Conseil de classe

By  | 2 juin 2015 | Filed under: Actualité
  • 2 juin 2015

Fin d’année scolaire. Bilan général de la Seconde B avant leurs examens annuels.

Effectif de classe en début d’année : 128

Effectif de classe actuel : 8

Commentaire général: les chiffres ne mentent pas; classe trop peu disciplinée, fort écrémage. Qui devrait se poursuivre avec les examens. Ne passera en Première que l’élite.

110422tennisREVUE D’EFFECTIFS

Élève Tsonga : élève sérieux, véritable bûcheron au travail ; a bénéficié toutefois des largesses de son professeur de langues ; aura beaucoup de peine à répondre aux questions que l’expert de géométrie lui prépare.

Pronostic : recalé.

Élève Nishikori : studieux, appliqué et doué, a toutes les qualités du premier de classe, à l’exception peut-être d’une santé parfois déficiente. C’est d’ailleurs l’examen en éducation physique (musculation) qui risque de lui poser le plus de problème. A le mental pour passer outre néanmoins.

Pronostic : promu en 1ère,  avec mention.

Élève Wawrinka : aucun examinateur n’a réussi à le faire trébucher cette année, pas même le pourtant machiavélique Maître Gillou, sur les questions duquel il a passé comme un rouleau compresseur. Semble sûr de ses capacités, mais redoute l’examen de psychologie qui sera le plus ardu pour lui.

Pronostic : promu en 1ère, mais par les poils

Élève Federer: malgré son bac + 17, a décidé de reprendre des études en sociologie ; il a d’ailleurs déjà proposé un titre pour son mémoire : « Adoration, respect ou rébellion : quel destin pour les légendes ? » A travaillé longuement la géologie de la Terre cette année. Mais le TP à la ferme du Gros-de-Vaud risque de mettre un frein à ses ambitions.

Pronostic : recalé, avec les honneurs.

Élève Ferrer : moins doué que nombre d’élèves présent dans la classe en début d’année, n’a pas lâché prise, lui. S’accroche comme un pou au moindre demi-point. Mais avec son accent espagnol, il sera mis à la torture par l’examinateur d’Anglais et les demi-points risquent de ne pas suffire.

Pronostic : recalé, non sans effort

Élève Murray : s’est révélé tout au long de l’année comme une valeur très sûre de la classe ; a été rudoyé par son professeur de littérature comparée et a su relever le défi avec brio. Pourra-t-il passer premier de classe ? Difficile cette année, mais à suivre de près l’an prochain.

Pronostic : promu en 1ère, avec mention

Élève Nadal: longtemps premier de classe dans les degrés inférieurs, s’essouffle et marque le pas cette année. L’examen de physique des trajectoires lui a coûté quelques plumes, mais c’est surtout en bio-chimie qu’il risque de caler face à l’examinateur.

Pronostic : recalé

Élève Djokovic : indétrônable premier de classe ; a optimisé toutes les ressources à disposition pour parfaire ses moyennes : alimentation, sommeil, organisation du temps de travail ; tout a été pensé pour obtenir le prix de l’excellence. Devant de tels résultats, certains professeurs s’interrogent et le suspectent de tricherie. En tous cas, a même passé son examen de français avec mention cette année. Défi ultime pour lui : les maths appliquées, en espagnol ; l’expert lui réserve son équation la plus difficile. Il devrait relever le test, mais ne s’essoufflera-t-il pas l’an prochain ?

Pronostic : promu en 1ère

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586 Responses to Conseil de classe

  1. Sylvie 3 juin 2015 at 8:47

    J’ai lu que Nadal allait jouer à Stuttgart, c’est du gazon là-bas ?

    • Patricia 3 juin 2015 at 8:56

      Oui, ça a changé cette année : le tournoi change de surface et remplace Eastbourne, deux 250 passent en 500, et le challenger de Notthingham repasse en 250 (ce sera le seul la semaine précédent Wim).

      • Patricia 3 juin 2015 at 8:57

        précédant

  2. William 3 juin 2015 at 8:55

    Murray bat Ferrer, pas cool pour mon RYSC, mais cool pour lui.

