1q81 (Borg | Nadal) 20i1

By  | 26 janvier 2026 | Filed under: Actualité

Borg Nadal Laver Cup 3Björn Borg et Rafael Nadal sont nés à 30 ans d’intervalle. Le blond suédois, le 6 juin 1956 ; le brun majorquin, le 3 juin 1986 (les deux avaient donc l’habitude de fêter leur anniversaire à Roland Garros, petit clin d’œil du destin).

 

Cet écart de 3 décennies tout pile facilite les comparaisons entre leurs trajectoires, d’abord très similaires jusqu’au bug qui s’est produit pour Borg à la fin 1981 (mais qui n’a pas eu lieu pour Nadal fin 2011) ; puis opposées à l’extrême. Ce qui permet de nous adonner à une (double) uchronie : que se serait-il passé après 1q81 si Borg avait eu la longévité de Nadal ? Et que serait-il arrivé après 20i1 si le bug s’était produit pour Nadal ?

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Introduction : Les similitudes, de 197[200]4 jusqu’à 198[201]1

On le sait, Borg et Nadal sont quasiment des jumeaux pour ce qui est de la première partie de leur carrière, et ce, via trois aspects principaux : (1) leur précocité ; (2) leur suprématie quasi hégémonique sur terre battue ; et (3) leur capacité à aller gagner aussi sur les autres surfaces.

Précocité

bjorn-borg-roland-garros-1974

Dans ce domaine, Borg a été un précurseur.

bjorn-borg-roland-garros-1976D’abord en Coupe Davis (il remporte ses deux simples et son double lors de sa première participation à la Coupe Davis en 1972, à 15 ans ; il est alors le plus jeune joueur à disputer une rencontre de Coupe Davis).

Puis en tournoi : première finale à Monte-Carlo en 1973 alors qu’il n’a pas encore fêté ses 17 ans ; victoire à Rome puis à Roland-Garros en 1974, fêtant ses 18 ans pendant le tournoi (il est alors le plus jeune joueur du tableau). Borg détient toujours le record du joueur le plus jeune à avoir remporté son 3ème tournoi du Grand Chelem (20 ans et 1 mois).

Rafael_Nadal_at_the_2006_French_OpenNadal n’a pas été en reste, mais, globalement, avec un an de retard par rapport à Borg. Beaucoup d’entre nous l’ont découvert lors de la campagne de Coupe Davis 2004, l’année de ses 18 ans, lors de laquelle, en demi-finale, il contribue à l’élimination de l’équipe de France en dominant Arnaud Clément, puis, en finale, dans le stade Olympique de Séville, il bat le numéro deux mondial Andy Roddick lors du second match, ce qui contribue à la victoire de l’Espagne par 3 à 2. Absent de Roland-Garros 2004 pour cause de blessure, c’est donc en 2005 qu’il remporte son premier titre Porte d’Auteuil, fêtant ses 19 ans pendant le tournoi, juste après s’être imposé à Monte-Carlo et à Rome.

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 Hégémonie sur Terre Battue

Borg et Nadal ont tous deux remporté Roland Garros à 6 reprises entre 197[200]4 et 198[201]1, soit 8 éditions, donc avec 75% de succès. Mais chacun d’entre eux n’a participé qu’à 7 de ces 8 éditions, soit un taux de succès réel de 6 sur 7 soit 86%. A ce stade là de domination, on peut parler d’hégémonie.

Borg a été privé de l’édition 1977 (interdiction de concourir, comme tous les joueurs en contrat avec la World Team Tennis, circuit parallèle et concurrent de l’ATP) tandis que, comme on l’a vu ci-dessus, Nadal a raté l’édition 2004 sur blessure. Ils n’ont donc été battus qu’une seule fois porte d’Auteuil entre 197[200]4 et 198[201]1 : Borg par Adriano Panatta en quarts en 1976 ; Nadal par Robin Soderling en huitièmes en 2009. Le reste du temps, leur domination a été sans partage. Ainsi, Borg et Nadal ont tous deux remporté 2 de leurs 6 titres à Roland Garros sans perdre un seul set, en 197[200]8 et en 198[201]0.

Pour ce qui est des autres tournois disputés sur terre battue, leur domination était équivalente, même si, chez Nadal, elle avait un côté nettement plus stakhanoviste. Il faut dire qu’à l’époque de Borg, le circuit n’était pas encore stabilisé comme il a pu l’être après 1990, et les top players de son calibre avaient un intérêt financier important à disputer des tournois annexes grassement payés, notamment aux USA, plutôt que d’aller enquiller des titres moins rémunérateurs à Monte-Carlo, Barcelone, Hambourg, Rome…

Le palmarès de Borg s’en ressent, ainsi entre 197[200]4 et 198[201]1, si on ne compte que les tournois sur TB considérés depuis 1990 comme des Masters 1000 :

  • Borg : 3 titres à Monte-Carlo, 2 à Rome et 0 à Hambourg (total 5)
  • Nadal : 7 titres à Monte-Carlo, 5 à Rome et 2 à Hambourg/Madrid (total 14)

Plus représentatif que son palmarès, son ratio de victoire sur TB : A partir de septembre 1976 (juste après sa défaite face à Jimmy Connors à l’US Open), Borg ne compte plus que deux défaites, contre Guillermo Vilas en mai 1980 à Düsseldorf (World Team Cup) et Victor Pecci en avril 1981 à Monte-Carlo, ainsi que deux défaites par abandon contre Dick Stockton en août 1977 à l’US Open et Eliot Teltscher en mai 1979 à Hambourg. Il cumule 96 victoires dans cet intervalle de temps, soit un ratio facile à calculer de 96% et même 98% hors abandon sur blessure.

Nadal n’est pas en reste, évidemment, et nous connaissons tous ses statistiques « plus-que-borgiennes » dans le domaine. En voici deux, particulièrement représentatives, réalisées entre 2004 et 2011 :

  • L’Espagnol a enchainé 81 victoires sur terre battue (record) : série débutée face à Gaël Monfils au premier tour du tournoi de Monte-Carlo 2005, et achevée lors de sa défaite face à Roger Federer en finale à Hambourg en mai 2007.
  • En juin 2010, Nadal devient le premier joueur (et le seul à ce jour) à remporter le « grand chelem rouge » : Monte-Carlo, Rome, Madrid, Roland-Garros.

