Les plus belles chevauchées individuelles de la Coupe Davis (reloaded)

By  | 28 novembre 2015 | Filed under: Coupe Davis, Histoire

Alors qu’Andy Murray vient d’entrer par la grande porte au Panthéon de la Coupe Davis, penchons-nous un peu sur les autres individualités les plus méritantes de ces 45 dernières années.

Le charme suranné de la Coupe Davis tient beaucoup à ses particularités :

  • Compétition par équipe, ce qui rend possibles des retournements de situation jamais vus en tournoi. Par exemple, une défaite de notre numéro 1 peut être rattrapée par une victoire de notre valeureux numéro 2, qui devient ainsi le héros du jour. Et, le dimanche après-midi, le sort d’une rencontre peut se jouer au cinquième match sur l’affrontement titanesque entre deux seconds couteaux qui sortent ainsi, l’espace d’un match ultra-médiatisé, de leur quasi anonymat habituel. Cf. la « jurisprudence Boetsch/Kulti » de 1996, qui aurait pu être « dépassée » cette année en cas de match décisif Bemelmans / Edmund (avouez que ça aurait eu de la gueule).
  • Matchs de simple et de double participant ensemble à la décision
  • Matchs au meilleur des 5 manches, comme en Grand chelem
  • Rencontres se disputant sur diverses surfaces, en indoor et outdoor, et souvent dans des lieux pas très habitués à accueillir du tennis de haut niveau (on parle de la Guadeloupe pour accueillir le prochain France/Canada)
  • Présence du capitaine sur le banc aux côtés des joueurs
  • …Sans parler de l’exaltation de l’instinct nationaliste, qui n’est pas le côté le plus ragoutant de la chose.

Mettons maintenant de côté le fait que la Coupe Davis se joue en équipe, et rendons hommage à quelques individualités magnifiques qui ont marqué de façon profonde le déroulement d’une édition de la Coupe, à un point tel qu’on puisse affirmer qu’il aurait été absolument impossible que leur pays gagne le Saladier d’argent cette année là en leur absence, ne serait-ce que pour une seule rencontre.

Pour établir des comparaisons étayées, basons-nous sur un critère arithmétique simple. Pour remporter le Graal, une équipe nationale doit gagner 12 matches décisifs (nous excluons bien sûr les « dead rubbers », ces matches sans enjeu du dimanche, joués en 2 sets gagnants, et parfois après une nuit bien arrosée). Si chaque match décisif vaut 1 point, les 12 points nécessaires à la victoire finale sont forcément apportés par plusieurs joueurs de l’équipe, au minimum deux*, au maximum seize**; un même joueur pouvant amasser au plus 10 points (soit 8 simples et 4 doubles, une victoire en double rapportant 1/2 pt par joueur).

Nous allons donc commencer par vous parler des champions qui ont réussi un exploit selon nous quasiment digne d’une victoire en Grand chelem : récolter -au moins- 7 des 12 points de leur équipe, tout en restant invaincu en simple.

Borg_Mac_Becker_Djoko

Précisons que nous nous sommes contenté de remonter jusqu’en 1972 (année qui a vu la disparition du « challenge round », c’est à dire la qualification automatique pour la finale de l’année N, du vainqueur de l’année N-1). D’autre part, par souci d’homogénéité, pour les années antérieures à l’instauration du Groupe Mondial (1981), nous n’avons tenu compte que des quatre dernières rencontres de chaque équipe pour le décompte des points.

Aux côtés d’Andy Murray, qui vient de rejoindre ce club très fermé directement à la première place, en portant le record à 9,5 points, on trouve :

N°2 : Bjorn Borg – 1975 – 8 points

Bjorn Borg a du se sentir souvent un peu seul lors de sa campagne de Coupe Davis 1975. Quiz: qui étaient ses adversaires ce jour-là ?

Borg n’a que 18 ans et demi lorsqu’il entame cette campagne de Coupe Davis 1975, et pourtant il est déjà un vieux routier de la compétition, puisque sa première sélection (qui verra aussi sa première victoire) remonte à mai 1972, alors qu’il n’avait pas encore fêté ses 16 ans !

1975, qui est l’année de son deuxième sacre à Roland-Garros, le voit donc participer à sa quatrième campagne de Coupe Davis !

Elle sera longue et triomphale puisque, le Groupe mondial n’ayant pas encore été instauré, ce ne sont pas moins de six rencontres que la Suède va devoir remporter pour s’adjuger le Saladier d’argent, au cours desquelles Borg alignera 12 victoires en simple (toutes décisives !) et 3 victoires en double associé au fidèle Ove Bengtson.

