WTA 2011 : Kvitova et les autres

By  | 5 décembre 2011 | Filed under: Les filles

État des lieux du circuit WTA à l’issue d’une saison où certes Caroline Wozniacki est demeurée N°1 mondiale sans gagner le moindre titre du Grand chelem, mais où quelques championnes intéressantes ont émergé, faisant naître des promesses pour 2012. C’est parti !

Les flops

  • Caroline Wozniacki.

Il peut sembler paradoxal de la placer dans cette catégorie car elle termine l’année en tête de la hiérarchie pour la deuxième année consécutive. Mais la Danoise a vu sa place extrêmement critiquée, du fait de ses performances médiocres en grand chelem, pour ne pas dire indignes de son statut : deux demi finales certes à Melbourne et New York, mais une élimination au troisième tour à Roland-Garros face à Daniela Hantuchova et en huitièmes à Wimbledon face à l’autre slovaque, Dominika Cibulkova. Si l’on ajoute l’humiliation subie face à Serena Williams à l’US Open, un charisme à la Gasquet (épisode du Kangourou, imitation des crampes de Nadal) et un jeu soporifique à souhait, l’addition commence à être lourde. Six titres viennent cependant récompenser sa régularité. Pour terminer, notons que la joueuse la mieux classée qu’elle ait battue cette année est Francesca Schiavone, classée numéro cinq mondiale à l’époque.

  • Serena Williams.

Une année passée à soigner diverses blessures, dont une blessure au pied à cause de verre répandu dans un restaurant (qui a fait couler beaucoup d’encre et de sang aussi apparemment), l’a empêchée de prétendre aux premiers rôles. Un retour probant en août sanctionné par deux titres consécutifs pouvait faire croire à son retour définitif, voire à une qualification pour le Masters.  Mais, après un parcours brillant à l’US Open puisqu’elle élimine notamment Azarenka et Wozniacki, elle se fait écraser par une Stosur implacable en finale. A croire que les deux avaient échangé leur mental… Elle ne rejouera plus de l’année et termine la saison au 12e rang. 2012 pourrait la voir récolter les grands titres comme au bon vieux temps si son physique la laisse en paix.

  • Kim Clijsters.

Éphémère leader du classement WTA en février, elle a remporté l’Open d’Australie face à Li Na mais a dû faire face par la suite à divers pépins physiques qui lui ont gâché la saison. Celle que beaucoup d’observateurs donnaient comme numéro un mondial en début d’année, du fait de l’immaturité de la nouvelle génération et de l’intermittence des sœurs Williams, a arrêté sa saison à Toronto, annonçant par ailleurs qu’elle prendrait sa retraite définitive en 2012. Les Jeux olympiques seront sa priorité.

  • Jelena Jankovic.

Annonciatrice de Wozniacki en terme de style de jeu et de charisme, elle avait atteint la première place mondiale en 2008, sans remporter non plus de Grand chelem. Las, les saisons se font de plus en plus dures pour la Serbe, qui avait sauvé de justesse sa place dans le Top 8 l’an dernier. Elle termine la saison au 14e rang, avec pour seule performance notable une finale à Cincinnati perdue face à Maria Sharapova. Un peu maigre… Je ne vois pas comment elle pourrait faire mieux l’an prochain tant sa confiance s’est effritée et son physique, base de son jeu, a décliné. Wozniacki devrait en prendre de la graine…

  • Svetlana Kuznetsova

2009 avait été une excellente année pour celle qui demeure, à mes yeux, l’une des toutes meilleures en terme de technique. 2010 avait été plutôt décevante, avec un seul titre remporté, à San Diego. Même irrégulière, on pensait la Russe capable de revenir tutoyer les sommets du classement. Mais malgré une finale à Dubaï et un quart à Roland-Garros, elle termine l’année à une très décevante 19e place. On retiendra de son année son match fou contre Schiavone à l’Open d’Australie.