Capacité à s’imposer ailleurs que sur terre battue

Sur ce point, la similitude entre les deux ogres de l’ocre reste notable, même si elle commence à s’estomper légèrement. En effet, ils ont été, tous les deux, capables d’élargir le champ de leur domination en dehors de la brique pilée, à l’opposé d’autres champions comme Vilas, Muster ou Kuerten, qui n’ont pas gagné grand-chose ailleurs que sur TB. Mais les lieux de leurs succès entre 197[200]4 et 198[201]1 ont été un peu différents. Si l’on s’en tient aux tournois dits « majeurs » :

  • Borg a très vite dompté le gazon londonien (premier titre à Wimbledon en 1976, suivi par 4 autres consécutifs), mais il a au contraire toujours buté sur la dernière marche à l’US Open (4 finales et une demie). Et il ne se déplaçait pas à Melbourne. Quant à la Masters Cup, son bilan est plutôt positif car il l’a remportée à deux reprises (1979 et 1980) après deux finales perdues (en 1975 et 1977).
  • Nadal, lui, a réussi à remporter son premier US Open avant 2011 : c’était en 2010, dès sa première finale (il remportera, mais plus tard, 3 autres titres à Flushing Meadows). A Wimbledon, après deux défaites en finale face à Federer (2006 et 2007), il s’impose en 2008 puis en 2010 (sa 2ème et dernière victoire à Londres). Et à Melbourne, c’est dès 2009 qu’arrive son premier titre (un 2ème arrivera beaucoup plus tard). Aucune victoire en revanche en Masters Cup, ni entre 2004 et 2011, ni après, mais une médaille d’or aux J.O. (Séoul 2008).

Cela dit, d’un point de vue uniquement comptable, les bilans sont très proches entre 197[200]4 et 198[201]1, avec 5 titres en GC (et 2 Masters) pour Borg, contre 4 GC (et 1 J.O.) pour Nadal.

Preuve de leur capacité à gagner partout, et dernier point commun : Borg a fini n°1 mondial en 1979 et 1980, Nadal a fait de même en 2008 et 2010.

Terminons par un mot sur la concurrence : Borg avait en face de lui Connors, Vilas, McEnroe (et Lendl sur la fin), quand Nadal a dû se taper Federer, Djokovic, Murray et les autres. Nous n’en dirons pas plus car c’est un débat éternel et infini.

Chapitre 1 : 1q81 (…et si Borg avait eu la longévité de Nadal)

bjorn-borg-rafael-nadal-RG 2On sait qu’après sa finale perdue à Flushing Meadows en septembre 1981, face à McEnroe (par qui il avait déjà été battu en juillet à Wimbledon), Borg perd subitement le goût de la compétition. Il va traîner son mal-être encore quelques mois, avant d’arrêter définitivement à Monte-Carlo au printemps 1982 après une défaite face à Henri Leconte (nous ne parlerons pas de sa tentative piteuse de come-back en 1991).

Et si…

Et si Borg avait eu la longévité (et la grinta, et la haine de la défaite…) de Nadal ?

Après tout, Nadal après 198[201]1, ce sont pas moins de :

  • 8 nouvelles Coupes des Mousquetaires, dont la dernière en 2022, l’année de ses 36 ans (donc 17 ans après la première),
  • 4 autres sacres en Grand Chelem,
  • 3 nouveaux titres de n° 1 mondial.

Hé bien dans ce cas, nous aurions pu assister à ceci :

  • A Roland-Garros (en respectant l’écart de 30 ans avec les sacres de Nadal), des nouvelles victoires de Björn Borg en :
    • 1982 (dommage pour Wilander)
    • 1983 (dommage pour Noah)
    • 1984 (dommage pour Lendl)
    • 1987 (dommage pour Lendl (encore))
    • 1988 (dommage pour Wilander (encore))
    • 1989 (dommage pour Chang)
    • 1990 (dommage pour Gomez)
    • 1992 (dommage pour Courier) – il est ahurissant de se dire que Borg, s’il avait été nadalien, aurait été capable en 1992 de mater des joueurs tels que Courier, mais aussi Agassi, Muster, Sampras, Edberg, Becker, Ivanisevic… tandis que Lendl et Wilander, pourtant arrivés sur le circuit bien après lui, avaient déjà cessé d’être compétitif (Lendl) ou carrément disparu (Wilander)).
  • Dans les autres tournois du Grand Chelem, au hasard :
    • Encore deux autres titres à Wimbledon, par exemple en 1985 (dommage pour Becker) et 1987 (dommage pour Cash)
    • Un unique titre à Melbourne, par exemple en 1984 (dommage pour Wilander)
    • Enfin, pour couronner le tout, un unique titre à l’US Open, par exemple en 1985 (dommage pour Lendl).
  • Et peut-être encore une ou deux Masters Cup, et la médaille d’or aux J.O. de 1992 à Barcelone (dommage pour Marc Rosset).

Bref, un bon paquet de joueurs auraient vu leurs palmarès sérieusement amputés à cause de ce Borg nadalien (à noter que les « one shots » tels que Noah, Cash, Chang et Gomez auraient sans doute souffert tout particulièrement).

Chapitre 2 : 20i1 (…et si Nadal avait craqué comme Borg)

Borg Nadal Laver Cup 2198[201]1 a été l’année du gros bug pour Borg mais elle aurait pu l’être aussi pour Nadal. En effet c’est l’année de l’émergence de Djokovic en tant que n°1 (durable de surcroit), tandis que Federer refuse d’abdiquer. Sur terre battue, l’Ibère gagne à Monte-Carlo comme d’habitude, mais ensuite, chose encore jamais vue, il s’incline deux fois de suite en finale à Madrid et à Rome face au Serbe. A Roland-Garros, Federer sort en même temps le match de sa vie et Djokovic en demi-finale, mais cale (comme d’habitude) face à Nadal en finale (on ne saura donc jamais ce qui se serait passé en finale si Djokovic avait affronté le Terre-Minotaure : aurait-il pu réitérer le double exploit de Madrid et de Rome ?). Le reste de l’année verra Djokovic continuer de dominer, avec notamment des victoires à Wimbledon et à Flushing Meadows, dans les deux cas face à Nadal en finale.

