La quête du Graal

By  | 16/11/2012 | Filed under: Actualité

Nous y voilà, une nouvelle année de tennis est sur le point de prendre fin. Pour beaucoup d’entre nous, le Masters clôt la saison 2012. Certainement que certains dresseront le bilan avec son lot de surprises, bonnes ou mauvaises… enfin je suppose !

Mais ce n’est pas tout à fait juste. En fait, comme de coutume, les toutes dernières joutes qui se jouent sur un court de tennis auront pour objectif d’arracher le dernier gros lot disponible. C’est-à-dire la Coupe Davis.

Deux nations restent en piste pour mettre le grappin sur ce trophée tant convoité. A la fois pour le poids historique que représente cette compétition, mais aussi pour une fois avoir la possibilité de s’appuyer sur des alliés et gagner pour sa patrie. Après s’être battu toute une année pour soi, il est temps de se la jouer à l’unisson. Quelle sera l’équipe la plus acérée, la plus motivée, la plus opportuniste ?

Que peut espérer la République Tchèque ?

D’abord ses atouts : elle reçoit l’équipe d’Espagne, donc ne jouera pas en terre hostile. Les Tchèques auront effectivement le choix de la surface, et être « à la maison », quoi qu’on en dise, démultiplie les forces. Car de forces ils en auront besoin… A défaut d’être nombreux, ils auront ce minuscule petit truc en plus, qui parfois peut faire un tout, le public.

Rappelons s’il en est besoin que l’équipe de la République Tchèque est composée de deux joueurs, les autres ne faisant office que de faire-valoir. Leur adversaire au contraire est l’une des plus grandes nations de ces dernières années, dressée tel un mur infranchissable pour les empêcher d’atteindre la Coupe. Pour preuve, se présente à eux cette équipe ibérique qui a trustée la Coupe Davis à cinq reprises depuis le début du XXIe siècle (2000, 2004, 2008, 2009 et 2011). Pendant cette période de quasi cannibalisme, seule la Russie a réussi à soulever la Coupe par deux fois. Pour les autres années, cinq nations différentes ont ramené la Coupe à la maison (France, Australie, Croatie, USA, Serbie).

A la fois hospitaliers et outsiders, les joueurs de la République Tchèque sont on le disait avant tout une paire de joueurs. L’ainé, Radek Stepanek, une espèce en voie de disparition de par son tennis flamboyant et ses mimiques non moins spectaculaires, et son cadet Tomas Berdych qui, à défaut de rassembler la foule lorsqu’il joue en solo, prend de l’ampleur lors de cette compétition. Le reste de l’équipe reste anecdotique puisque les Rosol, Hajek et autres Dlouhy sont déjà bien contents quand on leur offre une cape par le biais d’un « dead rubber ».

« L’Armada » espagnole est de son côté privée de sa star, pour des raisons plus ou moins obscures selon que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre du filet… Peu importe. Les Ferrer, Almagro, Lopez (Feli et Marc), Granollers et Ferrero, tous crédités de matchs à enjeux victorieux cette année, sont bien capables – ils l’ont démontré ces dernières années – de remporter ce trophée comme des grands.

Pour certains, quelle que soit leur identité, cette finale sera aussi le moyen de remporter un titre important à défaut de pouvoir en gagner un en simple (mentions à Radek Stepanek qui ne fait plus le ver que pour ça, et à F-Lopez, aka l’homme qui a gagné plus de Coupes Davis que de titres ATP).

Pour ma part, je supporterai le duo tchèque, pour l’ensemble du devoir accompli à la nation. Remporter la Coupe à la maison serait pour eux un immense exploit. Rien que pour s’être farcis et avoir dominé l’une des plus grandes nations dans cette compétition devant leur public chauffé à blanc. Peut-être même qu’un certain Ivan rentrerait au pays qui sait.

Ce serait un véritable accomplissement pour ces deux joueurs qui, depuis plusieurs années, portent à eux deux et à bout de bras cette équipe tchèque, avec déjà de très bons résultats : finalistes de l’épreuve en 2009 – battus par l’Espagne à Barcelone -, encore demi-finalistes en 2010. Lorsque l’on compare à certains contingents (Espagne, USA, Serbie, même France), l’exploit est déjà de taille.

Qui a dit dès lors qu’une équipe composée uniquement de deux têtes d’affiche ne pouvait pas briller dans cette compétition ? Remember aussi Ancic / Ljubicic en 2005… Contrairement à ce que l’on dit, la paire suisse aurait pu faire beaucoup mieux ces dernières années… Enfin, revenons à nos moutons. D’abord Tomas Berdych et Radek Stepanek forment un super binôme, le bouillonnant Don Juan uni à son glacial compatriote, cela ne pouvait faire qu’un mélange explosif, l’un étant le parfait corollaire de l’autre.

La rencontre est-elle si déséquilibrée de par la composition de l’équipe ? Que nenni : le grand Tomas et le tombeur de ces dames Radek sont tout à fait capables d’amener les trois points nécessaires pour terrasser l’ennemi du week-end. Ils ont déjà atteint la finale à eux deux, ne reste plus qu’une dernière marche à gravir. Le match décisif sera de facto le double.

C’est l’année ou jamais pour eux, notre mérou adoré n’est plus tout jeune et a connu ces derniers temps quelques soucis physiques. Vainqueur de l’Open d’Australie en double en janvier, il a participé au Masters avec l’Indien Leander Paes, tandis que le moins souriant des deux y était quant à lui engagé parmi les 8 qualifiés en simple. A l’heure où j’écris ces lignes, ils peuvent d’ores et déjà se reposer avant de se préparer en vue d’être fins prêts pour le grand jour. Oups ! Ferrer aussi.

J’imagine assez aisément que des ingénieurs experts en granulométrie sont en train de mettre au point la surface, qui devrait être plus proche d’une patinoire que d’une arène. Il faut bien se donner tous les moyens existants, à défaut de pouvoir faire jouer Ferrer avec une main attachée dans le dos.

Côté espagnol, il ne faudra pas s’attendre à un quelconque complexe de supériorité. Ils seront fidèles à ce qu’ils nous ont habitué, prendront cette rencontre très au sérieux, ne sachant pas sous-estimer l’adversaire, quel qu’il soit. Ils donneront tout ce qu’ils peuvent sur le court. Ils aiment jouer pour leur pays, les joueurs sont proches les uns les autres et le leitmotiv  « Un pour tous, tous pour un », leur va comme un gant. Et ce même si l’effectif a pas mal changé par rapport aux campagnes précédentes : exit Albert Costa sur le banc, remplacé par Alex Corretja. Et des choix forts de la part du nouveau capitaine : exit Verdasco, le héros de Mar del Plata. Bienvenue Almagro, choyé par le vainqueur du Masters 1998, et récompensé en retour par les victoires du Murcian sur Golubev, Melzer et Isner cette année. Exit aussi Feliciano Lopez des titulaires, bienvenue à Granollers – Marc Lopez en double. L’air de rien, une page s’est tournée dans cette équipe aussi.

