Les huit mercenaires

By  | 05/11/2012 | Filed under: Actualité

La chevauchée fantastique approche de sa fin. Les fidèles montures en ont plein les sabots, mais l’heure de l’explication finale a sonné. De tous les tournois du circuit, l’arène qui rassemble les survivants de la saison est celle qui s’apparente le plus au mythique face-à-face dans la rue centrale d’une bourgade du Far West. La faute à son format qui contraint à 5 duels de rang contre des rivaux directs pour gagner le dernier – et conséquent – magot.

C’est aussi le seul tournoi lors duquel le Big Boss (le grand méchant, l’ultime desperado, celui dont le sourire découvre les crocs de crotale quand il appuie sur la gâchette) est susceptible, avant même la finale, de croiser le feu avec son Challenger (héros sur le retour, charisme usé, yeux poussiéreux, dont la veuve et l’orphelin angoissés collés aux fenêtres prient pour qu’il ressuscite son habit de lumière d’antan, tandis que l’harmonica lancinant déchire nos nerfs avec sa plainte de brebis égarée).

Avec ce casting, la distribution des deux premiers rôles était fatale, avec nul autre que l’Ennemi public N°1, Nole « the Djoker », pour donner rendez-vous à midi dans la Grand Rue au Shérif, « Gold » Roger (consulter au choix Forbes ou One Piece pour une étymologie du surnom).

Je vous propose toutefois de passer au crible tous les duels de l’année entre les 8 mercenaires, pour préciser un peu les comptes en cours.

*** Les premiers rôles ***

Nole « The Djoker »


« Le cow-boy bling-bling aux allures de gangster » (Monsieur Roux©) a rencontré à 24 reprises les 7 autres participants, s’assurant 17 victoires, et montrant par là que l’abattage est bien une spécialité du « Wanted » griffé de la prime la plus élevée. Il est d’ailleurs le seul à avoir défié au cours de l’année l’ensemble des 7 autres mercenaires.

Le Djoker partage avec son second le meilleur ratio de victoires contre la concurrence : 0.7, un dixième par tête de pipe. Mais avec 11 victoires sur dur (soit un ratio de 0.78), il peut ricaner à gencives découvertes, car il s’approprie de ce fait, d’un cheveu de playmobil (0.03 de diamètre), le Trophée du Terrain sur lequel aura lieu l’explication finale.
D’ailleurs, nul ne peut se targuer d’un face-à-face positif contre lui, quoique ses poursuivants immédiats aient égalisé les débats, ou les abats si l’on préfère, lors de leurs 4 duels respectifs.

24 duels - 17 victoires, 7 défaites

Victoires : Murray (Australie, Miami, Shanghai), Federer (Rome, Roland-Garros), del Potro (Cincinatti, US Open), Ferrer (Australie, US Open), Tipsarevic (Dubai, Toronto ), Berdych (Monte-Carlo, Shanghai), Tsonga (Rome, Roland-Garros, JO, Pékin).
Défaites : Murray (Dubai, JO, US Open), Federer (Wimbledon, Cinci), del Potro (JO), Tipsarevic (Madrid).

Ratio de victoires : 0.7 (1er ex aequo)
Nombre absolu : 17 (1)
Victoires sur dur : 11
Défaites sur dur : 3
Ratio sur dur : 0.78 (1er)

Face à face positifs : del Potro, Ferrer, Tipsarevic, Berdych, Tsonga (5)
Face à face négatifs : 0
Egalités : Federer, Murray (2)
Pas de rencontres : 0

« Gold » Roger

Notre shérif chenu n’a pas chômé, lui non plus, comptabilisant 18 duels contre les autres gâchettes. Les fusillades se sont soldées par 12 victoires, à 5 longueurs de cercueil du Parrain. S’il lui concède d’un cheveu de playboy le ratio sur dur (0.75), c’est peut-être parce qu’en bon dandy, il a soigneusement veillé à exclure de son palmarès tout affrontement avec les tâches de l’escadron, Tipsa-le-Chacal et Tsonga-Petit-Doigt.
Du coup il n’arbore à sa crosse que deux faces-à-faces positifs, bien chétives encoches face aux 5 excoriées par le canif du Djoker. Car le Dark Horse de la promo, « Smiley » Berdych, eut à cœur de partager les balles au cours de leur duel dans les prairies rougeoyantes , alors qu’il échoua à équilibrer les comptes avec le Parrain lors de leur rencontre devant la blanchisserie chinoise !

