Federer – Isner : l’avant-match

By  | 18 mars 2012 | Filed under: Opinion

Cela n’a l’air de rien, mais si Federer gagne ce soir, il remportera Indian Wells pour la première fois depuis 2006. C’est fou qu’il n’ait rien gagné lors de cette tournée Indian Wells / Miami depuis cette saison 2006.

En 2010, après sa victoire à l’Open d’Australie et la rouste qu’il avait mise à Murray en finale, je pensais vraiment qu’il allait regagner au moins l’un des deux : total, il nous a livré le pire printemps de sa carrière, foirant tous ses tournois au point de perdre sa place de n°1 mondial sans avoir battu les 286 semaines de Pete Sampras, et perdant en quarts à Roland-Garros et Wimbledon contre les frères grosse brutes Soderling et Berdych. Je ne me suis jamais expliqué cette mauvaise passe… et jamais il n’aurait dû laisser passer le record de Sammpras sur le nombre de semaines n°1. A une semaine près…

Mais ce n’en sera que plus beau s’il parvient un jour à reconquérir le leadership. Et s’il n’y parvient pas, je pense qu’il se dira toujours qu’il a déconné en ce printemps 2010, après un doublé Roland-Garros /Wimbledon en 2009 un peu inespéré. Le chemin passe aujourd’hui par John Isner. En 2006, pour son dernier titre à Indian Wells, Federer avait déjà affronté en finale un Américain en pleine bourre : il s’agissait alors de James Blake.

Face-à-face Federer – Isner :

- US Open 2007 : Federer, 6/7 6/2 6/4 6/2

- Shanghai 2010 : Federer, 6/3 6/4

- Coupe Davis 2012 : Isner, 4/6 6/3 7/6 6/2

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363 Responses to Federer – Isner : l’avant-match

  1. May 20 mars 2012 at 14 h 44 min

    Murray gagnera au minimum un GC dans sa carrière c’est sûr. A lire certains on croirait qu’il n’a jamais battu Nadal.
    Certes, ça date un peu mais s’il l’a déjà fait à l’USO en GC et en finales de tournois moindres, il peut recommencer…
    Il ne sera jamais aussi vorace qu’un Djoko ni aussi dominant qu’un Federer, du coup, il ne faudra pas compter sur lui pour ne perdre que dans les derniers carrés de tous les tounois. Y’en a déjà 3 et c’est beaucoup qui y arrivent presqu’à tous les coups.
    Murray est le plus singulier des 4 et c’est par lui que s’arrêtera l’ultra domination d’1; 2 ou 3 joueurs du circuit et c’est tant mieux. Je mets Nadal dans le lot même si il n’a jamais été dominant sur toute une année mais on ne peut pas lui retirer de ne pas perdre contre n’importe quel quidam plus d’une fois ou 2 par an comme tout le monde.

    • Chris 20 mars 2012 at 21 h 35 min

      Murray n’a quasiment jamais battu un Nadal en forme.
      Je lui accorde la demi de US open 2008, ou Nadal jouait tres bien, mais Andy a sortit un gros match.

      Depuis, je ne l’ai vu gagner que des match ou Nadal etait pas terrible (cela dit, je n’ai pas vu leur confrontation a Toronto il y a deux ans.

      Je ne partage pas ton annalyse de Murray. Pour le moment, il est friable mentalement, a des passages a vide, perd des match qu’il ne devrait pas perdre, bref toute la panoplie.

      Mais s’il arrive un jour a passer le cape (ce qui sera necessaire pour gagner en GC) il a Tout ce qu’il faut pour devenir un joueur tres dominateur!

      Sauf peut-etre la seconde balle un peu pourrie :(

  2. Arno, l'homme des antipodes 20 mars 2012 at 15 h 03 min

    Pour moi, je l’ai déjà dit, mais je le répète, Nadal est sur la pente descendante depuis déjà 2 ans.

    Son petit Chelem 2010 était un leurre dû à une conjoncture « creuse » en haut du classement: Fed aux fraises, Djoko pas encore installé, Murray, ben Murray, quoi. Sans parler du tableau le plus moisi de l’histoire du jeu à l’USO… Mais bon, j’admets qu’il y a sorti une grande finale, soit.