La balle est maintenant dans le camp de la République tchèque.

La République tchèque comme l’Argentine ?

En 2008, on se souvient que l’Argentine recevait déjà cette équipe espagnole. Que leur numéro un était déjà en convalescence. Que del Potro venait de participer pour la première fois au Masters. Que David Nalbandian fasait de ce tournoi SON objectif annuel, peut-être trop d’ailleurs, mais ce n’est pas le sujet. Que l’Argentine bénéficiait de très bons joueurs comme Monaco, que Schwank est un bon joueur de double.  Qu’ils étaient à domicile, qu’ils avaient choisi la surface et pourtant… Oui, ce jour de finale devait couronner enfin cette grande nation du tennis qui a toujours été privée de Coupe Davis, mais la victoire s’est encore refusée à eux.

Ont-ils pêché par orgueil ? Peut-être. On se souvient que del Potro ne s’est pas ménagé lors du Masters… suivi d’un contentieux avec Nalbandian à Mar del Plata.

Ont-ils sous-estimé l’équipe d’Espagne car privée de son leader, car la surface n’était pas faite pour les avantager? Probable.

Ou est-ce tout simplement cette équipe ibérique et des Lopez – Verdasco métamorphosés en héros le temps d’un week-end qui, arrivés tels des conquistadores en terre hostile, ont privé encore une fois l’Argentine de ce trophée tant convoité ?

Si la République Tchèque devait l’emporter, ce serait vraiment une victoire épique comme je les aime, en espérant qu’elle ne sera pas matée comme l’a été l’Argentine en 2008.

 En route vers la finale : Parcours des deux finalistes en 2012

1er tour :             Espagne / Kazakhstan : 5/0                               République Tchèque / Italie : 4/1

les quarts :         Espagne / Autriche : 4/1                                     République Tchèque / Serbie : 4/1

 les demies :       Espagne / USA : 3/1                                            République Tchèque / Argentine : 3/2

Finale (pronostic) : République Tchèque / Espagne : 3/2

Il faut noter qu’il s’agit déjà d’un mini-exploit des Tchèques que d’avoir sorti la Serbie. Sans Djokovic il est vrai, mais cela reste une belle performance, surtout qu’Italie et Argentine alignent également des effectifs plus fournis que la Tchéquie.

Vont-ils réussir le doublé ?

Kvitova, Safarova, Hradecka, Hlavackova. Une grande joueuse de simple, une seconde qui se transcende le jour J, et une paire de double qualité. Comme en 2011, la République Tchèque a remporté il y a quelques jours la Fed Cup, grâce notamment à une grande Lucie Safarova, l’ancienne fiancée de Tomas Berdych apportant le point décisif face à Jankovic. De quoi inspirer les garçons pour un sensationnel doublé Fed Cup – Coupe Davis ?

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436 Responses to La quête du Graal

  1. Sylvie 19/11/2012 at 00:09
    • Jeanne 19/11/2012 at 00:19

      SD c’est 0% cador, malgré le lobbying verbal de super carte bleue

    • Sylvie 19/11/2012 at 00:22

      Le triomphe du bruit, de l’activisme twitterien et du prêt à écrire sur la finesse et le talent. Berk. Soutenons le mouvement anti-cador !!!

    • Skvorecky 19/11/2012 at 11:03

      La comparaison de Stepanek avec Ulysse est bien choisie! C’est bien lui « l’homme aux mille tours ».

  2. Jeanne 19/11/2012 at 00:14

    J’ai fait un rêve magnifique : à Acapulco, 2013, Almagro choque le monde entière en étrillant Nadal 6/4 6/4. Et devient une boule de feu qui ravage l’ocre en terre de Sienne brûlée avant d’échouer de justesse face à un Federer éblouissant en finale de Wimby. Malgré cet échec il finit numéro 1 ATP.

    • Sylvie 19/11/2012 at 00:20

      Jeanne, tu vas bien ?

    • Jeanne 19/11/2012 at 01:12

      Non quelque chose cloche, mais quoi :lol:

  3. Colin 19/11/2012 at 00:21

    HOLY SHIT ! Je m’étais gouré dans mes calculs… Si Berdych battait Ferrer aujourd’hui, il n’égalait pas le record de Borg (8 pts), IL LE BATTAIT avec 9 pts (7 victoires en simple, 4 en double).
    Rien que pour ça, David Ferrer aura ma reconnaissance éternelle.

    Finalement, avec 6 victoires en simple, 4 en double, et une défaite, Berdych passe seul au deuxième rang des vainqueurs de catégorie 2, derrière Ljubi (mais devant Smith 72 et McEnroe 81).

    VAINQUEURS DE CATEGORIE 1 (invaincus en simple décisif)
    Classement inchangé (ouf, on a eu chaud)
    1. BORG 1975 (8 pts)
    2. BECKER 1989 (7.5 pts)
    3. MC ENROE 1982 (7 pts)
    4. STICH 1993 (7 pts mais une défaite en dead rubber)
    5. DJOKOVIC 2010 (7 pts mais une défaite en double)
    6. LENDL 1980 (6.5 pts)
    7. CASH 1986 (6.5 pts mais une défaite en double)
    8. ALEXANDER 1977 (6.5 pts mais une défaite en double + une défaite en dead rubber)
    9A. BECKER 1988 (6 pts)
    9A. RODDICK 2006 (6 pts)

    VAINQUEURS DE CATEGORIE 2 (une seule défaite en simple décisif)
    1. LJUBICIC 2005 (9 pts)
    2. BERDYCH 2012 (8 pts)
    3A. SMITH 1972 (7 pts)
    3A. MC ENROE 1981 (7 pts)
    5. SAFIN 2002 (7 pts, mais 2 défaites en double)
    6. PANATTA 1976 (6.5 pts)

    • Antoine 19/11/2012 at 00:28

      DAMNED ! On l’a échappé belle, c’est le cas de le dire ! Gloire à David Ferrer !

      Bon, les défaites en dead rubber, tu peux laisser tomber Colin, c’est comme quand Guga bat Djoko hier…

      Au fait Colin, ton classement remonte jusqu’à quand ??

      • Colin 19/11/2012 at 00:44

        Les défaites en dead rubber, c’est juste pour départager les ex-aequo, rien de plus.

        Le classement remonte à l’abolition du challenge round, c’est à dire 1972.

        Et non pas à l’instauration du groupe mondial comme je l’ai écrit par erreur plus haut. Pour toutes les années qui précèdent l’instauration du groupe mondial, je ne prends en compte que les 4 dernières rencontres de l’année. Ce qui n’empêche pas, heureusement, que la performance de Borg en 1975 ait été réellement immaculée puisque celui-ci a joué et remporté en réalité pas moins de 11 simples décisifs cette année là!!!