  • Ana Ivanovic

La jolie Serbe n’a plus obtenu de résultats probants depuis 2008 et son titre à Roland-Garros. Chaque année, elle déclare qu’elle compte retrouver le Top 10, et à chaque fin de saison, s’en éloigne un peu plus. Heureusement pour elle, il reste toujours le Master bis à Bali, qui lui permet depuis deux ans de sauver les meubles. On notera qu’elle s’est imposée cette année en ne remplissant pourtant pas les critères de participation – à savoir avoir gagné un International Event dans l’année – mais qu’invitée par les organisateurs, elle a su profiter du système pour redorer une saison particulièrement difficile, qu’elle termine au 22e rang (26e sans Bali).

Et aussi :

Les tournois combinés, avec maintenant Rome, Madrid, Cincinnati et l’Open de Canada qui se jouent simultanément chez les hommes et les femmes. Est-il utile de préciser que le tableau féminin passe alors au second (voire troisième) plan ? La patronne de la WTA a émis l’idée de faire se disputer les deux Masters, masculin et féminin, dans une même ville aux mêmes dates à partir de 2014. Chouette alors !

L’absence de joueuse régulière et en même temps charismatique qui puisse devenir une figure de proue de la WTA. Peut-être l’a-t-on trouvée en la personne de Kvitova… En attendant confirmation (voir plus bas), il a été rare de retrouver les mêmes joueuses dans les derniers carrés des gros tournois cette année, ce qui nuit aussi à l’intérêt que l’observateur lambda pourrait porter au circuit féminin.

Les cris des joueuses, de plus en plus insupportables. Même des joueuses comme Kuznetsova, qui criaient modérément auparavant, se mettent à beugler sur le moindre point. Azarenka et Sharapova sont les pires ; Wozniacki étant au contraire silencieuse, peut-être la seule raison pour laquelle il faut encourager les gens à la regarder jouer. Heureusement que Michelle Larcher de Brito n’est pas assez bien classée pour qu’on la voie régulièrement…

Le jeu stéréotypé qui trouve ses meilleures représentantes en Sharapova et Azarenka : pauvreté technique, absence de plan B et volée indigeste sont quelques-unes des lacunes de ces demoiselles qui occupent les 3e et 4e rangs mondiaux. Si l’on ajoute les Pavlyuchenkova et autres figures montantes de l’Est, le circuit féminin est vraiment mal barré.

La dotation des tournois du Grand chelem : je ne vois pas pourquoi les femmes seraient aussi bien payées que les hommes alors qu’elle ne jouent qu’en deux sets gagnants et attirent beaucoup moins de public que le tableau masculin. Certaines finales du Masters féminin s’étaient tenues en trois sets gagnants sans que personne ne se plaigne. C‘est bien la preuve qu’elle peuvent tenir physiquement ce format, non ?

Le tennis féminin français : hormis Marion Bartoli, c’est le désert. Notre descente en division 2 de Fed Cup résume à elle seule la situation française. Où sont les Mauresmo et Pierce des années 2000 ? Elles ont été remplacées par les Cornet et autres Parmentier qui végètent entre la 70e place et la 100e place mondiale. Quand le prince charmant redevient crapaud… Le cas d’Aravane Rezaï est en revanche plus particulier.

Le Masters bis de Bali : une anomalie pure et simple, venant après le véritable Masters, devant opposer et récompenser des joueuses ayant déjà remporté un tournoi dans l’année mais se contredisant allégrement via deux wild card, parmi les huit joueuses, attribuées à qui les organisateurs le souhaitent et changeant de formule au fil des éditions (des poules en 2009 et 2010, un tableau qui débute en quarts en 2011). Bref du grand n’importe quoi made in WTA !

Les accessits

  • Victoria Azarenka

La Biélorusse âgée de 22 ans (seulement, sic…) a bondi de sept places cette saison pour terminer l’année au 3e rang mondial. Joueuse stéréotypée, au jeu tout en rythme et en monotonie, aux cris suraigus, effrayée par le filet, au retour foudroyant mais au service friable, elle est sans aucun doute l’un des deux joueuses amenées à dominer le circuit féminin dans les années à venir. Ses progrès se sont situés à deux niveaux cette année : d’une part sur le plan physique, avec moins d’abandons spectaculaires en tournoi, d’autre part sur le plan mental avec quelques résultats significatifs dans les tournois importants comme une demi-finale à Wimbledon et une finale au Masters. 2012 pourrait la voir remporter un Grand chelem (perspective qui m’effraie énormément !) et accéder à la première place mondiale si elle poursuit sur sa lancée de cette fin d’année.

