Classement final des TRWC 2015 : King Novak V

By  | 3 décembre 2015 | Filed under: Tennis Race

TRWC2015Les dernières courses

Le suspense n’a jamais été aussi insoutenable qu’en cette fin de saison :

  • Shanghaï : Djokovic !
  • Paris indoor : Djokovic !!
  • Londres indoor : Djokovic !!!

L’hommage

Pour célébrer celui qui a régné sans partage sur les TRWC 2015, nous avons composé un hymne. C’est à chanter sur l’air de la chanson de Michel Fugain & Le Big Bazar « Les gentils, les méchants« .

Qui c’est qui est très gentil ? Djokovi
Qui c’est qui est très méchant ? Les manants
Qui a tous les premiers prix ? (Djokovi)
Qui végète au trentième rang ? (les manants)

Refrain :
C’est comme un Guignol spectacle permanent
Vive l’œuf hyperbare et vive le sans glutan
Tout l’monde y croit ou tout l’monde fait semblant
Mais pourtant

Il gagne toujours le samedi (Djokovi)
Ils perdent souvent bien avant (les manants)
C’est travail famille Serbie (Djokovi)
C’est la défaite à vingt ans (les manants)

Refrain :
C’est comme un Guignol spectacle permanent
Vive l’œuf hyperbare et vive le sans glutan
Tout l’monde y croit ou tout l’monde fait semblant
Mais pourtant

Pour qui t’as de l’antipathie (Djokovi)
Pour qui t’as un gros penchant (les manants)

Il finira président (Djokovi)
Ils sombreront dans l’oubli (les manants)
Les gentils manants

Classement final

Novak Djokovic remporte son cinquième titre TRWC consécutif, avec un record de points à la clé. Il a été au moins deuxième de tous les GP auxquels il a participé.

Une mention spéciale à deux manants qui ont réussi à se glisser « in extremis » dans le tableau d’honneur de 2015, se partageant avec brio la lanterne rouge : Simone Bolelli et Albert Ramos.

Cogneur
Pts
TRWC-GP01
TRWC-GP02
TRWC-GP03
TRWC-GP04
TRWC-GP05
TRWC-GP06
TRWC-GP07
TRWC-GP08
TRWC-GP09
TRWC-GP10
TRWC-GP11
TRWC-GP12
TRWC-GP13
TRWC-GP14
1
N. Djokovic
404 50 25 25 25 25 36 50 18 18 50 25 25 32
2
A. Murray 220 36 15 18 25 24 24 25 15 15 18 5
3
R. Federer 180 18 18 20 36 25 36 27
4
S. Wawrinka 136 30 12 50 12 8 24 4 15 12
5
R. Nadal 110 8 6 15 18 4 16 6 12 6 19
6
T. Berdych 104 24 10 12 18 12 8 4 6 10 0
7
K. Nishikori 75 12 6 15 10 12 15 5
8
J.W. Tsonga 70 30 10 12 18
9
R. Gasquet 62 2 30 6 16 8
10
M. Cilic 60 10 20 30
11
D. Ferrer 59 10 8 6 15 8 12 0
12 M. Raonic 46 20 12 4 10
13
F. Lopez 40 8 10 20 2
14
J. Isner 31 2 15 4 4 2 4
15
K. Anderson 24 1 1 4 2 8 8
16
G. Simon 22 4 16 2
17
G. Dimitrov 16 2 6 8
-
N. Kyrgios 16 16
19
A. Dolgopolov 14 2 12
-
B. Tomic 14 4 10
21
J. Chardy 12 12
-
G. Monfils 12 12
23
D. Goffin 8 6 1 1
-
E. Gulbis 8 8
-
V. Pospisil 8 8
-
D. Thiem 8 8
27
R. Bautista-Agut 7 1 2 4
28
G. Muller 6 4 2
29
J. Monaco 4 4
30
T. Bellucci 2 2
-
M. Granollers 2 2
-
A. Haider-Maurer 2 2
-
J. Sock 2 1 1
34
S. Bolelli 1 1
-
A. Ramos 1 1

About 

Sous d'autres cieux et en d'autres temps, je fus connu sous le sobriquet de "Colin Maillard et Tartempion".

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134 Responses to Classement final des TRWC 2015 : King Novak V

  1. Colin 3 décembre 2015 at 15:38

    Décidément, tout le monde « made history » en 2015, avec Murray qui bat le record de points en Coupe Davis, et Djokovic qui bat le record de points ATP marqués en une année.

    Pas de doutes là-dessus, notre gentil Djokovi a bel et bien réalisé la saison la plus pleine de l’ère Open. Le barème TRWC actuel ne remonte qu’à 2010 donc on ne peut pas l’utiliser pour comparer les années, j’utilise à la place un barème « normalisé » que j’avais présenté jadis dans un article SV appelé « qui est le GOOE ? » (Greatest of Open Era).
    Et donc les meilleures années sont :
    1/ Djokovic 2015 (390 pts)
    2/ Federer 2006 (355 pts)
    3/ McEnroe 1984 (329 pts)
    4/ Federer 2007 (320 pts)
    5/ Djokovic 2011 (313 pts)

    Ce sont les seuls qui dépassent la barre des 300 pts avec ce barème. Pour comparaison, la meilleure année de Pete Sampras (1995) l’a vu amasser 254 pts. Quant à Rod Laver, l’année de son Grand Chelem (1969), il a accumulé 260 pts.

    • Colin 4 décembre 2015 at 13:58

      Un classement encore plus normalisé, et encore plus parlant, c’est le pourcentage de points du n°1 de l’année, par rapport au total de points distribués cette année là.
      1/ Djokovic 2015 (29.5%)
      2/ Federer 2006 (26.8%)
      3/ McEnroe 1984 (25.2%)
      4/ Federer 2007 (24.3%)
      5/ Djokovic 2011 (23.6%)

      Et plus loin :
      Laver 1969 (22.8%)
      Sampras 1995 (18.3%)

  2. Renaud 3 décembre 2015 at 22:10

    Comme tout classement on pourrait gloser des heures à son sujet.
    Sur ce qui compte FED et Djoko sont à égalité pour 2006
    3 GC + 1 finale
    Le Master
    Donc la différence est à la louche les finales de Master 1000 perdus par FED contre un seul joueur Nadal.