        • Antoine 19/11/2012 at 01:19

          C’est un scandale Colin ! Faudrait te coller au taf pour la période ante 72..Tu sais que la Coupe date de 1900, pas de 1972, Colin ?

          Je viens de regarder mon grimoire et me rends compte que Borg a gagné 33 matchs de simple consécutifs en Coupe Davis entre 1973 et 1979…C’est le record, et ce n’est pas un record que Roger est prêt de lui piquer…

          • Nath 19/11/2012 at 18:52

            Les 33 dans le groupe mondial ? Parce que si on commence à aller chercher dans les groupes secondaires, on pourrait avoir des surprises (mais pas du côté suisse)

            • Antoine 19/11/2012 at 19:12

              Non, le groupe mondial a été crée en 1981..

            • Nath 19/11/2012 at 20:37

              Dans ce cas, on peut parler de Baghdatis, il en est à 32 victoires consécutives, série en cours :)

    • Colin 19/11/2012 at 00:31

      Assez surprenant de voir qu’il y a désormais:
      * aux 7 premiers rangs des vainqueurs de catégorie 1 (les invaincus), uniquement des vainqueurs en grand chelem
      * aux 2 premiers rangs des vainqueurs de catégorie 2 (les battus une fois), deux « jamais-gagnants-en-grand-chelem ».

      Pas un hasard, peut-être.

    • Antoine 19/11/2012 at 00:41

      Bon, sur ce, VIVE LA COUPE DAVIS, VIVE LA TCHEQUIE ET VIVE LE MEROU ! et bonne nuit…

  4. Antoine 19/11/2012 at 09:43

    Service minimum pour « l’Equipe » pour cette rencontre de Coupe Davis: à peine une demie page chaque jour depuis vendredi, pas plus aujourd’hui…Stepanek à l’honneur of course. La centième finale méritait plus que cela…

    Par ailleurs, correction:

    Stepanek n’est pas le seul joueur de plus de trente ans à avoir gagné un cinquième match décisif: un anglais en avait fait autant en 1912. Celui qui trouve son nom gagnera un carambar. Il était âgé de 31 ans. le Mérou a donc battu un record qui date d’il y a cent ans ! HE MADE HISTORY et son nouveau record risque de durer un moment…

    Par ailleurs, le Mérou n’aura pas 34 piges dans un mois, mais dans une semaine…

    • Christian 19/11/2012 at 10:07

      James Cecil Parke !

      Aboule le carembar, Antoine… J’ajoute qu’il était irlandais, donc britannique si tu veux, mais pas anglais. Et du reste, je m’en rappelle très bien, de ce match !

      • Antoine 19/11/2012 at 10:55

        Bonne réponse ! Je t’envoie donc le carambar promis si tu me donnes ton adresse Christian, et utile correction puisque le bon James n’était effectivement pas un Roastbeef. A cette éqoque, les Iles Britanniques formaient une seule équipe. L’Australie et la Nouvelle Zélande aussi si je me souviens bien…

    • Babolat 19/11/2012 at 11:12

      On ne parle que d’un 5ème match en finale ? Sinon, je me souviens de Ramesh Krishnan en 93 (1/4) qui avait fait tourner Rodolphe Gilbert en bourrique. L’indien avait 32 ans.

      • Antoine 19/11/2012 at 11:15

        Oui, ce ne sont que les 5ème matchs en finale. Il n’y en a eu que 21 d’ailleurs, 22 avec celui-ci…

  5. Patricia 19/11/2012 at 10:53

    Bon, ben les streamings se sont ligués contre moi pour m’empêcher de voir plus de 2 jeux du match décisif. Comparé à ma vision initiale (Berdych favori contre Ferrer et Almagro, Stepanek vainqueur en cas de match décisif), les éléments déterminants de mon jugement se sont finalement réunis dimanche : une surface très favorable au tchèque et défavorable à l’espagnol, un mental véritablement énorme (Step ne se vautre jamais mentalement) contre un mental moyen (c’est à dire supérieur à d’habitude, boosté par l’enjeu et le coaching).
    Je pense que les surprises relatives du vendredi sont un combiné d’une surface trop lente, qui a évolué sur le WE, et d’un Ferrer encore largement au dessus de ce que je pouvais imaginer côté récupération… Almagro m’a surprise en bien contre Berdych, avec un match du niveau de leur rencontre à l’AO. Un match où le tchèque a fait preuve de sa stature de grand joueur en CD, car il fallait tenir face à un joueur qui s’accommode très bien de son jeu (où on peut se contenter de taper très fort, très vite et sans réfléchir, à condition de le faire à un très haut niveau)
    Berdych m’a étonnée en mal pour sa piètre prestation contre lord Farquaad : mentalement, il est toujours bon en CD, la surface devait l’avantager… La fatigue a t elle compté double pour lui ?

    Je ne pense pas que le « quelque chose qui manque » à Almagro soit mental, car Berdych (qui a progressé) n’était pas vraiment mieux pourvu. Il est moins adaptable et moins capable tactiquement, dans une filière assez semblable de jeu de fond de court très agressif, bon des deux côtés, bon au service. Tant qu’il peut s’en sortir en dominant en puissance l’adversaire, avec de la réussite dans ses prises de risque, il est très dangereux. Quand offensivement, ça tient la route en face, il se défait car il pêche en défense intelligente : il ne sait pas remettre une balle difficile à jouer autrement qu’en tapant fort.

    • Antoine 19/11/2012 at 11:08

      Berdych dit dans son interview qu’il n’était pas plus fatigué que vendredi et que ce n’est pas cela qui explique sa défaite. Il dit que Ferrer a juste été trop bon en tout et qu’il n’a pas trouvé le moyen de le géner. Il a même été jusqu’à dire que ces derniers mois, Ferrer est le meilleur joueur du monde juste derrière Djoko. Là, il pousse un peu…

      Ferrer a dit qu’il a disputé son meilleur match en Coupe Davis et le deuxième meilleur match de sa carrière juste derrière sa victoire contre Del Po à Wimbledon ! Rien que cela !….Effectivement, il a été super bon, prenant le jeu à son compte dès le premier point et ne lâchant absolument rien, en acceptant de commettre un peu de fautes mais en essayant et parvenant à marquer beaucoup de points gagnants ou de fautes provoquées chez Berdych. Il a perdu une seule fois son service, à un moment ou cela ne comptait guère et ou il était clair qu’il allait en remettre aussitôt un coup derrière, ce qui est arrivé presque aussitôt…

      Tous ceux qui ont été les plus entreprenants ce week end ont gagné leur matchs.

      Le Mérou gagne 6 places à l’ATP ce lundi et est désormais 31ème. Pas mal !

      • Patricia 19/11/2012 at 11:38

        Eh oui, quand Ferrer est exceptionnel, c’est un monstre. Mais p***, que son endurance m’est insupportable !

