« A perfect day : tennis » … Retour vers le futur : Bercy 2013

By  | 29 octobre 2014 | Filed under: Bord de court

1383511843_3En bande-annonce de ce Bercy 2014, je vous propose une page d’archive : et si on refaisait un arrêt sur image, il y a un an – histoire de s’amuser de toute l’eau qui a coulé sous les ponts depuis lors (mais oui ! Biquette était à la ramasse ! Gasquet arrachait les Masters ! Del Po delpotait !…). Histoire également de partager une tranche de vie importante dans ma vie d’aficionada du tennis : mon dépucelage du tennis-en-vrai.

J’avais tartiné cette chronique à mon retour et calé, Dieu sait pourquoi, sur le récit du dernier match, pourtant mon deuxième préféré de la journée…

Au programme : la queue, Wawrinka/Almagro, Ferrer/Simon, Isner/Djokovic, Dimitrov/del Potro, Federer/Kohlschreiber, la pause, Gasquet/Nishikori, Nadal/Janowicz.

Un couac dans la compréhension du système de queue nous fait perdre une demi-heure. Quand nous arrivons dans les gradins (dans l’axe longitudinal à gauche, côté petit filet, yes !), un set est passé déjà et nous comprenons rapidement que Nicolas n’a pas l’intention de s’attarder sur le court. Le plus marquant de ses hauts faits, c’est sa coiffure de Fonzy qui lui donne encore plus l’air d’un aide épicier officiant dans un bled d’Andalousie (celui qui revient de l’arrière-boutique avec le salami en faisant tinter le rideau de perles en plastique). Stan ne fait pas grand chose, mais j’ai le temps d’apprécier le geste de finition de son revers, un côté artisanal genre « allez ma p’tite dame je vous la découpe vite fait cette côtelette ».

Je note également un type qui fait la retape entre les matchs, entre animateur « C’est la chenille qui redémarre » façon vendredi après-midi aux Acacias, et vente-flash au rayon cassoulet de Carrefour (non pas une, non pas deux, mais 3 knackis dans les flageolets). Avec des sons-et-lumière incontinents pour radjeunir.

Nicolas quittera le court fort gracieusement, tout le monde a l’air de bien s’aimer et de prendre les choses du bon côté. La dimension de l’adversité, la dramatisation me paraissent très amplifiées par la réalisation télévisée, qui cadre de près le joueur et nous identifie systématiquement au point de vue de celui qui a envoyé la balle. (Bien souvent d’ailleurs, je perdrais le compte des jeux durant la journée, toute étonnée de voir arriver la balle de match…)

Un autre duo se présente ; nous baissons subitement de trois crans niveau puissance.

Simon fait encore beaucoup plus fluet qu’à travers le prisme d’une caméra. Une absence de mollets, une lacune de postérieur qui se traduira vite par sa difficulté à faire avancer la balle sur une surface de consistance ouateuse.

Ferrer ne sera pas beaucoup plus impressionnant ; ni l’un ni l’autre ne sont dans un grand jour. Simon a des velléités offensives, mais ses initiatives échouent bien trop souvent dans le couloir à marée basse, et le filet reste un lieu de trouble palpable pour le chétif poussin… Son incapacité à jouer un slice lui est souvent fatale, Ferrer en profite à fond.

Mais surtout, un mal de dos évident le saisit au bout de 3 jeux (son interview d’avant match laissait d’ailleurs pressentir un pessimisme considérable sur sa condition) : il n’arrive plus à se baisser (rédhibitoire sur une surface feutrée qui absorbe le rebond), sert à 120 km/H en 2è balle, on dirait un moustique englué sur un ruban poisseux. La ouate poisse le public, la main de Djembé Man colle au tam-tam, mes encouragements sont sans doute aussi ténus que la carrure de Gilou.

On lui souhaite des vacances reposantes, même s’il a encore un double à perdre avec Chardy.

Isner/Djoko démarre.

Là, on a quand même un duo qui arrive à faire avancer la balle dans l’aquarium, et même un type qui garde assez bien la balle dans le terrain. C’est rigolo de retrouver l’homme caoutchouc et ses frappes de balles acrobatiques, ses petits moments de nerfs (il se tape sur la croupe et après, ça saigne. En face.).

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Le petit bonhomme en mousse

Mais nous, on veut voir Del Potro/Dimitrov sur le petit court, donc on file à l’anglaise.