    En revanche, Djoko-Murray c’est le tandem des 4 Fantastiques que j’aime le moins.

  3. Remy 3 juin 2015 at 11:15

    Comme Elmar, aucune compassion pour le Nadal.
    Je ne vis pas ca non plus comme une explosion de joie tant je m’y attendais en fait.

    • Kaelin 4 juin 2015 at 4:28

      j’ai cru à un moment que tu avais écris « je ne vis que pour ça » haha. Jme suis dit, non quand même pas faut pas déconner!

      Personnellement, j’ai un peu de compassion quand même et m’attendait à plus de résistance, certainement pas 3 sets secs comme ça. Mais je suis surtout content qu’il soit sorti, je le reconnais ..

    • Geo 4 juin 2015 at 9:33

      Une bulle pour conclure aurait été un joli clin d’œil, un bel hommage et un beau cadeau d’anniversaire. 7/5 6/3 6/0 en quart de finale de Roland Garros, c’est un score tout à fait nadalien.

      • Remy 4 juin 2015 at 9:42

        Quelque part, que Nadal ne soit pas loin d’être ridiculisé en fin de match est un infime retour de tout ce qu’il a imposé aux autres depuis 10 ans à Paris.

        Il est sortie par la petite porte et n’a pas été ovationné par le public.

        • Noel 4 juin 2015 at 10:00

          Ferrer a même été plus encouragé que lui…Il faut dire que son sursaut laissait au moins espérer un prolongement du match, alors que sur le central c’était inexorable. Et puis il y a une différence sociologique entre le Lenglen et le Chartrier.
          Mais quand même, régner 10 ans et sortir dans l’indifférence, c’est significatif.

        • Geo 4 juin 2015 at 10:45

          Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne.

        • Coach Kevinovitch 4 juin 2015 at 10:46

          C’esr surtout significatif de l’attitude du public du central de Roland. N’importe quel clampin qui gagnera 9 titres dans chacun des trois autres GC recevra une ovation royale a sa sortie. Mais bon, personne n’est ni dupe ni surpris.

          • Kaelin 4 juin 2015 at 10:50

            Peut-être pas une ovation royale mais une ovation, oui. Je n’aime pas du tout le public du Chatrier … on aime ou on n’aime pas mais on doit respecter (je ne dis pas admirer) un champion qui a gagné 9 fois un tournoi, d’autant plus du GC. C’est complètement dingue et unique comme performance, il n’est pas question de la manière dont il l’a réalisé vu qu’on peut tout à fait ne pas aimer son jeu et/ou le personnage.

            Je te suis sur ce coup, coach.

            • Kaelin 4 juin 2015 at 11:00

              On n’imaginerait pas une seconde que des joueurs comme Hewitt ou Roddick ,qui ont performé dans un tournoi de moindre importance, mais avec une grande histoire et un grand prestige comme le Queens, par exemple, qu’ils ont gagné 3 ou 4 fois chacun (pas 9 fois!), ne reçoivent pas une ovation à l’annonce de leur retraite lors de leur dernier passage dans ce tournoi qu’ils ont marqué.

              Bon là il n’est pas question de retraite anticipée pour Nadal mais cette défaite est une telle césure dans son histoire et celle de RG qu’un peu plus de reconnaissance n’aurait pas fait de mal. J’espère bien qu’il l’aura à sa (vraie) sortie car il la mérite plus qu’amplement.

          • Noel 4 juin 2015 at 11:35

            Tout a été dit sur le public du Chartrier, élitiste, tête à claque et chauvin, mais c’est aussi significatif du tennis de Nadal, même si je comprends que ça te soit difficile de l’admettre. Quand après 9 titres et dix ans de dominations il n’y a toujours pas de lien spécial entre le public et le champion, difficile de mettre tout sur le dos du premier, sans compter que Nadal a bel et bien ses fans à Paris. Hier le public ne s’est pas réjoui de la défaite de Nadal, comme une partie l’avait ostensiblement fait en 2009; il n’a pas non plus supporté Djokovic, et celui-ci l’a si bien senti qu’il a fait preuve d’une sobriété inédite. Non, le public a simplement été indifférent à ce qui arrivait à Nadal hier, et ce n’est pas seulement parce que c’était prévisible.

