En direct de l’Open de Rennes 2021, putaing

By  | 15 septembre 2021 | 59 Comments | Filed under: Actualité, Bord de court

J’étais tranquille j’étais peinard accoudé au bar de ######l’open de Rennes####### et pas n’importe quel bar, le bar, non, l’un des bars VIP de l’Open, appelons-le le « petit Bar Vip » de l’Open de Rennes, vous allez voir que ce détail a de l’importance. Et je le précise tout de suite, en matière de VIPisme, je ne dois ma présence à cet endroit qu’à, appelons ça un certain sens de l’opiniâtreté qui m’a rapidement fait comprendre qu’il fallait que je me débrouille pour voir Murray et Gasquet dans les meilleures conditions, qu’il s’agisse de mon point de vue sur le court ou du confort du lieu de débrief qui s’en suivrait.

Et c’est grâce à ces qualités que nous nous sommes retrouvé mon pote Jo et moi au « petit bar Vip » à discuter de ce que nous venions de voir, de très près. Mais rien de ce que je pourrais vous raconter ici ne vous apporterai quoi que ce soit de neuf sur nos deux héros un brin vintage. En fait, en vrai, tout est pareil et un peu plus. Finalement, en matière de tennis en vrai, la différence entre nous (…) et les pros, c’est que chez nous, en général on sait dès l’échauffement qui va gagner. Donc, ce qui est fascinant, c’est de constater que lentement, mais en fait très rapidement, Murray a fait un certain nombre de choses qui font que tout à coup, ça fait 6/3 4/1 pour lui. Et j’avoue en toute humilité que même si ce sont des choses que je regarde depuis un certain temps, elles me dépassent totalement. Ce sont quasiment plus des impressions, qu’au fil des minutes, quelque chose d’inexorable est en train d’arriver, qu’une toile se tisse. Et tout à coup on regarde le type à quelques mètres devant soi et on se dit que tout de même, à un certain moment, dans le monde, personne sur la planète ne savait faire mieux que lui ce qu’il est en train de faire devant nos yeux.

MurrayGasquet

Pareil pour Richard Gasquet. A 6 partout au premier set, contre un jeune homme classé 310 ème mondial ayant tendance à jouer son va tout et à parfois pêcher par trop d’audace, on sait que l’ainé va l’emporter et que le deuxième set va être une formalité, et c’est ce qui se passe. Et pendant tout ce temps-là, on a le plaisir de voir en vrai ce pourquoi on, enfin, je, étais venu : voir le revers de Richard Gasquet. J’ai vu quelques joueurs professionnels dans ma vie. Pas énormément – pas Fed ! – mais de quoi m’habituer à la petite musique et de quoi faire le lienentre l’écran et le réel. Mais je n’avais rien vu de comparable au revers de Richard Gasquet. Ça n’est pas juste un coup. C’est un moment. C’est le moment, instant bref où l’on comprend que Richard Gasquet va frapper un revers, plat de préférence, ou mieux, lifté, même si son chop reste un régal, et où l’on se délecte à l’avance de ce que l’on va voir et où l’on voit quelque chose qui n’a rien à voir avec le reste de ce qui est en train de se passer. Rien à voir avec les services, de Gasquet ou de son adversaire, les coups droits et tout le reste. Non, il y a le match, le jeu, le présent et, à côté, mais surtout au-dessus, le revers de Richard Gasquet. Celui-ci troue le court, parfois, mais le temps, surtout, tant on a l’impression que ce geste est intact et nous vient d’il y a très longtemps, avant Tennis Mag’ 96, avant les Putaing, avant les « il aurait pu faire mieux », avant les « oui mais tout de même 500 victoires ». A se demander si sa merveille de revers n’existait pas avant Richard Gasquet lui-même.

