Mes finales de ‘Roland’

By  | 14 avril 2022 | 485 Comments | Filed under: Bord de court, Regards

Bruguera Roland-Garros 1993J’ai commencé en 1986. Oui, horreur, je n’ai pas vu en direct la fameuse finale de 84… En 83, on avait Noah mais j’étais en voyage à Walibi (parc d’attraction belge)… en 85… j’en sais rien. Mon parcours tennis Roland-Garros commence en 1986 (vous pouvez zapper… ce n’est pas un truc super intéressant).

86. Mes parents n’aimant pas le tennis, je n’ai découvert ce sport à la télé qu’en cette année de passage de la comète de Halley. Bof… une finale à sens unique entre Lendl et Pernfors (c’était lui la comète). Lendl me parait antipathique. Mon chouchou est Edberg puis Becker.

87. Ouch… la claque. J’aimais bien Wilander, sa bonne tête et son flegme. Lendl me faisait peur avec ses allures de croque-mort. Victoire d’Ivan. Je pensais que personne ne pouvait le battre et qu’il était LE tennis. Ouf… heureusement, c’était fini.

88. J’aimais bien Leconte mais je savais que Wilander était meilleur. Le premier set était terrible. Leconte bombait le torse, le public était à fond. Puis… pschhit. Finale bizarre. Un Leconte à fond du début à la fin aurait peut-être pu gagner mais Mats était très costaud en cette année 1988.

89. La pire finale pour moi. Certes, c’était en 5 sets, beau combat, Chang n’avait que 17 ans, c’était historique mais Edberg, putain Edberg… pourquoi ? Je crois que j’aurais pu encourager Chang contre n’importe qui (sauf Sampras qui n’était pas encore un outsider à l’époque et qui s’était d’ailleurs pris trois fois 6/1 au deuxième tour contre son « ami » Michael Chang)… mais non… putain non… pas Edberg. J’ai mis longtemps à m’en remettre et j’ai également longtemps… très longtemps haï Michael Chang. Si j’avais été sorcier vaudou, je l’aurais maudit sur 15 générations. Bon, je me suis calmé ensuite et j’ai même été ému lors de sa retraite. Il a mis fin à sa carrière en pleine saison car il ne recevait plus de wild-cards pour les gros tournois (il était au delà de la 100e place)… c’est pas cool pour lui.

90. Agassi… mais bordel. WTF ? On était tous pour Agassi avec mes potes. Journée chips/coca/jus de fruit (j’avais 16 ans et pas encore alcoolo). Mais c’est qui ce vieux qui bat notre Dédé ? Le vieux Gomez a ensuite fait un Masters où il a été ridicule puis n’a plus fait parler de lui. Je n’ai pas vraiment eu le temps de le détester (bien sûr, c’était un grand joueur et certainement que sans Lendl et Wilander, il aurait 2 ou 3 Roland de plus dans sa besace mais j’étais jeune et j’aimais pas les vieux).

91. J’étais pour Agassi bien sûr. C’était mon chouchou après Sampras et Edberg. Clairement, la pluie lui a fait perdre le match. Je me souviens d’une caméra qui avait capté le kid de Las Vegas dans les vestiaires pendant l’interruption. Il se rongeait les ongles, se tapait dans les mains. Courier, en revanche, pourtant mené 1 set 0 et d’un break, était cool comme Fonzie, souriant. Je me suis dit… putain c’est mort. J’ai eu un petit espoir quand Agassi a refait son break de retard dans le 5e pour revenir à 4-4 mais Andre n’avait plus de jus. Il a perdu cette finale sur sa nervosité. J’ai également longtemps détesté Courier. Je voulais qu’il perde contre n’importe qui.. sauf peut-être Michael Chang.

92. Pfff la purge ! J’adorais le revers de Korda (qui avait battu notre Riton en demi) mais je savais qu’il ne ferait pas le poids contre Jim. J’ai gagné 100 francs (cent balles) de l’époque sur un truc de paris par téléphone. Il fallait deviner le nombre de jeux de la finale et le vainqueur. J’avais mis Courier victorieux en 6/4 6/3 6/2. Il lui a mis 7/5 6/2 6/1… j’avais mon nombre de jeux. Je me suis bien fait engueuler par mes parents car c’était une ligne audiotel à 4 francs la minute et je n’avais pas parié que sur la finale. On pouvait également y suivre les résultats en direct (eh oui, pas d’internet et de livescore à l’époque ma bonne dame…) Les cent francs ont a peu près comblé la facture.

93. Ben voilà pourquoi j’étais pour Bruguera contre Jim en cette année « baccalauréatesque » pour moi. Sans être un fan des « limeurs de fond » comme on dit, j’ai toujours apprécié Bruguera pour son jeu pas si classique que ça. Le Sergi n’était pas allergique au filet et y venait souvent à bon escient. Il avait une bonne intelligence de jeu. Comment j’ai flippé ma race quand ce diable de Courier a égalisé à 2 sets partout. Courier était un mammouth à l’époque, un monstre physique et mental. Personne ne tenait le choc. Il avait encore martyrisé mon Edberg en finale de l’Australian 6 mois plus tôt. C’est d’ailleurs Big Jim qui fait le break en premier dans le 5e. J’étais prêt à relire mes notes sur Spinoza et Kant pour expier mon chagrin dans ce bac de philo qui pointait son nez le jeudi suivant. Puis, Jim a mis un coup droit penalty dans le filet et un autre à quelques centimètres de la ligne de fond. Bruno Rebeuh, l’arbitre, était prêt à descendre pour vérifier la marque mais Jim a courbé l’échine… qui sait, cette balle était peut-être bonne… Jim a perdu son service puis le match. C’était le vrai tournant de sa carrière. Comme pour Chang, j’ai appris à l’apprécier en fin de carrière quand il est devenu inoffensif pour mes chouchous.

94. J’étais toujours pour Sergi. Dans la résidence universitaire, les espagnols ont sorti le drapeau pour suivre la finale. Ils font le doublé avec Arantxa et nous chambrent correctement. Pas de gros suspens, je savais que Bruguera était au dessus de Berasategui. Et ce connard de Jim qui bat mon Sampras, pourtant en pleine bourre, en quart 6/4 5/7 6/4 6/4. Il se prendra le même score contre Bruguera en demie. Que j’étais content ! Dégage Courier ! Je fête ça avec les espagnols et quelques Cervezas

95. J’aimais bien Muster. Mais de toute façon, même Casimir contre Chang aurait fait l’affaire pour moi. Chang mène 5/1 au premier set. Mordel de berde, il va pas recommencer ! Muster se règle et plie l’affaire en 3 sets. Ouf. J’ai beaucoup aimé quand il a serré la main, un par un, des ramasseurs et des arbitres pour les remercier. C’était pas du fake à la Djoko qui fait son mec-le-plus-love-de-la-terre, nan c’était sincère. Muster est un mec simple. Le lendemain, il avait pris sa canne à pêche pour ferrer le poisson près de chez lui, loin de l’agitation qu’un tel titre peut susciter.

96. Stich avait battu Musterminator et Kafelnikov avait mis un 6/0 à mon Sampras en demi. BURN IN HELL !! Salaud de Kafel. J’ai pas regardé le 3e set, trop dégoûté.