Au sous-sol, il y a un tout tout petit court avec 200 places à tout casser sur lequel, pour une raison qui m’échappe, on a programmé le superlativement charismatique del Poutou/Dimitrov au lieu du logique Simon/Ferrer. Même en nous cassant à un moment hautement stratégique de l’arène principale, environ 80 personnes poireautent déjà devant les vigiles, qui nous annoncent tout de go que c’est plein et qu’on ne peut aller que sur le court numéro 2 (un double sexy avec Qureshi/Rojer et Bennet’/ Zimonjic). Environ 25 personnes filoutent comme nous, prétendent une compulsion pour le tennis par paire, descendent et bifurquent illico direction Court N°1.

Succès.

Wonderful ! C’est du spectacle de loge, à cinq mètres de la nuque des joueurs au changement de côté. En plus, Grigor et del Po nous servent du tennis champagne, le meilleur niveau de jeu observé sur la journée des deux côtés. Ca va à une vitesse phénoménale, genre musiciens gypsies en transe.

Dimitrov joue une partition prodigieuse en slice de revers ; en jeu à plat c’est hauteur de cuisse maxi, slicé, en règle générale, ça rase l’élastique des chaussettes. Del Po renvoie tout avec des pralines coup droit et revers à rendre cinglé, bang bang, Grigor réplique du tac au tac, racatacatac, kalash’ bulgare. Y a un supporter made in Sofia (« Grishaaa »), un couple argentin (« Vamos Rrrrouan ! »), et le reste braille à plein poumons « allez GriPo !», c’est fort  sympathique.

Impression de la grande salle confirmée, comme stature, les joueurs sont nettement moins mastards qu’à la téloche, où on nous vend du bison transgénique à coup de cadrages hyper serrés et de contre-plongées dramatiques. (Une exception : Nadal. Lui ses muscles dorsaux explosent visiblement le T-shirt à 150 mètres quand il épluche sa banane).

Par contre, question charisme, del Potro est hallucinant. Ca c’est du mastodonte, Madame. Du saurien disparu.

Entre les points, le mec se déplace à la vitesse d’un caméléon en pleine méditation taoïste. Vous voyez les paresseux ? La teinte verdâtre du pelage, c’est de la mousse qui leur pousse dessus. Parce qu’ils ne bougent pas beaucoup.

On devine le lichen dans les plis velus de Del Potro. Quand il n’est pas content, il ralentit encore plus.

On voit pousser la mousse.

On entend pousser la mousse.

JMDP incarne à la perfection le type que personne ne vient emmerder au comptoir de bar. Celui qui fait pivoter lentement la tourelle du char d’assaut de son regard dans le même bloc que sa tête quand un inconscient vient demander l’heure. Alors, le pékin penaud se recroqueville comme une limace devant un fer à souder et fond au noir à reculons en bredouillant des excuses.

Chaque fois qu’il sera frustré, sur un manque de réussite, une annonce, un spectateur qui gigote au moment du service, Del Po passera au coup d’après un retour de mammouth, un ace. Un poing sur la table. Toujours.

Par deux fois, il aura émis une espèce de râle hululé vers le ciel, c’était le vieil orignal au fond du bois. Le gnou sous les mélèzes. Le wapiti royal sous le baobab.

Bref, conquise.

Grisha, à côté, avec sa petite mèche en virgule, c’est Fabrice Lucchini face à Lino Ventura : léger.

Mon cicérone, Oluive, a trouvé l’expression idéal pour cette expérience de proximité : du « tennis de chambre ».

Wow !

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« Pardon Monsieur, vous auriez du feu ? » « Petit, c’est pas le moment… »

Après désincrustation du court miniature et redescente ondoyante de la cascade des gradins pour ce qui s’annonçait comme le joyau de l’après-midi, la chute métaphorique sera rude. Pourtant, le menu était alléchant : GOAT farci à la volée et sa garniture allemande offensive, garantie 100% One Hander. Kohly /Roger, miaoû !

On a loupé la moitié du premier set, sans doute la plus potable. Parce que Fedou va reprendre ses vapeurs de fin de saison, entre fautes directes par promo de quatre et errances en retour (un abominable chip mou et plus court que les tifs de Youzhny, contre lequel nous tâcherons de sécréter des anticorps en le daubant sans merci jusqu’à la fin). Parce que Kohlschreiber a l’intelligence de servir sur ce retour de revers pathétique 98% du match. Il servira 2 (deux) fois sur le coup droit, histoire de filer le break à Doudou. On a vu UN  (1) – retour non-chipé-tout-mou de tout le match.