Parmi ses victimes, du beau linge, en tous cas presque un tableau de tournoi du Grand chelem : Wojtek Fibak le Polonais, Alex Metreveli le Soviétique, les Espagnols José Higueras et Manuel Orantès, le Chilien Jaime Fillol (tous battus sur… terre battue), et enfin, pour la première finale 100% européenne de l’histoire, les tchécoslovaques Jiri Hrebec et Jan Kodès, nettoyés sur la moquette de Stockholm.

C’est la première fois*** que la Coupe Davis échappe à l’une des 4 « grandes » nations historiques (USA, Grande-Bretagne, Australie et France) : Borg devient un héros national en Suède.

Cette Coupe Davis sera la seule remportée par l’extra-terrestre, même s’il restera invaincu en simple par la suite (soit une série de 33 victoires consécutives en simple entre 1973 et 1980, record à battre !).

[Citons pour mémoire le troisième larron de l’équipe suédoise : il s’appelait Birger Andersson et il gagna quand même quelques matches décisifs. Et rappelons que le capitaine de l’équipe, Lennart Bergelin, était aussi l’entraîneur personnel de Borg !]

N°3 ex aequo : John McEnroe – 1982 – 7 points

Quiz: Parmi ces deux célèbres new-yorkais, tous deux rouquins et adeptes des raquettes Dunlop, un seul a remporté la Coupe Davis. Lequel ?

A l’opposé de Borg, Big Mac est un multi-récidiviste, la Coupe Davis 1982 étant la quatrième à tomber dans son escarcelle, puisqu’elle succédait à celles de 1978 (avec notamment Harold Solomon), 1979 (avec Vitas Gerulaitis) et 1981.

L’année précédente (1981), son rôle avait déjà été tout à fait prépondérant dans la victoire des USA (7 points apportés), mais un match perdu en quarts contre Ivan Lendl l’empêche de remplir nos critères.

En 1982, cette fois Mac va rendre « la » copie parfaite  soit 8 victoires en simple (dont 5 décisives) et 4 victoires en double avec Peter Fleming. Ce record attend toujours d’être égalé. Là encore, la liste des battus impressionne : Vijay Amritraj, Anders Jarryd, Mats Wilander, Peter McNamara et Yannick Noah (auxquels il faut ajouter Krishnan, Alexander et Leconte dans les dead rubbers).

Deux matches du « brat » resteront dans les annales.

D’abord, en quarts contre la Suède, à 2-2 entre les deux équipes, le match décisif contre un jeune Wilander tout auréolé de sa récente victoire à Roland-Garros, mais pourtant peu avantagé a priori par la moquette de Saint-Louis, se transforme en un affrontement titanesque. Mac finira par arracher la victoire à l’usure, et ce match de 6 heures et 22 minutes (9-7 6-2 15-17 3-6 8-6) est resté longtemps comme le plus long simple de l’histoire de la Coupe Davis****.

Ensuite en finale, un autre match d’anthologie contre Noah sur la terre battue de circonstance du palais des sports de Grenoble, sous les yeux de votre serviteur. Quand Noah, courageux et magnifique, gagne le 3ème set pour passer devant (12-10 1-6 3-6), on se dit que Johnny Mac est cuit. Et puis il y a l’interruption de 10 minutes en fin de troisième set (coutume qui a disparu depuis), et au retour des vestiaires le momentum de Noah est passé, McEnroe se ressaisit, redevient scandaleusement génial et plie les deux derniers sets, 6-2 6-3. Pour la petite histoire, il y a eu un moment très drôle dans ce match, alors que Yannick changeait ostensiblement de T-shirt à la fin d’un set et que le public se régalait bruyamment de sa plastique parfaite et de sa musculature imposante, McEnroe a fait exprès de changer de T-shirt en même temps, exhibant – hilare – son torse blanc et (en comparaison) sous-musclé.

McEnroe attendra dix ans pour gagner son cinquième et dernier saladier d’argent (record de l’ère moderne), en tant que partenaire de double de luxe, aux côtés des jeunots Agassi, Sampras et Courier.

[Pour mémoire, en 1982 les acolytes de McEnroe étaient Gene Mayer, Peter Fleming et Eliott Teltscher, et leur capitaine était Arthur Ashe, ce qui donnait d’ailleurs une tonalité particulière aux matches contre Noah.]

N°3 ex-aequo : Boris Becker – 1989 – 7,5 points

Becker s’est voué pendant plusieurs années à la Coupe Davis. Dès 1985, année de sa « révélation » à Wimbledon, il emmène son pays en finale, amassant 7 points en route et restant invaincu en simple. Mais, en finale, une défaite en double contre la paire Wilander – Nyström l’empêche de soulever son premier Saladier d’argent.

Il faudra attendre 1988 pour qu’il apporte à son pays (qui était encore la RFA) sa toute première Coupe Davis. Il rendra cette année-là une copie sans accroc en simple comme en double, mais avec « seulement » 6 points, ses partenaires Jelen et Steeb prenant une part importante dans la victoire.