  • Maria Sharapova

On ne présente plus « Masha », la grande Russe longiligne vainqueur de trois Grands chelems. Numéro une mondiale en 2008, elle avait connu une longue descente en enfer ces dernières années suite à une épaule en miette. 2011 a marqué sa résurrection avec un retour parmi l’élite, deux titres prestigieux à Cincinnati et, plus étonnant, sur terre battue à Rome, ainsi que deux finales, à Miami mais surtout à Wimbledon. Sa fin de saison a en revanche été plus décevante, la faute à une entorse à la cheville. Elle termine l’année au 4e rang mondial.

  • Li Na

La Chinoise trentenaire, meilleure représentante du continent asiatique, a réalisé cette année une saison extraordinaire, enfin du moins jusqu’à Roland-Garros. Finaliste à l’Open d’Australie, victorieuse à Sydney mais surtout Porte d’Auteuil, elle est devenue en juin la première Chinoise à remporter un Grand chelem, et ce sur sa moins bonne surface ! La suite de sa saison est beaucoup plus terne avec des éliminations précoces dans à peu près tous les tournois. Avec le nombre de points qu’elle a défendre sur le premier semestre, elle devrait disparaître du Top 10 en 2012, à moins de profiter de la pause hivernale pour se remettre dans le droit chemin.

  • Samantha Stosur

Bras de déménageuse, kick terrible en coup droit et au service : l’Australienne avait réalisé une très bonne saison 2010, mais gardait cette réputation de « chicken » que la finale de Roland-Garros 2010, où elle partait favorite, avait mis en exergue. Le début de saison de Stosur est décevant, avec des éliminations précoces partout, Rome excepté. Il faut attendre l’été américain avec une finale à Toronto, perdue sèchement face à Serena Williams, pour qu’elle remontre le bout de ses lunettes de soleil. A l’US Open, elle écarte Petrova et Kirilenko en deux matches épiques avant de battre la tête de série N°2, Vera Zvonareva, en deux sets, et de se qualifier pour sa deuxième finale majeure en battant l’invitée surprise des demi finales, l’Allemande Kerber. Face à Serena,  personne n’ose pronostiquer la victoire de Stosur. Mais l’Australienne réalise un match exceptionnel face à une Américaine étonnamment très nerveuse et décroche ainsi son premier Grand chelem. Si un verrou mental est vraiment tombé, Stosur pourrait encore faire mal l’an prochain.

Et aussi :

- Agnieszka Radwanska (n°8) : Vainqueur à Carlsbad et auteur d’une fin de saison faste avec des victoires à Tokyo et Pékin, empêchant par là même Marion Bartoli de se qualifier pour le Masters.

- Marion Bartoli (n°9) : Grosse saison de la part de la Française, lauréate à Eastbourne et Séoul, finaliste à Indian Wells et demi-finaliste à Roland-Garros. Elle échoue à quelques points d’un premier Masters en tant que titulaire.

- Andrea Petkovic (n°10) : La jeune Allemande, régulière, a atteint deux quarts de finale en Grand chelem et plusieurs finales. Bien que son jeu soit stéréotypé, elle a une personnalité plutôt sympathique.

- Sabine Lisicki (n°15) : Très gravement blessée fin 2009, l’Allemande a atteint les demi-finales à Wimbledon et remporté deux titres (Birmingham et Dallas). Elle sera à surveiller de près en 2012.

- Anastasia Pavlyuchenkova (n°16) : Dernier char sorti des usines russes, elle a atteint deux quarts de finale en Grand chelem (Roland-Garros et US Open) et pourrait elle aussi causer quelques dégâts l’an prochain.