GasquetRevers

J’en étais là de mes considérations fumeuses et je les infligeais avec d’autant plus de plaisir à mon pote Jo que nous avions joué le matin et que, c’est un euphémisme, il ne m’en voudra pas, Jo a du boulot en revers. Ce que la douzaine de personnes présentes dans ce petit Bar Vip aurait par ailleurs pu admettre, puisque Jo avait choisi, pour des raisons que la raison ignore, de ne pas changer de fringues après la séance, faisant ainsi de lui, en short et tee shirt parmi les Vip en cravates, une sorte de possiblement « joueur », mais du genre pauvre, vu ses pompes, voire, très pauvre, voire suspect. Bref, Jo ressemblait à un Ukrainien ayant perdu au premier tour du double et continuant son tournoi par des paris au bar. Et nous avions tous les deux pour stratégie, au cas où quelqu’un approche, qu’il se démerde pour émettre des sons à consonances slaves, histoire de lever les doutes.

Et nous en étions là, tranquilles et peinards, quand tout à coup, une voix nous fît lever le nez de nos verres : « mesdames et messieurs, désolés d’interrompre vos conversations, mais je vous demande de bien vouloir accueillir…Richard Gasquet ! ». C’était le petit monsieur chauve en costume gris qui fait l’animation au micro et les interviews de fin de match sur les courts, et effectivement, tout en sueur et pas douché – comme Jo, unique point commun – à côté de lui et à deux mètres de nous, se tenait le père de tous les revers : Richard Gasquet.

Super bonne idée d’avoir préféré le Petit Bar Vip au grand, où là ça devait être un peu l’émeute autour de lui. Alors, passé un léger choc, nous pûmes avoir un aperçu de certaines réalités de la vie de joueur professionnel d’un Richard Gasquet. Le monsieur chauve surenchérissait d’enthousiasme pour égrener les grands moments de sa carrière devant ce petit parterre, attendant probablement des réactions, celles-ci finissant par vaguement venir – « Ooooh », « bra-vo », et que j’essaie d’applaudir en tenant ma coupe, mais je ne sais pas quoi dire – et je crois que tout le monde était un peu gêné et surtout Richard lui-même, et les euros semblaient défiler dans les minutes et inversement.

Et donc alors que le temps était manifestement précieux, que la représentation était minutée j’ai trouvé malin de faire le malin : « Hé, s’il vous plait, est-ce que je peux poser une question à Richard ? ». Regard anxieux du monsieur chauve sur moi et les pompes de Jo : ça n’était absolument pas prévu au programme, mais vu que les autres rigolent, du coup…Bon. « Hmm, oui, ok, allez-y pourquoi pas…Mais vite fait hein ! ». Et là, on sent une brèche dans l’espace-temps.

« Bon, ben voilà, il se trouve que moi je joue, je suis 15/3 – c’était surtout vrai avant le Covid ça, mais cette précision avait surtout pour objectif de faire comprendre à mon auditoire, dont Richard Gasquet – Richard Gasquet ! – que je j’allais causer tennis et pas forcément raconter n’importe quoi, et il se trouve que Jo ici présent – regards sur ses pompes, pensées de Jo genre « qu’est ce qu’il va raconter ce con ? » – avons joué ce matin et il se trouve qu’en revers je lui ai dit d’essayer de préparer comme…Richard Gasquet, la tête de raquette très haute, quasiment à hauteur de tête – là tout le monde arrête de rigoler car tout le monde voit que mon sujet intéresse manifestement Richard, et pour cause – …Et je voulais du coup demander à Richard si d’une part c’était un bon conseil mais surtout, s’il y a un truc à dire à Jo pour son revers, c’est quoi ? ». Silence.

Et là, Richard Gasquet nous regarde, Jo, ses pompes et moi, et se met à nous expliquer très méticuleusement, point par point, ce qu’il y a d’important dans un bon revers. Il prend son temps. Et je retiens que ça n’est pas tant la question de la préparation que celle du coup de poignet à l’impact, et de la pronation, Richard nous expliquant cela geste à l’appui, mimant de la main la manière dont il fouette la balle. Le petit monsieur chauve ne dit plus rien. Les gens en costard arrêtent de rigoler, et moi non seulement j’écoute attentivement, forcément, en essayant de prendre ma meilleure attitude type écoute active, histoire que tout le monde comprenne bien, à commencer par Richard, qu’il s’agit là d’une question extrêmement sérieuse et que quand Gasquet explique ce qu’est un revers, on l’écoute. Et il continue d’expliquer, j’ai l’impression d’écouter un pote de club meilleur que moi me filant des conseils techniques, jusqu’à avoir cette phrase assez improbable quand c’est Richard Gasquet qui vous la livre les yeux dans les yeux puisque j’ai voulu insister et le relancer sur les spécificités de son revers lifté, haut et bombé : « tu vois, c’est comme quand tu joues Federer ou Nadal ». Le pire, c’est que tout à coup j’ai tout à fait l’impression de voir et qu’on est dans le même club. Et que ça pourrait durer un moment, comme ça, qu’il ne s’agit même pas pour lui d’avoir la patience d’expliquer, mais qu’il aime profondément parler …De tennis.

