Wimbledon is on, fourth round

By  | 28 juin 2010 | Filed under: Actualité

Les huitièmes de finale représentent souvent l’étape de la sélection entre ceux qui, bien contents déjà d’être parvenus en deuxième semaine, vont voir leur belle aventure s’arrêter sans (trop de) regrets, et les autres qui ne sont là que pour la gagne, ont le couteau entre les dents et ne rêvent que d’une finale dimanche, et plus si affinités. Procédons à notre propre sélection.

Federer vs Melzer. Il y a ne serait-ce qu’un an, cette « affiche » aurait constitué un deuxième tour parfait pour la mise en route du Suisse, pardon du natif de Bâle, face à un bon gaucher contreur, néanmoins trop limité mentalement pour pouvoir prétendre à quelque chose d’autre qu’une défaite en trois petits sets. Mais voilà, l’Autrichien a parcouru du chemin, auteur d’une bonne saison 2009 avec un titre à domicile à Vienne, battant Cilic au passage, et d’un remarquable parcours à Roland-Garros il y a trois semaines, et semble avoir résolu ses sautes d’humeur et de concentration depuis qu’il s’est stabilisé tant dans sa vie personnelle que dans son environnement professionnel (Joakim Nyström).
De l’autre côté on a un chamois d’or qui n’a jamais connu un début de parcours aussi compliqué à Wimbledon depuis 2002 et sa défaite surprise face à Ancic et qui a souffert le martyre face au gaucher Falla. Persévérera-t-il dans sa volonté d’aller au filet comme il l’a montré face au semi-retraité Clément ? Début de réponse lundi.

Celui qui suera sur le court en quarts : Federer
Celui qui jurera devant sa télé : Melzer.

Berdych vs Brands. Sur le papier, ça a l’air aussi excitant qu’un samedi chez Ikéa. D’un côté Berdych, ou la force brute d’un Hulk alliée à l’intelligence d’un Rantanplan, de l’autre… euh… un Allemand de 22 ans, natif de Deggendorf en Bavière, et qui mesure un mètre 96… voili, voilà…
N’ayant vu aucun match des deux susnommés mais considérant les scores, je mise sur une succession de jeux décisifs et vois Berdych passer en quatre sets, mais que Brands, sans doute déjà bien content d’être là, se sente libre de l’épuiser un peu le Tchèque, celui-ci ayant désormais le profil parfait d’égorgeur de chèvre sacrée.

Celui qui suera sur le court en quarts : Berdych.
Celui qui jurera devant sa télé : Brands.

Djokovic vs Hewitt. LA grosse affiche de ces huitièmes, entre un numéro trois mondial au ralenti ces derniers mois mais toujours dangereux et un ex-numéro un qui sort d’une opération à la hanche mais se refait une nouvelle jeunesse depuis quelques mois, jeunesse qui a éclaté aux yeux du monde il y a deux semaines à Halle, en devenant le deuxième homme à battre Federer sur gazon depuis huit ans.
La clé du match sera le service du Joker : s’il arrive à maintenir un bon pourcentage de premières et à éviter trop de doubles, il y aura match et il peut dominer Hewitt dans l’échange. Sinon, la tique Hewitt se fera un plaisir d’accrocher un nouveau top player sur son gazon fétiche, un an après del Potro, et se présentera gonflée à bloc pour la suite du tournoi.

Celui qui suera sur le court en quarts : Hewitt (en quatre sets accrochés).
Celui qui jurera devant sa télé : Djokovic.

Roddick vs Lu. On ne présente plus Roddick, quasiment favori du tournoi s’il ne croise pas un certain Suisse. Lu ? La seule chose que je connais de lui c’est ça http://www.youtube.com/watch?v=9PjM2vn_fcEv Il a eu un parcours très facile et doit déjà être bien content de ses points ATP de huitièmes. Victoire facile probable de l’Américain. Qui aura un quart sans doute beaucoup plus disputé.

Celui qui suera sur le court en quarts : Roddick.
Celui qui fêtera dignement son huitième : Lu.

Benneteau vs Tsonga. On change de moitié de tableau et on retrouve nos Frenchies avec ce duo qu’on aimerait peut-être voir plus souvent dans le tableau des doubles. Benneteau le survivor, qui a remonté un déficit de deux sets au premier tour, sauvant au passage deux balles de match, puis s’est à nouveau retrouvé mené deux sets à un au deuxième tour, mais qui a su écarter relativement aisément l’Italien Fognini au tour précédent, celui-ci ayant de toute façon déjà gagné le respect de la communauté 15lovienne pour avoir « jarté » leurfils hors de Roland.
Tsonga lui est en passe de devenir le joueur le plus agaçant à voir jouer avec Murray, exaspéré dès qu’il est en difficulté, s’acharnant à nous gonfler avec sa danse des pouces (c’était sympa cinq minutes) une fois la victoire empochée. Head-to-head équilibré (3-3), avantage Tsonga quant aux confrontations sur herbe (Wimbledon 2007). Détail cocasse, les trois victoires de Tsonga n’ont eu lieu qu’en Grand chelem…

Celui qui suera en quarts : le natif du Mans.
Celui qui jurera devant sa télé : le natif de Bourg en Bresse.