- Julia Goerges (n°21) : Dernière venue de cette nouvelle génération allemande, elle a obtenu quelques résultats très intéressants sur terre battue (titre à Stuttgart, deux victoires sur Wozniacki au printemps).

Les Tops :

  • Le Masters à Istanbul.

Après deux éditions bien ternes à Doha, le Masters féminin a repris son souffle à Istanbul cette année, où il a été un immense succès en terme d’entrées, avec une salle quasi-pleine tous les jours. Associer salles combles et circuit féminin est suffisamment rare pour être souligné, et démontre donc que c’est possible sans en passer par des évènements mixtes.

  • La joie de Marion Bartoli à Roland-Garros.

Jamais Marion Bartoli n’avait été autant soutenue par le public à Roland-Garros que cette année. Portée comme n’importe quel autre joueur français peut l’être Porte d’Auteuil, la fille de Walter a signé sa première demi-finale à Paris. Sans pour autant la défendre (faut pas pousser), j’ai trouvé cela plutôt touchant.

  • Le jeu d’Agniezska Radwanska.

La Polonaise manque malheureusement de puissance, mais fonde son jeu sur des contres et une variation de coups qui désorientent complètement ses adversaires. Ajoutez à cela une excellente volée (en même temps, à part elle, seules Kuznetsova et Schiavone savent poser une vraie volée) et vous obtiendriez la meilleure joueuse du monde si elle faisait quinze centimètres et dix kilos de plus.

  • Le parcours de Francesca Schiavone à Paris.

Tenante du titre à Roland-Garros mais auteur jusque-là d’une saison médiocre, Francesca Schiavone a su s’arracher et défendre son titre parisien avec beaucoup de cœur. Contre Jankovic d’abord, contre la grande frappeuse Pavlyuchenkova ensuite, et enfin face à Marion Bartoli en demies, l’Italienne a encore administré quelques jolies leçons de jeu sur terre battue. Un doublé à Roland aurait été beau pour la dernière spécialiste de la surface à l’heure actuelle.

  • La fraîcheur du tennis allemand.

Elles s’appellent Andrea Petkovic, Sabine Lisicki, Julia Goerges, et font beaucoup de bien au tennis féminin. Les trois Allemandes ont toutes, à un moment ou un autre, frappé fort cette année. Et cette fraîcheur ne se trouve pas seulement dans leur jeu…

  • La critique des cris par Caroline Wozniacki.

Lors du dernier Masters, Caroline Wozniacki a osé relancer les critiques autour des cris des joueuses… s’attirant du même coup les foudres de Vika Azarenka ! Aucune sanction n’est malheureusement prévue par le règlement pour l’instant.

  • Les nerfs de Vera Zvonareva.

La capacité de Vera Zvonareva à perdre ses nerfs, et avec eux des matches imperdables, reste impayable. Contre Radwanska au Masters, elle a mené 5-3 40-0 sur son service au troisième set et a finalement perdu 7-5. A ce niveau là, ce n’est plus tragique mais risible, tant cela lui arrive souvent.

Et pour finir…

  • Honneur à la meilleure joueuse de l’année : Petra KVITOVA.

La jeune Tchèque avait commencé l’année à la 34e place mondiale, suite notamment à une première demi-finale à Wimbledon en 2010. Gauchère, dotée d’un excellent coup droit frappé très à plat, d’un revers plus irrégulier mais très puissant, d’un excellent service, mais surtout d’une volonté perpétuelle d’aller vers l’avant et de marquer le point, elle a fait souffler un vent de fraîcheur sur le circuit féminin. Le contraste avec Caroline Wozniacki est doublement frappant : de par la philosophie de jeu tout d’abord, de par le palmarès ensuite. Au terme d’une saison qui a vu les quatre Grands chelems partagés entre quatre joueuses différentes, Kvitova a remporté Wimbledon après une première finale majeure maîtrisée de bout en bout face à quelqu’un qui n’est pas sans référence dans ce genre de matchs : Maria Sharapova. Enfin, elle a su se ressaisir en fin de saison pour remporter ses cinq matches au Masters (infligeant au passage une véritable punition à Wozniacki) et montrer qui était la véritable patronne du circuit, malgré les quelques points d’avance conservés par la Danoise au classement.