Mais forcément, ça ne peut pas durer un plus long moment, le petit monsieur chauve semble paniquer devant une telle sortie de cadre, fait signe à tout le monde que ça va comme ça, ça a assez duré les trucs pas prévus au programme de la tournée des bars Vip. Alors il rembarque son Richard, tout le monde applaudi et dit merci, et Jo et moi on se regarde et on se dit qu’on vient de vivre un sacré moment. Putaing.

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A dormi dans le même lit que Jérôme Potier à Poitiers, à quelques années d'intervalle

59 Responses to En direct de l’Open de Rennes 2021, putaing

  1. Colin 15 septembre 2021 at 13:25

    Putaing, en effet, cong.

  2. Paulo 15 septembre 2021 at 13:26

    Alors soit tu es le meilleur (ou le pire) mytho, et de loin, de 15-love, ou ce que je viens de lire est le meilleur compte-rendu mixte « bord de comptoir / bord de court » que j’aie jamais lu.

    Et au fait, si tu croises Andy, tu lui dis quoi ?

    • Sam 15 septembre 2021 at 13:59

      Bonne question. Je n’ai pas de réponse, mais j’imagine que ça pourrait donner lieu demain à un article genre « Comment je me suis fait envoyer balader par Andy Murray ».

    • Paulo 15 septembre 2021 at 14:39

      Zut, voilà que je me retrouve avec l’avatar de Colin. Décidément, cet article est celui de toutes les surprises !

  3. Nathan 15 septembre 2021 at 14:12

    Et du coup, Jo, il a progressé en revers ?

  4. Guillaume 15 septembre 2021 at 14:57

    Demander à Richard Gasquet des conseils pour un dénommé Jo qui a des problèmes en revers. Cette ironie !

  5. Rubens 15 septembre 2021 at 16:20

    Oh fane de chichoune, quel grand moment en effet ! Et au final, ça ne me surprend pas que Richard vous ait répondu. Ca me semble être le gars simple et accessible, qualités qui ne sont absolument pas requises pour devenir un champion, mais fort utiles dans la vie sociale. Et si en plus tu lui as posé une question sur un sujet dont il est spécialiste, la frappe en revers, effectivement sa réponse doit être intéressante.

    Si tu croises Andy, demande-lui des nouvelles d’Ivan, c’est pour Antoine qui est revenu parmi nous et je suis sûr qu’il sera friand de nouvelles de première main.

    • Sam 15 septembre 2021 at 16:33

      En fait je pense que j’aurais surtout eu des chances de croiser hier soir Gilles Simon, qui, même s’il a perdu au premier tour, n’a probablement pas dû échapper à la tournée des VIP. Et là j’imagine la tournure que les évènements auraient pu prendre : poser une question à Gillou genre, sur son bouquin, sur l’évolution du tennis, sur la Fédé, etc…L’embarras du choix passionnant. Et on y serait encore.

      • Rubens 15 septembre 2021 at 16:36

        Si tu croises Gillou, invite-le sur 15-Love, je suis certain qu’il a des choses à nous dire, il est un sujet récurrent de nos papotages. Et je suis certain aussi qu’il y prendrait du plaisir !

  6. Guillaume 16 septembre 2021 at 16:47

    On t’a vendu Murray et Gasquet, t’es en passe de te retrouver avec Moraing, Broady et Gabashvili (!) : complooooooooooot !