Alors évidemment, malgré cette trajectoire très similaire en 198[201]1, Nadal n’a pas buggé comme Borg.

Et si…

Et si ç’avait été le cas ?

Hé bien dans ce cas, nous aurions pu assister à ceci :

  • A Roland-Garros, des victoires de :
    • Djokovic en 2012
    • Djokovic (ou, moins probablement, Ferrer) en 2013
    • Djokovic en 2014
    • Wawrinka ou Thiem en 2017
    • Thiem ou Del Potro en 2018
    • Thiem ou Federer en 2019
    • Djokovic en 2020
    • Djokovic ou Zverev (qui ne se serait pas cassé la cheville) ou Ruud en 2022.
  • Dans les autres tournois du Grand Chelem, des victoires de :
    • Djokovic à l’US Open 2013
    • Anderson ou Del Potro à l’US Open 2017
    • Medvedev (ou, moins probablement, Berrettini) à l’US Open 2019
    • Medvedev (ou, moins probablement, Berrettini) à Melbourne en 2022.

Djokovic aurait 5 ou 6 GC de plus et en serait aujourd’hui à 29 ou 30 titres (gloups…), quand le Nadal borgien serait resté bloqué à 10. Federer n’en aurait probablement qu’un seul de plus, à 21. Les joueurs « one shot » que sont Del Potro, Thiem et Medvedev compteraient probablement 2 ou 3 couronnes. Et, du coup, seraient remplacés par d’autres « one shots » (Zverev ? Ruud ?? Anderson ???).

Conclusion

björn-borg-roland-garros-1978J’ai découvert le tennis à travers Björn Borg, qui a été le héros tennistique (et sportif) de mon enfance, je peux donc comprendre tous ceux qui ont 30 ans de moins que moi et qui ont vécu la même chose à travers « Rafa ».

Mais si Borg avait poursuivi sa carrière après 1q81, en mode « Nadal » c’est à dire en continuant d’enquiller les Coupes des Mousquetaires comme des perles, il n’y a aucun doute que j’en aurais vite eu ma claque et que j’aurais fini, tel un renégat, par ne plus le supporter (dans les deux sens du terme) et souhaiter qu’il dégage enfin pour laisser la place aux jeunes. Sa disparition du gotha en pleine gloire participe donc de son aura et de son prestige immaculé.

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Nota 1 : Le texte en italiques a été copié depuis Wikipedia.

Nota 2 : Le titre de cet article est, bien entendu, un clin d’œil à Haruki Murakami.

 

 

 

About 

Sous d'autres cieux et en d'autres temps, je fus connu sous le sobriquet de "Colin Maillard et Tartempion".

486 Responses to 1q81 (Borg | Nadal) 20i1

  1. Rubens 26 mai 2026 at 16:45

    Pio Marmaï sur le 12. Il a pris le pseudo de Burruchaga. Sa tête me revient, ce sera mon tocard du jour :smile: Très beaux échanges contre Baez.

    • Rubens 26 mai 2026 at 17:10

      Et le match de mon cher Pio est perturbé par un bruit au loin, on se croirait à la fête foraine. Est-ce un concert de Yan avec Gaël en guest star ? Non, c’est juste Loïs Boisson qui rentre sur le court :lol:

    • Rubens 26 mai 2026 at 17:37

      Pio qualifié à l’instant, abandon de Baez. C’est dommage, c’était un beau match.

      Je tiens mon chouchou :lol:

    • Babolat 28 mai 2026 at 06:08

      Et le papa Burruchage est connu pour être buteur en finale de coupe du monde 86 contre la RFA… et aussi connu pour l’affaire OM/VA mais c’est une autre histoire.
      Le fiston a mis du temps à émerger mais à 24 ans il est solidement installé dans le top 100.

  2. Rubens 26 mai 2026 at 17:03

    Landaluce vient de perdre le tie-break du 4ème. C’est dommage, il menait 4/1 double break. Prolongation, donc, sous cette chaleur de savane.

  3. Sam 26 mai 2026 at 18:39

    Bon, pas vraiment de psychodrame pour Moutet. Juste eu le temps de voir une heu « stratégie » (?) étonnante : sur la fin, il faisait de grands ronds, de grandes cloches, sans raison apparente. C’est d’ailleurs en loupant ce coup qu’il perd le match.

    • Guillaume 27 mai 2026 at 10:29

      Pas que sur la fin. C’est déjà comme ça qu’il avait rééquilibré les débats au deuxième set, en variant au max pour deregler la belle qualité de frappe à la tchèque, propre des deux côtés (et un poil plus en revers), de Kopriva. Il a alterné des cloches et des chops (dont quelques uns en coup droit), des amorties, des services à la cuillère qui ont longtemps très bien fonctionné (Kopriva les relevait trop et les sortait directement…). Les cloches en particulier marchaient bien soit par faiblesse structurelle du Tchèque, soit en raison du soleil, je ne suis pas assez expert en Kopriva pour trancher, mais notamment quand il devait les prendre au dessus de l’épaule dans le terrain il a donné des points tout fait (un smash qui coûte cher en fin de deuxième set sur le jeu du break, et quasiment le meme qui aurait pu coûter cher puisque sur le jeu du debreak en fin de cinquieme… mais il rebreake derriere). On le sait, Mouette joue avec ses armes. Il est meilleur joueur de tennis que la plupart de ses homologues, mais pas grand ni très puissant, avec un service qui ne rapporte pas assez de points gratuits… là en plus que le super revers de Kopriva le privait de l’avantage du service de gaucher, ça devenait compliqué.