18 duels - 12 victoires, 6 défaites

Victoires : del Potro (Australie, Rotterdam, Dubai, Indian Wells, Roland-Garros, JO), Murray (Dubai, Wimbledon), Berdych (Madrid), Ferrer (Madrid), Djokovic (Wimbledon, Cincinnati).
Défaites : Djokovic (Rome, Roland-Garros), Murray (JO, Shanghai) Berdych (US Open), del Potro (Bâle).

Ratio de victoires : 0.7 (1er ex aequo)
Nombre absolu : 12
Victoires sur dur : 6
Défaites sur dur : 2
Ratio sur dur : 0.75 (2è)

Face à face positifs : del Potro, Ferrer (2)
Face à face négatifs : 0
Égalités: Murray, Djokovic, Berdych (3)
Pas de rencontres : Tipsarevic, Tsonga (2)

***

*** Les poursuivants***

« Mummy » Murray

Paradoxalement, si le fils de Judy, amant de Kim, a considérablement accru son renom par des faits d’armes en haut lieu (au palmarès de l’année, il égalise les premiers rôles aussi bien que les duels d’élite), ses résultats contre le restant du Cheptel Atépéien distingué du « Label Rouge » londonien témoignent d’un rendement moins folichon quand il s’agit de marquer au rouge la piétaille.

En 15 duels, Andy « the Mangust » concède en effet 7 défaites. Ce qui le place au 5e rang pour le ratio général et sur dur. Autre tâche à son blason, son face-à-face négatif contre Dave « the Hog » lors d’un duel sur la terre rouge du Grand Canyon.
Toutefois, tout comme « Gold » Roger, Andy-à-la-Glotte-Nue tient son terrain dans les faces à faces avec la Haute ; il reste également le troisième Dalton en nombre absolu de duels remportés (par monts et par vaux, ainsi que sur la morne et dure plaine qui les accueillera dans la capitale de son État).

15 duels - 8 victoires, 7 défaites

Victoires : Federer (JO, Shanghai), Djokovic (Dubai, JO, US Open), Tipsarevic (Miami), Tsonga (Wimbledon), Berdych (US Open).
Défaites : Djokovic (Australie, Miami, Shanghai), Federer (Wimbledon, Dubai), Berdych (Monte-Carlo), Ferrer (Roland-Garros).

Ratio de victoires : 0.53 (5è)
Nombre absolu : 8
Victoires sur dur : 5
Défaites sur dur : 4
Ratio sur dur : 0.55(5è)

Face à face positifs : Tipsarevic, Tsonga (2)
Face à face négatifs : Ferrer (1)
Egalités : Federer, Djokovic, Berdych (3)
Pas de rencontres : del Potro (1)

« Smiley » Berdych

Une autre gâchette qui change de statut, mais à l’ombre du pénitencier et non sous les sunlights comme la filiale Murène, c’est l’émigrant tchèque. En face-à-face, c’est lui qui dézingue avec le meilleur rendement, après les premiers Rôles : 0.6 en tous terrains, 0.66 sur dur ! Il n’a pas rencontré Dave « the hog », il a raté la diligence contre « the Djoker », mais les autres mercenaires ont tous tâté au moins une fois de la cuisante brûlure de sa winchester. Sa « six-coups » a fait mouche 6 fois, frappant 5 cibles dans le mille, dont seulement deux moindres.
Quand il a rendu les armes, Tomas n’a déposé sa fidèle compagne qu’aux pieds du meilleur linge. Et seulement deux fois quand ses santiags foulaient le béton où se jouera l’affrontement final !

