Mémoires de club acte V : la leçon de tennis

By  | 22 juin 2012 | Filed under: Bord de court

Mercredi 14h30, le collège n’a plus droit de cité, c’est tennis time. J’enfourche mon fidèle destrier à pédales et joue les Tomba tout schuss entre les files de voitures et les bus, direction le Club House pour mon cours de tennis. Pas la morne et déprimante leçon programmée à marche forcée dans les circuits imprimés de kids sous contrainte parentale, la vraie leçon du passionné avide de la petite balle jaune et qui ne veut pas en perdre une miette, surtout au prix que ça coûte.  La leçon de tennis c’est une heure contre soi, contre le chrono et éventuellement les adversaires. Flashback.

Évidemment fallait pas rêver, Édouard n’est pas encore là. C’est chaque semaine le même refrain, mon prof s’obstine à programmer le cours en début d’après-midi, quand son « esprit est là et ses jambes répondent ». Résultat il doit sûrement se taper un roupillon, rendu groggy par l’inhalation de ses propres vapeurs éthyliques du déjeuner. Heureusement il n’habite qu’à cinq minutes du club à vol d’oiseau, mais s’il a été un faucon dans sa jeunesse – nous y reviendrons – dans ses vieux jours c’est un dodo de l’ile Maurice qui dodeline péniblement sur le chemin du club. Difficilement réveillé, il met un bon quart d’heure à parcourir la distance, son sac et son ventre en bandoulières. Il peste et jure qu’on le fait chier, qu’il est trop vieux pour ces conneries, que la sieste c’est sacré. Édouard râle pour le principe, dès qu’il aura frappé ses premières balles et prodigué ses premiers conseils, sa panne d’oreiller sera réparée.

Édouard ne le dit pas mais nous sommes sa bouée de sauvetage, sa lueur de tennis vrai dans l’obscurité monochrome d’une vie de prof pour des bourges malhabiles et leurs rejetons désintéressés. Son vrai métier, derrière le cliché élimé du séducteur de tenniswomans autant mariées que cochonnes ? Lancer des balles cotonneuses à des marmots indisciplinés et geignards qui mettront trois ans à les garder dans les limites du court. Non, Édouard renâcle à quitter son plumard mais on lui fait un bien fou, avec nous le prof désabusé se mue en coach.

L’échauffement est un générique de début dont je me passerais bien, faire un micro footing sur un espace aussi réduit est juste chronophage et sans intérêt aucun. Heureusement ça ne dure que cinq très longues minutes. L’un dans l’autre, on a déjà bouffé un bon quart d’heure sur une leçon qui ne dure qu’une mini-heure. On passe ensuite aux sprints, exercice de taré qui est supposé améliorer la vitesse de déplacement et le jeu de jambes, rien que ça. Une balle posée à chaque intersection de lignes, un départ depuis le tiret médian de la ligne de fond et le chrono déclenché pour ramener les balles à l’unité dans le panier posé sur la ligne de fond. C’est bref, violent, intense, et surtout guère hilarant.

« Prenez vos raquettes » ; j’ai du mal à réfréner une micro-érection quand j’entends ça, dieu que j’aime la sensation du grip dans ma paume, le contact violent de la balle contre le nylon. Mais bon pour l’instant le coach nous demande de jouer postés à l’intérieur des carrés de service, le « petit jeu » qu’il appelle cette torture. J’ai déjà utilisé l’image du char Leclerc lancé sur une spéciale du tour de Corse, le petit jeu c’est exactement ça pour moi le pachyderme en ballerines. J’aime frapper fort et tout ce qui me détourne de cet exercice est une manœuvre dilatoire de pédé.

On passe ensuite au panier : deux coups droits, deux revers, deux volées de chaque côté un smash pour finir. Edouard se tient à mi-chemin entre la ligne de fond et les carrés de service et nous renvoie inlassablement les mêmes balles. Sa seule intervention sera de me demander de me « calmer » sur les smashs ; il a beau insister sur le côté stratégique du placement de ce coup, dans ma logique de wisigoth je n’y vois qu’un moyen d’exprimer ma puissance. Alors il se protège et me maudit dans sa barbe.  Nous arrêtons après une demi-douzaine de passages chacun.  On va boire un coup pendant que Lamine, le ramasseur de balles, ne fait pas son boulot.

