Bercy Paris !

By  | 10 novembre 2021 | 81 Comments | Filed under: Opinion

Public Bercy tennisPlus de deux ans sans voir de tennis en live, autant vous dire que la petite balle jaune « en vrai » m’avait manquée.

Et puis quel bonheur que de renouer avec les matchs vus depuis les gradins quand on a pour voisin immédiat l’auteur des « POPOLOPOPOPO-PO » (rayer la syllabe inutile) que le monde entier ignore nous envier. Ou de pouvoir être dans une salle qui siffle Alexander Zverev car il n’a pas trouvé très judicieux de se démener comme un beau diable pour aller chercher une balle alors que le jeu était perdu depuis belle lurette. Pour un peu, j’aurais presque regretté d’avoir choisi d’acheter des places pour les demies plutôt que pour les quarts, histoire de profiter pleinement de cette ambiance si exceptionnelle saluée par l’ensemble des journalistes français pour applaudir, encourager, soutenir, que dis-je, tomber amoureux de ce brave Hugo Gaston désormais estampillé « huitième merveille du monde du tennis ».

Renaud Lichtenstein a dû apprécier samedi de devoir officier, pour une fois, sur le sol français. Lui qui au troisième changement de côté du deuxième match avait dû rappeler déjà quatre fois que non, on ne parcourt pas la moitié des gradins pour regagner sa place quand les joueurs sont déjà derrière la ligne, prêts l’un à servir, l’autre à recevoir. Décidément, le public français sait y faire pour s’illustrer.

Enfin merci à Guy ‘Pandora’ Forget d’avoir choisi des balles et une surface aussi peu rapides, au-moins avions-nous le temps de profiter de chacun des points joués sans regretter de ne pouvoir profiter d’un replay derrière comme à la télé. Franchement, il sait vraiment y faire le Guytou pour choyer son public comme ses joueurs. Vivement l’an prochain pour revivre une nouvelle expérience si riche en émotions.

About 

Tags: ,

81 Responses to Bercy Paris !

  1. Perse 10 novembre 2021 at 15:54

    Merci pour ta bafouille Anne.
    Bien que je partage ton aversion pour le comportement montré par le public cette année, j’ai trouvé le tournoi d’un niveau nettement supérieur aux années précédentes avec un tableau moins sinistré et de très beaux matchs.

    Quant au public, j’avais été positivement surpris le premier lundi à RG où il avait été à la fois chaleureux, partisan mais respectueux lors du Sinner-Herbert (où j’étais plutôt pour Sinner sans que je me fasse vilipender par la foule). Mais le public le plus odieux et grotesque, ça avait été lors de Coupe Davis à Sao Paulo contre l’Espagne en 2014: là c’était indécent de grossièreté.

    La rénovation de Bercy a aussi contribué à améliorer la qualité de l’événement pour les spectacteurs. Mes passages en 2016 et 2017 m’avaient confirmé que le tennis indoor a une ambiance de chaudron et que la salle de Bercy était bien conçue.

    A mon tour de pousser un petit coup de gueule sur le FAST4 en vigueur au Next Gens à Milan: ne pas disputer d’avantage est un crime contre le tennis, il y a nettement moins de pression et d’enjeux. Pour les 4 jeux par set, je suis plus ouvert à condition effectivement de passer en 5 sets.

    J’ai l’impression que les radars de Milan ont été un peu « vitaminés » parce que Alcaraz qui sert à 216 ou Korda à 210, je ne l’ai jamais vu sur l’ATP habituel.

    • Anne 11 novembre 2021 at 11:26

      Globalement j’aime bien Bercy car même en catégorie 4 (certes j’étais au premier rang de celle-ci), je trouve que l’on voit vraiment bien la balle

  2. Colin 10 novembre 2021 at 19:59

    Anne, je sens comme une petite pointe d’ironie dans ton texte…
    Mais ceci dit, au final, c’était plutôt bien, Bercy, oui ? non ?

    • Anne 11 novembre 2021 at 00:42

      Très, très légère la pointe d’ironie, n’est-il pas ? ;-)

      En vrai c’était chouette. Les deux matchs étaient vraiment de bonne qualité. Même le Zverev/Medvedev dont le score ne reflète pas bien la qualité de pas mal d’échanges. Et puis vous savez qui a gagné la première demie. Donc je ne regrette vraiment pas d’y être allé, bien au contraire

  3. Sebastien 10 novembre 2021 at 23:16

    Merci Anne !
    Oui, Bercy c’était plutôt bien ! Il suffit de faire abstraction de :

    -l’identité du vainqueur qui maintenant frappe plus fort que Nadal en coup droit

    -cette Marseillaise à vomir

    -Gaston à la mentalité bien pourrie, qui chauffe le public après 17 points gagnés de suite

    -les balles aussi vives que des granites de curling.

    Sinon j’ai bien aimé le Sinner-Alcaraz, stupéfiant de brutalité.

    • Anne 11 novembre 2021 at 11:22

      Totalement d’accord avec toi.

      C’est drôle de lire dans L’Equipe du jour que le public de Milan aurait été hier hostile à Gaston parce qu’il a eu l’outrecuidance d’accompagner les points de Musetti par un tonnerre d’applaudissements et les siens n’étaient que « poliment applaudis ». Papier qui signalait quelques lignes plus tôt qu’il avait pu compter à Bercy sur «  un public totalement acquis à sa cause »….

      • Anne 13 novembre 2021 at 23:11

        Plus d’une semaine après, sur Eurosport, ils continuent à prétendre que non seulement le public de Bercy n’était pas hostile vis à vis d’Alcaraz mais qu’il s’agissait juste d’encouragements pour Gaston…

      • Sebastien 14 novembre 2021 at 16:11

        Ben voyons ! Le public idéal tant qu’on y est ? C’est Gaston le rédacteur à Eurosport ?
        Bercy est haut la main dans le Top 5 des pires publics du monde ; dommage pour le seul MS 1000 indoor.

  4. Paulo 11 novembre 2021 at 16:04

    Peng Shuai disparait après avoir accusé de viol un ancien vice‐premier ministre chinois

    https://www.welovetennis.fr/wta/peng-shuai-disparait-apres-avoir-accuse-de-viol-un-ancien-vice-premier-ministre-chinois (repris du journal le Monde)

  5. Rubens 12 novembre 2021 at 15:27

    Merci Anne pour ce compte-rendu épistolaire, trempé dans l’acide mais Bercy le mérite probablement.

    Pour compléter ton propos, sache que j’ai reçu 2 SMS d’un couple de copains qui vivent sur Paris et qui étaient à Bercy jeudi dernier.

    Le premier : « On est à Bercy, nous assistons à la mise à mort d’Alcaraz, c’est une honte ».

    Le deuxième, 10mn plus tard alors que le premier set venait de se terminer : « On se casse. L’envie de vomir est trop forte ».

    Je les ai eu le lendemain, ils étaient dans l’axe du terrain. Tout près d’eux, des individus ont jugé nécessaire de s’en prendre à Alcaraz. Je ne répèterai pas les propos exacts, mais en gros il était question de sa nationalité, de l’odeur qui semble lui être associée et du goût de ses compatriotes pour les habitats sommaires que sont les cavernes. Le tout prononcé bien fort, et en Espagnol afin que l’intéressé l’entende bien.

    Mes collègues n’ont donc pas assisté au deuxième set et à la Marseillaise du dernier changement de côté.