Boris Becker s’apprête à servir sa balle de match face à Stefan Edberg, pour une victoire facile (6-2 6-2 6-4). Quiz: Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés à peine un mois plus tôt en finale du Masters au Madison Square Garden; qui s’était imposé ?

C’est donc en 1989, année d’instauration du tie-break en CD, que sa performance sera la plus remarquable, puisqu’il restera à nouveau invaincu en simple et rapportera 7,5 des 12 points de son équipe. Après un modeste Indonésien en hors d’œuvre, il lui faudra ensuite venir à bout des Tchèques Novacek et Srejber, du juvénile Andre Agassi en demies (victoire difficile en 5 sets après avoir comblé un déficit de 2 sets à zéro), et enfin de Stefan Edberg et Mats Wilander en finale.

Pour la troisième finale RFA / Suède en 5 ans, Edberg et Wilander seront humiliés en 3 sets secs et sévères, sans jamais donner l’impression de pouvoir inverser le sens du match. Après sa défaite, Wilander admettra, philosophe :  »This is the best someone’s ever played against me. (…) At least I had the best seat in the house to watch a great player at work. »

Cette Coupe Davis triomphale sera pourtant la dernière pour Becker.

N°3 ex-aequo : Novak Djokovic – 2010 – 7 points

Après Nadal, mais avant Federer et Murray, ses autres compères du Big4, celui qui est aujourd’hui le protégé de Boris Becker a offert à la Serbie sa première et pour l’instant unique Coupe Davis. Presque aussi précoce que Borg, l’actuel n°1 mondial avait connu son baptême du feu à même pas 17 ans, c’était en 2004 pour un dead rubber et il s’était imposé face à l’obscur letton Skroderis en 2 sets. En 2010, toutes les conditions sont enfin réunies pour aller au bout de sa septième campagne. Djokovic va dominer successivement Sam Querrey, John Isner, Ivan Ljubicic, Marin Cilic, Tomas Berdych, Gilles Simon et Gaël Monfils. Mais il devra à l’appui décisif de ses partenaires Tipsarevic (héros de la demi-finale) et Troicki (qui apporte le point décisif en finale) la possibilité de soulever le trophée, sans parler de l’apport de Nenad Zimonjic en double (Zimonjic qui était capitaine/joueur de l’équipe en 2004 et qui avait donc lancé le jeune Novak dans le grand bain).

Dans la foulée directe de cette victoire en CD, le Djoker entamera (par une victoire à Melbourne) ce qui deviendra sa première année en tant que n°1 mondial.

Notons qu’en 2013, Djoko a qualifié la Serbie pour sa deuxième finale, perdue cette fois face aux Tchèques, malgré deux victoires en simple face à Berdych et Stepanek, et en finissant la compétition invaincu en simple.

Conclusion

Comme on le voit, seuls de très grands champions, tous vainqueurs de multiples tournois du Grand chelem (et, hormis Murray, n° 1 mondiaux en leur temps), ont réalisé cet exploit rare (seulement 5 en 44 ans), et alors qu’ils étaient à leur meilleur. Ce qui appuie quelque peu notre thèse selon laquelle de telles victoires en Coupe Davis devraient être considérées comme aussi méritoires que des victoires en Grand chelem.

D’autres vainqueurs de Coupe Davis méritent des accessits pour leurs exploits individuels.

◊ Celui qui passe la barre fatidique des 7 points, mais sans être resté invaincu :

  • (6) Michael Stich en 1993 : Auteur d’une fin de saison 1993 tonitruante (vainqueur à Bâle et Stockholm, et des Masters face à Sampras !), Stich réalise un parcours en Coupe Davis certes très solide (7 points, invaincu en simple décisif) mais nettement moins impressionnant que celui des joueurs précités, et qui ne peut pas décemment être comparé à celui d’un succès en Grand chelem : victoires décisives sur le Russe Olhovskiy, le Tchèque Novacek, le Suédois Gustafsson et les Australiens Stoltenberg puis Fromberg en finale. En fait, c’est son partenaire Marc-Kevin Goellner qui remportera les deux victoires décisives les plus prestigieuses, contre Petr Korda et Stefan Edberg. Dans les dead rubbers signalons pour Stich des victoires sans enjeu sur Kafelnikov et Edberg, mais une défaite face à Korda. En double, associé à Patrick Kuhnen il sera invaincu en 4 matches avec notamment une victoire décisive sur les Woodies en finale.