Kuerten Roland-Garros 199797. Sous le charme de Guga bien sûr. Un peu triste pour Bruguera qui m’avait tant fait plaisir en 93 en dégommant Courier. Mais l’histoire était tellement belle.

98. Bof… à part Bruguera, les espagnols m’ennuient. Je trouve Moya plus intéressant que Corretja. La poignée de main finale est belle avec Alex qui vient relever son vainqueur puis la remise de la coupe par Pelé himself avec un petit échange de têtes entre ce dernier et les deux finalistes. Nous sommes à la veille de cette coupe du monde historique pour la bande à Zizou.

99. Mon ex-chouchou gagne enfin. C’est beau. En plus Medvedev commet l’erreur fatale de battre mon Pete Sampras au deuxième tour et mon Guga en quart. Agassi, à fond ! Je suis toujours étudiant et je regarde la finale dans la salle télé de la résidence universitaire. Un étudiant ukrainien qui a scruté la finale avec nous quitte la salle dès la balle de match. « Pfff… ces Américains, ils achètent tout ! C’est truqué ! Vous voyez pas que c’est truqué ? Putain les Français, vous êtes cons ! » Qu’est devenu ce type ? Complotiste professionnel ?

2000. Guga forever. Je n’aime pas trop Norman et surtout, comme Chamoulaud en fait son favori, j’ai envie qu’il dégage. Ce « Chalumeau » a le chic pour aimer des joueurs que je déteste (Chang, Courier puis ensuite Nadal devant lequel il doit se… faire des trucs). Bref… tout va bien. Sampras remporte Wimbledon ensuite pour devenir le meilleur de l’histoire. Je rencontre ma future épouse. Vive le tennis.

2001. Guga encore mais je suis plus partagé. Je me suis attaché à Corretja qui est un mec bien, très fair-play et je suis triste de le voir prendre une bulle au 4e. Mon Sampras devient nul… Il y a quelque chose de pourri au royaume du tennis.

2002. Pas compris et pas regardé la finale. Bof… j’aime bien le revers de Costa mais je m’en fous. Sur terre, je veux du Safin mais le Russe est trop irrégulier.

2003. Je suis en Corée où j’ai suivi la future Madame Babolat. Le pays ne retransmet le tournoi que sur des chaines payantes pour lesquelles il faut prendre un bouquet hors de prix pour ma modeste bourse. Je suis le livescore mais bof. Je voulais voir Coria contre Ferrero et pas cet illustre inconnu qu’est Verkerk. Mais nom d’un chien, c’est qui ce mec ? Avec Roberto Carretero. il gagne le titre de l’étoile la plus filante de la planète tennis.

2004. En Corée, toujours. Pas de vidéo, pas de streaming à l’époque, ou si peu et de très mauvaise qualité. J’écoute « Radio Roland-Garros » sur le site du tournoi. Il y a Benoit Maylin, Christophe Thoreau et quelques invités. C’est sympa… je me sens comme mon père qui écoutait les résultats du tour de France sur son transistor. « Et c’est la remontée triomphale vers Paris pour Louison Bobet qui caracole dans le peloton et remporte son troisième tour de France. » J’étais pour Coria. Je suis déception.

2005-2006-2007-2008… Ben Nadal. Je ne l’ai jamais aimé puisqu’il a commencé, comme premier fait d’arme, à battre mon nouveau chouchou Roger à Miami. Je dis non mais il dit oui… c’est interminable ce règne. Il est pire que tous les Chang, les Courier et les Lendl du monde. Je m’en veux d’avoir tant gaspillé mon énergie vaudou sur ces trois-là. Nom de Dieu… qu’il dégage !

2009. Le miracle. Je crois qu’il me restait un peu de poudre vaudou. Soderling mérite une statue ou au moins un petit autel sur la plage arrière de ma voiture. Depuis 2007, je peux regarder le tournoi à la télé. Tout va mieux. Un mois plus tard, Roger dépasse mon chouchou Sampras mais je ne lui en veux pas. Deux jours après cette finale de Wimbledon, c’est la naissance de ma fille. La vie est belle. Je suis sur un nuage.

2010-2011-2012-2013-2014. Pfff… ben voilà. Retour sur terre. Nadal est trop fort. Les seuls à pouvoir un peu lui donner du fil à retordre sont Roger (finale 2011) et Djoko (demie 2013)… c’est chiant, je ne regarde pas les finales 2013 et 2014… je suis gavé. Heureusement, il y a d’autres tournois. Djoko ne m’emballe pas plus mais je le déteste un peu moins que Nadal. Je le supporte par défaut quand Roger perd en cours de tournoi.

Wawrinka Djokovic Rolabd-Garros 20152015. Putain d’ordinateur qui me lâche ! On vient de déménager et notre forfait télé vient de changer. On n’a plus LA chaîne du tennis, merde. Je vais dans un PC bang (cybercafé coréen) pour suivre la finale sur un streaming un peu bancal mais je vois l’essentiel. Je supporte Djoko seulement si c’est Nadal en face et là, c’est Stanimal. A 100% derrière le Vaudois qui me fait bien plaisir avec ses revers au laser. Les larmes de Djoko m’émeuvent tout de même. Je crois que c’était vraiment sincère.

2016. Le djokoslam. Je suis dans un resto avec des potes qui ne suivent pas le tennis. Le match est retransmis et on est aux premières loges, Un pote croit encore que c’est Agassi le numéro un mondial. D’autres croient que Murray est américain. Je me contiens, je suis très pédagogue et explique que le mec qui vient de gagner la finale a réalisé un exploit invraisemblable. On me croirait pro-Djoko alors que que je n’ai d’yeux que pour notre Roger. – « Il est fini Roger », me lance un ami peu avisé des choses du tennis. Je bafouille un peu, je lui dis qu’il est blessé et qu’il va revenir… sans y croire vraiment. Sale soirée. Patron, une bière !

2017. Le retour du terreminotaure. Trop content de la victoire de Roger en Australie, je regarde cette finale avec bienveillance. Certes, c’est un de mes chouchous qui est en face mais je ne me fais guère d’illusion. Le match est plié. Il est 1h30 du mat chez moi… je me dis que j’aurais dû aller me coucher plus tôt. Je bosse le lendemain à 8h.

2018. Nan mais merde, il va pas nous refaire une série de 5 le Rafa. Je regarde le premier set. Thiem est au bord de l’apoplexie. Je ne bosse pas le lendemain mais je m’en fous… je ne regarde pas jusqu’au bout. Ma bienveillance de 2017 a ses limites. Il fait franchement « iech » le taureau. Roger, bordel ressaisis-toi ! Il est sur tes talons.

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485 Responses to Mes finales de ‘Roland’

  1. MarieJo 26 mai 2022 at 19:04

    Gilou fait de la résistance, incroyable non ?

