Le service : approche mécanique

By  | 7 juillet 2011 | Filed under: Regards

Arme maîtresse pour tout joueur qui se respecte, le service est primordial si l’on veut dominer l’échange. On a souvent associé  grand joueur (par la taille) avec grand service, je me suis « amusé » à tenter de vérifier cette légende urbaine par une étude mécanique… Je vais donc essayer de faire le plus simple possible pour ne pas perdre les allergiques aux maths et à la physique !

Pour ce faire, j’ai du prendre plusieurs hypothèses :

-          On se place dans un cadre avec un vent nul, en indoor par exemple,

-          On prendra pour modèle un joueur d’1m80 frappant ainsi à 2m80 de hauteur (bras + longueur de raquette + poussée des jambes),

-          On considèrera un service à plat, on ne tiendra donc pas compte ici de la rotation propre de la balle qui entraînerait des effets aérodynamiques difficiles à prendre en compte dans l’étude,

-          On ne tiendra pas compte de la déformation de la balle suite au choc,

-          On ne s’aventurera pas non plus à quantifier l’influence du fait que la balle ne soit pas lisse, qui obligerait à prendre de nouvelles variables en compte.

Le but est triple : prévoir la trajectoire de la balle, l’évolution de sa vitesse entre la frappe et l’instant précédent le choc avec le sol et comparer ces deux critères suivant la taille du serveur.

Première partie : Service « au T »

Pour plus de simplicité prenons le cas d’un serveur droitier, servant de gauche à droite. La trajectoire de la balle est quasiment rectiligne, c’est-à-dire que la balle ne varie que dans 2 dimensions (la trajectoire ne varie pas en largeur, contrairement à un service plus croisé).

1er cas : Chute libre (frottements nuls)

Juste après le choc avec la raquette, la balle subit une seule force, son propre poids, autrement dit l’attraction du centre de la Terre qui fait tomber tout objet non retenu.

En réalité l’atmosphère crée une 2ème force, de frottement, qui s’oppose au déplacement de la balle. On le verra dans le 2ème cas.

Si on appelle alpha l’angle initial que fait la trajectoire de la balle avec la verticale, on peut mettre en équation cette trajectoire en utilisant le Principe fondamental de la dynamique (PFD) : m*a = P (1)
m : masse de la balle (57g)
a : accélération de la balle
P : poids de la balle

En projetant l’équation (1) sur les axes y et z reliés respectivement à la longueur du terrain et à l’altitude, et en intégrant, on obtient l’expression de la vitesse sur y et sur z :

Vy(t) = v0*sin(alpha) (2)

Vz(t) = -g*t – v0*cos(alpha) (3)

v0 : vitesse initiale de la balle, c’est-à-dire après sortie de raquette, on prendre 200km/h (55,5m/s)
g : accélération de la pesanteur (9,81 m/s^2)
t : variable du temps

On intègre une seconde fois pour avoir le déplacement sur les deux axes :

Y(t) = v0*sin(alpha)*t + y0 (4)

Z(t) = -0.5*g*t^2-v0*cos(alpha)*t+z0 (5)

Le graphe ci-dessus donne l’altitude de la balle en fonction du déplacement sur la longueur du terrain. Par exemple à y=y0=0,9m, la balle est à 2.8m d’altitude (instant initial). En effet, j’ai considéré que le serveur ne tapait pas la balle au niveau de la ligne de font de court mais à 0.9m en aval (poussée des jambes vers l’avant).

A y=16.58m, on a z=0, en d’autres termes c’est à cette longueur que la balle touche le sol.

Pour valider le modèle, il faut s’assurer que la balle passe évidemment au-dessus du filet, on va donc jouer sur l’angle alpha décrit précédemment afin d’être « juste » au dessus du filet, on minimise ainsi la durée de déplacement de la balle pour maximiser l’efficacité du service. Numériquement on trouve pour l’exemple du joueur d’1m80, alpha=81,3°.