◊ Ceux qui passent la barre fatidique des 7 points, mais sans être restés invaincus en simple décisif :

  • (7) Ivan Ljubicic qui apporte 9 points à la Croatie en 2005, ce qui a constitué pendant 10 ans le record absolu de points (jusqu’à ce que Murray le dépasse ce week-end). Cette année là, le Croate a dominé en route Agassi et Roddick (devant leur public !), Hanescu et Trifu, Youzhny et Davydenko, puis en finale Kucera, et a gagné ses quatre matches de double associé à Mario Ancic (dont une victoire sur les N°1 Bob et Mike Bryan). Mais le géant chauve a eu la mauvaise idée de perdre son tout dernier simple contre Dominik Hrbaty. Défaite finalement sans conséquence puisque Ancic apportera le point de la victoire aux Croates, mais qui nous empêche de le placer au Panthéon de la Coupe Davis en compagnie de nos cinq « Maîtres ».
  • (8) Tomas Berdych en 2012 : 8 points, mais un match perdu en finale face à David Ferrer. Berdych a conservé la CD l’année suivante, avec 5,5 pts au compteur.
  • (9-A) Stan Smith en 1972 : 7 points, mais une défaite contre l’espagnol Andres Gimeno en demi-finales.
  • (9-A) Marat Safin en 2002 : 7 points (dont les victoires sur Paul-Henri Mathieu et Sébastien Grosjean en finale, ou encore David Nalbandian en demie), mais une défaite contre Roger Federer au premier tour. Safin gagnera un deuxième saladier d’argent en 2006 (mais avec seulement 3,5 pts).

◊ Et enfin, ceux qui s’approchent des 7 points, tout en finissant la compétition invaincus en simple décisif :

  • (11) Ivan Lendl (pour la Tchécoslovaquie) en 1980 : invaincu en simple comme en double, mais « seulement » 6,5 pts. Lendl ne mettra ensuite plus jamais la Coupe Davis dans ses priorités (sa naturalisation américaine ne venant pas changer cet état de fait).
  • (12) Pat Cash en 1986 : invaincu en simple, 6,5 pts. Sa deuxième victoire après celle de 1983.
  • (13) John Alexander en 1977 : invaincu dans les simples décisifs, 6,5 pts.
  • (14) Andy Roddick en 2007 : invaincu en simple, 6 pts.

Notes :

(*) C’est arrivé en 2005, avec Ljubicic et Ancic pour la Croatie ; puis à nouveau en 2012, avec Berdych et Stepanek pour la République Tchèque.

(**) Ce n’est jamais arrivé et n’arrivera sans doute jamais ; le « record » de l’ère moderne est détenu par la Suède de 1998 avec huit contributeurs différents : Bjorkman, Norman, Gustafsson, Kulti, Thomas Johansson, Enqvist, Larsson et Tillström. Autre cas remarquable de participation collégiale à la victoire, les USA de 1990 avec 7 contributeurs dont aucun n’a dépassé 2 points.

(***) Nous excluons bien sûr la misérable « victoire » de l’Afrique du Sud de l’apartheid en 1974, obtenue sans combattre pour cause de boycott de la finale par les Indiens.

(****) Détrôné seulement cette année en mars, lors du match de premier tour entre l’Argentine et le Brésil, Leonardo Mayer et Joao Souza ayant croisé le fer pendant 6h42min, sur terre battue.

Précision :

Cet article est la mise à jour de celui publié ici il y a 5 ans, article qui était lui-même une actualisation d’un texte jadis paru sur SV sous le titre « Coupe Davis : une compétition par équipe, marquée par quelques grandes individualités« 

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Sous d'autres cieux et en d'autres temps, je fus connu sous le sobriquet de "Colin Maillard et Tartempion".

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187 Responses to Les plus belles chevauchées individuelles de la Coupe Davis (reloaded)

  1. Renaud 28 novembre 2015 at 11:06

    Très bel article que je viens de dévorer…
    En vrac quelques questions car je m’aperçois que je connais très mal cette compétition.
    Je suis surpris de ne pas voir Nadal, il me semblait avoir lu ici ou là qu’il avait été décisif pour son équipe et pas qu’une fois.
    Quid du parcours de FED l’année de la victoire de la Suisse
    Est-ce que les 7 points gagnés par Becker mais sans remporter la coupe (1985) sont un record en la matière.

    Est-ce qu’un des grands joueurs de l’ère open n’a pas gagné la coupe Davis
    Borg OK – Mc Enroe OK – Lendl OK et pour la Tchécoslovaquie si j’ai bien tout compris
    Willander OK – Edberg OK – Becker OK
    Agassi OK – Sampras OK
    Nadal, Djoko, Fed tous OK
    Quid de Connors, je crois me souvenir qu’il ne jouait pas la Coupe Davis dans ses grandes années pour y revenir vers le milieu-fin de carrière
    A voir donc pour Murray maintenant

    • Colin 28 novembre 2015 at 11:18

      Merci Renaud pour ta lecture attentive.
      Nadal a remporté 4 fois la CD (record parmi les joueurs en activité) mais sans jamais dépasser 5 points. C’est le « problème » quand on a une armada de très bons joueurs pour vous seconder (Moya, Ferrero, Ferrer, Almagro, Lopez, Verdasco, Robredo).
      Federer a amassé 6.5 pts l’année dernière (beau score) mais a perdu un simple décisif contre notre Gaël national.
      Connors n’a jamais remporté de finale (il a perdu celle de 1984 contre les Suédois) mais il a apporté sa contribution (modeste) à la campagne de 1981 avec… une victoire en simple! (en quarts, je crois)
      Comme tu dis, à voir pour Murray.