    J’ai lu Rémi Bourrières sur Eurosport (https://www.eurosport.fr/tennis/atp-paris/2021/rolex-paris-masters-c-est-ca-le-bercy-qu-on-aime_sto8616328/story.shtml), lui-même remarque que le ressenti d’un match n’est pas le même selon qu’on est derrière son écran ou sur place. Je me permets d’ajouter que le ressenti n’est pas non plus le même selon où l’on se trouve au bord du terrain. Et je précise qu’il serait tout à fait injuste de faire l’amalgame entre ces propos tenus par quelques-uns et le comportement général de la salle.

    Mais là tout de suite, moi qui envisageais d’amener mes enfants voir du tennis de haut niveau en direct depuis les tribunes, je commence à me poser deux ou trois questions. Peut-être est-ce le débordement « normal » de trois clampins au milieu d’une foule respectueuse, autrement dit il serait désormais normal d’entendre des injures racistes dans les tribunes ?

    Une chose est certaine, quand Carlos Alcaraz perd sept jeux d’affilée en ne marquant que 5 ou 6 points face à Hugo Gaston, c’est qu’il y a un problème. Il était totalement déstabilisé. Et sa réaction à la suite du match a vraiment été celle d’un seigneur.

  6. Anne 13 novembre 2021 at 23:32

    Drôle de voir les mêmes (L’Equipe et Eurosport pour ne pas les citer) qui méprisent allègrement la Laver Cup au prétexte que l’événement organisé dans le cadre de l’ATP Tour ne répond pas tout à fait aux mêmes règles que le reste du circuit, ne rapporte aucun point, ne permet qu’à une poignée de joueurs de pouvoir y prendre part, richement doté et parce qu’organisé en même temps que d’autres tournois faire des circonvolutions pour ne surtout pas employer le terme exhibition pour qualifier la NextGen ATP Finals. Événement organisé par l’ATP, richement doté, ne rapportant aucun point, régi par des règles très différentes du reste du circuit, mettant aux prises qu’une poignée de joueurs, organisé en même temps que d’autres tournois

    Autant je n’aime pas du tout le format de la NextGen ATP Finals, autant ça fait un bien fou que d’avoir une vraie surface indoor bien rapide. Je me de.a de aussi si les joueurs sont troublés, au moins au départ, de ne pas avoir de couloir de double. Visuellement, ça fait vraiment bizarre

    Alcaraz confirme sa belle saison en succédant àSinner au palmarès de la NextGen ATP Finals

    • Sebastien 14 novembre 2021 at 16:05

      Pareil, je n’aime pas le format qui à mon sens nuit à la dramaturgie et à l’intensité d’un match. Mais on a quand eu droit à des bons et beaux matchs (avec comme tu le dis, une surface enfin relativement rapide et au rebond bas) et Alcaraz est très impressionnant, même plus que Zverev ou Sinner au même âge. Cette explosivité sans effort apparent (voir son visage au ralenti pendant qu’il frappe), un mental déjà très consistant et une belle main.
      Et il sert de mieux en mieux (plus fort en 1ère que Korda qui fait pourtant 11 cm de plus) et s’est parfaitement bien remis de son match terrible contre Gaston.
      Sauf blessure ou couac, il devrait pouvoir accéder au Top 20 voire mieux, en 2022 et ça serait sympa de le voir priver Djokovic en 2024 d’une médaille d’or ou du Grand Chelem à l’USO.

      • Anne 15 novembre 2021 at 16:03

        je ne sais pas pourquoi mais Alcaraz m’effraie. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. surtout que son jeu aurait tout pour m’attirer… mais est-ce son gabarit ou autre chose, je ne saurais vraiment le dire

  7. Montagne 14 novembre 2021 at 11:38

    Anne, te souviens tu du Masters organisé au Madison Square Garden (entre 77 et 89), sans couloirs de double, ça n’avait pas l’air de gêner les joueurs, ni McEnroe ni Lendl qui collectionnaient les victoires.

    • Perse 14 novembre 2021 at 22:21

      De même le Masters dans les années 90 en Allemagne se jouaient sur un terrain de simple exclusif.

      J’aime bien les conditions de jeu du NextGen, c’était bien filmé. En revanche, le format ne me convient pas avec en particulier ce no-ad.

      • Anne 15 novembre 2021 at 16:07

        En fait, je ne m’en souvient pas du tout. Mais j’ai l’impression que c’était un peu plus commun qu’aujourd’hui et j’ai l’impression que pour un événement même sans double (ok ça n’arrive pas très souvent sur le circuit principal), ils vont avoir tendance à dessiner malgré tout les lignes de double

      • Anne 15 novembre 2021 at 16:10

        le format est très bizarre… ce qui est étrange aussi c’est qu’ils n’aient pas gardé le « no let ». Je croyais pourtant qu’ils faisaient en sorte de l’introduire chez les plus jeunes pour le généraliser ensuite(bon c’était dixit Forget qui, depuis qu’il a pris la casquette de directeur de tournoi, est très favorable au « no let »… pas sûr qu’il aurait adoré la règle s’il avait dû jouer avec à l’époque, en revanche)…

  8. Guillaume 15 novembre 2021 at 18:26

    C’est drôle, je n’accroche plus du tout la fin de saison.

    L’indoor en général, et le Masters en particulier, étaient des juges de paix. On y réglait la question de la place de n°1 mondial, on y réglait les comptes des H2H après une saison où les terriens faisaient la loi sur terre et les herbivores sur herbe, on y réunissait les plus beaux palmarès en un rendez-vous élitiste, on pouvait terminer l’année en bouquet final avec un dernier match au BO5…

    Bon. Homogénéisation oblige, aujourd’hui, la place de n°1 mondial est quasiment toujours jouée au soir de l’US Open quand un mec a bouclé un énième Petit chelem (sans même parler du fait que la place de n°1 ne semble plus être un objectif à proprement parler pour les générations nouvelles, plutôt un bonus à venir en cas de réussite en GC, rien de plus).
    Les match-up… Qu’est-ce que le Masters peut apporter de différent de Melbourne/RG/NY ou Sofia ? Les palmarès XXL… C’est à pleurer de voir que pour la première fois de son histoire le Masters ne compte que 2 champions du Grand chelem sur la ligne de départ. Et le meilleur des 5 sets… no comment.

    Il ne reste plus donc pour ces tournois coincés dans un fin d’année sans enjeu qu’à exister pour ce qu’ils sont : un tournoi, une semaine et basta. Et c’est clairement peu pour se distinguer dans un calendrier qui dégueule d’évènements voulant tous leur part à l’ombre des Grands chelems.

    • Paulo 15 novembre 2021 at 19:22

      C’est à pleurer de voir que pour la première fois de son histoire le Masters ne compte que 2 champions du Grand chelem sur la ligne de départ.