    Mais je trouve quand même l’année 2006 de FED plus abouti que celle de Djoko
    12 titres – 4 finales – 92 V – 5 D 11 titres – 4 finales – 83 V – 5 D

    Sans chercher à minimiser l’année de Djoko il a incontestablement bénéficié de la plus mauvaise année de Nadal sur la TB et n’a pas eu besoin de le battre souvent sur cette surface (2 fois de mémoire) même si ce fût fait à chaque fois sans coup férir.

    Disons que je ne la trouve pas meilleure mais que j’ai du mal aussi à la trouver moins bonne !!!
    Je suis pas Breton !!! promis !!!

    • Coach Kevinovitch 4 décembre 2015 at 14:40

      Tous les Masters 1000 se gagnaient en six matches au moins ce qui rajoute 6 matches du 1er tour au Federer de 2006.

      En parlant de Masters 1000, Djoko a l’avantage (6 contre 4) mais à l’époque, la plupart d’entre eux se gagnaient au meilleur des cinq manches ce qui a causé l’absence de Federer à Hambourg en 2006.

      Du coup, certaines différences dues au calendrier et aux règles en vigueur ressortent par le biais de cette comparaison mais je crois que la saison 2015 de Djokovic est supérieur à la saison 2006 de Federer arithmétiquement.

    • Mat4 4 décembre 2015 at 23:34

      C’est quand même oublier que Novak a joué 40% de ses matchs contre des top 10 (bon, c’est vrai qu’un top 10 2006 avec Rafael Nadal, Nikolay Davydenko, James Blake, Ivan Ljubicic, Andy Roddick, Tommy Robredo, David Nalbandian, Mario Ancic, Fernando Gonzalez, est bien supérieur aux Federer, Murray, Wawrinka, Nadal, Nishikori, Ferrer d’aujourd’hui). Et si la saison de Rafa a été moins bonne, s’il a été « blessé dans le mental », c’est peut-être aussi à cause du fait qu’il doit sa seule victoire contre Lucky Luke dans les deux dernières années au fait que son adversaire était malade le jour de la rencontre.

      Tiens, pendant que j’y suis, au fil des jours, dans les journaux, on a eu du grand Rafa à Pékin jusqu’en finale, puis un Rafa favori au WTF avant la demie… ensuite, ben non, il n’est pas encore en forme, puisqu’il s’est pris une branlée. Quant à Lucky Luke, ben nan, il n’est pas exténué, pas à bout de souffle, grâce au « glutan à l’œuf » (nouvelle recette pour nous autres qui faisons un régime), il fait semblant comme Frida qu’est belle comme un soleil.

      Vous être trop gourmands, quand même. Vous avez les 17 chelems, les 302 semaines, alors laissez à Dracula — un autre surnom d’un site suisse — ce qui est à Dracula… pardon… Lucky Luke… Djokoslip… peu importe.

  3. Mat4 3 décembre 2015 at 22:14

    Bel article Colin. Je pense à la chanson, bien sûr. C’est vrai que le suspense était difficile à gérer — mon pauvre cœur, évidemment — mais, bon, on a résisté on ne sait comment. La dernière strophe, quand même, on l’a trouvée, mettons, pas si inspirée. Peut-être que : « Pour qui t’as d’la sympathie… pour qui t’as aucun penchant… », mais bref, on va pas en faire trop, on sait qui est le djokovi, surtout que nous aussi, on fait bien parti du monde des djokovi.

    Le classement, par contre, je vais l’imprimer en A3 et le coller sur le mur de ma chambre, juste en face du lit, pour l’avoir sous les yeux avant de m’endormir souriant du rêve des justes.

    ============================================================

    Blague à part, la gestion des moments clefs dans le dernier tournoi a été la force de Djokovi. Départ canon contre Nadal et Federer, gestion, puis pression pour éviter des surprises, un remake presque.

    Je pensais que Federer servirait mieux en finale, quant à Rafa, c’était cuit d’avance, même si l’espagnol joue bien à présent. Le second service et des retours trop courts ont été une faiblesse insoluble.

    • Colin 4 décembre 2015 at 09:29

      Cher Capitaine Nino,

      La chanson m’a été inspirée par un de tes posts d’il y a quelques semaines (« les rôles des gentils et des méchants sont bien distribués… ») et ça m’a fait marrer de renverser les rôles… en apparence. Je me doutais bien que la dernière strophe ne serait pas particulièrement à ton goût.

      • Mat4 4 décembre 2015 at 17:59

        De toute façon, c’était bien trouvé. ;-) De plus, « politiquement incorrect », ce qui rajoute au plaisir.

      • Mat4 4 décembre 2015 at 18:21

        « [...] en apparence » — ben, oui, je connais l’original. Cruel, vrai. C’est pour ça que j’ai noté qu’on faisait tous bien part du monde des « djokovi »…

  4. Elmar 4 décembre 2015 at 17:31

    La Guadeloupe accueillera donc le premier tour de Coupe Davis contre le Canada sur terre battue.
    Les Français ont un an et demi de retard puisqu’ils auraient gagné la Coupe Davis 2014 s’ils y avaient songé pour la finale, comme tonton Antoine le conseillait à l’époque.

    Sinon les amis, je vais bientôt avoir un peu de temps pour pondre qqch mais je suis à se d’idée. Si qqn a un sujet à me proposer (autre qu’un bilan de Tennis Manager KaeKae), je m’y collerais.

    • Nathan 4 décembre 2015 at 17:57

      sujets

      - les bons capitaines font-elles les bonnes équipes de CD ?

      - Noah a-t-il raison de choisir une île ?

      - la France peut-elle encore gagner la CD ? (oui puisque la Suisse n’y sera pas :))

      - pourquoi un vrai régime sans gluten fait plutôt grossir ?

      - qu’est-ce qu’un joueur de tennis « créateur » ?

      - Y a-t-il plus de sagesse chez Borg que chez Federer ?

  5. Nathan 4 décembre 2015 at 17:58

    font-ils oups !

    • Colin 4 décembre 2015 at 18:28

      Tu pensais à Conchita Martinez (ou Mauresmo), probablement

      • Nathan 4 décembre 2015 at 18:41

        comment t’as deviné ?