    • Colin 28 novembre 2015 at 11:29

      Becker 1985 n’est pas le seul à avoir fait très fort (7 pts et invaincu en simple) sans gagner pour autant la coupe. Il y a eu depuis, Enqvist 1996 et Djokovic 2013 qui ont fait le même score de 7 pts en gagnant tous leurs simples décisifs.

      Pas mal non plus, avec 6 pts ou plus : Ferrer 2012 (6), Nalbandian 2008 (6), Nalbandian 2006 (6.5), Hrbaty 2005 (6), Grosjean 2002 (6), Hewitt 2001 (7.5, mais battu par Escudé en finale), Pioline 1999 (6.5), Kafelnikov 1995 (6.5), Noah 1982 (6), Kodès 1975 (6.5).

      • Skvorecky 28 novembre 2015 at 12:51

        Au fait, ce serait intéressant d’avoir un classement global du plus grand nombre de points gagnés en une campagne de Coupe Davis, invaincu ou non, victorieux ou pas.

        On peut le déduire de tes commentaires, mais c’est dans le désordre!

        • Patricia 28 novembre 2015 at 13:59

          Le trio de tête c’est

          1) Ljubicic
          2) ex aequo, Borg et Berdych
          puis
          4) Becker
          5) Mac, Smith, Safin, Djoko
          9)Lendl, Cash, Alexander

      • Colin 28 novembre 2015 at 18:08

        OK, OK…

        LE CLASSEMENT GENERAL (SIMPLE+DOUBLE)

        Points
        1.MURRAY, Andy Grande-Bretagne 2015 9,5
        2.LJUBICIC, Ivan Croatie 2005 9
        3.BERDYCH, Tomas Tchéquie 2012 8
        3.BORG, Bjorn Suède 1975 8
        5.BECKER, Boris RFA 1989 7,5
        5.HEWITT, Lleyton Australie 2001 7,5
        7.BECKER, Boris RFA 1985 7
        7.DJOKOVIC, Novak Serbie 2010 7
        7.DJOKOVIC, Novak Serbie 2013 7
        7.ENQVIST, Thomas Suède 1996 7
        7.MC ENROE, John USA 1982 7
        7.MC ENROE, John USA 1981 7
        7.SAFIN, Marat Russie 2002 7
        7.SMITH, Stan USA 1972 7
        7.STICH, Michael RFA 1993 7
        16.ALEXANDER, John Australie 1977 6,5
        16.CASH, Patrick Australie 1986 6,5
        16.FEDERER, Roger Suisse 2014 6,5
        16.KAFELNIKOV, Evgueni Russie 1995 6,5
        16.KODES, Jan Tchécosl. 1975 6,5
        16.LENDL, Ivan Tchécosl. 1980 6,5
        16.NALBANDIAN, David Argentine 2006 6,5
        16.PANATTA, Adriano Italie 1976 6,5
        16.PIOLINE, Cédric France 1999 6,5
        25.BECKER, Boris RFA 1988 6
        25.FERRER, David Espagne 2012 6
        25.GROSJEAN, Sébastien France 2001 6
        25.HRBATY, David Slovaquie 2005 6
        25.NALBANDIAN, David Argentine 2008 6
        25.NOAH, Yannick France 1982 6
        25.RODDICK, Andy USA 2007 6
        25.VILAS, Guillermo Argentine 1981 6

        • Patricia 28 novembre 2015 at 14:14

          ah, le fichier complet !
          donc Hewitt et Enqvist ont réalisé leurs meilleurs scores des années où ils n’ont pas gagné.

          Hewitt a gagné deux fois, avec un sacré parcours en simple
          - en 99, il bat Todd Martin, Kafelnikov, Safin, (et un certain O’Brien) mais c’est Philipoussis qui gagne la finale en simple et les Woodies en double
          - en 2003 il gagne tous ses simples (dont Enqvist, Federer et Ferrero) mais ne joue pas le double.

          Hewitt aurait pu écraser le classement si les Woodies n’avaient pas été en activité (il a quand même gagné 16 fois le double) ; sauf en 2001 où il le joue avec Rafter mais se fait battre par Santoro/Pioline….

