Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je vous annonce avoir fini par voir « La méthode Williams », film de 2021, bien que m’étant juré de ne pas apporter d’eau au moulin de la famille Williams. Mais un pari perdu est un pari perdu…
A ma grande surprise, je suis allé sans trop d’efforts jusqu’à la fin, le film se laisse regarder sans problème. Mais les petites ou grandes inexactitudes ou omissions y sont nombreuses, et je crois nécessaire de rétablir quelques vérités à propos de la jeunesse des sisters.
Commençons par la fin. Le tournoi d’Auckland qui clôt le film ne s’est pas disputé en extérieur, c’était un tournoi en salle, sur une surface rapide plutôt idéale pour une jeune Venus Williams devant affronter la renvoyeuse infatigable qu’était Arantxa Sanchez. Cette dernière n’était d’ailleurs pas la n°1 mondiale comme l’indique le film, mais la n°2, elle a accédé au trône deux mois plus tard, après l’open d’Australie.
Arantxa Sanchez n’a pas pu aller aux toilettes pendant 10mn à un moment du match (3/1 dans le deuxième set) où les deux joueuses ne changeaient pas de côté, car c’était strictement interdit. Elle est bien allée aux toilettes, mais un jeu plus tard, à 3/2, et elle n’y est pas restée 10mn. La mise en scène nous montre une n°1 mondiale en perdition contrainte à une pause excessivement longue pour casser le rythme adverse afin de cocher les cases d’un happy end à la sauce Hollywood. L’Espagnole a bien gagné sur le score de 2/6 6/3 6/0, mais elle n’a pas eu besoin pour cela d’avoir recours à un comportement antisportif. Quoi qu’en disent ou écrivent Venus, Richard ou Rick Macci.
Certaines omissions ne peuvent être involontaires. Une, notamment, modifie en profondeur le regard que l’on aura sur la trajectoire de Richard Williams et de sa progéniture. A la naissance des deux sœurs, la famille vivait à Long Beach, une banlieue cossue de Los Angeles. C’est le choix du père de déménager vers Compton, l’un des endroits les plus dangereux au monde, gangréné par les trafics, la détresse sociale et les règlements de comptes à balles réelles. Venus et Serena n’avaient pas le droit de s’asseoir pour reprendre leur souffle pendant les entrainements avec leur père, en revanche elles avaient le droit de se coucher lorsqu’une fusillade éclatait. Le film, qui se veut le portrait inspirant de deux adolescentes utilisant leur talent raquette en main pour échapper à l’horreur du ghetto où elles grandissent, oublie délibérément de préciser que c’est leur propre père qui avait décidé de les y mettre afin de les endurcir.
Le film ne précise d’ailleurs pas non plus que leur sœur aînée Yetunde, la seule de la fratrie à rester à Los Angeles pour y poursuivre ses études, est devenue infirmière. Mère de 3 enfants, elle a récolté – et succombé à – une balle perdue à Compton, en 2003, à l’âge de 31 ans. En installant toute sa famille à Compton, quelles étaient les chances pour que Richard Williams devienne le père de deux championnes de tennis ? Et quelles étaient les chances pour qu’un membre de sa famille (ou lui-même, d’ailleurs) se fasse assassiner ? La perspective de voir son rêve se concrétiser méritait-elle de mettre ainsi en danger toute sa famille ? Autant de questions que le film n’esquisse même pas mais qui ne sont pas neutres, à moins de considérer Yetunde comme un élément du décor et sa mort tragique comme un dommage collatéral.
Pour autant, tout n’est pas à jeter dans ce film, loin de là .
A commencer par la réflexion sur l’élément le plus difficile à croire de l’histoire et qui n’en est pas moins authentique, le choix du père de ne pas inscrire ses deux filles dans les tournois juniors. La pression du résultat, les appétits des sponsors, le sacrifice des études et de la vie familiale, Richard Williams a épargné tout cela à ses deux filles. Car il voulait leur laisser leur jeunesse. Mais aussi par son obsession de ne dépendre de personne, qui est un fil rouge du personnage et du film. Venus et Serena Williams sont uniques sur au moins un point, celui d’avoir déboulé directement sur le circuit professionnel sans avoir disputé le moindre match au cours des années précédentes. Ce qui rend d’autant plus exceptionnelle la performance de Venus à Auckland !