        Berdych a raison sur le plan comptable après l’USO, non ? Il gagne un 500, un M1000, ses 4 matchs de CD (Isner, Querrey,Berdych, Stepanek) et 2 matchs sur 3 en poules de masters. Djoko c’est un 500, un M1000 et les masters (ses 5 matchs). Le 3ème étant del Potro, avec un 250 et un 500, puisque Roger et Murray ne gagnent rien.

      • Colin 19/11/2012 at 13:05

        Eh bien donc, même comptablement, c’est bien Djoko le n°1 depuis l’US Open avec 500 + 1000 + 1500 = 3000 pts, contre 500 + 1000 + 400 + 290 = 2190 à Ferrer (je ne compte pas les pouillèmes de points obtenus ça et là).
        Depuis leur 1/2 finale de l’US Open, Ferrer a perdu 2 matches face à Benneteau et Federer (+ un abandon), et en a gagné 18. Djoko en a perdu un (Querrey) et gagné 15.
        Il n’y a donc que sur le nombre absolu de matches gagnés que Ferrer est le n°1 depuis l’US Open. Sur le ratio V/D, c’est encore Djoko.

        • Guillaume 19/11/2012 at 13:14

          Et les deux Futures successifs conquis par Lucas Pouille sans perdre un set, c’est du poulet ?

        • Patricia 19/11/2012 at 16:51

          ben oui c’est ce que disait Berdych, « après Djoko » (il est pas fou)

        • Colin 19/11/2012 at 17:32

          Ah oui je suis allé un peu vite en besogne, c’est le « Là, il pousse un peu… » d’Antoine qui m’a induit en erreur.
          Berdych a raison, Ferrer est bien le n°2 depuis la fin de l’US Open.

  6. Coach Kevinovitch 19/11/2012 at 12:38

    Cet article est une très belle présentation de la rencontre qui a eu lieu ce week-end qui fut très passionnante elle aussi.

    Ivanntoine a vu juste en pronostiquant que Stepanek serait héros national en gagnant le dernier simple. C’était beau de voir dans le public des anciens champions comme Ivan Lendl et Jana Novotna, c’était encore plus beau de revoir Nicole Vaidisova et sa voisine dans le box de l’équipe tchèque :mrgreen:

    La République Tchèque fait le petit chelem du tennis en équipe (Hopman Cup, Fed Cup, Coupe Davis) et elle aurait pu faire le grand chelem puisqu’elle a atteint la finale de la Coupe du Monde des Nations.

  7. Guillaume 19/11/2012 at 12:51

    En bilan, c’était une bien belle finale de Coupe Davis. Des matchs de bonne qualité dans l’ensemble, beaucoup de suspense, des gagnants magnifiques et des perdants tragiques, de la ferveur et de la sueur, et à la fin le happy end du méritant Papy Radek devenu héros national. Image très forte aussi de Berdych et Step qui, après la célébration convenue en équipe avec le capitaine et les remplaçants, s’isolent en tête à tête pour se donner une longue accolade : cette Davis, elle est à eux deux plus qu’à quiconque. C’est un projet à long terme enfin mené à bien, en binôme, après avoir souvent tourné autour ces dernières années. Rien ne manquait à cette rencontre, pas même les guests : impressionnant cet alignement en tribunes de champions tchèques des dernières décennies : Kodes, Navratilova, Lendl, Smid, Slozil, Novotna, Novak, Vaidisova… Ne manquaient finalement que les nanas qui ont fait le doublé il y a deux semaines à Prague (ou étaient-elles présentes elles aussi ?). Question intensité, rien ne surpasse la Davis et le « shot d’adrénaline du 5e match décisif » (c. L’Equipe du jour) : la centenaire se porte très bien, surtout n’y changez rien !

    • Skvorecky 19/11/2012 at 16:40

      C’est sûr que la Coupe Davis reste une compétition unique, de là à dire que tout va pour le mieux, je ne sais pas.

      C’est quand même la compétition de ceux qui ne peuvent pas gagner en grand chelem (Berdych et Ferrer pour prendre les exemples les plus proches) ou des mecs qui s’y consolent des déceptions de leur saison en simple (Nadal 2009, Djokovic 2010, Nadal 2011).
      Un second choix, un peu comme le Masters certaines années.

      Bref, un peu plus de Big 4 ne ferait pas de mal. Mais bon, c’est pas la faute de la Davis.

      En tout cas, c’est vrai qu’on a vu du très bon tennis pendant cette finale, d’une dramaturgie parfaite. Et que Stepanek soit le héros de la pièce n’a pas de prix.

    • MacArthur 19/11/2012 at 17:14

      « cette Davis, elle est à eux deux plus qu’à quiconque. C’est un projet à long terme enfin mené à bien, en binôme, après avoir souvent tourné autour ces dernières années. »

      C’est pourquoi le dénouement réjouit tout le monde. Et je suis vraiment content pour eux.

      Cela dit, on peut aussi penser que c’est la compétition que veulent gagner des joueurs qui ont un fort sentiment national. Je ne pense pas que Djokovic ait tout donné pour gagner la coupe davis en 2010 pour se consoler des déceptions de sa saison.

      • Skvorecky 19/11/2012 at 23:27

        Sentiment national, peut-être, mais on voit quelles ont été les priorités de Djokovic en 2011 et 2012. La Coupe Davis, il a été heureux de la gagner, mais les Grands Chelems et le N°1 passent au premier plan et de loin.

        Sinon, pourquoi ne pas tout donner à nouveau?

    • Guillaume 19/11/2012 at 17:43

      Comment dire… Skvo en fait, tout ce que tu m’indiques comme du négatif, je le perçois comme positif :)

      Pas de Big 4 au rdv de la finale ? Tant mieux ! A titre perso j’en ai ma claque des répétitives finales de Big 4 et, à la simple pensée d’énièmes matchs au sommet qui nous attendraient en finale de DC entre Nadal et Djokovic (*), assistés de Ferrer et Tipsarevic, j’ai déjà envie de zapper. Moi, j’aime la Davis car elle est hors-norme, elle déjoue les pronostics et transforme M. Tout-le-Monde en héros. La DC n’a pas besoin d’avoir les mêmes têtes de gondole que les autres rendez-vous majeurs : elle consacre ses propres champions, et je trouve ça d’autant plus fort. Je n’aime pas particulièrement Berdych ou Stepanek, mais leur émotion hier m’a filé plus de frissons que Rodg à l’époque où il enquillait ses 8e, 9e, 10e… Chelems comme des perles.

      Quant au fait qu’il s’agirait d’une compét pour « ceux qui ne peuvent pas gagner en GC », je crois surtout, comme McArthur, qu’il s’agit de la compèt des pays où les nationalismes demeurent forts. A mon avis ça n’a rien d’un hasard si les pays de la « vieille Europe » s’en sont désintéressés quelque peu ces dernières années, quand Serbie, Croatie ou même Espagne continuent d’y exhiber leur fierté nationale. C’est aussi une question d’Histoire – cette fois avec un grand H.

