Coups de tonnerre sur Montréal

By  | 11 août 2011 | Filed under: Bord de court

Broroum – Broroum – Broroum – Broroum – Broroum. Je vous écris du haut du court Banque Nationale, attendant le seul Argentin dont les fées ont oublié le berceau… Question charme j’entends. Question tennis, on ne peut trop y trouver à redire.

Broroum – Broroum – Broroum – Broroum – Broroum. Ingénieuses, ces petites machines pour sécher le court en moins de deux. Sauf qu’elles font un bruit pas possible. Qu’elles ne sont que quatre. Et que depuis une demie-heure que la pluie a cessé, ca n’avance pas beaucoup je trouve. Et que font ces abrutis tout de rouge vêtus à papoter sur le court au lieu de s’escrimer, suer, et enfin, sécher ? Ça dragouille, moi je vous le dis. Je dirais même plus, ca « cruise », en bon québécois. Mais que fait la police ? Où est donc passée la légendaire efficacité nord-américaine ? Pardon ? Je râle ? Moi ? « Maudite française » !? Ah ! Tabanark !

Car la soirée tant attendue a bien failli être gâchée par la pluie. 17H30. Début de la night session. L’orage éclate. Plus synchro tu meurs. Comme ca pas besoin d’insister pour convaincre l’assistance de vider les lieux. Tout le monde dehors ! Mais en ordre s’il vous plait ! Encore une fois, c’est l’Amérique du nord ici ! – je précise que je ne suis pas raciste, je fais juste feu de tout bois, et aujourd’hui ca tombe sur les gringos sorry !

Je décide de découvrir un peu plus les lieux. Sous mon magnifique poncho vert (mais voyons monsieur ouille, pas avec votre poncho !), mon parapluie dégingandé, et ma casquette-béret de velours côtelé rouge, si si, celle-là même que je sors pour les grandes occasions, (comme lorsque j’hyperventile et que je me meurs d’évanouissement en face de Bébé) je m’avance, seule, au premier rang du court central, noyé sous une pluie de larmes (le court, pas moi, je vous rassure). Retentit soudain la merveilleuse mélodie de « Singing in the rain » qui m’enveloppe chaudement. Toute seule sous mon parapluie biscornu, et mon poncho, et ma casquette-béret rouge côtelée, je m’essaie alors à quelques pas de danse, à gauche, à droite, d’abord sur un léger déhanché. Qui devient un peu plus prononcé. La musique m’entraine, m’emporte. Je tourne, virevolte, mon parapluie n’est pas en reste d’ailleurs. Je suis Gene Kelly soudain, fusionné avec Mary Poppins. Quand tout à coup, mon regard est attiré par une cabine vitrée surplombant le court. Dieu ! Mais c’est rempli de monde tout ca ! Et ça me regarde ! La joie disparaît brutalement, le sol s’ouvre sous mes pieds, et je me retrouve penaude, nigaude. Je fais demi-tour et abandonne là mes rêves chorégraphico-érotiques avec Doudou.

Une fois n’est pas coutume, je traine mes guenilles dans l’allée marchande, qui par temps d’ouragan, n’ayons pas peur des mots, a l’avantage d’être au sec. J’erre entre les stands, panneaux publicitaires divers et variés, certains plus heureux que d’autres. C’est un peu comme les gouters Kinder. Il y en a qui font plaisir : Federer la mèche au vent, entouré d’alléchants mariages de chocolats Lindt. Et d’autres moins, comme Nadal mordillant l’oreille d’une raquette Babolat. Certains encore ont tiré le mauvais cheval et arborent fièrement une photo de notre Andy national… Mais assez de bla bla, place au tennis !

