Rétro-quizz : les réponses

By  | 27/02/2013 | Filed under: Quizz

Tatataaaa…

Les voici, les voilà !

Et, même si beaucoup ont été trouvées, rien n’empêche de préciser un peu… Avec au passage une deuxième place éclatante de Guillaume (juste derrière Rabelaisan et son sans-faute, of course hors course), Guillaume qui a dégainé plus vite que son ombre dès le premier post, livrant pas moins de 11 bonnes réponses d’emblée (dont une, allez, chipotons, pas tout à fait tout à fait complète).

C’est un peu comme jouer au Master mind et trouver toutes les couleurs d’un coup… Sauf qu’en l’espèce, ça n’a rien à faire avec le hasard.

Accessit aussi à AxelBob, très fellinien sur ce coup-ci, avec huit bonnes réponses et demi.

1/ Pour commencer… Le commencement : quelle est la première compétition de l’histoire du tennis ?

Wimbledon.

Le premier tournoi s’est déroulé en 1877, soit trois ans après l’invention du major Wingfield.

22 participants la première année, et un vainqueur : Spencer Gore, qui montait sur toutes les balles, profitant d’un filet plus haut qu’aujourd’hui, et passant même la raquette par-dessus celui-ci pour couper les trajectoires… Ce qui a naturellement conduit à deux rapides petits aménagements de règle…

A noter une réponse alternative proposée ci-dessous par Patricia et PROBABLEMENT (!) validée par Wiki notre ami : un tournoi entre voisins disputé en août 1876 dans la propriété de l’oncle de James Dwight, avec un système de poules à handicap et un comptage par points. Est-ce du tennis, est-ce une compétition, si oui, pourquoi tout le monde assène que Wimby is the first ? Syndrome du professeur Montagnier pour la découverte du SIDA (et mille autres inventions avec problèmes du même acabit) ? Complot des journalistes anglais ? La question reste ouverte. Un tournoi paléolithique pourra t’il un jour mettre tout le monde d’accord ?

Le lien patriciesque : http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Dwight

2/ Quel vainqueur de grand chelem a eu la carrière la plus courte ?

Oui Elmar : Frank Hadow.

Victorieux (sans perdre un seul set) du deuxième tournoi de Wimbledon – celui de 1878 donc – où il débarque en parfait inconnu (il a profité de ses vacances pour s’inscrire au tournoi !) et au cours duquel, oui Sam, il invente le lob, battant en finale un Gore qui a bêtement continué de monter au filet systématiquement, le cuistre.

Hadow ne rejouera plus jamais au tennis après cette victoire, et ne reviendra à Wimby que pour remettre la coupe des 50 ans du tournoi en 1926.

A noter qu’il a également interrompu la carrière de son adversaire avec cette finale, Gore (Spencer, à ne pas confondre avec Arthur) trouvant le jeu définitivement boring (comme quoi, la volée systématique n’est pas plus palpitante que le fond constant…).

3/ Quel joueur a aligné le plus de jeux consécutifs dans le même match ?

… Oui, parce que, comme le précise Guillaume ci-dessous, un double triple en deux matches successifs, ça fait déjà 36 jeux…

Et puis, je suis sûr qu’il y a bien un Rochus-dans-le-genre qui a gagné un future ou un interclub rien qu’en bagel… Et d’ailleurs moi, j’ai battu mon cousin six fois de suite 6/0 6/0… Alors c’est moi le record ?

Bon, sinon la réponse, c’est Max Decugis.

19 jeux, à Bruxelles, en 1911. Max Decugis, c’est le premier Français en compétition à l’étranger ever, le premier à emmener une équipe française en Coupe Davis (en 1904 ; un premier match perdu 3/2 contre la Belgique…), le premier à s’aligner à Wimbledon et à remporter l’épreuve de double (en 1911 associé à André Gobert). Le premier, on vous dit.

Et donc, ce premier, il fait quoi à Bruxelles ?

Eh ben, il met 19 jeux d’affilée à Anthony Wilding, alors le meilleur joueur du monde (il vient de gagner Wimbledon, et d’ailleurs le regagnera les deux années suivantes, avec un palmarès final pas dégueu de deux Open d’Australie et quatre Wimbledon).

Unbelievable.

Au cours de cette partie, Decugis va passer du score peu flatteur de 0/6 0/6 0/5 à celui, complètement fou, de 0/6 0/6 7/5 6/0 6/0.

L’histoire ne m’a pas dit s’il était mené 40/0 sur le jeu de 5/0 au troisième set, mais, cette précision mise à part, il n’est pas possible de partir de plus loin… Ni d’ailleurs d’aller plus loin (à moins que quelque chose m’échappe, je ne vois pas comment on peut perdre 20 jeux de suite).

Tiens, ça me rappelle la devinette que vous connaissez sûrement « Comment peut-on marquer un but au foot sans rentrer sur le terrain ? » (réponse : entrée en jeu sur un corner, but direct et claquage dans la foulée – ou encore, fin du temps réglementaire, ou but en or).

En tous cas, Shvedova et son set d’or sont sérieusement concurrencés.

Reste une question : que s’est-il passé (car à vrai dire je n’en sais rien) ? Défaillance ? Changement tactique ? Pari ? Envoûtement ? Descente d’organes ?

Toute lanterne susceptible d’éclairer cet épisode dantesque est la bienvenue.

4/ Borgothons, Djokothons et autres adeptes du Nadalothon peuvent aller se rhabiller : j’ai remporté 10 Grands chelems (ou assimilés) consécutifs sans perdre un set et en ne laissant en tout et pour tout à mes malheureux adversaires finalistes que 26 jeux… Je suis ?

La première vraie star du jeu : Suzanne Lenglen.

De 1919 à 1926, 12 Grands chelems – ou assimilés – en tout (6 Championnats / Internationaux de France, « ancêtres » de Roland, et 6 Wimbledon) plus 8 titres en double et 10 en mixte, pour une seule finale perdue (Championnats de France 1914), 171 victoires consécutives. N’en jetez plus.

Une petite anecdote sur la Divine, qui montre que les complaintes concernant la programmation et autres bloody Saturday, autant que celles concernant la starification et ses caprices collatéraux ne datent pas d’hier : le célèbre « incident de Wimbledon 1926 ».

Lors de ce tournoi, la reine Mary, qui voulait absolument voir jouer Suzanne, demande à changer l’heure du match. On fait plaisir à la souveraine… Mais pas à la souveraine du jeu : au nouvel horaire fixé, Suzanne avait rendez-vous avec son médecin. Merde, ça se comprend, quoi. Prévenue au dernier moment suite à un petit vaudeville de messages pas reçus, elle refuse de décommander son rendez-vous…

Apprenant par-dessus le marché qu’elle est censée jouer deux matches de suite (simple, puis double), elle boude : non, c’est non. Le ton monte, mais rien n’y fait… Suzanne fait caca dans les vestiaires, et la Reine se retrouve devant un court central vide !

Au final, les deux matchs de Suzanne sont reportés au lendemain : la chieuse est reçue dans un silence de mort par le public anglais tradishoked. Elle gagne son match sans le moindre applaudissement. Vexée, elle s’enferme dans sa chambre d’hôtel, refait caca, et décide finalement de quitter le tournoi sans jouer sa demie.

Ce sera là sa dernière apparition à Wimbledon, et le premier pas vers sa carrière professionnelle, pas bien aidée par l’imminente et pressentie arrivée de la prochaine star du jeu : Helen Wills Moody.