Autre bon point, le film mentionne, pour le coup avec justesse, la trajectoire brisée de Jennifer Capriati. Le montage narratif du film met en miroir les pressions extérieures sur Richard Williams pour qu’enfin il accepte de faire jouer des matchs à ses filles, avec le reportage télévisé sur l’arrestation de Jennifer Capriati pour détention de marijuana. King Richard a choisi de ne jamais sacrifier les études de Venus et Serena, et de les laisser à l’écart du gigantesque appareil marketing qui multipliait les appels du pied dans leur direction. Ce même appareil marketing qui avait accentué la pression sur Capriati, en la plaçant à 14 ans à la tête d’une fortune colossale, puis en la lâchant totalement en rase campagne alors que Jenny craquait complètement sous la pression. Richard Williams avait compris, mieux que d’autres, que les personnes tournant autour de Venus en lui faisant miroiter des sommes ubuesques n’avaient en réalité aucune bienveillance à son endroit et ne voyaient en elle qu’une machine à cash. Son histoire personnelle le conduisait sans doute à un soupçon naturel à l’endroit d’un univers, celui du tennis, particulièrement riche et blanc.
En ce qui me concerne, je sors de La méthode Williams avec l’impression mitigée d’avoir assisté à un hommage des deux sisters à leur père, rien de plus, rien de moins. Leur sensibilité propre n’apparaît presque pas dans le film, elles semblent avoir simplement cru sur parole leur père et avoir eu confiance en leurs propres capacités. Que serait-il arrivé si l’une des deux avait manifesté le désir de faire du théâtre plutôt que du tennis ? Richard Williams aurait-il réussi à s’arrêter avant de la détruire, comme tant de parents l’ont fait et continuent à le faire ?
Au regard de tout ce qui s’est passé ensuite, cette histoire familiale peu commune reste une magnifique occasion d’interroger les méthodes de fabrication d’un champion, lesquelles ont fonctionné, lesquelles ont fonctionné avec une poignée d’enfants prodiges mais en ont détruit beaucoup d’autres, quels sacrifices sont nécessaires pour accomplir une telle trajectoire et ces sacrifices ont-ils un sens. Je ressors de La méthode Williams orphelin d’un film qui aborderait en profondeur ces questions, ce n’était manifestement pas ce film-là .
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LA METHODE WILLIAMS
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Titre original: « King Richard »
Sorti en salles le 1er décembre 2021
2h 25 min
Réalisateur : Reinaldo Marcus Green
Scénariste : Zach Baylin
Avec Will Smith, Aunjanue Ellis-Taylor, Saniyya Sidney
Tags: Cinéma, Williams


Si l’on a regardé le documentaire Netflix « A mi maneira », il n’est finalement qu’à moitié surprenant d’apprendre cette séparation.
Ferrero paraissait être un bûcheur, austère, presque doloriste, finalement très loin de l’image solaire qui faisait se pâmer mes soeurs à RG au débuts des années 2000′s qui le préféraient d’ailleurs à Guga à l’époque.
Molina semblait être un mixte de zélote et de Pygmalion, à la fois subjugué par le talent incroyable d’Alcaraz mais dur et exigeant afin d’en tirer la substantifique moelle du garçon.
Sur le fond des conséquence, Sinner de même avait pris de court le monde du tennis en se séparant de Piatti, et si le travail avec Cahill n’a pas payé immédiatement, ça a porté ses fruits.
Mais il semblerait que le « Niké » du tennis est bien Cahill de façon générale au vu des résultats colossaux obtenus tant en WTA qu’ATP. Je n’ai strictement aucun éléments dans la manche pour évaluer les auspices du futur d’Alcaraz sans Ferrero. Il a de la marge par rapport au circuit en tout cas et il n’y a pas de raison qu’il continue à avoir un excellent 2026 également.
Ferrero solaire, tes soeurs se sont laissées abuser par les mèches blondes qu’il avait fait à la vingtaine
C’est le plus austère de tous les Espagnols. Il a en commun avec Henin d’avoir perdu sa mère très jeune et a d’aussi loin que je me souvienne toujours eu une personnalité très réservée, distante, froide d’accès. Gros bosseur, un peu doloriste oui, lui et son coach revendiquent d’ailleurs d’avoir choisi le site de leur académie à Villena parce qu’il n’y avait pas de distractions / tentations à des km à la ronde
Alcaraz et lui côté caractère, c’est le jour et la nuit. Et c’est ça qui réussissait à Carlos, d’ailleurs. Il a amené du sérieux dans tous les pans du projet, en un petit côté père-la-rigueur, rabat-joie assez similaire à Toni Nadal, en fait (« S’il n’y a plus qu’une personne pour te garder les pieds sur terre, je serai celui-là »).