  2. Rubens 26 mai 2022 at 19:39

    Gilou je t’aime

  3. Rubens 26 mai 2022 at 20:18

    @Jo, à propos de ta question sur les enfants qui consomment moins de tennis,

    Mes enfants ont 5 et 3 ans, il est trop tôt pour que je puisse te répondre sur ce point. Mais ce serait intéressant de voir si d’autres sports subissent également la même désaffection. Je ne suis pas un grand fan de foot. Au-delà de toute considération économico-franchouillardo-médiatique, je n’ai jamais accroché à ce sport pour ma part, parce que les moments de tension, les moments spectaculaires, sont assez rares sur 90mn, et ils ne s’annoncent pas à l’avance. Je préfère le tennis, où on sent arriver les moments importants (les balles de break, les fins de sets). Mais c’est une préférence personnelle, et je comprends mille fois que le tennis soit jugé long et ennuyeux par certains, et notamment par les jeunes. Entre rester des heures en direct et regarder des highlights de 5mn hyper-spectaculaires quelques heures plus tard, beaucoup, je crois, opteront pour la deuxième solution.

    Il me semble que l’évolution du « direct » de France TV va dans ce sens. Un zapping d’un court à l’autre, interrompu sans arrêt par un duplex et des interviews, je trouve ça honteux, mais ça répond à ce que je suppose être une loi de l’offre et de la demande, à savoir que si l’on propose au téléspectateur lambda le même match pendant des heures, il va zapper. Et dans le même ordre d’idées, la tendance pointée par Colin à raccourcir les matchs, semble répondre à une demande de l’époque.

    Mon impression à propos de 15-Love est que ce site est infesté de fossiles qui ont connu le tennis dans les années 70, 80, 90, donc avant l’arrivée d’internet et de cette possibilité – extraordinaire, quand on y réfléchit – de regarder ce qu’on veut quand on veut et de ne plus dépendre des programmes d’une poignée de chaînes. La remise en cause du format des cinq sets, ça nous fait hurler ici, mais c’est la même tendance. Devant les possibilités désormais infinies d’occupation de notre temps de cerveau disponible, Roland, la CDM, le Tour de France, les JO et les Six Nations ont désormais une concurrence que nous n’avons pas connue. Et si des jeunes (même pratiquants) vivent le tennis uniquement via des highlights et non via du direct, ça ne les aidera pas à devenir fans de tel ou tel joueur.

    Mais si des jeunes de 15-16 ans de ce site (ou leurs parents) me lisent et veulent répondre, je leur cède la parole, car ta question, finalement, c’est à eux que tu la poses.

    • Jo 27 mai 2022 at 08:26

      Mes propositions pour un circuit équilibré :

      Les matches de Grand Chelem doivent demeurer au meilleur des cinq sets, avec jeu décisif en sept points dans toutes les manches. Le côté « mort subite » du tie-break final est à même de satisfaire des organes médiatiques en quête de sensations fortes pour leurs clients. Il faudrait réfléchir à l’abaissement dudit tie-break à 5 jeux partout. Le tennis en théorie, c’est le premier / la première à 6.

      Je préconise la cohérence, tous les matches d’un tournoi se jouent soit en deux sets gagnants, soit en trois sets gagnants. On ne peut vouloir lutter au mieux contre les blessures, au pire contre le dopage et imposer des cadences infernales. Il faut un jour de repos entre deux matches au format long, qui ne peut donc être retenu pour les Masters 1000. Les tournois d’Indian Wells et de Miami doivent abandonner leurs chimères mégalos, réduire leurs tableaux et se conformer à une durée d’une semaine. Il doit également y avoir au minimum une semaine d’écart entre deux Masters 1000.

      Les Jeux Olympiques et la Coupe Davis sont des cas à part. Dans l’absolu, il faudrait que les JO se jouent sur deux semaines et donc en trois sets gagnants mais le calendrier actuel semble l’interdire. À condition d’étaler la compétition sur l’année (mais est-ce faisable désormais ?), les rencontres de Coupe Davis pourraient se jouer en deux sets gagnants et la finale en trois sets gagnants.

      Votez pour moi.

      • Rubens 27 mai 2022 at 14:50

        Tout dépend si l’on veut composer avec la réalité d’aujourd’hui ou si l’on veut la modifier.

        100% d’accord avec IW et Miami.

        Les JO… Le tournoi pourrait s’étaler sur deux semaines puisque les JO durent deux semaines. Au meilleur des 5 sets donc. Pour le problème de calendrier, on pourrait faire l’économie de la Coupe Davis les années de JO.

        La Coupe Davis, justement… La rétablir dans son ancien format ; la rétablir tout court. Quelques ajustements nécessaires : je propose de caler les dates du groupe mondial dans la foulée (ou en amont) des 4 GC, SUR LA MEME surface : premier tour la première semaine de l’année sur dur, quart de finale sur TB au printemps, demi-finale sur gazon juste après Wimbledon, finale en indoor après le Masters.

        Et surtout, surtout, cesser de rendre 9 Masters 1000 obligatoires. 5 suffisent largement.

  4. Rubens 26 mai 2022 at 21:08

    Points de mutants entre Sinner et Carballes Baena. La bonne nouvelle, c’est que le béornide du Südtirol a un petit cœur sensible : il a balancé sa raquette.

  5. Rubens 26 mai 2022 at 21:53

    Fanou s’en sort par miracle au TB du 4ème : Kolar menait 6/2 et il a joué petit bras. Il va falloir que l’Hellène change de registre s’il veut aller plus loin…

  6. Rubens 26 mai 2022 at 21:59

    Et Sinner s’en sort aussi. Il a esquissé un sourire à la fin. Ca sent la greffe, mais c’est déjà un bon début.

  7. Guillaume 27 mai 2022 at 09:55

    « Fossile » encore trentenaire n’ayant connu le grand Yan qu’en chanteur, j’ai la sensation d’avoir toujours croisé des profils de ‘joueurs’, licenciés notamment, ayant un rapport très distant au haut niveau et au tennis d’à la TV. C’est même un truc qui m’étonnait beaucoup au début, que ces deux univers évoluent pour partie sur des parallèles, sans se croiser, les fondus de matchs par équipes du dimanche ne suivant pas l’actu tennis, ou regardant les pros d’un oeil très ‘froid’, analytique de leur jeu plus que passionnés.

    En revanche, ce qui est sûr, c’est que les 15 (j’ose pas dire quasiment les 20 avec Roro) dernières années les joueurs favoris des minots n’ont pas changé. J’entends toujours du Rogé, du Rafa, parfois du Novak mais pas trop… Et puis beaucoup de Ferrer (hier) ou Schwartzman aujourd’hui – pour les gabarits ‘normaux’ qui se raccrochent à ce qu’ils peuvent. Clairement, malgré leur présence au top depuis quelques années maintenant et des palmarès loin d’être dégueulasses, les Thiem, Zverev, Medvedev and co n’ont pas déchaîné les foules côté grand public, y compris chez les gamins qui sont toujours dans l’identification à des quadragénaires, ou quasi-quadras, chose dingue quand on y pense ! Normalement, à 15 ans, tu t’identifies à celui qui pourrait grosso modo être ton grand frère, c’est-à-dire toi dans pas longtemps, pas à un vioque qui pourrait être ton père. Je m’en faisais d’ailleurs la réflexion en voyant jouer Alcaraz et les réactions qu’il suscite: il se passe un truc avec lui. Il suscite un élan, une ferveur, que je n’avais pas vu depuis très longtemps. Nadal et Fed suscitent ça, Jo le suscitait aussi, à son échelle Gaston y arrive mais seulement à Paris… Thiem, Zverev, Meddy, c’est resté de l’indifférence polie. Tsitsipas pourrait embarquer les foules (il a le jeu, le charisme) mais il reste tellement enfermé dans sa bulle qu’il fait lui-même barrage. Alcaraz, lui, allie le jeu spectaculaire et la volonté de communier avec la foule, la générosité à l’effort et le partage d’émotions. A voir si c’est finalement lui qui rajeunira le panel de modèles des mômes.