« Laaaaaaaaaaaaamine les balles, elles ne vont pas revenir dans le panier par magie ?!!! » Cette réplique entendue mille fois n’émeut pas du tout le ramasseur, serein comme un taximan abidjanais qui vous dit qu’il n’a pas de monnaie. Lamine est une sorte de métissage improbable entre Gaston Lagaffe et Droopy sous tranxène. Lamine ne marche pas, il se meut comme un paresseux à une vitesse proche de la marche arrière. Entre le temps passé à rêvasser, celui passé à discuter à travers les grillages avec les badauds et ses fréquentes pauses, il ne nous sert pas à grand-chose mais fait partie intégrante de la photo de famille. Il a par contre un vrai talent pour nous relater les exploits passés d’Édouard raquette en main. Je crois que c’est la raison principale de son indulgence à son égard.

Le groupe, je n’ai pas parlé du groupe. Nous sommes cinq apprentis champions à constituer la troupe d’élite du Club House ; au pays des aveugles les borgnes sont rois. Il y a Stéphane, un butor Français à la carrure impressionnante, sorte de monstre génétique de 15 ans à peine avec un coup droit terrible et rien, strictement rien d’autre. Il y a Franck et Yan, deux frères métis ivoiro-belges tombés dedans quand ils étaient petits et qui respirent, pensent et vivent tennis. Yan a 18 ans, c’est le doyen du groupe et le meilleur aussi. Il est court sur pattes mais densément musclé, très rigoureux et complet ; une sorte de Pat Rafter. Franck a 14 ans, la taille d’une baguette de pain et des lunettes cul de bouteille qu’il ne quitte jamais. C’est le seul revers à deux mains de la troupe, il n’a juste pas la force nécessaire pour tenir sa raquette d’une seule main. Mais ce petit phasme est un cauchemar que personne ne souhaite tirer au moment des matches. Il y a Thierry, 15 ans, un petit libanais volubile et un peu mytho. Il confond force de frappe et percussion vocale, c’est un mix entre Sharapova et Azarenka au niveau des cris. Il est gros, gras, lent, mais se trouve doué et c’est le plus important. Sa balle n’avance pas mais il croit la frapper très fort, puisqu’il crie très fort. Enfin c’est comme ça qu’il voit les choses. Et il y a moi, 16 ans et déjà 188cm, comme Edberg mon idole (je n’irai pas beaucoup plus haut damned) et j’ai du feu dans le bras. Feu qui brûle tout à commencer par mon tennis.

On va travailler le service aujourd’hui. En slice sur le coup droit ou en kick extérieur sur le revers, Édouard nous demande de chercher la précision et les effets. Il place une boite de balle aux intersections des lignes de service et comme d’hab, c’est un coca par cible touchée. Stéphane ne sert qu’à plat et toujours dans la même direction quel que soit le carré visé, pas de coca. Franck a du mal à voir au-dessus la bande du filet et le service est son seul vrai handicap qu’il compense par une superbe qualité de retours; mais pour l’instant on sert, pas de coca. Thierry hurle ses services à la célérité nulle et a égaré leur tête chercheuse, pas de coca. Moi je sers très fort, fuck le slice. Mon service c’est vraiment la foudre parce que ça tombe de haut et jamais deux fois au même endroit, pas de coca. Et Yan dans tout ça ? Edouard lui doit bien un cageot du précieux breuvage depuis le temps, mais il ne paie pas ses dettes.

« Allez, on fait des gammes » ! Les gammes ce sont des séries de dix points, cinq services chacun, celui qui gagne reste et les adversaires défilent. Ce n’est pas la partie de la session que je préfère parce que les dés sont pipés. Face à Yan je suis sûr d’en prendre une bonne. Contre Franck j’ai trop de pression parce qu’il est vraiment tout petit et totalement phasmique, l’indice de honte est bien trop élevé en cas de défaite (probable). Mon jeu à très haut risque s’accommode mal du sien. Stéphane ? J’ai le choix entre lui jouer sur le revers et être sûr de l’emporter en m’ennuyant prodigieusement, ou lui permettre d’exprimer sa droite et prendre agglomérés parallélépipédiques (big up Cochran). Il reste Thierry dont les simagrées, les cris et les jérémiades m’exaspèrent. Au fond je n’aime disputer de match face à aucun d’entre eux. Face à aucun adversaire d’ailleurs, je hais les matchs.

Après le court on se réunit en cercle autour d’Édouard, histoire de nous abreuver au puits du savoir. Pas de bon tennis sans un jeu de jambe à l’avenant, ne jamais poser les talons au sol et être constamment en alerte, ne pas tenter le diable et attaquer uniquement les balles courtes, utiliser le lift en coup droit et le slice en revers pour gagner en sécurité et surtout, surtout, ne jamais céder ses jeux de service. Tous ces préceptes qui me reviennent de façon limpide vingt ans après, mais qu’à l’époque je n’applique en aucune façon.