      (*)on pourra bien multiplier les changements de format, Federer et Murray sont condamnés à errer seuls dans le désert de leur tennis national.

      • Antoine 19/11/2012 at 18:58

        Quels sont les pays de la vieille Europe qui se seraient désintéresés de la Coupe Davis ces dernières années ? Ou d’ailleurs, quels seraient les pays qui s’en désintéressent: il n’y a jamais eu autant de pays participants…

        Je ne vois pas bien le rapport avec le nationalisme (il vaudrait mieux parler de patriotisme d’ailleurs). Il se trouve tout simplement qu’il y a des pays qui ont émergé et dans lequel il y a des joueurs qui tiennent la route depuis une dizaine d’années: Russie, Tchéquie, Serbie, Croatie et d’autres dans lesquels il n’y a plus de joueurs compétitifs, ou pas assez: Grande Bretagne, Italie, Suède, Allemagne, Australie par exemple, avec la France et les Eats Unis qui sont un peu entre les deux…

        Bref, une relève normale au palmarès vu le classement des joueurs dans les différents pays…

        Inutile d’imaginer d’autres causes..Et l’Espagne, elle ne fait pas partie de la vieille europe peut être ? D’ailleurs, même dans ces pays émergents ou les nationalismes sont prétenduement plus forts, leurs dirigeants n’abreuvent pas leurs fédérations d’argent dans l’espoir d’obtenir de meilleurs résulats, bien au contraire: le budget de la Fédération de Serbie est de 1M€, celui de la FFT de 150…

      • Guillaume 19/11/2012 at 19:52

        « Quels sont les pays de la vieille Europe qui se seraient désintéresés de la Coupe Davis ces dernières années ? » J’en vois au moins deux cette dernière décennie, parmi ceux qui auraient pourtant eu des armes certaines pour l’emporter dans ce laps de temps : l’Allemagne d’Haas-Kiefer-Schuttler et la France actuelle.

        Le public et les joueurs dans ces pays (et j’imagine qu’il y en a d’autres) n’accrochent plus à la DC. Les Fédés le déplorent d’ailleurs suffisamment… mais ce ne sont pas elles qui peuvent faire naître la passion. Même quand la France s’est qualifiée pour la finale en 2010, ça n’a pas soulevé les foules. Et l’intérêt de nos pseudos Mousquetaires pour cette compétition est lui-même très suspect, Tsonga excepté.

        Sur notre continent, l’engouement pour la DC, c’est en Europe de l’Est qu’on le trouve actuellement, tant côté joueurs que spectateurs. Plus le cas particulier de l’Espagne. Et je crois fortement que ce qui marque la différence est le patriotisme (plus juste que nationalisme, tu as raison). Quand Djoko hystérique brandit le drapeau serbe devant des fans en transe, ça n’a rien d’anecdotique. Le sport est – aussi – une revanche. C’est d’ailleurs bien ça qui rend les Espagnols aussi chatouilleux sur leurs sportifs.

      • Skvorecky 19/11/2012 at 23:54

        Guillaume,

        J’entends bien, et d’ailleurs je répète que cette finale m’a fait vibrer. En écrivant mon message, je n’avais pas pensé à la lassitude que provoque l’omniprésence des mêmes noms au tableau d’honneur toute l’année durant. Je l’ai moi-même ressentie souvent et je comprends le plaisir de voir d’autres joueurs connaître leur heure de gloire.

        Mais le fait que ce tournoi, qui fut la compétition majeure du tennis, puisque c’est de son palmarès que naquit le concept de grand chelem, soit considéré par les tous meilleurs comme une garniture plutôt que comme un plat principal, est triste.

        Déjà Sampras avait montré le chemin (et peut-être d’autres avant lui): il ne l’a jamais jouée à fond, y a certes réalisé un superbe exploit en 95, mais il n’y a plus participé par la suite je crois. Comme s’il avait coché cette case dans son palmarès et qu’il n’était plus nécessaire d’y revenir.

        Imagine-t-on un footballeur renoncer à jouer en Coupe du monde une fois titré, ou un athlète se contenter d’une seule médaille d’or aux JO?

        Dans les années 2000, Federer a fait les choix que l’on connaît bien, et en fin de compte Nadal et Djokovic l’ont imité, à la différence qu’ils ont eu l’occasion de gagner le titre, 4 fois pour Nadal. Mais Nadal a-t-il décidé après avoir gagné 4 fois à Roland qu’il était temps de laisser leur chance à d’autres joueurs, comme il l’a déclaré pour la Davis fin 2011? Au contraire il jouera toujours à fond Porte d’Auteuil tant qu’il pourra gagner. Pourquoi pas en Coupe Davis?

        Ces trois-là finiront par y retourner, mais leur comportement est incohérent avec la notion que j’avais, enfant, de la Coupe Davis: un des plus beaux événements sportifs du monde.

        La faute n’en est pas tant au format de la compétition, qu’à la structure du calendrier ATP qui ne favorise pas le plein investissement d’un candidat au trône. Si elle bénéficiait de plages spécifiques du calendrier, et si le tennis de haut niveau était moins épuisant, peut-être…

        Mais au-delà de ces considérations, je suis bien d’accord : vive la Coupe Davis! Et un voeu pour 2013: la victoire de l’Argentine, avec Nalbandian en héros. Emotions garanties.

  8. Guillaume 19/11/2012 at 13:02

    Dernière chose : dans chaque équipe gagnante de la DC, il y a toujours un joueur survolté chez qui la victoire sert de coup de boost l’année suivante. Radek étant tout vieux, faut-il s’attendre à voir Berdych crever son plafond de verre en 2013 ?

    • Antoine 19/11/2012 at 14:25

      S’il avait gagné contre Ferrer, j’aurais dit que cela était bien possible, comme Djoko après avoir gagné en 2010….Mais là ?

      • MacArthur 19/11/2012 at 17:06

        Justement, c’est pourquoi, au-delà de la victoire pleinement méritée d’ailleurs de la RT, je me disais hier qu’il manquerait un petit quelque chose pour Tomas…

    • Colin 19/11/2012 at 17:36

      Ben non, c’est Rosol qui va exploser en 2013.

      • MacArthur 19/11/2012 at 17:38

        En effet, il vient de gagner un challenger à Bratislava et la Coupe davis en rebattant Nadal (par joueur interposé)… 2013, ce sera sa saison.

    • Guillaume 19/11/2012 at 17:56

      Sauf que les exemples récents nous montrent que ce n’est pas toujours le héros de la finale qui se transcende l’année suivante… En 2011, on attendait le héros Troicki, on a eu Tipsarevic, le loser de Belgrade. En 2006, on pouvait croire à l’explosion d’Ancic, et ce fut celle de Ljubicic. Alors 2013… Berdych ? Rosol ? Ivo Minar ???