        • Patricia 4 décembre 2015 at 20:49

          J’avais juste lu « font-ils oups », et pensé « Colin est fort, très fort… »

        • Colin 5 décembre 2015 at 09:49

          C’est moi Colin le mentaliste

  6. Patricia 4 décembre 2015 at 19:39

    Quel final pour le Guignol’s Band ! Tu nous gâtes, Colin. Le lien sur Michel Fugain a bien dopé ma culture psychédélique et donné des démangeaisons de parodie, allez je donne ma version de la chansonnette :

    Qui c’est qui rafle tous les prix (Djokovit)
    Qui c’est qui est toujours décevant (les navrants)
    Qui c’est qui en a dans le slip (Djokovit)
    Qui débande prématurément (les navrants)

    Aux moments chauds, il convertit(Djokovit)
    eux ils gaspillent les occasions(les navrants)
    Qui c’est qui balance des pralines ? (Djokovit)
    Qui c’est qui se vautre avant ? (Les navrants)

    Pour qui t’as de l’antipathie (Djokovit)
    Pour qui t’as un gros penchant (les navrants)
    C’est travail famille Serbie (Djokovit) (celle là ne souffre pas de variante)
    Eux les rogatons, une fois absent(les navrants)

    C’est le coït stakhanoviste(Djokovit)
    ils aiment caresser la balle avant (les navrants)
    le résultat éjaculation(Djokovit)
    La proie pour l’ombre comme satisfaction (les navrants)

    • Mat4 4 décembre 2015 at 19:50

      Patricia, le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est très… sexy ?

      • Patricia 4 décembre 2015 at 20:47

        Djokoslip oblige…

        • Patricia 4 décembre 2015 at 20:51

          Il (em)balle plus vite que son ombre…

          • Mat4 4 décembre 2015 at 21:44

            C’est vrai que de profile, il ressemble de plus en plus à Lucky Luck.

            • Mat4 4 décembre 2015 at 23:35

              … Luke…

    • Colin 5 décembre 2015 at 09:55

      Ah ça, « les navrants » je suis furieux de ne pas l’avoir trouvé, c’est tellement ça…
      Pour le reste tu t’éloignes du Big Bazar et te rapproches des paillardises de Pierre Perret :lol:

      • Mat4 5 décembre 2015 at 16:36

        « tu t’éloignes du Big Bazar… »

        C’est navrant…

  7. Babolat 6 décembre 2015 at 05:09

    Kyrgios qui finit 17ème sur son seul Open d’Australie. C’est ce qu’on appelle « vivre sur ses acquis ».

  8. Mat4 6 décembre 2015 at 12:20

    J’étais en train d’écouter « Sway », hier soir, dans la version mielleuse de Dean Martin, et, au fil des associations, après celles consacrées à la vie, l’amour, la mort — belle façon de présenter l’exaspérante banalité de l’existence — en écoutant les « [...] only you have the magic technique… », « bend with me », toute honte bue, je me suis mis à penser tennis, qui, cette année de succès presque ininterrompus de mon joueur préféré, a rendu ma tasse de café un peu moins amère.

    Mambo, d’après les assertions invérifiables de Wikipédia, voudrait dire « conversation avec les dieux » ; je ne suis pas expert en langues africaines, et qui sait si l’auteur a raison, mais on a eu ce « sway », ce combat incessant des deux meilleurs joueurs de notre époque — 13 matchs les deux dernières années seulement, dans la poursuite de cette klewos nerom, « cette gloire des seigneurs », à laquelle ils n’ont accédé que par le concours fortuit de leurs talents si différents, mais si exceptionnels.

    Et pourtant, en lisant un article de Steve Tignor sur « le plus grand match de tous les temps » (j’en ai vu plusieurs, par contre, par exemple la finale de Wimbledon 2009, qui était d’une meilleure qualité sur tous les plans), je n’ai pas pu éviter de penser — que, pour qu’un match soit « le plus grand », il fallait que Rafa le gagne. La finale de l’AO 2012 aurait certainement été « ce plus grand de tous les grand matchs », « cette rencontre ‘tout à fait’ » si Rafa l’avait remportée.

    En écoutant, sur plusieurs sites, que « the most compelling » histoire de 2015 était la méforme de l’Espagnol, j’ai — oh que je suis lent — finalement compris pourquoi la plus grande « rivalité » était la Fédal. La séquence préférée de cette rivalité étant probablement est celle sur terre battue — et c’est à travers le tennis que j’ai saisi Homère — oh que je suis lent — et pourquoi il fallait à tout prix qu’Achille traine Hector trois fois autour d’Ilion, cet Achille protégé tant par une armure incomparable que par l’eau magique du Styx dans laquelle Thétis l’avait immergé enfant.

    Je me souviens très bien de la phrase de Federer, avant la demie de l’USO 2010 — « j’étais là, moi, c’est pas ma faute ». Il est encore là, et ses excuses au peuple tennistique pour avoir été si bon, n’ont servi à rien. Bien que Nadal ne gagne, en moyenne depuis plus de deux ans, que deux points sur cinq contre Djokovic (Federer est pratiquement à égalité) — et ses pires raclées il se les ait pris en 2013 et à cet WTF, quand on le disait en forme — personne ne demande qu’il se retire ; on espère, quelquefois sous un maquillage léger de crainte, qu’il reviendra. Quel contraste avec la saison 2013 de Federer qui devait à tout prix se retirer. Quel contraste avec les articles foisonnants de 2012 à 2014 sur le Djokovic d’une saison.

    Et même sur ce site consacré au culte fédérérien, la fausse auto-dérision n’est peut-être qu’un réflexe de ce besoin de voir les seigneurs mordre la poussière. Je me rappelle qu’au temps de la domination nadalesque, de ce représentant si plébéien du tennis qu’on comprend tous, que l’on aurait pu jouer si on avait été plus fort et plus rapide, seul Karim avait vraiment osé le chatouiller sans ménagement, et espérer une tauroctonie.

    Errances musicales, réflexions d’un moment déconnecté et éphémère. À plus tard.

    • Coach Kevinovitch 6 décembre 2015 at 16:39

      « seul Karim avait vraiment osé le chatouiller sans ménagement, et espérer une tauroctonie. »

      Hein?????!!!!!!!

      SEUL?????!!!!!!