Il y a également les histoires de tournois, les compétitions qu’Édouard disputait ado chez lui au Zaïre puis jeune adulte en France. Sa vie de semi-pro sur les routes à la recherche de la gloire, sinon de son pain quotidien. On ne saura jamais quel niveau exact il a atteint à son meilleur, je crois d’ailleurs que ça ne nous intéresse pas, l’histoire est plus belle ainsi. Même vieux et bedonnant, son service reste une sacrée arme et son revers un ravissement. Parfois il attache ses lacets et joue un set avec Yan, on s’assoit au bord du court et on l’admire. Au fil des années les 6-0 se muent en 6-2, puis en 6-4 jusqu’au choc du premier set perdu. Aux aces et au revers gagnants pleins de panache, le temps qui passe substitue des slices, des amorties et de la roublardise. Édouard vieillit et son art avec lui. Il est notre héros depuis tant d’années, alors on fait semblant de ne pas voir.

Dans la vie d’Édouard il y a Yannick, le grand Yannick, le seul, l’unique. Pour qu’un quadragénaire ait un poster de Noah dans son salon, il faut une sacrée dose d’amour et d’admiration. Édouard nous raconte Yannick, encore et encore. Comme lui il a les dents bu bonheur ; on se demande si ce n’est pas le bonheur que Yannick lui procure qui a ouvert cette brèche dans son sourire. Yannick est le meilleur et n’a juste pas eu de chance avec les blessures, autrement Lendl et Wilander n’auraient pas existé. Nous sommes en 1990, nos regards sont désormais tournés vers Becker et Edberg, et nous sommes soufflés par la tornade Agassi. Édouard ne connait pas Agassi. Lorsque je lui apporte le numéro de Tennis Magazine célébrant la victoire d’André à Key Biscayne, sa première grande victoire, il hausse les épaules et me dit que c’est un clown. Short rose fluo, chaussures bariolées au diapason, polo psychédélique et chevelure peroxydée,  je ne vois vraiment pas ce qu’Édouard peut lui reprocher. Sûrement préfère-t-il le style en noir et blanc de Lendl.

Quand il n’est pas au club, il ressasse des VHS de matchs de Yannick, en particulier un affrontement de sinistre mémoire contre Libor Pimeck au premier tour de Roland-Garros en 1985. Au bout de deux ans d’efforts, j’arrive à lui refiler deux matches de Dédé, la demie contre Wilander à Roland  en 88, et celle contre Lendl à Flushing la même année. Surprise énorme le mercredi suivant de le voir déjà à pied d’œuvre sur le court quand j’arrive au club. Il nous demande de nous manier le cul parce qu’on a du pain sur la planche. Qui nous l’a mis sous amphétamines ? Il parle beaucoup et gesticule, on arrive à comprendre qu’Agassi a changé sa vision du jeu et qu’il a pu passer au-delà du short ridicule en jean pour analyser son tennis et que dorénavant il nous ferait tout miser sur la prise de balle précoce et le jeu à l’intérieur du court. Je ne comprends rien à ce qu’il raconte, pour moi jouer comme Agassi c’est frapper son coup droit comme un bovidé et prier pour que ça reste dans les limites du club, précepte que j’applique déjà avec abnégation. Alors on s’escrime pendant une heure à essayer de jouer tôt, de prendre la balle montante. Évidemment nous n’avons jamais rien voulu appliquer de ses enseignements pour un bon placement, l’exercice est un fiasco monumental. Au cours suivant il sera à nouveau en retard.

Les souvenirs continuent de se bousculer dans ma tête, drôles, émouvants parfois, honteux souvent. Je n’ai jamais réussi à maîtriser mon tennis, j’ai vécu plus de frustrations sur le court que partout ailleurs dans ma vie, mais aucun sport ne m’a procuré autant d’émotions. Le tennis ? Un des grands amours de ma vie, catastrophique donc.

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382 Responses to Mémoires de club acte V : la leçon de tennis

  1. Arno, l'homme des antipodes 25 juin 2012 at 6:49

    Putain, je viens tout juste de rentrer d’une journée encore ridiculement chargée et ce que je vois me réchauffe le coeur !! ;)

    Plein de participants au RYSC et un Fed qui se ballade !!! Bon, ses stats au service sont pourries. Mais c’est un bon début.

    Demain je ferai le tableau RYSC et il y aura un premier point après le premier tour mercredi. C’est parti !!!! Pour le moment je vais DORMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR ! Bonne nuit.

  2. Antoine 25 juin 2012 at 7:16

    Je crois que les espoirs de Coach vont être décus: cela fait maintenant deux sets à zéro pour Gulbis contre Berdych…au tie break à chaque fois..un break de part et d’autre..