      • Antoine 19/11/2012 at 18:08

        Misons sur Rosol, ce serait plus drôle…

  9. Antoine 19/11/2012 at 16:20

    Ferrer: une réelle menace….pour Nadal

    Corretja a défendu son choix de sélectionner Almagro et dit qu’il ne pense pas avoir fait d’erreur. Après avoir dit beaucoup de bien de Lopez, Il a notamment ajouté « pour un certain nombre de raisons, je suis persuadé que c’était à Almagro de disputer cette finale »…Comme on peut le voir, il n’a pas indiqué quelles étaient ces raisons…Sans doute celles identifiées par Guillaume…

    Enfin, il a déclaré que Ferrer, qui pouvait encore beaucoup progresser, avait ses chances…à Melbourne…Etonnant, non ? Cela étant, si Ferrer est capable de reproduire le match qu’il a fait contre Berdych, il doit pouvoir battre du monde…Il a vraiment progressé l’année dernière David: son service était un gros point faible, un des plus mauvais à ce niveau. Il ne l’est plus. A la volée, il n’était pas mauvais, mais il est plus adroit, plus incisif surtout, et y vient logiquement assez volontiers. Son jeu est devenu plus orienté sur l’attaque sans relâche et il envoie son coup droit ou il veut…Il n’a que 290 points de retard sur Nadal, et beaucoup moins de points à défendre que lui à Melbourne: un quart (360), contre une finale (1200)…Si David va en demie à Melbourne, il lui passe devant sauf si Nadal gagnait le tournoi…et même s’il ne fait pas mieux que l’année dernière, voire pire, y compris perdre au premier tour, il lui passe aussi devant si Nadal perd avant la finale…(Nadal a aussi 90 points de Doha l’année dernière qui vont disparaitre…).

    Il y a donc de grandes chances pour que David devienne numéro 4 après Melbourne. Je dirais même que c’est le scénario le plus probable.

    David a déjà été n°4 deux semaines après Melbourne en 2008, puis trois autres semaines en fin de cette même année….Si Nadal n’obtient pas de résultats probants tout de suite après Melbourne, David pourrait conserver ce rang un bout de temps. S’il ne perd pas trop de plumes à Acapulco (tenant du titre: 500) où Nadal sera là, il pourrait bien tenir jusqu’à la saison sur terre car il n’a que 45 points à défendre à IW (contre une demie pour Nadal: 360) et 180 à Miami (un quarts) soit, là encore, moins que Nadal (une demie: 360), tournoi ou il sera (sauf bouleversement du haut du classement consécutif à la victoire d’un non top 5 à Melbourne) au moins TS 4 vu que Roger n’y sera pas, même si Nadal lui est repassé devant à la suite d’Acapulco..S’il arrive sur terre en étant TS 4, il y a aussi de bonnes chances qu’il gagne ensuite des points car il ira plus facilement en demie…

    Bref, mine de rien, Ferrer est bien placé jusqu’à Roland Garros, avec relativement peu de points à défendre d’ici là. David, membre du Big 4, on ne rit plus !

    Ce n’est donc certainement pas pour le seul plaisir d’aller à Acapulco que Nadal a mis le tournoi à son programme: il peut y gagner 500 points et en faire perdre 200 à David si ce dernier va en finale et perd contre lui…Cela lui donne une bien meilleure chance d’éviter que David ne soit 4ème au moment de commencer la saison sur terre en Europe. Or Il me parait clair que pour Nadal, être TS5 en arrivant sur terre ou il ne peut gagner des points qu’à Madrid et en perdre partout ailleurs, c’est un scénario à éviter absolument: il peut se retrouver contre le Djoker dès les quarts d’un tournoi, hormis Monte Carlo pour cause d’absence de Roger…Et s’il perd des points avant Roland Garros, il peut aussi être toujours ou à nouveau TS 5 à Roland Garros et dépendre d’un bon ou d’un mauvais tirage….Cela peut tourner au scénario catastrophe pour Nadal…

    Bref, sans même le battre, Ferrer est devenu une sérieuse menace comptable pour Nadal. Ce dernier a vraiment intérêt à continuer à le battre systématiquement partout d’ici Roland Garros car toute défaite contre lui aurait immédiatement de très fortes conséquences sur leurs classements respectifs…Nadal aura donc une grosse pression à chaque fois qu’il rencontera Ferrer. Voir ce dernier parvenir à le battre sur terre pour la première fois n’est plus du domaine de l’impensable si tant est que cela l’ait jamais été….

    • MacArthur 19/11/2012 at 16:57

      On peut aussi voir les choses autrement et se dire que c’est plutôt une mauvaise nouvelle pour les concurrents d’avoir à jouer Nadal dès les 1/4. J’aime bien David mais j’espère qu’il ne sera pas top 4 durablement… Ce serait du pain béni pour l’un des trois autres qui va l’avoir de son côté dans les différents tournois… Comme une assurance de se retrouver en finale.

      • Antoine 19/11/2012 at 17:16

        C’est effectivement à première vue une mauvaise nouvelle pour les concurrents de Nadal mais la réalité est très probablement différente: en effet, ils ont, soit suffisamment de points pour ne pas avoir à s’en inquiéter d’ici Roland Garros (Djoko, Roger), soit trop peu de points à défendre pour que cela puisse leur en faire perdre (Murray). Ce n’est pas Nadal va qui en sortir un du top 4 d’ici là. Sauf grosses contre performances de l’un de ces trois là, le seul qu’il puisse faire ressortir est Ferrer.

        De surcroit, come tu l’as remarqué, il ne peuvent pas tous perdre en même temps puisqu’il y en aura un qui aura David dans sa moitié de tableau et ils pourront donc compenser une défaite dès les quarts par une progression plus aisée en finale…Si le perdant (celui qui doit se retrouver avec Nadal en quarts) et le gagnant (celui qui aura Ferrer en demie) ne sont pas toujours les mêmes, ce qui est improbable vu le nombre de tournois concernés, ils n’auront pas de conséquences, ou peu de conséquences à subir du fait que Nadal sera TS5, au contraire même, car, comptablement, il vaut mieux aller une fois en finale et une fois en quarts que deux fois en demies…

        Le seul qui paiera la facture presque à chaque fois sera donc Nadal…

        • Antoine 19/11/2012 at 17:33

          ..Compte tenu de ce qui précède, il va être sous grosse pression dès Melbourne et va devoir ensuite ramer jusqu’à Roland Garros…Après, cela ira évidement mieux puisqu’il n’a aucun point à défendre.

        • MacArthur 19/11/2012 at 17:50

          Ton raisonnement se tient si on ne se focalise que sur l’aspect comptable. Mais l’objectif pour les 4, avant tout, est de gagner des titres et le reste suivra. Rencontrer Nadal dès les 1/4, ça veut dire pour le top 4 qu’il y a de très fortes chances que son parcours s’arrête en 1/2. En tout état de cause, ses chances de gagner avoisineront les 0%. Car, on est d’accord que Nadal, s’il ne gagne pas, aura épuisé son adversaire au maximum. Ce dernier se fera alors cueillir tranquillement au prochain tour.