Mais le plus impressionnant demeure ce constat : elle n’est encore qu’un diamant brut qui doit travailler de nombreuses carences. Son déplacement est par exemple médiocre, elle a une bouée abdominale qu’elle aurait tout intérêt à perdre et peut faire des progrès importants à la volée, bien que son toucher soit convenable par rapport aux standards du circuit féminin. Les quelques services-volées (en dehors du nombre très important de fois où elle est montée, et pas seulement pour venir claquer une volée toute faite) qu’elle a pu effectuer lors du Masters, ainsi que des changements de rythme en slice et des amorties, montrent que la demoiselle compte bien travailler cet aspect. Et là, on pourrait vraiment tenir une joueuse capable de redonner au circuit féminin de l’intérêt. En toute franchise, et comme de nombreux autres 15-lovers, je ne m’étais pas enthousiasmé pour une joueuse de cette manière depuis fort longtemps. Espérons que la baudruche ne se dégonfle pas !  Seul bémol : ses cris lorsqu’elle gagne certains points : on dirait qu’elle caquette comme une poule. Elle devrait logiquement accéder à la première place mondiale d’ici Miami, vu l’écart avec Wozniacki et les points que celle-ci a à défendre en début d’année. 2012 doit être sa saison !

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116 Responses to WTA 2011 : Kvitova et les autres

  1. Sylvie 7 décembre 2011 at 10:20
    • William 7 décembre 2011 at 10:25

      Le pauvre, c’est moche. Il va perdre plein de points en plus : titré à Brisbane, Marseille et Rotterdam, 1/4 à l’AO… Il va faire mal dans les tableaux quand il reviendra en revanche ! Enfin, s’il revient…

    • Sylvie 7 décembre 2011 at 10:44

      Il ne va pas faire mal tout de suite à mon avis, s’il revient comme tu dis. Regarde Ancic.

  2. Ulysse 7 décembre 2011 at 11:04

    Bon allez ! Après que Pierre ait mis la barre très haut sur le fil précédent, je peux me le permettre. Regardez bien la gestuelle jusqu’au bout ça a un coté fascinant, quoique un peu pervers.
    http://www.youtube.com/watch?v=8viiN2x_VPk

    • Sylvie 7 décembre 2011 at 11:06

      Je l’avais postée plus haut. La gestuelle, les tics, les rituels, c’est un ensemble.

      • Ulysse 7 décembre 2011 at 11:09

        J’ai toujours trois minutes de retard. Il faut dire que je suis tombé en arrêt devant cette video. Imagine que ça passe en ralenti sur fond de musique d’opéra comme le tribute à Federer tout venant… Brrr!

    • Sylvie 7 décembre 2011 at 11:09

      Il y a ça aussi que j’avais posté hier

      http://www.youtube.com/watch?v=skOZAvVfGEM

    • Robert "AxelBob" 7 décembre 2011 at 11:13

      Immonde!!!! C’est sûrement elle qui a roulé la fameuse pelle à Gasquet.

      J’hésite entre deux définitions de Bartoli: boule de tics ou boule de graisse!

  3. Ulysse 7 décembre 2011 at 11:19

    Arrêtez tout !
    J’ai trouvé ça. The ultimate tribute.
    http://www.youtube.com/watch?v=kVpiU1YXHsE&feature=related

    • Sylvie 7 décembre 2011 at 11:20

      Enorme !

    • Arno 7 décembre 2011 at 11:27

      Je ne dirai qu’un mot: merci.

    • Robert "AxelBob" 7 décembre 2011 at 11:35

      :shock: :shock: :shock: :shock:

    • William 7 décembre 2011 at 11:35

      Extraordinaire.

    • Pierre 8 décembre 2011 at 2:27

      J’en pleurerais !