Querrey vs Murray. L’affiche des gravures de mode, « tête d’ampoule » face à « tête de zob », ou comment la vie peut apparaître plus enthousiasmante rien qu’à la vue d’un match de tennis. Blague à part, affiche sympa entre un gros serveur finalement très complet, Querrey et ses trois titres sur trois surfaces différentes en une (demi) saison, et Murray, l’espoir de toute une nation, en délicatesse avec son jeu depuis son rude changement de couches en finale de l’Open d’Australie mais qui semble avoir retrouvé un bon niveau sur l’herbe du plus vieux tournoi du monde. Murray n’est en général pas très embêté avec les gros serveurs et Querrey vient de sortir d’une grosse lutte face au talentueux Malisse, Murray logiquement favori donc.

Celui qui suera sur le court en quarts : Murray.
Celui qui jurera devant sa télé : Querrey.

Söderling vs Ferrer. Superkrisprolls face à supermobilette. Le Suédois a sans doute le niveau de jeu le plus impressionnant depuis le début du tournoi, n’ayant lâché aucun set en cours de route, balançant parpaings sur parpaings et semblant vraiment décidé à aller jusqu’au bout. Il aura un bon test (voir une bonne préparation) face à l’Espagnol qui quant à lui est revenu de loin face à Chardy, ce dernier ayant servi pour le match à 5-4 dernier set, et qui ne partira pas favori, sur sa surface a priori la plus faible, et ce malgré un head-to-head positif en ce qui concerne les confrontations sur herbe.
Petite anecdote, Ferrer était déjà l’adversaire (la victime ?) de Superpatator juste avant son huitième face à Nadal, il y a de cela un an, avec le résultat qu’on connaît…

Celui qui suera sur le court en quarts : Söderling.
Celui qui jurera devant sa télé : Ferrer.

Nadal vs Mathieu. Ca va cogner dur sur le court numéro un. Nadal, on l’a vu et on en a assez discuté, ne semble pas au mieux et a lâché quatre sets lors de ses derniers tours, étant les deux fois mené deux sets à un mais capable à chaque fois de passer la surmultipliée pour remporter « facilement » les deux derniers sets. Il arrive en huitièmes avec une condition physique qui ne semble pas au mieux, vient de renoncer à disputer le quart de finale de Coupe Davis face à la France, et est peut-être aussi fatigué mentalement après sa saison parfaite sur terre battue. D’où un léger espoir pour PHM (pourquoi les surnoms des français sont-ils toujours ridicules ?) qui, bizarrement, réalise sur gazon sa meilleure perf’ de l’année. On a vu qu’il était capable de sérieusement faire douter Nadal sur sa meilleure surface (Roland-Garros 2006), et il s’est sorti d’un match piège face au prometteur De Bakker, s’étant bien remis d’un coup du sort qui lui fait perdre le troisième jeu décisif et ayant été celui qui a su prendre l’initiative, pourra-t-il confirmer ces belles dispositions ?

Celui qui suera sur le court en quarts : Nadal.
Celui qui jurera devant sa télé : Mathieu.

Un mot du tableau féminin où se trouvent deux très belles affiches. Tout d’abord un affrontement entre deux anciennes vainqueurs, Sharapova, fantasme d’une bonne partie du public masculin, dont la rage de vaincre fait plaisir à voir et dont j’avais fait ma favorite avant que le tableau ne tombe, et Serena Williams, fantasme absolu d’une petit homme vert venu de Dagobah, dont la qualité de frappe et le mental ne sont plus à prouver. Pas vraiment de favorite sur cette opposition. On notera cependant un « H2H » assez largement en faveur de l’Américaine (5-2) mais Sharapova a gagné leur seule opposition sur herbe, en finale de… Wimbledon, c’était en 2004.
Dans l’autre moitié de tableau, duel entre les stars Belges, qu’on aurait sans doute préféré voir plus tard. Hénin, la Lendl féminine, la beauté du revers en plus, la puissance du coup droit en moins, parviendra-t-elle à remplir l’objectif pour lequel elle est revenue sur le circuit, gagner Wimbledon, ou bien Clijsters confirmera-t-elle  sa supériorité cette saison ? Réponse aux alentours de 14h.