Roger s’en sort en servant bien.

Zones de service, l’habileté de Kohli s’arrête là, il se met au diapason du Maître côté arrosage généreux, et surtout, il plante comme un Lenôtre ses deux jeux de service réglementaires pour que la Légende continue son chemin : carrément, 3 doubles fautes pour le premier. Pour le deuxième, deux seulement, mais il compense en servant sur le coup droit, seconde occurrence du match donc.

Même Stan n’aurait pas osé tant d’abjecte allégeance.

Notre seule explication : Mirka a fait chauffer le stylo et le chéquier, il faut que Roger dépasse le marécage des matchs où il a peur de perdre pour retrouver de la substance devant un vrai alligator qui ne lui donnera pas le temps de s’adonner aux vertiges pascaliens.

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Le Crépuscule du dieu

Mais il faut reprendre des forces, parce qu’après les zakouskis un peu éventés et bourratifs de l’entame (Simon, Ferrer, Almagro, Isner…. on prend toujours trop de cochonneries à l’apéro), le délicieux plat exotique aux petits oignons en table d’hôtes du sous-sol (yaourt bulgare et bœuf sud-américain), et le festin Picard tronqué et mal décongelé du Beau Jeu Germanique, c’est du copieux qui nous attend encore ce soir : Richard, ce héros au sourire si doux, affronte Kei, ce grand blessé au sourire jaune (oui, j’ai craqué). Et en dessert, Sa Majesté de la Défense Féline, Rafa Nadal contre Son Altesse Mitrailleuse, Jerzy Janowicz.

Résultat, on se restaure, on papote, on papote, et comme je ne suis pas inquiète pour Richard, je laisse passer le début du match. Pardon, pardon, désolée, excusez-moi, voilà. Je suis installée.

Côté Richard, c’est pas mal, un peu de déchet, pas le meilleur des revers, mais des intentions offensives plaisantes, un service très efficace et du jeu vers l’avant. Je suis soulagée après son Moscou vaillant, mais éreinté et fadasse.

Kei est plutôt diaphane, heureusement qu’il est cerné de bandages comme l’homme invisible. L’issue paraît claire et je me concentre sur des détails idiots comme les rituels au service ou la minuscule serviette chiffonnée censée éponger les rivières de sueur du français, petite loque en boule trempée de A à Z qui fera pâle figure à côté des draps de bain mis à disposition de la transpiration ibéro-polonaise (Guitou, j’exige des explications !)

Voilà, c’est fait. Super, tout à l’heure Berdych a garanti la qualification de Richard pour les Masters en sortant Raonic. Notre Héros remplit quand même son contrat des huitièmes et s’offre un quart de prestige contre le Minotaure (probablement).

‘A perfect day’ pour nous deux !

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Au petit trot vers les Masters

C’est là que le compte-rendu sur le vif (disons dans l’immédiat après-coup) fut interrompu. Il ne me reste que quelques traces lointaines du clou de la soirée : la démo de Nadal contre la surprise de l’année précédente. Sa version du matador contre serial serveur, dont Djokovic avait donné son interprétation un peu plus tôt.

Un toc à rajouter au catalogue : il importe que la banane soit exactement perpendiculaire aux lanières du sac de raquette ; un déplacement exquis, sur lequel je me concentrais plutôt que sur les échanges, par ailleurs fort plaisants. Cette impression de maîtrise complète du flux du match, avec un à propos parfait à chaque mise en danger sur son service : ace, ou échange burné mettant les choses au point. De son côté, JJ, plutôt joyeux luron sur le court et bien éloigné de l’aura sinistre dont on fait les gorges chaudes (il ébouriffa aimablement Nadal à la poignée de main), dépensait en vain les siens (y compris le service le plus rapide du tournoi). Au deuxième set, Nadal avait compris le truc et JJ ne parvint plus à placer un seul ace.

Set et match au matador, le seul killer sur le court.