  4. Nath 7 décembre 2011 at 11:30

    Bravo à William, c’est bien lui qui a réussi une source d’inspiration sur ce fil ! Le lien posté par Ulysse à 23h19, c’est… je n’ai pas de mots.

  5. Arno 7 décembre 2011 at 11:41

    Il n’empêche: à chaque fois que quelqu’un réussit l’exploit de nous pondre un article sur la WTA, on en finit toujours par parler… De Bartoli.

    Elle a quand même un petit quelque chose de fascinant tant elle est repoussante en tout; pas un physique facile, un caractère à l’avenant, un des jeux les plus moches de l’histoire, des tics et des tocs à n’en plus finir… Cette accumulation la fait devenir presque touchante (enfin moi, je vous garantis qu’elle me touchera pas, hein… Brrrr, rien que d’y penser…).

    Je sais pas, tous ces défauts forment peut-être une sorte de charisme lugubre???

    • Julie 7 décembre 2011 at 11:56

      peut etre qu elle elle te touchera…

      • Arno 8 décembre 2011 at 12:03

        Ah mais non! Non non non non! Je proteste! Y a aucune espèce de probabilité, si mince soit elle, pour que ça arrive!

        Au fait, Julie, puisque tu n’es plus fiancée à Antoine, tu veux m’épouser? Je te promets des nuits de passion devant les plus grands matches de Doudou sur youtube… ;)

        • Robert "AxelBob" 8 décembre 2011 at 12:18

          Chante lui ça et elle ne pourra pas te résister, c’est du collector libanais: http://www.youtube.com/watch?v=6ehI-zhwjHk&feature=youtube_gdata_player

          ;-)

        • Julie 8 décembre 2011 at 2:53

          j ADORE les sandwichs libanais, pas loin Robert! (doit on t appeler Robert, ou mes amis m appellent Axel Bob?)

          oh remarque, ca s emballe a la fin, j aime assez! (mais je prefere les sandwichs de la rue mouffetard mmmmmmmmmm, au vieux cedre il faut aller, pas ailleurs, malheureux!)

      • Julie 8 décembre 2011 at 2:51

        oh mon dieu Arno, toi tu sais parler aux Julies!!!

        Et puis tu ne crois pas si bien dire, mais OUI, une fois, UNE SEULE, j ai… hum hum, devant un match de Doudou, et en live qui plus est… Avec mon homme de ma vie mexicain dont j etais folle, donc ca a un peu attenué la chose… Car ca se passait un dimanche de fin mai debut juin, en 2008, si tu vois ce que je veux dire… DOnc finalement pour moi cette finale elle est plutot mieux passee que prevue eh eh

  6. Julie 7 décembre 2011 at 11:57

    quand je pense qu elle dort avec des pyjamas roger

    • Clément 8 décembre 2011 at 1:21

      Tant que Roger ne dort pas avec des pyjamas Bartoli…

    • Julie 8 décembre 2011 at 2:51

      arrete je vais faire des cauchemards

      roger dort nu, comme tout fantasme

  7. Florent 8 décembre 2011 at 8:53

    Point 15-Godwin: tout fil de discussion sur 15-love finit par parler de Bartoli.

    • Guillaume 8 décembre 2011 at 1:38

      Mort de rire. C’est tout à fait ça.

  8. Oluive 8 décembre 2011 at 10:00

    Ah, ben voilà enfin un sujet à la hauteur de nos ambitions : un top / flop des 5 joueurs et joueuses les plus canons (et des cinq les plus laids, non ?)
    Enfin un jeu qui demande des connaissances !
    Une occupation saine pendant la trêve ! Chercher enfin sur google des vidéos de tennis avec les mots clé sexy-hot-tits, et aussi Stepanek…
    On va enfin en savoir plus, avec un résultat récapitulatif des votes, un vrai bilan facial, un échantillon complètement représentatif de la Communauté.
    C’est donc ton prochain article Julie c’est ça, on vote pas tout de suite ?