  • Cilic, mon héros

Moi qui venait célébrer la victoire du pays de mon cœur, l’Argentine, j’en ai eu pour mon retournement de pantalon. Round d’observation sous les nuages toujours menaçants. Mais très vite, del Potro ne séduit pas. On sent le tennis 3.0 poindre, mais qu’est-ce que la machine azimutée peut contre ce joueur bourré de talent ? Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes… Et aujourd’hui Cilic est la perfection suisse. Les coups les plus puissants de la Poutre se heurtent avec incompréhension contre les trésors d’intelligence, les merveilles de trajectoires du Marin. Ajoutez-y du cœur sur ces deux montées au filet aussi hasardeuses que courageuses, des montées « à la Roddick » (copyright je-ne-sais-plus-qui lors des présentations de Wimby), « un peu n’importe comment, mais avec du cœur ». Cilic EST tout. Retours à la perfection. Marin y excelle et se joue des coups de butoirs adverses. Geste de service original et intrinsèquement plaisant à regarder. Le travail de la balle a raison des approximations argentines. Les coups gagnants touchent à la fluidité et au raffinement cristallin. La confiance passe croate… Un nouvel amour est né. Eh oui, demain, mon cœur sera suisso-franco-croate.

  • Rafa, acte I

6/1 3/1. J’arrive à l’entrée du central. Le match est plié et n’a aucun intérêt. Mais il me faut, enfin, me confronter à ma Némésis. A celui par qui le mal est arrivé. A l’homme dit aux moonballs, au jeu destructif et peu créatif. Au cul bordé de nouilles.

Rafa. C’est ma première fois. Je rougis. J’entre sur le central et je suis… SUBJUGUEE. Par Rafa. Imaginez. Tout brille. Le court éclairé. La peau dorée et salée de Rafa, son ensemble T-shirt vert et short bleu, en harmonie avec les couleurs du court. Mais surtout… par ses balles, puissantes et félines. Il nous offre certes d’un coup la volée la plus laide de l’histoire du tennis, mais j’ai soudain l’impression que le film joue en accéléré. Ohhhhh !!! Retour de revers chopé dans les pieds ! Digne de Fed ! Mais c’est vraiment sa balle qui hypnotise, souple et violente, ronde et explosive. Des moonballs ? Peuchère ! Quelles moonballs ? Oh ! Le plus beau point ! Rafa, lobé, s’arrache, la remet (pas en tweener faut pas déconner, Doudou reste Doudou), et lobe à son tour l’impudent !

Cependant le petit Dodig semble avoir du répondant, c’est un bon faire-valoir. J’en viens à me demander un instant si ce bouleversement des équilibres entre les deux joueurs a quelque chose à voir avec mon arrivée, tout en haut, section 315… Rafa émotionné par moi ? Je n’ai vraiment pas beaucoup de succès avec mon grand amour, mes ardeurs venant se heurter contre le front de l’imperturbabilité suisse. Mais le sang espagnol qui coule dans mes veines ne peut laisser indifférent le Rafa. La nuit promise à Doudou sera peut-être alors octroyée à l’Ibère, et Federer, ivre de tristesse, aura alors perdu Roland-Garros et mon amour, la France en somme. Mais qui sait si dans un an, Porte d’Auteuil, il ne nous reconquerra pas tous deux ? Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant…

Suspense ! Le jeune lionceau a pris feu et sort ses griffes tendres. Ivan tient, Rafa dérape, la balle est dehors, Ivan à deux points du set ! Mais la fougue est aux débutants ce que Rafa est à Federer, un poison. Rafa ne meurt jamais. Ivan donne tout. Rafa recolle.

La roue tourne dites-vous ? Le petit va se décourager, « Occasion-manquée », si tu nous écoutes… mais pas du tout, pas du tout. Service volée de l’ami Dodig. Deux services gagnants. 40-0. Et là, il m’est donné de voir, enfin, une de ces merveilles de passing copyright Nadalou. Et bien qu’il n’y ait aucun enjeu sur ce point, ni même sur ce match, une douleur aiguë traverse mon corps, mon cœur se serre. Oh ! Combien cruels ces passings impossibles, injustes, crie mon âme blessée. Je reviens cinq ans en arrière. Quatre ans. Trois ans. Deux ans. Deux mois… A chaque fois que mon ange déployait ses ailes, Nadal tirait à vue. La balle déchirait les plumes soudain teintées de rouge… Mille traumatismes me bombardent… Je revois Federer le magnifique arrêté en plein vol, tombé au champs d’honneur, le regard incrédule… Non, jamais Rafa ne prendra sa place.