        • Colin 28 novembre 2015 at 15:49

          Ouaip, bien vu.
          Quelques vainqueurs célèbres de la CD sont absents de ce classement:
          - Nadal, 4 titres, mais absent pour cause d’armada espagnole à ses côtés
          - Wilander et Edberg, malgré 7 finales consécutives de 1983 à 1989 pour la Suède (et encore 2 autres pour Edberg en 96 et 96). Tout comme Nadal, Wilander et Edberg ont toujours plafonné à 5 points, là aussi pour cause de pléthore de bons équipiers (Sundström, Jarryd, Gunnarsson, Nyström, Carlsson, Pernfors, Svensson…).

  2. Quentin 28 novembre 2015 at 11:07

    Merci Colin pour cet historique!

    Je ne comprends pas très bien ton calcul pour Borg en 1975: pourquoi comptes-tu 8 point s’il a gagné 12 simples tous décisifs et trois doubles? Au total cela devrait faire 13,5pts, non?

    Pour les autres je suis ok:
    5 simples et 4 doubles pour McEnroe = 7pts
    6 simples et 3 doubles pour Becker = 7,5pts
    7 simples et 0 doubles pour Djokovic = 7pts

    • Colin 28 novembre 2015 at 11:19

      Salut Quentin, c’est expliqué dans le texte, je me cite « pour les années antérieures à l’instauration du Groupe Mondial (1981), nous n’avons tenu compte que des quatre dernières rencontres de chaque équipe pour le décompte des points » (sinon la comparaison serait faussée).

  3. Nathan 28 novembre 2015 at 12:25

    Bravo Colin pour ce texte formidablement renseigné ! Extraordinaire Borg qui avait remporté à 15 ans ses deux simples ! 15 ans, cela fait rêver aujourd’hui. Dont un contre Parun qui était loin d’être un manche.

  4. Skvorecky 28 novembre 2015 at 12:42

    Merci d’avoir remis cet excellent article, que j’avais déjà lu.

    Le concept de victoire en Coupe Davis équivalente à un Grand Chelem (ou du moins à une performance de choix) me semble indispensable, tant la victoire dans cette compétition ne veut pas dire grand chose individuellement.

    Cela dit, le format si particulier fait qu’aucune équivalence n’est complètement satisfaisante.

    Pourquoi mettre la barre à 7 points? 7 points comme 7 matchs d’un Grand Chelem, oui, sauf que certains des points peuvent être gagnés en double.
    Les 7 points peuvent être remportés en ayant loupé une rencontre (qui pourrait être la finale!)
    Par contre, si un joueur gagne tous les simples et les doubles, du premier tour à la finale, et que ses coéquipiers en font de même, ce joueur restera limité à 6 points.
    Tout cela reste théorique, bien sûr.
    Par empirisme, on peut admettre que les 4 joueurs répondant au critère sont d’immenses champions, ce qui valide ton calcul. Mais si la barre était placée à 6 points afin d’élargir le panthéon, ce dernier n’aurait pas mauvaise allure non plus, avec Lendl, Cash et Roddick. Sauf que je n’ai aucune idée de qui est John Alexander. Mais si la Coupe Davis est la compétition où les anonymes peuvent se transformer en champion, alors pourquoi pas lui… Je vois qu’il a battu Panatta et Barazzutti en finale, certes sur herbe.

    Je suis sûr que tu as réfléchi à tout ça et, somme toute, ton choix est parfaitement légitime.

    Mais… que dire aussi des exploits individuels limités à un match, ou à une finale? Quand je pense exploit individuel en Coupe Davis, je songe immédiatement à Sampras en 95… mais s’il avait participé activement au parcours, il avait été absent du premier tour. Et en quart comme en demi-finale, les Etats-Unis s’étaient qualifiés avant qu’il ne puisse jouer son deuxième simple décisif.

    Et tout cela, sans évoquer le niveau de l’opposition, ni les conditions avantageuses ou non (domicile ou extérieur, gagner sur sa meilleure surface ou sur sa pire).

    Bref, dans le fond je crois que c’est impossible de définir un mode de calcul pour distinguer les Coupes Davis dont un joueur peut s’enorgueillir comme d’un Grand Chelem, des victoires reposant sur un collectif complémentaire.

    On pourrait adopter une approche qualitative, au cas par cas. Cela serait la porte ouverte à tous les biais d’analyse, évidemment, et à la subjectivité des fans de tel ou tel joueur.

    Ta tentative de conceptualisation reste la plus convaincante.

  5. Skvorecky 28 novembre 2015 at 12:47

    Quant au quiz new-yorkais intégré à l’article, je ne vois pas ce que vient faire aux côtés de McEnroe une photo de l’excellent Nathan, qui intervient en ces pages depuis un peu plus d’un an.

    • Nathan 28 novembre 2015 at 13:13

      Haha ! c’était l’époque où j’étais jeune !