    • Rubens 27 mai 2022 at 10:14

      Guillaume, là j’hallucine, et clairement il y a un gouffre entre ce qui se passait il y a 30 ans et aujourd’hui. Dans mon club, il y avait les pro-Agassi, les pro-Edberg, les pro-Leconte, les pro-Becker, Roland Garros était LE grand moment de l’année, la télé du club était allumée de 11h00 à 20h30 et chacun y allait de son commentaire. Il me semble d’ailleurs (mais j’ai peu de billes sur ce qui se passe aujourd’hui) que les clubs de tennis étaient beaucoup plus animés quotidiennement qu’ils ne le sont désormais. Dans mon club je voyais plein de gens, bénévoles ou pas, venir au club après leur journée de boulot, pas forcément pour jouer.

      Et dans ce grand concert de passionnés, Courier et Bruguera avaient leurs aficionados, alors que franchement leurs jeux ne me semblent pas plus aguicheurs que ceux de Medvedev et Zverev aujourd’hui.

  8. Rubens 27 mai 2022 at 11:40

    Au fait Guillaume, c’est bien toi qui nous parlais de la cour de récréation australienne Tomic/Kyrgios ? Il y a des rebondissements, et le suspense est insoutenable !

    • Guillaume 27 mai 2022 at 14:44

      Des génies, je te dis, des génies. Pas un pour se rendre compte qu’ils sont tous deux d’énormes underachievers. En être réduits à compter leurs Atp250… Ceci dit, cyniquement, y’a un coup à réaliser pour un promoteur qui voudrait se faire mousser !

      • Sam 27 mai 2022 at 15:24

        Tout à fait d’accord avec Rubens : avant, avant, et en tous cas dans mon club, on pouvait quasi s’engueuler – en déconnant un peu, hein, c’est du tennis, tout de même – pour des raisons de préférences ou de fanitude de tel ou tel joueur. Genre, si tu aimes Noah, ben tu as, a minima, le polo Noah, et dans la mesure du possible, tu montes à la volée. Si tu aimes Lendl – et on était nombreux dans ce cas – tu dézingues en coup droit. Si tu aimes Mac, bah, tu fais ce que tu peux. Et si tu aimes Leconte – cas très rare- on ne peut plus rien pour toi. On s’identifiait sérieusement. En fait, on était tout simplement des supporters, « tiens, v’là l’aut’, doit être content son gars a gagné hier ».

      • Rubens 27 mai 2022 at 15:51

        Ce qui nous renvoie, finalement, à un constat déjà fait dans bien d’autres domaines : les gens aujourd’hui, jeunes ou pas, préfèrent rester chez eux. Internet leur fournit toute la culture et toutes les soupapes dont ils ont besoin. Bien avant le Covid, les bars et les cinémas constataient une érosion de leur fréquentation. Je crois d’ailleurs que cette pandémie aurait été vécue beaucoup plus violemment il y a 30 ans, car à cette époque il n’y avait pas grand chose à faire chez soi.

        Aujourd’hui, le club de tennis, tu y vas pour jouer, point. La dimension conviviale a nettement reculé.

        Je me souviens avoir répondu à un questionnaire préparé par notre Premier ministre Edouard Balladur, adressé à tous les 15-25 ans. Et notamment d’une question : classez par ordre d’importance les territoires auxquels vous vous sentez appartenir : votre commune, votre département, votre région, la France, l’Europe. En 1, j’avais mis la commune.

        Pas pour la commune elle-même, mais pour le club de tennis, avec tous ces adultes qui m’avaient vu grandir, qui m’avaient réservé une place pour tenir la buvette pendant le tournoi. Le tournoi du club se déroulait exactement au même moment que Wimbledon, chacun y allait de son commentaire et était complètement à fond. Ca braillait au bord du terrain, le poissonnier (excellent) qui était aussi un bénévole du club écoulait son stock de gambas en les faisant griller, c’était une tuerie mais si tu avais le malheur d’être sur le terrain à ce moment-là les odeurs pouvaient te faire défaillir. Et moi j’essayais d’imiter Becker, que je voyais faire ses fameux retours bloqués à Wimbledon, les miens prenaient sans escale la direction du grillage.

        Et encore une fois, je suis curieux de savoir si des jeunes d’aujourd’hui vivent une convivialité approchante.

        • Rubens 27 mai 2022 at 16:13

          Et au passage, c’est dans ces conditions-là que j’ai vécu la victoire d’Agassi à Wim 92. Personne, absolument personne n’y croyait. Dédé/Goran, nous étions partagés, mais surtout personne ne pensait que le relanceur serait capable de l’emporter sur le serveur.

          • Sam 27 mai 2022 at 17:27

            Entre les championnats par équipes et quelques tournois, je fréquente un peu les clubs de mon coin et je crois pouvoir dire que tout n’est pas perdu en matière de convivialité, mais comme je ne suis que de passage, je n’ai pas eu l’occasion d’assister à des scènes de liesse devant les écrans. Par contre, des types qui prennent soin de maintenir le frigo plein et ont manifestement plaisir à se retrouver là, si, parfois, et notamment au moment des Tournois Multi Chances où là, j’ai l’impression que l’ambiance peut souvent être sympa, vu qu’on y passe le weekend.
            En revanche, mon propre club est plutôt glacial. La recette : un complexe tout neuf, partagé avec des basketteurs et des pongistes. Résultat, tout le monde est dans l’obsession que l’autre club ne lui pique pas ses bières et c’est le festival du trousseau de clé et de la sé-cu-ri-té. Un pass pour la salle, pour les courts, un code en plus du pass pour les courts extérieurs, une clé pour le club house, ensuite, une clé pour le bon frigo, une clé pour le bon placard, etc, et pas de télé. Le club house est donc immanquablement vide.

            • Rubens 27 mai 2022 at 17:54

              De ce que j’en ai vu, tout pareil. Des cadenas partout. J’ai passé une année juste en face d’un club de tennis, depuis mon balcon on avait une vue privilégiée sur les terrains. Mais il n’y avait pas grand chose à voir : 4 personnes maxi en simultané (pour 8 terrains). J’aurais bien été voir à quoi ressemblaient ces fameuses « terres battues synthétiques » jouables à l’année, mais les terrains étaient cadenassés.

              Cette première semaine de Roland démontre au moins une chose : la passion pour le tennis n’est pas morte et le public porte nos Frenchies comme rarement. Mais si Roland est le dernier endroit en France où des passionnés de tennis peuvent se réunir, c’est que quelque chose ne va pas.

              • Sam 27 mai 2022 at 20:24

                Ces terres battue synthétiques ressemble à de la vraie terre battue de loin, c’est chic, mais à jouer, beaucoup moins de glissades. On est pas si loin du gazon synthétique en fait je trouve, mais je ne suis pas un client de la terre battue, donc pas très précis. Par contre, hyper facile d’entretien.
                Dans mon club, deux ont été installés, avec projo pour jouer le soir et tout et tout. Sauf que. Nous plafonnons à une petite centaine d’inscrits (pas de filles, pas de jeunes), donc, ils sont la plupart du temps inutilisés. Moi, de toutes manières, je ne me souviens jamais du code (qui est pourtant le même que celui du coffre à balles, ce qui peut bien entendu sembler dérisoire et pinailleurs, mais perso, me gonfle, sur la philosophie globale de l’affaire qui est que de toutes manière, il s’agit de faire gaffe à quiconque s’introduirait sur nos sacros saints équipements, au prix que ça coûte).