5/ Quel joueur, multi-vainqueur en Grand chelem, a inventé la lanceuse de balles, la raquette de tennis en acier ou encore la pastille anti-vibrations ?

René Lacoste, évidemment.

Sans compter son invention de loin la plus rémunératrice : le polo (un pote lui brode un crocodile – son surnom – sur une chemisette et zou ! La première fois qu’une marque est visible à l’extérieur d’un vêtement ne sera pas la dernière…)

Ajoutons qu’il a gagné 7 titres du Grand chelem (3 Internationaux de France – normal pour un crocodile -, 2 Wimby et 2 US Open)… Mais (comme quoi ça ne date pas d’hier les pousses-baballes qui emmerdent tout le monde) ses contemporains trouvent son croco-jeu plutôt ennuyeux… Sa technique était en effet entièrement basée selon le principe simple et logique en passe de redevenir la devise du tennis moderne : « Il suffit de renvoyer la balle dans le court une fois de plus que l’adversaire ». Une sorte de paléo-pou quoi.

Lacoste était décidément un visionnaire…

6/ Je suis le stade le plus prestigieux jamais construit pour la Coupe Davis.

Roland-Garros.

La construction du stade, achevée en 9 mois, a été lancée suite à la victoire de la France sur les USA de Tilden en 1927, après deux défaites en finale… Ou plutôt en Challenge Round, puisqu’à l’époque (et jusqu’en 1972) le vainqueur de l’année précédente attendait tranquillement et à domicile son adversaire en finale, adversaire qui, lui, s’acharnait d’abord à gagner son championnat interzone, puis à sortir victorieux des autres gagnants de zone, après des trajets en bateaux qui, dans les premiers temps, duraient souvent plusieurs semaines… Avant d’enfin avoir la possibilité d’affronter le tenant, qui le regardait coulos arriver fourbu depuis son rocking-chair…

Du coup, autant vous dire que, quand on mettait la main sur la Coupe, on faisait tout pour la garder (Tilden et les US l’avaient depuis sept ans – un record – et la France des mousquetaires la gardera 6 ans de suite).

A noter, puisqu’on en est là et pour rebondir sur des débats précédents, qu’à l’époque, la Coupe Davis était, bien loin devant les Grand chelems, LA compétition de tennis la plus prestigieuse. C’est même elle qui « créait » (avec un bémol pour Wimbledon, qui existait quoi qu’il arrive et rencontrait toujours un énorme succès populaire) les Grands chelems par l’arrivée des challengers de l’année dans le pays champion en titre (qui, jusqu’en 1972, se bornait au quadriptyque USA, Australie, France, Grande-Bretagne).

… Et c’est donc elle qui a créé Roland.

Au sens propre, avec la construction du stade, mais aussi au sens figuré, puisque les victoires successives de la France ont permis, ses futurs et prestigieux adversaires Davis en profitant pour jouer le tournoi national en préparation, au Roland-Garros qu’on connaît de voir le jour.

Les 7 victoires consécutives des Américains ont de même permis à l’US Open de se faire grossir le nom (même si le tournoi est bien plus ancien, puisqu’il date de 1881).

Coupe Davis oh combien ignorée aujourd’hui par ceux-là même qui crient leur amour de l’histoire du jeu, grâce te soit ici rendue !

7/ Je suis détenteur de 4 Coupe Davis… 4 campagnes où je n’ai pourtant jamais joué le moindre match.

Christian Boussus, le 5e mousquetaire (Coupe Davis de 1929 à 1932).

Il faudra attendre 1934 pour le voire jouer un match… Et perdre la rencontre.

… Et il faudra attendre 1991 pour que la France lève à nouveau le saladier.

Sacré Christian.

8/ Davydenko n’a rien inventé : je pariais régulièrement sur mes propres matchs, voir même en cours de match, ou encore même en cours de jeu, avec une conduite sportive pour le moins douteuse… Mais, à l’époque, ce genre de petits arrangements ne causaient pas vraiment d’ennui.

I’m Bob.

Bobby Riggs.

L’homme est plus connu pour ses performances extrasportives, et surtout pour le fameux « Match des sexes » en 1973, ou plutôt les matchs des sexes (Margaret Court battue dans une ambiance de kermesse, puis Billie Jean King victorieuse dans un mood très catch et devant 50 millions de téléspectateurs !) que pour ses faits d’armes (pourtant pas dégueus) sur le terrain.

Quand il se bat avec son sexe, il a 55 ans et la bourse fripée (mais il s’apprête à gagner 100 000 dollars, le salaud), et provoque avec une jubilation partagée l’américaine Billie, chantre de l’égalité hommes – femmes, militante ex parité-du-prize-money, première tenniswoman à révéler son homosexualité, détentrice de 12 Grands chelems et encore en pleine bourre malgré ses quasi 30 balais.

Quand il lance pari sur pari, c’est un gaillard bien plus vert qui se remplit les bourses, puisque ça se passe à la fin des années 30… Le bénévolat n’est pas, on l’aura compris, le grand amour de Bob : fucking fuck, les joueurs amateurs ne peuvent pas être payés, vous rendez-vous compte ?… Mais heureusement, le monde est bien fait : rien ne leur interdit de parier !

Et, quitte à parier, autant parier au bon moment… Et donc, autant provoquer ledit bon moment… D’où certains doutes quand le niveau de Riggs s’effondre subitement (et sa cote avec) pour remonter in extremis après qu’il ait transmis son pari à un comparse au changement de côté ! Riggs était en fait un prototype d’homme d’affaires joueur (Cf. Tiriac pour la marque déposée). Il n’allait d’ailleurs pas tarder à passer pro, pour devenir plus tard organisateur de tournées.

Le plus grand moment du Riggs-parieur-sur-lui, c’est sûrement Wimby 1939.

A cette époque, Riggs est un numéro 1 par défaut. Notamment en l’absence de Von Cramm (un vrai roman celui-là aussi : opposant notoire au Reich, il passe 1938 en prison pour une homosexualité inventée pour l’occasion, est ensuite refusé à Wimby pour le même – faux- motif, puritanisme anglais oblige, puis arrêté et torturé en 1944 par la Gestapo suite à l’attentat raté contre Hitler… Pour finir sauvé par le roi de Suède Gustav V, roi fan de tennis, qui a également tiré Borotra des griffes de la Gestapo en 1942… Mais je m’égare…)

En 1939 donc, Riggs parie sur sa triple victoire dans le simple, le double messieurs et le double mixte à Wimbledon ! Un triplé que seul Donald Budge avait réussi…

Et ce pari… Il le gagne !

… En passant par une victoire plus que laborieuse contre un certain Elwood Cooke en finale du simple : 2/6 8/6 3/6 6/3 6/2 (mais, fort de ce qui précède, rien n’interdit de penser que ce score ne reflète peut-être pas totalement la partie, ou du moins la reflète moins qu’il ne reflète l’évolution des cotes…).

9/ Je suis le seul double masculin à avoir jamais fait le Grand chelem, ratant même le DOUBLE grand chelem pour deux pauvres jeux…

Frank Sedgman et Ken Mac Gregor, en 1951.

La paire est idéale : Sedgman l’artiste dépose les volées au filet, tandis que Mac Gregor le violent smashe comme une brute et écrase toutes les tentatives de lobs dans le terrain adverse.