          Maintenant, Nadal dit que sa pause va peut-être l’aider à prolonger sa carrière de quelques années. On peut penser que 2013 sera une année de rodage pour lui; l’objectif sera de retrouver des sensations pour peut-être un 2014 performant. Donc, les défaites devraient être à relativiser face à des collègues qui n’ont pas connu de coupure….

          • Antoine 19/11/2012 at 18:07

            MacArthur, l’objectif est bien de gagner des titres mais Nadal ne peut pas gêner tout le monde à la fois: il n’en rencontrera qu’un seul en quarts, tandis qu’un autre rencontrera Ferrer en demie et sera bien placé pour gagner si Nadal en a épuisé un, voire deux en face…Il fera peut être à chaque fois un malheureux, mais aussi un heureux, à tour de rôle…Et celui qui va ramer tout le temps, c’est lui…

      • Bapt 19/11/2012 at 17:39

        Par ailleurs, si ça peut être casse-pied pour un Fed ou un Murray de se fader Nadal dès les quart, il y a une contre-partie si on n’est pas dans sa partie du tableau.

        c’est plus facile de se coltiner un Rafa en finale si ce dernier a déjà deux gros matchs dans les pattes (ex : Djoko puis Murray)… On sait que la fatigue joue un gros rôle sur les tournois de terre battue où Nadal fait son miel… 

        • Antoine 19/11/2012 at 18:00

          C’est bien ce que je dis dans ma réponse à MacArthur concernant le premier point. Et ton deuxième point est tout aussi exact, et pas que sur terre battue: combien Nadal ganera-t-il de tournois en étant TS5 ? Même sur terre battue ?

          Autrement dit, jusqu’à Roland Garros, Nadal doit non seulement retrouver son niveau de jeu alors qu’il a eu une longue interruption, ce qui prendra au mieux qulques semaines mais il y a de fortes chances que cela coïncide avec une période au cours de laquelle il lui sera beaucoup plus difficile de gagner lorsqu’il ne sera pas TS4. Or, il n’y a qu’à Miami et à Monte Carlo qu’il est pratiquement sûr de l’être.

          Son retour s’annonce donc plus compliqué que ce que l’on pouvait prévoir compte tenu des perfs récentes de Ferrer, avec un risque non négligeable de ne pas être TS4 à Roland Garros et qu’une nouvelle victoire là bas ne soit encore plus difficile.

          Et c’est bien sûr un cercle vicieux car des défaites répétées n’arrangeraient pas son moral. Il va donc certainement tout faire pour essayer d’être au top au plus vite, dès Melbourne. Son atout est qu’il n’aura certes pas joué depuis longtemps, mais les autres non plus…

          • MacArthur 19/11/2012 at 18:12

            On prend aussi pour acquis le fait que Ferrer gardera un niveau stable. Ferrer n’a pas connu de coup de mou en cette fin d’année à cause de l’accumulation de victoires qui vous fait oublier la fatigue. Avec la pause hivernale, qui dit que Ferrer va pouvoir relancer la machine… Il peut tout aussi bien se faire sortir dès le 2ème tour à Melbourne…

            • Antoine 19/11/2012 at 18:38

              C’est possible MacArthur, il peut même perdre au premier tour, mais c’est pris en compte dans mon premier post: même dans ce cas, si Nadal ne va pas en finale, David lui passe devant….C’est ça la mauvaise nouvelle pour Nadal…

              • MacArthur 19/11/2012 at 18:51

                En effet Antoine. Tu as raison. Mais vois-tu, je ne m’inquiète vraiment pas pour Nadal… Peut-être suis-je trop optimiste pour lui. Après le coup qu’il a pris au moral en 2011 avec ses sept finales perdues face à Djoko et sa fin de saison, qu’il soit arrivé, dans les conditions qu’on connaît (manque de préparation…) en finale de l’OA avec des victoires sur un excellent Berdych et un Federer au top qui sortait d’une fin d’année extraordinaire associée à une victoire sans appel sur un Del Po, je pense que, qu’il soit TDS5 ou TDS6, n’est vraiment pas problématique pour lui..

  10. Antoine 19/11/2012 at 19:11

    @MacArthur: je ne m’inquiète pas trop pour lui non plus mais cela risque d’être plus difficile que prévu il y a encore peu de temps à cause des récentes perfs de Ferrer. C’est là ou je voulais en venir…

    TS5, 6, 7 ou 8 ne change rien à l’affaire, mais TS 4 ou TS5, oui…Si les TS1-4 tiennent leur rang, mis à part le cas (qui arrivera une fois sur 4) ou il rencontrera Ferrer, ce sera dès les quarts un top3 et ensuite pareil (sauf quand il rencontrera Ferrer en demie)…Dans les deux tiers des cas, Nadal devra battre trois top 3 à la suite pour gagner le tournoi…Dans un tiers des cas, deux top 3 comme jusqu’à présent…

    Battre 3 top 3 à la suite, cela me parait particulièrement difficile pour n’importe qui, y compris l’actuel numéro un Djoko…Ce sont vraiment des travaux d’Hercule….

    • MacArthur 19/11/2012 at 19:16

      Hercule, c’est l’autre nom de Nadal.

      Cela dit, je ne sais pas comment ce joueur va gérer ses saisons désormais. On lui avait suggéré de moins jouer sur dur. Ce sera le cas? Est-ce qu’ils ont pris le temps, pendant cette pause, d’élaborer une vraie stratégie pour lui permettre de durer tout en étant au top?

      Je n’ai pas vu d’infos passer…

    • MarieJo 19/11/2012 at 19:30

      on verra bien à quel niveau il sera capable de jouer, et surtout s’il se donnera à fond sur les majeurs en dur OA et US…
      pour moi il va tout miser sur TB et gazon, 2 GC sur 4 ou s’il joue bien il a toutes ses chances… après sur une erreur de casting il peut toujours profiter d’une ouverture sur les 2 autres, mais je ne le vois pas s’arracher sur les 2 tournées US, sauf peut être à IW et miami, comme rampe de lancement à la saison de terre surtout avec le rajout d’acapulco à son calendrier.

      avec les années il est plus confiant après ses coupures ou même ses mauvais résultats de fin de saison, il revient mort de faim.

      perso, je pense qu’il réfère être 5è sans se griller plutôt que de mettre en péril le gros morceau RG-wimb qui reste son choix stratégique et de coeur ;)

      • MacArthur 19/11/2012 at 19:53

        Ça aurait de la gueule une finale Rafa-Andy à Wimb 2013. Ces deux-là ne se sont jamais joués en finale de GC.

      • MarieJo 19/11/2012 at 22:32

        je vote oui :)

  11. Guillaume 19/11/2012 at 20:11

    Bon, et sinon…

    Cucumber contest ?
    Grandeur et décadence ?