Tie-break. Amortie correcte de Nadal, Dodig s’arrache, remet tant bien que mal, et attend, victime expiatoire, son châtiment au filet. Il ne viendra pas. Difficile, le passing est dehors. Mini-break Ivan. Le taureau voit rouge. Le passing suivant crucifiera le Croate. Debreak. 3-3. La tension est à son comble. Mais voilà que Dodig prend une initiative contrôlée ! 4-3 mini-bris Dodig (ben vi pourquoi pas mini-bris). Montée à la volée, amortie, et cette fois passing valeureux, re-mini-debreak, c’est la folie ! Dodig remonte à la volée, y entraîne Rafa, re-contre-volée-triple-boucle-piqué, 6-4 Dodig ! Rafa sauve la première. Vamos Rafa ! Allez Ivan ! Je fais feu de tout bois et je bouffe à tous les râteliers, parfaitement ! Après six services volée Dodigien de suite, dans la famille « on n’a peut-être pas une équipe qui gagne tout le temps mais on la change pas quand même », je demande un septième service volée… Il est magnifique. Et c’est le set… Je reprends mes esprits et m’envole loin du chant des sirènes ibères qui ne m’auront fait douter qu’un instant. Rafa le sent, et me fait le coup du T-shirt. Je reste coite (ah ah), enfin non, plutôt insensible ; sorry Rafa, le numéro un mondial, de mon cœur of all time, et du séchage de torse nu, ca reste Roger…

  • Le double

Bon, faut pas déconner, le troisième va être vite plié par Rafa, mais je veux voir Gasquet et Simon. Donc je cherche mon petit Richard ; je ne trouve que Jo-Wilfried et Stan, ainsi que les derniers points de leur double, victorieux. Mais qu’il est impressionnant de se retrouver si près sur un petit court… Deux, trois rangs, c’est tout. Et je me rends compte que je suis en fait bêtement plantée… à la case autographes ! Qui plus est, avec papier et stylo à la main, car je rédige déjà mon compte rendu. Qu’à cela ne tienne, je vais en demander un ! (pas sur les seins, ça c’est réservé à Federer). J’essaie d’approcher l’homme qui communique par ondes avec Bébé, mais il s’échappe, et je me retrouve nez à nez avec Tsonga ! Euh… C’est-tu toi qui a éliminé Roger à Wimbledon ? Et le défie demain ? J’peux-tu te faire la tête au carré ? Bon, parce qu’il est quand même beau, et que je suis là, je lui tends benoîtement une feuille, en pensant que j’aurais dû empoisonner le stylo. Pour Roger vous savez, c’est plus sûr. Puis je culpabilise de ces pensées. Mais comme Jo ne me regarde même pas ni ne daigne rire à ma petite blague (impossible !!!), je me dis quand même bien fait pour lui, ah ah ! Et je retourne voir le sacre de Rafa.

  • Rafa, acte II

2/0 Nadal dans le troisième. Bon, cette fois, c’est vraiment plié. Décidément, il joue mieux en mon absence, trois fautes directes de suite pour Nadalou. Il apparaît soudain si petit, portant le poids de ses succès, de ses échecs, sur les épaules… Soudain, chaque point compte ! Je ne peux les décrire tous, mais tout y est, et de toute beauté. Attaques, amorties, du jeu ! Mais après la quatrième égalité, Dodig prend sa chance, attaque, et vient conclure d’une amortie… qui se meurt dehors. Décidément…. Madame la chance aussi a envie de faire la fête en Espagne.

Eh bien NON ! Sur un énième superbe point volée – passing, Dodig debreake ! Si je rajoute qu’au jeu suivant nous continuons avec les deux joueurs au filet en même temps, des passings, quatre égalités, vous comprendrez l’intensité du jeu.

Woooooouf ! Et un 20e (au moins) passing nadalien de folie… Chacun son truc, Santoro, c’est le let, Nadal, le passing… Service volée. Cinquième égalité. C’est de toute beauté, cinq égalités. C’est de toute beauté, sixième. Ace. Dodig recolle. 3-3.