Formés par la nouvelle « Hopman factory » (en gros, l’ancêtre de l’académie Bollettieri : muscu, travail acharné, pas de sortie…), les deux Australiens arrachent tout en 1951… Et presque tout en 1952, ratant donc un deuxième Grand chelem consécutif de deux jeux : ils ne sont battus à l’US Open que 8/6 au cinquième set par Mervyn Rose et Vic Seixas…

On peut ajouter que Sedgman ne s’est pas arrêté là : il remporte également en 1951 trois épreuves de mixte sur quatre (avec Doris Hart), et joue 9 finales pour 8 titres en Grand chelem toutes compétitions confondues…

… Et rebelote et dix de der en 1952, où il n’est pas si loin de se faire la petite totale, le triple Grand chelem de finales, avec onze finales sur les douze possibles ! Et 8 titres derechef…

Ce qui fait… 16 titres et 20 finales sur deux ans !

Au bout du compte, il ne manquera à Sedgman que le titre en simple à Roland (où il ne fera qu’une seule finale) pour les avoir tous en carrière et rejoindre Hart, Court et Navratilova dans le très select et très féminin club des all inclusive, qu’aujourd’hui seule Serena a encore la possibilité de rallier (il lui manque le mixte en Australie et à Roland).

Bon, il faut certes relativiser tout ça par le fait que dans les années 50, le tennis amateur commençait à vraiment être siphonné par le tennis pro, y perdant chaque année toujours un peu plus en têtes d’affiches et  en crédibilité… Mais ça permet aussi et à nouveau et derechef de relativiser nos incessants « moments historiques » contemporains.

10/ J’ai eu les nationalités Égyptienne, Anglaise, Suisse, Tchécoslovaque, Allemande, je fus à la fois tennisman et avant centre de hockey de classe mondiale, je suis, je suis… (à lire avec la voix de Julien Lepers dans l’oreille droite et un chronomètre crispant dans la main gauche).

Jaroslav Drobny.

Vous l’avez bien décortiqué celui-là : ouf de ouf, non ?

Tchécoslovaque de 1921 à 1939 et de 1945 à 1949, allemand de 1939 à 1945 suite à l’annexion des Sudètes, Suisse en 1949 suite à son asile et à la révocation de son passeport tchèque, égyptien de 1949 à 1954 (et donc, meilleur joueur égyptien de l’histoire !), et enfin britannique… (brève pause respiratoire) … Avant-centre de l’équipe nationale de hockey sur glace championne du monde en 1947 et médaillée d’argent aux jeux olympiques de 1948, meilleur joueur de tennis européen durant les dix années qui suivirent la guerre, emmenant deux fois à lui tout seul l’équipe tchèque en finale interzone de la Coupe Davis, je participe au seul match nul de l’histoire du tennis… (Reprends ton souffle Julien, tu as encore le record de longévité des chiffres et des lettres à battre, faudrait pas te péter un clapet)… (Je suis d’accord Patricia, ça commence à ressembler à quelque chose)…

Grand serveur mais piètre retourneur, Drobny était spécialiste des matches marathons avec ses jolis verres-fumés-qui-s’accordaient-si-bien-si-mal-avec-le-jour-tombant.

Il avait, un peu comme Gomez, presque trente ans quand il réussit enfin à remporter son premier Grand chelem (Roland-Garros 1951)… Sauf qu’il récidiva encore deux fois : Roland 1952 et Wimby 1954, qu’il remporta à 32 ans, et où il réussit à battre coup sur coup Lewis Hoad, Budge Patty, et Rosewall en finale (13/11 4/6 6/2 9/7). En 1952, il explose d’ailleurs tous ses records – comme quoi la trentaine rugissante ne date pas d’hier – en remportant 21 titres. Par la suite, il en gagnera encore une cinquantaine (pour 139 au total, tous amateurs, un record comme le souligne Mathias) sans compter 58 finales, au cours d’une carrière pourtant interrompue 7 ans entre 1939 et 1945… En voilà un qui aurait dû se mettre au golf après le tennis…

11/ Dans les années 60, Emerson et Santana avaient un point commun d’importance… Qui leur a permis de faire une looongue carrière amateur. Lequel ?

… Ils avaient le même boulot !

En effet cher AxelBob, Emerson avait un poste de « responsable des relations publiques » chez Philip Morris… Tandis que Santana pouvait s’enorgueillir du même titre… Mais pour Marlboro !

Outre le côté un peu cocasse aujourd’hui de voir des sportifs représenter une marque de clopes (à quand un Federer ambassadeur Davidhoff ? Ils doivent avoir de l’argent à mettre depuis qu’ils ont quitté Bâle…), ces professions bien payées et, bien entendu, fort peu gourmandes en temps, leur ont permis de rester amateurs au moment où tout le monde partait chez les pros.

Les 12 Grands chelems d’Emerson n’ont, c’est de notoriété publique, pas une grande valeur étant donné qu’à l’époque tous les meilleurs partaient sous contrat pro… Mais cette valeur chute encore quand on sait qu’Emerson (comme Santana) bénéficiait donc d’un emploi fictif indirectement pourvu par la fédération, permettant de vivre paisiblement et très correctement d’une activité de joueur amateur sans avoir à courir le cachet chez les saltimbanques du tamis, qui, eux, tapaient de soir en soir sur des parkings, des salles des fêtes improbables… Travellers (chèques) d’un sport pro aussi rentable qu’éreintant.

Emerson / Satana, ou le sportif fonctionnaire, soit dit sans animosité aucune pour la gent étatique.

… Méchant point noir à cette affaire : les éternelles finales Emerson / Stolle qui saoulaient tout le monde, et un tennis qui du coup perdait dramatiquement son audience faute de crédibilité : à chaque passage du meilleur amateur de l’année chez les pros, celui-ci se faisait en effet systématiquement rétamer (tradition sévèrement initiée par Gonzalez dans les 50’s, Rosewall et Hoad peuvent en témoigner).

12/ Quel est le tournoi qui a le premier accepté de devenir open, entraînant tous les autres, et amenant ainsi l’ère du même nom ?

Wimbledon, encore et toujours.

Les années 60, c’est le moment où le tennis amateur coule pour de bon. Il faut faire quelque chose.

Pourtant, la fédération internationale, les fédérations française, et surtout australienne, sont toujours arc-boutées au principe de l’amateurisme, ou plus exactement de l’amateurisme dit de « Philip Morris Marlboro », tant la pratique de l’emploi fictif se développe, histoire de ne pas voir partir tous les joueurs.

Herman David, président de Wimbledon, passe alors par là, et organise en août 1967 un tournoi sur invitation avec la participation de huit joueurs professionnels (dont Laver, Rosewall, Gonzales et Hoad) et prize money à la clé.

Le tournoi a un succès populaire terrible. BBC y lance même le premier direct couleur.

Laver bat Rosewall en finale, mais surtout, la qualité des pros saute aux yeux de tous.

Dans la foulée, Herman David annonce en conférence de presse que la prochaine édition de Wimby sera ouverte à tous, amateur comme professionnel. Branle-bas de combat du côté de la fédération internationale, qui demande à la fédération anglaise d’exclure purement et simplement cet outrecuidant et incontrôlable Lawn tennis club… Mais, bien heureusement, c’est l’inverse qui se produit, et celle-ci emboîte le pas à David…. Déclarant l’Angleterre toute entière open ! England is free ! Open is open !

Comme quoi, Wimbledon n’a pas usurpé son mythe : quelles que soient les préférences personnelles, son prestige est indiscutablement une coudée au-dessus de celui de tous les autres tournois.