Il faut se méfier de ce qui filtre, mais la bisbille porte visiblement plus sur de l’extra-sportif. Sportivement, on peut même dire que cette rupture ne rime à rien (« n’a aucun sens », a dit tonton Toni, justement). Alcaraz vient de connaître la meilleure année de sa carrière sur le plan des résultats, son jeu a spectaculairement progressé sur plein de plans au cours du dernier trimestre, les chantiers entamés depuis un an (service, revers) clipsant à partir de l’été… Quel joueur de 22 ans vire son coach de toujours dans un contexte aussi porteur ? Sinner n’était pas arrivé à pareilles altitudes avec Piatti. Le seul cas similaire qui me vienne en tête est Roro fin 2003 mais les soucis avec Lundgren étaient identifiés. Et Peter n’avait pas figure de mentor aussi nette que Ferrero (ils avaient quoi, 2 ans d’association et la relation était uniquement « pro », la figure paternelle-en-tennis de Fed étant Peter Carter).
Une évidence est que Ferrero se déplaçait de moins en moins sur les tournois. Depuis Rome il n’avait fait que les 3 Grands chelems et le Masters ! Samuel Lopez a pris sa part de crédit dans l’année 2025 d’Alcaraz (Rotterdam, Monaco, Queen’s, Cincy, Tokyo, il est seul dans le box, en plus d’être en binôme avec Ferrero à RG et US). Loin des clichés du « Il n’arrête pas de lui dire quoi faire entre les points », Ferrero n’était donc clairement plus aussi indispensable aux succès de son joueur. Maintenant, pourquoi ont-ils opté pour une rupture radicale, forcément à risque (casser quelque chose dans le fin équilibre du succès), plutôt que maintenir un statu quo à deux têtes qui a bien réussi au joueur et est de toutes manières la nouvelle norme du circuit chez les tous meilleurs ?
Les médias espagnols sérieux parlent d’un contexte tendu entre le père de Carlos et Ferrero. Papa Alcaraz reproche depuis longtemps à Ferrero de ne plus voyager assez, c’est un fait (la première pique à ce sujet remonte à la tournée sud-am de 2023). Il y a aussi manifestement un point d’achoppement autour du site d’entraînement de Carlos quand il est à la maison : historiquement il s’entraînait à Villena, à l’académie Ferrero, mais depuis cette année on le voit s’entraîner directement chez lui à Murcie, à l’académie Alcaraz montée par le pater de Carlos. 1h de route les séparent mais ça traduit sans doute un fossé qui s’était creusé entre le « pôle Alcaraz » et le « pôle Ferrero » au sein du team Carlitos. Qui doit se déplacer vers l’autre ? Et quelle structure doit prendre la lumière d’être le camp d’entraînement officiel du Champion ? Dernière chose : apparemment Ferrero était payé au pourcentage sur les gains du joueur (chose fréquente quand on prend un jeune en formation afin de ne pas asphyxier le joueur et la famille qui le supporte derrière). Sauf que vu les PM engrangés aujourd’hui par Alcaraz, ça représente un joli jackpot
La question au milieu est de savoir si Carlos a été en accord franc avec cette rupture, ou s’il a opiné parce que chez gens-là on ne dit pas non à papa et qu’après tout, à 22 ans on est encore un gamin qui ne s’occupe pas des affaires des grands, c-à -d de ce qui a trait à l’argent. Selon la réponse, on peut être plus ou moins inquiet. S’il est acteur de la rupture, on peut imaginer qu’il l’encaisse bien, et même en fasse un moteur, une motivation supplémentaire pour bien prouver au monde qu’ils ont fait le bon choix (parce que qu’est-ce qu’on va entendre sur la stupidité de la décision s’il se plante en Australie, qu’il avait justement érigé comme son objectif majeur de 2026). S’il l’a subie en revanche, ça risque d’être lourd à porter.