            Depuis dix ans, quand Nadal a-t-il communié avec le public, en dehors de la cérémonie de remise des trophées? Quand a-t-il sollicité le public? Ses rituels d’encouragement sont les mêmes qu’il y a ait 200 clampins ou des gradins remplis à ras-bord, ils ne réduisent pas la distance avec le public, tant Nadal fait sentir que ce qui se passe sur le terrain devrait dépendre de lui et uniquement de lui. Certes, l’hyper-populaire Federer n’est pas non plus connu pour jouer avec le public…mais dans le cas de Nadal, c’est l’absence d’incertitude qui me semble déterminante. Quand Rafa a-t-il vraiment été mis en danger? Par Soderling en 2009 de manière complètement inattendue, par Djokovic en 2013, et sinon…aujourdhui? L’une de ces rares fois, en 2011 face à Isner, on ne peut pas dire qu’il ait manqué de soutien du public, dans mon souvenir. En dix ans, c’est en tout cas bien peu de moments où ceux qui ne sont pas fans de Nadal aient pu réellement vibrer. Nuelle fragilité pour laquelle se passionner, nul match au couteau terminé à l’orée de la nuit, nul retournement spectaculaire d’une situation hors de contrôle. Federer, puisque c’est le point de comparaison implicite de nos discussions, n’a jamais été aussi populaire à Wimbledon que depuis qu’il est challengé et doit se sublimer pour se frayer un chemin vers la finale. Nulle sublimation chez Nadal: en tuant l’incertitude, il a tué l’émotion à Roland Garros. Et Djokovic est en train de faire exactement la même chose.

            • Don J 4 juin 2015 at 12:05

              Djokovic tueur d’émotion !

            • Coach Kevinovitch 4 juin 2015 at 3:20

              Oui c’est typiquement Chatriesque d’avoir besoin de ce lien spécial.

              On parlait de respect dû à la reconnaissance de la performance produite.

              • Noel 4 juin 2015 at 10:07

                J’ai du manquer un épisode: à quel moment le public aurait-il manqué de « respect » ou de « reconnaissance » hier? Deux notions inquatifibles et donc éminemment subjectives, au passage.
                Nadal aurait du affronter un public hostile dans les moments clés, comme un vulgaire Lendl se vautrant sur un service à la cuillère, je ne dis pas. Mais hier c’était très différent.

          • Nathan 4 juin 2015 at 1:32

            L’année prochaine, quand Djoko aura rallongé sa liste de 4 Grands Chelems (et son menton d’autant), Rafa sera populaire, aimé, supporté… et il perdra à nouveau… et sera encore plus aimé. La gloire ou l’amour, il faut choisir. Avoir les deux est un peu le privilège d’un Suisse (et encore pas l’amour d’Emilie Loit, l’aigrie de service).

            Franchement le public du Chatrier n’est pas différent du Lenglen qui n’est pas différent de celui de Madrid ou de celui de Rome. Le public, c’est le public, versatile, ingrat, chaleureux, odieux. Il y en a qui savent se le mettre dans la poche, d’autres plus tard et d’autres jamais. C’est comme ça.

  4. Kaelin 4 juin 2015 at 5:05

    15ème victoire d’affilée pour Murray sur terre battue, c’est assez énorme tout de même, pas loin des standarts auxquels nous avait habitués Rafa … enfin à niveau encore bien au dessus. Et pourtant je n’arrive pas à croire une seconde que Murray puisse ne serait ce qu’inquiéter (4 sets serrés ou 5 sets) Djoko … C’est toujours pareil entre ces 2 là.