Trop de points incroyables pour les décrire tous. Mais Rafa touche au génie. Et breake. 5-3. Sert pour le match. Dodig nous offre alors les deux plus beaux revers long de ligne du match. Notamment le premier, attaqué, sauté, la totale. Et sur un passing incroyable, de Dodig cette fois, c est le debreak !

Nadalou commence à être en difficultés. Et un service volée pour Nadal ! A ce moment-là de la partie, quel cran pour lui ! Un revers impressionnant. Un ace ! Encore sorti de nulle part. Rafa tient. 6-5. The final countdown.

Le puceau joue la gagne, l’attaque, plante deux aces. Et c’est le tie-break de tous les dangers… Sur un coup de génie, Dodig mène 2-0. Mais Rafa ne meurt jamais. Une erreur due à la prise de risque forcenée du lionceau, et Rafa mini-debreake. Puis chacun tient, admirablement, jusqu’à 4-3, service à suivre Dodig. Et soudain la pression est énorme pour Rafa… qui met ses deux points avec un savant mélange d’audace et de mesure. Sa balle continue d’exploser : 5-4 Rafa. Ce match ne se terminera donc jamais… Impérial au service, Dodig aligne deux aces. Deux aces qui créent l’impensable. Pour la première fois du match, Dodig sera devant Rafa au score… Rafa tremble. 6-5 balle de match. Il refuse de prendre l’avantage et de tenter. Dodig lui n’hésitera pas. Pilonne. Avance. Avance. Avance. Je tremble. Rafa. Ce n’est pas possible. Le revers long croisé traverse la balle. Très légèrement lifté. Surpuissant. Le central retient son souffle. Suit la balle des yeux. Les cœurs s’arrêtent. Le temps aussi. Silence assourdissant…

Ligne.

Ligne. Le central explose, se lève, d’un seul homme, m’entrainant au passage. Rafa est tombé.

Il est tombé sous les coups répétés d’un adversaire sans prudence, mais plein de folie, de courage, de cœur. Et ne pourra se reprocher qu’un point, le dernier. Si frileux. Mais face à ce Dodig, cela n’a pas pardonné… Bravo, bravo à lui.

Le lionceau, dépucelé, devient roi. Et de quelle manière ! Une première fois, ça ne s’oublie pas. Alors de cette manière qui plus est… Mais aujourd’hui, j’ai envie de dire quelque chose, parce que c’est une première fois pour moi aussi : Rafa, te quiero mucho.

About 

Passionnée de tennis depuis maintenant 5 ans, je jouais un peu mais désormais me contente de regarder. J'ai 26 ans et je fais des pare-chocs à Buenos Aires (et oui, quitte `faire des pare-chocs autant les faire à Buenos Aires!) où je suis arrivée début décembre, cad juste apres la finale de coupe Davis! J'espere que l'Argentine sera encore en finale et gagnera le titre cette fois. Et bien sur que je pourrai y assister pour vous faire un compte rendu!

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300 Responses to Coups de tonnerre sur Montréal

  1. Nath 12 août 2011 at 16:26

    Le nombre de forfaits pour Cinci est pour l’instant raisonnable : Soderling, Ljubi, Raonic et Robredo.

  2. Nath 12 août 2011 at 18:29

    Fish est parfait pour l’instant. Et en plus la chance est avec lui pour faire le premier break du match.
    Mine de rien, dans ce tournoi où 3 des 4 premiers sont sortis et où les n°5 et 6 étaient absents, les 7 à 10 sont présents en quart.

    • Nath 12 août 2011 at 18:50

      Ouais, ça c’était avant de servir pour le set à 5-2… Mais il a fini par conclure sur le service de Wawa qui n’a fait que 3 coups gagnants dans ce premier set et mis seulement 37 % de ses 1° balles dans le court.

  3. Nath 12 août 2011 at 19:11

    Wawa retourne de mieux en mieux, et Fish fait de plus en plus de fautes, faudrait qu’ils se mettent à bien jouer en même temps…

    • Sylvie 12 août 2011 at 19:25

      et Fish recolle alors que Stan menait 4/1

      • William 12 août 2011 at 19:28

        Ca sent le 6/4 pour Fish !