TENNIS BNP PARIBAS MASTERS PARIS 2013

Number ouane again

Contempler les trajectoires de ces huitièmes historiques, qui virent la qualification des 8 qualifiés pour le master à l’aube de l’édition suivante est assez ironique : autant en emporte le vent avec les grandes formes de del Potro et Nadal, Richard et Nishikori échangent leurs fortunes, Biquette est ressuscitée, longue vie à Biquette, Janowicz est repassé sous le radar, Dimitrov promène sa mèche près du top 10, Stan a coupé les côtelettes du haut de l’Olympe, Gilou chante 2008 again en mandarin, Djokovic ne la joue plus reconquête, mais bientôt poussette…

Place aux nouvelles joutes !

About 

Avocate attitrée de Richard Gasquet sur 15LOVE (SAUVEZ les bébés phoques !) et Thiemolâtre irrécupérable. Que le Revers à Une Main soit avec toi.

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274 Responses to « A perfect day : tennis » … Retour vers le futur : Bercy 2013

  1. Skvorecky 29 octobre 2014 at 17:07

    Ça me rappelle furieusement le match contre Leo Mayer, tout ça. Y’a un moment où ça ne va plus passer.

    La balle n’avance pas à l’écran, c’est fou. On a l’impression que les mecs jouent avec des cordages mal tendus! Je ne sais pas trop ce qu’il en est sur le terrain…

  2. Elmar 29 octobre 2014 at 17:10

    A noter la victoire en double de Stan et Paes sur Sock et Pospisil. C’est une victoire probante contre une paire qui était en pleine fine.

    Comme quoi Stan peut ne pas être trop nul en double s’il est bien épaulé.

    Tremblez, Français!

    • Remy 29 octobre 2014 at 17:12

      Une victoire qui élimine Sock et Pospisil du Masters alors qu’ils ont gagné un GC …

      • Patricia 29 octobre 2014 at 17:45

        Y a pas la même règle que pour le simple ?

  3. Elmar 29 octobre 2014 at 17:12

    Bon Roger retrouve des standards un peu plus conformes à ses habitudes au service. 100% de poimts gagnés derrière sa 1 ère dans le second set.

  4. Colin 29 octobre 2014 at 17:20

    Merci Patricia, c’est un formidable plaisir de lecture que tu nous offres.
    Ton article arrive à point nommé pour nous faire regretter la Tour de Tandil. Avec Rémy et Guillaume, je dois moi aussi confesser que Delpo est « mon pêché mignon chez les bourrins », et ton texte m’a fait comprendre pourquoi j’avais de la sympathie pour ce joueur (sans parler de sa ressemblance frappante avec le monstre de Frankenstein version Boris Karloff).

    Sinon, à part ça, je compatis, ça ne doit pas être rose tous les jours d’être fan de Richard Gasquet. Non mais Bautista-Agut, quoi !

  5. William 29 octobre 2014 at 17:57

    Merci Patricia pour ce récit et, comme les autres, j’aime beaucoup la description de del Potro !

    Je n’ai vu que le tie break du deuxième entre Federer et Chardy. Ce dernier est chanceux sur le point à 5-5 : sur deux coups de défense assez désespérés, il trouve la ligne… Ca valait peut-être un challenge…

  6. Cochran 29 octobre 2014 at 17:58

    Pourquoi il n’y qu’en France qu’on entend cet insupportable « popopolopolo » dans les tribunes ? Et ça fait vingt ans que ça dure…

    • William 29 octobre 2014 at 18:03

      Jack White des White Stripes a déclaré qu’il était effondré de voir que l’air de son ‘Seven Nation Army’ avait été récupéré par les fans de foot et autres beuglards sans cervelle.

      • Skvorecky 29 octobre 2014 at 18:43

        Je crois que vous ne parlez pas du même popopolopolo. Cochran fait référence semble-t-il à ceci:

        http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Le_gars_qui_crie_Popopopopopopo_polololo_%C3%A0_Roland_Garros

        Le « popolopopopo po » des White Stripes ne dure pas depuis vingt ans!

        • William 29 octobre 2014 at 18:46

          Ah, le truc de corrida là, ok. Et bien c’est tout aussi atroce. Au passage, la première image de l’article est géniale ! « Terrain de chasse de Nelson Monfort » « Terrain de chasse de Rafael Nadal » hahaha.