      Il suffit de revoir les articles durant la saison sur terre à la grande époque pour constater qu’il était loin d’être le seul à espérer une tauroctonie.

      Dans un commentaire précédent, Renaud a résumé clairement le sentiment de nombreux FFF de ce site. Ils ont compris que Federer est humain donc ni invincible ni éternel mais ils auraient préféré que le nouveau dominant du tennis mondial soit un nouveau Nalbandian ou un Safin-like (allô Gulbis!!) que le Djokovic post-2010 pour des questions de conception du jeu.

      S’ils apparaissent plus doux actuellement envers Nadal, c’est parce qu’il ne gagne plus rien et que sa situation étant un poil pathétique au regard de son glorieux passé suscite de la compassion. Il suffira d’un enchaînement Monte-Carlo-Barcelone avec les tarifs de la grande époque pour faire resurgir les vieilles rancœurs.

      • Mat4 6 décembre 2015 at 17:25

        Coach K., tu te trompes, comme d’habitude. Ils étaient résolus… en effet, quoi qu’on dise.

        Et puis, il n’y aura plus jamais de grand tarif. Rafa est fini. Il joue bien, mais il n’inspire plus la terreur. Comme tous les grands champions, il pense encore que c’est lui qui est en cause — mais non, le jeu a progressé, et il piétine.

        Avec une nouvelle équipe, oui, peut-être ; il a le talent, la puissance, mais tout cela reste un peu… brute ? Il remportera encore des tournois, es GS, qui sait ? dévidemment, mais la dominance, plus jamais.

        • Ivan 7 décembre 2015 at 00:54

          Il se trompe sur quoi au juste?

    • ConnorsFan 6 décembre 2015 at 17:20

      @Mat4 : vous devez vous ennuyer beaucoup de « Court central », dont la ligne éditoriale cherchait constamment à rabaisser Nadal.

      • Mat4 6 décembre 2015 at 17:41

        Cher CF,

        Peut-être. Paul Roux était un grand fan de Federer.

        Je m’étais fait massacrer sur Tennis-x une année parce que j’avais soutenu que Rafa était le plus grand joueur sur terre battue de l’ère open. Il n’avait pas encore gagné ses 9 RG, à l’époque, faut dire.

        Mais le « Rafa bashing », après cette demie de 2013, j’y reviens de temps en temps. C’est plus for que moi, et je me sens immédiatement mieux. Et le fair play, vraiment, c’est pas mon genre, je suis plutôt pour la realpolitik : je me tais quand j’encaisse, mais je frime quand je peux. Alors je profite de l’occasion pour lui donner un coup dans les côtes pendant qu’il est à terre, qui sait, il se relèvera peut-être…

    • MarieJo 6 décembre 2015 at 19:47

      personnellement, je trouve que le classico entre Nadal et Fed est sans doute le plus fascinant, car Nadal est parti dès 2005 à l’assault du futur mythe, celui qui était le GOAT en puissance et et était déjà au sommet à ce moment là, quoi de plus polarisant de voir le chasseur et sa proie faire des passes d’armes entre la terre et le gazon jusqu’en 2008 ?après Federer se prend des baffes par un peu tout le monde mais sauve l’essentiel en faisant un doublé roland wimb… mais Nadal l’a rendu mortel parmi ses pairs, le crime absolu ;-)
      à ce moment là djoko est au mieux un trublion qui rend les choses un peu plus intéressantes mais pas tellement plus…

      et puis Djoko revenant chaque année plus fort arrive enfin à dominer ses 2 souffre douleur… et plus rien ni personne n’est capable de l’arrêter, il faut un ovni nommé stan pour en venir à bout…
      la relève est loin du compte, et le big 3 ou 4 car murray est un ton en dessous n’arrivent plus à faire douter la machine de guerre djokovic…
      aujourd’hui ce qui arrive à nadal c’est d’une part l’érosion physique et mentale que tous les champions connaissent, et d’auter part une adaptation des concurants à son type de jeu… aujourd’hui tout le monde à plus ou moins une tactique efficace pour battre l’espagnol des jours sans, que ce soit fognini ou dustin brown, ils ont des armes et savent mettre en place la ou les tactiques adaptées…
      bref le jeu de nadal n’a plus de secrets pour personne, sauf roger qui n’a pas le revers adapté au jeu de l’espagnol depuis toujours son grand dam je suppose !

      Djoko a ce qu’il a manqué aux nalbide, davydenko, Tsonga même une foi en lui hors normes, ce n’est pas uniquement côté tactique qu’il est capable de contrer et battre ses rivaux, c’est que même les défaites qui font mal ne l’enfoncent pas comme celà arrive à Murray ou Nadal… il a sans doute appris à force de rester le n3 pendant longtemps, que tout arrive à condition de s’accrocher mentalement…
      et mentalement il est petit à petit devenu un roc, le premier qui le fera douter durablement aura gagné la moitié du match un peu comme stan à su le faire depuis 2 ans. mais le prochain Stan ne s’est pas encore révélé, si jamais il était parmi ceux dont on attend encore de belles choses…

      la rivalité actuelle entre djoko et fed n’arrive plus à un moment assez intéressant dans la carrière des 2, et sur ces 2 dernières années fed reste au mieux de ce qu’il peut être et djoko est au top de ce qu’il est…

      j’ai aimé voir l’ascension de nadal comme celle de djoko, leur période de domination respective a moins de saveur, la conquête des plus grand titres une fois achevée, ils sont condamnés a reommencer la même chose… le déjà vu encore et encore lasse indéniablement, même si nadal gagnait un 10è roland, il aurait moins de saveur que les 4 premiers, et je préfèrerai voir un nouveau champion à RG avec du sang neuf que diable !

  9. Geo 6 décembre 2015 at 14:05

    http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Roger-federer-associe-a-martina-hingis-a-rio/614074

    Évidemment qu’il faut qu’il joue avec Martina, quelle équipe! Qu’il laisse de côté le double hommes, il l’a déjà gagné. Federer-Hingis en mixte, c’est encore plus fort que Becker-Stich chez les hommes en 1992 ou… Federer-Wawrinka en 2008.

    • Nathan 6 décembre 2015 at 15:14

      Entièrement d’accord, voilà une équipe qui aurait de la gueule et un tennis à montrer !