      Et encore, imagine que Djokovic ait remporté l’US, il serait le seul. D’ailleurs tout n’est pas perdu : s’il fait le Grand Chelem en 2022 et que le Medv soit absent au Masters, ce sera le Serbe contre le reste du monde. Un peu plus, et il pourra créer une Laver cup bis, baptisée Djokovic cup par exemple, où il composera une équipe à lui tout seul, l’autre équipe étant composée du reste de l’ATP :-D

    • Anne 15 novembre 2021 at 22:40

      je suis bien d’accord avec toi. Même s’ils ont tous mérité leur place et n’ont surtout volé personne pour être en lice à Turin, on n’est pas loin de se demander ce que la moitié du tableau fait là… et on en vient à espérer un miracle pour que « vous savez qui » ne remporte pas à son tour un 6e titre au Masters…

      La séance photo ressemblait plus à une balade organisée par un prof pour ses élèves en fin d’année qu’à la (feue) soirée de gala qui était organisée à Londres dans certains endroits particulièrement prestigieux…

      Et puis quand on voit Medvedev qui se plaignait de la lenteur anormale de Bercy pour du dur indoor prétendre que Turin était le terrain le plus rapide de l’année (à cause de l’air et des balles) alors que cela semble vraiment bien lent à la télé… ça fait quand même grincer des dents…

      • Anne 16 novembre 2021 at 09:05

        Dans L’Equipe, ils se félicitent que Djoko ait retrouvé un jeu vers l’avant’ hyper offensif et se réjouit qu’il soit si souvent monté au filet parce qu’il y est allé… 15 fois (pour 11 points gagnés) Sur dur indoor….
        (Bon il faut dire aussi que L’Equipe est en train de tomber en amour éperdu pour le numéro 1 mondial qui trouve toutes les graces à leurs yeux depuis cet été… )

  9. Sam 17 novembre 2021 at 09:15

    Hé ben ! Je lis ce matin que Fed n’envisage pas son retour avant l’été 2022, même pas sûr du tout pour Wimb’. En somme il se verrait peut être bien à Wim’…2023, soit une sorte de come back ou tentative de, à 42 ans…Ca devient surréaliste.

  10. Anne 17 novembre 2021 at 09:21

    RF en a eu assez que l’on parle à sa place sans savoir….alors il a donné une interview à la presse suisse. Il y dit qu’il serait surpris de jouer…. Le prochain Wimbledon :-(
    C’est aussi la première fois qu’il évoque la nature de sa blessure : une lésion au ménisque droit et les médecins en ont profité pour s’occuper aussi du cartilage.
    Il y dit aussi qu’il ignore si ce qu’il espère être son ultime tour de piste sera petit ou long mais qu’il croit aux miracles. D’autant qu’il en a déjà eu le concernant par le passé

    • Sam 17 novembre 2021 at 10:28

      Il y a longtemps longtemps, Antoine écrivait ici que dans la tradition de certains grands anciens, il voyait Fed jouer jusqu’à 40, 45 ans. Cela semblait un brin exagéré. Finalement, non.

    • Guillaume 17 novembre 2021 at 10:49

      De ce que je crois comprendre de son souci, Rogé risque d’être bien emmerdé tant le gazon, avec son rebond (normalement) bas et les conditions d’humidité inhérentes à Halle et Wim, n’est pas loin d’être contre-indiqué pour sa pathologie. A l’opposé, la surface la moins traumatisante pour son genou restera… la terre battue, là où il a le moins de chances de gagner encore. Si c’est vraiment ça, il est coincé.

      • Anne 17 novembre 2021 at 11:05

        je pense que son expérience de 2021 lui a clairement fait comprendre que son gazon si longtemps chéri était vraiment la surface moins indiquée pour son genou

    • Achtungbaby 17 novembre 2021 at 18:25

      dans tous les cas on n’est pas prêts de le revoir au Masters !

  11. Jo 20 novembre 2021 at 08:41

    MannaNorrie, HubHur, Kasper Juul (aucun lien, fils unique), Dany le Moche… ZZZ…

    • Rubens 20 novembre 2021 at 10:44

      Borgeniste !

      • Jo 20 novembre 2021 at 18:58

        Je n’ai toujours pas compris pourquoi il n’avait pas attrapé la rousse secrétaire. La nana grande, séduisante, aux petits soins, la nana parfaite. Il y a juste à se laisser dorloter, à être tendre et aimable en retour.

        PS : Merci de ne pas me spolier la saison 3, qui m’attend sur Netflix.

        • Rubens 20 novembre 2021 at 19:15

          C’est clair ! D’autant qu’à un moment il se met avec celle qu’il ne lui faut pas du tout !

        • Rubens 20 novembre 2021 at 19:17

          Il faut dire que c’est un renard torturé…

          Au fait, on est pas bien, là, à parler d’autre chose que de ce Masters qui nous laisse tous à 37° ?

        • Colin 21 novembre 2021 at 12:31

          J’avoue que je suivais ce Masters en mode « résigné », en me disant que la bête était de retour et que tout était déjà écrit (Bercy nous avait bien assommés à ce niveau). Comme j’avais suivi les JO de Tokyo.
          Bonne nouvelle, c’était VRAIMENT comme aux JO de Tokyo!!!! (sauf qu’il ne va pas y avoir un match pour la troisième place où Djoko va perdre contre Casper Rjuuld)

  12. Nathan 21 novembre 2021 at 07:48

    Dormez tranquille, peuple de 15Love, j’ai pris un abonnement pour la Pyramide herzégovienne. Je fais et ferai toujours le trajet pour les grandes occasions.

    • Sebastien 21 novembre 2021 at 13:39

      Merveilleux déicide que tu es Nathan, ma reconnaissance est infinie !
      A la trinité d’occasions qui comptaient cette saison, tu as su saper les ondes divines de la Pyramide, par l’holocauste de ton corps, mais tu es un phénix !
      Privé de la 5G de sa Pyramide, Djokovic n’est plus vacciné contre le gluten et perd son immunité à la défaite et c’est sublimissime !

  13. Jo 21 novembre 2021 at 08:47

    Peuple de Fed, le crépuscule de Dieu s’achève. 2019 devait être sa sortie triomphante. Après la conquête du titre à Wimbledon, Saint-Rogé aurait vogué allègrement vers le Masters en passant par l’US Open, la Roger Cup (sans s) et Bâle. Un départ dans le Londres classieux eût été seyant. Le diable Djoko puis les éléments en ont voulu autrement. Dieu ne peut pas tout.

    Sa tournée 2021 est fort respectable à son âge canonique. Papy Rogé a été bon à Roland-Garros comme à Wimbledon, malgré la bulle finale. Si Dieu est sagesse, qu’il regarde Zeus, enfin, Sampras, en 2003. Pas besoin de costard, plutôt un vrai-faux match en son palais dans le cadre de la Roger Cup (sans s), l’an prochain ou, au pire, en 2023, 20 ans après. Dieu pourrait même partir sur une victoire truquée comme celle offerte à Zeus en Asie. De l’hubris le débris. Tout vaut mieux qu’une guignolade à la Muster ou à la Clijsters.

  14. Paulo 21 novembre 2021 at 17:48

    Belle victoire de la paire Herbert-Mahut au Masters contre la paire Ram-Salisbury. Deuxième coupe des Maîtres pour le duo français.
    Herbert au micro après le match : Nico est le Benjamin Button du tennis, il rajeunit avec le temps. Les deux comptent jouer encore « a few more years »…

  15. Paulo 21 novembre 2021 at 18:43

    La régie de Turin donne un bel angle de vue… un excellent streaming pour la finale de simple : http://cdn.livetv483.me/webplayer2.php?t=ifr&c=1725578&lang=fr&eid=6444880&lid=1725578&ci=4860&si=4 avec Jim Courier aux commentaires.
    Sascha Zverev a pris le meilleur départ, et je le vois bien empêcher Medvedev de remporter une 6ème victoire de suite contre lui…

    • Paulo 21 novembre 2021 at 19:32

      Une affaire rondement menée : 6-4 6-3 Zverev en 1 heure 1/4. Un Allemand servant super bien et un Russe étrangement apathique. Pourtant Zverev n’a eu que 20 heures de battement après sa longue et difficile demi-finale contre Djoko tandis que Medv a eu 27 heures après sa demie facile contre Ruud… les mystères du tennis.

  16. Nathan 21 novembre 2021 at 23:34

    Deux bonnes nouvelles :

    1/ Djokovic n’y arrive plus contre un représentant en forme de la « next-gen », même si elle n’est plus si jeune que cela.