    • Guillaume 16 septembre 2021 at 20:32

      Après ça sent surtout le back to back pour Arthur Rinderknech. Le mec pourrait réaliser l’exploit de gagner tour à tour l’édition la plus éclatée et la plus relevée de l’histoire du tournoi.

      • Sam 16 septembre 2021 at 22:04

        Et pour le coup ça serait parfait, finalement. J’étais à peu près le dernier à piger le potentiel de Kindernaiche, mais tout de même, j’avais un peu halluciné il y a 2 ans en voyant que c’était ça, le niveau d’un 300ème. La suite m’a remis les neurones en place, en fait il jouait top 100, facile facile. Donc là, c’est assez classe qu’il revienne, à tous points de vue. Et ça donne clairement un surcroit de crédibilité au tournoi.
        Je vais finir par dire du bien de ce tournoi.

        • Guillaume 16 septembre 2021 at 22:24

          J’avoue être aussi passé à côté du garçon, mais plus dans le sens où j’ai attendu cet USO pour le voir jouer pour la première fois.

          C’est comme Maxime Cressy, le Français qui aimait tellement le service volée que la Fédé a tenté de l’en dissuader et qu’il a préféré prendre la nationalité ricaine. Jamais vu jouer alors que je suis sûr que ça me plairait bien.

    • Colin 17 septembre 2021 at 09:08

      Max Moraing, je ne sais pas si ça ferait un beau vainqueur, en tout cas, ça fait déjà une belle rime avec le titre de cet article.

      • Jo 17 septembre 2021 at 14:43

        Moraing ou le moringue, en l’occurrence, est à La Réunion ce que la capoeira est au Brésil. Gare à Max la Menace.

      • Colin 17 septembre 2021 at 19:03

        Et d’ailleurs après vérification son prénom n’est pas Max mais Mats. Peut-être ses parents étaient-ils fans de Wilander…

      • Jo 18 septembre 2021 at 18:02

        Moringue la fine totocher Ti Mozart.

  7. Don J 17 septembre 2021 at 14:48

    Merci Sam, tu as fais ma journée, toujours un plaisir de te lire !

  8. Sam 17 septembre 2021 at 16:38

    Bon, tout va bien pour Richard mais le grand choc espéré contre Murray en quart n’aura pas lieu, ce dernier s’étant fait virer par un certain Roman Safiullin que je ne connaissais pas mais m’a fait forte impression.
    Au premier set, d’emblée il a breaké Andy qui n’a jamais pu faire son retard et semblait assez peu en jambes. Au second, Murray a réalisé un break à l’arrache et à 4/4 pour ensuite emporter le set, nous gratifiant au passage d’un rallye digne de sa plus grande époque, de « come on !  » et de poings rageurs…On y a tous cru.
    Mais au troisième set, la panne. Peu ou pas de jambes, plus étonnant, des mauvais choix genre avoir le court ouvert pour tirer un passing et se tromper de côté…A 0/5, Andy a sauvé l’honneur, mais l’autre en face a continué dans une veine très Karatsevienne, avec en plus une belle confiance en lui qui lui a fréquemment permis de servir des secondes balles à plus de 200 (Andy s’est notamment pris 3 aces de suite), sans pour autant faire beaucoup de doubles.
    Dans l’ensemble j’ai eu l’impression de regarder le quart de finale de Roger contre je sais pas comment s’écrit son nom de polonais.
    Je ne sais pas si ma perception d’un super niveau de Safiullin est la bonne ou bien si c’était seulement l’écart avec Andy, mais si pour l’instant ça a été un peu la promenade du revers de Richard contre des jeunes Français classé entre 300 et 600, j’ai bien l’impression que ce soit ça va être une autre paire de manches. Si le Safiullin a le même niveau, je le vois gagnant contre Ritchie.

  9. Paulo 17 septembre 2021 at 17:29

    Je ne sais pas si c’est moi, mais la trombine de Rinderknech me rappelle celle d’un certain ERV (Edouard Roger-Vasselin pour ceux qui ont oublié). En tout cas, il joue un tennis très propre et il domine Pouille, pour le moment. Apparemment le garçon a suivi un cursus universitaire aux States avant de devenir pro sur le tard, à 22 ans. Il n’a même pas de fiche Wikipédia en français – par contre, il en a en anglais, en allemand, en polonais, en arabe, en italien et en espagnol.