  9. Ulysse 8 décembre 2011 at 12:24

    Bartoli a débaroullé dans le fil. On ne pouvait pas y échapper. Tiens ça rappelera quelque chose aux anciens.
    http://www.sportvox.fr/article.php3?id_article=19243

  10. Guillaume 8 décembre 2011 at 1:43

    Message à Fred : cours ! Très vite. Très loin. Sans jamais te retourner. Il en va de ta vie.

    • Fred 8 décembre 2011 at 2:14

      Hein ? que… quoi… qu’est-ce que j’ai fait ?
      C’est Antoine c’est ça ? tu me fous les jetons, j’ai fait aucun réglement pourtant!!…

  11. Kaelin 8 décembre 2011 at 2:19

    HAHAHAHAHAHAHAHAHA j’ai pensé directement à vous quand j’ai vu ça http://www.lequipe.fr/Tennis/breves2011/20111208_141238_j-murray-capitaine.html , mon dieu quelle horreur, la mère du castor capitaine de l’équipe

    • May 8 décembre 2011 at 2:25

      Je viens de découvrir ça justement:

      http://blogs.tennis.com/thewrap/2011/12/keeping-tabs-126.html

      J’apprends par la même occasion qu’il existe une équipe de Fed cup Britanique, comme quoi tout arrive ici bas!

      • Kaelin 8 décembre 2011 at 2:35

        Haha moi aussi je ne savais pas ! parait que la France en a une aussi… mais je suis pas sûr

      • Guillaume 8 décembre 2011 at 2:52

        Non seulement la GB possède une équipe de Fed Cup, mais avec Laura Robson et Heather Watson elle compte aussi deux très bonnes joueuses potentielles.

    • Colin 8 décembre 2011 at 2:44

      Oh pétard j’ai eu peur, j’ai cru qu’elle allait être capitaine de l’équipe de Coupe Davis, pour avoir son fiston sous sa coupe encore plus souvent.
      « Ses fistons », même, avec l’équipe de double.

  12. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 10 décembre 2011 at 11:10

    Bravo David! Tu as réussi à me faire lire l’intégralité d’un article sur la WTA. Et ce n’est pas un mince exploit!
    Je me suis même surpris à regarder quelques échanges de tennis féminin, enfin surtout de Miss Kvitova, mais chutttttt, j’ai une réputation à défendre….

  13. Coach Kevinovitch 12 décembre 2011 at 4:50

    BREAKING NEWS!

    Deux news concernant…..LA WTA! Oui c’est encore possible, pas une mais DEUX news.

    La première est une news « Voici » concernant Petra Kvitova, 21 ans, nouvelle égérie de la WTA, espoir de jeu différent, fait aussi quelque chose de différent dans le choix de…..son petit ami!
    En effet, alors les jeunes femmes de son âge ont coutume de sortir ou de se marier avec des hommes plus âgés, le boyfriend de Kvitova vient d’atteindre en octobre l’âge canonique de…..17 ANS: http://www.fanpop.com/spots/tennis/images/23448796/title/petra-kvitova-21-younger-boyfriend-adam-pavlasek-16-photo

    C’est un junior tchèque, voici sa fiche sur le circuit juniors: http://www.itftennis.com/juniors/players/player.asp?player=100147508

    La deuxième news est une alerte au talent précoce. Un nom à retenir. Une australienne de 15 ans répondant au nom d’Ashleigh Barty, vainqueur de Wimbledon juniors cette année, a disputé le tournoi entre australiennes qui offrent une wild-card pour l’Australian Open à son vainqueur. Son résultat? Une victoire sans perdre un set lors de ses 5 rencontres. Si le tennis féminin hors Stosur n’est pas le tennis espagnol sans Nadal, c’est quand même une belle performance. Petite présentation de la joueuse: http://www.lequipe.fr/Tennis/breves2011/20111211_092810_barty-15-ans-s-invite.html

  14. Patricia 15 décembre 2011 at 1:34

    Un commentaire de Lighter, grand supporter de Bartoli et fin connaisseur du circuit féminin, incite je trouve à réfréner les accusations de jeu stéréotypé dans le cadre d’une comparaison avec les hommes :