10 duels - 6 victoires, 4 défaites

Victoires : del Potro (Madrid), Federer (US Open), Murray (Monte-Carlo), Tipsarevic (Coupe Davis), Tsonga (Shanghai, Stockholm).
Défaites : Federer (Madrid), Murray (US Open), Djokovic (Monte-Carlo, Shanghai).

Ratio de victoires : 0.6 (3è)
Nombre absolu : 6
Victoires sur dur : 4
Défaites sur dur : 2
Ratio sur dur : 0.66 (3è)

Face à face positifs : del Potro, Tsonga, Tipsarevic (3)
Face à face négatifs : Djokovic (1)
Égalités: Federer, Murray (2)
Pas de rencontres : Ferrer (1)

Si la logique des têtes mises à prix était respectée, c’est l’un de ces 4-là qui devrait faire cracher le bandit manchot.

* * *

***Les seconds couteaux***

 Dave « The Hog » Ferrer

En l’absence de son chef de file, le fidèle bras droit du « bras gauche le plus dangereux de l’Ouest » a quelques chances de faire mieux que de la figuration. Il égale dans son carnet de duels les performances de « Smiley » Berdych avec un ratio de 0.6 « tous terrains » tout comme sur dur.

« The Hog », aux courtes pattes, écumeur des bourgades de faible envergure, détonne un peu parmi ce gratin et les bookies auraient bien aimé qu’une confrontation directe avec le grand Tchèque vienne préciser l’état de la hiérarchie à l’approche des hauts plateaux.

Ses deux victoires contre l’affable Tour sud-américaine plaident sans nul doute en faveur de ses vertus de mule (endurance, ténacité, discrétion).

Peut-être l’occasion pour l’éternelle doublure de doubler à la loyale les arrogants qui le sous-estiment. Les stigmates des récentes chevauchées font pencher la balance vers une sortie de piste précoce, mais la confiance d’un premier Gros Coup ne pourrait elle constituer le coup de fouet dont la mule aurait besoin pour fournir un énième coup de collier supplémentaire ?

8 duels - 5 victoires, 3 défaites

Victoires : Murray (Roland-Garros), del Potro (Miami, Wimbledon), Tipsarevic (US Open), Tsonga (Bercy).

Défaites : Djokovic (Australie, US Open), Federer (Madrid).

Ratio de victoires : 0.6 (4)

Nombre absolu : 4

Victoires sur dur : 3

Défaites sur dur : 2

Ratio sur dur : 0.6 (5)

Face à face positifs : Murray, del Potro, Tipsarevic, Tsonga (4)

Face à face négatifs : Djokovic, Federer (2)

Égalités : 0

Pas de rencontres : Berdych (1)

 

 Juan “You know what” Del Potro

Son carnet de duel est l’inverse exact de celui de “Gold” Roger. Et pour cause : bien plus que ses acolytes, il a par malchance croisé la route du Shérif, qui l’a détroussé en 6 occasions. S’il avait, comme ses condisciples desperados, mieux choisi ses lieux de cavale, l’anomalie de son total de batailles digne de l’accessit du Parrain n’existerait pas et son ratio pâlot (0.3) s’en porterait bien mieux.

Car y compris le marshall helvète, la gâchette de del Po a réussi à aligner au moins une fois tous les mercenaires qui l’ont défié. Sauf The Hog, qui a fait carton plein sur sa carcasse en deux rencontres. Au vu des miles cavalés ces dernières semaines, on peut penser que les seconds couteaux vont se finir à l’arme blanche, sans pouvoir garder trace de poudre ou de munitions pour l’étape suivante.

 18 duels – 6 victoires, 12 défaites

Victoires contre Berdych (Rotterdam, Roland-Garros), Tsonga (Marseille, Dubaï), Djokovic (JO), Federer (Bâle).