      • Sylvie 12 août 2011 at 19:29

        rebreak Stan sur deux volées manquées et un passing gagnant.

      • Nath 12 août 2011 at 19:35

        Et re-débreak Fish, je comprends rien à ce match.

      • Sylvie 12 août 2011 at 19:44

        et rebreak Stan ! Non mais c’est la WTA ou quoi ?

      • Sylvie 12 août 2011 at 19:49

        Et re-break Fish !!! A quoi ils jouent ?

  4. Sylvie 12 août 2011 at 20:07

    Set Stan après un tie-break identique au reste : 4/2 Fish puis 4/4, break Stan 5/4, débreak 5/5, rebreak Stan 6/5, débreak, balle de match Fish à 7/6, sauvée, deuxième à 8/7, sauvée, et enfin balle de set sur une volée dans le filet et set Wawrinka.

  5. Sylvie 12 août 2011 at 20:17

    Et ça continue ! Break Fish début de 3e, deux balles de débreak Stan.

  6. William 12 août 2011 at 20:23

    OUF ! Fish confirme !

  7. Nath 12 août 2011 at 20:23

    ****************BREAKING NEWS*****************
    Fish a réussi à remporter son jeu de service !

    • Sylvie 12 août 2011 at 20:30

      :D

  8. Nath 12 août 2011 at 20:25

    Double break Fish, mais cela signifie-t-il quelque chose dans ce match ?

  9. William 12 août 2011 at 20:32

    Et triple break messieurs dames !

  10. David 12 août 2011 at 20:38

    10 jeux de service perdus sur 14 pour Wawrinka ?! Ca doit être une sorte de record à ce niveau. Fish n’a pas été transcendant mais Wawrinka a été catastrophique. Il est vraiment en totale déperdition alors qu’il avait fait un très bon début d’année.

  11. Sylvie 12 août 2011 at 20:44

    6/0 pour finir, le deuxième set ne laissait pas présager un tel score. Victoire méritée pour Fish qui a fait les points et les fautes au 2e, Waw étant plutôt passif.

  12. William 12 août 2011 at 20:46

    Fish est en train d’amortir une possible perte de points si il ne fait pas à nouveau finale à Cinci. Je le donne présent à la Masters Cup.

  13. William 12 août 2011 at 20:54

    Je suis tombé sur ça, deux records de l’incroyable Greg : « Il co-détient avec Bill Scanlon le record du nombre de points remporté à la suite : 251.
    Il détient aussi le record de doubles fautes de suite : 5. »

    • Robin 12 août 2011 at 21:22

      251 ça me semble un peu beaucoup William :-). 25 plutôt…

      • William 12 août 2011 at 21:29

        Haha je n’avais même pas vu ! En effet 251 c’est beaucoup ! C’est bien 25.

        • Thomas 12 août 2011 at 22:23

          Tiens, j’aurais dit Coria pour le record de doubles fautes.

  14. Robin 12 août 2011 at 21:23

    Article magnifique Julie, on s’y croirait ! De l’émotion, du rire, de tout, c’est génial ! J’attends avec impatience ton prochain récit et notamment concernant le match de Federer contre Jo :-).

  15. Nath 12 août 2011 at 22:57

    Victoire sans trop de frayeurs de Tipsa sur berdych.
    Le Serbe ne fait pas trop parler de lui mais je viens de regarder l’historique de ses matches depuis le début de la saison, et il n’a perdu que 4 fois au premier tour d’un tournoi. A comparer avec les 9 défaites d’entrée à ce stade de la saison en 2010, 6 en 2009, 7 en 2008…
    La liste de ses vainqueurs :
    Sur dur extérieur : Malisse, Verdasco, Huta Galung (1°tour), JMDP (finale), Querrey, Simon, Monfils
    En indoor : Roddick, Devvarman (DC)
    TB : Lopez (1°tour), Djoko, Fed, Monaco (1°tour)
    Gazon : Murray, Seppi (finale), Karlo (1°tour)
    Je trouve qu’il a acquis une sorte de régularité.
    Le gros point négatif (disons axe d’amélioration :) ), c’est son incapacité à gagner en finale.