    • Sam 17 septembre 2021 at 17:44

      Pas étonnant.Pouille a ramé comme un dingue aux tours précédents.

    • Colin 17 septembre 2021 at 19:06

      C’est fou, je ne peux pas lire une phrase dans laquelle se trouve écrit « Pouille » sans songer automatiquement qu’il y a une contrepèterie cachée !

  10. Paulo 17 septembre 2021 at 19:47

    Richard vient de balancer une merveille de revers long de ligne gagnant qui a cloué Safiullin sur place.

    Et pour essayer de comprendre d’où sort ce Russe dont le nom commence et finit comme celui de Safin, sa fiche ATP dit que :
    « Motivated by countrymen Daniil Medvedev, Karen Khachanov and Andrey Rublev. Played junior tennis with them and is working hard to join them full-time on ATP Tour. »

    • Babolat 19 septembre 2021 at 08:07

      Safiullin est un semi-inconnu. On l’a vu sortir des qualifs en Australie et à Roland. A Melbourne, il passe un tour et donne du fil à retordre à Cameron Norrie qui le bat en 4 sets. Meme chose à Paris où il se fait battre par Zverev en 3 sets en 2 tie breaks. A Wimbledon il s’arrête au deuxième tour des qualifs non sans avoir battu Karlovic en 2 petits sets. Blessé, il ne participe pas aux qualifications de l’US open. Un joueur à surveiller qui progresse à son rythme.

  11. Sam 18 septembre 2021 at 19:57

    Bon, ben ça sera une finale Moraing / Bonzi.
    Difficile de ne pas trouver ça un poil décevant au vu du plateau.

  12. Sebastien 18 septembre 2021 at 20:31

    Merci Sam pour ce génial article ! Moraing ne nous est pas inconnu, il avait affronté Djokovic à Belgrade 2, et Djokovic avait paniqué sous les « bombes » de Moraing :

    « C’était un très bon début contre un joueur que je n’avais jamais affronté aupa­ra­vant. Il frap­pait si fort. Chaque balle était comme une bombe. Le deuxième set a été dur, j’étais épuisé menta­le­ment. J’étais nerveux. Je le remercie d’avoir joué un tennis très coura­geux, très auda­cieux. Ce n’était vrai­ment pas facile de trouver le rythme. »

    Difficile comme dit Colin de ne pas dire Putaing face à Moraing !

  13. Jo 19 septembre 2021 at 09:26

    Note à l’auteur du bandeau. Daniil, c’est mieux avec deux i.

  14. Paulo 19 septembre 2021 at 17:01

    6ème tournoi challenger de l’année remporté par Bonzi – et 4ème de suite après Segovia, St Tropez et Cassis. Le garçon était 164ème ATP en début d’année, il sera 61ème demain. Que de chemaing parcouru en si peu de temps !

    • Guillaume 19 septembre 2021 at 18:54

      History was made : l’Open Blot au Liberté a vu la victoire de Benjamin Bonzi, sa sixième de l’année en Challenger. Il égale le record de Younes el Aynaoui et Juan Ignacio Lama. Et il lui reste Orleans et Mouilleron le Captif pour les laisser dans le rétroviseur. Les Challengers français, là où la légende s’écrit.

      • Kristian 21 septembre 2021 at 13:49

        oui enfin vu son classement desormais, on va peut etre plus trop le voir sur le circuit Challenger

        • Guillaume 21 septembre 2021 at 14:31

          Orléans la semaine pro, et Mouilleron juste avant ou juste après Bercy (où il devrait logiquement être wild-card). Ce sont ses deux dernières cartouches en Challenger. Avec le risque qu’il termine l’année sur la jante vu qu’il joue toutes les semaines (il est parti à Nur-Sultan cette semaine et revient donc aussi vite en France la semaine pro).

  15. Paulo 21 septembre 2021 at 20:22

    La Murène toujours aussi difficile à manœuvrer, mais Humbert réussit le petit hold-up pour empocher le 1er set 6-4. Une balle de break sur une convertie, quand le Scott n’en convertit aucune sur cinq… plus qu’un set Ugo, le plus dur…

  16. Kaelin 22 septembre 2021 at 16:37

    Merci pour l’article Sam, c’est tout à fait excellent et j’adore suivre les challengers même si je le fais moins qu’avant !