  4. Rubens 26 mai 2026 at 18:40

    Enfin une bonne nouvelle, la franchouillarderie sponsorisée vient de prendre deux coups mortels avec les défaites de Corentin et de Loïs. Je ne suis pas antifrançais primaire, mais anti-connerie primaire, et je commencerai à respecter un joueur français le jour où il demandera à la Tribune bleue de fermer leurs g… pendant le jeu.

  5. Sam 26 mai 2026 at 19:10

    Restent 6 français dans le tableau. De quoi donner à l’abrutine bleue l’occasion de chanter la Marseillaise. Mais de toute évidence, ça ne va pas durer longtemps.
    C’est étrange, cette sensation que la Fédé a un grand plan secret pour faire éclore nos champions, et qu’il se déroule dans l’ombre, sur le long terme, et qu’on est pas au courant. Mais dès fois je me demande depuis combien de temps il dure, le long terme.

  6. Nathan 26 mai 2026 at 20:07

    Bublik out, Shapo out… le tennis est injuste. Frères humains, qu’avons nous fait pour mériter un tennis si sérieux et si peu surprenant ?

    • Rubens 26 mai 2026 at 21:02

      Félichou affronte Altmaier. J’aimerais bien que le Canadien aille loin, mais quelle est la main qui l’a mis face à mon chouchou absolu ? Altmaier n’a pas un revers à une main, il EST le revers à une main. Je me régale.

  7. Rubens 26 mai 2026 at 22:41

    Et superbe match de Félix contre Altmaier. J’ai même mis le son, c’est vous dire :mrgreen:

    • Rubens 26 mai 2026 at 23:19

      Félichou passe par un trou de souris. Daniel peut s’en mordre les doigts, mais Félix s’en serait sans doute encore plus voulu de perdre ce cinquième set, qu’il a légèrement dominé.

      Bref, un revers à une main en moins. Ce Roland est une purge. Félix, si tu pouvais aller loin, à défaut d’avoir un beau jeu, au moins une personnalité sympa, ce sera toujours ça de pris :lol:

    • Guillaume 27 mai 2026 at 10:33

      Le revers de Félix fait mal aux yeux quand meme. Les tenants du positivisme diront que le reste est exceptionnel pour compenser, m’enfin ca pique de le voir 4e mondial avec cette faiblesse beante et sur laquelle il ne progresse pas/plus.

      Altmaier, lui, c’est le service qui pêche. J’ai vu une 2e à 112kmh à un moment hier ! Beau joueur, complet, mais quand t’as jamais un point gratuit ou presque…

      • Rubens 27 mai 2026 at 10:52

        Je me faisais la même réflexion. J’étais émerveillé par les variations dont il est capable, j’ai notamment en tête un magnifique revers slicé long ligne, quasi sans vitesse, mais Félichou était tellement surpris qu’il ne l’a pas ramené bien qu’étant dessus. Un sommet de toucher et de délicatesse.

        Mais Altmaier joue dans les années 2020, pas dans les années 70, et le tennis des années 2020 repose sur la puissance. Il manque de puissance, surtout au service en effet. Et donc il lui manque soit 10kg de muscles qui altèreraient sans doute sa coordination, soit des injections. Mais je préfère l’admirer pour ce qu’il est, cantonné aux seconds rôles, épuisé au bout de 4h de jeu et manquant d’un chouia de lucidité à la toute fin.

        Quant au revers de Félix, je le trouve plus beau que celui de l’ami Fritz, 4ème mondial également :mrgreen: mais l’inverse me paraît impossible (ah si… Daniil :lol: ). Son jeu est plus varié aussi.

      • Guillaume 27 mai 2026 at 11:02

        Beau peut être mais Boche part moins aisément à la faute en revers que Félix. Felix suffit de le fixer deux frappes de suite de ce côté pour extraire une faute. Je ne sais même pas comment il va vieillir parce que quand il n’aura plus la capacité physique de passer ses matchs à faire des décalages coup droit ça va vite devenir très, très compliqué pour lui.

        Il reste un paradoxe Altmaier c’est qu’il aime les grands matchs, les grandes scènes notamment à RG où il est toujours à son avantage (deja battu Berrettini, Sinner, Fritz, tous top 10), mais pas foutu de gratter le moindre atp250 à Marrakech, Umag ou Roquefort la Bédoule.

  8. Perse 27 mai 2026 at 11:13

    Ayant eu la chance de passer déjà 3 jours sur le site cette année, certains courts prennent mieux les effets que d’autres. Par exemple, le 12 a une hauteur de rebond supérieure, avec très peu de recul disponible et cela a pas mal modifié la physionomie des matchs féminins où les filles étaient soit rapidement lobées (même à 1m80) ou trop lente et pas assez fortes du haut du corps pour les prendre rebond montant.

    Lundi en fin d’après-midi, Tommy Paul jouait contre Hijitaka en parallèle du 12 avec Cristian et Rakhimova et le contraste était patent pour la gestion des balles liftées : Cristian n’arrivait à punir les cloches de Rakhimova alors qu’à côté, cette option n’était pas gagnante.

    Le PC est tellement grand niveau recul et le rebond nettement plus bas, c’est dans une certaine mesure un court de dur , où en tout cas joueur tendu et bourrin est possible. Sur le 12, 10, 6 ou 7, c’est nettement moins jouable.

  9. Rubens 27 mai 2026 at 12:20

    Et à part ça, monsieur le Taulier ? Quid de l’ambiance dans les travées de Roland ? J’étais frappé hier d’entendre, sur les courts annexes, les joueurs perturbés par la proximité d’un match impliquant un Français. Obligés d’interrompre leur geste au service, ce qui gêne également le retourneur.

