King of Queen’s !

By  | 13 juin 2012 | Filed under: Regards

Afin d’aborder au mieux cette saison sur gazon qui, grâce aux Jeux Olympiques, s’annonce plus longue que d’habitude, faisons un (très) bref retour sur les champions ayant dominé le plus célèbre tournoi de préparation sur gazon, le Queen’s.

  • John McEnroe (4 titres, 3 finales)

Ayant passé son enfance au Queen’s, New York, Mac ne pouvait que se sentir chez lui au tournoi du Queen’s, London. La magie opéra tellement bien qu’en 8 participations McEnroe atteignit 7  finales consécutives (de 1978 à 1984) pour 4 victoires, et une demi-finale en 1990 ! Défait par Tony Roche lors de sa première participation, « Big Mac » remporta ensuite trois éditions consécutives avant d’échouer par deux fois face à Jimmy Connors. Il remporta son dernier titre lors de son année magique 1984, établissant par là-même le record de victoires (4). Pas de doute, Johnny is the King of Queen’s !

Les finales :
1978 : Tony Roche b. John McEnroe 8/6, 9/7
1979 : John McEnroe b. Victor Pecci 6/7, 6/1, 6/1
1980 : John McEnroe b. Kim Warwick 6/3, 6/1
1981 : John McEnroe b. Brian Gottfried 7/6, 7/5
1982 : Jimmy Connors b. John McEnroe 7/5, 6/3
1983 : Jimmy Connors b. John McEnroe 6/3, 6/3
1984 : John McEnroe b. Leif Shiras 6/1, 3/6, 6/2

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  • Boris Becker (4 titres, 1 finale)

Si Wimbledon était sa demeure, le Queen’s était sa résidence secondaire. Boris Becker y remporta le premier de titre de sa carrière face à Johan Kriek pour remporter dans la foulée, à la surprise générale, Wimbledon 1985. Patron du gazon dans la deuxième moitié des années 80, Becker rafla trois Wimbledon et trois Queen’s entre 1985 et 1989, soit 6 titres sur 10 possibles. Bizarrement, il ne réussit le doublé qu’en 1985, alternant ensuite les victoires à Wimbledon (86 et 89) à celles au Queens (87 et 88). Il remporta une dernière fois le tournoi en 1996 pour égaler le record de titres de Johnny Mac (4). Il détient aussi le record du plus grand écart entre la première et la dernière victoire (11 ans), et du plus jeune vainqueur de l’épreuve.

Les finales :
1985 : Boris Becker b. Johan Kriek 6/2, 6/3
1987 : Boris Becker b. Jimmy Connors 6/7, 6/3, 6/4
1988 : Boris Becker b. Stefan Edberg 6/1, 3/6, 6/3
1990 : Ivan Lendl b. Boris Becker 6/3, 6/2
1996 : Boris Becker b. Stefan Edberg 6/4, 7/6

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  • Lleyton Hewitt (4 titres)

En bon Australien, Lleyton aime le gazon et ce dernier le lui rend bien. Vainqueur de trois titres consécutifs lors de ses meilleures années, de 2000 à 2002, avec, excusez du peu, des victoires sur Sampras et Henman, Lleyton a aussi épinglé Wimbledon 2002 à son palmarès. Soumis à la concurrence de Roddick et surtout à l’omniprésence de Federer, après la période faste vint celle des vaches maigres pour l’Aussie. Il ne remporta plus qu’un seul titre, son dernier, en 2006 face à Blake.