        • Guillaume 27 mai 2022 at 20:34

          Attention, je ne suis pas en train de vous dire qu’il n’y a plus de convivialité dans les clubs. Mais elle ne semble guère passer par le suivi de l’actu du haut niveau.
          Et à l’opposé, les mordus du haut niveau, ceux qui z’ieutent tout y compris Twitter pour avoir les dernières infos people, ne doivent pas être majoritairement des pratiquants assidus. Comme deux univers qui ont la même passion (le tennis) mais ne la vivent pas du tout de la même manière.

  9. Jo 27 mai 2022 at 17:18

    C’est marrant Gasquet consultant. Un type qui n’aime pas parler. Motif ? Visibilité des minorités méridionales (Aphatie, Castex) ?

  10. Rubens 27 mai 2022 at 18:18

    Et la nouvelle a mis une semaine à arriver jusqu’à mes radars : Amélie Oudéa-Castéra est la nouvelle ministre des sports. Immense nostalgie en ce qui me concerne, on a à peu près le même âge, je l’avais vue une fois en vrai et j’étais tombé amoureux en 2 secondes. Encore plus belle en vrai qu’en photo. Elle était championne de France cadets ou juniors, je ne sais plus.

    Par la suite, alors qu’elle était à Sciences-Po et qu’elle avait laissé tomber le tennis, je la revois dans Tennis Mag faire une longue hagiographie de Kuerten qui venait de faire trembler la terre parisienne. Ils se connaissaient sans doute du tournoi juniors de Roland. Guga, tu gardes une place à part dans mon panthéon personnel mais ce jour-là j’étais jaloux à un point que tu n’imagines même pas.

    La suite de son parcours, je l’ai suivie en pointillés. Elle me semblait s’être éloignée du tennis, jusqu’à ce que Moretton ne l’appelle l’année dernière. Elle a fait son chemin, moi aussi et ce ne sont pas les mêmes, bien que je lui trouve encore beaucoup de charme.

    Mais quelle politique sportive nous propose-t-elle donc ?

    • Babolat 27 mai 2022 at 19:54

      Selon sa fiche Wikipedia, elle était en couple avec Guga lors de son run magique de 1997. Je me souviens d’elle puisque je zieutais tous les tableaux dont ceux des juniors. Elle était en demie de Roland en simple en 94… à l’Us open en 93 et à Wimbledon en 94. Elle jouait en double aussi avec une autre Amélie… Cocheteux qui n’a pas non plus confirmé dans le grand bain alors qu’elle avait gagné Roland junior en 95.

      Après… hum… la macronie. Même si elle est de bonne volonté, ce sera, justement, selon le bon vouloir de notre « monarch ».

      • Rubens 27 mai 2022 at 20:22

        C’est justement le signe de notre époque : tout le monde s’intéresse aux postes qu’elle a occupés, mais pas du tout à ce qu’elle a fait concrètement, si elle a mené des actions et quels en ont été les résultats. Aucun intérêt. Tout comme, du reste, tous les autres membres de ce gouvernement.

        Rien qu’en nous lisant sur ce forum, Amélie aurait quelques billes, sachant que nos discussions ont sans doute des échos très proches dans d’autres sports pratiqués en France.

        Babolat, je retrouve l’archiviste et l’éplucheur en chef. Amélie Cocheteux… Mais pour le coup on n’est pas au hauteurs mésosphériques de Martin Blackman, j’arrive à te suivre. La doizelle a en effet gagné Roland juniors en 95, et puis plus grand chose, 65ème mondiale je crois à son meilleur niveau. Encore un grand espoir du tennis français qui n’a finalement pas donné grand chose.

        • Babolat 27 mai 2022 at 21:14

          Ah… Martin Blackman. Et encore, tu n’étais pas encore des nôtres lorsque je fis resurgir le nom de Ulf Stenlund. Un grand moment. ^^

      • Jo 28 mai 2022 at 06:41

        Amélie Castéra. Amélie Mauresmo. Amélie Cocheteux et sa relation sulfureuse avec feu Patrice Dominguez. Moui. Anne-Gaëlle Sidot, plutôt.

        • Rubens 28 mai 2022 at 10:10

          Anne-Gaëlle Sidot, en effet. Très charmante. Mais je n’ai pas le même rapport avec elle, je ne l’ai pas rencontrée en vrai. De cette génération, j’aimais beaucoup Karolina Jagieniak aussi.

          Amélie Cocheteux a eu une relation avec Patrice Dominguez ???????

        • Colin 28 mai 2022 at 13:59

          Vous me dites Amélie, je vous réponds Boby :
          https://www.youtube.com/watch?v=vMX80ZmFSs4

        • Babolat 29 mai 2022 at 10:30

          Anne-Gael Sidot était en couple avec le footballeur Mikael Landreau si ma mémoire est bonne. Elle faisait partie de cette génération 79 qui a envoyé plusieurs filles dans les 30/40 premières avec Mauresmo, bien sûr mais aussi Nathalie Dechy, Emilie Loit et Séverine Brémond (née Beltrame).

  11. Jo 27 mai 2022 at 19:20

    Tu chantes faux, Gaël.

  12. Jo 28 mai 2022 at 14:49

    À chaque improbable apparition de Marion, je songe : Perse a dit…

  13. Jo 28 mai 2022 at 17:19

    Tiens, Marin Cilic a pris des cours de français avec Novak Djokovic.

  14. Jo 28 mai 2022 at 17:39

    Il se passe quelque chose cette année à Roland. Le départ des Mousquetons, la probable dernière chance de victoire de Rafa, l’éclosion d’Alcaraz, le couronnement de Swiatek.

  15. Sam 29 mai 2022 at 19:59

    Il se passe aussi un Rafa au 5ème devant F2A…Pour autant, est-ce que quelqu’un croit vraiment que F2A peut passer ?

  16. Sam 30 mai 2022 at 08:31

    Mauresmo a donc annulé la conférence de presse de ce lundi matin où devait être abordée la question de la diffusion du tant attendu Nadal Djoko…
    Curieux de savoir si Forget Guy, vendeur des droits il y a 3 ans, choisira le consultant Guy Forget pour commenter ce match.

    • Jo 30 mai 2022 at 08:49

      C’est chiant ces sessions nocturnes, sans parler des deux heures de décalage horaire (on salue les DOM-TOM).

  17. Rubens 30 mai 2022 at 09:21

    Tout ça me semble se goupiller bien mal. Nadal était bien emprunté hier, je ne le donne pas favori du tout contre Djoko. Je compte davantage sur Alcaraz en demi.

    • Jo 30 mai 2022 at 10:07

      Au contraire, il faut épuiser Hercule. Après la non-incurie d’Auger, l’enfer serbe…

    • Sam 30 mai 2022 at 10:08

      Je miserais bien sur Alcaraz en demie aussi, mais tout de même, là il rentre aussi dans le super dur, c’est Zverev qui est là, vaille que vaille, sans avoir présenté de supers garanties, mais tout de même.