    Un de mes vieux copains était à Roland hier, on textotait sur le match de Landaluce. Il a capté un court échange entre le jeune Espagnol et l’arbitre. Landaluce, pas en colère mais surpris, demandant posément à l’arbitre s’il était normal d’entendre des braillements incessants sur un terrain tout proche. Et l’arbitre de lui répondre « Tu es en France, il va falloir t’y faire » :mrgreen:

    • Perse 27 mai 2026 at 14:40

      Les courts annexes sont petits et collés, chaque matchs a son rythme donc s’il y a un très beau point sur le court d’à côté, le public peut brailler sans que ce soit inconvenant. Comme en physique, c’est une question de référentiel.

      • Rubens 27 mai 2026 at 15:16

        Perse, tu auras compris que je ne parle pas de la promiscuité des terrains annexes, qui existe en effet. Et puisque tu parles de référentiels, le public de Roland en a deux : les matchs impliquant un Français et ceux n’en impliquant pas. Je suis d’ailleurs injuste de parler du public de Roland alors que je devrais parler uniquement de la Tribune bleue, déluge de bêtise grégaire (pour rester poli) qui perturbe sans cesse les adversaires des Français, et accessoirement tout le monde sur les courts proches. Roland Garros n’est pas le seul stade infesté par ces comportements, je crois avoir déjà dit ici quelque chose d’approchant à propos du public de Melbourne, mais ça n’excuse rien.

        J’ai bien en tête l’attitude semi-démissionnaire d’Andreeva l’année dernière, à la fin de son quart contre Loïs Boisson. Devant encaisser, pendant tout le match, des hurlements d’ours en rut quand elle faisait une faute, et qui a fini par craquer pour terminer son supplice plus rapidement. C’est dans ces conditions, dont je me permets de dire qu’elles n’ont rien d’équitable, que Loïs a atteint le dernier carré.

        Ce n’est pas la première année que ce type de comportement pose problème. Comme tu le dis, tout dépend du référentiel qu’on utilise. Je vais me répéter, mais mon référentiel à moi c’est le match Leconte-Sampras à Gerland, avec une foule totalement galvanisée par son Riton mais qui observait un certain silence quand Pitou s’apprêtait à servir. Ca s’appelle le respect, c’est une valeur qu’on tente d’inculquer à nos enfants, et quid de cette transmission si on laisse nos enfants regarder Roland et être les témoins de ces débordements ?

        En 2023, l’ami Fritz a bien relâché les soupapes sitôt la balle de match gagnée contre Rinderknech à Roland. Un an plus tard, Arthur, revenant sur l’incident en amont de leur duel de Wimbledon, avait qualifié Fritzou de chouineur. Ce qui prouve qu’il n’avait absolument rien compris au problème. Et il semble qu’aucun Français ne saisisse ce problème. Les rares à s’exprimer sur le sujet se contentent de dire qu’ils doivent subir la même chose dans d’autres contrées quand ils affrontent le héros local (ce qui n’est pas normal non plus).

        Voila pourquoi j’en arrive à souhaiter que les défaites des Français arrivent le plus rapidement possible, quand enfin c’est terminé il va être, dans le stade, question de tennis et seulement de tennis. Impossible tant qu’un Corentin, une Loïs ou un Arthur sont en course.

        Heureusement pour moi, un abonnement gratuit à France TV Sports me permet de zapper d’un court à l’autre, et regarder des heures de tennis sans avoir à me coltiner cette beauferie.

        • Perse 27 mai 2026 at 17:20

          Sincèrement, il y a un effet loupe dans ton propos. Durant les qualifs et cette première semaine, la Tribune bleue a été tout à fait anecdotique et le public est plutôt policé cette année.

          La réalisation biaise un peu ta perception. Les beaux points sont chaudement applaudis, ça beugle pas mal quand les français font de bons points et sont dans une bonne situation mais globalement l’étiquette des matchs est respectée : pas de huées, pas d’encouragement impromptus et pas de saillies racistes.

          Les « papapapaplalalaa » lancés par les gosses tapent un peu sur le système à la longue mais ils n’étaient « illégaux ».

          • Sam 27 mai 2026 at 23:56

            « Pas de saillies racistes » ? Trop cool. Faut les remercier ? Non, les « palalalapapapa » ne sont pas illégaux. Mais il y a pas mal de trucs qui ne sont pas « illégaux »et néanmoins pénibles.

            Je rejoins à 100% Rubens ci-dessus. Je suis consterné par la beauferie de l’Abrutine Bleue – désolé, ça vaut ce que ça vaut ce jeu de mots – , parce que pour moi le tennis n’a jamais et ne devrait jamais être ça.

            Moi j’ai appris le tennis parce que je trouvais ça beau de savoir y jouer. Parce que tout le monde s’en foutait de savoir si cette beauté était le fait du français Noah, de l’US Mac, du Tchèque Ivan, etc. Et c’est d’ailleurs curieusement l’époque où tout le monde s’y est mis. Je suis donc effaré de voir cette espèce de rétractation patriotique à la con en forme de Marseillaise – qu’est ce que ça vient foutre ici, imaginons un instant….Jauffret ?-et la manière dont ces blaireaux bénéficient en plus d’un soutien médiatique.

            En attendant qu’un joueur français leur dise de se taire. Et ça n’arrivera pas.

          • Guillaume 28 mai 2026 at 07:58

            Tout comme Sam. Je ne comprends pas la « préférence nationale » au tennis. Si tu aimes le tennis, tu flashes sur un jeu, normalement, éventuellement une personnalité, pas un drapeau. Ce soutien sans conditions, ou plutôt sous condition d’être français, me semble débile. C’est pas ça, le sport. Faut sortir un peu de chez soi et voir ce que le monde a à te proposer. Je l’ai déjà dit, mais dans ce cas aujourd’hui le public passerait à côté d’une histoire avec Kuerten parce qu’il a joué Stéphane Simian au premier tour et que POPOLOPOPOPOOOOO LET’S GO STEPHANE, LET’S GO ! Sans même parler de l’aspect moral si un Zverev (2 procès pour violences conjugales évités moyennant accord financier) ou un Seyboth Wild (papy était nazi et j’en suis fier) étaient français : on fait quoi, ils sont quand même nos chouchous parce qu’on est français ?
            Il reste en creux une question : est-ce parce que les styles de jeu se ressemblent un peu tous aujourd’hui qu’on se tourne vers le drapeau pour tenter de faire émerger une raison d’en soutenir un plus que l’autre ?