    • Patricia 6 décembre 2015 at 19:00

      Sans la moindre hésitation. C’est du mythe à l’état pur. En plus ils sont imbattables.

    • Elmar 6 décembre 2015 at 21:26

      La presse suisse est beaucoup plus prudente. Rien n’aurait été décidé d’ailleurs selon Godsick.

    • Ivan 7 décembre 2015 at 01:09

      Elle devait pas finir dans une secte la mère Hingis comme Patty Shnyder? Son avenir c’était ambassadrice de la Scientologie. Fini le tennis.

      Au lieu de quoi nous devrons subir sa bobine à coté de Fed sur nos écrans et la pléiade de commentaires qui vont avec (du mythe à l’état pur on vous dit…)

      • Patricia 7 décembre 2015 at 10:45

        Je chéris chaque seconde où je peux voir Hingis jouer, y compris maintenant en double. Son génie tennistique est une évidence aussi limpide que celui (disons un milliard de fois plus rabâché ? Commentaires du monde entier, unissez-vous pour jouir symphoniquement sous la baguette du Maestro…) dispensé par Fedou. Du coup c’est moins lassant, en fait.

        Sa bobine, certes, est exaspérante, car parfaitement révélatrice de l’odieuse chipie qu’elle est profondément. (Mais Radek est moche comme un acarien et néanmoins un régal en double… faisons fi du faciès !) Tu hisses le drapeau de Lendl et tu attaques sur le capital sympathie ? Wow, quelle audace.

        Mais tu as raison sur un point : Martina Chipette aurait aux dernières nouvelles rapté dans la communauté de Feusisberg deux des Dobermans d’Ivan en même temps que sa benjamine. Il est au désespoir. Il attend ce double mixte à Rio avec la dernière impatience, pour lancer un commando. Tout le monde y sera devant sa télé, hors d’état de nuire, shooté par les délices de l’ultime pâmoison.

        • Ivan 7 décembre 2015 at 15:28

          L’aspect antipathique de ce cher Lendl m’est extrêmement sympathique. Contrairement à celui d’Hingis.

          Et puis la beauté du jeu ne suffit pas, il faut la tronche qui va avec. Le rabâchage multi-quotidien concernant le génie du Fed m’apparaît ainsi bien plus digeste que ne serait-ce qu’une semaine de louange sur la grâce du jeu de l’autre Hingis.

  10. Geo 6 décembre 2015 at 17:20

    Un mot sur le grand débat concernant la fameuse relève. Franchement, qui avait envie de voir Raonic remporter Wimbledon à coups de marteau et avec une moyenne de 30 aces par match? Quant à Nishikori, qu’il gagne Indian Wells, ce sera amplement suffisant. J’avais bien aimé le commentaire off de notre journaliste maison après la finale de l’US Open 2014 sur « la mobylette et le grand con ».

    Non, ce n’est pas la relève qu’on attendait, c’est Dimitrov. Le mimétisme avec le Maître, des glissades à la Djokovic, un jeu et un classement en progression, des titres sur toutes les surfaces, une première demie en Grand Chelem, tout était en place. C’est lui qui devait bousculer la hiérarchie cette année, c’est lui qui devait faire triompher le beau à Wimbledon ou ailleurs. Que t’est-il arrivé, Grigor ?

    • Mat4 6 décembre 2015 at 17:43

      Sharapova ? Roger Rasheed ?

    • MarieJo 6 décembre 2015 at 19:50

      juste content d’être là et de gagner un max de pognon en faisant pas grand chose ou presque…

    • Coach Kevinovitch 6 décembre 2015 at 22:23

      « Le mimétisme avec le Maître »

      Mais à part la gestuelle, Dimitrov n’a rien en commun avec Federer. Grigor n’a ni la main ni le coup droit ni le service ni le jeu de jambes de Roger. Il est bien plus proche de Kohlschreiber ou Youzhny que de Federer et ce n’est qu’un contreur sans le retour, la caisse et le revers à deux mains de Djokovic.

      Dimitrov c’est comme le petit garçon qui s’annonce comme étant son idole et tente de copier ses gestes quand il joue au football avec ses amis mais un peu plus doué pour être professionnel. J’ai toujours pensé qu’il réussirait quand il assumera sa proximité bien plus évidente en termes de style avec Djokovic. Malheureusement, Grigor a reçu en termes d’attention et/ou de titres promis d’un peu tout le monde bien plus qu’il n’a donné à ces derniers ce qui est un poids d’autant plus lourd quand on n’a pas énormément d’ambition.

      Pour le moment, Dimitrov c’est du sous-Gasquet.

      • Remy 7 décembre 2015 at 09:03

        Pour le moment, Dimitrov c’est du sous-Gasquet.

        cette violence !
        ça me redonne un peu le sourire, c’est déjà pas mal.

      • Patricia 7 décembre 2015 at 10:23

        Pour ma part ce qui m’est venu à l’esprit c’est que Dimitrov aurait gagné, ou à gagner, en s’inspirant de l’exemple de Gasquet (je ne suis pas sûre que sa carrière au finish soit aussi bonne que celle de Richard pour tout dire) : quand on voit que Dimitrov a une bien meilleure première balle, un meilleur coup droit, une main exceptionnelle, une palette technique archi complète, une meilleure couverture de terrain, une caisse déjà largement supérieure à Gasquet pré 2010, une taille supérieure, nettement moins de blessures, et que ses résultats sont moindres sur 2015, il est clair que c’est dans « le jeu » (l’exploitation de ses ressources et le sens du jeu) que le bât blesse.

        Je pense que Dimitrov a imité Djokovic (plus tardivement) autant que Federer… mais que ça suffit pas. En soi, tirer parti de ses atouts communs (la technique, la main pour Fed, la souplesse, la couverture en défense pour Djoko) n’est pas une mauvaise chose en soi. Le truc c’est qu’il n’a pas le placement, le service et le mental de Federer (3 domaines où Dieu est stratosphérique), donc ça suffit pas. Pour Djoko c’est pire, il est médiocre dans la plupart des atouts majeur de Novak V : c’est un relanceur très moyen, il ne l’approche pas en condition physique, en mental, en vision du jeu, en consistance.