      En bas c’est open. Tsitsi a été laborieux. S’il passe, ce qui est loin d’être fait, je mise sur, in fine, Ruud en demie.
      Et encore plus en bas, Med a beau dire partout qu’il s’en cogne, il est là, tranquille pépère, je ne vois pas bien qui pourrait l’empêcher de rallier également les demies. Sinner ? Mouais…Stagnation.

      Au final, et c’est mon instant prono systématiquement foireux (mis à part une unique victoire en GC à, comment on appelait ce chouette jeu de pronostics sur 15L déjà ?), Djoko qui étrille Med en finale.

  18. Rubens 30 mai 2022 at 11:17

    Pour le Nadalovic de mardi, ça rejoint notre discussion sur le ministère de la jeunesse et des sports. Si on s’en prend à Amazon, on se trompe de cible. Il me semble évident qu’Amazon se pourlèche les babines depuis le début du tournoi devant l’hypothèse de ce quart de finale ô combien attractif. Amazon est là pour se faire du fric, et ils ne lâcheront certainement pas le morceau si facilement, s’il ne devait rester qu’un seul match du tournoi ce serait précisément celui-là.

    Amazon ne fait que jouer un jeu que les politiques lui laissent jouer. Il y a trois ans, lorsque s’est noué ce partenariat, il y avait un ministère de la jeunesse et des sports qui n’a rien trouvé à redire aux termes de la négociation, et donc qui trouvait normal que les sessions nocturnes, celles qui touchent le plus de public, échappent à France TV et deviennent payantes. Je doute que les Amélies changent quoi que ce soit à cette réalité, en revanche je rappelle que nous votons bientôt.

    • Kristian 30 mai 2022 at 16:42

      Il faut bien se rendre compte que vu de l’etranger le debat est ridiculissime. Roland Garros est un evenement mondial, et le duel entre l’espagnol et le serbe depasse de tres loin les frontieres de l’hexagone. Se dire qu’une gueguerre entre chaines de tele francaises determine la programmation de ce match qui interesse le monde du tennis dans sa totalite, c’est se rendre compte qu’une bonne partie de la France vit encore au 20e siecle.

  19. Sam 30 mai 2022 at 13:30

    « … du Polonais, qui est passé au travers et a accumulé les fautes, à l’image de ce dernier amorti envoyé dans le filet, pour se retrouver mener dans ce match ».
    L’art de la grammaire à la sauce L’Équipe.

  20. Jo 30 mai 2022 at 14:30

    Pat Glouglou me fait forte impression lors de ce Roland-Garros. Concis, précis, technique, clinique. Même de surprenantes pointes d’autodérision. Convaincant et agréable. Tout le contraire de ce petit gros de Fred Verdier.

    • Rubens 30 mai 2022 at 15:39

      Le monde est décidément tout petit, puisque le dernier Tennis Mag – salutations au taulier – consacre un long dossier à la « fabrique » des champions, et à l’ensemble des critères entrant en jeu pour faire émerger un champion ou une championne. PatMo est une des personnes interviewées.

      Le gus m’avait déjà interpellé voici quelques années, en affirmant haut et fort qu’il se défonce chaque jour pour que les meilleurs joueurs et joueuses du monde aient envie de travailler avec lui. On ne saurait dire les choses plus clairement. Et dans son interview du dernier TM, il se fait plus précis encore. En gros, il rejette en bloc la vision de la nouvelle équipe à la FFT, pour lui seule la victoire compte et un jeune de son académie se doit d’avoir la victoire pour seul objectif. Versus la FFT, donc, dont la tendance depuis des décennies – les modifications du système de calcul du classement en témoignent – est d’insister sur la progression du joueur.

      Dans ce même numéro de Tennis Mag, il y a un zoom sur le dispositif mis en œuvre par Moretton depuis son arrivée afin de traquer les abus sexuels dans le tennis, par une grande campagne de prévention visant notamment les jeunes filles. Démarche salutaire, grandement inspirée par les déboires d’Isabelle Demongeot (également interviewée). Mais, chers amis de la FFT, ne vous arrêtez pas en si bon chemin et penchez-vous d’un peu plus près sur les séquelles psychologiques que des entraineurs trop ambitieux ont provoquées chez leurs jeunes élèves. Parce que jouer au tennis avec la pression quotidienne du résultat, ça engendre probablement quelques champions, mais ça casse aussi des adolescents, sans doute par centaines voire par milliers. Et commençons donc par le début : puisque PatMo ne fuit pas les caméras, faites le décompte des enfants qui ont intégré son académie, de ceux qui ont réussi, de ceux qui ont fui à temps et de ceux qui sont devenus des légumes. Merci de ne pas tenir compte dans ce bilan d’une Serena Williams trentenaire, qui n’a pas perdu son temps avec Patoche puisqu’elle est redevenue une n°1 mondiale tyrannique, mais qui a avant tout risqué sa vie en bravant les balles des gangs de Compton, ce dont PatMo n’est évidemment pas responsable (ce délicieux brevet revient à Richard Williams). En examinant précisément les faits, nous verrons alors le bilan réel de Patrick Mouratoglou.

      Question : violenter psychologiquement des enfants et des adolescents, par dizaines voire par centaines, avec des séquelles souvent irréversibles sur le reste de leur vie, est-il aujourd’hui indispensable pour conduire la poignée d’entre eux – les plus extraordinairement solides – au sommet du tennis ?

      Vous avez quatre heures.

      J’ai un élément de réponse, dont certains me répondront qu’il est – une fois de plus – l’exception qui confirme la règle : Roger Federer. Jusqu’à ses 20 ans, il était un post-ado brillantissime mais inconstant, pas dilettante mais pas non plus fermement décidé à donner le meilleur de lui-même sur chaque point, et sujet à des pétages de plomb sur le terrain. Et puis un jour, à la faveur d’un match magnifique contre Sampras à Wimbledon qu’il a gagné en restant exceptionnellement calme et concentré du début à la fin, il s’est rendu compte qu’il avait les moyens de devenir le meilleur joueur du monde, à condition de ne plus jouer à la Nintendo pendant des heures chaque jour et de se donner vraiment à fond côté entrainement. Il a mis deux ans à concrétiser ces nouvelles ambitions à Wimbledon 2003, et nous connaissons la suite. Nous avons là un magnifique exemple de joueur pour qui devenir un grand champion n’était pas au départ un objectif conscient et assumé, tout au plus était-ce une abstraction, et ses ambitions se sont développées avec la prise de conscience de ce dont il était capable. Bref, un jeune avec qui PatMo n’aurait jamais accepté longtemps de travailler.