  5. Kaelin 4 juin 2015 at 5:52

    Il y a au moins un des Bryans qui peut encore faire un doublé sur ce Roland Garros, c’est Mike ! Il est en finale du double mixte, associé à la colorée Bettany Mattek-Sands. Ils joueront contre 2 joueurs qui me sont totalement inconnus : Hradeckà/Matkowski …

    Mattek-Sands n’est visiblement pas un peintre puisqu’elle aussi a l’occasion de faire le doublé ! Associée à Safarova (décidément très en forme aussi), elle est en demi-finale. Elles joueront contre Hlaváčková/Hradecká (!! elle peut aussi faire le doublé!!). L’autre demie féminine opposera Shvedova/Dellacqua à Vesnina/Makarova (en forme!)

    voilà pour les doubles ! :D

    Concernant le double hommes, les Bryans sont en demi-finale et joueront contre la paire italienne Fogna/Bollelli. L’autre demi est aussi très classique : Rojer/Tecau vs Dodig/Melo. Beau tournoi de Sock et Pospisil qui se hissent en quart. Ils sont tenants du titre à Wim si je me souviens bien, ça va être intéressant de les suivre encore une fois !

  6. Sylvie 4 juin 2015 at 10:54

    Bel article de Guillaume sur Djoko

    https://ijsbergmagazine.com/stories/djokovic-insolent-tueur-de-geants/

    ça change des articles de groupie de Bouchard

    • Remy 4 juin 2015 at 11:00

      déjà lu dans son livre non ?

      • Don J 4 juin 2015 at 11:43

        Et ton avatar Remy ???

      • Don J 4 juin 2015 at 12:00

        Ah c’est (relativement) mieux ^^

  7. Don J 4 juin 2015 at 11:45

    Chaque année j’oublie que le jeudi de la 2ème semaine et bien il est super relou niveau tennis…

    vivement demain !

    • Kaelin 4 juin 2015 at 12:21

      haha oui quelle affreuse journée! enfin ça permet d’avoir un peu de vie sociale une journée pendant ces 15 (voire 21 si on compte les qualifs) jours ^^

  8. Nathan 4 juin 2015 at 2:21

    La France peut aller en finale à Roland… grâce à Corentin Denolly, bientôt 18 ans.

    Ayant battu Ficovich en quart, il rencontrera Fritz qui, comme son nom ne l’indique pas est Américain. Fritz est tête de série n°2 et Corentin tête de série n°4. Mais comme il y a quinze jours, Corentin a battu en quart ou en demi le grand Fritz au tournoi juniors de Borfiglio en deux sets s’il vous plaît, tous les espoirs sont permis à Corentin.

    Corentin est gaucher, pas très grand, encore un peu fragile dans la tête (il a perdu au 3ème set la finale de Borfiglio contre un adversaire sensiblement plus faible que lui et alors qu’il menait au score), mais il progresse régulièrement. Alors, qui sait…

    • Coach Kevinovitch 4 juin 2015 at 5:25

      BoNfiglio, pas Borfiglio. C’est l’équivalent du Masters 1000 de Rome chez les juniors, sauf qu’il a lieu à Milan. C’est un tournoi de catégorie Grade A, celle juste en-dessous des tournois juniors du Grand Chelem. Le célèbre Orange Bowl est un tournoi Grade A également.

      • Nathan 4 juin 2015 at 5:45

        Surtout qu’il a été boN à Bonfiglio ! M’enfin c’est pas Rublev, Denolly.

  9. Don J 4 juin 2015 at 2:34

    allez hauts les cœurs, rien n’est joué ! Le destin pet encore savonner la planche de la logique
    http://www.eurosport.fr/tennis/roland-garros/2015/tout-mene-a-un-sacre-de-djokovic-mais._sto4747071/story.shtml

    Si Djoko ne gagne pas le titre, on retrouvera enfin la glorieuse incertitude de Roland Garros qui nous fuit depuis quasiment depuis 2004, si en revanche Djoko gagne « son » titre, on perdra carrément l’incertitude du tennis et je pourrai commencer une longue hibernation…

    Il va falloir qu’il enchaîne Murray et Stan à la suite de Nadal, c’est plutôt chaud comme programme, et s’il s’en sort il méritera le respect qui lui est dû, car il aura fait un tournoi taille patron.

    ps : Un grand merci à Nadal d’être redevenu humain, il en aura mis du temps, mais putain ce que ça fait du bien ! Pu jamais ça, pu jamais !