  16. Rabelaisan 13 août 2011 at 01:36

    Bon couilles de mammouth a fait le job. Service, pralines en coup droit, la différence avec le gros nourricier (attention, jeu de mots réservé à ceux qui ont quelques souvenirs latins) est surtout mentale. A 4/4 énorme défense de Tsonga qui lobe, Almagro s’énerve sur les bâches et envoie 3 grosses fautes directes pour se faire briser. A 5/4, il obtient quand même ses premières balles de bris du match mais le danseur de pouces, lui,ne s’énerve pas, au contraire rigole, et envoie la foudre au service. Résultat 6/4 6/4 très propre.
    Tsonga a vraiment un truc en plus par rapport aux autres seconds couteaux actuels, un orgueil démesuré très plaisant à voir qui lui permet d’hausser son niveau quand il faut, un jeu pas vraiment destiné aux gourmets mais un des rares types capables de foutre le feu sur un court, une sorte de Bacchus du tennis.

  17. Rabelaisan 13 août 2011 at 02:02

    Comme il n’y a pas foule à cette heure tardive et que je suis préposé à faire bander la passante, j’en remets une couche sur Tsonga, qui a aussi un vrai sens des trajectoires, sait jouer le coup chiant qui met l’adversaire à la torture. Son ship de revers est d’une laideur inqualifiable, ne part pas mais ce coup de merde souvent croisé court arrive à faire déjouer et a souvent mis le revers d’Almagro à la faute.
    Pour le reste, il repasse 10ème au classement, ça nous donne Monfils 7ème + Gilou et Richie respectivement 12 et 13, je me demande si on a déjà eu en France une telle moyenne sur 4 joueurs.

    • hamtaro 13 août 2011 at 02:27

      en passant je me faisais une réflexion sur le revers d’Almagro il est beau, belle amplitude et tout ce qu’on veut mais il n’est pas perforant il ne fait pas mal pas comme celui de Gasquet ou Waw par exemple

      • David 13 août 2011 at 09:53

        On a la sensation qu’il fait moins mal aussi car son meilleur coup reste le coup droit, contrairement à Gasquet ou Wawrinka. Mais il est vrai qu’il frappe toujours de la même manière, variant assez peu les effets et les zones contrairement à un Youzhny ou un Federer.

  18. hamtaro 13 août 2011 at 02:28

    sinon le match entre Serena et Safarova n’est pas mal du tout

  19. hamtaro 13 août 2011 at 02:32

    Monfils n’a encore rien compris c’est dommage ce qu’il fait n’est pas difficile il court, il met une balle mollassonne au centre et puis il est fier de lui…

  20. hamtaro 13 août 2011 at 02:38

    quand je vois lamonf jouer je me demande comment certains critiquent la wta parece que clairement il ne fait pas mieux que les filles (et c’est une insulte pour elle) wiwi contre safarova ça joue vraiment!!!

  21. David 13 août 2011 at 08:31

    Content pour Tsonga qui a assuré l’essentiel contre un Almagro décidément toujours aussi fragile mentalement. Il s’attaque maintenant à la montagne Djokovic mais il a tout pour créer l’exploit (mental, jeu explosif, confiance, motivation).
    Monfils est…comment dire ? Je préfère ne pas m’attarder sur son cas. Ce que je ne comprends pas c’est que quitte à perdre (et à prendre une rouste, ce qui était assuré en jouant tel qu’il a joué) il pourrait attaquer à outrance. Il semble oublier que c’est ainsi qu’il avait battu Nadal à Doha et Federer à Bercy. Mais non, Monfils veut montrer qu’il est le meilleur défenseur du monde et joue à la baballe. Sauf qu’en face, c’est le meilleur joueur du monde. Résultat : 1 et 2.
    Fish est celui qui réalise la meilleure opération en vue du Master : il part favori face à Tipsarevic et amortirait ainsi immédiatement ses points de l’an dernier acquis à Cincinnati. De quoi ensuite jouer sans pression la semaine prochaine et à l’US Open où il risque d’être dangereux. Deuxième demi-finale de Master 1000 pour lui cette année. J’ai été très déçu par Wawrinka qui n’arrive pas à faire évoluer son jeu et se révèle toujours inconsistant mentalement.
    Berdych est décevant lui aussi. Il y avait la place pour faire mieux.
    Allez, mes pronos : Fish en deux, Tsonga en 3. A noter qu’avec Fish monté 43 fois hier et Tsonga aux velléités toujours aussi offensives, on tient deux joueurs qui montrent qu’aller au filet de manière régulière n’est pas contradictoire avec le fait d’obtenir de bons résultats. Certains feraient mieux de s’en inspirer. La victoire de Stepanek à Washington est aussi très rafraichissante,dans ce sens.

