodra « avec des ambitions limitées ». Llodra est quand même bien gentil avec lui: il pourrait jouer avec soon partenaire habituel Zimonjcic, ou avec Jo puisqu’ils sont censés jouer en double aux JO et que cela n’aurait pas paru insensé de jouer ensemble à Wimbledon avant, mais il a accepté de jouer avec Clément qui se déclare donc assez peu motivé par la perspective…A moins que Llodra ne soit pas réellement pate à jouer..

      On voit en tout cas que la FFT a préparé au mieux les JO vu les doublettes qu’ils ont concoctées. Il ne manque plus que Monfils pour amuser tout le monde et la pantalonade sera complète…Enfin, l’important, c’est de participer..

      • Nath 19 juin 2012 at 15:54

        J’avais vu la liste des WC, je pensais que Baker (le vrai) aurait eu ses chances d’en obtenir une. Par contre les organisateurs ne donnaient pas tant de WC que ça à des britanniques ces dernières années, il leur arrive même de renoncer à les octroyer pour faire entrer dans le tableau les joueurs suivants de l’entry list. 2010 est un bon exemple d’ailleurs : http://www.atpworldtour.com/Share/Event-Draws.aspx?e=540&y=2010

        Pour Clément, l’Equipe l’a annoncé hier ? Tu vois, quand les infos ne sont pas relayées ici, je passe à travers !

        • Antoine 19 juin 2012 at 16:06

          Aujourd’hui même pour « L’Equipe »..

          Pour les Roastbeefs, je suis un peu méchant au vu de celle de 2010 et de 2011, puisque l’année dernière, il n’en avaient eu que trois: Ward, battu en troi sets par Llodra, Evanbs, battu en quatre sets par mayer et Cox, battu en trois sets. je fais donc référence à la période d’avant…

          Clément en avait eu une l’année dernière mais il avait perdu au premier tour…

          C’est un scandale de ne pas en avoir donné une à Brain Baker qui l’a demandé et d’en avoir filé une aux Roastbeefs. Entre les deux Baker, il n’y avait pas hoto !

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