  6. Patricia 28 novembre 2015 at 13:22

    Super Colin !
    En quoi cet article est il « reloaded » ?
    A mon avis un 5è match Bemelmans/Edmund est peu probable, car Edmund a indiqué en interview qu’il avait souffert de la jambe après 2 sets. Il a bien décroché mentalement aussi (même si Goffin a changé de tactique et globalement bien haussé son niveau). Ward n’est pas un joueur de terre battue, mais c’est un gars très accrocheur, capable de matchs au couteau.

    Bemelmans a quant à lui réalisé un match très prometteur et affiché un bon niveau, mais les Belges auront peut être envie de profiter de sa forme pour économiser Darcis en le titularisant en double (ils ont encore quelques heures pour changer). Darcis a également une plus grande expérience des 5è matchs décisifs, ou 4è matchs décisifs. Il a disputé notamment la victoire en demi finale contre Delbonis. Contre les Canadiens il avait remporté le point contre Dancevic, permettant la qualification dès le samedi.
    En 2013 il a vaincu Israël en play off en rapportant les 2 pts du simple (Bemelmans avait aussi battu Sela)… Bref je pense que si l’on va au 5è match, l’affiche Darcis-Ward est plus probable. Mais assez obscure tout de même pour soutenir la comparaison avec Boestsch/Kulti !

    Concernant le débat lu ici et là sur l’équipe de GB qui « mériterait moins » car reposant trop sur les épaules d’Andy, je ne suis pas d’accord : déjà, parce que la Belgique a affronté des équipes très affaiblies (Lammer et Laaksonen, ou Dancevic et Peliwo, c’est de la 3è division), ou moyennes (Mayer-berlocq-Delbonis), alors que l’Australie, la France et les US sont des prétendants convaincants.
    Ensuite parce qu’ils ont remporté 2 fois le double avec comme MVP un autre qu’Andy – au passage un match de légende contre les Aussies.
    Enfin parce que le N°2 brit a battu le 11è mondial 15-13 au 5è. Si c’est pas mériter de la coupe, ça !

    Si les Belges gagnent le double et que Goffin sort Murray, ils auront racheté à mes yeux leur parcours chanceux en réalisant une grande finale… sinon, je préfèrerai que le titre aille à l’équipe qui fait la meilleure pub à l’épreuve ! Et un top 5 qui joue tous les matches de toutes les rencontres participe de son prestige.

    • Colin 28 novembre 2015 at 13:32

      Je plussoie à tout ce que tu viens d’écrire.
      « Reloaded » car c’est la suite actualisée d’un article de 2010.

      Chose très marquante que je viens de noter en lisant ton post : La GB, pour arriver en finale, a battu les 3 autres nations « historiques » de la CD : USA, France et Australie. Comme je l’ai écrit dans mon article, ces 4 nations se sont accaparé tous les titres jusqu’en 1973.
      Je trouve que c’est une façon particulièrement élégante, pour les Brits, de retrouver la finale. Leur dernière (perdue) date de 1978.

      Quant à nos cousins d’outre-Quiévrain, c’est leur première finale, et ils sont archi-outsiders, donc la pression est moins forte.

  7. Patricia 28 novembre 2015 at 13:46

    Le souci du format en Coupe Davis c’est que la performance du champion va être prépondérante à la relative faiblesse du N°2 : pour jouer deux simples décisifs, il faut que notre comparse perde le sien la première journée. Ainsi McEnroe réalise-t-il la copie parfaite sans pour autant engranger le maximum de ton barème…

    En tous cas, article bourré d’anecdotes savoureuses, ma préférée sur le combat des torses Noah-Mac (Woody et McEnroe jouent à peu près dans la même cour)!

    Je n’avais pas remarqué le parcours des nations historiques… assez classieux en effet, même si la finale manque son effet d’apothéose…

  8. Evans 28 novembre 2015 at 13:53

    Djokovic a-t-il fait plus de mal à Federer qu’à Nadal?

    Vous avez 4 heures, à vos copies. Je passe les ramasser dans 4 heures.

    • Geo 28 novembre 2015 at 18:02

      Oui. Federer butte invariablement sur Djokovic depuis deux ans, lequel l’empêche de gagner un nouveau grand titre et par là-même de parachever son œuvre.

      Non. Djokovic a stoppé l’élan de Nadal en 2011 puis début 2012, alors que ce dernier aurait pu se lancer à l’assaut des plus beaux records de Federer.

      Qui sait? 22/22 d’un côté et 23/23 de l’autre fin 2015. La balle au centre, enfin au serveur.