    • Antoine 29 octobre 2014 at 18:48

      Ne m’en parles pas..C’est pour lancer les ohla…

  7. William 29 octobre 2014 at 18:05

    Ce qui est marrant, c’est que maintenant si on veut marquer au moins un point avec son coupeur de tête au RYSC, il suffit de voir qui joue Fognini. Pas de chance, j’attendais Karlovic mais c’est Pouille qui a gagné le droit de battre l’inénarrable Fabio : break d’entrée pour lui. Pouille m’a coupé mon coupeur !

    Federer breake d’entrée de troisième mais balle de débreak Chardy… Et finalement 2-0 Federer.

  8. Persée 29 octobre 2014 at 18:12

    Merci pour ce récit, Patricia. Comme d’habitude, c’est top.

    Pour la différence TV/réalité, je ne suis pas trop d’accord avec toi. En terme de gabarit, les joueurs sont devenus trés grands mais ce ne sont pas tank avec une masse physique surdéveloppé, bien au contraire. Cilic, par exemple mesure 1,98m et pèse 82 kg d’après sa fiche. Bien que les fiches sont souvent remplies en début de carrière, le Cilic est très maigre, n’a pas les mollets saillants, les bras sont fins etc…
    Federer lui-même ne paraît être dessiné comme une statue grecque bien que ses abdos sont sensés être remarquables.

    À la télé et en vrai, les joueurs de football paraissent beaucoup plus baraques.

    Je pense que le facteur le plus incitatif au développement de la masse musculaire dans les sports pros sont les contacts. Que ce soit au rugby, la NFL, NHL et même le football, les contacts et duels existent. Pas en tennis. Bien au contraire, le tennis nécessite une grande mobilité et la puissance vient plus des effets de leviers obtenus par la synchronisation du pivotement des différentes parties du corps que par la pure masse musculaire. C’est un point commun avec la boxe où l’accent est mis sur le dynamisme des jambes, la mobilité et la technique de coups est extrêmement complexe.

    • Patricia 29 octobre 2014 at 23:01

      Ben je pense en effet que les joueurs de tennis font assez gringalets (même s’ils sont bien plus musclés que la génération Lendl/Borg/Mac), mais j’ai été choquée de voir à quel point même des gars comme Stan et Del Potro, qui me paraissent charnus du coffre pour le premier, carré des épaules pour le second, étaient peu impressionnants physiquement vus des gradins.
      Ils m’ont donné l’air d’avoir rétréci au lavage, Dimitrov faisait grignet comme Simon à la télé, et Simon avait l’air d’un CE2 un peu élancé.

      Le fait que les tennismen soient moins baraqués que les joueurs de foot et de rugby est patent…

      • Persée 29 octobre 2014 at 23:54

        Le paradoxe est que les mecs sont peu baraques pour des sportifs alors que les filles sont des cyborgs par rapport à leurs consoeurs sportives (skieuses mises à part).

        Sharapova en vrai est impressionnante avec ses 189 cm et elle a des sacrés épaules. Wozniacki qui était assise à 3 sièges de moi sur les courts annexes à RG est très carrée et j’avais la même impression que toi avec Nadal.

        • Patricia 30 octobre 2014 at 00:27

          Heu, il y a quelques sports où les filles se portent pas mal aussi ! (en judo, en natation, en sprint…) comme les mecs de ces disciplines.

  9. William 29 octobre 2014 at 18:13

    Mine de rien, Chardy a, en gagnant le deuxième set au tie break, stoppé la série de tie break gagnés consécutivement par Roger : 11. La dernière fois qu’il en avait perdu un, c’était contre… Tsonga à Toronto.

    • Antoine 29 octobre 2014 at 18:49

      11 de suite ? Dingue..

      • Patricia 29 octobre 2014 at 23:06

        d’après Jeff c’est la 5è fois de sa carrière qu’il a une série de 10 ou plus TB d’affilée remportés… sa meilleure série est de 15.

      • William 29 octobre 2014 at 23:13

        Et le record est de 18, Roddick en 2007.

  10. William 29 octobre 2014 at 18:16

    C’est le premier bout de match que je regarde : c’est de la glue cette surface !

    3e balle de double break… Encore sauvée par Chardy.

  11. William 29 octobre 2014 at 18:28

    Je me demande parfois si les arbitres de chaise ne sont pas des cyborgs.