Wimbledon est non seulement à l’origine du tennis, mais aussi à l’origine du tennis moderne. C’est la seule bouée stable depuis les débuts de ce sport, et le tournoi se déroule encore aujourd’hui sur la surface où le tennis est né… What else ?

13/ Je suis le tout premier tennisman professionnel jamais battu par un amateur. Shame on me.

Pancho Gonzalez.

Bon, certes, j’aurais pu préciser « durant l’ère open », ou « en tournoi officiel »…

Triste ironie de l’histoire : celui qui fut le monarque absolu des années 50, écrasant chaque année avec une rage insensée la concurrence, sans doute le plus grand joueur du jeu avec Tilden et Federer, est battu d’entrée et à 40 ans par l’Anglais Mark Cox, futur commentateur pour la BBC, qui enchaîne en tapant un autre pro (Emerson), avant de s’arrêter en demie contre Laver. Ça se passe en avril 1968 au tournoi de Bournemouth (le 1er tournoi open effectivement joué, Wimbledon ayant lancé le mouvement, mais se déroulant juste après).

14/ Je suis le Grand chelem qui a compté le plus de W.O. de l’histoire.

Eh non Sam, pas Wimby 1973… (ici, le tournoi est boycotté – encore pour les sombres bisbilles amateurs-pros -, c’est différent).

Pas Bercy non plus… Quoique, attendons cette année…

Non : Roland-Garros 68. Ou plutôt, Roland-Garros mai 68…

Comme quoi, le sport et la politique…

Tiens, ça me rappelle la chanson de Thiéfaine 22 mai 68

A Roland-Garros, en tous cas, dans l’organisation, ça fouette sévère : révolution open plus révolution étudiante, ça fait beaucoup… Le tournoi, qui prévoit désormais de verser des prix va t-il rentrer dans ses frais ? Les sponsors sont rares, les manifs se multiplient…

Au final, après maintes hésitations, le tournoi est maintenu… Et les ennuis commencent.

La grève générale est décrétée le 22 mai… Plus de bus, plus d’essence, plus d’avion… Comment va venir le public ?

Le public… Et les joueurs !

Rosewall, Laver, Emerson, Stolle et un paquet d’autres atterrissent sur l’aéroport militaire de Bretigny. Certains louent des voitures et des bidons d’essence pour débarquer bon an mal an Porte d’Auteuil !

Au final, il y a 31 W.O. au premier tour, dont trois têtes de série: Hoad, Pietrangeli et Kodes, et 3 au deuxième… Soit donc, 34 en tout, record à battre…

Le 30 mai, lendemain de la disparition du Général de Gaulle, les spectateurs suivent les matches en écoutant la radio…

… Quand enfin, De Gaulle revient, et annonce dans la foulée la dissolution de l’assemblée…

Et… Oui oui, c’est dur à imaginer d’ici, mais c’est bien la joie qui prédomine chez beaucoup (pas ceux qui descendent des barricades, évidemment).

Ouf : Charles is back, le pire est passé.

Le sport aime l’ordre (il a d’ailleurs toujours fait bien meilleur ménage avec les dictatures que les régimes populaireszébordéliques), et le retour du Général remplit d’un coup le stade, boosté comme une jeune verge. La gaule de la Gaule par de Gaulle, quoi.

Les balles de plomb sont rangées dans les cartouchières, les balles pressurisées sorties de leurs étuis. La révolte a fait pschitt, les tubes peuvent faire pschitt. Retour aux jeux.

Moralité : le Général de Gaulle n’a pas sauvé la France, il a également sauvé Roland-Garros !

Sinon, en ce qui concerne le tennis, en finale, Rosewall l’emporte sur Laver 6/3 6/1 2/6 6/2. A 33 ans, Rosewall devient ainsi le vainqueur le plus âgé de l’histoire du tournoi, après en avoir été, 15 ans auparavant, le plus jeune (encore plus fort avec l’Open d’Australie, qu’il gagne pour la première fois en 1953 et, pour la dernière et quatrième fois, en 1972…).

Autre point fort du tournoi : à plus de quarante ans, Gonzalez atteint les demi-finales avant de perdre, rincé, contre Laver en demie… Un Gonzalez que la plupart des spectateurs n’avaient jamais vu jouer tant sa carrière amateur est passée comme l’éclair.

15/ Je suis la seule finale de Grand chelem opposant un militaire du bloc de l’Ouest à un militaire du bloc de l’Est, et ce, en pleine Guerre froide… Deux joueurs aux noms encore très connus aujourd’hui. Le tout pour une bagarre… A couteaux tirés (on fait ce qu’on peut).

Wimbledon 1972. Stan Smith bat Ilie Nastase 4/6 6/3 6/3 4/6 7/5.

Bon, ok Patricia, depuis 63 c’était la détente (avant la « guerre fraîche » !), et donc le « en pleine guerre froide » est un peu sensationnaliste, mais, même si elle n’avait plus qu’une réalité affaiblie, ladite guéguerre a très officiellement pris fin en 1991.

A l’époque, le bloc de l’Est refusait encore le sport pro. Ilie Nastase avait donc un métier officiel : militaire (Nastase, militaire ! Drôle, non ?). Pour le remercier des services rendus à la nation, le président Ceausescu l’avait même fait colonel…

… Or, au même moment, Smith, appelé pour son service et affecté à Washington, était, comme vous l’avez si bien dit, militaire lui aussi (il jouait grâce à des permissions). Mais il n’était que caporal… Nixon moins cool que Ceausescu ?

Le 9 juillet 1972, caporal Smith et colonel Nastase se rencontrent donc en finale… Même si le classement ATP n’est pas encore opérationnel (il le sera en 1973, et sera d’ailleurs inauguré par le colonel à sa tête), ce sont les deux leaders de cette année-là (en l’absence toutefois des pros sous contrats, provisoirement bannis lors d’une nouvelle guéguerre pros/amateurs).

Nastase perd son service et le titre à 6/5 au 5e set sur un smash dans le filet…

Dur dur… Ceci dit, il se rattrapera à l’US Open (contre Ashe), puis au Masters (contre Smith), gagnant les deux titres 6/3 au même 5eset (toujours contre Smith, il perdra par contre – et en 3 sets – simple et double en finale de la Coupe Davis, une première coupe sans challenge round que les USA remportent 3/2).

16/ Cent ans de tennis ça passe vite, et nous y voilà déjà : lors du centenaire de Wimby, je suis le seul des 41 anciens vainqueurs de simple comme de double présents dans le stade à ne pas assister à la cérémonie parce que je… m’entraîne juste à côté.

Oui, vous saviez / avez deviné : Connors… bad guy entre tous.

Avant le tournoi 1977, le All England Club invite les anciens vainqueurs encore en vie pour une remise de médaille en présence du duc et de la duchesse de Kent.

Il y a tout le monde : Borg, Evert, Borotra, Brugnon…

Tout le monde sauf Jimmy… Qui est en train de s’entraîner sur un court secondaire…

Buzz de scandale, la mère de Jimbo prend sur elle « l’erreur », en disant qu’elle a oublié de la prévenir… Sauf que Connors n’en a rien à foutre…

Ce n’est évidemment pas son coup d’essai. La liste est longue : refus de jouer la Coupe Davis ; exclusion de Roland 1974 pour participation aux rémunérateurs Intervilles américaines ; engagement dans les très controversés matches défis (appelés « Heavyweigth Championship of tennis » – Championnat poids-lourd de tennis !), qui se déroulent à Vegas, avec changements incessants de règles pour « plus de spectacle » ; embrouille avec le président de l’ATP Arthur Ashe, qu’il poursuit même en diffamation (Ashe, qui le battra en finale de Wimby 1975,  alors que Connars plastronnait avant le tournoi : « Celui qui me battra à Wimbledon n’est pas encore né ! »… Quel kif ç’a dû être pour Arthur !)…

Une chose est sûre : si Connors avait fait sa carrière avant l’ère Open, il aurait choisi son camp.