Le programme complet : http://www.wimbledon.org/en_GB/scores/schedule/index.html

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545 Responses to Wimbledon is on, fourth round

  1. Jeanne 29 juin 2010 at 00:21

    Bon les enfants c’est pas tout ça, mais je dois aller m’entraîner maintenant pour être au top. Jeanne vous dit bonsoir

    • Nath 29 juin 2010 at 00:23

      A plus tard ;)

  2. fieldog 29 juin 2010 at 08:23

    Bon aujourd’hui c’est repos, c’est bien ça?? Comment ça les filles? :shock: Elles jouent Wimby en même temps que les hommes…?! Mais elles vont abîmer le gazon! :mrgreen:

    • Nath 29 juin 2010 at 08:49

      Seulement une Russe, c’est fou ce qu’elles sont éphémères. Du coup, je ne connais pas les 3 non-russes de l’est, à part un peu Kaia Kanepi (écrit en entier pour faire plaisir au voyageur qui met si longtemps à rentrer). De toute façon, je ne suivrai rien aujourd’hui, ni demain d’ailleurs.

      Tu t’es réveillé ce matin, toi ? Plus pour longtemps :twisted:
      Et puis qu’est ce que c’est que ce discourt sur les filles??? Tu as fait des cauchemars ? Ah, dans ce cas, c’est normal :mrgreen:

  3. David 29 juin 2010 at 08:43

    Je me pose une question : comment vont faire les organisateurs de Wimbledon en 2012 pour refaire pousser du gazon entre la fin du tournoi et les jeux olympiques ?

    • Zic 29 juin 2010 at 09:34

      Ils pourraient le remplacer par un autre, à l’image de ce qui est fait pour les pelouses de foot, cultivées à l’écart et transportées en sections de « rouleau ».

    • Ulysse 29 juin 2010 at 10:14

      Je ne sais pas comment ils vont faire mais s’il y a bien une chose qu’on peut confier aux Anglais, c’est de garantir un gazon impeccable.

  4. karim 29 juin 2010 at 09:30

    Commentaire de PHM après son match contre Rafa sur lequipe.fr: j’aimerais bien avoir mal au genou moi (sous-entendu si c’est pour jouer comme ça). On dirait que parmi les joueurs aussi il y a une sorte d’incrédulité, y’a pas que sur 15-LT!

    Lui par contre dit qu’il a pris des inflammatoires (sic) et n’a pas ressenti de douleur. Ok, bon pour lui. Mais pourquoi diable a-t-il attendu aussi longtemps pour en prendre vu que son genou lui fait mal depuis tout petit? Ah, il en prenait déjà? Mais pourquoi ont-ils fait effet hier seulement les salauds?

    Je reste scotché à ma théorie des blessures en réponse involontaire à un stress mal géré. Il a réellemet des petits bobos comme tous mais ne les ressent pleinement que dans la défaite, comme des fusibles.

    David se pose une question très intéressante sur le gazon. Question qui rejoint l’impression toujours ressentie chez moi de grande désolation de voir lest courts tellement s’abimer au cours de la quinzaine alors qu’ils sont tellement beaux au départ. Je suppose qu’un siècle d’expérience dans la gestion de pelouses leur fait donner le meilleur de ce qui est techniquement faisable et que si le gazon invioable existait ça se saurait. Dommage. Si le tournoi de Tokyo se jouait sur gazon japonais il n’y aurait pas ces soucis là.

    • May 29 juin 2010 at 12:32

      Commentaire de PHM avant leur rencontre : « Nadal est prenable », après « c’était mission impossible ». Ou il le prend au sérieux ou pour un simulateur, les deux c’est trop facile.
      Les commentaires aussi varient en fonction de qui perd et qui gagne.
      Nadal a de réels problèmes aux genoux il en use peut-être mais je pense qu’il aimerait ne pas en avoir du tout no?

  5. Zic 29 juin 2010 at 09:36

    Fed et la lenteur, eurosport.fr

    « En quoi les courts plus lents et les balles de tennis plus lourdes ont-ils contribué au délcin du « service-volée » ?