Dernier point : le boss de l’académie Ferrero dégage du clan… mais le staff salarié de l’académie Ferrero demeure à ses côtés. Le coach Lopez, le kiné, le prépa physique… Ils sont tous liés (salariés ?) à l’académie Ferrero, bossant en parallèle sur d’autres projets communs internes à l’académie (les jeunes, le Ricain Darwin Blanch tout proche du Top 100…). Je trouve ça extrêmement bancal pour tout dire. J’imagine déjà les circonvolutions dont chacun va devoir faire preuve pour éviter-de-causer-des-sujets-qui-fâchent-ou-qui-peinent au quotidien. C’est très sain, tiens
Merci pour toutes ces informations, ça fait plaisir que tu le partages.
J’avais 14 ans à l’époque de Ferrero, victime préférée de Kuerten à RG mais il avait du charme avec ses mèches blondes et un sourire irrésistible.
Mais oui, sur le plan des valeurs et de la personnalité, il a toujours été effectivement du côté de l’austérité.
Autre souvenir, il était venu faire une exhibition aux Pyramides à Port-Marly et il parlait déjà de son académie, ça s’est développé très tôt chez lui.
Tout à fait d’accord que sur le plan sportif, la collaboration était fructueuse. On verra bien, je continue à miser sur le béornide à long terme niveau palmarès et place de n°1.
Ah si, bonus parmi les points d’achoppements : le temps à consacrer aux activités tennis hors compétition. Autrement dit, le sujet depuis longtemps pointé par n’importe quel spectateur lambda du volume d’exhibitions de Carlos. Clairement, Ferrero trouvait qu’il y en a trop, empiétant sur le temps de repos et/ou de travail. Pas sûr non plus que ça allait dans le sens du développement de la petite entreprise Alcaraz & Fils.
Ce sera donc ici le moment de tresser des louanges à Sinner (ça m’arrive pas souvent). J’admire chez lui sa capacité à structurer tout ce qu’il fait au service de la performance sportive, et seulement de la performance sportive. Il ne se trompe pas d’objectif, jamais : gagner des tournois, et tant qu’à faire les plus gros. Le reste est accessoire. Il faut lui reconnaître de savoir s’entourer, et de ne pas dévier de sa ligne, qu’importe le qu’en dira t-on. Il estime que le retour du kiné décrié lui sera utile (j’ai failli écrire positif mais on va éviter les doubles lectures
) ? Il y va, ballec des réactions. Pareil avec la Davis : il estime devoir zapper la finale pour gagner une semaine de prépa de l’OA ? Il y va, et tant pis si ça ne plaira pas au pays. Il a une gestion de son calendrier extrêmement rationnelle donc intelligente – tout ça manque un peu de folie, ou de panache, cf aussi les JO, mais ce côté froidement calculateur paye donc il a raison. Une politique extrêmement intelligente aussi vis-à -vis des exhibs (en gros il n’en joue qu’une, mais dès lors, tant qu’à faire, celle qui rapporte le plus. Et tant qu’à être là -bas lui la joue à fond histoire de maximiser le chèque). Il assume détester les réseaux sociaux et ne pas y poser le moindre petit doigt : pas de tromperie sur la marchandise, on sait que c’est un CM qui s’occupe de ça. Fixé sur l’objectif, toujours.
Il y a longtemps déjà qu’on voit fleurir les comparatifs entre Lendl et Sinner. La même approche méthodique du métier, le même jeu de machine lance-balles aussi efficace que robotique (« je dois amener de l’imprévisibilité dans mon jeu » is the new « je dois faire service-volée pour gagner Wimbledon »), le même visage fermé sur le court, jamais un sourire… Mais Sinner, c’est aussi, j’en suis de plus en plus convaincu, l’héritier de Sampras dans cette approche « rien à foutre de plaire au monde, je fais mon truc, POUR MOI. » Il y a cette phrase de Sampras en bilan de carrière : « Je n’ai jamais voulu être le gars sympa, ou le gars haut en couleurs, ou le gars intéressant. Moi je voulais être le gars qui repartait avec la coupe à la fin. » Sinner aurait pu prononcer cette phrase. Contrairement à Alcaraz chez qui l’approche ludique reste primordiale, contrairement à Djoko qui voulait tant être aimé, contrairement à Fed et Nadal qui ont très tôt intégré la notion d’image à leur leg, cf toujours cet « héritage » à laisser au tennis, « qu’on se souvienne de moi comme d’une bonne personne avant un champion de tennis. » Un mélange des genres très XXIe siècle, qui n’en rend la conception du job de Sinner que plus méritante car contraire à l’époque. Il a clairement une force de caractère rare, qu’on retrouve dans sa manière de s’accommoder de la menace d’une lourde suspension et d’une image à jamais brouillée tout au long de 2024. Sa réponse ? Je me concentre sur ce que je maîtrise et je rafle tout sur mon passage. Sa défaite en finale de RG, aux allures de crève-coeur comme on en a peu vu en finale de GC ? M’en fous, je repars de l’avant et prend ma revanche 3 semaines plus tard. Sinner est évidemment très fort dans le jeu, mais il est encore plus impressionnant dans la tronche. Et je suis pas loin de penser que c’est ce deuxième aspect qui le portera le plus loin.