Défaites contre Berdych (Madrid), Tsonga (Rome), Ferrer (Miami, Wimbledon), Djokovic (Cincinnati, US Open), Federer (Australie, Rotterdam, Dubai, Indian Wells, Roland-Garros, JO).

Ratio de victoires : 0.3 (6è)

Nombre absolu : 5

Victoires sur dur : 4

Défaites sur dur : 7

Ratio sur dur : 0.3 (6è)

Face à face positifs : Berdych, Tsonga (2)

Face à face négatifs : Djokovic, Federer, Ferrer (3)

Égalités : 0

Pas de rencontres : Murray, Tipsarevic (2)

***

***Les sacrifiés***

  Janko « Yellow liver » Tipsarevic

Ce que le Bras Gauche du « bras d’honneur du Far West » n’aime pas, c’est perdre à la loyale. Au fil des ans, s’il a fidèlement secondé le Parrain dans quelques coups de prestige, « Yellow Liver » a surtout mis un point de déshonneur à présenter un mot d’excuse avant la fin de l’échauffourée dans chaque capitale mythique.

Profitera-t-il du forfait qui lui ouvre les portes d’OK Corrall pour compléter son tableau de forfaiture, c’est l’interrogation qui nous reste. Car comme dans tout western qui se respecte, des figurants sans envergure se font descendre pour planter le décor, esquisser l’ambiance. Au vu de ses exploits, il postule avec un CV que personne ou presque ne lui dispute : un ratio sur dur de 0 pointé, une unique victoire en forme de croche-patte sur chausse-trappe glissante contre son propre boss… Ce sont des choses qui ne pardonnent pas quand la poudre parle. « Yellow Liver » a déjà préparé le terrain et le mot du charlatan dans la dernière bourgade où il a pris la poudre d’escampette. Préparez le goudron et les plumes !

 6 duels, 1 victoire, 5 défaites

Victoires : Djokovic (Madrid).

Défaites : Ferrer (US Open), Djokovic (Dubai, Toronto), Murray (Miami), Berdych (Coupe Davis).

Ratio de victoires : 0.2 (7è)

Nombre absolu : 1

Victoires sur dur : 0

Défaites sur dur : 5

Ratio sur dur : 0 (7è)

Face à face positifs : 0

Face à face négatifs : Djokovic, Ferrer, Murray, Berdych (4)

Égalités : 0

Pas de rencontres : Tsonga, Federer, del Potro (3)

« Pinky » Jo-Wil

Cette année, le Clotaire des meilleurs, c’est lui. Comme son comparse « Yellow liver », sa seule victoire, « Pinky » la décroche sur la rouge poussière. Dans son année, il y a des cactus, il se pique de le savoir. La guigne le poursuit, il n’a même pas eu la chance de se refaire contre son alter-ego, Tipsa restant à bonne distance de ses pérégrinations (d’un autre côté, ça s’équilibre, il a aussi évité le marshall qui aurait pu alourdir l’addition.) Tous les autres à tour de rôle lui ont réglé son compte. Il est fort probable que les deux sacrifiés joueront les figurants et continueront de s’éviter pour une année loin de la gloire.

 11 duels – 1 victoire, 10 défaites

Victoires : del Potro (Rome).

Défaites : Djokovic (Rome, Roland-Garros, JO, Pékin), Berdych (Shanghai, Stockholm), Murray (Wimbledon), del Potro (Marseille, Dubaï), Ferrer (Bercy).

Ratio de victoires : 0.1(8è)

Nombre absolu : 1

Victoires sur dur : 0

Défaites sur dur : 6

Ratio sur dur : 0 (8è)

Face à face positifs : 0

Face à face négatifs : del Potro, Djokovic, Berdych, Murray, Ferrer (5).

Égalités : 0

Pas de rencontres : Tipsarevic, Federer (3).