Puis on obtient la vitesse globale en calculant la norme avec les relations (2) et (3).

On va ainsi avoir une vitesse qui augmente constamment au cours du temps, ce qui est impossible. Ce modèle est donc faux !

On doit prendre en compte un facteur d’amortissement, en clair l’existence de frottements due à l’atmosphère dans laquelle évolue notre balle de tennis.

2ème cas : Présence de frottements fluides linéaires

Si on lâchait une balle de tennis du haut de la tour Eiffel, on remarquerait que sa vitesse se stabilise rapidement autour de 60 km/h. Cette vitesse limite est due à notre atmosphère qui freine l’objet. Ainsi, si le service part à 200km/h, il est évident qu’il aura perdu en vitesse entre le moment où le serveur frappe et l’instant où la balle touche le sol. La durée étant de l’ordre de 0.3 secondes, quelle est la vitesse réelle de la balle juste avant de toucher le sol ?

L’étude se décompose de manière similaire au 1er cas, on doit néanmoins tenir compte de la force de frottement, qui intervient dans l’écriture du PFD. Cette force est proportionnelle à la vitesse de la balle (plus la balle va vite, plus elle sera freinée). D’où l’équation :

m*a = P + k*v (6)

où v désigne bien sûr la vitesse et k le coefficient de frottement fluide.

On projette comme avant sur les deux axes et on obtient des équations différentielles.

Passés les calculs on obtient :

Vy(t) = v0*sin(alpha)*exp(-(k/m)*t) (7)

Vz(t) = ((m*g)/k-v0*cos(alpha))*exp(-(k/m)*t) – (m*g)/k (8)

Passons ces expressions assez imbuvables et intéressons-nous plutôt au graphique représentant la vitesse en fonction du temps :

Entre le moment où la balle sort de la raquette et son impact avec le sol (un peu plus de 0.3 secondes), la vitesse a diminué de 9,4m/s, soit près de 34 km/h. Beaucoup en 3 dixièmes de seconde, mais pas impossible vu la masse (assez légère) de la balle de tennis. Une balle de pétanque, par exemple, aurait été beaucoup moins freinée.

L’intégration des relations (7) et (8) nous donnent les équations paramétriques du mouvement (trajectoire) :

Y(t) = -(m*v0*sin(alpha))/k*exp((-k/m)*t) + (m*v0*sin(alpha))/k + y0 (9)

Z(t) = -((m/k)*((m*g)/k – v0*cos(alpha)))*exp(-(k/m)*t) – (m*g)/k*t + (m/k)*((m*g)/k – v0*cos(alpha)) + z0 (10)

Et comme on est en présence de frottements, l’angle alpha trouvé dans le 1er cas n’est plus suffisant pour être juste au-dessus du filet. Il faut donc l’augmenter légèrement (alpha=81.4°). Ainsi la vitesse diminue légèrement aussi.

On peut alors avoir les 2 trajectoires sur un même graphique, celle avec frottements (2ème cas) et celle sans frottements (1er cas) :

La courbe rouge représente le 1er cas, la verte le cas avec frottements. On remarque que la verte est légèrement en retrait de la rouge. En d’autres termes, pour des conditions identiques (même serveur, même vitesse initiale), la balle faisant face à des frottements touche le sol avant (16.44m) celle à l’état « libre » (16.58m). Pour un même intervalle de temps on remarque également que la balle « libre » est déjà bien plus en avance que celle subissant les frottements (la verte touche à peine le sol lorsque la rouge est déjà « enfoncée » dans le sol).

Ces observations confirment donc que les frottements de l’atmosphère jouent un rôle, assez minime pour la trajectoire, mais loin d’être négligeable pour la vitesse de la balle et la durée du service…

C’est l’angle alpha qui va faire toute la différence entre un petit et un grand serveur.

Pour un serveur plus petit que notre serveur de référence, il va falloir augmenter alpha, et inversement pour un grand serveur.