    Ici, je place un point « Coach K »: le doublé RG/Wimb’ de Fed de 2009 est dû exactement aux mêmes raisons… Nadal diminué ou absent, Djoko tout pourri, Murray, ben Murray, quoi. Mais un titre est un titre, et quand on l’a gagné c’est qu’on a été meilleur que tous les autres, même si on est soi-même pas au top.
    C’était le point « Coach K ». :)

    Pour reprendre le fil de ce que je racontais, Nadal me semble moins bien depuis 2010: déplacement moins vif, frappes moins lourdes, revers en baisse, mental un poil moins consistant (surtout face à Djokoeuf).

    Alors loin de moi l’idée de l’enterrer, mais pour moi voilà quand même 2 ans que Rafa est un peu sur le fil et remporte des GC en comptant plus sur les évènements extérieurs que sur une écrasante domination.

    Faisons le point sur les 4 derniers GC remportés par Rafa:

    RG 2010: il gagne sans perdre un set. Whaouh !! Sauf que son adversaire le plus pressant fut… Almagro. Ce qui a quelque peu tendance (pour moi) à relativiser la portée de l’exploit, quand même. Et Melzer en 1/2, franchement, c’est pas sérieux…

    Wimb’ 2010: c’est là qu’il a été le meilleur. Mais ça n’occulte que partiellement que Fed ait été diminué à ce moment-là, Djoko inexistant, Murray PZien comme d’hab, et Berdych un poil tendu par l’évènement en finale (quoi de plus normal ??).

    USO 2010: faut-il vraiment que j’y revienne ?? Mais bien joué d’avoir sorti le super service juste à ce moment-là, quoi qu’il en soit.

    RG 2011: jamais souverain, il a bénéficié de la démonstration goatique de Fed contre Djoko. Sinon, il passait sous le rouleau-compresseur Serbe comme durant toute l’année.

    Alors attention: je n’ai pas pour but de dévaloriser les derniers GC de Rafa. Comme déclaré plus haut, un titre est un titre. Mais sans aucune marge, la roue tourne…
    Les 3 derniers GC de Fed en 2009/2010, conquis quasiment dans les mêmes conditions, attendent toujours leur successeur… Et m’est avis que le trophée de RG 2011 va attendre également un petit moment sur l’étagère de Rafa que son petit frère arrive, à moins d’une hausse brutale du niveau de jeu du taurillon, comme celle que nous propose Fed actuellement.

    • Sam 20 mars 2012 at 16 h 12 min

      « Son petit Chelem 2010 était un leurre dû à une conjoncture « creuse » en haut du classement »
      => « Creuse », par rapport à quoi ?
      Curieux comme raisonnement de dire que le type gagne (on parle ici surtout de Nadal, ça pourrait être idem pour Fed), mais gagne « mal », ou pas tout à fait: il gagne grâce à un ensemble de facteurs qui ne lui appartiennent pas, des facteurs extérieurs. Ce qui implique qu’il y aurait une autre sorte de façon de gagner, uniquement imputable à des facteurs, comment dire, « non extérieurs ? ». Alors, où est la frontière ? A partir de quel moment si’agit-il d’une « véritable » victoire, et non d’un « leurre », d’une sorte de GC en trompe l’oeil qui n’en est pas vraiment un. Et quels sont les « vrais » GC ?

      • Quentin 20 mars 2012 at 16 h 21 min

        J’interprête la pensée d’Arno un peu différement: le Petit Chelem était un leurre dans le sens que, étant donnée que c’était la meilleure saison de Nadal en terme de résultat, on pourrait penser que c’était sa meilleure saison en terme de niveau de jeu. Or on est nombreux ici à penser que Nadal jouait moins bien en 2010 qu’en 2008 ou il gagne moins de GC. Pourquoi alors ce décalage? Parce que la concurrence était forte en 2008 (émergence de Djokovic, résitance de Federer, apparition de Murray) alors qu’en 2010 elle a été en berne pendant presque toute l’année (et notamment à l’AO selon moi).
        Il n’en reste pas moins que toutes les victoires sont « véritables » et tout les GC remporté sont « vrai ».
        Le leurre est présent quand la corrélation niveau de jeu du personnage comparativement à son niveau de jeu passé/ résultat du personnage comparativement à ses résultats passés n’existe plus.