Tout cela est vrai et bien dit… et pourtant quelle purge obsessionnelle ce tennis.
Ce n’est pas du tout le point que je soulevais. Car la question n’est pas de savoir si le changement de coach ou au contraire la fidélité à son coach est une bonne chose ou non. Ce n’est même pas de savoir qui est responsable car il faudrait être dans le coeur de l’affaire pour avoir un jugement. Je vois deux potentiels dangers à cette affaire (potentiels car l’avenir tranchera), c’est 1/ Melanger un affect fort et le tennis 2/ être déresponabilisé car « il semblerait » que la décision vienne plutôt du Papa et de l’agent qui, à mon avis, n’ont ruien à dire sur le sujet à un champion théoriquement adulte et responsable. J e partage le point de vue de Guiullaume sur ce point.
Maintenant, peut-être que Ferrero est un type insupportable, un être parfaitement vénal et dur, se drapant dans l’apparence de la probité et du coach dévoué. J’en doute un peu tout de même.
Enfin ça bouge
Il me semble qu’il y a du relâchement dans l’air. J’avais lu quelque part ici que mettre les mots « champion » et « Lendl » dans une même phrase était problématique, voici donc qu’associer Sinner et Sampras devient permis… Tout fout le camp ma pauvre Lucette
La phrase de Sampras, Lendl aussi aurait pu la signer. Borg aussi, d’ailleurs le Suédois n’était pas si costaud que ça puisqu’il a explosé en plein vol à 25 ans. Tu peux ajouter le Courier de 91-93, qui lui aussi a explosé en vol. Les monomaniaques. Nous verrons combien d’années le Béornide survit à sa vie monacale. Je suppose que ce qu’il fait a du sens pour lui.
La différence, je crois, c’est que Pitou pouvait au moins se réjouir d’avoir un jeu rempli de fulgurances. Quand il alignait plusieurs coups venus d’ailleurs, on voyait bien qu’il s’autorisait à en profiter et à en être satisfait. Le Béornide, apparemment, est plutôt du genre à vérifier si son staff montre des émotions à sa place, et à les engueuler si ce n’est pas le cas
Je ne sais s’il faut être admiratif d’une telle prestance. Pour ma part, je trouve ça plus effrayant qu’autre chose. Mais bon, chacun a ses boussoles indiquant le nord ou le sud. Je n’envie rien à ce type, ni son jeu, ni sa vie, ni son compte en banque.
Ni ses mannequins ?
Non. Il en a ? Je le vois bien, tel le capitaine de la Stasi dans « La vie des autres », se soulager avec une prostituée, 5 minutes montre en main (elle doit vite repartir pour ne pas être en retard pour son prochain client). Mais là encore c’est ma causticité naturelle qui parle
C’est bien, t’es en pleine forme pour Noêl !
Tu devrais regarder les nextgen. J’adore ! Cela ne se regarde pas pareil que les matches de champions avec leur petite entreprise qui ne connaît pas la crise (et parfois en uniforme blanc, bleu, unanime, probe comme une charte Ethique et de Compliance de boîte cotée) . C’est très intéressant.
Le grand Belge, solide comme un Blockx, envoie des mines en coup droit, en veux-tu en voilà . S’il a la frite, et il l’a, bientôt il aura les moules, celui-là , c’est sûr ! Je suis très Bashung, ce soir…
https://www.welovetennis.fr/atp-wta/kyrgios-apres-sa-victoire-contre-sabalenka-la-presse-adore-repandre-la-negativite-pour-une-raison-quelconque-cest-vous-qui-creez-cette-haine-pas-moi
Pour une fois que Kyrgios dit quelque chose d’intelligent.
J’avoue trépigner d’impatience à l’idée de voir l’ATP Cup.
Le match Kyrgios Sabalenka a été effectivement une jolie pantalonnade par l’inégalité des forces en présence. Je ne m’attendais pas à ce que le lift de coup droit soit si différenciant pour l’australien.