  12. William 29 octobre 2014 at 18:35

    2 services gagnants, un smash, un coup droit gagnant : 6-4 au troisième. C’est bien de ne pas avoir perdu ce match qui avait tout d’un piège mais cela a tout de même pris 2h30… Une chose est sûre, ce n’est pas le Federer de Shanghai et de Bâle.

  13. Geo 29 octobre 2014 at 18:52

    OUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS!!!!!!!!!!!!!!!

    J’ai pas fait 9500 kms en avion pour voir un putain de Palois demain.

    PS: Je suis natif de Pau.

    • Antoine 29 octobre 2014 at 19:02

      C’est à 9 500 km de paris, Pau ? J’aurais pas dit ça mais je suis pas très bon en géographie…

  14. Antoine 29 octobre 2014 at 19:01

    Bon, merci à Jérémy qui a trouvé le moyen de perdre ce match. Pour commencer le premier set était une blague et Chardy a failli mener 5-2 service à suivre contre la limace. A ce moment là il avait gagné 17 points du fond du court contre 1 à Roger..Roger s’en sort et évite un double break. Au moment de servir pour le set, Jérémy ne passe plus une première et se fait aligner. Debreak. Jérémy lui file encore un break mais Roger ne conclue pas au jeu suivant. Tie break. Il le gagne. Un set hold up comme on en voit rarement.

    A ce compte là, Roger qui jouait mieux dans le deuxième aurait du le gagner mais c’est l’inverse qui arrive. Enfin, Roger était au dessus dans le troisième avec un nombre de cadeaux invraisemblable des deux côtés.

    Bon, c’est bien de gagner un match sans bien jouer mais cela a duré 2h30 ce qui fait beaucoup pour débuter un tournoi. Je pense que Roger n’est pas content de réaliser sur quoi il joue avec des balles qui n’avancent pas. Du coup il a joué très bombé en demie volée (je déteste) plutôt que de se déplacer et s’est fait aligner un très grand nombre de fois alors que Chardy jouait 15km/h plus vite.

    Sur sky, après le match, ils ont interrogé Roger en posant une question d’un internaute : « si voius aviez le choix entre redevenir numéro un mondial ou gagner un GC, que choisisseriez vous ? »

    Roger a commencé par dire « I’d rather wi… » puis s’est repris immédiatement et a fait une réponse convaincante pour dire qu’il préférait redevenir numéro un. Cela m’a surpris comme réponse. Faut dire qu’il a ajouté qu’un grand chelem si on est en forme et que tout se goupille bien, on peut se retrouver avec le trophée (autrement dit, en substance, il pense que c’est pas si difficile que cela d’en gagner d’autres) tandis que numéro un faut être bon tout le temps….

    Voilà, on sait pourquoi il se fait suer à Bercy cette semaine…

    Bon, ça ira sans doute mieux demain contre Fognini ou Pouille mais c’est difficile de le voir aller loin dans ce tournoi…

    • Geo 29 octobre 2014 at 19:18

      On ne lui en demande pas plus, gagner demain et revenir vendredi, parce que bon, j’ai pas envie de faire 17 kms (Chelles-Paris) pour voir un mec qui s’appelle Pouille (ou Michon) en quarts.

      • Antoine 29 octobre 2014 at 19:22

        A mon avis il n’y a aucun risque : que ce soit Pouille ou Fognini, Roger n’aura aucun problème à gagner ce match facilement demain..

  15. Antoine 29 octobre 2014 at 19:18

    Je pense que Fognini va pêter un cable..5-3..Il se fait remonter à 5-5 après un debreak blanc..

    • Antoine 29 octobre 2014 at 19:18

      ..Et 15-40…Non, cela aurait été trop fun..Fognini s’en sort provisoirement et mène 6-5..après avoir perdu le premier au tie break

  16. Sam 29 octobre 2014 at 19:22

    Merci Patricia, super. Les impressions de bord de court, c’est vraiment toujours un régal. Excepté pour moi les variations sur Potro, décidément pas ma tasse.

    Pouille a failli breaker Fabio pour servir pour le match. Karlo + Fognigni, ça commencerait à avoir de la gueule…

  17. Arno, l'homme des antipodes 29 octobre 2014 at 19:34

    Marrant on a l’impression d’un match super moyen entre Fed et Chardy devant sa télé et en lisant les commentaires, puis on voit les stats.
    Beaucoup de coups gagnants dans ce duel, autant que de fautes directes ce qui se fait de plus en plus rare.