  22. Jeanne 13 août 2011 at 09:49

    Pas vu le Gaël, mais d’après l’Equipe il y avait en face un gratte-ciel.

    Le score me fait penser à celui subi contre Nadal à Barcelone, sorte de signature des limites de son tennis craintif et trop gestionnaire. Un essuie-glace contre un ouragan de type 5 ?

    Le tennis de NoGluten est arrivé à maturité et c’est impressionnant. La seule façon de le battre est de frapper ultra-fort et que tout rentre. Ou que le génie de Federer soit au rendez-vous. Ça suppose un brasier constant de tennis 3.0. Ou Tipsa et son arme.

    Pas simple, l’équation posée au reste de l’ATP.

  23. Jeanne 13 août 2011 at 09:50

    Le premier vrai test pour Serena, contre Azarenka. Si elle la bat, on pourra conclure qu’elle a retrouvé tous ses moyens.

    • hamtaro 13 août 2011 at 12:27

      crois moi elle est revenue, ça faisait plusieurs années que je n’avais pas vu la diva courir comme ça

    • Jeanne 13 août 2011 at 13:10

      Bonne nouvelle !

  24. Sylvie 13 août 2011 at 10:26

    Le tableau de Cincinnati est tombé. Devinez de quel côté est Federer ?

    http://assets.usta.com/assets/663/15/ATP_MDS-1.pdf

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 13 août 2011 at 11:11

      Oui ça devient quand meme vraiment suspect… Je veux pas dire mais quand tu as 1 chance sur 2 au tirage et que tu tombes systématiquement du coté de l’épouvantail de la saison, il y a de quoi rager…
      Ajoutez à cela Tsonga au 3ème tour cette semaine, Delpo au 2nd tour à Cincinnati, difficile de faire pire comme tirage! Alors quoi, Roger serait-il devenu le plus poissard du circuit??!

      A noter que je ne serais pas du tout surpris de voir Tsonga sortir Djoko cette nuit. Il a tout ce qu’il faut pour ça.

  25. Sylvie 13 août 2011 at 10:31

    Murray a intérêt à être en forme car il a un tableau corsé. Roger se tape Del Potro d’entrée. Il a gros à perdre le tenant du titre.

  26. Jeanne 13 août 2011 at 10:49

    Des sacrés chocs, mais je ne suis pas trop inquiète pour Fed s’il passe le second tour. La surface est réputée la plus rapide du circuit outdoor, ça lui va à merveille.

  27. Nath 13 août 2011 at 11:43

    Roddick aura peut-être l’occasion de prendre sa revanche de Wimby contre Lopez au 2° tour, dans ce tournoi qu’il a l’air d’apprécier.
    Youzhny – Llodra pour la 2° fois de suite au premier tour ?

  28. William 13 août 2011 at 12:01

    Roger ENCORE avec Djoko ?! Tsonga au troisième tour cette semaine et Del potro d’entrée la semaine prochaine… C’est sûr que ça nous change des tableaux de certains…

    • Jeanne 13 août 2011 at 12:02

      Nouille inside

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 13 août 2011 at 12:08

      C’est vrai que je viens de regarder le tableau plus en détail et le 1/4 le plus facile (sur le papier) est celui de l’espagnol.
      A contrario le plus dur est celui de Murray.
      Fed a un gros obstacle avant les 1/4 : Delpo au 2nd tour et Djoko se retrouve encore avec Monfils :lol:

  29. Jeanne 13 août 2011 at 12:04

    Fieldog, l’épouvantail de la saison oui, mais je suis certaine que Fed préfère jouer NoGluten que Pepito. En ce sens ce n’est pas catastrophique pour lui. En revanche Delpo au 2ème tour, ça c’est hardos.