Prenons deux cas extrêmes : Olivier Rochus : 1m68. Il va frapper la balle à environ 2m50 (j’ai tenté de mesurer cela sur les vidéos youtube). Deux contraintes s’imposent : passer par-dessus le filet (0.914m) et ne pas dépasser la ligne de service en longueur située à 18.29m du joueur.

Pour une vitesse en sortie de raquette de 200km/h, en calculant l’angle minimum nécessaire pour être au-dessus du filet (alpha=83°), on trouve une position d’impact à 17,09m du joueur, atteinte au bout de 325 ms (milisecondes).

Prenons à présent un joueur très grand, par exemple Ivo Karlovic : 2m08. Il devrait frapper la balle à environ 3m30. Ainsi mes calculs (alpha=79°) montreraient qu’il peut aisément frapper à 200km/h juste au dessus du filet avec une marge bien plus grande… En effet, l’impact se produirait à 15,61m, soit près d’1m50 avant la balle de Rochus et cela au bout de seulement 216 ms, environ deux tiers du temps mis par le Belge !

On peut même aller beaucoup plus loin en terme de vitesse, ainsi avec les hypothèses prises, la taille du géant Ivo lui permettrait de réussir un service à plus de 350 km/h dans les limites du court ! Evidemment les limites humaines interviennent alors, mais malgré mes hypothèses prises en début d’étude, je ne trouve pas inenvisageable l’idée d’un robot placé à 3.3m de hauteur tirant des services à 350km/h…

D’ailleurs, l’angle alpha par rapport à la verticale étant plus grand pour le Belge, il en résulterait une baisse de vitesse, néanmoins, vu le court intervalle de temps, cela n’influence quasiment pas.

Rochus est rassuré, il peut donc à priori servir à 200km/h, néanmoins il est évident qu’un serveur comme Karlovic, de par sa taille, maximise ses chances de réaliser un service gagnant grâce au gain de temps (33%) qu’il obtient sur le Belge. Le fait que la balle rebondisse dans une zone plus courte ne constitue pas un réel avantage pour un service « au T ». En revanche, il est clair qu’il aura toute son importance pour un service croisé extérieur !

Voilà, l’étude est longue pour un résultat finalement assez attendu, mais je trouve intéressant de pouvoir modéliser ce type de « phénomène » assez simple en apparence.

3ème cas : Présence de frottements fluides quadratiques

A partir de certaines vitesses trop élevées, la force de frottement ne se modélise plus en k*v, mais en h*v^2, ainsi la force de frottement est proportionnelle au carré de la vitesse. Les calculs qui en découlent sont beaucoup plus délicats et les équations obtenues n’admettent pas de solution analytique. Autrement dit il faut créer un programme pour obtenir des solutions « point par point ». Le résultat que j’ai obtenu est peu différent du modèle des frottements linéaires, je ne développerai donc pas plus cette partie !

Deuxième partie : Service croisé extérieur

Cette fois, prenons l’exemple d’un service de droitier, de droite à gauche, visant la ligne extérieure. L’étude ne peut plus se faire dans 2 dimensions puisqu’ici la trajectoire va varier également en largeur. Essayons de montrer à quel point un grand serveur est avantagé dans cette situation…

On prendra la référence précédente (1m80, balle frappée à 2m80, à 200km/h, 90 centimètres en avant).

La démarche est similaire au 1er cas, il va falloir cependant rajouter une composante sur la largeur. En d’autres termes, la balle ayant un mouvement sur la largeur (x), la longueur (y) et la hauteur (z), on aura 3 équations (au lieu de 2) pour définir sa trajectoire.

On gardera l’angle alpha pour désigner l’angle initial entre la verticale (z) et la trajectoire. Il faut par contre définir un nouvel angle, désignant l’inclinaison entre l’axe (y) lié à la longueur du terrain, on appellera cet angle beta.

L’origine du repère représente le point d’impact de la raquette avec la balle.