  9. Patricia 28 novembre 2015 at 15:08

    Les Belges ont décidé d’aligner Goffin et Darcis !
    Un peu désespéré comme choix, ils jettent toutes les forces dans la bataille.
    Goffin n’a pas une expérience terrible en double mais ma foi…. peut-être un pari pour surprendre les Brits (il n’y a pas de données sur la paire belge) ?
    A priori Goffin ne joue jamais le double (enfin une fois avec Bemelmans, ils avaient perdu contre la GB (Fleming et Hutchins).

  10. Patricia 28 novembre 2015 at 15:45

    Bien sympa le début du double !

    Les Belges me surprennent, je pensais que les Murray allaient se régaler en retour mais pour l’instant, ils tiennent très bien !
    Et la 1è BB fut pour eux.

  11. Patricia 28 novembre 2015 at 15:52

    Mais Goffin un peu friable à la pression et les frangins répliquent ! 1er set dans la poche !

  12. Patricia 28 novembre 2015 at 16:00

    Des fois les Murray font des trucs surnaturels en défense…

  13. Patricia 28 novembre 2015 at 16:03

    Quelle patte chez les deux Murray !
    Les Belges mettent toujours la pression…

  14. Patricia 28 novembre 2015 at 16:06

    2è BB sauvée d’un service gagnant par Jamie…

    par contre la double après, on sent bien la pression mise par Goffin au retour. 3è BB…
    Manque de 1è encore, et break !

    Jamie est bon à la volée, mais pas top au service et en retour aujourd’hui.

  15. Patricia 28 novembre 2015 at 16:17

    Par contre Andy est excellent.

    Goffin c’est en alternance. Il rate parfois bêtement, mais il assure à d’autres.

    Bon service de Darcis pour sauver une BB.

  16. Patricia 28 novembre 2015 at 16:19

    Jamie sous perfe en retour. Y a quasi que des 1è mais ça doit pas aller vite, ils doivent jouer le %.

    Darcis est surprenant.

  17. Homais 28 novembre 2015 at 16:22

    Ne serait-ce pas ce bon Llodra qui applaudit debout parmi les membres de l’équipe belge ?

  18. Patricia 28 novembre 2015 at 16:27

    Darcis excellent dans ce jeu, les Murray lorgnaient le break…

  19. Patricia 28 novembre 2015 at 16:33

    haha Goffin qui essaye de défigurer Jamie ! P’tit vicieux, va !

    Darcis est très très bon en CD décroisé hyper court. 3 balles de set pour les belges !

  20. Patricia 28 novembre 2015 at 16:34

    1 partout, pour le double ils se sont pas trompés de surface, les Belges ! (J’ose pas imaginer le melon de Llodra s’ils gagnent…)

  21. Patricia 28 novembre 2015 at 16:47

    Jamie a l’air de trainer la patte, et se fait breaker à 15…. oulalaaa, ça commence à sentir le roussi.

  22. Homais 28 novembre 2015 at 16:48

    Sur la BB, terrible erreur de positionnement d’Andy qui est positionné plein centre et qui de plus anticipe l’interception… il laisse tout son côté vide pour un retour coup droit facile.
    Les Belges ont pris un ascendant et pas seulement au score. Ceci dit, en double, rien n’est jamais fait.

  23. Homais 28 novembre 2015 at 16:51

    Et voilà… débreak dans la foulée.

  24. Patricia 28 novembre 2015 at 16:51

    Très belle réaction de Jamie, qui fait tout le boulot pour 3 balles de débreak. Une de sauvée sur un super smash de Goffin (encore un lob de défense monstrueux d’Andy). Une belle volée de Jamie pour le débreak !

  25. Homais 28 novembre 2015 at 16:52

    Oui Jamie me semblait avoir faibli aussi beaucoup, et là il fait un très beau jeu.

  26. Homais 28 novembre 2015 at 16:57

    Goffin maître des lobs millimétrés…

  27. Patricia 28 novembre 2015 at 16:58

    Darcis est très astucieux au filet !

  28. Patricia 28 novembre 2015 at 17:02

    Les Belges continuent de jouer sur Jamie, qui joue bien mieux : résultat, break pour les Brits sur une volée énorme de Murray aîné !

  29. Patricia 28 novembre 2015 at 17:05

    Par contre re coup de mou sur ce jeu ! 2 balles de débreak, puis break sur une faute de Jamie… Belle réaction des Belges, il ne fallait pas le laisser reprendre confiance.

  30. Patricia 28 novembre 2015 at 17:08

    Jamie repart à l’offensive, 3 balles de re-break !

  31. Patricia 28 novembre 2015 at 17:08

    Hum, rédemption de Murray aîné, break blanc !

  32. Patricia 28 novembre 2015 at 17:13

    Andy lâche de gros Come on ! et conclut un set pas très bien embarqué pour les frangins….

  33. Patricia 28 novembre 2015 at 17:23

    haha le point de folie !
    Génial !
    Il joue super bien Goffin dans ce jeu ! Andy avait fait une trsè belle volée désespérée en plus !

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