    Il cartonne grave Gulbis: 71% de premières, et pas des petites: 20 aces contre 8..et derrière: 45 points gagnants contre 19..avec seulement 21 fautes directes contre 15…Autrement dit, Berdych voit passer les trains et n’y peut pas grand chose à part espérer que cela s’arrête à temps ce qui est toujours possible avec Gulbis…

    Sa vitesse moyenne en seconde balle est égale à celle de Federer en première….

    Un bon gars, ce Gulbis ! Dommage qu’il ne joue pas au tennis plus souvent !

    • William 25 juin 2012 at 7:18

      Dis comme ça, ça fait peur ! Pas grand-chose à faire pour Berdych on dirait…

      • Antoine 25 juin 2012 at 7:22

        A part essayer de le détraquer, mais Berdych n’a pas le jeu pour cela, non, rien à faire, sinon attendre. Il peut pêter un cable à tout moment, cela vaut d’essayer de rester au contact au maximum, c’est ce que fait Berdych…

  3. William 25 juin 2012 at 7:24

    2 sets 0 pour Malisse contre le fameux Matosevic.
    2 sets à un pour Harrison contre Lu.
    2 sets partout entre Isner et Falla.

  4. Kaelin 25 juin 2012 at 7:30

    Je crois être le seul à avoir pronostiqué la victoire de Gulbis au 1er tour ! Que les dieux soient avec moi !

    • Kaelin 25 juin 2012 at 7:32

      Envoie lui des crémabisoux dans la face !

  5. William 25 juin 2012 at 7:40

    Si Gulbis gagne c’est terrible, ça veut dire qu’on aura toujours une raison de croire qu’il peut faire un gros match et sortir n’importe qui ou presque. On commençait juste à l’oublier…

    Et match Harrison !

  6. William 25 juin 2012 at 7:59

    Match Falla qui sort Isner-qui devait-faire-chuter-Federer. Petite surprise quand même…

    3e tie break entre Berdych et Gulbis.

    • Remy - Karim d'Or RYSC 2012 25 juin 2012 at 8:01

      Berdych qui a déjà sauvé 3 balles de matches au passage

  7. Remy - Karim d'Or RYSC 2012 25 juin 2012 at 7:59

    Isner out en 5 sets et Berdych se lance dans un tie break en étant mené 2 manches à rien !

  8. William 25 juin 2012 at 8:06

    C’est fait pour Gublis !

  9. MacArthur 25 juin 2012 at 8:09

    @ Antoine. Tu dois être soulagé de voir ce cher Isner out. Toi qui l’avais érigé en menace pour le Roger. Maintenant, j’aimerais lire ton analyse de la situation.

  10. fieldog (vainqueur Odyssée 2010 et RYSC 2012) 25 juin 2012 at 8:10

    Alors Antoine, il est où l’épouvantail Big John ?? ;) . Je l’avais mis sortant au 2ème tour mais il faut croire que j’etais trop confiant…
    Et Berdych out… Grosse surprise et une journée catastrophique pour moi au RYSC.

  11. William 25 juin 2012 at 8:11

    La sortie d’Isner fait pour l’instant les affaires de Mahut, enfin s’il passe Lorenzi : ce dernier vient de breaker Mahut pour revenir à un set partout. Ce serait dommage de laisser passer cette occasion, allez Nico !

  12. John 25 juin 2012 at 8:11

    Ils me font marrer, les rois du pronostic… :)

    Isner devait bouffer federer. PHM partait favori contre Simon. Il fallait suivre Nalbandian contre la bouilloire sur l’eau chaude. Et Berdych allait immanquablement défier Djokovic en quarts de finale.

    La vérité, mes padawans, c’est que le tennis est un sport compliqué. Et que le tennis sur herbe est un sport de névrosés. Oubliez vos repères. Oubliez vos certitudes. Et oubliez vos statistiques de parieurs, car sur herbe on ne parie, on bluffe.

    Mais puisqu’il faut parier, parions: je mets mes kopeks sur Federer. Parce que ça me plait, et que le stress pendant la quizaine sera délicieux – les fans de FED sont de merveilleux masochistes, toujours prêts à s’enthousiasmer pour le scénario du pire. Et puis, parce qu’il joue bien. Antoine, le tennis, ce ne sont pas seulement des statistiques et des chiffres. Le Fedo d’aujourd’hui avait le visage fermé du mec qui s’est donné sa mission de l’année – et gare à la déression post-partum si la mission prend l’eau. Il veut courir. Il veut frapper. Et il a l’air très très très méchant sur le terrain. Enfin, seul l’aveugle se méfiera de sa première à 180 km/heure: le Fed semble faire le pari risqué de retenter le service-volée sur herbe…

    Bref, bref, je le sens sexy et tendu comme un string, ce Wimby…

  13. Remy - Karim d'Or RYSC 2012 25 juin 2012 at 8:14

    Isner et Berdych out, c’est toute la partie haute du tableau qui se dégage.
    On se dirige toute droit vers une demi-finale entre Djokovic et Federer.

