Mémoires de club acte IV : la famille Truong

By  | 23 mai 2012 | Filed under: Bord de court

Il n’y a pas « un » tennis mais  » des  » tennis. De l’apprenti pro suréquipé et griffé de la tête aux pieds, au quinquagénaire  néophyte bedonnant qui croit naïvement qu’il va brûler ses graisses, le court est une scène et le club un théâtre. Comédiens, gladiateurs, magiciens et condamnés, tous s’y donnent en spectacle en croisant le graphite. Dans la galerie des portraits de mon adolescence de joueur de club, la famille de mon pote Truong décroche la palme du meilleur scénario. Le tennis dans toute sa diversité, le tennis dans toute sa mixité.

Abidjan fin des années 1980, la vie est douce, la vie est belle, le marasme économique et la stagnation n’ont pas encore totalement anesthésié les effets du boom économique des décades passées. Notre ville a fière allure avec ses airs de petite Manhattan, ses expats par milliers et sa bourgeoisie consumériste. Le tennis a le vent en poupe et les clubs essaiment, le tennis est tendance. Il est pratiqué pour l’essentiel par des expatriés jaloux de leur dolce vita, des Ivoiriens bourges qui jouent – mal – au tennis par snobisme, et tout une génération d’ados passionnés qui liment les courts sous le cagnard ou la pluie. Le tennis a la cote.

Abidjan fin des années 1980, les échoppes de nems ne se comptent plus dans la ville. En une dizaine d’année, des flots de boat people fuyant les dictatures du sud-est asiatique se sont déversés sur les côtes d’Afrique Occidentale, à la recherche de lendemains souriants. Laos, Cambodge, Vietnam, peu importe d’où ils viennent, ils sont tous Chinois. La plupart investissent dans la restauration et en un battement de cil convertissent la bourgeoisie abidjanaise à la gastronomie chinoise (ne dites à personne que tout ça est vietnamien). Les stands de nems en particulier font un malheur, on se demande comment on faisait sans le petit rouleau frit. Ce qu’il y a à l’intérieur ? Une farce, au propre comme au figuré, du bonheur essentiellement avec quelques vermicelles et de la viande de porc. Le nem est tendance, le nem a la cote, comme le tennis.

Mon pote Truong est Chinois par commodité, certainement vietnamien ou cambodgien par nationalité. On use les mêmes bancs en Première S au lycée. Il y fait de la monoculture mathématique et n’accorde aucun crédit ni temps aux autres matières. Dès qu’il y a des chiffres, il claque sa race ; pour le reste merci ça ira. En ado consciencieux il pousse sa dévotion acnéique dans une autre dimension : à part sur le tableau de bord de Concorde je n’ai jamais vu autant de boutons. Il parle peu, rit de tout, on se demande s’il comprend tout. Surtout, Truong et moi jouons au tennis dans le même club, mais avec une approche très différente.

Le rituel est immuable : tous les samedis après-midi de 15 à 17h, la famille de Truong prend possession du court n°8, tout au bout du club. Ce court n’est pas plat, il est carrément bombé et les autres abonnés n’y jouent que contraints et forcés ; pas les Truong. Du coup on l’appelle le Diên Biên Phu. Le groupe familial est large, une huitaine d’adultes, on se demande comment ils font pour s’y retrouver. L’échauffement commence par des étirements et mouvements façon Tai-chi sous les ordres du patriarche. Lui, on l’a surnommé Bruce Laid : un short kaki sans âge et un marcel blanc défraichi, un corps noueux et sec façon Justin Bridou, il est difficile d’évaluer son âge, la cigarette ayant prélevé une sacrée dîme sur son organisme. En plus de l’avoir affublé d’une haleine de saurien, elle a lui a pompé ses plus belles années. Le seul gars que j’ai vu jouer au tennis cigarette au bec. Il a entre quarante et soixante-dix ans, difficile à dire. En tout cas il commande, tout et tous, la famille suit.

L’échauffement terminé, le match peut commencer. Les Truong jouent en équipes, pas en double. Il y a constamment quatre joueurs sur le court, parfois plus, et pas toujours répartis équitablement de part et d’autre du filet. Dire que la technique est particulière est un euphémisme, au début on rigole beaucoup à les observer : courses de damnés pas toujours dans la direction de la balle, services à la cuiller, coups droits chopés, Chang finalement n’était pas le génial inventeur qu’on dit. Le comptage des points n’a pas l’air de respecter le barème que nous connaissons ; eux en tout cas ont l’air de s’y retrouver. Ils parlent en permanence, surtout pendant les points, rient beaucoup, crient aussi, une joyeuse cacophonie qui n’est perturbée que par l’irruption sur le court de ce connard de Dominique, le gérant du club.