        • Arno, l'homme des antipodes 20 mars 2012 at 16 h 28 min

          Merci. ;)

    • Arno, l'homme des antipodes 20 mars 2012 at 16 h 27 min

      Nooooooooooooooooooooooooooon, Sam, noooooooooooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!

      C’est ce que j’ai essayé d’insérer comme nuance au sein de ce post: il n’y a PAS de « petits » ou de « grands » titres. Il n’existe pas de mauvaise façon de gagner.

      Simplement, tu peux gagner en étant pas au top de ta forme… Si les autres sont moins forts que toi.

      Nadal 2010, comme Federer 2009, ont gagné en profitant des insuffisances de leurs adversaires, ce qui n’a rien d’infamant.

      A la différence de Federer 2004/2007, Nadal 2008/début 2009, ou Djoko 2011, qui ont écrasé des périodes durant lesquelles ils ont montré un niveau de tennis exceptionnel qu’ils ne doivent à personne d’autres qu’à eux-mêmes.

      On pourrait aussi remonter à Sampras, par exemple, qui écrabouille tout le monde en 1994/95, mais qui profite plus d’une même conjoncture « creuse » en 1998 pour terminer numéro 1 mondial.

      Tu peux obtenir les mêmes résultats en ayant des niveaux de jeux variables: l’important, c’est que les autres soient moins bons que toi.

      Est-ce que tu vois qu’est-ce que je veux dire ????? ^^

      • Sam 20 mars 2012 at 16 h 32 min

        …Je vois ce que tu veux dire, même si ça n’est pas exactement ce que je lis.

      • Arno, l'homme des antipodes 20 mars 2012 at 16 h 38 min

        Ouais, ho, l’autre, t’as qu’à dire que je m’exprime de manière aussi claire qu’une huitre neurasthénique !!!! :)

        Attention, ça peut vite se terminer à la Bastille, tout ça…

        • Chris 20 mars 2012 at 21 h 54 min

          Moi je trouve que ce que tu dit est tres clair. Et merci d’adherer a mon point de vue, avec en plus une brillante demonstration hahaha…

          En 2010, quand Djoko et Fed sont aux fraises, Nadal ecrase tout le monde, meme en ne jouant pas sont tout meilleur tennis.

  3. Quentin 20 mars 2012 at 15 h 34 min

    La race post US Open 2011:
    1. Federer 5810 points
    2. Murray 3200 points
    3. Ferrer 3110 points
    4. Djokovic 2740 points
    5. Tsonga 2690 points
    6. Nadal 2240 points
    7. Berdych 2220 points

    • Nath 20 mars 2012 at 19 h 20 min

      Ferrer est devant Djokovic et Tsonga ? C’est pas ce que l’on pourrait croire quand on lit l’ensemble des posts, projections, analyses… 8O

      • Antoine 20 mars 2012 at 19 h 38 min

        J’ai mis le graphique en ligne plus haut à 12:54 qui décrit très bien cette Race to US Open 2012…Ferrer a fait une bonne fin de saison 2011 puis une bonne tournée en Amérique du Sud il y a qq semaines…

        Il va chercher les points avec ses dents, là ou il y en a à rafler et pas trop de types pour lui faire de la concurrence. Il a été en finale à Shangaï par exemple. Evidemment il a perdu contre Murray…

      • Nath 20 mars 2012 at 21 h 46 min

        Je vois que je ne suis pas allée au bout de mon idée.
        Tout d’abord, je sais globalement où Ferrer prend ses points. J’ajoute qu’avant de faire une très bonne fin de saison 2011, il avait également fait une bonne fin de saison en 2010, ce qui lui avait d’ailleurs valu de revenir dans le top 10.
        En fait mon post est une réaction tardive à ce que j’ai lu ces derniers jours concernant les projections sur le top 8 à la fin de l’année, pour lesquelles il est traité comme quantité négligeable par rapport à Tsonga dont on vante le fait qu’il n’a quasiment pas de points à défendre jusqu’à Wimby. Du coup je ne m’attendais pas à ce que Jo-Will ait gagné moins de points à une période plutôt faste pour lui. Je ne sais pas si je suis claire…

  4. Oluive 20 mars 2012 at 16 h 18 min

    Hommes de peu de foi !