Fin du rétro-quizz aux oluives.

Le tennis à une histoire et en plus elle est fun !

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44 Responses to Rétro-quizz : les réponses

  1. Mathias 27/02/2013 at 08:57

    Oluive tu m’as tué!
    Un grand grand quizz qui te servent à écrire 16 articles en 1.
    You made history! ;-)

  2. Robert "AxelBob" 27/02/2013 at 09:06

    Trop fort l’ami Decugis, Wilding a du se casser un bras ou les deux comperes ont fait une davydenko ou une riggs :-)

    Sinon c’est pas pour chipoter mais je precise que marlboro n’est qu’une marque de la multinationale philipp morris. Santana et emerson travaillaient donc bien pour la meme societe ;-)

    • Oluive 27/02/2013 at 13:53

      Ça m’aurait étonné que tu te trompes aussi…

      J’en conclus que tu n’aimes pas Fellini.
      ;)

  3. Remy 27/02/2013 at 10:09

    Enorme boulot Oluive, je suis très admiratif.
    J’apprends plein de choses.

  4. William 27/02/2013 at 11:47

    Bon, ben… Que dire à part bravo ? À Oluive d’abord et ensuite à ceux qui ont décroché des bonnes réponses.

  5. Guillaume 27/02/2013 at 11:54

    Sur la question 3, à propos du nombre de jeux consécutifs. Sur un match ok, mais ce que ça me donne envie de savoir, c’est quel est le record de jeux remportés consécutivement, à cheval sur plusieurs parties ?

    J’ai trouvé un fou furieux qui semble détenir la meilleure marque de l’HISTOIRE. Il s’appelle Torsten Johansson, et à Wimbledon en 1947 il a collé deux triples bagels consécutifs : au 1er tour à Brian Royds, et au 2e tour à Pierre Geelhand. Selon la Bible de Collins, c’est la seule fois où l’on a recensé un tel double triple du tennis, soit 36 jeux consécutifs. Tenant la forme de sa vie, notre ami Torsten a encore battu au troisième tour Jozsef Asboth (en grappillant peut-être au moins le 1er jeu de la partie, ce qui lui permettrait d’augmenter encore son record d’une unité ?). Asboth n’était pas le premier venu puisqu’il venait de gagner Roland-Garros trois semaines plus tôt. Johansson énième du nom n’a capitulé qu’en 8e devant Jack Kramer himself.

    Allez, d’autres infos sur Torsten, en vrac : c’était le grand pote de Lennart Bergelin en équipe nationale de Coupe Davis. Il a été en 8e des 3 Grands chelems qui comptaient à l’époque (1 fois à RG, 3 fois à Wimb, 1 fois à l’US), mais n’a jamais pu s’inviter en quarts. En huitièmes de Roland en 1949, il avait toutefois bien chahuté Pancho Gonzales, ne s’inclinant que 15/13 6/4 4/6 6/4. Son Wimbledon 1953 est également intéressant : il y rétame au premier tour un certain Philippe Chatrier (6/0 6/3 6/0… de là ses sentiments ambivalents envers Wimby ? :lol: ), et au troisième tour un certain Torben Ulrich, le père du batteur de Metallica.

    Il a gagné un seul titre, en Allemagne en 1956, en salle. Il avait battu en finale l’Italien Orlando Sirola, futur finaliste de RG. Une autre finale à son actif, en France, au Canet, perdue face au très francophile Budge Patty en 1955. Et enfin son morceau de bravoure, une finale atteinte aux Internationaux d’Afrique du Sud en 1956. Il y avait battu Trevor Fancutt, Australien de second plan (0/6 9/7 7/9 6/3 6/1) et surtout le N°1 local Eric Sturgess, trois fois finaliste en GC (2/6 2/6 6/4 7/5 6/3). Voilou, voilou.

    Va essayer de reprendre une activité normale après ça.

  6. MarieJo 27/02/2013 at 12:16

    bon 2/15 j’aurai pu faire 2 points de plus mais ça change quoi à la rouste en question ! :oops:

  7. Kaelin 27/02/2013 at 12:17

    Merci beaucoup Oluive, moi aussi j’ai appris énormément de choses.. à vrai dire je crois que je ne connaissais aucunes de ces anecdotes tennistiques historiques, c’est pour ça que je n’ai point participé.
    Enorme boulot comme dit Rémy.
    Il y a quand même des histoires de cinglés haha.

    Mes préférées : l’anecdote avec Lenglen et la reine ; Bobby Riggs (idole de Gilles Simon et Tsonga ;) ); Jaroslav Drobny : son histoire est absolument incroyable, j’adore ! ; et celle sur Connors, qui refuse de venir à la cérémonie d’anciens vainqueurs, qui m’a fait pensé un peu à celle sur Lenglen.

  8. Guillaume 27/02/2013 at 13:42

    Je continue, parce que cette question 3 m’a vraiment laissé sur ma faim. J’explore, j’explore…

    Plus près de nous, et donc qui permettra à beaucoup d’entre nous de mieux jauger l’exploit à l’aune de ce qu’ils ont vécu, Sergi Bruguera a frappé sacrément fort à Roland en 93 : on connaît tous le 6/0 6/0 6/0 passé à Thierry Champion au 2e tour. Mais ce triple bagel s’inscrit en fait dans une série. Juste avant, au 1er tour, Bruguera avait écrabouillé Leconte, prenant les 2e et 3e set sur le score de 6/1 6/0 (et pourtant Leconte rejouait bien à ce moment. Il gagnera d’ailleurs Halle dans la foulée, puis un 8e à Wimb). Et juste après, au 3e tour, la vache espagnole gagnera le 1er set 6/1 contre Magnus « Forehand » Larsson. Autrement dit, cette année-là (où il va gagner le tournoi), Bruguera gagne donc minimum 25 jeux consécutifs entre la fin du 2e set contre Leconte au 1er tour, et le début de son 3e tour contre Larsson. Ca, c’est pour la certitude. Après, entre le 6/1 passé à Leconte et le 6/1 passé à Larsson, il y a de très fortes probabilités que cette marque soit en réalité riche de quelques unités supplémentaires. Cela signifie que Bruguera doit avoir frisé les 30 jeux consécutifs sur cette série à Roland. Si quelqu’un connaît les déroulés exacts de ces matchs ou en possède la feuille d’arbitrage, ça m’intéresserait de connaître le nombre de jeux exacts… :)

    • Oluive 27/02/2013 at 13:54

      … Pareil si quelqu’un a un compte-rendu quelconque du match de Decugis…

    • Nath 27/02/2013 at 18:45

      Mets-toi un peu de glace sur la tête et respire. Ca va te faire du bien je t’assure ;)

      Plus sérieusement, c’est ce que j’avais compris à la question, j’ignorais qu’un joueur avait collé 2 triple bulles consécutives, c’est effarant !

  9. Oluive 27/02/2013 at 14:10

    En tous cas, vous avouerez, puisque c’était le sujet de départ, que la force voire l’amplitude de ces anecdotes claque un sérieux bémol aux history was made contemporains.