    Celui-ci était vraiment cool à suivre et quel plateau ! Richie, même s’il n’a pas gagné, a montré un super niveau je trouve et une belle envie. Ca fait plaisir : le mec doit etre plein aux as, pourrait arrêter quand il veut mais on voit que c’est un vrai amoureux du jeu.

    Excellente ton anecdote avec lui.

    Haha dommage que Mats Moraing(ue) n’ai pas gagné, en effet, ca aurait été un beau clin d’oeil à ton article. C’est un drole de zozo celui-là, une énorme brute et il a vraiment une drole de tete, surtout quand il sert où il montre toutes ses dents de carnassiers ahah. Encore un poete.

    Sinon je suis tombé sur cet article Eurosport très sympa de Bertrand Milliard, rendant hommage à la feu Davis-cup, en abordant les barrages d’accession 2022, qui se jouent encore en format classique.

    c’a été une régalade visiblement.

    https://www.eurosport.fr/tennis/la-coupe-davis-est-morte-vive-la-coupe-davis_sto8551226/story.shtml

    Ciao les copains, en direct de Phnom-Penh, Kaelin vous lit toujours autant !

  17. Perse 22 septembre 2021 at 18:09

    Pour l’envers du tennis et des très bonnes interviews de membres du milieu, je vous repartage le podcast de Tennis Legend (où je ne suis aucunement partie prenante):

    https://podloud.fr/podcast/tennis-legend-podcast/57-julien-boutter-15-1-a-17-ans-puis-46e-mondial-a-28-ans-en-battant-un-n-1-mondial

    En l’occurrence, celui-ci est de Julien Boutter et c’est un plaisir de l’entendre raconter son histoire etc… Il parle bien et on sent qu’il a bagage au-delà du tennis. Comme Simon, il est allé au bout de l’éducation obligatoire normale, sauf que ça a bien fonctionné pour lui.

    • Kaelin 23 septembre 2021 at 04:42

      Merci Perse, ca m’interesse, je vais m’ecouter ca ce week end.

    • Anne 23 septembre 2021 at 08:39

      Les interviews sont souvent très, très intéressantes. Dommage toutefois que sur son site, elles soient souvent noyées dans tout un tas de « News », dont un certain nombre pas loin d’être putassières

      • Perse 23 septembre 2021 at 12:53

        Disons que c’est 2nd degré et anecdotique pour les news, ainsi que les T-shirt. Mais la qualité du podcast est notable. Le tenancier du site a l’air d’être un outsider mais il se débrouille bien et il aime vraiment le tennis.

        • Sam 24 septembre 2021 at 13:55

          C’est super ces podcasts, merci !
          J’attaque Tulasne ( après Boutter, Tsonga et Mayot).

          • Perse 24 septembre 2021 at 17:54

            Celui de Tsonga est très intéressant, notamment son explication des frais et investissements nécessaire au tennis de haut niveau (par exemple, en 2008, sa charge fixe était déjà de 1 million !).

            • Anne 25 septembre 2021 at 09:40

              Ce qui pose question. Ok, il fait finale au premier Grand Chelem de la saison mais c’est inquiétant sur l’entourage dont il avait alors déjà besoin alors qu’il était tout jeune et surtout pas encore installé solidement dans la hiérarchie mondiale

              • Perse 25 septembre 2021 at 19:44

                C’est clair que Tsonga est un « late bloomer » dans le sens où il a réglé ses problèmes physiques récurrents super tard.

                En fait, il était monstrueux qd il ne grinçait pas mais ça ne durait pas plus de 10 jours jusqu’à 22 ans. Avant l’AO 2008, il fait de bonnes perfs en fin de saison 2007 qui incitent la Fédération et son agent à continuer à investir sur lui. Il s’avère que ce fut payant puisqu’il aura une très belle carrière avec plusieurs années Top 10 et une des figures de l’ATP.