    « Le problème, c’est qu’on se polarise sur le binôme Azarenka/Sharapova, alors que toutes les autres top 10 actuelles proposent des jeux différents :

    - Wozniacki, c’est d’abord une énorme défense
    - Kvitova, c’est un énorme bras gauche capable de faire mouche à tout moment
    - Stosur, c’est un gros service et un énorme coup droit avec de belles aptitudes à la volée
    - Na Li et Zvonareva, au plus fort de leur forme, c’est un jeu à plat très complet, mais qui peuvent dégoupiller à tout moment
    - Radwanska, c’est le toucher de balle crystallin qui peut rendre fou
    - Bartoli, c’est un jeu d’attaque à 2 mains à prise de balle très précoce
    - Petkovic, un jeu complet avec un gros service et un énorme mental »

    On peut s’amuser à apparier la description des styles avec les caractéristiques (très schématisées) du top 10 masculin, par exemple : Wozniazki/Ferrer, Bartoli/Djoko, Stosur/Tsonga, Radwanska/Murray, Na li et Zvo/Fish (volée en moins), Kvitova (ou Schiavone)/ Fed, etc… Berdych, Sod, Del Po/Sharap.
    Elles sont autant (ou aussi peu) différenciées que leurs homologues masculins, et dans une dynamique comparable de raréfaction du jeu à la volée.

    Ce qui crée le contraste entre les circuits c’est plutôt la qualité du palmarès, la constance de la qualité de jeu des cadors et surtout la profondeur du champ de l’opposition (même si elle s’est considérablement développée)…

    On a peut être aussi moins de plus-value aux spécialistes, les filles bonnes sur dur gagnent sur terre dans l’ensemble.

    En tous cas, quand on regarde des grands matches de cette année chez les filles, elles n’ont rien à envier en termes de variété et de recours à la volée aux matches phares des hommes : Schiavone/Kuznetzova, c’est un peu le tennis masculin d’avant, parce que la puissance moindre amène à recourir à la variation pour marquer le point. Stosur/Williams, ça volleye nettement plus que Nadal/Djoko…

    • Colin 15 décembre 2011 at 2:54

      Toutafé.

      Par contre je récuse la comparaison Wozniacki/Ferrer. Je n’ai aucun goût particulier pour Lord Farquath, mais je dois reconnaître qu’il est loin d’être un simple défenseur comme la Woz. La plupart du temps, il essaie d’attaquer tant qu’il peut, c’est juste que quand il joue Djoko, Fed ou Delpo il a du mal à attaquer le premier, et se retrouve alors acculé en défense, ce qu’il sait faire aussi très bien.
      A la limite, je dirais que c’est un gars comme Monfils qui se rapproche le plus de la Woz.

      L’autre comparaison qui semble bizarre, c’est Bartoli/Djoko… mais bon c’est vrai qu’en cherchant bien il peut y avoir des similitudes.

      Schiavone, je l’apparierais plus à Gasquet qu’à Fed. Question de puissance.

  15. Patricia 15 décembre 2011 at 5:16

    Certes, mais le défi était d’apparier grosso modo les tops 10 ;-)

    Pour Bartoli, j’ai cherché le gars qui jouait le plus sur la vitesse et la cadence, en coupant les trajectoires… J’aurais mis Davydenko il y a quelques années vu qu’il n’a pas un coup aussi fort que le revers de Djoko. Et évidemment, pour le déplacement on est dans l’hérésie !
    Pour Schiavone, itou. Mais au niveau du déplacement et de la volonté, le contraste est frappant. Gasquet est très puissant quand il peut armer sa frappe et ne joue pas tout mou au centre, son péché mignon. Son revers est plus puissant que Fed. Et Schiavone utilise énormément le slice comme Fed, alors que Richard n’est pas terrible en slice et l’utilise assez peu.

    Ferrer c’est aussi la fadeur et la constance – même s’il pourrait tout à fait pratiquer un autre jeu. C’est le choix de miser sur son atout majeur, la supériorité dans l’endurance (équivalent la défense chez Woz)pour faire craquer l’autre par l’usure physique.

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