    ROGER FEDERER: C’est difficile à dire. Je me souviens d’une discussion avec Wayne Ferreire avec qui je jouais en double en 2001. Il me disait qu’il faisait service-volée sur toutes ses premières et une fois sur deux sur seconde au début de sa carrière, puis uniquement une fois sur deux sur seconde à la fin. Est-ce que les joueurs sont devenus incroyables en retour ou est-ce que c’est une combinaison avec l’évolution des courts et des balles ? Je pense que c’est une combinaison. Et nous n’avons plus d’aussi bon volleyeurs. C’est dommage car j’adore les joueurs qui montent, comme Melzer aujourd’hui qui a fait parfois service-volée. Tout est devenu si lent. Gazon, indoors… Dieu merci, j’ai pu jouer à cette époque, celle des joueurs qui pratiquaient le « chip and charge ». On avait la pression en permanence contre ces joueurs là. On n’a plus ce genre de sensation. »

    • Colin 29 juin 2010 at 10:19

      Si Bud Collins a besoin d’un corédacteur pour la prochaine version de son histoire du tennis, il sait où s’adresser…

  6. Antoine 29 juin 2010 at 10:23

    C’est sûr que le gazon n’est pas dans un état terrible, d’autant qu’il n’a pas plu..Incidemment, c’est aussi pour qu’il se repose que l’on ne joue pas le dimanche entre les deux semaines..

    C’est aussi parce que les joueurs sont plus lourds et plus puissants qu’avant, qu’ils restent au fond du court et que les matchs durent plus longtemps qu’avant que le gazon est dans un aussi mauvais état. Officiellement, c’est également la raison pour laquelle ils en ont modifié la composition entre 2001 et 2002. Il est censé être un peu plus résistant aujourd’hui…

    Si le temps ne change pas, il sera tout jaune dimanche, comme en 76..

    • Damien 29 juin 2010 at 10:48

      L’état du gazon est aussi une cause de la disparition des volleyeurs.
      Je pense que globalement, la partie intérieure du court, celle où la balle rebondit est en meilleur état que lors du règne des attaquants, il y a 15-20 ans.

      A cette époque, j’ai souvent entendu les joueurs expliquer qu’une des raisons de la nécessité de la prise du filet était le mauvais état du court. En effet, celui qui ne laisse pas rebondir la balle a forcément moins de chance d’avoir un rebond douteux qui le privera d’un bon centrage et donc d’un coup performant. Lorsque la qualité du gazon a été améliorée progressivement, les joueurs ont commencé à moins monter au filet, ce qui a d’autant moins usé les zones de rebond, entrainant un cercle vicieux (ou vertueux, c’est selon) qui a isolé les attaquants et leur a retiré une partie de leur avantage sur cette surface.

      Autre chose concernant le gazon de Wim, j’avais vu sur ESPN classic un film officiel Wimbledon (90′s, je sais plus quelle année) dans lequel, ils parlaient déjà officiellement d’un ralentissement des conditions de jeu pour faire face aux nouveaux bombardiers. Dans ce film, il expliquaient qu’ils avaient coupé le gazon un peu moins court, ce qui avait pour effet de ralentir un petit peu la balle.

  7. Le concombre masqué 29 juin 2010 at 10:44

    Bonjour à tous,

    J’ai été surpris de voir des gens penser à la victoire de PHM contre Nadal. Bien vu Yo’, le coup du « sortez de la pièce ».

    Par contre, je pense ne faire preuve d’aucun fanatisme en disant que Fed va passer berdych. Peut être pas un beau match, peut être pas en trois sets. Mais bon il est lancé là. Faut pas déconner. Berdych. On en a déjà parlé mais la veaudorisation a son image mirour, qu’on pourrait appeler la ‘noitasirodeauv’, dans laquelle il ne faut pas non plus sombrer, et qui consiste à faire de chaque adversaire du suisse un danger réel pour lui. faut arrêter. Sampras perdait 15 matchs par an. Il était quand même favori de tous ses matchs hors TB. Ca arrive. Quelquefois. Point.

    Soderling a mal joué. Nadal a un avantage psychologique sur lui. Même si on se lave nous même nos cerveaux en se disant que cette année Nadal est déjà fatigué, qu’il a un jeu trop « TB » et que je serai le premier ravi de voir le Suédois s’imposer, je sens que Nadal sera au moins en finale cette année. Voire plus. Murray fait aussi dans son froc quand il doit jouer Rafa. Quand à l’Autre n’en parlons pas.

    • David 29 juin 2010 at 10:49

      Murray pas tant que ça. Il a quand même remporté leurs deux derniers affrontement en GC.

  8. Ulysse 29 juin 2010 at 11:57

    Marrants et pertinents les échanges sur cet excellent papier.

    On se retrouve avec les quarts théoriques sauf celui de Djoko-Lu ou j’aurais plutôt vu comme beaucoup un Hewitt-Roddick. De belles demi Fed-Djoko et Nadal-Murray se profilent, comme par hasard…

    En UK, avec la golden generation team out of Africa et le sort de Fabio Capello réglé, les unes se vident de foot. La presse a faim.

    Hier tous les journaux du Times à Metro faisaient leur une sur Wimbledon et donc Murray. Pareil à la radio ce matin. L’attention et surtout les attentes bafouées par le ballon rond se reportent méchamment sur le Scot qui est le seul à n’avoir pas concédé un set jusqu’à présent, et même pas un tie-break précise la BBC.