Dominique, quelle enflure avec ses sales petits yeux vairons et son zozotement (à mon avis s’explique par la présence d’un poil de cul collé sur sa langue, à force de lécher celui des expats). Dominique est mon cauchemar, ou du moins l’a été. A mon inscription au club il faisait la pluie et le beau temps, et dans mon cas c’était plutôt la pluie qu’il faisait tomber : « non désolé y’a pas de court libre ». La douche froide de cette sentence me rendait chèvre. Sur le grand tableau de réservations derrière lui, les mêmes plaques nominatives restaient fixées ad vitam aeternam sur les mêmes courts et horaires, semaine après semaine. Un système honteux de réservations à l’année totalement illégal qu’il avait érigé en dogme. Les meilleurs courts et horaires idoines aux expats, à nous pauvres ados sans pouvoir ni moyens corrupteurs les accessits. Jouer sous le cagnard de 14h n’était pas dicté par un amour inconditionnel de l’auto-cuisson, c’étaient les seules tranches horaires que ce bâtard nous octroyait.

Particulièrement dégoûté, je m’en étais ouvert un jour à ma mère qui, elle-même émue, avait demandé à son rugueux frère, mon oncle V., de l’accompagner au club voir ce qu’il s’y passait. L’affaire s’était terminée Soprano Style dans le bureau du propriétaire du club, avec pour bilan un téléphone cassé, une table renversée, une chemise légèrement déchirée et un proprio rouge comme une pivoine et suant à grosses gouttes plaqué contre le mur. Mon oncle V. avait très peu goûté sa réponse méprisante et hautaine aux préoccupations que nous lui soumettions humblement. Finalement on s’était séparés meilleurs potes du monde, et Dominique avait reçu une engueulade totalement jouissive qui m’adoubait officiellement chouchou du proprio. Courts et horaires de mon choix, Orangina à l’œil, dépassement de temps de jeu, j’étais traité comme un milord. Personne au club n’avait envie de revoir mon oncle V.

Dominique donc se pointe systématiquement sur le court des Truong, avec la désagréable impression de se faire entuber : huit à dix personnes dans la troupe mais seulement quatre abonnés, c’est clair y’a un truc qui colle pas. Il demande les cartes de membres dont on lui assure qu’elles appartiennent aux quatre joueurs actuellement sur le court. Mouais, c’est bien connu les Chinois se ressemblent tous, difficile à dire donc. La situation est d’autant plus hilarante qu’il est patent que tous avaient joué, ou joueraient. Le patriarche le regarde, cigarette au bec « non, non, pas joué, abonné joué. Lui pas joué » dit-il en désignant un gars suant comme un beignet, assis sur le banc, encore essoufflé. Dominique repart furax, et eux reprennent leur joute dans un éclat de rire à peine dissimulé.

Au milieu de ce tohu-bohu, il y a Truong, qui semble perdu. Ils ont tous au minimum le double de son âge et pas la moitié de son niveau ; lui a une technique propre, académique. Il parle peu et leur réexplique les règles au besoin quand les débats sont trop animés. A le voir lorgner mélancoliquement sur les courts mitoyens où ses potes de lycée nous escrimons, on devine sans peine qu’il nous aurait volontiers rejoints s’il en avait l’occasion, ou le droit. Aussi étonnant que cela puisse paraître, en trois années communes au club, nous n’avons jamais échangé la moindre balle. Il doit certainement rêver de simples la nuit, de smashs et de revers liftés. Par solidarité ou par contrainte, il joue exclusivement avec les membres de sa famille, sur ce fameux court n°8.

La bruyante communauté asiatique est également le cauchemar de Madame L., quadragénaire Française au mari pété de thunes et à l’agenda surbooké : tennis, golf, manucure, resto, plage, que du labeur. Équipée Lacoste ou Tacchini de la tête aux pieds, toujours fardée comme une voiture volée, je dois avouer que malgré l’antipathie qu’elle suscite, mes hormones d’ado se battent en duel quand elle parait. J’ai toujours eu un truc pour les femmes en uniforme alors je ne sais pas quelle est la part due à la jupette et la visière Lacoste, mais je fantasme grave sur cette salope. Pourquoi salope ? Elle a un comportement odieux, sûre de ses moyens, sûre de sa beauté. Elle méprise les ramasseurs de balles et le personnel, terrorise les jeunes abonnés et se pâme comme une Marilyn des courts, trop contente de l’effet qu’elle produit sur la gent masculine. Inutile de préciser qu’elle est très peu appréciée des autres Françaises !