Et maintenant, place à l’harmonica !

About 

Avocate attitrée de Richard Gasquet sur 15LOVE (SAUVEZ les bébés phoques !) et Thiemolâtre irrécupérable. Que le Revers à Une Main soit avec toi.

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221 Responses to Les huit mercenaires

  1. Paulo 09/11/2012 at 17:30

    Sympa comme article, Patricia.

    Les premiers résultats confirment les statistiques de l’année donc : Fed ayant gagné 2 matches sur 2 et Djoko venant de faire carton plein dans le RR avec cette victoire sur Berdych (mais comment a-t-il fait pour perdre ce tie-break ?…).
    J’ai l’impression que cette année, le Serbe va mettre un point d’honneur à remporter le Masters, ce qui à la fois le placerait devant ses concurrents du « Big Four » en termes de tournois remportés (1 GC + la WTF) et conforterait sa place de n°1, comptablement parlant. Histoire de mettre les points sur les i.

    Quant au Suisse qui semble plus laborieux en cette fin d’année, il lui faudra élever son niveau de jeu à son meilleur pour aller au bout. Et pour commencer, ne pas griller trop de cartouches face à Del Potro, histoire de ne pas arrivé cramé en demie…

    Un calcul rapide concernant Tsonga : s’il réussissait le hold up consistant à battre Murray en 2 sets, sauf erreur il irait en demie… Bon Ok, c’est tout sauf fait.

    • Paulo 09/11/2012 at 17:32

      *en termes de tournois majeurs remportés (1 GC + la WTF)

    • Paulo 09/11/2012 at 17:36

      (Pour Tsonga, je n’avais pas vu le post de Quentin plus haut)

      Très improbable, d’autant que Murray est sûrement extrêmement motivé pour aller au bout devant son public, ce qui lui permettrait de sérieusement se placer dans la course au n°1 pour 2013 !

    • Antoine 09/11/2012 at 17:39

      Comment a t il fait ? Et bien, lis mon commentaire plus haut..

      • Paulo 09/11/2012 at 17:49

        Factuellement, c’est exact.
        Pour le dire autrement, j’estime qu’il n’aurait jamais dû perdre de tie-break.
        La DF notamment est malvenue… et même si Djoko a bien joué sur la fin, mener 5-1 puis 6-3 et perdre le set et le match… voilà, quoi.

        • Antoine 09/11/2012 at 18:01

          Je trouve que la seule chose qu’il puisse vraiment se reprocher est la DF…

  2. Antoine 09/11/2012 at 17:37

    Il suffit donc à Andy de gagner un set contre Jo pour se qualifier et dans tous les cas de figure, qu’il a gagne en deux ou trois sets ou perdre en trois sets, il termine deuxième de sa poule…

    Andy va donc tout faire pour gagner un set. S’il gagne le premier, il sera relax et gagnera sans doute le deuxième face un un Jo quelque peu touché au moral puisque éliminé. S’il perd ce deuxième set, il ne se défoncera sans doute pas pour gagner le troisième, mais Jo peut être incapable d’en profiter…S’il perd le premier set, il fera évidemment tout pour ne pas perdre le deuxième. Après, il ne se défoncera sans doute pas non plus pour gagner le troisième mais essaiera quand même.

    Cela va être un match un peu bizarre ou ils vont tout donner dans le premier set, la suite étant assez imprévisible et dépendant du résultat de ce premier set…

    Il faudrait évidemment que Jo joue correctement au tennis pour avoir une chance. Au vu de ses deux premiers matchs dont je n’ai lu que les comptes rendus, cela est mal parti…

    • Bapt 09/11/2012 at 17:43

      Donc c’est un match à l’issue pas forcément certaine mais qui ne changera pas la structure des demies très vraisemblablement.

      Ça fera du bien au moral de Jo de gagner un match contre Murray, même pour du beurre et même si Murray ne se défonce pas au troisième set.