    Scénario cauchemar pour l’enfant du pays : il porte non seulement les espoirs d’un peuple frustré depuis Perry, mais surtout l’amour propre d’une nation chauffée à blanc pour une équipe de foot qui vient de faire un flop. Il a dû maudire la faillite du foot anglais qui le replace au coeur de la pression. 2010 sera encore une année difficile pour le pauvre Murray à SW19.

    La lutte contre le bouledogue Nadal est probablement de ce fait au-dessus des forces mentales du régional de l’étape. C’est pourquoi je vois plutôt un classico en finale. En tout cas je la souhaite cette quinzième rencontre de légende dimanche prochain.

  9. Jérôme 29 juin 2010 at 12:57

    J’ai lu cette interview du Fed et je suis étonné qu’il soit resté muet sur les matériels et les cordages. Il est vrai que lui aussi, à sa manière, bénéficie de l’évolution des matos et des cordages.

    Concombre, j’ai pour ma part tendance à considérer que Soderling a la chance d’avoir eu son match moyen en huitième. Face à Nadal, il est prévenu. Si le suédois commet trop de fautes parce qu’il cherche trop les lignes, et si le gazon n’est pas sa meilleure surface parce que ne lui laissant pas le temps nécessaire pour réaliser ses mouvements très amples, Nadal aussi a souvent des problèmes similaires en raison de son geste très ample en coup droit. Et Soderling a l’avantage d’être un bombardier au service.

    Sur Murray, je suis en complet désaccord. Murray n’a peur que d’un seul joueur et c’est Federer. S’agissant du rapport de forces Murray-Nadal ailleurs que sur TB, depuis son émergence dans le top 4 en août-septembre 2008, Murray me paraît foncièrement un tout petit peu meilleur que Nadal sur surfaces rapides, et en tout cas clairement sur dur.

    En revanche, l’écossais a un problème avec Federer parce que Murray n’est quand même pas Nadal et que son jeu de défense/contre, dépourvu d’un très gros coup droit d’attaque, ne lui permet pas de gêner Federer comme Nadal sait le faire.

    C’est pourquoi, je pronostique que Murray battra Nadal en demi si l’espagnol se hisse jusqu’à ce stade de la compétition et qu’il perdra en finale contre Federer qui ne peut décemment perdre ni contre Berdych (100% d’accord avec Antoine) ni contre Djoko pour qui le gazon est la moins bonne surface alors qu’elle est la meilleure du suisse.

  10. Jean 29 juin 2010 at 13:21

    Ce qui est marrant, c’est que Federer ne semble pas du tout se mettre, même en début de carrière, dans le paquet des attaquants (« …ces joueurs-là… »). Ce qui confirme que son style actuel est largement autant issu d’une inclinaison personnelle à l’observation que d’une adaptation aux conditions. Où peut-être plutôt, que son style est entièrement tourné vers l’adaptation, contrairement à un Nadal qui doit imposer sa filière. Logique, observable, mais toujours bon à voir confirmer par l’intéressé.

    Cela reste toujours assez étonnant de voir un sportif majeur ne pas avoir besoin d’imposer une vision du jeu, Ali faisait ça aussi je crois, il s’adaptait en permanence à son adversaire, annihilait sa tactique avant de porter le coup de grâce. C’est qu’il encaissait sacrément, Ali, il était à sa manière le meilleur des défenseurs, ce qu’a du être Papy Chabichou. Ce sont avant tout des contreurs. Bon, je ne crois pas que la comparaison tienne plus avant, mais ce qu’a su faire Pélardon Céleste, c’est s’adapter également à lui-même (souligné), composer avec sa forme du moment, y compris physique.

    C’est plus difficile pour Nadal qui effectivement, ses déclarations le montrent clairement, a psychologiquement besoin d’être à 100% physiquement (un truc qui provoquera toujours des débats sans fins, Nadal et son physique). Je crois bien que c’est Federer qui a récemment déclaré jouer toujours avec une douleur quelque part, ce qui est logique pour un sportif de haut niveau dont le corps est toujours assez proche du point de rupture. En plus d’une évidente stratégie d’économie, que Federer soit présent (et régulier) à tous les chelems montre qu’il est capable de jouer avec ce qu’il a sous la main.

    Ne vous inquiétez pas trop pour Nadal, il sait qu’il a une bonne fenêtre cette année (Federer moins tranchant, Murray toujours puceau, Potro pas là, …), sait comment gagner Wim et a déjà prévu une pause médicale pour tenter de faire mieux de jamais à l’USO… Il est entré dans une autre phase de sa carrière.