Les finales :
2000 : Lleyton Hewitt b. Pete Sampras 6/4, 6/4
2001 : Lleyton Hewitt b. Tim Henman 7/6, 7/6
2002 : Lleyton Hewitt b. Tim Henman 4/6, 6/1, 6/4
2006 : Lleyton Hewitt b. James Blake 6/4, 6/4

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  • Andy Roddick (4 titres)

De tous les pluri-vainqueurs de l’épreuve, Andy détient la triste singularité d’être le seul à n’avoir jamais été couronné à Wimbledon, la faute à un certain King Roger… Heureusement pour lui FedEx préféra jouer à Halle, et « A-Rod » ne se priva pas de profiter de l’aubaine, remportant 4 titres au total entre 2003 et 2007. Certes, quand on compare aux 6 titres de Roger à Wimbledon, on se rend compte qu’il n’a eu droit qu’aux miettes du festin, mais quand même…

Les finales :
2003 : Andy Roddick b. Sébastien Grosjean 6/3, 6/3
2004 : Andy Roddick b. Sébastien Grosjean 7/6, 6/4
2005 : Andy Roddick b. Ivo Karlović 7/6, 7/6
2007 : Andy Roddick b. Nicolas Mahut 4/6, 7/6, 7/6

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  • Jimmy Connors (3 titres, 2 finales)

Excellent sur gazon bien que joueur du fond du court, « Jimbo » figure sans surprise parmi les cadors du tournoi. Et, comme à son habitude, il y détient trois records de longévité : le plus grand écart entre le premier et le dernier titre (11 ans), celui entre la première et la dernière finale (15 ans), et celui du plus vieux vainqueur de l’ère Open (30 ans en 1983) ! Si son premier titre fut obtenu face à l’obscur Britannique John Paish en 1972 (seulement son troisième titre pro à l’époque), ceux de 1982 et 1983 face à John McEnroe, à l’époque dominateur sur gazon, sont bien plus impressionnants. Si celui de 1982 fut le prélude de sa victoire à Wimbledon, celui de 1983 sera suivi d’une terrible déception : sa défaite en huitièmes à « Wimb » face à Kevin Curren est alors son premier échec avant les quarts d’un Majeur depuis… Roland-Garros 1973 ! Il atteindra deux dernières finales en 1986 et 1987, réussissant l’exploit de pousser Becker, à l’époque double tenant du titre à Wimbledon, dans ses retranchements à 35 ans révolus.

Les finales :
1972 : Jimmy Connors b. John Paish 6/2, 6/3
1982 : Jimmy Connors b. John McEnroe 7/5, 6/3
1983 : Jimmy Connors b. John McEnroe 6/3, 6/3
1986 : Tim Mayotte b. Jimmy Connors 6/4, 2-1 (abandon)
1987 : Boris Becker b. Jimmy Connors 6/7, 6/3, 6/4

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351 Responses to King of Queen’s !

  1. mustapha 17 juin 2012 at 20 h 14 min

    saison sur herbe… pour moi y a pas de saison pour l’herbe, en tous cas les revendeurs du coin travaillent toute l’année, et pas besoin de baches pour proteger le matos…

    nalbandian haas federer, voire kohli ou dimitrov aux heures du dernier jour de la premiere semaine verte, ca reconforte l’esprit d’un tennis que d’autres veulent enterrer à coups de lifts et de biceps renforcés..
    un soupcon d histoire reverdit sous les semelles des braves qui concoivent encore ce jeu comme un exercice d’adresse , d ‘equilibre et de dextérité..

    les combats de boxe entrevues lors des ultimes joutes sur l’ocre de la souffrance ne sont que d’authentiques farces garnies à la supercherie..

  2. benja 17 juin 2012 at 22 h 12 min

    Arrêtez un peu avec ce gazon.

    Primo: l’entretien est quasiment ingérable, je me demande d’ailleurs pourquoi? les terrains de foot restent bien verts malgré les studs…

    Deuzio: boxe pour moi, ce sont ces combats d’aces qu’on départage à pile ou face dans le tie-break: gonflant.

    Tertio: le jeu est devenu tellement exigeant que les terrains sont labourés après 5,6 jours. Ca devient ensuite plus bondissant que de la terre battue.
    Le gazon usé favorise donc les lifteurs.