    2/ Zverev commence à passer de la « puissance » à « l’acte ». J’ai toujours considéré que Zverev avait le plus haut potentiel des jeunes, c’est-à-dire cette capacité à jouer à un niveau d’excellence au-dessus des meilleurs. Il lui manquait cette dose de « mental » (ah la fameuse boîte noire du mental !) pour concrétiser cette potentialité en acte. Il me semble qu’il est en train de combler ce manque. Shapovalov devrait s’en inspirer, lui qui s’embourbe dans la puissance.

    • Jo 22 novembre 2021 at 11:19

      Je suis favorable aux victoires de Sascha (et de Fanou) sur Djokovic à la seule condition de terrasser Dany le Moche derrière. Je vote pour les Elégants.

    • Paulo 22 novembre 2021 at 11:51

      Djokovic n’y arrive plus contre un représentant en forme de la « next-gen »… sauf en Grand Chelem. Ce ne sont pas Medvedev (à Melbourne), Tsitsipas ou Berrettini qui diront le contraire.
      Évidemment, il a calé en finale à New-York, mais était-ce face un représentant en forme de la Next Gen, ou parce qu’il devait briser un nouveau plafond de verre – dépasser le duo Federer-Nadal en nombre de titres de GC ?
      Zverev était en forme à New-York, et il a été battu en 1/2 par Djokovic. Medvedev était en forme à Paris, et il a été battu par Djoko en finale. Dans les deux cas, ce n’était pas une finale de GC, et il les a battus.
      L’avenir nous dira si c’est bien ce plafond de verre qui le bloque et si comme il le prétend depuis une quinzaine d’années, il est bien le meilleur de tous, y compris voire surtout en étant capable de battre le record de titres du Grand Chelem, comme un certain Federer l’a fait avant lui, en 2009 (et comme Sampras l’avait fait avant Federer). Aura-il le « mental » pour le faire ? À mon sens la question est surtout là, pour le moment.

      • Anne 23 novembre 2021 at 09:30

        La particularité de Turin comme de l’US Open était aussi que les courts étaient un peu plus rapides que ce à quoi ils sont habitués sur l’ensemble du circuit. Au contraire de Bercy qui était d’une lenteur abyssale. Djokovic n’aime pas trop le dur très rapide . Et d’ailleurs n’a remporté Cincinnati ou Shanghai que quand ceux ci ont un peu ralenti leur surface. Idem, Melbourne ne lui réussit rarement quand le court est accéléré….

  17. Kristian 22 novembre 2021 at 11:58

    Dire que Djokovic n’y arrive plus contre la next gen est probablement excessif, mais Zverev et Medvedev ont globalement pris le dessus sur le serbe sur dur. A verifier en Australie bien sur ou le tableau vaudra comme toujours son pesant d’or, mais un enchainement Zverev-Medvedev lui semble desormais systematiquement fatal.
    Reste la terre battue ou la performance du serbe cette annee reste pour moi inexplicable, mais ou Tsitsipas devrait finir par regner, a moins d’une resurrection de Thiem.

    • Jo 22 novembre 2021 at 15:30

      Je milite également pour une élection du ticket Thiemtsipas au French l’an prochain. Du reste, il se murmure qu’un jeune espoir espagnol pourrait être dangereux. Il a d’ailleurs atteint les demi-finales du tournoi cette année.

    • Rubens 23 novembre 2021 at 12:05

      Dire que l’Immonde serait désormais en recul devant la NextGen me semble aussi prématuré. En tennis la vérité du jour n’est pas celle du lendemain. Et ce n’est pas parce que Daniil l’a battu en finale de l’US que le Djoker ne sera pas favori du prochain AO. Alors après, il peut évidemment connaître un déclin physique, ce serait même normal. Sa défaite en finale de l’US n’était pas pour me déplaire, mais j’y ai vu le signe d’un effondrement psychologique de sa part, bien plus que la manifestation réelle d’une supériorité tennistique de Medvedev. Djoko a d’ailleurs pris sa revanche à Bercy. Au passage, le ping-pong stratégique entre les deux est assez intéressant.

      Quant à Zverev, il a déjà gagné le Masters en 2018, il a déjà gagné des Masters 1000, et pour ma part j’attends toujours la confirmation en GC.

  18. Elmar 24 novembre 2021 at 15:13

    L’année de Djoko en GC est très contrastée je trouve.

    Il passe à un match du GC calendaire, il a terrassé tout le monde, sur tous les terrains, quelles que soient les conditions.

    Et en même temps, il est passé très souvent au bord du précipice, dans chacun des GC, avec des adversaires faisant jeu égal avec lui ou étant même parfois carrément devant. Et si ça a tenu, à chaque fois, il le doit bien plus à sa force mentale extraordinaire qu’à une marge tennistique.

    Alors cette force mentale lui permettra sans doute encore de se sortir de certains bourbiers, mais le temps allant, le niveau tennistique devrait de plus en plus pencher en faveur des plus jeunes.

    Quant à Zverev, tout comme pour Tsitsipas, ce qu’il fait est très bien, mais le plus important, il ne l’a pas encore accompli. Medvedev, lui, débutera chaque GC en sachant qu’il peut le faire puisqu’il l’a déjà fait. Ca fait une grosse différence.

    Evidemment, Nadal n’a pas dit son dernier mot. Et Thiem, on en sait juste absolument rien du tout si le craquage est momentané (Djoko a aussi connu un trou d’air) ou s’il a purement et simplement explosé en cours de route.

    Les autres, à l’exception d’Alcaraz, me paraissent très loin du compte.

    • Rubens 24 novembre 2021 at 15:44

      Et pour te compléter Elmar, je me souviens que les mêmes commentaires, les mêmes articles, la même tonalité, accompagnaient Zverev fin 2018 alors qu’il venait de remporter le Masters. Ca y est il est plus consistant, il a franchi un cap au niveau mental, quand deviendra-t-il n°1, etc.

      J’attends de voir.

    • Sebastien 24 novembre 2021 at 22:54

      Tout à fait d’accord avec Elmar et Rubens. Mais si le mental de Djokovic est exceptionnel, que dire de son physique de mutant ?

      Il est toujours de très loin le plus fort physiquement du circuit, le plus endurant, et n’a absolument rien perdu de sa vitesse, là où Federer, depuis 2007 et Nadal depuis 2011 perdent chaque année un peu de vitesse.

      Il sert et volleye mieux que jamais et n’est jamais blessé sinon de manière imaginaire (la super déchirure de l’OA). Et reste le favori de tous les grands chelems (OA, Wimbledon, RG, US Open dans l’ordre décroissant)

  19. Rubens 25 novembre 2021 at 18:17

    Oh la nouvelle qu’elle est bonne… La Coupe Piqué pourrait bien se dérouler à Abou Dabi. On applaudit bien fort.

    Il est une question sous-jacente à l’affaire Peng Shuai, telle qu’elle s’est présentée : il est tout à fait honorable que le monde du tennis, et même celui du sport et celui de la politique, se soient mobilisés pour avoir des nouvelles de la joueuse. Mais certains ont bien noté que cette affaire, hélas, ne s’arrêtait pas aux inquiétudes concernant l’intégrité de la joueuse, et qu’un bras de fer avec le régime chinois est particulièrement périlleux pour la WTA, qui a fortement investi sur cette région du monde depuis quelques années, et qui en a subi les conséquences depuis le début de la crise sanitaire.

    Si cette malheureuse affaire conduisait les acteurs du tennis à réfléchir à deux fois avant d’investir dans une région où les droits de l’homme (et de la femme) posent problème, ce serait salutaire. Les Emirats arabes unis ne me semblent pas une référence sur ces questions, et je suis curieux de voir comment se positionnerait Gérard Piqué si une telle affaire concernait un émir local.