    Je lis beaucoup de coms sur Nadal en déroute, comme j’en ai lu sur Fed en déconfiture, et Djoko invincible.

    Alors, je lance instamment un appel à la modération (pas celle du site) !

    Ce qui vaut pour Fed vaut pour tous. Ce qui vaut pour hier vaut pour demain :

    Tiens, rien qu’en 2011 :

    - Wimby, imaginons : Fed se mobilise et tient tant bien que mal son service au 3e, qu’il emporte 9/7 face à Tsonga, dans un de ces hold-up dont il la le secret. Le voilà soudain qui peut aller au bout.

    - L’USO, j’en parle même pas… Roland ça se discute mais on se souvient tous de cette balle de set.

    Et là, d’un coup, l’année n’a pas la même tronche.

    En 2012, à l’inverse :

    - Après sa pause pluie contre Nadal en demie d’IW, imaginons qu’il sort son ace de quelques centimètres, Nadal dégotte un point de folie et le match est relancé alors que Fed aurait pu plier l’affaire 6/2 voire 6/1 (souvenez-vous, Hambourg 2008, au pif).

    - En finale, contre Isner, il fait une double, sa première du match, dans le TB au pire moment. Il est ensuite loin d’être intouchable sur le point qui suit. Un ou deux coups de pattes plus tard, le set pourrait être bouclé pour Isner.

    Etc.

    Dans les deux cas, je ne peux pas imaginer que Fed soit un joueur différent pour quelques centimètres.
    (En revanche, ces quelques centimètres peuvent peser lourd en termes de confiance par la suite en cas de défaite, ça d’accord).

    Bon, je n’ai pas le temps de développer, mais voilà, je voulais juste rappeler que tout tourne tellement vite…
    Oui oui, certes, le plaisir des conjectures.
    Mais sachez que des conjectures, « il y en a plus qu’en Normandie il y a de pommes », comme disait l’ami Georges.
    Et surtout que les journalistes sportif nous abreuvent de nouvelles théories fumeuses à chaque victoire / défaite d’un top player. Là, c’est Dutronc qu’il faudrait convoquer…

    Ok, vous êtes tous bien meilleurs qu’eux, et tellement moins prétentieux au fond que… C’est un tel plaisir de voir ces intenses cerveaux 15loviens bouillonner que… Le plaisir est tellement dans l’affirmation absolue que… Bon ok, CONTINUEZ !

    ENCORE !

    Moi, je ne peux enterrer aucun de nos 4 loustics, pour la bonne et simple raison qu’ils font partie des meilleurs depuis tant d’années… En la matière, mon juge de paix, ce n’est pas la conjoncture hebdo, mais bien la leçon des ans…

    Alors oui, une baisse de régime arrivera pour l’un ou l’autre. Ou une blessure rédhibitoire.

    Mais je suis prêt à parier une chose : ce changement, s’il n’est pas en pente très douce (Lendl, Connors) on ne l’aura pas vu venir. Comme tous les autres.

    Remember Borg 1981, Wilander 1989, Mac 1985.

    Tiens, c’est toujours marrant de relire ce genre de trucs après coup :
    http://marcrosset.blogspot.fr/2009_03_01_archive.html

  5. Jérôme 20 mars 2012 at 20 h 12 min

    Eh oui, une judicieuse mise en garde contre l’analyse linéaire. A court terme, on peut sans grand risque de se tromper estimer que les tendances très récentes ont de bonnes chances de se poursuivre. A long terme, estimer que le présent va se perpétuer ou que les tendances constatées vont se poursuivre indéfiniment, c’est une très forte garantie de se planter.

    • Nath 20 mars 2012 at 20 h 39 min

      Moi je crois toujours le contraire (il ne va tout de même pas continuer de gagner ?!), c’est grave, docteur ?
      … et je me plante souvent aussi.

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