On traitera directement le cas avec les frottements linéaires :

De la même manière qu’au 1er cas, on a les équations de la vitesse projetée sur les 3 axes :

Vx(t) = v0*sin(beta)*exp(-(k/m)*t) (1)

Vy(t) = v0*sin(alpha)*exp(-k/m*t) (2)

Vz(t) = ((m*g)/k – v0*cos(alpha))*exp(-(k/m)*t) – (m*g)/k (3)

La norme de ces trois composantes donne la vitesse réelle dont voici l’évolution au cours du temps :

La perte de vitesse est très légèrement supérieure au cas précédent, ce qui est logique car la distance à parcourir est un peu plus longue et donc les frottements de l’air agissent plus longtemps.

Voici, sans détails, les équations paramétriques de la trajectoire :

X(t) = -(m*v0*sin(beta))/k*exp(-(k/m)*t) + (m*v0*sin(beta))/k + x0 (4)

Y(t) = -(m*v0*sin(alpha))/k*exp(-(k/m)*t) + (m*v0*sin(alpha))/k + y0 (5)

Z(t) = (m/k)*(v0*cos(alpha) – (m*g)/k)*exp(-(k/m)*t) – (m*g)/k*t + (m/k)*((m*g)/k – v0*cos(alpha))+z0 (6)

Faute d’un logiciel peu représentatif, je ne vous montrerai pas la trajectoire du service (difficile à représenter en 3 dimensions). Néanmoins, les calculs permettent de comparer différents types de serveurs, en l’occurrence on reprendra nos amis Rochus et Karlovic !

Ainsi pour Olivier Rochus servant à 200km/h, s’il veut toucher la ligne extérieure (service idéal !)et passer au-dessus du filet (dont on fixe cette fois la hauteur à 0.999m), on aurait un angle alpha=83,3° et beta=16,6° et la balle atterrirait à une longueur de 17,75m, ce qui est bien dans les limites du court, avec une durée de 339ms.

Pour Karlovic avec les mêmes conditions de service, il toucherait la ligne extérieure avec un angle alpha=79,3° et beta=18,3° avec un impact au sol à 16,05m, soit 1m70 avant le service de Rochus, avec une durée de 305 ms, donc un service 10% plus court en terme de temps que celui du Belge ! Vous imaginez la différence d’effort d’anticipation et d’explosivité pour le retourneur entre ces deux services !

Là encore, l’écart de vitesse à l’arrivée est pratiquement inexistant entre les deux services. C’est donc bien au niveau de la position et dans une moindre mesure, au niveau du temps, que le grand serveur possède un avantage énorme.

Conclusion

Le service a été étudié avec plusieurs hypothèses pour simplifier l’étude, qui m’a déjà pris beaucoup de temps… Les résultats sont pourtant assez réalistes et confirment l’a priori. Reste plus qu’à filmer un serveur, étudier la trajectoire avec un logiciel adapté et confirmer ou non le modèle ci-dessus ! J’espère avoir été assez clair… et pas avoir dégoûté trop de monde !

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275 Responses to Le service : approche mécanique

  1. Julie 11 juillet 2011 at 7:18

    Alors l’espagne en demies, je fais pas de pronos, mais si jamais c’est à Madrid…. moi je déménage à Madrid le 6 septembre!!!! Donc peut-etre que j’y serais! Et en cas de finale aussi!

    Par contre je ne comprends pas comment peut-on savoir à l’avance qu’est ce qui se joue où?

    • Ulysse 11 juillet 2011 at 7:27

      « … je ne comprends pas comment peut-on savoir à l’avance qu’est ce qui se joue où? »

      Par exemple France – Espagne va se jouer en Espagne parce que la dernière fois que les deux se sont rencontrés, c’était à Clermont-Ferrand (2010). On alterne le pays receveur. C’est assez juste sur le long terme.

      • Julie 11 juillet 2011 at 8:05

        Ok, merci!