Madame L. en plus de ses atouts physiques a pour elle également l’assurance de son tennis, très bon à ce niveau, en tout cas suffisamment pour remporter le tournoi des abonnées. Elle joue exclusivement avec son professeur qui est également le nôtre et assez bavard pour l’occasion. Tout le monde au club sait qu’il n’y a pas que son revers qu’il pilonne. Elle prend sa leçon sur le court n°7 jouxtant le  Diên Biên Phu. Deux choses la rendent furieuse pour notre plus grand plaisir : les bavardages incessants des chinetoques (comme elle les appelle) et les tours de passe-passe avec les balles. Je n’ai pas précisé que les Truong jouent avec une trentaine de balles simultanément, il y en a partout, ils en envoient partout. Agacés d’avoir à gérer les restitutions et échanges, les voisins finissent toujours par leur demander de venir eux-mêmes récupérer leurs balles, ce qu’ils font volontiers en remplaçant au passage une Tretorn rappée jusqu’à la gomme par une Wilson flambant neuve. Tout un art du troc auquel Madame L. goûte très peu. Insultes, menaces, rien ne semble impressionner les gars de l’empire du Milieu, sereins et imperturbables quand ils vous affirment que le cadavre de balle qu’ils vous retournent est bien le vôtre.

Quand ils ont achevé leur joute endiablée, les Truong trinquent sur le court, des bières badgées d’idéogrammes et servies à température ambiante, bien que le règlement du club stipulât que l’introduction de boissons dans l’enceinte du club fut interdite. Avec eux de toute façon c’est un viol collectif et permanent dudit règlement, on n’est plus à un pack de Choujiu près. Un que la troisième mi-temps énerve grave c’est évidemment notre ami Dominique qui tente d’interrompre les festivités en rappelant le point du règlement susmentionné. Bruce Laid jure la main sur le cœur qu’il l’ignorait, ou feint de ne pas comprendre à quoi il fait allusion ; il a le français très sélectif. Quand ils ont fini, ils quittent le club en procession et embarquent dans leur mini-van pourri, direction le resto familial. Les nems n’attendent pas.

Avec les copains on a bien essayé deux ou trois fois d’inviter Truong à jouer avec nous (au tennis hein), voire à participer à un tournoi, il a toujours décliné poliment. J’ai fini par comprendre que c’était un truc de famille et que ce sport ne se concevait pas autrement pour eux. Cette approche du tennis était pour nous totalement anachronique et peu ragoûtante, elle semblait toutefois leur procurer un plaisir au moins aussi intense que le nôtre. Des raquettes pourries et des fripes dégriffées, du temps de jeu réduit et des règles bidouillées, le court le plus craignos du club : rien n’y faisait, le plaisir était quand-même là et c’est toute la magie du tennis. Il n’y a pas « un » tennis mais « des » tennis.

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118 Responses to Mémoires de club acte IV : la famille Truong

  1. NTifi 24 mai 2012 at 11:20

    Comme toujours beaucoup de plaisir à te lire Karim. Tu es vraiment doué pour arriver à nous transporter dans ton monde, y’en a qui sont fort pour cela.

    Moi je m’inquiète un peu, on nous rabache sans cesse avec certitude que Nadal va gagner que j’ai peur que l’inverse se produise.

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 24 mai 2012 at 1:15

      Nadal va gagner, Nadal va gagner, Nadal va gagner, Nadal va gagner, Nadal va gagner… :mrgreen:

  2. Remy 24 mai 2012 at 1:24

    J’ai enfin pris le temps de le lire, bravo à toi Karim.
    C’est très plaisant à lire et j’aime bien ton style.

  3. Pierre 24 mai 2012 at 2:06

    Bravo Karim, un moment, un sport, un endroit : on ressort plus riche de cette lecture avec, cerise sur le gâteau, une large banane. Le moment le plus poilant concerne selon moi cette bourgeoise un peu salope sur laquelle tes yeux d’ado s’attardaient. J’adore.

  4. Kissifrott 24 mai 2012 at 2:56

    pauvre doudou qui est tout colère : il me fait de la peine

    Roger Federer n’apprécie pas du tout le changement de règle imposée par l’ITF en vue de la qualification olympique. Et le Suisse l’a fait savoir.
    http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Federer-en-colere/286206

    • Colin 24 mai 2012 at 4:16

      Et à part ça tu en as pensé quoi du texte de Karim?