      Ça vaut le coup de tout donner.

      • Antoine 09/11/2012 at 17:58

        Je pense que Jo sera très motivé pour ce match. Il a du voir les trois balles de set sauvées par le Djoker comme un signe du destin: il a sa chance. Ensuite, il a paumé 11 matchs sur 11 cette année contre ses collègues du top 8, ce qui fait désordre pour un joueur qui se qualifie quand même pour le Master’s. Comme il le dit lui même, il y a arnaque !

        Bref, il voudra gagner, de préférence en deux sets bien sûr, mais il ne crachera pas sur une victoire en trois sets qui rapporte quand même 130 000$ et 200 points…

        Cela m’étonnerait quand même qu’il y arrive…Il risque de repartir fanny comme Tipsy…

        • Bapt 09/11/2012 at 19:44

          J’ai lui moi aussi cette interview dans laquelle il se moque de son parcours. C’est plutôt sympa cette franchise.
          Ça change de la langue de bois à mort de quasiment tous les autres.
          Une seule exception : Monfils. Mais sa franchise confine à la puérilité… 

  3. Antoine 09/11/2012 at 18:13

    Bonne nouvelle ! Le 7 décembre Big Mc aura l’occasion de mettre une trempe à Ivan au Royal Albert Hall à Londres dans le cadre d’un tournoi senior, le triste sire ayant repris le chemin des courts depuis quelque temps. Les billets ne coutent que 17.5£ ce qui est donné comparé à ceux du Master’s et il vaut quand même mieux voir Big Mc que Tipsy, non ?

  4. Colin 09/11/2012 at 19:23

    Pour répondre à Skvorecky plus haut, oui, c’est déjà arrivé (une seule fois) qu’un joueur se qualifie pour les demies avec une seule victoire en poules, c’était en 2006.

    Dans le groupe de Federer, celui-ci avait fini avec 3 victoires, et ses 3 victimes avec 1 victoire et 2 défaites (Nalbandian avait battu Roddick en 2 sets, lequel avait battu Ljubicic en 3 sets, lequel avait battu Nalby en 3 sets). De plus Nalbide avait pris un set à Federer, tout comme Roddick, mais pas Ljubicic. Bilan en sets, 3-5 pour Roddick et Ljubi, contre 4-4 à Nalbide, qualifié.

    • Skvorecky 10/11/2012 at 18:25

      Merci!

  5. MacArthur 09/11/2012 at 21:36

    Voilà Murray qualifié. Il prend le deuxième rang. Scénario idéal. Il ne s’est pas fatigué le moins du monde. Maintenant le match peut être intéressant… L’exhibition en fait.

  6. MarieJo 09/11/2012 at 22:45

    pas si mauvais ce 2 set ! qui fera le dernier larron ? delpo ou ferrer ?

    ferrer devrait logiquement battre « i was tired »… qui confirme qu’il joue le pire tennis jamais joué !
    dans le genre prends l’oseille et tire toi, janko ferai fureur ds un woody allen :mrgreen:

  7. Antoine 09/11/2012 at 23:48

    Saison terminée pour Jo, et le bilan n’est pas fameux…

    Pas tellement au niveau classement, encore qu’il ait perdu deux places cette saison, 8ème contre 6ème il y a un an, mais sur à peu près tout. En définitive, son meilleur tournoi aura été Roland Garros ou il est arrivé en quarts pour la première fois et ou il n’a vraiment pas été loin de se qualifier pour les demies lors de son match contre le Djoker. A Wimby, c’était bien aussi: il est arrivé en demies comme l’année dernière, certes à la faveur d’un tableau facile, mais alors qu’il n’avait pas pu se préparer correctement pour cause de petit doigt cassé au Queen’s..A mon sens, c’est à peu près tout. S’il a gagné autant de matchs que l’année dernière, il a été incapable d’en gagner un seul contre le Top 8 en douze tentatives, contrairement à l’année dernière….Après Wimby, et les Jo, il n’a plus rien fait de bon..