    • Anne 30 mai 2022 at 16:54

      le problème de Mouratoglou est qu’il parle beaucoup trop (et il ne voit pas le conflit d’intérêt au beau milieu de son visage)

  21. Anne 30 mai 2022 at 16:56

    Rune est en train de faire subir à Tsitsipas ce qu’il a fait subir à Federer à l’AO. Différence de taille : RF avait 37 ans, Tsitsi est sensé être au pic de sa forme pas avoir atteint largement l’âge de la retraite

    • Anne 30 mai 2022 at 17:22

      Rune l’a donc fait. Une sacrée sensation même si à l’exception d’un match, Tsitsipas n’aura pas été à l’aise tout au long de ce tournoi. La pression de l’étiquette de l’archi favori dans sa partie de tableau ?
      Amazon et FTV ne vont pas se battre pour les affiches mercredi soir

  22. Kristian 30 mai 2022 at 17:01

    Bigre de bigre. On pourrait tres bien avoir une finale entre 2 teenagers dimanche prochain. Ce qui n’est plus arrive depuis.. le 20e siecle au moins

  23. Sam 30 mai 2022 at 17:19

    Très, très décevant le Fanos. Chaque fois que j’ai regardé des morceaux de premiers sets, il faisait des ronds défensifs tandis que l’autre rentrait dans le court. Et Fanos finissait par faire la faute sur une tentative de contre attaque. Même chose sur la fin de quatrième. En fait, me demande s’il n’est pas tout simplement mentalement grillé, notre Tsi.

    • Guillaume 31 mai 2022 at 09:31

      C’est très paradoxal parce qu’il fait une très bonne tournée préparatoire sur terre, sensiblement similaire voire encore meilleure que l’an passé sur le plan des résultats (il conserve son titre à Monaco, fait finale à Rome et demie à Madrid, contre finale à Barcelone et titre à Lyon en 2021) mais dans le jeu on ne l’a jamais senti au niveau de ce qu’il produisait l’an passé. En revers en particulier, au mieux il ne progresse pas, au pire il a régressé. Après on ne sait pas exactement non plus dans quelle mesure il a intégralement récupéré de son opération du coude, est-ce qu’il a encore une gêne, ou même une appréhension… ?

  24. Jo 31 mai 2022 at 06:02

    Ardisson 2002 : Vous préférez Hitler, Staline, Ben Laden ou Mao ?

    Mauresmo 2022 : Vous préférez Ruud, Rune, Rublev ou Cilic ?

    Le bas du tableau est un labyrinthe sans entrée ni sortie. Quatre Top Ten (actuels, ancien, futur), quatre costauds. Aucun n’a une tête de finaliste de Roland-Garros.

    • Guillaume 31 mai 2022 at 09:26

      Cilic au passage peut intégrer le club sélect de ceux qui ont joué la finale des 4 Grands chelems.

      Rublev a des petits états de service sur terre, quand même. Finale à Monte-Carlo en battant Nadal au passage l’an passé, titre à Belgrade en battant Djoko cette année, déjà un quart à RG… On a perdu l’habitude, mais on a vu pire en finale.

      Rune pas encore vraiment vu jouer (un peu hier mais trop peu, et face à un Fanou trop terne, pour que ça soit significatif) pour me faire un avis.

      Reste Ruud, monolithique mais redoutable sur terre. Il a tout pour être le nouveau David Ferrer, engrangeant les petits tournois comme un cochon mais en mode « placé/jamais gagnant » sur les grands rendez-vous. La finale à Roland viendrait juste plus tôt dans son parcours que pour Ferru.

      Ce qui est sûr c’est que n’importe lequel de ces quatre-là a de bonnes chances de se faire broyer dimanche :mrgreen:

      • Rubens 31 mai 2022 at 09:30

        Rien vu hier. Il semble que Medvedev se soit troué dans les grandes largeurs. Ceci dit, il semble bien que le plus impressionnant de tous, hier, ait bien été Cilic. Il n’a plus la même régularité, mais attention, sur un tournoi il peut être redoutable.

        Mon cœur irait à Rune, mais il n’est pas favori…

        • Guillaume 31 mai 2022 at 09:35

          Pas loin d’être d’accord. Rune a pour lui la petite chance qu’on soit en train d’assister à l’éclosion soudaine d’un futur tout grand. Cilic est sur la fin, Ruud/Rublev on perçoit bien toutes leurs limites… Donc si on veut enfin voir se dessiner l’après-Big3, il faut espérer Rune comme il faut espérer Alcaraz.

          • Anne 31 mai 2022 at 09:46

            et si Rune confirme, c’est en effet une très belle nouvelle. Il ne faudrait surtout pas d’un Alcaraz seul dans sa tranche d’âge

          • Jo 31 mai 2022 at 10:19

            Oui. La finale idéale désormais, c’est un Alcaraz fluctuant face à un Rune décomplexé. Victoire et couronnement de Carlitos sur un score à la Borg-Lendl 1981.

  25. Colin 31 mai 2022 at 09:43

    Quelqu’un (Sam?) se moquait récemment de la grammaire hésitante du site de l’Equipe, mais ce matin sur Eurosport c’est une sorte de record auquel on assiste :
    QUOTE
    1. Tennis – Roland-Garros : Cilic a donné la leçon à Medvedev
    Daniil Medvedev n’a pas existé. Le numéro deux mondial russe a en état de grâce lundi soir, en huitièmes de finale (6-2, 6-3, 6-2). Le Croate affrontera Andrey Rublev en quarts.

    Rublev, lui, a profité, plus tôt dans la soirée, de . Le genou gauche du jeune italien de 20 ans lui a fait défaut et l’a forcé à abandonner alors qu’il était mené par le Russe dans la troisième manche (1-6, 6-4, 2-0).

    2. Tennis – Roland-Garros : Swiatek est humaine
    Iga Swiatek a été bousculée mais poursuit sa route. Menée une manche à rien, (6-7, 6-0, 6-2) pour se hisser en quarts de finale du Grand Chelem parisien. La Polonaise y affrontera l’Américaine Jessica Pegula, 11e joueuse mondiale.

    3. Football – Ligue des champions : L’UEFA a ouvert une enquête sur les incidents du Stade de France
    Deux jours après les incidents de Saint-Denis, qui ont provoqué le retard du coup d’envoi de la finale de la Ligue des champions, sur ce fiasco sécuritaire. L’instance promet « d’examiner les prises de décisions, les responsabilités et les comportements de toutes les parties impliquées dans la finale »
    UNQUOTE

  26. Jo 31 mai 2022 at 18:02

    « QuAng mÊmeuh. » Tu chantes, Richard.

  27. Colin 31 mai 2022 at 18:20

    Pour l’instant, dans le match du tournoi des légendes entre Bruguera et Ferrero, avantage au premier.

  28. Colin 31 mai 2022 at 18:29

    Ce qui serait bien c’est que Tadzio et Alcazar, qui jouent actuellement sur le Chatrier, aillent au bout des 5 manches, avec une fin pas avant 22h00. Vous voyez ce que je veux dire ?

  29. Sam 31 mai 2022 at 20:03

    Absolument parfait en commentateur Richard ! Il a même laché un petit « putaing » discret.

    • Jo 31 mai 2022 at 20:15

      Le contenu et le contenant. Immense connaisseur du tennis par définition mais exsudant l’amateurisme. Les hésitations, les répétitions, le (manque de) vocabulaire. L’accent.

  30. Rubens 31 mai 2022 at 20:09

    Cette fois je renifle vraiment la vraie daube : le Djoker a une énorme autoroute vers le titre.

    • Sam 31 mai 2022 at 20:14

      Sérieux ? Je viens de regarder juste le tie break, Zverev a eu un sacré niveau non ?