    • MacArthur 25 juin 2012 at 8:17

      « On se dirige toute droit vers une demi-finale entre Djokovic et Federer ».

      Ou pas.

  14. Kaelin 25 juin 2012 at 8:17

    Yeeeees Berdych out !!! Ce joueur fait quasiment autant l’unanimité contre lui que Fed pour lui, c’est dire. Moi jsuis bien content en tout cas, Gulbis qui le nique en 3 sets c’est quand même autre chose que Stéphane Robert à RG … Surpris par la contre perf d’Isner mais j’ai vu une partie du match et il a vrmt très mal joué, pas du tuot en confiance. J’ai aussi chié sur le PHM – Simon, j’avoue, mais bon Simon fait souvent un Wimbly correct contre toute attente. Gasquet et Fed m’ont fait bien plaisir. Llodra a chié (qq’un a vu le match ? un résumé ?), c’est quand même une surprise. Content pr Benneteau que je voyais passer plus difficilement, et allez Rochus qiu gagne 1 set 0 contre Almagro !

  15. Alex 25 juin 2012 at 8:19

    Réjouissant Ernestststststststs !!!!!! Énorme au service, et coinventeur avec le Fed du smash slicé :-)
    Bon, maintenant, essayer de passer quelques tours de plus steuplé …
    Fou comme ce type est capable de se réveiller contre des bons de temps en temps, le goût du challenge peut-être. On se plaît à imaginer des choses si c’était un membre du top 4 qui se l’était coltiné ..

  16. MacArthur 25 juin 2012 at 8:25

    Toc Toc Toc le sieur Antoine est demandé à la caisse. :-)

    • NTifi 25 juin 2012 at 8:31

      Antoine qui ne jure que par les stats, il va nous prouver par A+B pourquoi Berdych a perdu, le % de 1ère, le % de 1ère gagné derrière la seconde…

      • MacArthur 25 juin 2012 at 8:42

        Il faut reconnaître que Berdych n’est pas connu pour sa constance. Toutefois, aujourd’hui, il a juste eu le malheur de rencontrer un très bon Gulbis. Pas de bol pour lui.

        Mais je veux surtout entendre Antoine sur le cas Isner qui non seulement n’a jamais rien prouvé sur gazon (et il y a des raisons évidentes à cela) mais aussi n’était pas dans une bonne dynamique avant son arrivée à Wimbledon. Malgré tout, il a été érigé en menace principale pour Roger et était, entre autres, évoqué pour justifier un tableau difficile pour le Suisse.

  17. William 25 juin 2012 at 8:32

    Et Olivier Rocchus qui mène deux à sets à zéro contre Almagro ! C’est lui ou son frère qui avait bien dominé Djokovic en 2010 ?

    • Robin 25 juin 2012 at 8:39

      C’est bien Olivier, qui avait mené 2 sets à 1 avant que Djoko ne l’emporte en 5.

    • Oluive 25 juin 2012 at 8:48

      Putain, John.

      • John 26 juin 2012 at 1:13

        Ouais, putain.

  18. William 25 juin 2012 at 8:34

    Antoine, l’honneur est sauf : Golding n’a pas gagné de set supplémentaire contre Andreev, il perd en 4.

  19. Oluive 25 juin 2012 at 8:47

    Pladoyer en R en N en S et en T.
    En en S.

    Cher Enrests,

    Bravo.
    Tu viens de sortir un Berdych tendu par le risque de la défaite en jouant crânement ta chance, en tapant un max de winners et de gros services.

    Cela ne fait pas mon affaire RYSC ni mon affaire supporterderer, mais ça fait mon affaire de tennis lover, donc c’est cool.
    Ernenesrts, tu es parfois vu comme le type qui n’en fait jamais assez pour qu’on croie en lui, mais toujours un peu trop pour qu’on l’oublie.

    Erneststs, je te demanderai donc une chose : je respecte ton indépendance financière, et aussi le fait que le tennis ne soit pas tout pour toi, mais s’il te plaît cette année, ne fait pas pschiitt.

    Tu viens de sortir en trois sets un des prétendants au titre derrière les grands favoris, un type régulier depuis maintenant deux bonnes années, qui faisait figure d’épouvantail, et pointe à la 5e place de la race et la 7e ATP. Tu viens de lui infliger sa première défaite au premier tour de Wimbledon depuis 2004, soit sa première participation. Le tout en trois TB, et sans jamais craquer mentalement ou juste dégoupiller. En somme, tu as fait un match plein, et l’as battu à la régulière.