    J’étais avant-hier en avance pour prendre un train à Saint Lazare, et j’ai feuilleté un bouquin de « références cultes » musique/ciné/roman/bd édité par Virgin. Et, évidemment, les productions des dix dernières années étaient surreprésentées (en sus des cultes incontournables -ou juste de ceux dont on peut se dire qu’ils ont un potentiel marchand-).

    C’est juste la même chose en tennis.
    Il faudrait un Bellemare du filet, un Loth sexy, un Decaud bandant, qui ferait chier tout le monde en sortant systématiquement une vieille anecdote croustillante plus forte que l’actuelle, sur laquelle s’ébaudit le badaud, s’acharne le chaland.

    C’est humain : on a toujours envie d’être en connexion directe avec l’exceptionnel, de lier Histoire et histoire, émotion et mémoire.
    C’est pour ça que les grands-pèresmères pas encore séniles sont si peu écoutés. Surtout que les nôtres (ou les arrières pour les plus jeunes) ils ont eu le culot de vivre un moment d’Histoire énorme et terrible.
    Ceux d’en dessous se sont accrochés au 22 mai… Et ceux d’après à 1981… :)

    Le journalisme actuel est à la fois victime et producteur du même poison : l’urgence.

    • Kaelin 27/02/2013 at 14:54

      Yep.
      Génération de l’instantanée avec internet, google, facebook, tweeter, les smartphones, Felix Baumgartner et Redbull… on a l’impression qu’on est constamment en train de vivre une période inédite, incroyable. Alors que quand on regarde un peu derrière nous ce qui s’est passé, comme tu l’as montré avec certaines de tes histoires citées, c’est loin d’être le cas ..

  10. Elmar 27/02/2013 at 15:15

    Bravo et merci, Oluive.

  11. Elmar 27/02/2013 at 15:22

    Almagro made history: 300ème victoire, dont 211 sur terre battue.

    C’est surtout ce dernier ratio qui m’impressionne. Quelle quiche en-dehors de la terre battue! Seulement 89 victoires hors ocre en bientôt 9 ans de carrière…

    • Guillaume 27/02/2013 at 17:21

      Tellement une grosse quiche qu’à deux points près il était en demi-finales de l’Open d’Australie (mode Patricia on :) ) . C’est un choix de sa part de ne jamais jouer les petits tournois de dur. Quand après l’OZ tout le monde va à Marseille, Rotterdam, San Jose ou Memphis, lui va en AmSud sur terre. Quand après Wimb tout le monde va à Washington, Atlanta, Indianapolis, lui va à Bastad, Gstaad sur terre. Ses stats sur dur n’enflent pas parce qu’il ne fait que les gros tournois… et y tombe sur les gros clients, souvent des Djokovic, des Murray, des Berdych… Pour le reste… 1 quart à l’OA, 3 huitièmes à l’OA, 1 huitième à l’US, des quarts à Indian Wells, Miami, Montréal et Cincy… en général il tient son statut, voire un chouia plus. C’est-à-dire Top 8 / Top 12, soit son classement depuis 3 ans maintenant. Logique. Trop logique, même. Manque de folie, le Nico. Son seul grain de folie est d’être l’un des derniers spécialistes de terre au top niveau, alors même que dans son jeu il avait toutes les armes pour être une terreur sur des durs un peu lents comme ceux qu’on nous propose un peu partout actuellement.

      Moi au contraire ce que je lui reproche c’est de se louper trop souvent dans les grands rendez-vous de tb. Qu’il n’ait pas bcp de résultats sur dur, normal puisqu’il ne s’en donne pas les moyens. Mais qu’il n’ait atteint qu’une seule 1/2 en Masters 1000 de terre battue… elle est là la faille chez ce garçon. Et autant j’ai longtemps pensé qu’il nous ferait une maturité tardive (une Soderling, une Verdasco, une Gonzalez, un truc du genre quoi), autant je commence à ne plus vraiment y croire à force de le voir stagner sur ses points faibles : retour de service, sens de la temporisation. Il fait partie de ses joueurs qui ne n’arrivent pas à remettre en question leurs points faibles fondamentaux.

  12. May 27/02/2013 at 17:29

    C’est vraiment un site d’illuminé ici! On apprend tout plein de choses mais je suis aussi sûre de presque tout oublier d’ici demain. Mais c’est toujours un plaisir de vous lire.

    Moi, je dis qu’il y a un temps pour tout et qu’il est inutile de vouloir comparer les époques ou absolument savoir si c’était mieux avant ou pas. C’était différent, voilà tout!

    J’allais dire deux mots sur Almagro mais après le pavé de Guillaume ça ferait un peu ridicule! Je ne connais pas son tableau de chasse et à mon avis vaut mieux pas.

  13. MONTAGNE 27/02/2013 at 17:32

    Je chipote :
    question 9 « je suis la seule paire de double… » j’avais envie de répondre : « mon pote Paul et moi » car nous écumions les tournois en double de la ligue du Lyonnais dans les années 70 /80 et on n’a jamais gagné un grand chelem.
    D’autre part « paire de double » ça fait pas un peu pléonasme sur les bords ?

    • Patricia 27/02/2013 at 21:26

      En effet, et je me suis retenue d’évoquer ce que « paire de double » m’évoquait… : ))

  14. MONTAGNE 27/02/2013 at 17:37

    En tous cas, félicitations et remerciements pour ce quizz.
    Quel boulot, ça demande, je suis admiratif.
    De plus j’ai appris plein de trucs.
    A part Connors à Wimbledon, je ne connaissais aucune des autres anecdotes.
    Bravo !!

  15. Colin 27/02/2013 at 18:18

    3 réponses sur 16 ce n’est pas folichon, mais je revendique 4 sur 16 (ce qui ne l’est guère plus) car j’aurais répondu Lenglen à la 4 si la question n’avait pas comporté une faute de frappe (« mes malheureux adversaires finalistes », que fait donc ce misogyne « x » ici?)

    D’autre part je suis content de voir que la bonne réponse à la 14 n’est pas Wimby 73, puisque c’était en effet un boycott généralisé qui avait privé ce tournoi de la plupart des meilleurs joueurs. Pour le coup, le terme utilisé (« walk over ») avait toute son importance.

    En revanche, je me suis vautré en beauté à la question 12. Là aussi le terme utilisé dans la question (Quel est le tournoi qui a le premier « accepté » de devenir open) avait toute son importance, mal comprise par moi. J’ai répondu bêtement Roland Garros car l’édition 1968 (hé oui… celle là même qui a eu le plus de défections, normal, en pleine « chienlit »!) a été le premier grand chelem « open » de l’histoire. Quoi qu’il en soit si j’avais suivi jusqu’au bout ma logique j’aurais dû répondre Bournemouth, premier vrai tournoi open, quelques semaines avant Roland Garros.

    Bravo Oluive. Tu assures velu. « Le 22 mai », mythique!

    • Patricia 27/02/2013 at 21:20

      Bon, alors comme j’ai posté un long dithyrambe de réclamation sur « le premier tournoi ayant accepté de devenir open et entraînant par là tous les autres  » (en attente de modération car truffé de liens velus), je vais batailler jusqu’au bout :

      1) nuance entre « prendre la décision » (Wim est le premier) et « accepter » : deux jeunes promis prennent la décision de se marier ; mais à quel moment se produit « l’acceptation » ? Au moment où le mariage devient effectif par le consentement public des époux. Je maintiens (yek yek yek) que l’acceptation n’est effective que lorsque la cérémonie d’ouverture l’entérine !