            • Guillaume 28 mai 2026 at 08:18

              (ceci étant, c’est vrai que c’est tout de même plus calme cette année, faut croire que la chaleur épuise aussi les supporters !)

              • Sam 28 mai 2026 at 08:46

                Manifestement, pour le « pas de saillies racistes », c’est raté, à en lire des comm’ sur Kouamé sur les réseaux…

              • Guillaume 28 mai 2026 at 08:53

                Je parlais des tribunes.

            • Rubens 28 mai 2026 at 10:02

              J’ai du mal à faire une comparaison d’une année sur l’autre (c’est pour ça que je te posais la question Guillaume). En zappant d’un court à l’autre j’ai une vue d’ensemble mais aucune perception détaillée, je livre juste mon ressenti. J’ai beau zapper les Frenchies, j’entends les éructations des beaufs sponsorisés, les joueurs que je regarde (qui n’ont rien demandé à personne) les entendent aussi et ça les emmerde tout de même sérieusement. Alors après, c’est vrai aussi qu’un public non partisan qui se lève après un point de fou, ce n’est pas non plus de la bêtise, et sur les courts à côté ils vont en faire les frais. Mais là c’est trop régulier, et trop débile, pour n’être que le fruit de beaux points.

              Je ne sais pas s’ils sont plus calmes cette année, mais je crois surtout qu’au vu du résultat d’ensemble des Français ils ont peu d’occasions de se lâcher. Halys est au troisième tour, mais ils étaient trois Français dans cette lucarne en compagnie de Mattia Bellucci, 73ème mondial. D’aucuns se plaignent du tirage difficile pour nos Tricolores, mais c’est à ce même tirage qu’ils doivent la présence de l’un d’entre eux au troisième tour.

              Pour les styles de jeu, je ne sais pas. C’est vrai que beaucoup se ressemblent, mais d’une manière générale la passion du grand public pour le tennis me semble en déclin, ce que je regrette. Les chiffres de la FFT ne mentent pas, et la FFT se garde d’ailleurs d’insister sur les chiffres des licenciés du padel, qui permettent de mettre sous le tapis une réalité qui dérange.

  10. Perse 28 mai 2026 at 09:42

    C’est de l’entrepreunariat moraliste que de blâmer la tribune bleue qui est vraiment anecdotique cette année (5 pelos par court).

    Tous vos propos sont vrais mais ça dépasse nettement le cadre de la FFT, du tennis. Que le « niveau » baisse ne date pas d’hier, que la société dans son ensemble connaisse une déréliction de ses standards et une perte notable de cohésion, efficience à un coût de plus en plus prohibitif c’est tout à fait vrai. Mais on entre dans un champs politique qui n’est pas l’objet du site.

    Mais je ne peux m’empêcher de remarquer que les jeunes joueurs français concentrent un grand nombres des comportements les plus antipathiques avec les australiens de 90s (Kyrgios, Tomic, 4K) entre Jacquement, Moutet, Atmane, ce sont des belles allégories des difficultés systémiques françaises.

    Pour avoir assisté à des Coupe Davis au Brésil avec un nationalisme haineux, le public français est très soft et n’a rien eu de scandaleux cette année. Et qu’il y ait au moins un ralliement derrière le drapeau à domicile est tout de même le BA-bâ d’une société qui a encore une identité.

    J’ai noté que la vigilance quant à l’alcool est plus stricte cette année : interdiction en tribune et la sécurité vienne au grain pour ceux qui sont pompettes tandis que les visiteurs (dont beaucoup de visiteurs extra-européens) étaient pour la plupart licenciés et suiveurs du sport d’après mes quelques discussions avec des voisins de tribunes.

    A la rigueur, c’est le public des loges qui est le plus fat, m’as-tu-vu pour certains. Sur les courts annexes, le public connaissait bien les divers profils et a bien rempli les tribunes.

    • Rubens 28 mai 2026 at 11:06

      En tant qu’entrepreneur moraliste, je me permets de te signaler que David Goffin n’est pas rancunier, il a remercié le public l’autre jour, eu égard à son historique riche avec le tournoi. Mais pourquoi donc David s’est-il fait cracher dessus il y a deux ans ? Parce qu’il avait eu le malheur de tomber sur GMP. Je ne sais pas si le public brésilien de Coupe Davis est pire que cela, mais la bêtise observée chez d’autres publics n’excuse absolument pas celle du public français. Et la liste des adversaires des Français ayant été soumis à rude épreuve (pour ne pas dire plus) s’allonge d’année en année.

      On peut trouver ça normal, on peut n’y voir qu’une manifestation d’un affaissement civique (qui dépasse en effet le cadre du tennis).

      Mais quel est le message que le public français à ces dizaines (chaque année) de jeunes joueurs qui se défoncent depuis l’enfance pour toucher du doigt un rêve inaccessible au commun des mortels, à savoir faire admirer ses talents dans l’un des stades les plus prestigieux du monde ?

      La réponse de l’arbitre à Landaluce est-elle normale ?

      Le propre de notre époque, c’est que tout se monnaye. Tout. Même les émotions au bord du terrain. Même les applaudissements à son poulain quand il réussit le break. Même le contenu des plaidoiries juridiques. Les Moutatoglou ne se cachent même plus pour pousser le curseur encore plus loin. Et le jour où ça arrivera, nous saurons d’où ça sort.

      • Perse 28 mai 2026 at 11:31

        Rassure toi, le public brésilien ou chilien sont bien bien pires que mêmes les pires dérives contre Jarry par exemple.

        La dérive marchande est effectivement un sujet d’inquiétude, et Michael Sandel aborde très bien ces sujets.

        Pour autant la France n’est pas plus sage, elle est seulement dans un déni de réalité à l’égard du fonctionnement économique et en train de se faire bouffer par une compétition qui bosse 1) beaucoup mieux et 2) pas moins. On est perdant sur les 2 tableaux et on commence à payer l’addition depuis les 2020′s.