        Donc en fait il faut connaitre ses gammes et toute l’histoire des precedentes coupes davis! ;-) Et si premiere rencontre (genre le kazaksthan, mince je sais jsm comment ca s’écrit) c est un tirage au sort?

        • Ulysse 12 juillet 2011 at 9:40

          Ah ben pour une première rencontre là je sais pas. Il faut demander à Colin.

        • Colin 18 juillet 2011 at 7:46

          Ah ça c’est une bonne question. On pourrait penser qu’un nouveau pays « hérite » des caractéristiques de l’ancien, donc que le Kazakhstan hérite de l’URSS ou de la CEI, comme la Croatie et la Serbie auraient pu « hériter » de la Yougoslavie.

          Ou bien c’est un bête tirage au sort qui permet d’initialiser le processus…

    • Nath 11 juillet 2011 at 7:54

      Il y a peu de chances que cela se joue à Madrid. Nadal n’aime pas trop y jouer à cause de l’altitude et je vois mal la fédé l’imposer puisqu’ils y ont joué récemment, quoique je ne suis pas sûre que 2008 soit si récent que ça… On verra ;)

      • Julie 11 juillet 2011 at 8:11

        Je me souviens de la polémique, et des balles qui fusaient trop à madrid, et nadal s etait plaint, et ca avait fait gros scandale. Mais… mais comme le dit ulysse pas sur que la terre battue les arrange tant que ca, vu que ce sera en plein saison indoor + … surtout si nadal n est pas là… Auquel ca lopez et ferrer sopnt meme plus à l aise sur surfaces rapides, et dans ce cas ils s’en crissent que les balles fusent plus à madrid, voir ca peut arranger.

        Et lopez est madrilene…

        Bon ok je sais y a pas trop de chances, en meme temps

        1/ « du pain et des jeux », vu la grogne et la crise en espagne, ils pourraient quand meme vouloir faire ca à madrid qui est là ou il y a le plus de grogne (avec barcelone mais je sais pas trop si les velleites d independance pourraient inciter les organisateurs à ne pas la choisir), pour détourner l’attention/ changer les idées..?

        Bon ok c’est tarabiscoté comme raisonnement je m’auto-convainc là ca se jouera surement au facteur nadal. Les organisateurs ont-ils une deadline pour annoncer la surface?

        2/ si c est pas trop loin je pourrai tjs me deplacer (mais bon, retour aux etudes = retour à la deche he he)

        • Nath 11 juillet 2011 at 8:24

          Bien sûr qu’ils ont une deadline, je ne la connais pas mais je suis sûre qu’elle interviendra avant un éventuel forfait de Nadal…

    • Julie 11 juillet 2011 at 8:00

      je veux dire, pas valence vs madrid, mais je ne comprends pas des phrases du type: » si l espagne passe, on jouera en Espagne, si ce sont les US, on jouera en France »…

      Je trouve ca dommage que tous les doubles se jouent le meme jour en fait, pq du coup j ai pu suivre que la suisse (bon à part les US qui etaient le soir).

      Rholala je vais aller voir le beau Lopez j’ai trop hate!

      Questions pour Antoine:

      - pourquoi richard ferait changer de côté llodra? Des histoires de gaucher/droitier? Clement est-il gaucher? Mais Tsonga est droitier non, comme richard, donc ca ferait comme samedi?
      - moi je voterais richard bien evidemment en double, à condition de ne pas le sortir en simple, il faudrait quil joue ses 3 matchs.
      - à quoi vois-tu que tsonga n a aucun des automatismes du double? C’est quand meme vachement beau le double…

      En tant que bonne fan de Doudou, mon oeil a irrémédiablement été attiré par une photo d’un tout jeune Federer BLOND! Sur le site de la davis cup, mentionnant « archives », et j ai pu revivre tous les grands moment de fed en coupe davis, j ai du coup fait qqs recherches notamment sur le tour en 2001 face aux US où fed avait fait les 3 points et où macenroe, alors capitaine de l equipe, avait dit « on pensait bien que ce federer allait nous poser qqs problemes, mais on ne s’attendait vraiment pas à ca… »

      Sinon moi je pense que Richard peut taper Nadal. Sans blague.