    Allez LU ! … ya !

    • Damien 29 juin 2010 at 13:35

      « Pélardon Céleste » : énorme!

  11. Le concombre masqué 29 juin 2010 at 13:41

    @ Jerome :
    Pour Soderling, ton point de vue est intéressant, il a peut être effectivement utilisé avec brio son joker « jour moyen ».

    Pour Murray, il est quand même mené 7-3 contre Nadal dans leurs confrontations directes dont un 6/3 6/2 6/4 à Wimbledon en 2008.

    En revanche il mène 6-5 dans les confrontations face à Fed, dont 4 victoires consécutives sur 2008/2009 pour Fed. Murray est le facteur n°2 après nadal qui a fait écrire à tous les journalistes des articles entiers sur le déclin de Fed.

    Murray gêne Fed en faisant sa cuisine, et ce dernier peut commencer à boiser ses coup-droits et foirer ses revers. Contrairement à nadal, qui, quoi que soit la cuisine en face n’est pas gêné (c’est d’ailleurs pour ça qu’il bat très souvent Fed) et qui n’est mis en difficulté que par des shotmakers puisants, ce que murray n’est pas.

    « depuis son émergence dans le top 4 en août-septembre 2008, Murray me paraît foncièrement un tout petit peu meilleur que Nadal sur surfaces rapides, et en tout cas clairement sur dur. »

    Oui c’est vrai, mais comme Fed, il a dse meilleurs résultats sur dur que Nadal, mais contre lui il est impuissant.

    Après c’est difficile de comparer puisqu’on a plusieurs nadal (genre Avant 2008, puis 2008/début 2009, puis fin 2009/début 2010, puis maintenant) et plusieurs Murray (murray je gagne tous les MS/Murray je ne fais plus rien depuis l’OA 2010…).

    Mais comme le dit jean dans son dernier paragraphe

    « Ne vous inquiétez pas trop pour Nadal, il sait qu’il a une bonne fenêtre cette année (Federer moins tranchant, Murray toujours puceau, Potro pas là, …), sait comment gagner Wim « 

  12. Cochran 29 juin 2010 at 13:55

    Vous n’avez rien compris ! Cette année, les vieux briscards sont fatigués, place au jeune Lu !

    Et je n’enterrerai pas trop vite Jo-Wil qui n’a aucune pression et rien à perdre contre Murray.

    • Patricia 29 juin 2010 at 14:10

      Je n’ai pas vu Jo cette année, mais son 2009 m’avait complétement écoeurée… au contraire de Petzschner, qui m’avait fait passer un bon moment et a su récidiver cette année. Il n’a pas de pression, soit, mais Murray joue mieux, non ? ET c’est pas Tsonga qui va lui mettre le doute, à mon avis. Jo devra faire le match de Roddick l’an dernier et espérer que Murray commette la même erreur tactique de jouer l’attentisme s’il est dominé.

  13. Patricia 29 juin 2010 at 14:06

    @ concombre : [Pour Murray, il est quand même mené 7-3 contre Nadal dans leurs confrontations directes dont un 6/3 6/2 6/4 à Wimbledon en 2008] ; certes, mais Nadal surhumain et Murray à la fois émergent et complétement vidé physiquement et mentalement par sa victoire au bout de la nuit contre Gasquet.
    On a tendance à oublier « l’effet Gasquet » : Murray a reconnu que ce match a lancé sa carrière (meilleure fin de saison de sa carrière) ; del Potro aussi avait commencé son run comme ça, en finale de Stuttgart. Youzhny a ébloui après son 1er tour à l’AO. Et, tiens, Murray vient de la refaire contre Richie-la-Mouise à RG.

    Ce 1/4 de 2008 est notre seul point de référence sur cette surface pour le H2H entre le scot et l’ibère.

    Leur dernière rencontre était à l’AO, avec un très bon Murray qui dominait largement, jouant dans la même filière que son match gagnant en 1/2 de l’USO.
    Donc pour moi la question qui permet d’interpréter leurs confrontations c’est aussi : comment joue Murray et comment joue Nadal ? Murray est l’anti parpineur – apparemment l’espèce antidote de Nadal – mais il peut à l’occasion jouer un jeu très agressif et très réjouissant. Il a l’air bien dans le tournoi, ce qui n’est pas une garantie de trouage au service (voir l’an passé), et Nadal a été gêné par Petzschner qui n’est pas un cogneur (et n’a pas la solidité de la Muraye).