    Je trouve que ça a quand même pas grand chose à voir avec le désormais fameux « Mayer Game ». Ici j’ai quand même l’impression que Fed était au dessus la plupart du temps sauf en tout début de match. Le prochain tour devrait être relativement calme, surtout que les repères sont désormais pris.

    Je sais pas si quelqu’un l’a noté mais Galois se plaint des balles Head, qui apparemment vont un peu où elles veulent.

    COMPLOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOT ???

    J’en appelle aux plus grands techniciens du site, c’est récurrent le problème des balles Head qui en font qu’à leur tête ?

    • Arno, l'homme des antipodes 29 octobre 2014 at 19:38

      J’en oublie la politesse élémentaire, merci Patricia pour ce super article :)

      Moi aussi la poutre me manque… Les coups droits que tu vois venir, que tu sais très bien où ça va aller, mais tu seras quand même à 5 mètres quand ça va arriver.

      Ah, la poutre…

    • Arno, l'homme des antipodes 29 octobre 2014 at 19:48

      Heu, par Galois j’entends Gilou. Merci le smartphone…

    • William 29 octobre 2014 at 19:55

      C’est vrai que les conditions de jeu ont l’air nases cette année. En 2010 c’était vraiment cool.
      Mais de toute façon Gilou se plaint toujours de tout.

    • Antoine 29 octobre 2014 at 21:38

      Les balles Head sont des balles de merde, effectivement Arno et Gilou n’est pas le seul à s’en plaindre….A Shangai, ils ont utilise les meme cela dit, ou du moins également des balles Head.

      Les balles utilises à Bercy ont parfois un rebond bizarre qui trompe les joueurs. On dirait qu’elles sont peu pressurisées et que sans effet le rebond est faible. Peut etre s’usent elles trop vite. Il m’a semblé qu’elles peluchaient beaucoup..

  18. William 29 octobre 2014 at 19:54

    Mais il l’a fait ce bougre de Pouille ! Bravo !

  19. William 29 octobre 2014 at 20:25

    Si Federer ne finit pas numéro 1, ce sera difficile de se dire que cela ait pu se jouer à 2-3 points dans un tie break, par exemple en finale d’Indian Wells ou de Monte-Carlo… Le tennis parfois…

    • Arno, l'homme des antipodes 29 octobre 2014 at 20:32

      Nan le pire c’est s’il finit à moins de 100 points. Dans ce cas ce sera la faute de… Hewitt à Brisbane. Horrible.

  20. Arno, l'homme des antipodes 29 octobre 2014 at 20:29

    Du coup, demain, Federer/Pouille.

    17 GC, 6 Masters, 82 titres, 302 semaines numéro 1 mondial, tout ça pour en arriver à cette affiche d’anthologie. Pouille.

  21. William 29 octobre 2014 at 20:41

    Putain de Robredo ! Kill it with fire !!!

    • William 29 octobre 2014 at 20:46

      A ce rythme-là il va gagner le tournoi, se qualifier pour le Masters à la suite d’une cascade de forfaits et battre Andy Murray en finale en sauvant 2 balles de match. Tommy fucking Robredo.

  22. Sam 29 octobre 2014 at 21:16

    Instant Monfils : quel visage de Gael pour ce soir ? Je mise sur Gael On Fire.

  23. Sam 29 octobre 2014 at 22:25

    En fait, quelqu’un a expliqué à Gael que ces matchs à Bercy était un entrainement, c’esst tout. D’ailleurs, là je le vois faire un peu de shadow tennis après sa volée. C’est simple finalement.

  24. William 29 octobre 2014 at 23:06

    Tiens, j’apprends sur Twitter que Nishikori est le meilleur cette année pour ce qui est des sets décisifs : 18 victoires pour 2 défaites.

  25. Patricia 29 octobre 2014 at 23:11

    Gael est toujours aussi balèze pour empêcher les mecs de passer des aces, Isner à 8 pour l’instant (et Gael à 10) !
    Il fait plaisir, lui, et c’est un peu le seul en ce moment (j’ai pas vu Tsontson mais il paraît qu’il a bien merdé le double)!

    • Sam 29 octobre 2014 at 23:14

      Il se fait plaisir en tous cas. On rigole, on rigole, mais il fait le clown et joue bien. Donc…

  26. Patricia 29 octobre 2014 at 23:18

    Sacré Gael, il veut lober encore un coup Isner et se fait avoir, et une petite double plus tard on est à 40A.