    • Antoine 19/11/2012 at 21:36

      Clément, tu peux faire qq chose pour G&D, stp ?

    • MarieJo 19/11/2012 at 22:30

      concoooooooooooooooooombre ! on veut le finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiishhhhhh !!!!!!!!

  12. MarieJo 19/11/2012 at 22:26

    une des choses qui me font plaisir en cette tout fin de saison, c’est que cet article de coupe davis fasse un carton !

    http://www.thetennisspace.com/why-john-mcenroe-is-wrong-about-the-davis-cup/

    une fois de plus on relance le débat sur le cas de la coupe davis et son format un peu barbare faute de calendrier plus souple mais qui est capable de produire l’émotion incroyable vu dans ce 5è décisif ?!
    je ne vois pas du tout comment un format type « world cup » pourrait remplacer ça !
    financièrement c’est aussi une très bonne opération pour les fédés, en espagne le cachet pour organiser une demie ou une finale s’élève à 1M€ !

    bref je préfère la version de tignor !

    http://www.tennis.com/news/2012/11/lions-share/45308/#.UKqGVIYS_Vt

    • Antoine 20/11/2012 at 00:52

      Le premier article n’est pas mal mais bref avec un petit aperçu sur l’économie de la Coupe Davis. C’est un bon complément du second de Tignor, que j’avais lu cet après midi, lequel est excellent et rassemble l’essentiel de l’argumentation. Je ne peux qu’en recommander la lecture. Il donne à réfléchir. Il permet en particulier de saisir le sens réel des critiques qui sont couramment faites à la CD, je veux dire leur motivation réelle.

      Je mets là de côté celles qui consistent à dire que le tennis est un sport individuel et qu’une compétition par équipe n’a pas d’intérêt, ou sa variante consistant à dire que les compétitions nationales sont nuisibles car propres au déferlement de beaufferie chauvine. La première consiste en réalité à soutenir que le tennis doit, devrait, par principe, être un sport exclusivement individuel, la seconde consiste logiquement à vouloir supprimer toute compétition dans laquelle les nations sont représentées, mais en ce cas, les meilleurs cibles sont plutôt à chercher du côté du foot ou des JO que de la malheureuse Coupe Davis..

      Cette deuxième conception étant quelque peu opposée au sentiment de la plupart des gens, c’est plutôt la première qui a court. Passons vite sous silence le fait que le tennis n’a, en réalité, jamais été un sport purement individuel: il est inutile d’expliquer au public que dès l’origine, c’est à dire quand le Major Wingfield a déposé son brevet en 1874, il avait prévu que l’on puisse jouer en équipe et que c’est la raison pour laquelle existent des couloirs de double sur les courts de tennis….

      Cette première thèse, que l’on peut qualifier de foncièrement individualiste, est plus répandue car elle répond mieux à une logique économique qui recouvre en l’espèce les intérêts des meilleurs joueurs, de leurs sponsors et de tous ceux qui essaient de s’approprier la plus grosse part du business du tennis. Supprimons la CD et ce serait trois semaines de gagnées dans le calendrier prétendument surchargé (c’est du pipeau, on joue moins, et non plus qu’avant) et surtout trois semaines de plus pour gagner plus alors que la CD ne rapporte pas grand chose aux joueurs, sauf exceptions, et que ce pas grand chose, qui peu être beaucoup pour des joueurs moyens, leurs fédérations et les clubs amateurs qu’elles financent, n’est rien pour les meilleurs.

      C’est donc une compétition anachronique qui est un résidu de l’amateurisme alors qu’il y a mieux, et surtout plus, à faire. Ce sont donc quelques uns des meilleurs joueurs, et derrière eux, leurs sponsors et quelques organisateurs avisés, Tiriac par exemple, qui entreprennent des campagnes récurrentes pour essayer de mettre à mal la vieille dame, les seconds poussant les premiers naturellement. Cela ne date pas d’hier: ceux qui, comme Connors, estimaient que l’objectif unique de leur carrière consistait à ramasser le plus d’argent possible ont été parmi les plus virulents. En ce qui concerne ce dernier, qui a refusé d’y participer durant l’essentiel de sa carrière faute d’être suffisamment rémunéré à son goût, cela ne lui a guère réussi les seules fois ou il a accepté de faire une entorse à ses principes: en 75, durant une rencontre contre le Mexique, il a pris un avion pour aller jouer une exhibition le samedi contre Laver à las Vegas, 100 000$ au passage pour Jimmy, avant de perdre le lendemain contre Ramirez et de précipiter la défaite de son équipe. En 84, l’USTA a cru bon lui demander de bien vouloir revenir et disputer la finale contre la Suède pour ce qui devait être en quelque sorte le Jubilé de sa carrière (c’était la dernière année ou il était vraiment compétitif) ce qui a provoqué la colère assez compréhensible de Big Mc. Ils ont refusé de s’entraîner ensemble et ont perdu tous les deux dans une finale pitoyable pour l’armada US, pourtant invincible sur le papier…

      Cette forme d’attaque frontale contre la CD a échoué en raison de l’opposition de la FIT et, derrière elle, des Fédérations qui sont, faut il le rappeler, les seuls organismes à but non lucratif qui gravitent dans le monde du tennis. Cette forme d’attaque a donc aujourd’hui disparu et les moyens employés sont plus subtils: il est généralement proposé soit de ne la disputer que tous les deux ou quatre ans, soit de modifier une ou plusieurs des règles essentielles qui font que cette compétition a un intérêt, au premier rang desquels figure en général un regroupement sur une période brève, pour gagner du temps (lire: de l’argent), en territoire neutre au motif de n’avantager personne (lire: la disputer dans le lieu le plus offrant comme le Master’s) ou encore l’idée de jouer les matchs en deux sets gagnants histoire de gagner du temps et d’éviter de fatiguer inutilement les joueurs..L’idée est que si l’une ou l’autre de ces propositions étaient acceptées, les gens comprendraient vite, enfin, que la CD ne présente en réalité aucun intérêt et on pourrait donc en revenir à des choses saines, c’est à dire au business…

      La Coupe Davis heurte des intérêts réels, puissants et bien organisés qui rencontrent les intérêts économiques de l’élite à laquelle ils font miroiter le fait qu’ils pourraient gagner encore plus: voilà le fond de l’affaire. Cela prend de temps en temps chez certains d’entre eux.

      • MarieJo 20/11/2012 at 18:00

        implacable ce cher antoine ! je cosigne itou !

        • Antoine 20/11/2012 at 18:33

          Cela pourrait presque faire un articile, non ?

    • Colin 20/11/2012 at 09:05

      Amen

  13. Kaelin 20/11/2012 at 18:35

    Jtavais pas encore remercié May ! Bel article ! Très content cme bcp ici de la victoire Tchèque. Mention spéciale à radek haha, il est encore là le Worms. La photo est juste magique, je vous l’ai même piqué pour la mettre en « couverture » fcbk ^^

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