    Il joue aujourd’hui nettement moins bien qu’il y a un an avec des résultats qui en témoignent: il avait un très bon coup à jouer à Bercy et il perd contre Ferrer. Là, au Master’s c’est trois matchs et zéro set gagné alors qu’il était en finale dans ces deux tournois l’année dernière, avec de grosses victoires au Master’s..

    IL ne sait plus comment il doit jouer. Il est paumé et cela se voit à ses déclarations successives et contradictoires..Il a d’abord dit qu’il devait progresser en retour et en revers, ce qu’il a su faire dans une certaine mesure, ne perdant plus contre n’importe quel tocard dans un mauvais jour, mais même dans ces deux secteurs, cela s’est délité ces derniers mois, et cela s’est vu lors de ses derniers tournois. Au service, il a baissé, en coup droit aussi, son déplacement n’a pas progressé d’un pouce..

    Cela faisait un moment que j’étais convaincu qu’il fallait qu’il prenne un entraîneur. Le besoin est apparu de façon criante à l’Us Open..Malheureusement, je ne suis pas sur que Rasheed soit le type qu’il lui faut. C’est un obsédé du physique qui ne parle que de cela, encore aujourd’hui sur une demie page dans « l’Equipe ». C’était pareil avec Monfils. Pour ce qui est du reste, je doute qu’il ait quoi que ce soit à apporter à Jo, ou à n’importe qui d’ailleurs. C’est un prof de musculation. Il entraînerait un joueur de rugby qu’il ferait pareil ou presque. Et est ce que le pb de Jo est physique ? Il pourrait bien le faire forcer et le casser à nouveau, voilà le risque..Je pense que Jo aurait mieux fait de prendre un ancien joueur plutôt que de prendre ce type…

    Le pb, c’est que le temps presse et que lui même se colle la pression en disant qu’il faut qu’il y arrive dans les deux ans, l’objectif étant qu’il gagne un GC bien entendu..Avec Rasheed, il risque de perdre au moins six mois avant de le virer, plus six mois pour commencer avec un autre, et donc un an de paumé si cela ne marche pas avec Rasheed..

    Par les temps qui courent, ce n’est pas facile de gagner un GC de toute façon, mais je n’ai pas l’impression que Jo ait mis toutes les cartes de son côté depuis un an et que cela a peu de chances d’être encore le cas lors de la prochaine saison…

  8. Paulo 10/11/2012 at 07:35

    Del Potro va sans doute tout donner pour gagner, mais en sera-t-il de même de Fed ? Pas sûr, il peut vouloir se préserver pour la demie… Si gagner lui assure la première place du groupe (mais est-ce un avantage ? entre Murray et Djoko, de niveaux très proches, lequel vaut-il mieux jouer en demie ?), perdre en 3 sets aussi… donc dans l’hypothèse 1 set partout, pas sûr qu’il donne tout pour gagner.

    En effet, Si Del Po gagne en 3 sets, il se retrouve avec 2 victoires et un set-average de +2, derrière Federer (+3), et devant Ferrer quoiqu’il en soit (+1 en cas de victoire en 2 sets sur Tipsarevic).

    Et dans le « pire » des cas pour Federer cet après-midi (défaite en 2 sets face à l’Argentin), il serait à 2 victoires et un set-average de +2 ; Del Po étant lui à 2 victoires et un set-average de +3. (Ferrer quoiqu’il en soit éliminé dans ce cas)

    Le Valencian risque de se ronger les ongles cet après-midi…

    NB : tableau récapitulatif des set-averages et game-averages par l’ATP ici : http://www.atpworldtour.com/Scores/Finals-Group-Standings-2012.aspx

  9. benja 10/11/2012 at 09:20

    Finale lundi? C est quoi cette blague? C est férié chez les bulldogs ou c est le masters des chômeurs ??