    Donc pour moi: deux tournois herbe dont un GC par saison, c’est déjà pas mal.

  3. Damien 17 juin 2012 at 22 h 17 min

    Salut à tous, faute de temps et par flémardise aussi, je n’ai pas posté depuis très longtemps, mais je vous suis toujours avec grand bonheur. Merci à Axel Bob pour cet article qui m’a appris pas mal de choses sur ce tournoi.

    Pour revenir à la disqualification de Nalbandian, il y a eu au moins un précédent : Tim Henman (oui oui « Gentleman Tim »), disqualifié du double de Wimbledon pour avoir heurté une ramasseuse avec une balle : http://www.independent.co.uk/sport/henman-and-bates-are-disqualified-in-doubles-1588962.html. Je m’en souvient parceque c’est l’image qu’ils montrent lors de la formation arbitre 1er niveau pour illustrer la disqualification d’un joueur :).

  4. mustapha 17 juin 2012 at 22 h 32 min

    je pense que tu as rien compris Benja… c’est une histoire de singularité, un truc qui touche à l unicité de quelquechose, preserver les particularismes est primordial par les temps qui courent, et ce qui est vrai pour l’homme dans ses comportements sociologiques s’etend par essence au sport, miroir grossissant s il en est..ca depasse les limites du court cette histoire et le prestige du all england club…c’est la direction qu on nous indique

    et comme on n a pas encore inventé la denaturation de la terre battue, pourquoi denaturer le gazon ? le respect des equilibres ca aide à legitimer les choses…

  5. Sylvie 17 juin 2012 at 23 h 05 min

    Avant qu’on ne change d’article, j’aimerais saluer tout de même celui-ci qui, une fois de plus nous fait revivre les grands moments de ce sport et nous rappelle, alors que nous somme parfois furieusement dans le présent, que le tennis a aussi une histoire.

    Je n’ai pas souvenir d’avoir vu des images du Queen’s avant l’arrivée du satellite ( et du streaming). j’ai donc une question : est-ce que ce tournoi était diffusé en France à l’époque ?

    Sinon, dommage cette fin en queue de poisson de l’édition 2012 de ce prestigieux tournoi.

    • Bapt 18 juin 2012 at 0 h 13 min

      diffusé en France, non il me semble.

    • Paulo 18 juin 2012 at 5 h 11 min

      J »ai le souvenir d’avoir vu le Queen’s en direct – les fins d’après-midi, une fois finie ma journée de stage – en 1985, sur la télévision publique française ; d’y avoir été marqué par la progression d’un jeune Allemand quasi inconnu qui pratiquait un tennis de service-volée remarquable de puissance et d’efficacité… littéralement imparable : Boris Becker, 17 ans, qui allait remporter le tournoi – ce qui me m’avait paru logique, aussi inattendu que cela ait été pour ceux qui comme moi, ne le connaissaient pour ainsi dire pas. Il faut dire que sa progression avait été fulgurante depuis quelques mois (je crois qu’il était n°17 quand le Queen’s a débuté, mais nettement moins bien classé début 1985)
      Ayant vu cela, je me suis dit : je ne vois pas comment ce gars peut ne pas gagner Wimbledon. 3 semaines plus tard… on sait le résultat.

      Très bon article sinon, important l’histoire (de l’ère open en particulier). Johny Mac forever ! (coups de sang mis à part ^^)

      Il serait intéressant de se pencher, sinon, sur l’absence au palmarès de ce tournoi si prestigieux (pour combien de temps encore ?) de grands noms du gazon, et pas des moindres : Sampras et Federer me viennent immédiatement à l’esprit… Pour Federer,on sait qu’il bénéficie de conditions particulièrement avantageuses à Halle, en plus il y vient en voisin ; quant à Pete, je ne sais plus comment il préparait Wimbly…

    • Sylvie 18 juin 2012 at 8 h 48 min

      merci de vos réponses. Je n’en ai pas de souvenirs mais peut-être simplement parce que je ne regardais pas tant que ça le tennis en dehors des Grands chelems.