    Alors maintenant, Erneststrsstr, je n’aurai qu’une chose à te demander : tu peux perdre, mais TU NE BALANCES PAS UN MATCH ET TU NOUS FAIS UN TOURNOI PLEIN.

    Avant cette défaite, tu en étais à 10 (!!!) premiers tours en GC de suite (perdus, ça va sans dire). Ces dix premiers tous en précédant cinq (!) deuxièmes.
    Cela fait donc 15 GC QUE TU NE PASSES PAS LE 2E TOUR.
    Berdych vient de regarder ta fiche ATP et il pleure tout seul dans ses toilettes.

    Au prochain tour Ersnts, tu rencontres le vainqueur de Bolelli / Janowicz, deux qualifiés. Bolelli est un terrien. Janowicz, qui mène en ce moment 2 sets à 1, est essentiellement un joueur de challenger, et c’est son premier Wimbledon.
    Au prochain tour Ernstsnss, tu PASSES. Entendons-nous bien Ernstes : passer au tennis, veut dire gagner. C’est très différent du poker.

    Bon, Erneste, je crois qu’on s’est compris.
    Ce qui signifie, pour fêter cette belle victoire ce soir : pas de pute, pas d’alcool, pas de chant grégorien.
    Dodo.
    Et demain, entraînement, décrassage, des trucs à la con.
    Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour moi.
    Et si tu ne le fais pas pour moi, fais-le.
    C’est tout.

    • William 25 juin 2012 at 8:52

      Le com du jour, et même plus.

    • David 25 juin 2012 at 8:53

      Un des coms de l’année :)

    • MacArthur 25 juin 2012 at 8:53

      Gulbis a déjà fait son match de l’année. Il sait désormais que sa saison est réussie. Il n’y aura aucun souci pour lui s’il perd au prochain tour.

      À chacun sa gestion de sa saison et de sa carrière :-)

    • Oluive 25 juin 2012 at 9:13

      P.S. Mon Erntsts, ce sera bien le polack.

      Tu sais ce qui te reste à faire.
      Non, c’est rien, rendors-toi.

  20. William 25 juin 2012 at 9:05

    Mahut se retrouve mené deux sets à un maintenant… Allez on se bouge !

  21. Oluive 25 juin 2012 at 9:10

    Plaidoyer en RER.

    Je n’ai pas vu le match de Federer dans son intégralité, mais je l’ai suivi en entier, grapillant à peu près la moitié des (rares) jeux.
    J’ai trouvé Federer plutôt bon, avec un bémol sur sa volée (qu’il avait manifestement décidé d’éprouver, et donc j’imagine d’améliorer pour la suite) et son service (pas très rapide, mais surtout pas super efficace, surtout au premier set).

    MAIS

    Ces éléments de questionnement, ces points d’amélioration étant dits.
    J’ai un grand motif de satisfaction et, partant, de confiance pour la suite : l’attitude.

    Dieu sait si on a glosé sur l’investissement de Federer à Roland ou Halle cette année, mais surtout lors d’un tas de « petits » tournois depuis 2007.

    Je ne suis jamais partisan du « il joue en marchant », « il n’en veut pas et c’est pour ça qu’il a perdu » etc.
    Non. S’il joue c’est pour gagner, point barre.

    Ceci étant, là, Federer a montré un engagement, un investissement, que je ne lui avais pas vu depuis très longtemps.
    On peut souvent le voir se contenter d’un break, gérer son effort à la Sampras (pas autant, faut pas déconner)… Ce qui lui a valu un certain nombre de défaites (y compris les pires, cf USO10/11 ou AO09) ou à tout le moins de matches à rallonge indue.

    Aujourd’hui, c’était exactement l’inverse : il voulait gagner tous les jeux.
    Quand je dis ça, ça veut dire : il voulait vraiment gagner tous les jeux.
    Et pas prendre les jeux qu’il y avait à prendre.
    Non, il voulait tout.

    Oui oui, d’accord ok, l’adversaire n’était pas à la hauteur et ça ne préjuge pas d’un grand tournoi on est d’accord.
    Mais l’attitude était là.
    Et précisément face à un adversaire qui ne le mettait aucunement en danger, elle était d’autant plus révélatrice.

    Le meilleur exemple : le 4e jeu du 3e set.
    Federer mène deux sets 0 et un break d’avance.
    Ramos va pour emporter son service…
    Mais non : Federer ne veut pas. Il veut ce jeu aussi.
    Un jeu qui va durer une plombe, revenant 10 fois à l’égalité.
    Et Federer le prend à son sixième avantage.
    Dans cette situation, 9 fois sur 10, Federer laisse filer ce jeu.
    Là, il cravache, court, se bat.
    Et, en plus, le gagne.