    • Nathan 4 juin 2015 at 2:53

      mais la peste est maintenant remplacé par le choléra, alors où est le gain ?

      Pas un grand coup droit, pas un grand revers, pas un grand service, une volée plus que moyenne mais… une souplesse extraordinaire qui lui permet de taper la balle toujours en équilibre dans le déséquilibre, une rage de vaincre hors du commun, une confiance en lui qui confinerait presque au narcissisme pathologique et, pour finir, cerise sur le gâteau, une endurance absolument hors norme, bien supérieure à feu Rafa, par la grâce d’une intolérance au gluten désormais maîtrisée, font que Djokovic joue toujours juste et le coup de plus et donc le coup final.

      Avons-nous des raisons de nous réjouir de cela ?

      • Nathan 4 juin 2015 at 2:53

        remplacée

      • Bapt 4 juin 2015 at 3:07

        Je ne crois pas que Don J raffole du jeu de Djoko mais qu’il se félicite surtout de l’« ouverture » du tournoi dorénavant.

        Car même si Djoko est très fort, Murray, Stan et Jo ont plus de chance qu’avec un Rafa en lice, ne serait-ce que parce que, plus que jamais, ils se diront que c’est possible.

        Et sur le tableau du jeu du Djoko, tu es quand même unilatéral : son revers est excellent et son coup droit idem hier. Avec ce dernier il a très souvent mis en difficulté Nadal, qui est quand même bien difficile à déborder. Et ce, sans vendanger beaucoup de points ni forcer…
        Tu oublies de dire aussi que son retour est lui exceptionnel. Et tactiquement, il a très bien joué.
        Car, ce qu’il a fait, sans être d’ailleurs en feu comme Soderling est assez impressionnant de maîtrise. Nadal ne semblait avoir aucune solution… 

        • Nathan 4 juin 2015 at 3:15

          J’avais bien compris, simplement je pense que l’ouverture est plutôt une fermeture.

          Quand je dis pas un grand coup droit etc… je ne veux pas dire que ses coups ne sont pas bons, ils sont même excellents, je veux simplement dire qu’il n’y a pas « le pétard », la surprise, le truc qui ne s’apprend pas, qu’on a ou qu’on n’a pas.

          Tu l’as dit, c’est impressionnant de maîtrise. C’est bien pour cela que ce n’est pas très emballant. C’est exactement pour cela.

          • Bapt 4 juin 2015 at 3:29

            Je ne suis pas du tout d’accord : à moins de faire rime « maîtrise » avec « labeur » ou « besogne ». On peut très bien maîtriser son tennis et être emballant… 

            Que faisait Sampras durant ses grands chelems gagnés ? Tu tennis brouillon et/ou fantasque ? Du Dolgo ou du Mecir ? Bien sûr que non… 

          • Coach Kevinovitch 4 juin 2015 at 5:21

            Les coups de Sampras ont une signature, une touche personnelle. Aucun coup de Djokovic n’ont une signature personnelle. Djokovic, c’est ton professeur de tennis avec une technique académique sauf qu’il ne rate pas un coup pendant six heures sur le court avec une intensité folle.

            Bravo à lui, j’applaudis néanmoins la performance sportive.

            • Bapt 4 juin 2015 at 5:51

              Là tu confonds la « maîtrise » et la personnalité du jeu et des coups Coach. On peut avoir l’un et l’autre, l’un sans l’autre, l’un contre l’autre : il y a plein de possibilités. Sampras avait assurément l’un et l’autre et Djokovic a peu de personnalité dans son jeu (bien qu’on l’identifie rapidement du fait de son côté « élastique » et « désarticulé » assez atypique comme je l’ai constaté à Bercy l’an dernier.