    Puis, la remarque de Murray plus susceptible de neutraliser Fed que Nadal a beau être vraie dans les registres, leur dernière rencontre au sommet lui a fait perdre de la force. De même que la dernière rencontre Sod-Nadal n’a pas confirmé la thèse de l’antidote : bien sûr s’il avait joué comme contre Fed en 1/4, ou comme l’année d’avant… Mais bon, c’est comme Tsonga 2008, lui aussi il a pu être facile – mais pas facile d’être à ce niveau plus d’une fois par tournoi. Sod a su l’être sur plusieurs matches à RG 2009, contre du lourd.

    Sinon, Lu en demi, ce serait rigolo. Le Melzer d’extrême orient quoi. Le remake de RG.

  14. Geô 29 juin 2010 at 14:38

    L’absence de Roddick laisse un arrière-goût amer. Nous aurions pu nous délecter d’un carré d’affiches caviar, de savoureuses oppositions de style quatre étoiles, cerise sur le gâteau d’un quatre-quart de rêve.

    • May 29 juin 2010 at 14:42

      Un Fed / Djoko sur gazon serait plutôt innonvant. Comme les quarts ne sont pas encore joués je te propose d’étaler tes demis rêvées what you say?

  15. Coach Kevinovitch 29 juin 2010 at 14:39

    Il faut faire gaffe à Nole, je pense.

    C’est vrai que ce dernier n’a qu’un seul poumon et on ne sait pas vraiment s’il sera en bon état pour le match contre Lu. Toutefois s’il rencontre Superbiquette en demies, ce dernier aura tout à perdre contre un mec qui n’aura mais alors vraiment rien à perdre.

    Nole a été capable de lui faire un coup de force à Bâle chez Federer, s’il rencontre le suisse en demies à Wimby, l’absence totale de pression pourrait lui donner des ailes!

    • Damien 29 juin 2010 at 14:49

      D’autant qu’il est un des seuls joueur en activité à l’avoir battu en GC. Mais bon, Fed serait tout de même grandissime favorit si cette 1/2 venait à se concrétiser.
      Elle me plairait bien moi cette 1/2.

    • Franck-V 29 juin 2010 at 14:53

      L’absence totale de pression pour Djokovic… en 1/2 de Wimbledon? Qui lui ouvrirait en plus sa 1ère finale et la place de n°2?

      Que Federer ait tout à perdre du 1er tour à la finale , c’est un fait, mais on peut considérer qu’il y est habitué… après Falla et Bozoljac… Berdych ne sera pas sous estimé, et pour cause.

      Par contre, on ne sait pas si Djokovic va mieux aborder Lu en 1/4 qu’il n’avait abordé Melzer à RG; à la rigueur, c’est contre Rod qu’il n’aurait rien eu à perdre, là, faut voir…

      Le « coup de force de Bâle », c’était un 500, même à domicile, son tournoi de rentrée après l’US alors que dans sa tête, sa saison 2009 était déjà terminée, plus un acte de présence chez lui qu’autre chose, avec ses forfaits à Tokyo, Shanghaï et sa Bennett à Bercy.

  16. Djita 29 juin 2010 at 14:52

    Venus ne sait pas jouer sans son service. Elle perd 6/2.

    • Arno 29 juin 2010 at 14:55

      Ne critique pas. Moi, même avec mon service, je sais pas jouer.

      • Djita 29 juin 2010 at 15:24

        lol

  17. Nath 29 juin 2010 at 15:00

    @ Cochran : Seulement un an d’écart entre Lu et Roddick, le jeune Lu aura 27 ans le 14 août prochain, quelques jours avant que le vétéran américain fête ses 28 printemps.

    La moyenne d’âge des quart-finalistes me parait plutôt moyenne justement, le plus jeune étant Djoko et le doyen Fed. Rien à voir avec les tableaux 2008-2009 certes, mais très loin de ce que l’on avait en 2007 par exemple (5 joueurs de moins de 23 ans !).

    Si j’évoque le sujet de l’âge, c’est à cause de ma dernière insomnie en date, pendant laquelle j’ai lu l’excellent article de Colin sur la génération 86-87. C’est l’occasion pour moi de le féliciter ;) http://www.15-lovetennis.com/?p=1386

    Je dirais que cette édition de Wimby confirme plus ou moins le paysage tennistique actuel, les 3 meilleurs de 86-87, des gars plutôt réguliers ou qui semblent le devenir (Soderling, Berdych, Tsonga), Fed et une seule réelle surprise. En majorité des gars que l’on n’a pas fini de voir. C’est en ce sens en totale opposition avec l’édition 2009 de ce tournoi, pour l’instant… en attendant de connaitre le nom du vainqueur, sur lequel je ne me prononce pas.

    • Franck-V 29 juin 2010 at 15:24

      Aussi la régularité dans les 3 premiers GC de l’année de Tsonga, présent au niveau des 1/8; , hors les 4 premiers, c’est le seul top 10 à le faire, je crois; Berdych (2°tr) et Sod (1er tr)ont tous deux raté le coche à l’AO. En 1/4 on retrouve seulement le top 3.