    Cette attitude est exactement celle à adopter face à un type comme Nadal par exemple.
    Et elle est surtout celle qu’il faut aujourd’hui à Federer pour espérer s’imposer.
    Le physique revêtant sur gazon une importance moindre, le risque en est par ailleurs limité.

    Si l’on y ajoute le regard, les nombreux signes d’encouragement alors qu’il n’y avait pas de réelle opposition, moi je vous dis : on va avoir du COME ON rageur dans les tours qui suivent.

    Et un Federer qui rugit, qui se bat, c’est un Federer qui gagne.
    Cette attitude vaut plus que toutes les statistiques.

    Que Federer soit plus motivé que jamais on s’en doute.
    Qu’il le montre c’est mieux.
    Qu’il en fasse un moteur, c’est parfait.

  22. Kaelin 25 juin 2012 at 9:48

    Rufin nous fait un gros match aussi (enfin dans la durée du moins)

  23. Oluive 25 juin 2012 at 10:04

    Moi qui réclamais des 5 sets, me voilà servi.
    Après les 3 suscités, Istomin vient de gagner 8/6 au 5e contre Seppi, et trois sont en cours :
    Rufin / Darcis, seul encore en cours (pour combien de temps?)
    Almagro /Rochus (2/2 au 5e) et Mahut / Lorenzi (0/0 au 5e) suspendus.

    • Robin 25 juin 2012 at 10:16

      C’est fini pour Rufin qui a réussi à boucler le match avant la nuit, 6-4 au cinquième !

  24. Antoine 25 juin 2012 at 10:14

    Je vois que je suis attendu au tournant…

    Le cas Gulbis d’abord. Le plus simple en fait. Quand j’ai fait ma liste pour Arno, je me suis demandé bien sur si Berdych pouvait perdre au premier tour et j’ai répondu non. la raison est ultra simple et Oluive a tout dit sur le sujet. Gulibis joue bien une semaine par an (l’année dernière à Washington si je me souviens bien ) et deux semaines l’année d’avant à Rome et Madrid. C’est tout ce qu’il a fait. Sinon, il perd systématiquement au premier ou au deuxième tour. Berf, je ne l’ai pas vu arrivé comme tout le monde. En revanche quand il a gagné le deuxième set et regardé les stas, j’en ai conclu qu’il n’y avait rien à faire pour Berdych à part attendre un hypothétique pétage de plombs puisque Berdych est incapable de varier un temps soit peu son jeu et donc de dérégler Gulbis. Federer aurait eu sa chance, Berdych n’en avait pas et il s’en tire d’ailleurs plutôt bien vu les stats puisque Gulbis a eu 7 balles de break et n’a converti qu’une fois et que Berdych n’en a une qu’une et a converti.. 30 aces en trois sets, 62 points gagnants pour 33 fautes, il était sans doute imbattable ou presque aujourd’hui pour n’importe qui. ca tombe sur Berdych..

    Isner maintenant. Je sais très bien qu’Isner n’a pas eu de bons résultats sur herbe jusqu’à présent mais au vu de ses progrès depuis six mois et en dépit de sa méforme depuis IW, je pensais qu’il allait retrouver la pêche et à la faveur d’un tableau a priori très facile jusqu’en quarts arriver là et alors en confiance avoir une très bonne chance de dégommer Federer. Cela ne s’est pas passé comme cela: il perd son service lors du premier jeu et à nouveau lors du dernier ou de l’avant dernier jeu. cela fait une fois de trop. Il n’a pas non plus été très mauvais, Falla ayant démontré qu’il savait jouer sur herbe et au finale, il fait autant de points que lui. Mais il perd. Principalement faute de confiance suffisante dit il..

    C’est une bonne journée pour Djoko et Federer mais plus pour Federer que pour Djoko je pense parce que si Gulbis fait ce qu’Oluive attend de lui (et il n’est pas le seul) qui sait ou s’arrêtera Gulbis ? sans jouer tous ses matchs comme aujourd’hui, ce qui n’est pas possible, il peut sans doute aller en quarts en jouant bien. le problème prinicpal pour lui sera de gagner le match ou il sera le moins bon..S’il se retrouve en quarts contre Djoko, je ne suis pas sur que Djoko préférera Gulbis à Berdych. Ils se connaissent d’ailleurs très bien. berdych est prévisible et sauf à être à son top, il ne pose pas de problèmes au Djoker. Avec Gulbis, tout est possible..

  25. Colin 25 juin 2012 at 10:16

    NOUVEL ARTICLE EN LIGNE !!!!

    Message pour Oluive : je t’encourage à y (re)poster ta lettre à Ernests.

  26. Jérôme 25 juin 2012 at 10:31

    Je suis d’accord avec Antoine sur le fait que la perf de Gloubis contre Berdych est potentiellement une très mauvaise nouvelle pour Djokovic.