  27. Patricia 29 octobre 2014 at 23:20

    Il aime bien faire des amorties, histoire de l’attirer au filet et de remettre ça ?

  28. Patricia 29 octobre 2014 at 23:31

    Bon ben Gael en top forme, avec plein de marge pour jouer au chat et à la souris avec ce pauvre Isner, pas très inspiré par contre.

  29. Nathan 29 octobre 2014 at 23:33

    Gaël a « fourré » Isner. Fourrera-t-il Nole ? Gaël sera-t-il le Père libidineux de la Horde sauvage sur ce Bercy 2014 ? La suite à demain…

  30. Sam 29 octobre 2014 at 23:35

    Il « aime » bien, on dirait. C’est tout le truc avec Gael je crois, ne pas faire passer systématiquement son plaisir avant son « devoir », c’est à dire quelques choix dans le court du jeu qui apparaîtraient évidents, mais moins flamboyant, à n’importe quel joueur mais où lui préfère faire…Son Monfils. Ce qui le rend attachant et agaçant. Mais il a compris que cela le rendait attachant, le bougre, et je crois qu’il est beaucoup plus soucieux de l’image qu’il donne que celle qu’on lui donne, de « dilettante », limite je m’en foustiste parfois…Tout le contraire. Toute la question avec lui est jusqu’où ne pas se faire trop plaisir.

  31. Patricia 29 octobre 2014 at 23:36

    J’ai pas vu le match de Nishi mais Robredo l’a bien fait suer on dirait…
    Nishi a perdu au service depuis le début de saison, il passe très peu d’aces et parfois un % limite (à Kuala Lumpur notamment, c’était pas top)…

  32. Geo 30 octobre 2014 at 08:24

    C’est le grand jour!

    Berdych, Lopez, Anderson, Wawrinka, Verdasco, Ferrer, Bautista, Raonic, Dimitrov, Murray, Tsonga, Nishikori, Monfils, Federer, Djokovic.

    Et Pouille.

    • Patricia 30 octobre 2014 at 08:35

      Pouille fait un tournoi remarquable : pour un 170è mondial, joueur de challengers*, sortir Johnson (41è), Nieminen (69è), Karlovic (27è) et Fognini (20è), c’est une semaine en perf +++ !
      Il a peut être eu du bol avec Karlo et Fog qui ont mal joué, mais c’est un tableau d’ATP New Haven et il est en finale !

      *Il a affronté 18 top 100 dans sa carrière, pour 7 victoires, dont 4 cette semaine.

    • Geo 30 octobre 2014 at 08:52

      Pouille & Michon ne font qu’un.

    • Colin 30 octobre 2014 at 10:26

      Aujourd’hui, c’est l’anniversaire du « Perfect day » de Patricia à Bercy 2013. Bon anniversaire Perfect day :
      http://www.deezer.com/album/74080

      • Patricia 30 octobre 2014 at 11:00

        Excellent !
        Et de fait, mon titre vient d’une chanson… de PJ Harvey ^^

        Cette année je fête mes « un an » le vendredi (normal, un tour de plus !)

        Mes souhaits :

        1) Monfils/Dimitrov (en 2, Djoko/Murray, je veux voir Murray mais je préfère contre Djoko)

        2) Nishi/Ferrer (c’était top à Madrid)

        3) Wawrinka/Lopez ; épicétou.

        4) Raonic/Federer (que ce soit BA ou Rao ça risque de pas être tellement disputé mais j’aime mieux voir le fils de Crao tourné en bourrique !)

        Mwalaaa, ce sera tout !

  33. Patricia 30 octobre 2014 at 08:43

    Je viens de regarder le programme, Guitou a exilé tous les Espagnols sur le court 1 sauf Lopez… Sacré Guitou !
    N’empêche que Verdasco à 5 mètres, je serais curieuse de voir ça !
    Et les services de Rao aussi.

    Des matchs alléchants : Tsonga/Nishi (le remake de l’an passé), Dimitrov/Murray (le remake de Wimbledon), Djoko/Monfils (le remake de Toronto, bien serré!)
    En fait les 2 premiers avaient été des flops, j’espère que les vaincus auront à cœur de remettre les pendules à l’heure, au moins en niveau de jeu!

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