      2) encore faudrait-il aussi faire la preuve que Wimbledon, ayant accepté l’ouverture aux pros, a effectivement entraîné les autres ! Qui nous dit que RG n’avait pas pris sa décision en toute indépendance ?

      Et boudiou Colin, laisse bournemouthon !

  16. Colin 27/02/2013 at 18:30

    Sinon j’suis d’accord avec Robert (c’est mon côté « tous pourris »), Decugis et/ou Wilding a/ont dû monter un pari truqué…

  17. Nath 27/02/2013 at 18:39

    Pour commencer, je conteste le fait que Jaroslav Drobny ait été le seul joueur à jamais avoir fini un match de tennis sur un nul, il avait un adversaire à qui il est arrivé la même chose, non ? Donc il n’est que l’un des deux seuls joueurs à qui c’est arrivé.
    Pour finir, je félicite et remercie Oluive pour cette superbe parenthèse historique.

    • Colin 27/02/2013 at 19:44

      Nath, docteur ès-logique

  18. Oluive 27/02/2013 at 20:46

    Raaaaalala, je savais qu’avec vous j’aurais à un moment où un autre à faire intervenir le SAV !
    Et via I-phone en plus !

    Bon :
    Ok Montagne, je corrige le pléonasme.
    Ok Nat, je change la phrase du match nul (en plus, ce n’était pas la formulation originelle, je sais pas ce que j’ai foutu).
    Par contre Colin, je revendique et assume le masculin générique « d’adversaires » pour une question ouverte au sein d’un quizz mixte !

    Fous flamboyants que vous êtes.

  19. Oluive 27/02/2013 at 20:54

    Bon, via smartphone, pas gérable, je ferai ça demain.
    Et je mettrai aussi « dans un même match » pour la 3, tiens Guillaume tant que j’y suis.

    Il faut se rendre à l’évidence, je suis fou moi aussi.

  20. Patricia 27/02/2013 at 20:57

    Eh bien je profite donc des réponses officielles pour déposer une déclaration solennelle concernant la question 1. Je ne réclame pas le point, bien sûr, car je l’avait googlée. Après revérification, il est établit que NON, Wimbledon est seulement la plus ancienne compétition importante et récurrente, en 1877, mais qu’elle fut précédée en 1876 par un tournoi organisé et remporté par James Dwight :

    « Quelquefois appelé le  » Founding Father of American Tennis  » (« Père Fondateur du Tennis Américain »), James Dwight a remporté le premier tournoi connu aux États-Unis (et probablement dans le monde, avant le 1er tournoi de Wimbledon) disputé en août 1876 dans la propriété de son oncle, William Appleton, à Nahant, Massachusetts. »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Dwight

    On ne peut objecter que le tournoi était non officiel, Dwight ayant simultanément créé la Fédé américaine qu’il dirigea pendant 21 ans.

    Par ailleurs, concernant « le premier tournoi open » question 12 : je conteste aussi, à moins que l’ordre des tournois du GC ait été différent à l’époque : Roland garros est devenu open en 1968, la même année que Wim, et se joue avant.

    « A noter enfin qu’en 1968, Roland Garros devient le premier tournoi open du Grand Chelem (ouvert à la fois aux joueurs amateurs et aux joueurs professionnels). »
    http://www.webpotentiel.com/theme/388/sport/tennis/tournoi-roland-garros

    « Jusqu’alors réservé aux amateurs, le Tournoi de Roland-Garros devient « open » en 1968 et s’ouvre aux professionnels »

    « C’est en 1968 que les tournois du Grand Chelem (1969 pour l’Open d’Australie) deviennent Open, c’est-à-dire qu’ils deviennent ouverts aux professionnels. C’est souvent à partir de cette date qu’on fait débuter l’ère moderne du tennis et qu’on commence à comptabiliser les records »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%88re_Open_(tennis)

    « Les Internationaux deviennent open

    L’ensemble des éditions de 1891 à 1967, toutes gérées par la Fédération française de tennis, furent interdites aux joueurs officiellement professionnels considérés comme des traîtres à l’esprit sportif. Parallèlement ces derniers organisèrent leurs propres internationaux de France professionnels de 1930 à 1968. Après la décision de Wimbledon de devenir open, Roland-Garros en fait de même. C’est le début de l’ère Open.

    En 1968, la FFT organise les premiers internationaux de France open, c’est-à-dire ouverts aux amateurs et aux professionnels. Ces derniers confirment leur supériorité lors de la première édition en monopolisant les quatre places de demi-finalistes du simple messieurs. Roland-Garros est le premier des quatre tournois du Grand-Chelem à devenir open. »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Internationaux_de_France_de_tennis

    Vérification faite : en 1968, remporté par Rosewall contre Laver, Roland Garros se tient du 27.05.1968 au 09.06.1968, alors que Wimbledon, remporté par Laver contre Roche, se tient ensuite du 24.06.1968 au 07.07.1968
    http://www.atpworldtour.com/Share/Event-Draws.aspx?e=520&y=1968
    http://www.atpworldtour.com/Share/Event-Draws.aspx?e=540&y=1968

    Wimbledon n’est donc ni la première compétition de tennis, ni le premier Grand Chelem Open ; vous l’avez sans doute lu quelque part et une erreur maintes fois relayée a tendance à se graver dans le marbre (sans doute parce que les instances de Wim avaient pris la décision avant celles de RG, et surtout parce que ça rentre dans le mythe), mais c’est historiquement, strictement, FAUX !

    Pour achever de faire ma chieuse, je dépose une réclamation concernant la question 7 : si le nom de Boussus est bien gravé 4 fois sur la coupe (j’ai vérifié, il y a eu un changement de règlementation, aujourd’hui ce n’est le cas que pour les joueurs jouant la finale), une autre réponse est également légale et légitime : Forget, notre Guitou national, a gravé son nom deux fois sur le saladier comme joueur mais également 4 fois comme capitaine.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quipe_de_France_de_Coupe_Davis#Victoires
    « à partir de la finale de 1982 le nom du capitaine est également gravé : Jean-Paul Loth puis Yannick Noah deux fois et Guy Forget quatre fois, ce dernier ayant son nom gravé six fois au total, comme joueur ou comme capitaine).

    (bon : j’abuse, je le reconnais, le nom des finalistes est apparemment gravé mais… vu que l’autorité ouizarde n’a pas relevé mes précédentes remarques concernant les questions précédentes, j’assaisonne d’une pincée de mauvaise fois ma requête légitime)

    Et après avoir dûment râlé, je remercie Oluive de son super quizz qui m’a poussé à m’informer sur un tas de trucs dont je n’avais point idée !

    • Colin 27/02/2013 at 23:05

      Attends une seconde Patricia, Forget ne peut pas se targuer d’être « détenteur de 4 coupes Davis », formulation exacte de la question, puisqu’il a gagné la CD deux fois comme joueur (91 et 96) et une seule fois comme capitaine (2001).

      • Patricia 28/02/2013 at 09:51

        Mais oui tout à fait, je précise que c’est de l’abus caractérisé (nous avons vu que ça se joue sur des formules, comme l’entubage de « a décidé de ») ; l’expression « a gravé son nom sur la coupe » est toujours synonyme de « a remporté », or ce n’est pas le cas avec la Coupe Davis puisque les finalistes sont aussi écrits… J’indiquais à Oluive un moyen d’entartifler les participants dans un prochain quizz.