    • Jo 31 mai 2022 at 20:34

      Au-delà de l’anti-méthode Coué superstitieuse, Djokovic en a toujours bavé pour gagner Roland-Garros. Dès maintenant, ce sera très dur. Peut-être un peu moins dimanche s’il est toujours en vie.

    • Colin 31 mai 2022 at 20:35

      avec un peu de chance le Djokodal va se terminer à trois heures du mat’.

      Quant à Zverev, j’ai regardé presque tout le match, c’était du très costaud, parce que Alcaraz ne lui a pas donné grand’ chose. Il a fallu aller la chercher cette victoire.

  31. Babolat 1 juin 2022 at 01:35

    Hahaha… gens de peu de foi. Le taureau vient de terrasser le playmobil des balkans en 4 sets 6/2 4/6 6/2 7/6. 14e en vue capitaine ! « Ah yé souis blessé, yé ne souis pas el favorite »… (et ça continue… en Corée encore)… misère.

    • Elmar 1 juin 2022 at 06:41

      Eh bien je crois que je donne des chances non nulles à Zverev, étonnamment. Je crois ne jamais l’avoir vu aussi bien jouer, avec des vraies volontés offensives et il a été très solide mentalement en fin de match également. Bon, évidemment, l’effort à produire à ce niveau pour battre Nadal, c’est une autre paire de manches.

      Sur l’autre demi-finale, on ne voyait pas le chrono entre les points, mais j’ai eu la sensation qu’il faisait péter tous les records. Qu’est-ce que c’était chiant à suivre! Je prends une minute avant de servir. Mon service est let. Je prends 30 secondes. Mon service est faute. Je prends 30 secondes. Et boum, deux minutes se sont écoulées et on a n’a pas joué un point. A peu de chose près, c’était ça.

      Je n’ai pas trouvé le niveau de jeu phénoménal non plus. Les deux joueurs en dents de scie.

      Et si Cilic nous faisait une Cilic 2014?

    • Sebastien 1 juin 2022 at 08:17

      Zverev a été monstrueux hier. Je ne pensais pas qu’il battrait Alcaraz très impressionnant sauf contre Ramos, mais à l’orgueil, parce qu’on parle tellement du jeune prodige, il s’est enfin sorti les doigts et a joué comme si rarement (comme aux JO face à Slip) beaucoup plus près de la ligne, avec l’intention d’agresser plutôt que de proposer un simple mur.

      A ce niveau, en session de jour, plus sèche, plus rapide, il peut passer Nadal en 3-4 sets, qui pour le coup aurait été avantagé en session de nuit. Malgré les deux jours de repos, Nadal devrait accuser le coup après deux matchs très longs et intenses.

      Je fais de Sasha le vainqueur de ce RG.

      Pour le bas du tableau Cilic peut battre Rublev, et je vois Ruud stopper Rune, si Ruud prend le jeu à son compte avec son coup droit.

      Finale : Zverev devrait battre Cilic. Le Tadzio tant aimé de Nathan va enfin prouver au monde sa suprématie.

      • Kristian 1 juin 2022 at 09:39

        Sur les conditions des demi-finales, on verra bien. On annonce de la pluie et des orages pour la fin de la semaine, il y a toutes les chances que le toit soit souvent ferme et le terrain lourd. Pas sur que ca avantage Nadal. Je me souviens d’une finale a Rome entre les 2 deux, ou ils avaient joue un set sous la pluie et Nadal s’etait fait ballade.

  32. Sebastien 1 juin 2022 at 08:01

    Ce si beau matin, je veux rendre un hommage ému, appuyé et admiratif à Nathan.

    Nathan, tu es exceptionnel. Ce que tu as de nouveau réalisé au sein des pyramides doit rester dans l’histoire.
    La connexion 5G entre le corps de Melon et les pyramides était clairement coupée et il semblait avoir dévoré 800g de gluten pur.
    Tu as mis à bas Spartacus, le sauveur du monde libre, et le Fils de Dieu.

    Ton oracle de l’an dernier sur Cordicopolis en 2022 ne s’est pas réalisé grâce à ton sacrifice.

    Le GOAT caché = Nathan !

  33. Kristian 1 juin 2022 at 08:01

    Vous etes un peu dur. C’etait un bon match avec une sacree intensite meme s’il y a eut des trous d’air de part et d’autre a certains moments. On n’a pas atteint les sommets de l’an dernier, mais c’etait tout de meme un beau spectacle.

    Zverev, oh oui il peut gagner. Mais si on est a peu pres sur que Nadal sera au top vendredi, c’est beaucoup moins evident pour Zverev. Je ne me souviens pas l’avoir vu enchainer deux grands matchs en GC de suite.. Peut etre pour ca qu’il n’en a toujours pas gagne.

    • Sebastien 1 juin 2022 at 08:28

      D’après Forget, Zverev aurait préféré jouer Djokovic plutôt que Nadal. Mais il est capable d’aligner Nadal en jouant comme sur dur indoor ou Madrid, méga service, méga revers et coups droits de folie. Mais mentalement il devra être quasiment parfait, car autrement Nadal s’engouffrera dans la moindre brèche. Ce Roland, c’est sa chance : un vieux qui sera sans doute un peu usé, des jeunes avec moins d’expérience et un Cilic qui en général ne lui pose pas de problème.

      Sur le match d’hier, Nadal était meilleur que l’an dernier physiquement, aussi parce que Djokovic n’a pas réussi à l’épuiser en lui agressant le revers sans arrêt avec une diagonale coup droit court croisé sur revers Nadal.

      Slip a eu un parcours trop facile, et là d’un seul coup d’affronter Nadal après des joueurs qu’il a écrasés, c’était compliqué.

      L’an dernier, il était plusieurs fois en danger, Musetti, Berrettini, et physiquement comme mentalement bien plus Slip turgescent !

      Là au 3ème set, ça a été un coup de mou comme à Belgrade face à Rublev. Comme si finalement le sans-gluten, les petites fioles et le caisson ne suffisaient pas en ce moment à tout surmonter physiquement.

    • Elmar 1 juin 2022 at 08:43

      Kristian, je suis même encore plus dur que ça car si je veux bien admettre que le match de l’an dernier était un joli spectacle, ce n’était pas un grand match pour autant, la faute à un Nadal trop diminué physiquement (mais c’est sa résilience folle qui en avait fait un joli spectacle).

      Hier, Nadal a démarré pied au plancher, puis il a calé au milieu de second set où il n’arrivait plus à mettre d’intensité dans ses frappes ce qui a permis à Djoko de reprendre le contrôle des points et du match.

      Quand Rafa sort à la fin du second set, j’étais persuadé qu’il reprendrait le match en tentant de remettre beaucoup d’intensité car c’était sa seule chance. Ca lui permet de s’échapper de prendre le 3ème set, mais franchement je ne pensais pas que ça tiendrait sur la durée et j’imaginais le scénario de la première partie de match se reproduire : Rafa qui s’éteint petit à petit et Djoko qui reprend le match à sa main. Le 4ème set me donnait raison jusqu’au moment où…

      Et c’est là que Rafa est un champion unique. Il est parvenu à retrouver non pas un deuxième, mais bel et bien un 3ème souffle, pour coiffer au poteau Djoko. Ce dernier l’a quand même bien aidé aussi et j’ai trouvé, dans l’ensemble, le Serbe bien décevant et en deçà de ce que j’attendais.

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