        • Rubens 28 mai 2026 at 11:44

          100% d’accord. Et précisément, l’Abrutine bleue, pour reprendre l’anagramme de Sam, est un signal faible de tout cela. Mais la dérive marchande ne s’est pas décrétée du jour au lendemain, c’est un glissement progressif, à peine perceptible, qui ne se voit réellement que sur la longue durée. A l’instant T, ce ne sont justement que des signaux faibles.

          Et moi, je veux que le tennis reste une affaire de passion spontanée et non rémunérée, bref une affaire humaine. Et donc je prends mon clavier pour m’insurger contre tout ce qui le transformera par petites touches en un cirque estampillé Glouglou. Exit les fauteurs de troubles dans les gradins. Qu’ils soient 2, 20 ou 200, catapulte pour leur faire franchir le périph sans escale, ou bien karcher pour les évacuer par les égouts.

  11. Rubens 28 mai 2026 at 10:03

    Un mot sur Kouamé, pour le coup le seul Français que j’ai regardé un peu. Je suis certes sidéré par le jeu qu’il produit à 17 ans, mais je doute qu’il aille beaucoup plus loin cette année : contre Vallejo ça va être beaucoup plus physique que contre ce pauvre Marin, et je doute qu’il ait dans le ventre un match long contre un type qui va renvoyer beaucoup de balles.

    Le cas de Kouamé est intéressant, parce que c’est ce cher Richard qui travaille avec lui. Sur la gestion des attentes du public et du tennis français, je fais confiance à Richie, qui sait de quoi il parle, pour lui éviter toute une série de pièges. En revanche, me revient l’histoire racontée par Richie lui-même, revenu essoré d’un camps de base à Manacor avec son ami Rafa : il était stupéfait de l’intensité des entrainements du Terreminotaure. Tout Richie est dans cette anecdote.

    Si j’étais Kouamé (et/ou ses parents), je me poserais sérieusement la question de la suite. Ce Roland démontre, une fois de plus, que le darwinisme de la Porte d’Auteuil repose sur la condition physique, et que la condition sine qua non pour aller loin est d’être capable de lutter sur terre battue sans baisser d’intensité, pendant plus de 4 heures s’il le faut. Or, les résultats des Tricolores démontrent année après année que le giron fédéral est incapable de faire ça.

  12. Perse 28 mai 2026 at 11:35

    Je regarde Navarro (que j’aime bien) contre Jovic (qui est la deuxième plus jeune joueuse derrière Andreeva à arriver au top niveau).

    Navarro a gagné Strasbourg avec un « nouveau » physique alourdi par des soucis de santé que l’on subodore analogues à ceux de Townsend. Curieux de voir comme son QI tennis permet de palier la perte de sa vitesse et de son bon déplacement que j’avais pu admirer en 2024 contre Madison Keys.

    Elle frappe un peu plus fort dans la balle au moins.

    Jovic a l’air de bien couper les trajectoires et d’être rapidement sur la balle et de s’appuyer dessus. Comme souvent, ce sera la progression au service qui sera déterminante pour son destin sur le circuit.

    • Perse 28 mai 2026 at 12:03

      8 jeux consécutif, Navarro est un plot. C’est fou, elle a pu battre Mboko et du beaux linge à Strasbourg mais là, elle n’y arrive pas du tout.

  13. Perse 28 mai 2026 at 12:57

    Sinner crampe un peu au niveau du bras, n’aime manifestement pas la température mais son niveau au service est quand même très impressionnant : c’est varié, sur les lignes avec les effets sur commande (un kick à 160 sur 2ème qui lobe Cerundolo au niveau de la ligne de fond de court).

    Et puis c’est vrai qu’une accélération chez lui, ça se voit !

  14. Perse 28 mai 2026 at 13:14

    Pour continuer sur le match calling :

    Sinner sauve une balle de set au terme d’un rally engagé où il met un laser long de ligne. JM Cerundolo un peu dégoûté lâche le jeu de service suivant et cela fait 4-1.

  15. Sam 28 mai 2026 at 15:52

    Waouh… Gros mystère sur le haut du tableau.
    Difficile de voir le Z se crasher avant les demies.
    Djoko is Djoko.
    Voilà qui rebat sacrément les cartes.

    Une pièce sur le Z.

  16. Nathan 28 mai 2026 at 16:26

    Beaucoup auraient abandonné, Sinner a eu le courage et l’élégance d’aller au bout du calvaire. Il faut dire que s’il avait récupéré seulement 10 % de force en plus, il pouvait encore gagné, tellement Juan Manuel Cerundolo (il a une tête à faire la pub pour les Pompes funèbres Générales avec ses yeux caves et son teint blafard) jouait comme une tanche avec sa poêle à frire qui lui sert de raquette. Ce mec au 3ème tour, c’est un peu la honte du tournoi.

    • Sam 28 mai 2026 at 16:37

      C’est sûr. Maintenant, qui peut sortir de tout ça ? Darderi ?

      Bon, le plus dingue là-dedans c’est que l’hypothèse qu’un mec de 39 ans gagne RG n’est pas du tout exclue…

  17. Perse 28 mai 2026 at 16:40

    Allez, il faut que Zverev montre qu’il bat mieux les balles que les femmes et décroche la timbale !

    C’est clair que le 25ème de Djokovic aurait une allure d’alignement (à nouveau) de planètes.

    Il était assez visible que Sinner n’était pas fringant dès le début (il avait déjà mal au bras dès le 1er set) mais de là à se retrouver en cycle arrière comme un coureur de 400m qui explose totalement, c’est assez dingue.

  18. Kristian 28 mai 2026 at 16:57

    Zverev risque d’exploser en vol. Il va avoir une telle pression du « now or never » qu’il pourrait se cracher des demain. Un peu comme Federer qui se retrouve mene 2 sets 0 par Haas le lendemain de la defaite de Nadal a RG en 2009. Sauf que justement Zverev n’est pas Federer

  19. Nathan 28 mai 2026 at 17:23

    Je ne miserai pas sur Zverev, très fort mais trop décevant dans les matches clés.