      • Pat 11 juillet 2011 at 8:37

        Je ne sais pas ce que tu as pris pour écrire ta dernière ligne (sans jeu de mots) mais ça a l’air costaud !
        Si Nadal joue la demi-finale c’est qu’il est en état et Richard ne peut pas le battre ; j’aimerais bien pourtant mais non, vraiment, je n’arrive pas à y croire sur terre battue.
        Par contre, je ne suis pas sûr du tout que la Serbie batte l’Argentine et en cas de finale Espagne-Serbie, Djokovic n’a pas gagné d’avance ses deux matches. L’état de forme peut varier d’ici décembre.
        En gros, faire des pronostics maintenant sans savoir qui va jouer et dans quel état, c’est aléatoire (moins qu’euromillions mais ça rapporte moins aussi).

      • Julie 11 juillet 2011 at 9:01

        C’est de la bonne! T’es de quelle région de France? la prochaine fois que je passe par là, je t’en ramene, direct de mon dernier voyage en Colombie ;-)

        Tu viens de dire une vérité merveilleuse: tout est question de référentiel… J’avais oublié mes prémisses de physique… Donc maintenant mon référenctiel c’est l’euromillion.

        Federer a énormement plus de chances de faire le grand chelem supersonique en 2012 que je n’en ai de gagner à l euromillion.

        Et ca vaut bien plus…

  2. Antoine 12 juillet 2011 at 12:21

    @Julie:

    En ce qui concerne le lieu des futures rencontres, Ulysse t’a répondu. Pour être un peu plus précis, quand deux pays se sont déjà rencontrés, le pays qui n’a pas eu le choix du lieu de la rencontre a cette fois le choix du lieu. Normalement, il choisit de jouer à domicile mais ce n’est pas une obligation. Il peut demander à jouer chez l’adversaire mais il faut alors son accord ainsi que l’accord du comité de la CD. S’il n’y a pas eu de rencontre par le passé, on tire au sort. Le choix du lieu emporte également le choix de la surface et des balles, dans certaines limites. Plus que le fait de jouer à domicile, qui met davantage de pression sur l’équipe qui joue chez elle, c’est bien évidemment le choix de la surface et des balles qui procure au pays hôte un avantage certain la plupart du temps. La France a battu l’Espagne l’année dernière sur un indoor très rapide à Clermont Ferrand; il y a peu de chance que ce soit le cas en Espagne qui voudra sans doute jouer sur terre battue..

    Si Forget décidait de faire jouer Richard en double, Llodra a déjà dit la semaine dernière qu’il accepterait de permuter et donc de jouer à droite, ce qui n’est pas sa position habituelle puisqu’il est gaucher. En effet, en double Richard, quand il joue, joue à gauche ce qui est assez logique puisqu’ayant un meilleur revers que son coup droit, Richard est un « faux » droitier..

    En ce qui concerne Jo, là ou l’on voit qu’il ne sait pas vraiment jouer en double c’est qu’il retournait de beaucoup trop loin pour avoir plus de temps et pouvoir taper plus fort, laissant ainsi au serveur tout le temps nécessaire pour monter au lieu de contrer le service pour l’obliger à faire une volée basse et remonter la balle pour pouvoir le prendre au deuxième ou troisième coup. De même, sur service adverse il laissait très souvent Llodra seul au filet, montant dans l’échange beaucoup trop tard, voire pas du tout. Un joueur au filet et un autre au fond, les angles sont vite trouvés par l’équipe adverse si les deux parviennent au filet. C’est l’équipe qui prend le filet qui gagne à tous les coups la majorité des points. Autre erreur, il jouait souvent sur celui qui était au filet au lieu de jouer sur celui qui est au fond et de profiter du temps pour monter. De temps en temps, c’est bien mais c’est une mauvais tactique si elle est employée plus régulièrement. Il va passer ou provoquer une faute de temps à autre, mais s’expose à une volée dans le dos de son partenaire qu’il ne pourra pas toucher et permet au deuxième joueur adverse de monter…Bref, Jo ce n’était pas terrible samedi…Il y avait du mieux sur la fin à force d’entendre Forget lui répéter les consignes, mais il faudrait qu’il pratique pour devenir bon… La seule chose qu’il a bien faite, c’est de ne pas servir trop fort et de viser un bon pourcentage de premières, ce qui est encore plus important qu’en simple..