      • Kissifrott 24 mai 2012 at 5:23

        pas concerné, donc pas de commentaire

      • Colin 24 mai 2012 at 5:28

        Ah, j’en déduis donc que tu es concerné par les règles imposées par l’ITF en vue de la qualification olympique.

        Tu comptes donc participer aux JO de Rio? Bravo! (si tu te qualifies, il faudra nous raconter, ça fera un bel article, et même si les autres 15-lovers ne se sentent pas concernés, je suis sûr qu’ils feront plein de commentaires!)

        • Kissifrott 24 mai 2012 at 6:06

          « pas concerné » en termes de centre d’intérêt

          tiens, une autre actu, le forfait de monfils pour RG, cette fois c’était pas du bluff
          http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Monfils-forfait/286323

          • Antoine 24 mai 2012 at 6:43

            mais dis moi Kissifrott, je me trompe ou tu viens d’arriver sans crier gare ?

            • Kissifrott 24 mai 2012 at 6:53

              je vais et je viens de longue date
              comme j’évite le flood, on me remarque à peine, mais je veux bien crier gare si c’est la coutume

              GARE!

              • Antoine 24 mai 2012 at 6:55

                Très bien, j’imagine que l’on t’a déjà demandé ce que tu pensais du riant Ivan Lendl alors, Kissifrott ?

              • Kissifrott 24 mai 2012 at 7:22

                je crois pas, mais le fait est que j’appartiens au côté obscur

                j’esquiverai quand même pas la question : sur le fond, lendl est pour moi le méchant qui a fait obstacle à mon préféré d’hier (McEnroe) et qui tente de se racheter en aidant mon préféré d’aujourd’hui (PZ)

            • Colin 24 mai 2012 at 7:39

              Antoine, est-ce ton grand âge ou ton mariage récent, qui te font ainsi perdre la mémoire?

              Ça fait belle lurette que Kissifrott est parmi nous, sauf qu’il s’appelait jadis « Mozeur Phoqueur », pseudo qu’il a heureusement abandonné.

  5. Ulysse 24 mai 2012 at 3:07

    Le bel Uchi congédié 7-6 6-0. Zéro balles de break. Gilou se montre d’une solidité nadalienne à Nice.
    Ça fait pas mal de temps qu’il n’a plus coupé de tête notable. Il pourrait pas faire son phasming out à RG cette année ? Genre dégager un big four et se pointer en demi ? Je ne crois pas à la thèse de la fatigue à Nice pour lui qui y joue à domicile. C’est au contraire une super semaine de repos.

  6. John 24 mai 2012 at 3:53

    Merci Karim. Superbe texte, quelque part entre la chronique post-coloniale, Treize à la Douzaine et du Queneau sexualisé. La famille Truong rentre par grande porte dans la panthéon de 15-love.

    • Colin 24 mai 2012 at 4:40

      Putain, Truong…

  7. Pierre 24 mai 2012 at 6:24

    Il s’en passe des choses en ce moment : Monfils forfait, Antoine qui se marie, Davy qui élimine Isner et Karim qui aime les femmes en uniforme. Que demander de plus ? :)

    • Arno, l'homme des antipodes 24 mai 2012 at 6:30

      Ben justement j’allais y venir. Il y a plus:

      Tenez-vous bien les gars… Alizé Cornet est en 1/2 à Strasbourg. Et elle vient de battre Medina Garrigues, 31ème mondiale et pas la première venue sur TB. Le score: 7/6 7/6, donc elle a tenu la pression.

      A partir de cet instant, l’équilibre spatio-temporel de l’univers tout entier bascule…

      • Pierre 24 mai 2012 at 6:37

        À partir de ce jour, Gilles Simon peut donc croire en ses chances à Wimbledon.

      • Arno, l'homme des antipodes 24 mai 2012 at 6:42

        J’ai beau chercher, j’ai pas mieux (pire ??)… Ah si, Rafa qui gagnerait un tournoi indoor ??? :-)

        Oups, elle est vilaine, celle-là…

      • Coach Kevinovitch 24 mai 2012 at 6:52

        Elle est surtout incongrue ta blague car gagner un tournoi indoor pour Rafa, c’est déja fait: http://www.youtube.com/watch?v=a9FVPmbOb5M

        • Antoine 24 mai 2012 at 6:58

          Tu cèdes à la provocation Coach ? Au fait, tout baigne pour ton poulain, non ? Trois tournois sur trois, le tout sans perdre un set, bientôt un 7ème Roland garros, la vie est belle , non ?