    Donc qui pour barrer le vieux ? Si Tien bat Cobolli après 4 heures de match intense aujourd’hui, je miserai bien une pièce. C’est le pari improbable.

    Jodar ? Ce sera très fort mais encore un peu tendre aujourd’hui.

    Mensic, s’il réssuscite de ses crampes ?

    Fonseca, non, pas assez de physique, pas assez de vitesse, pas assez de mental, pas assez de talent.

    Je crains que ce Roland ne tende les bras au Vieux qui pour le coup terminera totalement puant de fausse gentillesse, de fausse modestie et de faux sentiments jusqu’à la fin de sa vie. Mais bon, ça, c’est une appréciation pas trop tennistique.

  20. Kristian 28 mai 2026 at 17:24

    Sinon, on devrait quand meme avoir un nouveau vainqueur en GC sur cette quinzaine. C’est un fait rarissime par les temps qui courrent , la derniere fois c’etait il y a 2 ans et demi. Je n’ai pas ete concaincu par Djokovic, meme s’il est toujours la, lui.
    Au merite le titre devait quand meme revenir a Zverev ou Ruud, tous deux triples finalistes malheureux en GC. Je mettrais une petite piece sur le norvegien qui joue en general a son niveau quand il le faut. Sauf qu’en general son niveau ne suffit pas, mais la justement ca pourrait suffir.

  21. Rubens 28 mai 2026 at 17:34

    De retour d’un jury de recrutement qui a duré toute l’après-midi. Que vois-je ?

    D’une part, que Moïse est grand et que je suis tout petit. Je me lave la bouche avec du savon en rentrant chez moi. A ma décharge, pouvais-je deviner qu’un gamin de 17 ans aurait de telles ressources physiques ? Je m’incline respectueusement devant la performance.

    Et donc, la bombe ultime. Le Pasteur est à terre. Je savais que cette canicule allait faire des victimes et que des gros poissons allaient tomber comme des mouches, mais pas à ce point.

    Pitié, pas une 25ème rutilante de Djoko. Pitié, pitié, non. A ce stade me revient le souvenir de 2004, l’humanité pataude et attachante de Gaston Gaudio. Un tel scénario serait… rafraichissant.

    Je reviens très vite.

  22. Sam 29 mai 2026 at 16:19

    Le Djoko a vraiment sa tête de « je suis pas venu pour rigoler », break d’entrée.

  23. Sam 29 mai 2026 at 16:42

    Et il a eu 3 balles pour coller 6/1 à la Pepita en 1/2H, les a foirées, là, les choses commencent à s’équilibrer et on a pu voir les fameuses ogives coup droit de Fonseca, mouais, pas mal.

  24. Nathan 29 mai 2026 at 17:37

    Il est capable de mettre des sacs, Fonfon, mais il manque d’inspiration. Il n’y a pas de surprise dans son jeu et en plus des mauvais choix.

  25. Nathan 29 mai 2026 at 18:05

    Faut dire qu’il est fort, ce Djoko. Je ne sais pas à quoi il carbure, mais quel relanceur !

  26. Sam 29 mai 2026 at 18:16

    Djoko lui fait le bon vieux coup de la relache au 3ème set. J’ai l’impression de voir la rediffusion d’une vieille série télé, pas si désagréable, qui se bonnifie avec le temps. Heee oui, je ne suis pas ou plus Djokophobe…

    • Nathan 29 mai 2026 at 18:48

      Là, ça se corse un peu. C’est mieux pour le drama…

    • Nathan 29 mai 2026 at 19:08

      Mais c’est juste pour le drama car il en a encore sous le pied, le Vieux, sans parler de la malice.

      • Sam 29 mai 2026 at 19:18

        C’est contractuel ! Avec un 4eme set « haletant ».

  27. Sam 29 mai 2026 at 19:21

    Nouveau truc chez Djoko : il n’arrête pas de rigoler. Y compris là, quand il fait une volée de coup droit plus que moyenne, que Fonsec’ tente le lob que Djoko regarde passer au-dessus de sa tête sans bouger, certain qu’elle va sortir. Ce qui est le cas. Mais pas de plus de 10cm. Et le mec n’a pas bougé.

  28. Sam 29 mai 2026 at 19:29

    Mais il a quand même l’air un peu à l’agonie l’ancètre. Pas loin de breaker là, dommage. En face, on ne peut pas qualifier le tennis de Fonsec’ de très intelligent je trouve. Tentatives de coup droits mamouths dans toutes sortes de positions, ça passe ou ça casse.

    • Rubens 29 mai 2026 at 19:32

      Qu’on le pende !

      • Rubens 29 mai 2026 at 19:43

        Je fournis la corde s’il le faut.

    • Rubens 29 mai 2026 at 19:53

      Yes. Cinquième set.

  29. Sam 29 mai 2026 at 19:53

    Mais qu’est ce qu’il a à rigoler comme ça en regardant son crew ? Difficile à interpréter. Un côté « putain quand même le gosse en face ! ». Ou, « vous voyez j’en étais sûr ». Etrange.

    • Guillaume 29 mai 2026 at 21:36

      Passage express mais obligé de réagir : le mot crew dans la bouche de Sam, j’etais pas prêt !!!

  30. Sam 29 mai 2026 at 19:58

    5ème. Si le gamin reste aussi hot, mes pronos foireux et moi ne donnons pas cher de la peau de la vielle bête.

  31. Nathan 29 mai 2026 at 20:42

    La gestion de la fatigue par Djoko est bluffante tout de même.

  32. Sam 29 mai 2026 at 20:46

    Il semble agoniser, rigole, de temps en temps il marche un peu pendant le coin. Et re-rigole. Etrange.

  33. Sam 29 mai 2026 at 21:11

    Done. Est-ce qu’il y a un joueur qui a un jour eu le sentiment d’avoir plus de pression que le Z, ce soir ?

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