        C’est également du sous-Gasquet en effet, dans la mesure où il lui manque également les atouts de Richard : un coup d’une qualité phénoménale et un jeu qui pose des vrais problèmes à l’adversaire.

        J’ajouterai que pour moi Nishikori propose sur le terrain autant de qualité tennistique/esthétique que Dimitrov et qu’il a une identité de jeu plus intéressante, personnelle et efficace…

        • Mat4 7 décembre 2015 at 13:42

          Chère Pat,

          Il faut noter que les joueurs du top ont tous changé leurs stratégie contre Kei. Murray avait même demandé à Hawk-Eye de lui fournir les analyses de leur entrainement commun. Djokovic et Wawrinka lui ferment les angles. Il y plusieurs articles sur Kei, basé sur les données Hawk-Eye, très intéressants ici:

          http://gamesetmap.com/

          Quand à Dimitrov. Je pensais qu’il allait faire une percée cette année. Il a une grosse caisse, il est puissant et rapide, mais il a franchement besoin d’un entraineur qui mettrait de l’ordre dans son jeu. En le regardant, je me suis dit bien souvent que Robredo, avec les atouts de Dimitrov, serait certainement top 3.

          Mais il est vrai que je ne le regarde que par intermittence, et sans suivre de près la carrière d’un joueur, on ne peut pas toujours savoir où il en est précisément. Ce que j’ai vu, par le passé, m’a tout de même impressionné, surtout l’année dernière.

      • Nathan 7 décembre 2015 at 11:07

        Chez mes grands parents, au-dessus de la table de la petite salle à manger, il y avait l’Angélus de Millet. Formidable tableau. C’était une copie, bien sûr.

        Chaque fois que je vois évoluer Grigor, j’ai un coup de vague à l’âme, je pense à l’Angélus de Millet…

        Cela étant, je ne pense pas qu’il mérite ce bashing. Ni qu’il permette une quelconque espérance. Je crois qu’il ne s’est jamais rendu compte que Federer était mortel.

      • Coach Kevinovitch 7 décembre 2015 at 18:09

        Ma conclusion signifiait que Dimitrov avait bien moins accompli de faits significatifs que Gasquet au même âge. Rappelons quand même qu’à vingt et un ans, le Biterrois facturait 5 tournois de finale de M1000 perdus contre Federer, une demie-finale à Wimbledon et une participation aux Masters.

        Comme l’a sous-entendu Mat, Dimitrov n’a pas de ligne directrice de son jeu clairement établie. Il joue des coups mais d’où la présence régulière dans les vidéos de « hot shots » mais son tennis est très loin d’être en voie de maturité.

        Le Big Four et même ceux d’en dessous ont une ligne directrice dans leur jeu, un plan selon lequel s’est déroulé la construction de leur physique et les petits détails en termes de placement, retour, service et de tactique. Cela leur permet d’avoir des fondamentaux sur lequel ils se basent et qui leur permet de gagner la plupart de leurs matches d’une part mais surtout cela leur donne l’accès à un niveau d’optimisation de tous ces détails qui rend le tout très performant quand bien le joueur peut avoir des points faibles notables.

        D’ailleurs, le couplet « Il a une grosse caisse, il est puissant et rapide », cela me fait penser à Gaël Monfils, un autre joueur qui a des qualités mais pas de plan.

        • Patricia 8 décembre 2015 at 14:00

          Je plussoie, c’est là qu’il est inférieur non seulement au B4, mais à tout le top10. Si on considère ses atouts, il n’a pas de lacunes qui justifie d’être derrière les résultats de Gasquet en 2007 (4 titres et une qualif aux Masters en plus), soit 3 ans de moins que Richard, qui jouait au mieux 4 mois dans l’année les 3 années précédentes.
          Thiem fait une meilleure année que Dimitrov, alors qu’il a très mal démarré et qu’il a des lacunes dans son jeu. Mais il a une ligne directrice dans son jeu(et un meilleur mental).

  11. Kaelin 8 décembre 2015 at 14:30

    Pour les gens en manque de sensations fortes, ya Tennis Legend pour ça

    http://www.tennislegend.fr/tennis-phenomenal-dustin-brown-pour-sortir-nadal-wimbledon-2015-video/

    • Patricia 9 décembre 2015 at 13:18

      Il y a un vote en ce moment sur les points de l’année !

  12. Arno, l'homme des antipodes 9 décembre 2015 at 00:37

    Federer/Edberg, c’est fini…

    Ljubicic rejoint la team Fed pour 2016.

    • Lucile 9 décembre 2015 at 11:27

      Ohhh noooooon ! Moi j’adorais cette association; ils allaient tellement bien ensemble^^Tout ça me renforce dans l’idée que Fed va désormais être en roue libre jusqu’à la retraite. En même temps vue son année 2015, il a dû prendre conscience que les gros titres c’était terminé. Je ne vois pas trop ce que Ljubicic peut lui apporter si ce n’est que c’est un copain qui pourra l’accompagner quand Luthi aura autre chose à faire.
      Cette fois ça sent vraiment la fin et ça me rend triste.

    • Remy 9 décembre 2015 at 13:26

      Ca vient d’Edberg qui ne rêve pas de passer plus de temps sur le circuit.
      Edberg aurait prolongé en 2015 en disant clairement que c’était la dernière année.

      • Lucile 9 décembre 2015 at 19:11

        Merci Remy. J’ai lu ça en effet. C’est bien dommage mais en même temps si Edberg aspire à la tranquillité et à la discrétion, entraîner Federer n’est pas l’idéal^^
        Dommage en tout cas que cette belle association n’ait pas été couronnée par un Grand chelem ou même un Masters comme l’avait été l’association avec Annacone.
        J’ai lu l’histoire de Ljubicic et je me disais qu’il pouvait peut être apporter quelque chose à Federer sur le plan psychologique ou dans la gestion des matchs, qui sait.
        Quand on voit les finales perdues pas Federer cette année on se dit que si le mental peut revenir au niveau de la qualité du jeu, il y a peut être une petite chance.

        • Skvorecky 10 décembre 2015 at 12:08

          Lucille, je suis plus en phase avec ce commentaire qu’avec ton précédent.
          Intégrer un nouveau membre à son équipe, ça sent la fin?? Bien au contraire, ça signale un désir d’aller de l’avant et ne pas être « en roue libre », justement.
          Évidemment, la fin de l’association avec Edberg fait un petit pincement au coeur. Mais il y a de l’espoir! Je suis assez impatient de voir le Federer millésime 2016.