        • Arno, l'homme des antipodes 24 mai 2012 at 7:01

          Lol j’étais sûr de te voir apparaitre !!!!! Mais oui, CK, je suis taquin, pardon…

        • Coach Kevinovitch 24 mai 2012 at 7:11

          Les jeux vont commencer bientôt pour Roland-Garros donc rien n’est encore fait.

          Le Monte-Carlo-Barcelone-Rome se savoure notamment avec la touche épicée des deux victoires sur Nole sans perdre de set à chaque fois. Cependant, ce tryptique est notre plat habituel du printemps et quand je vois l’écart de points entre Rafa et Nole, je me dis qu’il y a des opportunités pour que la vie soit plus que belle voire très belle.

          Nous attendons donc que les jours passent pour que les opportunités arrivent et que nous les saisissons.

          • Arno, l'homme des antipodes 24 mai 2012 at 7:41

            Il est vrai que rien n’est encore fait, et qu’il faut toujours rester prudent.

            Je crois tout de même que rarement Rafa aura été autant plébiscité avant RG. Il apparait clair que Djoko n’y arrivera pas et qu’un gros cogneur non plus à moins d’un jour moyen de Rafa et d’un jour exceptionnel pour le cogneur en question.

            Quant à Fed, s’il y a bien une année ou je n’y crois pas, c’est celle-là !

            On n’est jamais à l’abri d’une surprise, c’est vrai, mais Rafa ne laisse pas beaucoup de place au hasard.

          • Antoine 24 mai 2012 at 10:33

            Moi, je soutiens à fond ton poulain pour Roland Garros Coach, comme je l’ai fait durant toute la saison sur terre battue histoire de voir le matelas de points du Djoker dégringoler. Rafa aura accompli sa part du boulot: faire perdre des points au Djoker. Federer y a bien participé aussi en gagnant à Dubai, IW et à Madrid même s’il n’a pas rencontré le Djoker..

            Mais passé Roland Garros, c’est là que nos intérêts divergeront irrémédiablement..

            Rafa aura bien travaillé, mais pour le Roi de Prusse. C’est lui qui aura permis à Federer de redevenir numéro un..Il faudra l’en remercier le moment venu…

            • MacArthur 25 mai 2012 at 12:11

              Antoine à fond dans la stratégie. Il tisse des alliances au gré de ses intérêts :-)

              Comment penses-tu qu’il faut remercier Rafa? À quel moment? Une coupe des Maîtres en fin d’année? S’employer éventuellement à éliminer Djokopope quand bien même Roger serait déjà qualifié? :-)

          • MacArthur 24 mai 2012 at 10:37

            CK qui utilise aussi le « nous » comme Toni :-)

            • Antoine 24 mai 2012 at 10:38

              CK est Toni.

  8. Antoine 24 mai 2012 at 6:41

    Isner perd une nouvelle fois, contre Davydenko cette fois ci…et mine de rien, il vient de perdre 4 des 5 derniers tie breaks qu’il a joué..En début de saison il en avait gagné 9 sur 10, cela fait une sacrée différence..Il y a un problème quelque part et il faut qu’il trouve vite la solution s’il vaut faire quelque chose à Roland garros parce que pour ce qui est de gagner des jeux de retour, Isner, ce n’est pas cela. Il a absoument besoin de cartonner dans les tie breaks…

    La bonne nouvelle, c’est qu’il n’arrivera pas fatigué à Roland Garros, mais guère en confiance non plus…Ceux qui comptent sur lui pour une grosse surprise risquent d’être décçus…Il a absolument besoin de faire une bonne première semaine sans perdre d’énergie…

    • Remy 25 mai 2012 at 10:02

      Pour avoir vu le match hier, Isner est loin de son niveau du mois de Mars.
      Il a toujours cette capacité à bien servir, mais elle est moins constante.
      L’énorme différence se fait dans le jeu. Il attaque beaucoup moins et avec peu de réussite.
      Contre Davydenko, il a passé son temps à faire des slices coup droit et revers pour finalement défendre la majorité du temps.

      Victoire tout à fait logique de Davydenko.

      Autant, avant, je pensais qu’Isner pouvait en faire chier quelqu’un.
      Autant maintenant j’y crois pas une seconde.