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 13 août 2011 at 14:08

      Sur ce point je ne suis pas d’accord avec toi ma chère Jeannne. S’il y a bien une surface où Fed partirait avec un avantage certain face à Pepito, c’est à Cinci.

    • Jeanne 13 août 2011 at 18:48

      OK, OK, Saucisse, c’est pas faux… Mais je soutiens tout de même que le jeu de Novak lui convient mieux. En plus il semble bien motivé à l’idée de le mater (cf RG)

  30. William 13 août 2011 at 19:22

    Bon, je viens de re-revoir les highlights de la demi de Roland 2011 et je retire ce que j’ai dit hier. Roger peut bien perdre au premier tour de l’US Open contre Rochus si en 2012 il nous ressort un match de ce calibre. Et de préférence en finale des JO contre Nadal si possible !

    • MarieJo 13 août 2011 at 20:12

      ne soit pas trop gourmand william, cela voudrait dire qu’il faudra que tu encourages rafalito pendant une semaine – 1jour… est-ce bien raisonable, imagine toi que tu deviennes fan ? ahh non on me souffle que les bons FFF ne retournent pas la veste ! LOL

      franchement même si roger n’a plus bcp de marge en MS et encore c’est vite dit, il en a encore sous le pied en GC malgré ce match perdu à wimb qui reste l’exception… et c’est certain que le jeu de rafa lui convient bcp moins bien que celui de djoko qu’il a quand même battu plus souvent, encore faut -il que nadal arrive jusqu’à lui et vice versa…

      je ne m’inquiète pas trop pour lui même s’il croise delpo dès la semaine prochaine au contraire, c’est un bon test pour lui pour faire monter son niveau d’un cran… c’est le genre de petit challenge du quotidien qui arrive sans doute à titiller son envie plus qu’un énième almagro ou roddick…

      • William 13 août 2011 at 20:22

        Bien vu ! C’est vrai que ce genre de défi peut lui donner faim, lui qui a soif de nouveauté. Et puis Delpo peut bien se lourder face à Seppi, quoique ce n’est pas le même niveau que Cilic quand même ! Comme d’habitude, wait and see !

  31. William 13 août 2011 at 20:46

    J’ai vu quelques images de Djoko et je l’ai trouvé franchement impressionnant… Toujours un coup d’avance, toujours un coup à jouer en plus au cas où, grosse longueur de balle et variation des angles, du très très bon. Tsonga n’aura pas la tâche facile, c’est la finale avant la lettre.

    • Jeanne 13 août 2011 at 20:56

      C’est à quelle heure, William ?

      • William 13 août 2011 at 21:00

        D’après l’Equipe (donc pas fiable à 100%) : pas avant 2h heure française.

      • Jeanne 13 août 2011 at 22:15

        Merci.

    • MarieJo 13 août 2011 at 20:59

      le titre sera sans doute pour l’un ou l’autre… à moins que fish ?
      le tennis est largement plus carpe diem que mektoub… mais bon, une surprise de temps en temps serait la bienvenue :)

      pour cincy ben j’espère que ce sera murray… parce que le gars là doit se remettre dans la peau d’un winner cela donnerai un peu plus de spice à nos tableaux…

  32. Jeanne 13 août 2011 at 20:56

    Il y a encore des types de jeux que le 3.0 de Delpo ne lamine pas encore. Je pense notamment à Cilic qui a dans son jeu un je-ne-sais-quoi, les techniciens préciseront, qui le contrecarre. Je pense aussi aux joueurs à grande cadence (type Davy). Et bien sûr un Fed motivé peut faire la différence face à Delpo 2.7 ou 2.8

    • William 13 août 2011 at 21:03

      Je suis assez d’accord, à condition d’avoir un bon Cilic. Il nécessite une mécanique impeccable, le poignet doit fouetter comme jamais, la fluidité doit être totale… Sinon ça fait 3 et 0 pour Delpo, comme à Madrid cette année.

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