    Parce que pour ceux qui n’auraient pas connu Ivanisevic entre 1990 et 2001, Gloubis est une sorte de réincarnation d’Ivanisevic, avec un service moins tonitruant mais des coups de fond de court plus mortels.

    Mais tout ça requiert de fortes précautions, parce que Nénesse, jusqu’à preuve du contraire, ça reste bien Nénesse.

    Antoine, s’agissant de Federer, je suis certes d’accord avec toi sur le fait qu’il vaudrait mieux qu’il tape ses premières au dessus de 190 km/h, voire vers 200 km/h de moyenne, et qu’il tourne à 88% de points gagnés sur 1ère. Ca c’est l’idéal absolu.

    Mais avoir de très très bonnes stats en seconde balle, c’est aussi très encourageant. Parce que je rappelle que chaque fois que Federer perd un match en grand chelem depuis 3 ans (depuis l’OA 2009 inclus), c’est notamment parce qu’il a sorti pendant le match un pourcentages de 1ères balles merdique et qu’il a un taux de points gagnés sur 2ème balle trop médiocre pour lui.

    Pour remettre les choses en perspective, je ne suis pas certain que les stats de Federer en 1ère balle reflètent forcément un problème de dos.

    Quand tu regardes sur les tournois passés que Federer a gagnés, tu vois que déjà que Federer gagne des matches en ayant un taux de points gagnés sur ses 2èmes balles supérieur à son taux de points gagnés sur sa 1ère balle.

    A Madrid : 75% sur 1ère et 80% sur seconde contre Tipsarevic, 86% sur 1ère et 90% sur seconde contre Ferrer.
    Idem à Indian Wells : 63% sur 1ère et 65% sur seconde contre Nadal.
    Idem à Dubaï : 68% sur 1ère et 80% sur seconde contre Youzhny.

    Avoir un taux de points gagnés sur 2ème balle très élevé, c’est une très solide assurance pour t’assurer la victoire même quand tu n’as pas une 1ère balle tonitruante.

    Peut-être que ces stats de Federer au service reflètent un effet particulier du type de balles utilisées sur pas mal de tournois, avec un avantage aux services avec beaucoup d’effets plutôt qu’aux services frappés très fort et plus à plat.

    Faudra voir sur la suite aussi.

  27. Antoine 25 juin 2012 at 10:41

    Sinon, la journée a bien mieux fini qu’elle avait commencée:

    Rufin passe Darcis en 5 sets, une bonne perf pour le jeune Rufin.
    Istomin bat Seppi 8-6 au cinquième..A mon avis Seppi pei la fatigue de la semaine passée..
    Harrison a battu Lu et sera donc l’adversaire de Djoko au deuxième tour, un match dangereux pour le Djoker..
    Mahut est parvenu à égaliser à deux sets partout avant la tombée de la nuit et conserve donc toutes ses chances..de ne pas jouer Isner au prochain tour..
    Almagro et Rocchus devront également terminer demain le match étant interrompu à 2-2 au cinquième..Rocchus est peut être sauvé par la nuit puisqu’il avait gagné les deux premiers sets..

    @ John, n’ayant pas vu le match de Roger, mais quand même réalisé qu’il avait la gniaque et fait un bon match contre un joueur ne sachant pas jouer sur herbe, je suis très heureux de lire qu’il avait l’air très méchant et voulait le bouffer. Oluive dit la même chose d’ailleurs. C’est de bonne augure il a tout intérêt à avoir une attitude super agressive et à se concentrer du début jusqu’à la fin de chaque match même quand il n’en pas as besoin. D’abord parce qu’il suffit de deux coups foireux pour se retrouver sur herbe avec un set dans la vue en un rien de temps, ensuite parce qu’il faut qu’il soit mentalement présent de A à Z, sans saute de déconcentration, lorsqu’il s’agira de jouer contre le Djoker, Nadal ou d’autres encore..Donc, tant mieux !

    Cela étant dit, je persiste à penser que sa première balle est déficiente et que les stats et l’analyse que j’ai faite le démontrent amplement. Le problème est d’ailleurs localisé sur une seule zone de service: au T côté avantage. On verra ce qu’il en est lors des matchs suivants. Je pense qu’il a un problème physique et qu’il essaie de ne pas forcer quand ce n’est pas nécessaire. D’un autre côté, s’il le peut, il faudra bien qu’il s’y mettre, et avant les demies parce que s’il essaie de se mettre à taper au service pour la première fois lors de son match contre le Djoker, il y a peu de chances que cela marche. Et s’il sert comme il l’a fait aujourd’hui contre le Djoker, il est certain à mon avis que cela n’a pas la moindre chance de marcher non plus..

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