      Si Simon devait le rencontrer à RG, le résultat ne serait plus 3-0 pour l’américain comme en coupe Davis, mais 3-0 pour le français

  9. Antoine 24 mai 2012 at 7:20

    Sur l’article précédent, le 22 mai à 12:48 (désolé, je ne sais pas comment on fait un renvoi- il faut que quelqu’un m’apprenne), j’avais posté les cotes de Roland Garros de mardi, suivant la victoire de Nadal à Rome et avait noté les différences imlportantes de cotes selon les opératueurs (betclic, bwin et sportingbet).

    Et, bien cela n’a pas loupé: elles convergent bien sur désormais et il n’est plus possible d’obtenir une cote de 1,85 sur Nadal mais de 1,75 au mieux…Sportingbet n’a pas modifié ses cotes mais les deux autres si.

    Voici les cotes aujourd’hui, avant le tirage de demain et alors que l’on vient d’enregister la défaite d’Isner à Nice:

    Nadal: entre 1,67 et 1,75 (contre une meilleure cote de 1,85 mardi)
    Djoko: 3,50 (contre 3,25 à 3,50)
    Federer: 8 à 11 (contre 5,50 à 11)
    Del Po: 20 à 34 (contre 15 à 34)
    Murray: 25 à 41 (inchangée)
    Ferrer: 34 à 41 (contre 29 à 41)
    Berdych: 34 à 51 (contre 26 à 41)
    Isner: 100 à 101 (contre 67 à 101)
    Roaonic: 67 à 101 (inchangée)
    Jo: 81 à 125 (contre 67 à 125)

    Plus personne ne donne Federer à 5,5, sa meilleure cote est donc de 8, ce qui est très faible pour lui à Roland Garros. Il était plutôt à 5-6 l’année passée si ma mémoire est bonne.

    La Murène est larguée et dépassée par Del Po qui béniéficie dune cote d’amours en tant qu’ancien vainquer de GC parce que ses résulats récents ne plaident pas pour une meilleur cote que Berdych par exemple. Isner et Jo me paraissent sous cotés…

    Reste à voir quel sera l’impact du tirage demain et en particulier de quel côté vont se retrouver Murray et Federer…

    • Colin 24 mai 2012 at 7:41

      « le 22 mai à 12:48 (désolé, je ne sais pas comment on fait un renvoi- il faut que quelqu’un m’apprenne) »

      Ben tiens c’est bête ça, je savais le faire avec la précédente version du site, mais là, depuis qu’il y a le nouvel habillage, je ne trouve pas.

      Marie-Jo???

  10. Nath 24 mai 2012 at 7:52

    Bon j’aime beaucoup la nouvelle version du site, mais à chaque fois que je poste je passe par une page d’erreur et il faut que j’actualise à nouveau la page pour la voir en même temps. Je teste à l’instant sur un autre navigateur.

    • Nath 24 mai 2012 at 7:53

      Ouais, là ça marche…

      • Nath 24 mai 2012 at 7:54

        … mais ça contrarie mes habitudes :x

  11. Ulysse 24 mai 2012 at 8:13

    J’ai eu une révélation: c’est Gilles Simon qui va gagner Roland Garros en 2012.

    • Colin 24 mai 2012 at 9:17

      Alors il faut parier dessus, ça vaut une cote énorme.

    • Antoine 24 mai 2012 at 10:18

      Ca c’est extraordinaire parce que peu après avoir écrit mon mail précédent, j’ai eu la même révélation et je m’apprêtais à écrire un bref post: « Ce Roland Garros ne peut échapper à Maître Gilou » et puis, j’ai du partir et me suis dit que je le posterai plus tard..Et que vois ? Ulysse a également été frappé par la Révélation…

      Mes frères: acclamons la parole divine !

      Gilou est à 201 pour 1 chez Bwin. Je n’ai pas regardé les autres mais là, je crois qu’il faut mettre un petit billet sur Gilou…

      Tout à l’heure, je me disais aussi: il ne faut pas qu’il aille au bout à Nice qu’il est bien foutu de gagner, comme à Belgrade, parce que s’il gagne le tournoi, même si la finale est samedi je crois, il risque de manquer un peu de jus à Roland Garros, en perdre plus que nécessaire en première semaine, et donc hypothéquer ses faibles chances en deuxième semaine. Or, il faudrait vraiment qu’il arrive au top en quarts pour avoir une chance de taper un gros..ce qui n’est pas aussi absurde qu’il n’y parait car il joue vraiment bien en ce moment et qu’à son top il aurait sans doute une chance contre n’importe qui…