    • MarieJo 10/11/2012 at 21:21

      c’est pour ne pas faire le remake du super saturday version brit, à moins qu’ils aient anticipé un ouragan qui aurait pu décaler le programme !
      t’imagine la panne de courant pour un tournoi indoor !!!

  10. Alex 10/11/2012 at 21:33

    La finale a lieu le lundi à cause de Bercy dont la finale se jouait dimanche dernier. Le Masters a débuté lundi du coup , ce qui faisait jouait chaque poule à tour de rôle sur six jours au total (3×2 matches) restaient demi et finale à jouer sur deux jours pas moins évidemment. Ils ne pouvaient décemment pas débuter l’épreuve le jour de la finale de Bercy. L’an dernier le Masters avait commencé un dimanche.

  11. Sylvie 10/11/2012 at 22:07

    Un petit coucou à tous et un grand merci à nos auteurs. Je n’ai pas eu le temps de commenter la savoureuse présentation de Patricia ni encore aucun des matches même si j’ai pu en suivre quelques uns.

    Le niveau général est assez moyen mais malgré tout nos membres du top 8 sortis prématurément à Bercy sont nettement plus convaincants. Djoko n’a plus l’air gêné par ses problèmes persos, Murray ne laisse plus filer ses matches… bref, on a bien la preuve qu’ils n’ont fait qu’une apparition diplomatique à Paris.

    Federer me semble moyen et contrairement à Carte Bleue qui pense qu’il a balancé son match, je crois plutôt qu’il retombe dans les travers déjà observés à Shangaï et Bâle : fautes directes nombreuses, incapacités à jouer les moments clés correctement, trous d’air dans les tie-breaks, service plus que moyen… Est-ce la fatique, le manque de motivation après avoir atteint ses objectifs , une baisse de forme ? Le contraste avec l’année dernière est flagrant. Qu’il joue Murray ou Djoko importe peu, je ne le vois passer ni l’un ni l’autre.

    Djokovic me semble le plus convaincant à Londres et j’en fais mon favori.

    Tsonga est lui aussi très décevant. Des matches en de scie, des sautes de concentration, des fautes grossières. Je plussoie l’analyse très pertinente d’Antoine et je ne pense pas non plus que Rasheed soit un choix intelligent.

    Quand il est en dedans, Jo semble vraiment pataud, lourd et pour le coup bien plus bourrin que Berdych qui a tenu son rang.

    • MarieJo 11/11/2012 at 15:42

      je me demandait quel était ce nouvel inscrit du nom de carte bleue… je viens de réaliser que ce n’est pas un inscrit ! bien trouvé LOL

      je ne crois pas une minute que fed est pu balancer, si non il aurait perdu ce match en 2 sets… il voulait juste gagner 1 set pour s’éviter djoko… par contre ce qui m’a fait sourire c’est qu’il se sentait préoccupé par le cas de ferrer plus que par sa défaite comme il l’a dit en conf…
      peut être que le commentaire a été un peu sorti du contexte, mais je pense qu’il a du trouver dommage de ferrer soit obligé de joué en se sachant éliminé d’office. mais sorti comme ça ça faisait un peu faux cul qui se sent indirectement coupable de cet état de fait.

    • Sylvie 11/11/2012 at 15:58

      Carte bleue ce n’est pas de moi. Je ne sais pas qui a le copyright ici, je n’ai fait que reprendre. C’est l’auteur qu’il faut féliciter.

      Pour Fed, je pense qu’il a voulu dire que c’était un peu gênant que sa défaite n’ait pas de conséquence pour lui mais pour un autre joueur, éliminé avant de jouer. Je ne pense pas que cela va l’empêcher de dormir mais il peut aussi être sincère. A force de fréquenter Carte Bleue tu n’en prendrais pas les travers Marie-Jo ;) ?

      Je plaisante, dur de savoir dans les propos des joueurs la part de comm’ et la part de sincérité. Chacun interprète selon affinités la plupart du temps.

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