              Ma remarque s’adressait à la question de la « maîtrise » développée durant un match. Pour moi ce n’est absolument pas un handicap pour apprécier un match ni un joueur.

        • Don J 4 juin 2015 at 4:09

          ça me fait penser ils vont lui filer combien d’étoiles dans le prochain Top Spin, vu comme il est monstrueux ? Grosse migraine pour les programmeurs, c’est ça de vouloir le réalisme à tout prix ! ;-)

      • Elmar 4 juin 2015 at 5:09

        La peste est remplacée par le Djocholéra tu veux dire.

    • Coach Kevinovitch 4 juin 2015 at 5:27

      Il a enchainé Murray-Nadal à l’OA 2012 en deux jours et plus de 11h30 de jeux. Tu penses vraiment qu’il est en train de trembler en ce moment?

  10. Skvorecky 4 juin 2015 at 5:30

    Dingue comme le jeudi de deuxième semaine semble n’avoir aucun intérêt pour nous. On devrait rebaptiser le site « 15-lovemaletennis »…

  11. Skvorecky 4 juin 2015 at 5:48

    Je ne sais pas si le match calling a sa place ici ou chez Rémy…

    Bacsinszky ne donne pas l’air d’être venue pour plaisanter. Elle envoie au service, elle envoie au retour. Et elle a sorti un enchaînement amortie-lob pas piqué des hannetons pour breaker.

    • Babolat 4 juin 2015 at 6:02

      Oui, elle joue crânement sa chance pendant que l’hippopodame dort encore. Si elle pouvait lui mettre la tête sous l’eau une petite heure encore, je serais assez content.
      J’ai vu Safarova tout à l’heure et je pense qu’elle peut gagner le tournoi. Elle a eu du mal à conclure tout à l’heure à cause d’Ivanovic qui lâchait tous ses coups.

  12. Skvorecky 4 juin 2015 at 6:34

    Sur le dernier jeu, Timea a dû produire au moins 5 retours gagnants côté égalité, et Serena au moins 5 aces côté avantage… Fou! Bon, la Suissesse finit par breaker, comme au premier set.

  13. Jérôme 4 juin 2015 at 7:12

    Sur les qualités de Djokovic, je vous trouve un peu durs avec lui. Se demander quelle est la signature du jeu de Djokovic, c’est la même chose que se demander quelle était la signature du jeu d’Agassi et du jeu de Connors.

    Alors bien sûr, Connors, puis Agassi, puis Djokovic, ont chacun à leur tour tout à la fois incarné et fait franchir un cap à un style de jeu assez dépouillé et standardisé qu’on peut qualifier de jeu d’attaquant de fond de court tous terrains.

    Bien sûr, ils n’ont pas dans leur palette un coup qui crève les yeux comme un gros service (Becker, Sampras, Federer), un énorme coup droit (Lendl, Becker, Sampras, Federer, Nadal), ou une volée de folie (Mac Enroe, Edberg).

    Mais ce n’est pas parce que le style de jeu de Connors, Agassi et Djokovic a fixé les canons du jeu standard multi-surfaces constituant à ce titre le meilleur compromis pour faire carrière, le jeu le plus aisément reproductible et industrialisable, que ces 3 champions n’avaient pas des points forts tout à fait exceptionnels.

    Ce qui caractérisait/caractérise Connors, Agassi et Djokovic, c’est la qualité de leur retour de service.
    Tous les trois ont aussi un coup très fort : le meilleur revers à 2 mains de leur génération. Ils font tout ce qu’ils veulent avec : et d’ailleurs, ils sont même meilleurs en revers qu’en coup droit.

    Avec quelle arme Djokovic a-t-il réussi à neutraliser l’avantage comparatif que Nadal s’était construit sur son gros coup droit lifté bondissant de gaucher ? Avec cet énorme revers à 2 mains grâce auquel Djokovic est capable de renvoyer avec une régularité de métronome les coups les plus terribles avec lesquels Nadal a l’habitude de torturer les droitiers en limant 85 fois sur 100 sur leur revers.