  6. Antoine 18 juin 2012 at 0 h 17 min

    C’est aberrant que le règlement prévoit la disqualification automatique d’un joueur lorsqu’il s’agit d’un geste non intentionnel. Ce devrait être à l’arbitre de décider, enfin passons…

    Un mot sur les courts: pas facile d’avoir des courts en herbe qui soient au niveau. C’est le cas à Wimby et au Queen’s mais vraiment pas à Halle. Le court était dans un état lamentable non seulement aujourd’hui mais c’était déjà le cas il y a trois jours. Autrement dit M. Weber qui dépense tant d’argent pour faire venir Nadal ou Federer n’est pas fichu de dépenser ce qu’il faut pour avoir des courts corrects..

    Un autre sur Federer: comme l’a fait remarquer Marie Jo, la dernière fois ou il a gagné avant Wimby, c’était en 2008 et sa dernière victoire sur herbe remonte à trois ans, lui qui n’avait pas perdu un match pendant six ans et qui jusqu’à aujourd’hui avait les meilleures stats de tous les joueurs depuis 91. Bref, cette défaite est franchement de mauvaise augure pour lui..

    Et ce n’est pas une question physique: la surface la moins exigeante physiquement est l’herbe, les matchs sont toujours beaucoup plus courts qu’ailleurs. Il faut s’adapter et se baisser mais physiquement ce n’est pas dur, surtout quand on a l’habitude. En revanche, mentalement, c’est une autre affaire. Si l’on se déconcentre trente secondes, on peut facilement perdre son service et un service perdu veut en général dire un set de perdu car il y a très peu de breaks contrairement à la terre battue par exemple..

    Outre le fait que sa première balle me parait loin d’être au niveau requis, je l’ai trouvé particulièrement mauvais en retour et dans l’échange aujourd’hui, du moins dans le deuxième set, le seul que j’ai vu..Bref, il a du pain sur la planche pour la semaine qui suit…

    • Sylvie 18 juin 2012 at 8 h 55 min

      En fait, le match était bizarre. Federer a démarré pied au plancher avec un premier jeu de haute volée et le break d’entrée. Il a continué pendant 3 4 jeux avec même une balle de double break. A ce moment là, on se dit qu’il ne va faire qu’une bouchée de Haas et puis subitement à 3/2, il ne passe plus une première et rate deux ou trois coups droits de vilaine manière et offre quasiment le débreak à Haas qui se met à bien jouer dans la foulée. On a d’un côté un joueur qui hausse son niveau de jeu relancé par le débreak et un autre qui fait chuter le sien de manière assez spectaculaire. A partir de là, le match s’est inversé et Federer a semblé prenable. Dans le tie break, il mène 2/0 avant d’offrir à nouveau le débreak sur un bois alors qu’il avait tout le court ouvert et on sent vraiment à ce moment qu’il est mal barré.

      Au début du 2e, il se procure deux balles de break en rejouant de façon plus agressive mais Haas les écarte et après il est en difficulté sur tous ses jeux de service ou presque jusqu’au break logique.

    • Sylvie 18 juin 2012 at 9 h 02 min

      Pour Nalby, avant de voir les images, je me suis fait la réflexion qu’effectivement, blesser quelqu’un involontairement ne méritait peut-être pas la disqualification mais les images m’ont vraiment gênées. Il shoote dans l’estrade où se trouve assis le juge de ligne ! Même s’il ne l’avait pas blessé par son geste, c’est vraiment irrespectueux. Le type est assis sur une mini estrade et Nalbandian se retourne et explose le bas de l’estrade sous le nez et les pieds du juge. C’est quand même très très moyen en dehors du geste de colère. En général les joueurs choisissent une raquette, un banc isolé, une bâche mais pas l’endroit où se trouve assis un juge de ligne.

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