  13. Renaud 10 décembre 2015 at 13:04

    Lucille et aux apôtres du « mental »

    Je reprends ici l’une des phrases de MarieJo:
    la rivalité actuelle entre djoko et fed n’arrive plus à un moment assez intéressant dans la carrière des 2, et sur ces 2 dernières années fed reste au mieux de ce qu’il peut être et djoko est au top de ce qu’il est…

    Cela devrait suffire à clore tout débat sur le mental.

    J’avoue que je suis toujours dépité de voir ressurgir régulièrement l’anathème du mental pour expliquer les défaites de FED cette année contre Djoko et pour le coup dans un troublant parallèle d’expliquer la pire année de Nadal sur le circuit par le seul problème mental.

    Bien entendu que la victoire se nourrit de victoire et que le tennis est un parfait exemple d’un combat mental au même titre que la boxe ou le judo par exemple avec le seule différence qu’on en prend pas plein la tête… seulement physiquement parlant.

    Mais c’est oublier un peu vite ce dont parle par ex Coach, le plan de jeu, la technique, la confiance en son jeu, son physique, ses capacités….
    Bref la répétition des victoires entraîne le mental et pas le contraire.

    FED était bien là de 2000 à 2003 avant sa 1ère victoire à Wimb, et ce n’est pas en raison d’un mental déficient qu’il ne gagnait pas les tournois importants mais parce que le jeu, dans tous son ensemble physique, technique, plan…, qui allait le conduire à la domination que nous connaissons n’était pas encore en place.

    Il me semble bien que le mental se construit lui aussi mais qu’il n’est que la résultante de bien d’autres enchaînements.

    Et après tout pour s’en convaincre il suffit d’imaginer Teddy Riner qui est un monstre de volonté (ou tout autre grand sportif de votre choix) qui voudrait devenir professionnel de tennis.
    Est-ce le mental qui lui manque en premier je ne crois pas.

    A la limite je veux bien admettre qu’à un moment donné le mental peut poser problème mais certainement pas au départ d’une spirale négative.

    Nadal cette année en est un parfait exemple.
    C’est le jeu, la main, la confiance en SES moyens tennistiques qu’il savait faible au fond de lui même qui ont peut-être ou certainement entraîné un doute « mental » mais pas le contraire.

    • ConnorsFan 10 décembre 2015 at 14:51

      Bien d’accord avec cette analyse. Le « mental » joue un certain rôle mais il n’a pas toujours l’importance qu’on lui accorde. Et c’est vrai qu’il est souvent une conséquence des victoires plus qu’une cause. Certains disent que Nadal réussissait à battre Federer à cause d’un avantage psychologique. Or, pour que cette confiance se construise, il a bien fallu qu’il le batte d’abord lors de leurs premiers matches, alors qu’aucun des deux n’avait encore un ascendant sur l’autre.

  14. Renaud 10 décembre 2015 at 13:13

    Pour le dire autrement et simplement comme MarieJo :-)

    FED est au max de ce qu’il peut physiquement et techniquement parlant aujourd’hui et cela ne suffit pas contre Djoko et demain Nadal s’il revient eu égard à l’historique entre les deux.
    Le mental n’a rien à faire la dedans.

    Personne ne me fera jamais avalé un problème mental de FED en 2006 et 2007 contre Nadal (qui n’était pas encore Nadal mais juste le gars qui battait « FED le Dominateur implacable » sur TB principalement) en finale de RG.
    Simplement un problème de JEU, de technique mille fois débattus ici et ailleurs.

    Même après des défaites terribles contre Nadal (son pire « bourreau » à mes yeux car à sa période de plus grande dominance loin devant Djoko qui ne fait que se rattraper en H2H) il n’a par exemple jamais eu de mal à le battre sèchement en fin d’année au Master sauf en 2013.

    • MarieJo 10 décembre 2015 at 17:32

      je suis flattée cher renaud :)

    • Coach Kevinovitch 10 décembre 2015 at 17:44

      Je suis d’accord avec toi, Renaud! Alléluia!!!

      J’ai toujours pensé que l’aspect mental était surcoté la plupart du temps et plus particulièrement lors des matches entre Federer et Nadal qui sont des duels assez parlants puisqu’au final, il y en a plein de matches donc des matches sur différentes surfaces et avec des états de forme diverses d’un côté comme de l’autre.

      Dans leur match, c’est toujours celui qui a mieux joué que l’autre qui a gagné quelque soit la surface même si cette dernière distribue les armes différemment.

  15. antsiran23 10 décembre 2015 at 15:07

    Mental ou pas mental le fait de perdre chacun de ses matchs sur 1 balle de break par set ? Et toutes ses balles de break en sa faveur non remportées par Federer ??? Pour moi c’est éminemment mental. Il prendrait des déculottées 6/2, 6/1 à chaque fois, on pourrait parler de tennis pur : « ensemble physique, technique, plan… »
    Mais dans le cas de Federer c’est bien « mental » de mon point de vue.

    N’oublions pas d’où il venait avant de devenir le joueur qui survolait tous ses matchs. Il pétait les plombs quand ce n’était pas les raquettes. Quand tout s’est mis en place : « ensemble physique, technique, plan… », il est devenu injouable. Car je reste persuadé que c’est le meilleur joueur de tennis que l’histoire du jeu ait jamais connu. Le plus complet, le plus rapide, le plus explosif, le plus créatif. Sa seule faille est mentale.

    • Skvorecky 10 décembre 2015 at 19:20

      Ça fait quelque temps que la même idée (à peu près) me trotte dans la tête.

      Federer a perdu presque tous les grands matchs historiques auxquels il a pris part, notamment en 5 sets: contre Hewitt, Safin, Nalbandian, Nadal, Del Potro, Djokovic, etc. etc. J’avais noté aussi que sa dernière victoire en cinq sets contre un top 4 date de Wimbledon 2007.
      Ça ne peut pas être le fruit du hasard si la pièce de monnaie retombe toujours du même côté. Quand un adversaire arrive à se hisser à son niveau le temps d’un match, que le score est hyper-serré, et que cet adversaire est un joueur d’une certaine envergure, alors en général il perd.