    Aujourd’hui, on prendrait n’importe lesquels des meilleurs joueurs français en simple (Monfils, Richard, Jo, Simon) pour faire une équipe; ils se feraient aligner à coup sûr par les Bryan. Forget aimerait bien pouvoir se passer de Llodra qui lui mange une des quatre sélections ou en tout cas pouvoir sélectionner un deuxième joueur de double qui puise joueur en simple sans problème mais avec Jo, je n’ai pas trouvé cela très concluant..Il faudrait essayer avec Richard mais cela supposerait que les deux jouent ensemble quelques tournois pour voir comment cela tourne; or Llodra joue avec Zimonjcic..Ce n’est pas faute que Forget leur demande, mais ils s’en tapent et cela montre au passage que leur attachement à la CD a ses limites..

    • Ulysse 12 juillet 2011 at 9:51

      Oui enfin tu renverses un peu l’histoire avec Mika.

      Llodra a tenu à bout de bras pendant des années le double de CD, avec une multiplicité de partenaires. Jusqu’à l’année dernière il a essayé de jouer les grands tournois avec un bon joueur français, Benetteau, sans vraiment de succès. Il ne joue que depuis cette année avec Zimonjic, faute de trouver un partenaire fiable et stable en France pour remplacer Santoro, Clément. Il est parfaitment légitime qu’il se donne les moyens d’étoffer son palmarès en double puisque la mayonnaise CD ne prend pas.

  3. Pingback: Alexander7

    • Christian 17 juillet 2011 at 7:16

      Alexander 7, il a remarqué qu’il y avait un petit coup de mou estival sur le site, alors sympa, il nous propose du Levitra pour nous donner plus de… vigueur.

      Afin que nul n’en ignore, le Levitra, mesdames et vous aussi, amis chastes, ce n’est ni plus ni moins qu’un ersatz de viagra.

      Moi, j’dis ça, on m’a raconté, hein…

      • Christian 17 juillet 2011 at 7:20

        D’ailleurs, je me demande s’il n’y a pas un calembour foireux dans le nom de ce médoc:

        Levitra = lévitera = l’évitera ?

        Du genre: « prends ce cachet, et hop, au plafond ! » (léviter) ou « tu l’éviteras, la grosse tehon ? »

      • Christian 17 juillet 2011 at 7:21

        Ah… On vient de me souffler à l’oreille que mes interventions n’avaient qu’un assez lointain rapport avec le tennis.

        Ben ça fait toujours trois comms de plus !

    • Jeanne 17 juillet 2011 at 11:49

      J’adore cette nouvelle pierre tombale pour le spammeur fou.

    • Nath 18 juillet 2011 at 8:02

      Quel succès Christian !

    • Jeanne 18 juillet 2011 at 11:33

      Nath ton hamster a le plus beau revers à une main que j’ai jamais vu !

  4. Jeanne 17 juillet 2011 at 9:06

    Bravo Christian ! j’adore tes saillies infligées au spam ! N’aie crainte la bande passante s’en remettra, no ?

    • Christian 17 juillet 2011 at 9:21

      Que ce joli mot de « saillie » arrive fort à propos ! Je te retourne le compliment, Jeanne !

    • Jeanne 17 juillet 2011 at 11:47

      :lol:

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