      Or, ce qui m’ennuie quand je vois le tableau de Nice, c’est que s’il passe Almagro demain, il va donc en finale et la gagne probablement puisque les deux grosses TS (Isner et Monfils) de l’autre partie du tableau ont été dégagées.. Alors je m’interroge: il dit depuis qq jours qu’il arrivera avec beaucoup de confiance à Roland Garros. Cette confiance serait elle diminuée s’il perd contre Almagro ? Et vaut il mieux qu’il en perde un peu ou s’épargner un match samedi ? Si cela se trouve, il peut être convoqué dimanche et les organisateurs ne lui feront pas plus de cadeaux qu’à Richard il y a deux ans…Dans le doute, je préfère qu’il paume demain…

      Il faudra surveiller de près son tableau demain. S’il a du pôt, cela peut bien se goupiller pour lui. Je n’aimerais pas rencontrer Gilou en 1/8ème si j’étais un cador. Vous vous souvenez de son match du deuxième tour de l’OA en 2011 contre Federer ? Il lui avait bien pourri la vie et Federer avait du s’employer cinq sets…

    • Djita 24 mai 2012 at 10:30

      Les rêves c’est sympa… si ça reste des rêves ;)

  12. Djita 24 mai 2012 at 10:32

    Un super texte Karim. Un plaisir de te lire vraiment.
    Mais dis-moi la vérité tu arrives à rester modeste avec tous ces compliments (mérités)?
    Continue moi j’adore!

    • karim 24 mai 2012 at 11:00

      Je viens de commander un buste de moi même en ébène et ivoire, ceint de la couronne de lauriers de césar. Bon ce n’est qu’un début hein :-)

      • Ulysse 25 mai 2012 at 10:03

        - Il est formidable !
        - Qui ça ?
        - Ben vous !
        - Ah lui !

    • Sylvie 24 mai 2012 at 11:24

      Ta modestie te perdra Karim

  13. Antoine 24 mai 2012 at 10:39

    DAMNED ! Brian Baker continue: il vient de battre Kukush au tie break du 3ème set ! Après être remonté de 2-4 et sauvé une balle de match ! Voilà le gars en demie contre Davy !

  14. Kissifrott 24 mai 2012 at 10:45

    #RG12
    rolandgarrosFR ‏@rolandgarros_FR
    EXCLUSIF : Vous pourrez suivre le tirage au sort en LIVE sur Facebook demain à partir de 11h30 !
    https://www.facebook.com/RolandGarros/app_315297695213618

    • Kissifrott 24 mai 2012 at 11:00

      Tebbutt: Une Belle Journée A Roland Garros, avec de belles photos de raonic, rafa et de « doudou en mode djoko USO 2010″
      http://www.lovemeansnothing.ca/blog/une-belle-journee-a-roland-garros

      • MacArthur 24 mai 2012 at 11:59

        C’est quoi cette photo de l’ami Roger? Très surpris de le voir porter un truc comme ça. J’aime pas. Mais bon, ce n’est pas le plus important.

        Dis-donc Kissifrott, tu es au Canada? Je demandais juste à cause du site viveleschanges.ca….

        Sinon, je vois qu’Andy est ton poulain. Que penses-tu de lui en ce moment? Est-ce qu’il va être opérationnel pour ce Rg? J’aimerais vraiment qu’il se mêle à la bataille au French Open.

        • Kissifrott 25 mai 2012 at 9:38

          non, je ne suis pas canadien, c’est juste que depuis #radiolondres j’apprends à utiliser twitter
          pour ce qui est d’androu, dont le forfait est quand même envisagé sur eurosport, je suis avant tout un admirateur trèssss patient : l’écossais est à mon sens une sorte de prince au bois dormant qui attend d’être réveillé par un baiser de l’une des 4 princesses majeures

          • Ulysse 25 mai 2012 at 10:10

            Une des 4 princesses majeures pourrait réveiller Andy ? N’en fait-il pas lui-même partie ?

            De plus ça va pas lui tomber tout cuit dans le bec. Je renverserais plutôt la métaphore en disant que c’est à lui de prendre l’initiative de forcer la porte du chateau puis faire de même avec les trois princesses.

  15. Antoine 25 mai 2012 at 9:38

    A propos du tirage au sort de Roland, je signale à ceux que cela intéresse qu’il y a sur le site « we love tennis » un article très bien fait qui explique en détail le fonctionnement du tirage au sort.