  18. Jo 23 septembre 2021 at 16:34

    Belmondo, c’était Terence Hill et Bud Spencer à lui tout seul. Quant à Zemmour, c’est un curieux croisement de Gollum et de Goebbels. (Vous vous demandez ce que vient faire ce commentaire ici ? Vous avez raison. C’est juste que je ne suis pas abonné à un forum de cinéma ni de politique.)

    • Rubens 23 septembre 2021 at 16:52

      Bien vu pour Gollum.

      Mais tu sais Jo, j’ai Libé en page d’accueil quand j’ouvre mon navigateur. Il est 16h49, je t’invite à y aller tout de suite. Zemmour occupe deux articles de la une. Ce type est en train de mettre le feu à la savane médiatique. Je ne sais pas jusqu’où il ira, mais là c’est la panique à tous les étages.

    • Alexis 23 septembre 2021 at 17:54

      Je pense plus à Tullius Detritus dans la zizanie

    • Jo 23 septembre 2021 at 18:25

      @ Rubans : Vu les titres. Malheureusement, je ne suis pas abonné. Internet payant, tout fout le camp.

      @ Alexis : Tullius Detritus, c’est redoutablement judicieux à tout point de vue.

      Son nom est Zemmour. Inversé, ça fait à peu près Rozem, en attendant le duel de ce soir. Sa vie ne tient plus qu’à un fil, il finira dans les livres d’histoire (qu’il affectionne) : https://www.youtube.com/watch?v=whdkFEYwi-4

      • Rubens 23 septembre 2021 at 20:37

        Je n’ai pas lu non plus, je m’attardais juste sur la une, moi non plus je ne suis pas abonné. Le Monde, pareil, le Figaro, il n’y a pas beaucoup à descendre pour trouver Zemmour.

    • Jo 25 septembre 2021 at 08:48

      Revenons-en au tennis, enfin presque. Holger Rune. Quand je lis ce nom, je ne peux m’empêcher de penser à ceci : https://www.youtube.com/watch?v=ryKXPSpsh8k

  19. Paulo 24 septembre 2021 at 21:58

    Sans doute pour rendre hommage à son illustre inspirateur, la Laver Cup se joue en noir et blanc cette année. Ils ont juste colorisé les joueurs, bleu pour l’Europe, rouge pour le reste du monde. Original.

    • Anne 25 septembre 2021 at 09:41

      Toujours été le cas. La surface permet de voir super bien la balle sur place comme à la télé

      • Paulo 25 septembre 2021 at 13:06

        J’avoue que je n’avais pas regardé les années précédentes. Hier soir j’ai regardé un peu du F2A-Berrettini, après le Rune-Carreno de Metz, très intéressant.

        Je veux bien croire que le niveau de jeu à la Laver Cup soit élevé. L’épreuve est un peu rentrée dans les mœurs, et chaque joueur a envie de montrer à ses coéquipiers qui sont aussi ses rivaux le reste de l’année à quel point il est bon.
        J’ai déjà dit les années précédentes ce qui me gênait avec cette épreuve, je ne vais pas me répéter. Bon, Roger n’en a sans doute plus pour longtemps sur le circuit, donc il pourra se consacrer à plein temps à son bébé, et tout ira bien. Déjà, que Tsitsipas et Medvedev ne se mettent pas sur la tronche cette année, ce sera un point positif. Et si Borg les associait en double, juste pour voir ? :-)

        • Anne 25 septembre 2021 at 13:48

          Pas sûr que ton vœu ne soit exaucé : Medvedev s’est d’entrée de jeu quasi mis hors jeu de n’importe quel double en affirmant dès la première conf de presse qu’il était mauvais dans cet exercice

  20. Anne 25 septembre 2021 at 09:45

    Je sais qu’il n’est pas de bon ton de dire qu’on la regarde et encore moins que l’on puisse affirmer l’apprécier. Mais super match entre Berretini et FAA à la Laver Cup (même si FAA a toujours autant de mal à gagner certains points importants). Plus de 2h50 de jeu (alors que le 3e set est un super tie-break). Pas vu le Rublev/Schwartzman mais si la balle de match est révélatrice du niveau du match alors il était de haute tenue aussi

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