      Hewitt ne fait pas aussi bien… mais s’incline face aux 1 à l’AO, 2 à RG et 3 à Wimbledon. Murray à l’US Open, si ce dernier est 4°?

      • Nath 29 juin 2010 at 15:28

        ou Soderling, pas loin du tout ;)

      • Franck-V 29 juin 2010 at 16:17

        En effet, sur les 2 MS US, la place de Murray sera en grand danger face à Sod… sauf si il remporte Wimbledon, évidemment.

        2009:
        Murray: Wimbledon 1/2, Canada V, Cinci F, US 1/8
        Sod: Wimbledon 1/8, Canada abs., Cinci R64, US 1/4

        Classement actuel.

        4 Murray 5,155
        5 Davydenko 4,785
        6 Soderling 4,755

    • Colin 29 juin 2010 at 17:54

      Tu as de bonnes lectures Nath, j’essaierai de pondre un article soporifique un de ces 4, que tu pourras lire pour t’endormir :lol:

  18. Djita 29 juin 2010 at 15:59

    La seule russe est toujours en lice, elle sort Clijsters. Et Venus est sortie.

  19. Colin 29 juin 2010 at 17:57

    Victoire de Serena Williams sur Li, qui nous évite donc les 1/2 finales suivantes à Wimbledon (oui, je dis bien, à Wimbledon):
    - Zvonareva / Pironkova
    - Li / Kanepi (match à regarder plutôt sur son lit ou sur son canapé? OK je suis déjà loin)

    • Chewbacca 29 juin 2010 at 17:57

      non reste mdr!!!!

    • Le concombre masqué 29 juin 2010 at 19:44

      Bravo.

    • Colin 29 juin 2010 at 19:51

      J’ai l’air fin, Kanepi a perdu alors qu’elle menait 3-0 service à suivre dans le dernier set…
      Ça sera donc Serena – Kvitova.

  20. Jérôme 29 juin 2010 at 19:02

    @ concombre, en complément avec ce qu’a pu dire Patricia, à propos des duels entre d’une part Murray et Nadal, et d’autre part Murray et Federer.

    Sur Murray-Nadal, si tu m’autorises une lapalissade, Wimbledon 2008, c’était avant août/septembre 2008.

    A Wimbledon 2008, Murray s’est effectivement pris une grosse bâche. Mais il n’était pas alors au niveau qu’on lui connaît depuis grosso modo Cinci 08 ou l’USO 08.
    Depuis, les rencontres sont beaucoup plus partagées entre Murray et Nadal.

    Quant au H2H entre Fed et Murray, eh bien depuis précisément Cinci 2009, Federer a enchaîné 3 victoires consécutives sur Murray (Cinci 09, Masters 09 en poule, et OA 2010).

    Bref, il n’est plus du tout évident que la Murène soit un problème pour Federer ni que Nadal soit un roc invincible pour l’écossais. Plus que les stats globales, les tendances récentes me paraissent être plus significatives.

    • Le concombre masqué 29 juin 2010 at 19:43

      « Plus que les stats globales, les tendances récentes me paraissent être plus significatives. »

      Certes, comment ne pas être d’accord?

      Sauf que les tendances récentes ne font pas encore l’objet de stats. Fed montre des fragilités inquiétantes dans son jeu depuis la période post-OA 2010, alors que dans le même temps Nadal a tout pété sur TB. Pendant ce temps là, Murray n’a joué contre aucun des deux, et les deux autres ne se sont joués qu’une fois et sur terre battue.
      Pas de H2H pour illustrer cette tendance.

      Après les tendances encore plus récentes : – début de wimbly : Fed joue mal, nadal aussi, murray déonce tout. La encore pas de stats entre ces 3 là.

      Puis les tendances encore plus récentes : 1/8 de finale. les trois jouent très bien.Idem.

      Bref pas facile de se faire une idée, sans être subjectif. Moi j’ai un vieux feeling qui voit l’espagnol se faufiler jusqu’en finale même s’il n’est pas le plus impressionnant pour l’instant, comme en 2005 et 2006…

      Et j’ai aussi le feeling que bibique n’a pas fini de nous faire flipper sur ce tournoi, même s’il monte en puissance. (Remember HAlle).

  21. Valentin 29 juin 2010 at 19:58

    Vous êtes tous bien confiants pour Fedo-Berdych, moi il me fait peur l’automate tchèque, il sert très fort et retourne bien, et ne fait vraiment pas beaucoup de fautes considérant les patates qu’il envoie, ça va être tendu selon moi.

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