    Il fait ressortir très clairement l’importance respective de la chance…et du classement et montre, exemples à l’appui, pourquoi il est beaucoup plus difficile à un non top 4 de parvenir en demie finale qu’à un top 4 de le faire: il ne s’agit pas tant de jouer aussi bien qu’eux, il s’agit de faire mieux…

    Il montre également la rente de situation du top 4 qui est liée en partie au fait qu’il y a 32 TS mais aussi et avant tout au fait que ceux-ci, que ce soit au troisième tour et en 1/8ème doivent théoriquement rencontrer des TS moins bien classées que celles que doivent rencontrer ceux qui prétendraient les défier ensuite.

    Pour résumer, arriver en quarts pour un non top 4 est beaucoup, beaucoup plus difficile que pour un top 4. De ce fait ceux qui y parviennent sont souvent au bout du rouleau et chutent à ce moment là, quand bien même leur niveau de jeu a, jusque là, été aussi bon, voire meilleur, que celui d’un top 4 qui aurait performé moyennement.

    Ceci relativise considérablement à mon sens les impressionnantes séries consécutives de 1/2 ou de 1/4 (toujours en cours celle là) de Federer en GC ces dernières années. On ne peut tout simplement pas comparer avec la période antérieure ou il n’existait que 16 TS et on l’on pouvait donc rencontrer un top 20 dès le premier ou deuxième tour alors qu’avec le système actuel, un top 4 sait, qu’au pire, il aura à rencontrer un top 28-32 (et pas un TS mieux classée) au troisième tour seulement, après deux tours de chauffe qui ne sont pour eux, le plus souvent, que des matchs de préparation ou d’entraînement…

    • Mathias 25 mai 2012 at 10:08

      J’approuve à 100% pour ce qui touche aux rentes de situation en GC et aux soit-disant séries historiques de Federer.
      On peux aussi réduire le raisonnement aux chances plus grandes du top 2 de gagner un GC. D’ailleurs, depuis qu’il est passé no 3, Federer n’a plus gagné un GC… ;-)

      Mais il faut aussi dire que nous avons un Top 3 (je ne compte plus Murray actuellement)qui est 3 crans au-dessus des autres. Pour preuve, ils gagnent aussi tous les Masters 1000, alors que leur rente de situation là-bas est nettement moins évidente (en particuliers vis-à-vis des têtes de série 5 à 8).

      C’est presque un séisme à chaque qu’un des fous furieux perd contre un joueur qui n’est pas membre du club. C’est cela qui n’est pas normal en comparaison des « époques » précédentes.

      Le tennis a toujours vécu avec ce système de classes protégées. On n’a fait qu’augmenter la stratification de quelques crans.
      Je serais pour un bon coup de pieds dans la fourmillière, mais je sais que ce n’est qu’un voeux pieu.

      J’aimerais d’ailleurs revenir sur le com de Karim plus haut à propos de la soit-disant malchance de Dimitrov au tirage.
      Je crois que n’importe quel type classé entre la 50ème et 100ème place mondiales est soumis au même « hasard dirigé » et que le pauvre Dimi est tout sauf une abbération statistique.

      Pour conclure: je pense que le jour (pas si lointain forcément) où Federer sortira du Top 4 (et ne réussira pas à y revenir rapidement), il raccrochera sa raquette définitivement. Et c’est aussi valable pour Nadal.

      • Ulysse 26 mai 2012 at 1:05

        « D’ailleurs, depuis qu’il est passé no 3, Federer n’a plus gagné un GC… »

        Heu… Depuis le débat de la poule et l’oeuf, on confond souvent cause et conséquence. En l’espèce je dirais plutôt le contraire: depuis qu’il ne gagne plus de GC (cause), Fed est passé numéro 3 (conséquence).

    • Paulo 26 mai 2012 at 8:22

      « mais aussi et avant tout au fait que ceux-ci, que ce soit au troisième tour et en 1/8ème doivent théoriquement rencontrer des TS moins bien classées que celles que doivent rencontrer ceux qui prétendraient les défier ensuite. »

      Exact Antoine, je me suis fait exactement la même réflexion en lisant cet article.
      Le système des TDS ne me dérange pas fondamentalement, mais cette « prime » aux mieux classés, si. Et après, on s’étonne de la stabilité do « Big Four »… Bien sûr, ce sont des cracks – leur parcours en Masters 1000 en témoigne, entre autres – mais pourquoi accentuer encore le phénomène ; d’obscures raisons de marketing ATP seraient-elles en cause ??

  16. MarieJo 25 mai 2012 at 11:00

    un nouvel article vient de sortir !

  17. Quentin 25 mai 2012 at 8:48

    Excellent ce papier Karim!
    Une bonne barre de rire pour commencer le week-end c’est parfait, merci pour ça!

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