    • Anne 26 novembre 2021 at 18:48

      Exactement. L’affaire Peng Shuai a pu donner l’étrange impression que certains sportifs, voire des journalistes sportifs (qui pourtant s’y sont rendus régulièrement), découvraient que la Chine était donc une dictature… c’est, en soi, assez inquiétant, je trouve.
      Ok, le patron de la WTA prend des risques avec sa sortie (mais avait-il seulement le choix, sinon d’apparaître comme lâchant une joueuse pour le seul profit ?), mais quand la WTA a fortement investi en Chine, les droits humains étaient quand même largement bafoués… et ça ne lui (ou ses prédécesseurs) posait pas vraiment de problème.
      Quand Marion Bartoli prétend : « C’est facile aujourd’hui de jeter la pierre à la WTA mais ça partait d’une bonne intention. On ne pouvait pas prévoir tout ce qui se passe aujourd’hui en Chine d’autant qu’en tant que joueuse, je n’ai jamais ressenti la moindre forme de pression là-bas » dans un papier sur le site d’Eurosport, ça laisse sacrément songeur…

      Et la question peut être posée indéfiniment tant le sport (comme de nombreux domaines d’ailleurs) s’est toujours bien acoquiné avec quelques-unes des belles dictatures du monde, souvent d’ailleurs en se moquant bien de l’intérêt sportif (ou des sportifs).

  20. Rubens 1 décembre 2021 at 15:50

    Magnifique rétrospective de Gerland 91 sur Eurosport : https://www.eurosport.fr/tennis/les-grands-recits/2018/coupe-davis-finale-lyon-1991-il-y-a-30-ans-le-sacre-mythique-de-la-bande-a-noah-en-coupe-davis_sto8650162/story.shtml

    Nous avions déjà eu un échange à ce sujet il y a quelques mois. Mais là, la mise en perspective est juste énorme. Et, pour une fois, l’auteur n’en fait pas trop sur le duo Sampras-Agassi, qui sont évidemment les deux grands champions de la décennie qui allait suivre, mais qui n’étaient ni l’un ni l’autre à la lutte pour le trône mondial à ce moment-là. J’aurai tout de même quelques points de désaccord :

    1. Je ne crois pas qu’aligner la paire Flach/Seguso était une erreur stratégique, ils comptaient 11 victoires pour une seule défaite en Coupe Davis. Il n’est pas inexact, en revanche, de relever leur niveau et leur implication moyens durant ce match.

    2. Suggérer que le meilleur choix eût été la paire Sampras/McEnroe, c’est du révisionnisme. D’une part, c’est se fier à la finale de l’année suivante ; d’autre part, c’est oublier que cette paire soi-disant mythique a été proche de perdre le double de cette finale de 1992, contre des Suisses qui ne sont pas parvenus à liquider l’affaire mais qui ont été bien près de l’emporter en trois sets. Les commentaires à l’époque (décembre 1992, donc) ne manquèrent pas de pointer les carences énormes en termes de complémentarité que pointaient les deux joueurs. Pour la simple raison qu’ils n’avaient pas l’habitude de jouer le double ensemble. McEnroe est le mieux placé pour connaître l’importance de ce paramètre, lui qui a été le meilleur joueur du monde en double avec un partenaire régulier (Peter Fleming) situé dans les limbes du classement en simple.

    En revanche, l’article m’a convaincu d’une chose : le choix de sélectionner Leconte est en vérité un choix très cohérent. Pour remporter la finale, il fallait aligner un joueur susceptible de casser la logique. Parmi les Santoro, Boetsch et autres Pioline, à ce moment-là il n’y avait rien à espérer. Aller chercher Riton, en revanche, c’était très osé mais il avait battu tous les meilleurs joueurs de sa génération (sauf McEnroe je crois ?), en jouant à l’occasion un tennis hallucinant. Aucun des autres candidats à la sélection n’affichait une telle carte de visite.

  21. Rubens 1 décembre 2021 at 16:16

    Et j’avais un troisième point de désaccord, que j’ai oublié au moment de publier mon post précédent, la petite pointe de critique concernant l’organisation de l’équipe américaine, ou plutôt l’absence d’organisation, avec les joueurs qui arrivent en ordre dispersé, chacun dans son coin. Il y aurait là, justement, matière à un article passionnant.

    Vu de France, un tel fonctionnement semble inenvisageable car nous Gaulois sommes des émotifs, et nous ne sommes biberonnés à la réussite collective que sous l’angle du bien-être collectif.

    Mais la sensibilité américaine est bien différente, pour eux il s’agit de faire le job et de gagner, point. Agassi a fait le taf, Sampras a fait le taf, ils sont moins émotifs et ils n’ont pas besoin que leur partenaire leur dise « Je t’aime et je crois en toi » pour produire du bon tennis. C’est justement ce qui rend cette victoire des Français exceptionnelle : la victoire de Riton sur Sampras est un grand moment de sport. Mais cette victoire, et ses ressorts, expliquent également la raison pour laquelle Sampras et Agassi ont eu une carrière autrement plus grande que Riton.

    • Guillaume 1 décembre 2021 at 21:18

      100% d’accord avec ça. Je pense que le besoin de (sur)jouer la carte équipe/bande de potes provient du fait que la France n’est jamais favorite de ses finales. Pas de numéro 1 mondial dans les rangs, pas de vainqueur de Chelem… Reste alors la partition de l’esprit d’équipe. Qui peut certes relever de la communication mais n’en a pas moins prouvé globalement ses vertus dans le cadre tricolore : 4 titres et 4 finales depuis 91 pour une nation qui peine à gagner ne serait-ce que des M1000 individuellement (6, quoi: Andrei Medvedev à lui tout seul en a 4 !), c’est le gage d’une culture Davis et compétitions par équipes. Après, effectivement, ce n’est pas parce qu’en France on a choisi de fonctionner comme ça, et qu’on y a trouvé le succès, que tout le monde doit en faire autant. Murray en 2015 avait un programme à la carte et n’obeissait pas aux règles de vie de groupe établies pour les autres, mais qui aurait pensé sérieusement, y compris parmi ses partenaires, à le lui reprocher ?

      Observation générale : je frise l’indigestion des commémorations de Lyon 91. Moi qui n’ai pas grandi dedans, on m’a bassiné avec en 2011 pour les 20 ans, en 14 et 17 (et j’imagine aussi 18) quand les Français étaient en finale, encore aujourd’hui où tous les médias se sentent obligés d’en faire des tartines… Des livres, des podcasts, des grands formats, des itws… Je serais curieux de savoir si les Espagnols ressentent un besoin similaire de tout le temps revenir sur la victoire fondatrice d’Arantxa a RG en 89 :mrgreen: Et me demande si cette fixette sur Lyon 91 traduit plus l’âge moyen de rédacteurs en chef biberonnés à cet exploit dans leur enfance, et qui en feraient une victoire doudou (coucou Sam), ou le fait que le tennis masculin n’a que peu gagné, et rien de plus grand (bah oui, on le sait, « Noah est le dernier Français vainqueur à RG/en GC », et tant pis pour les filles), depuis ce titre. Et pourtant j’adore le vintage, hein. Mais tout ce ramdam pour un accomplissement si… ancien aujourd’hui ne me semble pas signe d’un état esprit outre mesure conquérant.