    Et puis, outre le mental, il y a la manière dont Djoko emploie ses coups. Le tennis, ce n’est pas simplement une panoplie désarticulée.

    • Bapt 4 juin 2015 at 7:25

      Tout à fait d’accord Jérôme. Par ailleurs, au niveau des points forts où l’on frise l’exceptionnel pour Djoko il y a quand même aussi son sens tactique depuis quelques années.

      Il sait très bien jouer Nadal, Murray et Federer et pourtant ce ne sont pas des branquignols… 

    • Coach Kevinovitch 4 juin 2015 at 9:01

      On ne parle d’absence de points forts dans les coups mais d’absence de singularité dans les coups.

      Les revers à une main d’Almagro, Robredo, Wawrinka, Kohlschreiber et Federer sont tous différents parce que chacun d’entre eux y apportent leur touche personnelle à ce coup qui font qu’il comporte quelques différences visuelles qui leur est propre par rapport au revers à une main standard que l’on apprend, si ce dernier est encore enseigné.

      Cette touche personnelle dans les coups se perçoit beaucoup moins chez Djoko. Il fait tout très bien avec un pic au revers et au retour mais même ses coups forts n’ont aucune signature personnelle. Oui, son revers neutralise les coups droits liftés bondissants, oui son retour est exceptionnel. Mais ca demeure très industrialisable et reproductible même si dans leur efficacité sera reproduite uniquement par un joueur tous les 25 ans.

  14. Nathan 4 juin 2015 at 7:38

    Oui mais là, la conversation dévie de objet initial.

    Bien sûr que Djokovic a une personnalité tennistique, au même titre que Rafa en avait une. Son tennis n’est pas un tennis appris même s’il a appris beaucoup de choses et travaillé beaucoup. Son style est inimitable. On le reconnait à 50 mètres.

    Oui, Djoko est très fort, c’est même le plus fort en ce moment. Il a un super revers, un super coup droit, un très bon service, c’est le meilleur au retour + toutes les autres qualités mentionnées plus haut.

    Je dis simplement que son tennis est orienté vers une maîtrise quasi totale du jeu et qu’à ce titre son tennis est un peu emmerdant.

    Et comme il n’a ni grand coup droit, ni grand revers, ni superbe volée, cela le renforce dans cette stratégie de maîtrise du jeu qui le hisse au sommet. C’est tout ce que je disais.

    Ce qu’il fait est difficile à faire, il le fait très bien, personne ne le fait aujourd’hui aussi bien que lui, parfois il est inspiré sur certains coups (il ne faut pas non plus caricaturer), mais c’est trop rare, et ce faisant, son tennis ne me procure pas de grandes émotions.

    Je ne pense pas que l’émotion vienne d’un jeu maîtrisé. Et ce n’est pas parce que je dis cela que je pense pour autant qu’elle vienne d’un jeu brouillon ou à l’inspiration ou d’un jeu à quitte ou double.

    • Nathan 4 juin 2015 at 7:50

      Rafa en A une, terrible lapsus !

    • Coach Kevinovitch 4 juin 2015 at 9:16

      Le lapsus révélateur…..

      Ben oui, Djokovic a très bien analysé les canons du tennis moderne en termes de surface, de matériel (raquettes, balles) et de physique. Il a choisi de s’y conformer parfaitement tel un mec qui suit un manuel de A à Z et comme il en a les capacités, il est devenu le manuel du tennis moderne de A à Z là d’où la maîtrise totale du jeu et le manque de personnalité dans son jeu.

      Félicitations à lui pour cette performance d’avoir parfaitement répliqué le manuel.

      • Nathan 4 juin 2015 at 9:47

        Le manuel écrit par qui ? :)

  15. Homais 4 juin 2015 at 9:49

    J’ai pas envie de parler du jeu de Djoko parce que celui-ci est entièrement tributaire de son physique, lequel est pour moi totalement suspect depuis sa transformation subite de nakumpoumon en jamais-essoufflé.
    Mais on a dit qu’on n’en parlait pas ici.
    Et ça, ça donne les moyens de pratiquer le tennis qu’il fait. Sauf que c’était déjà exactement ce tennis qu’il pratiquait avant, mais avec beaucoup moins de succès, piochant au bout d’un set, etc.
    Physique suspect, robotisation du jeu, emmerdement maxi du spectateur. J’ai vraiment pas envie d’en parler vu que je n’ai et n’aurai jamais de preuve.