        Pareillement, « a accepté de devenir open » est clairement synonyme de « a accepté la participation des joueurs professionnels » ; mais dans cette formulation, on n’ergoterait pas sur le fait que Roland Garros est le premier GC à avoir accepté les pros, et non Wim… Je maintiens donc ma réclamation sur les deux Wim !

        Never give up !

    • Oluive 28/02/2013 at 18:05

      Wouyaya, Patricia, Antoine t’a passé sa sulfateuse, ou quoi ?

      Bon, elle est toutefois un peu enrayée.

      Concernant Forget, c’est effectivement faux. Et par contre, je ne sais pas où tu as vu mention du « nom sur la Coupe » dans la question (j’ai juste mis « détenteur »)…

      Concernant la 12 : quel est le tournoi qui a le premier accepté de devenir open, entraînant tous les autres, et amenant ainsi l’ère du même nom ?

      La question a en effet son importance (« accepté »), mais ce n’est pas du tout par volonté d’astuce quizz, c’est juste une vérité historique : c’est bien Wimbledon qui a entraîné tout le monde et, sans lui, vraisemblablement point d’Open en 68. En tous cas, l’annonce de David a pris tout le monde de court.
      Roland s’est, certes et évidemment, tenu avant Wimby en 68, mais la fédération française (plus que frileuse à l’idée d’open jusque-là) n’a fait que s’aligner sur l’anglaise, qui s’est elle même alignée sur le club londonien.
      Wimbledon est donc bien le tournoi qui a amené tous les autres à devenir open, et le premier à se déclarer tel (mais bien entendu pas à se tenir).

      Reste ton troisième point, le seul emmerdant à mon sens : le premier tournoi.
      Alors là, je ne sais pas… Wikipédia met « James Dwight a remporté le premier tournoi connu aux États-Unis (et PROBABLEMENT (???) dans le monde) »… Bref, tout ça m’a l’air de tenir la controverse, même si c’est un tournoi entre voisins et même si beaucoup de monde n’en a jamais entendu parler… Et comme le ouiz demande quelle est la première compétition de l’histoire du tennis, et qu’une compétition est un « événement lors duquel plusieurs personnes s’affrontent pour remporter une victoire », ça se tient (à ce compte-là d’ailleurs, il y en a sûrement d’autres, et je parie plus anciennes).
      Nul doute que si j’avais ça sous la main, je me serais fait un plaisir de berner tout le monde avec, alors je précise ta réponse en variante possible de ce pas, laissant faute de temps les spécialistes trancher…

      + les trois autres modifs faites et annoncées hier : la pléonasmatique paire de double transformée en « double », le match nul de Drobny où il n’est pas tout seul, et les jeux consécutifs « dans un même match » pour Decugis.

      … Avant l’arrivée d’un autre fondu…

      • Oluive 28/02/2013 at 18:13

        « On ne peut objecter que le tournoi était non officiel, Dwight ayant simultanément créé la Fédé américaine qu’il dirigea pendant 21 ans. »

        Euh non, elle a été créée en 1881… Mais bon, j’ai pas (encore… ) mis compétition officielle dans la question…

    • Oluive 28/02/2013 at 18:11

      P.S. Je sais pas ce que t’a fait Wimbledon, mais t’es au courant que c’est le seul grand chelem où Gasquet a réussi à passer les 1/8e ?
      ;)

  21. Oluive 27/02/2013 at 20:58

    Ptain jumal, dire que tu t’es tapé la rue de la pisse en smartphone… Bourré en plus…
    Tfaçons j’ai un cousin à la DCRI : ils nous surveillent tous.
    Vous ne vous demandez pas pourquoi Antoine se terre ?
    Cherchez pas.

  22. Patricia 28/02/2013 at 10:15

    Highlight de Tsonga/Tomic à Marseille, del Po/Llodra
    http://www.youtube.com/watch?v=LRkk6kiZ06w
    http://www.youtube.com/watch?v=GcY7pYlA6F8

    Et la défaite de Gasquet (pourtant excellent) contre Muller : http://www.youtube.com/watch?v=YomkWsiQq2o

    avec le point volé par l’arbitre sur un passing bout de course exceptionnel qui lui coûte le 2nd set (l’andouille a usé tous ses challenges): http://www.youtube.com/watch?v=W9bu7pd4KMI

    une petite gâterie : leur rencontre à Wim 2005 :http://www.youtube.com/watch?v=snw9YptV2rY
    ames sensibles s’abstenir, l’interview de Richard est pathétique

  23. Mathias 28/02/2013 at 14:40

    Le programme potentiel de Rafa à Acapulco: Bellucci – Almagro – Ferrer
    On va être assez vite fixé sur le véritable niveau de son tennis, car difficile de faire muieux sur terre (à part les 3 autres fous furieux).
    Bellucci va être un très bon test en tant que local de l’étape et gaucher avec un énorme lift de coup droit.

    • Mathias 28/02/2013 at 14:42

      Oups! Le tableau de l’Equipe est faux. Mayer a battu Bellucci. et c’est donc lui qui affrontera Nadal en 1/4.

  24. Ronald 28/02/2013 at 17:09

    Excellent le quiz. Sacré travail de recherche !

    En + simple je vous propose le nôtre à propos du pourquoi de la présence de Benoit Paire à Acapulco (alors qu’il est visiblement un peu cramé physiquement, et qu’il s’interrogeait de sa future destinations de vacances sur twitter…)

    A/ Apprendre à cuisiner les Burritos avec Stan Wawrinka
    B/ Participer au championnat du monde de mojitos
    C/ Mettre à jour le Guide du Routard sur les hôtels du Mexique
    D/ Etre l’adversaire de Nadal à la bataille corse pour savoir si oui ou non, il jouerait Indian Wells

    N’hésitez pas à aller voter sur le blog !

    • MarieJo 28/02/2013 at 19:19

      ah ah benoit paire son compte twitter est une mine d’or :)

  25. MarieJo 28/02/2013 at 23:37

    fed a joué et pas de comm’ ? pauvre nikolay plus aucun respect !

  26. Ronald 28/02/2013 at 23:54

    Gulbis encore magique ce soir vs Querrey à Delray Beach.

    - Je mène tranquillement ma barque et gagne le 1er set 6/4
    - Je m’énerve peu à peu et perd le 2nd set 4/6
    - Je pète carrément un câble et me retrouve mené 0/4 dans le 3ème set, avant de prendre un point de pénalité à 3/4* pour obscénité audible
    - Je débreake mon adversaire qui sert pr le match (mm s’il m’aide bcp avec ttes ses doubles fautes)
    - Dans le tiebreak décisif, je challenge une de mes 1ères balles de service annoncée faute, mais trop tardivement d’après l’arbitre…vexé, je sors un ace énorme en 2nde
    - Je gagne le match

    :)

    • Mathias 01/03/2013 at 08:26

      Une exhib Gulbis – Monfils cela devrait avoir de la gueule… ;-)

      • May 01/03/2013 at 08:57

        Et Gulbis qui a remonté un handicap de 0/4 dans le dernier set en terassant Querrey au TB. Espoir…
        Monfils est le joueur le plus heureux sur un court de tennis, je ne sais plus qui l’écrivait il y a quelques temps mais c’est bien ça! Il joue et par la même occasion, amuse la galerie.

    • Don J 01/03/2013 at 09:59

      C’est SON tournois ;-)

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