      • Guillaume 1 décembre 2021 at 21:20

        (bon, pavé dans la marre lancé. Maintenant c’est le moment où tous les enfants de Yan et du ‘boum du tennis des années 80 en France’ me tombent dessus :lol: )

        • Montagne 1 décembre 2021 at 23:59

          Et Guillaume, tu n’as rien vu !! En 2027, dans 6 ans à peine on fêtera le centenaire de la première victoire en Coupe Davis de la France. Bon, d’accord on n’aura pas d’interview de Lacoste, Cochet, Borotra et Brugnon, ni de souvenir ému de journaliste ayant vécu l’évènement.

        • Sam 2 décembre 2021 at 20:51

          C’est marrant ça, hier soir je regardais le débat de LR – ok, faut vraiment avoir que ça à foutre – et quand il s’est agit pour les candidats de présenter la photo qui résumait le mieux selon eux « leur France », et qu’ils aient sorti Jeanne D’Arc et De Gaulle, j’ai instantanément visualisé Noah 83, sans réfléchir le moins du monde. Je me suis dit, « Sam, tout de même… ». Mais non, rien à faire, c’était ça.

      • Anne 2 décembre 2021 at 00:11

        Pour moi, la principale raison pour laquelle certains médias (L’Equipe et Eurosport en tête) en font des tonnes est en effet parce que niveau tennis masculin, la France est quand meme bien pauvre ces dernières décennies..
        Après, oui, cette Coupe Davis était énorme en 1991. Surtout que ça faisait une belle éternité que la France ne l’avait pas remportée, et à cette époque, la Coupe Davis était jugée comme grandiose par la plupart des acteurs du tennis mondial,… même si ce n’était pas forcément le cas pour Agassi et Sampras tout au long de leurs carrières, 1991 inclus.

        Ce qui me gêne un peu aussi dans les célébrations régulières de cette CD, c’est l’impression que certains veulent quand même un peu refaire l’histoire. Noah a parié lourd ce week-end là. Tant mieux puisqu’il a remporté la mise. Mais ça aurait pu aussi tomber du mauvais côté, pour plein de raisons d’ailleurs…. Et quand on entend Leconte ou Forget raconter aujourd’hui que limite ils savaient que ça allait se dérouler comme ça, faut pas charrier non plus… après, à cette époque, Noah savaient transcender ses troupes, surtout d’ailleurs des joueurs qu’il connaissait par cœur car de la même génération que lui…

        Quant à la carte « on est tellement bons camardes », j’ai l’impression que c’est quand même très Français. D’autant que les dernières années avant l’avènement de la Piqué Cup, elle semblait être pas mal de façade. Avec des épisodes moins faciles à dissimuler que d’autres comme la crise de nerf de P2H (qui n’a pas eu de mal au passage à envoyer son coéquipier habituel dans les orties) , Tsonga persuadé d’être meilleur blessé que Simon en forme, à Gasquet and co qui jouent les gros bras dans les toilettes parce qu’ils sont trois contre un… à l’étranger, certains coéquipiers ont pu ne pas pouvoir se blairer et emmener loin leur équipe malgré tout….

        • Rubens 2 décembre 2021 at 10:56

          Anne, je ne crois pas que les prestations ultérieures des joueurs français et de l’EDF soient en rapport avec la déferlante à laquelle nous assistons ces jours-ci. Pour reprendre mon analogie avec les Bleus de 98, peu importe que l’EDF de football ait connu des échecs piteux ou des victoires éclatantes (elle a connu des deux), car ça n’effacera pas l’émotion qui s’est emparée du pays en juillet 1998. On l’a bien vu en 2018, où la victoire a suscité des frémissements dans le pays, mais rien, absolument rien de comparable avec 98. Alors OK ça se passait en Russie, mais même en France l’impact n’aurait pas été le même.

          En regardant de près la victoire en CD en 2001, on y verra un exploit encore plus retentissant sur le plan sportif : le n°1 mondial en face, + le finaliste des deux derniers Wimbledon, sur gazon, franchement les Agassi et Sampras de 91 font pâle figure à côté de ça. Mais l’impact n’a rien eu de comparable. Il est vrai, dans ce cas précis, qu’il fallait être noctambule pour suivre les rencontres en Australie. Mais quand même.

          Et je ne crois pas non plus qu’une victoire en GC de Tsonga, par exemple, aurait effacé quoi que ce soit de 91. Quand une émotion frappe autant de monde comme ç’a été le cas en 91, cette émotion restera pour tous ceux qui l’ont vécu, quand bien même les héros ne feraient plus rien derrière, et quand bien même d’autres héros viendraient rééditer l’exploit voire le dépasser. Là où je rejoins Guillaume, c’est sur l’aspect générationnel. Les journalistes qui pondent ces pavés géniaux sur Eurosport semblent appartenir à une génération qui a pris 91 au bon âge. Ceci dit, quand les mêmes se lâchent sur Poulidor, Mohamed Ali ou Zatopek, ils sont tout aussi passionnants, alors qu’ils ne l’ont pas vécu.

          • Anne 3 décembre 2021 at 19:47

            Un Français aurait gagné un Grand Chelem, surtout s’il s’était agi de Roland Garros (et peut être après Wimbledon… j’ai plus de doute pour les deux autres, notamment à cause du décalage horaire) je pense que cela aurait eu un retentissement bien plus grand encore que la Coupe Davis de 1991 et l’aurait donc éclipsé aujourd’hui.

            Pour 2001, en effet, le décalage horaire a joué un grand rôle. Mais surtout 1991 était passé par là, puis 1996 aussi. Cela n’a pas totalement banalisé l’exploit mais un peu quand même. Et puis en 91 c’était contre Agassi et Sampras (même si leur aura grandira encore plus par la suite) puis contre Edberg qui, en plus, prenait sa retraite dans la foulée. En 2001, les joueurs adverses étaient moins connus des amateurs de tennis intermittents.
            Si on avait gagné en 2002, je ne pense pas que l’impact aurait été aussi moindre, je pense. Même si la finale avait lieu à Bercy.
            En 2014, la victoire aurait été nettement plus marquante car contre la Suisse de Federer alors que gagner contre les Belges de Goffin en 2017, ça fait déjà moins classe sur un CV, non ;-)

      • Rubens 2 décembre 2021 at 00:14

        Guillaume, j’ai quelques skinheads et autres Khmers Rouges dans mon carnet d’adresses, avant de te les envoyer je vais te laisser plaider ta cause perdue, tu as intérêt à être brillant…

        Je ne peux pas parler pour les Espagnols. Je ne crois pas qu’Arantxa leur ait laissé de si grands souvenirs que ça, en revanche je crois avoir lu dans une certaine revue tennistique que leur victoire en Coupe Davis en 2000 – la première de leur histoire – avait fait chavirer d’émotion une partie du pays, exactement comme notre victoire de 91. Depuis, ils ont Nadal qui a tellement banalisé l’exploit en gagnant tout ce qui est possible de gagner qu’ils sont, je pense, beaucoup plus blasés que nous.

        Pour en revenir à 91, je ne suis évidemment pas neutre, j’avais 14 ans au moment des faits, j’étais à fond dans le tennis (j’étais 30 et je montais 15/3), et pour le coup à fond derrière Guitou et Riton qui m’ont fait vibrer comme jamais auparavant. J’ai commencé le tennis en 84, un an donc après la victoire de Noah, et je mentirais en disant que c’est la victoire de Noah qui m’a fait commencer le tennis. Donc 91, c’est ma première grande émotion tennistique, j’en garde une trace indélébile. Tous ceux – plus nombreux évidemment – pour qui il y a un avant et un après l’épopée des Bleus à la CDM de 98 verront exactement de quoi je parle. Ces types m’ont fait rêver.