    • Skvorecky 4 juin 2015 at 10:28

      A ce niveau, tous les joueurs sont tributaires de leur physique. Et bien avant sa « transformation », Djokovic avait gagné un grand chelem, fait une finale, une poignée de M1000, battu Federer et Nadal, était devenu nº2…

      Ce qui est un peu occulté par sa régularité et la fiabilité de ses coups, c’est que Djokovic joue un jeu beaucoup plus risqué, porté vers l’avant, que Nadal et Murray, entre autres. Et qu’il a des hauts et des bas dans ses matchs.

      Il peut commettre de grosses fautes dans des moments-clefs: je me souviens de ses 3 doubles dans le tie-break de la finale d’Indian Wells, ou encore de sa fin de quatrième set à Wimbledon contre Fed, on sentait le joueur paniqué, fébrile, qui pouvait donner quelques points gratuitement.

      Chose que je n’ai jamais ressenti chez un Nadal au sommet, qui était lui inhumainement infaillible. A une exception près: à Wimbledon 2008, dans le tie-break du quatrième set (décidément!), il commet une double alors qu’il a 1 ou 2 mini-breaks d’avance. Mais c’était tout.

      Après, bien sûr, le Serbe peut imiter Nadal un laps de temps en ne lâchant rien dans le money-time d’un match, écoeurant l’adversaire. Mais ce n’est pas l’essentiel de son jeu. La plupart du temps, il tente, rate un peu et réussit beaucoup.

      Attitude que Jérôme qualifiait il y a quelques années sur ces pages de « chevaleresque ». Il y a de ça.

    • Lucile 4 juin 2015 at 10:36

      Exactement le même sentiment que toi Hornais. Mais pourquoi ne pourrait on pas parler de ce sujet délicat. Ici à la différence des autres forum tout le monde discute agréablement sans insultes ou « trollage » patenté :).
      Et puis en novembre quand Djokovic aura fait le Grand Chelem calendaire, gagné tous les M1000 plus la master cup on sera quand même obligé d’évoquer les miracles du Gluten free^^.

      • Homais 5 juin 2015 at 10:11

        Oui Lucile, pas de preuve… comme pour la FIFA il y a quatre jours et donc si tu en parles avant c’est Gossip et cie. N’empêche que.

        Oui, Skvorecky, avant sa transformation, il en avait gagné… un et perdu plein de finales. Il était précisément alors un joueur normal,éliminé sur un RG par Kohly en première semaine, un « bon joueur » mais avec un physique un peu en dessous de la plupart question endurance, et pas un joueur au physique hors norme capable de faire plier tout le monde sur la durée, avec des 6-0 à la fin. Là on n’est plus du tout dans la norme.

        Qu’un pro qui s’entraine depuis des années et a déjà derrière lui 5 ans sur le grand circuit change ses fondamentaux à 24 ans, je veux bien… mais perso, je marche pas du tout.

      • Skvorecky 5 juin 2015 at 10:34

        Il y a effectivement un fossé entre ses performances antérieures (surtout qu’en 2010 il était sur la pente descendante) et le joueur qu’il est devenu en 2011 et qu’il n’a cessé d’être depuis lors.

        Mais si c’est le cas le plus visible, c’est loin d’être le seul. Des joueurs qui changent de statut du jour au lendemain après un paquet d’années sur le circuit, il y en a beaucoup. Là comme ça, je pense tout de suite à Söderling et Wawrinka.

        Tant qu’on n’a pas de certitude concrète, c’est quand même difficile d’avancer une explication convaincante.
        Le dopage n’est pas forcément la seule variable. C’est un facteur un peu trop simple et trop explicatif, un peu comme « dieu » pour la religion.

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