        Et je précise que ces mêmes types se sont aussi très bien chargés de me faire redescendre, puisque j’étais à Nîmes en 92, c’était mon cadeau d’anniv, j’ai assisté au match du dimanche Champion-Hlasek. Les valeurs que Noah prônait en 91 et qui ont conduit Forget et (surtout) Leconte à se sublimer, n’avaient plus cours quatre mois plus tard. Ce qui fait écho à la victoire de Yannick en 83, réussir un one-shot monumental semblait suffire à leur bonheur, et aucun d’entre eux ne semblait tenté de recommencer.

        Au-delà de mon cas personnel, je te livre une anecdote : mon club de tennis, qui enregistrait 300 licenciés en septembre 91, en a enregistré 50 de plus en 92. Dont une majorité de gamins qui ont posé un sérieux problème d’organisation à l’école de tennis, qui a eu bien du mal à leur proposer des cours dans de bonnes conditions. Il n’y ava

        • Rubens 2 décembre 2021 at 00:29

          Désolé, faute de frappe…

          Il n’y avait pas assez de profs de tennis, et surtout pas assez de terrains. Ceci n’est évidemment qu’un exemple de l’impact de cette victoire.

          Et donc oui, je l’avoue, je fais partie des nostalgiques de ce moment-là. Il est manifeste que cette compétition par équipes, les Français l’ont dans la peau plus que d’autres. Noah 83, la CD 91, n’y sont pas étrangers. Quand Noah expliquait en 2018 – alors que la veuve était en vue – que la Coupe Davis avait un rôle social, j’étais totalement d’accord avec lui, parce que j’ai connu le retentissement d’une rencontre de CD dans une ville de province, et le cortège de personnes qui encore aujourd’hui te diront que sans la victoire de 91 leur vie n’aurait sans doute pas été tout à fait la même.

          Giudicelli, ses collègues d’autres fédérations et ses tueurs à moto, ont commis un crime contre le tennis.

  22. Anne 2 décembre 2021 at 00:21

    La Piqué Cup passé quasiment inaperçue. Y compris d’ailleurs auprès des médias spécialisés. A voir quelques commentaires, il semble qu’il y ait eu de très bons matchs et nombre de rencontres ont été âprement disputées et ce jusqu’au bout…
    Que l’Espagne ne soit pas sortie des poules pour ce qui semble être la dernière édition où la finale semble vouloir être jouée à Madrid est un joli pied de nez.

    La communication de l’équipe de France aura, une fois encore, été plus que limite…. Pourquoi Grosjean a tant tenu à faire croire que c’était lui qui avait décidé de ne pas convoquer Monfils alors que celui-ci n’a, visiblement, jamais eu l’intention de venir.même avant de se blesser. Et pourquoi, notamment, a-t-il préféré aligner Gasquet, proche de l’infirmerie à peu près lors de tous ses tournois précédents, plutôt que Gaston qui quinze jours plus tôt était présenté par certains comme « le champion que la France attend »… à part pour une pige de quelques jours grassement payée, le rôle de Grosjean a l’air d’être particulièrement reduit…

  23. Kristian 2 décembre 2021 at 10:28

    Merci Rubens pour le lien sur l’article d’Eurosport. Super recit, et tres grand moment de sport. Guillaume, tu sors!
    91, c’etait fantastique. Imaginer une finale de la coupe du monde qui dure trois jours avec en prime le retour en selection de Zidane, et pendant trois jours, on bat le Bresil. Et ba 91, c’etait ca. Une epoque ou tous les meilleurs jouaient la Coupe Davis, la question ne se posait meme pas. Et non seulement ils jouaient, mais ils se donnaient a fonds. J’ai vu Mcenroe, Becker, Wilander, Agassi.. en transe pour essayer de ramener un point. Et pas seulement en finale.
    Et le niveau de jeu de cette finale pendant 3 jours etait extraordinaire. Rien a voir avec, par exemple, 1996 ou seuls les fous (dont moi..) ont suivi jusqu’au bout.
    Bref, Guillaume tu sors.
    Un point sur l’absence de Mcenroe. C’est Sampras qui a beaucoup dit dans les mois suivants que McEnroe aurait du etre la. Parcequ’il avait l’experience de la competition, de l’enjeu, de cette ambiance. Bref, Pete etait paume pendant ces 3 jours et il avait besoin de Mac. Ce qui entre les lignes signifie aussi que Gorman n’a peut etre pas fait son job.
    Bref il n’etait pas forcement question d’un double Mac-Sampras. Mais de Mac d’une maniere ou d’une autre. De sa presence dans l’equipe. Sachant que Mac + n’importe qui etait a priori une bonne equipe. ET l’annee d’apres, ca n’a pas loupe, il etait bien la.

    • Rubens 2 décembre 2021 at 11:42

      L’article d’Eurosport, déjà bien chargé, ne s’attarde pas trop sur McEnroe, il y a des trous à remplir.

      Mac s’est étranglé en juillet 89 quand Gorman ne l’a pas appelé pour affronter la RFA de Boris, alors qu’il sortait d’une demi-finale à Wimbledon. Il lui a préféré une mascotte de ce forum, Brad Gilbert, alors sur le point de nous faire une Nalbandian et de devenir n°4 mondial. Gorman n’a pas eu à le regretter, puisque Brad a remporté son simple du vendredi. Je ne mentionne cet épisode que pour rappeler que les relations entre Mac et Gorman n’étaient pas au beau fixe, que la finale de 91 n’est pas un exemple isolé, et que Gorman, en ne faisant pas systématiquement appel à Mac, n’a pas toujours eu à s’en mordre les doigts.

      D’une manière générale, j’ai beaucoup entendu John McEnroe s’exprimer sur beaucoup de sujets, pas toujours à bon escient, parfois il dit des trucs super intéressants et parfois il réécrit l’histoire comme ça l’arrange. Ce qui lui fait d’ailleurs un gros point commun avec Noah. En 91, Mac a 32 ans, il n’est plus que 28ème en simple, et il n’a pas de partenaire attitré en double. Il a certes un dernier GC en double dans la raquette, avec Stich à Wimbledon l’année suivante. Le sélectionner pour le double de la finale appelle la question corollaire, avec qui le faire jouer ? Avec Sampras, Gorman s’est résolu à le faire pour la finale de 92, et je maintiens que c’était un choix discutable. Si Rosset ne craque pas à la fin du troisième set, les Suisses leur mettent 3 sets dans la vue et virent en tête. La faute à Sampras, d’ailleurs, qui avait la tête à peu près autant dans les épaules qu’un an plus tôt à Lyon. Je soutiens que la Suisse a laissé passer une magnifique occasion ce jour-là.

      Kristian, j’avoue ne jamais avoir lu que Sampras avait regretté l’absence de Mac à Lyon. Est-ce que ce ne serait pas Mac qui ferait dire ça à Sampras, ce qui serait bien dans le tempérament du bonhomme ?

      Si l’on s’abstient de réécrire l’histoire à la lumière du verdict final du terrain, le choix de sélectionner Flach et Seguso pour le double est peut-être le moins discutable de tous en amont de cette finale. La non-sélection de Courier, n°2 mondial, pose question. Soit aux dépens de Sampras si on retient l’expérience en CD, soit aux dépens d’Agassi si on retient le classement (d’autant que Jim venait de battre nettement Dédé en demi du Masters). Flach/Seguso en double, franchement, ça s’annonçait aussi difficile à gagner que les simples.

      • Kristian 2 décembre 2021 at 12:31

        Ah moi je me souviens tres bien avoir lu une interview de Pete dans un tennis mag de l’epoque qui disait ca.
        Apres je suis d’accord, la selection de Gorman etait assez indiscutable. Agassi etait le vrai leader de l’equipe. Il jouait la Coupe Davis depuis 88 et la jouait tres bien. D’ailleurs il n’a pas decu, et je n’ose imaginer ce qui se serait passer s’il avait fallu jouer un cinquieme match.
        Sampras venait de gagner le Masters, comment ne pas le selectionner? D’autant que Courier n’aime pas tellement la moquette indoor, et son experience en Coupe Davis etait de fait tres modeste.
        Quant a Flach/Seguso, meme vieillissants restait une valeur sure.

        • Rubens 2 décembre 2021 at 12:32

          Guillaume, tu es autorisé à revenir dans la pièce : Sampras a vraiment dit ça dans Tennis Mag ?

          Et après tu ressors évidemment.

        • Colin 3 décembre 2021 at 11:05

          « D’ailleurs il n’a pas decu, et je n’ose imaginer ce qui se serait passer s’il avait fallu jouer un cinquieme match. »
          Tout à fait. D’ailleurs la seule chose qui a manqué à ce week-end mythique, c’était la « finale » entre les deux meilleurs joueurs, Leconte et Agassi. On ne saura jamais hélas ce qui se serait passé. Et finalement c’est très bien pour nous autres français, même si ça laisse un petit sentiment d’inachevé.
          Mais c’est ça la Coupe Davis !!! Riton s’est épargné ce match au sommet de tous les dangers, en battant la veille en double Flach et Seguso, avec Forget.

  24. Paulo 2 décembre 2021 at 11:03

    Je suis plutôt comme Guillaume, quant à moi. Les commémorations à n’en plus finir, mouais. Je suis tombé par hasard sur un article sur le sujet l’autre jour, lisant très peu sur le tennis en ce moment (j’ai cru comprendre qu’il se joue une compète par équipes nationales en ce moment, mais c’est tout) : une anecdote sur Riton affirmant à Forget, après la branlée prise par ce dernier face à Agassi, qu’il allait fesser Sampras, et Guytou de regarder son coéquipier comme on regarde un fou.
    Il est vrai qu’à l’époque, je m’intéressais au tennis, mais sans plus. Je regardais les grands événements, enfin surtout Wimbledon. Bien sûr j’ai été très heureux de cette victoire, mais mon souvenir principal, curieusement, est celui du Leconte-Sampras, j’étais sur la route et la radio retransmettait ce match de folie.
    C’est comme la Coupe du Monde 98, quand on a connu la grande équipe de Platini, Giresse et cie, on dit OK, Zidane et ses potes étaient bons et surtout ils savaient gagner (merci la défense en béton), mais sur la magie du jeu, Platini et ses potes étaient meilleurs.

    Je m’intéresse plutôt à quelques matches proposés par YouTube en ce moment, des matches vraiment vintage pour le coup : des années 70, avec Connors, Nastase, et même « Rocket » Laver – qu’est-ce qu’il était bon, qu’est-ce qu’ils étaient bons, même (surtout ?) avec leurs raquettes en bois. Une rétro des affrontements Connors-McEnroe montre de façon intéressante à quel point le changement de raquettes, vers 83-84, a considérablement accéléré le jeu, c’est phénoménal. Le jeu en toucher, le vrai tennis, est mort avec les raquettes en bois.

    PS : quand Guillaume cite Andreï Medvedev et ses 4 Masters 1000 (équivalents), j’ai cru qu’il parlait de Daniil, qui en a gagné 4 également. Mais non, ce joueur dont je ne connaissais à peu près que le nom a bien remporté 2 fois plus de Masters 1000 que Tsonga !

  25. Rubens 2 décembre 2021 at 12:13

    Et sinon, en relisant l’anecdote de Leconte qui croise Forget en lui disant qu’il va massacrer Sampras, une image me vient en tête : celle de Bruce Willis dans Pulp Fiction qui sort du vestiaire en hurlant comme un ours en rut. On connaît le résultat : l’adversaire n’y survivra pas.

    C’est l’un des deux manques de ce film, afin de raconter l’histoire complètement : il manque le combat lui-même. Et par ailleurs, un petit zoom sur le personnage de la Crampe et ses (més-)aventures pour en arriver à sa situation précaire aurait été bienvenu. Vu les fulgurances dont Tarantino est capable, je suis certain qu’il aurait trouvé un truc énorme.

  26. Kristian 2 décembre 2021 at 19:10

    Un autre point pourtant essentiel que l’article d’Eurosport ne mentionne pas, c’est que toute cette aventure de 91 passe par un enorme coup de bol geopolitique. Qui s’appelle le debut de l’explosion de la Yougoslavie. En effet la Croatie proclame son independance pendant l’ete 91. Or les meilleurs joueurs Yougoslaves de l’epoque, Ivanisevic et Prpic (15e et 17e mondiaux), sont justement croates. Ce sont eux qui avaient fait tomber l’armada suedoise et son numero 1 mondial Edberg un peu plus tot dans l’annee. Mais voila, en ce mois de Septembre, ils refusent de jouer la demi-finale contre la France sous la baniere yougoslave. La France joue donc a Belgarde contre une equipe de no name et de has been et gagne facilement sans pour autant afficher un grand niveau. Mais il en aurait certainement ete tout autrement si..

    • Rubens 2 décembre 2021 at 20:31

      Exact. Ivanisevic et Prpic, ç’aurait été une autre paire de manches, encore qu’à domicile Forget et Santoro restaient favoris. Goran était sans doute un peu jeune. Mais l’EDF a eu plusieurs coups de pouce pendant cette campagne, à commencer par la chance de jouer à domicile du début à la fin.

      Il y a aussi la victoire, difficile, contre l’Australie en quarts. Et déjà le constat qu’un second couteau, Fromberg, certes à l’aise sur terre battue mais pas au point de taper un gros résultat à Roland, était meilleur que notre n°1 français, n°4 mondial au moment des faits. Et donc que faire jouer cette rencontre sur terre battue était un mauvais choix. En 1991, déjà.

      Et d’une manière générale, j’ai toujours été surpris du nombre de rencontres où l’EDF a choisi la terre battue pour recevoir, soi-disant pour gêner l’adversaire, alors que peu de nos propres troupes étaient à l’aise sur cette surface.

      • Anne 3 décembre 2021 at 19:55

        Ah ça le choix de la terre battue restera comme une très grande énigme. Mention spéciale à l’édition 2014 alors que Wawrinka et Federer s’étaient affrontés en finale de Monte-Carlo cette même année. Et étaient loin d’être des manchots sur la surface, comme en attestent leurs palmarès respectifs

  27. Sam 3 décembre 2021 at 12:50

    Bon, relu l’article d’Eurosport, je veux bien qu’il y ai une petite affaire générationnelle, hmmm, mais le coup de Borotra qui « entre à pas feutrés » dans le vestiaire, y’a pas, ça me touche. Et je n’ai pas connu les mousquetaires…J’aime Mozart mais je ne l’ai jamais vu live !

    • Guillaume 3 décembre 2021 at 13:46

      Quelle délicatesse ce Jeannot, quand une entrée au pas cadencé aurait eue tellement plus de panache :mrgreen:

      • Sam 3 décembre 2021 at 14:37

        Tsss…C’est comme si Noah entrait à pas feutrés dans le vestiaire du vainqueur tricolore de RG 2053….

Laisser un commentaire

info login

pour le login activer sur votre profil la barre d'outils

Demande d’inscription

contactez-nous à : 15-lovetennis@orange.fr

Archives

Commentaires récents

Suivez nous sur Twitter

@15lovetennis