      N’est-ce pas Elmar qui le qualifiait de « Greatest Loser of All Time »? Federer est le « perdant magnifique ».

      Bien sûr, il est capable de retourner plein de situations face à des adversaires intrinsèquement inférieurs. Mais s’il ne s’avoue jamais vaincu, toute la confiance, tout l’orgueil qu’il peut avoir sont insuffisants dans des circonstances extrêmes.

      Chaque grand joueur doit avoir une faille. Si Federer avait le mental de Djokovic ou de Sampras, il aurait fait deux fois le Grand Chelem calendaire, aurait atteint peut-être les 25 titres majeurs. Il aurait explosé réellement TOUS les records du jeu, et à vrai dire on finirait presque par se lasser de sa domination, malgré son tennis magnifique.

      Ce qui est remarquable, en revanche, c’est qu’il ait accumulé un palmarès de géant sans bénéficier du joker mental, du petit plus qui donne le titre en cas d’égalité presque parfaite.

      Le regret que laisse cet état de choses, c’est la quasi-absence de match mythique où il se trouve du côté du vainqueur. Les chefs-d’oeuvre de sa carrière sont des victoires en 3 ou 4 sets, où manque l’inégalable dimension dramatique du cinquième set.

      • Nathan 10 décembre 2015 at 19:41

        Il faudrait faire une stat, je suis un peu surpris de « il perd presque tous les grands matchs historiques en 5 sets auxquels il a pris part ». C’est possible, je n’ai pas la mémoire de tous les matches.

        Mais il me semble bien que le match fondateur contre Sampras en 2001, c’était en 5 sets, que la victoire sur Nadal en 2007, c’était en 5 sets. A Roland, je n’ai pas l’impression qu’il ait perdu beaucoup de matchs en 5 sets. Ce n’était peut-être pas des matchs « historiques » mais bon… je ne lui vois pas de faiblesse congénitale dans ce domaine, ni de suprématie incontestable d’ailleurs. Il y a aussi la finale contre Roddick en 2009 ou 2010 qui n’était pas mal, en tout cas Roddick y jouait très bien, du moins dans mon souvenir.

      • Perse 10 décembre 2015 at 20:42

        Tout à fait d’accord avec Skvo.

        Pour avoir vu Fed contre Montanes en 2008 à RG, j’avais était impressionné par Fed. Il était déjà quasi la chèvre du tennis et c’est vrai que son palmarès lui confèrait une présence et une certaine aura.

        Son tennis est très beau etc…Sa domination est visible, palpable, logique. En revanche quand il était en difficulté je n’ai pas senti de changement dans l’aura qui signifierait « Maintenant il te faudra vraiment me passer sur le corps pour choper ce break/set/match ».

        A contrario, Sampras lors de son match contre Corretja en 1996 et bien que délisquescent a eu une aura absolument incomparable qui permit de rehausser le niveau de dramaturgie. On sentait viscéralement qu’il refusait la défaite. Son sauvetage sur balle de match avec cette volée en extension en est l’incarnation: ce coup n’aurait pas du être possible et il le fait.

        Et quand Corretja fait sa double c’est bien parcequ’il avait compris que gagner ce dernier point serait plus difficile que faire le tour du Mont Kailash à genou.

        Elmar avait écrit un commentaire intéressant (que je n’arrive pas à retrouver) à propos de l’exhibition du Madison Square Garden de 2008 entre Fed et Sampras qui s’était soldé en 3 set. Elmar avait trés bien expliqué la dynamique du troisième où Sampras a voulu renverser la table parce qu’après tout il voyait une ouverture. Et Federer en avait très surpris et avait du s’employer pour finalement gagner.

  16. MarieJo 10 décembre 2015 at 17:43

    Antsiran n’a pas complètement tort, fed a plus ou moins toujours eu un nombre de ratés soit lorsqu’il menait largement , soit sur des matchs très serrés ou justement la concentration mentale est plus fortement mise à contribution, on dirait que le suisse sait encaisser les revers mais qu’à un moment l’adversaire profite largement aussi des largesses du suisse, c’est comme des vases communicants, l’adversaire sait parfois mieux profiter du fait d’une confiance accrue ou simplement car il se sent en position d’underdog de jouer plus relaché ce genre de points.
    Mentalement je trouve que roger est souvent plus fébrile sur les points chauds et désespérément attentiste sur le retour, son fameux SABR c’est comme un coup de poker, cela peut marcher occasionnellement mais c’est tellement risqué que cela coute cher aussi en fin de compe.

    dans une interview récente fed regrettait qu’il soit si « agé »… comme si à 34 ans il avait trouvé la façon dont il aurait voulu jouer 5 ans plus tôt !

  17. Lucile 10 décembre 2015 at 20:02

    Renaud je ne suis pas d’accord avec toi sur le fait que le mental serait en quelque sorte accessoire et conditionné essentiellement par la qualité du jeu .
    Au niveau des champions dont nous parlons le mental me semble déterminant au contraire.
    Tous les joueurs disent qu’à ce niveau une victoire se joue sur des détails et que la confiance est une donnée essentielle.
    Pour parler de Federer, si on reprend les 3 grandes finales perdues cette année, il apparaît dans les 3 cas que Federer était ultra tendu et a joué mal la plupart des ponts importans.
    Le sommet est évidement la finale de l’us open évoquée par Antsiran où, outre le gaspillage incroyable de balles de break, Federer a mal joué la plupart des points importants.
    Marie-Jo souligne à juste titre cette fébrilité dont fait preuve Federer dès que la tension monte.
    Dans sa conférence de presse d’après Masters, Federer a admis qu’il avait manqué de lucidité en jouant tactiquement complètement à l’envers.
    On peut également souligner un pourcentage de premier service qui s’effondre par ar rapport au match de poule sans enjeu où il culminait à plus de 70%.
    Ces éléments là me semble relever de problèmes psychologiques dans la gestion des gros matchs même si dire ça de Federer qui a tout gagné peut paraître surprenant.
    Peut être est-ce du à une usure mentale ou à l’excès de pression qu’il se met sachant que le temps joue contre lui et que chaque finale pourrait être la dernière.
    D’ailleurs il me semble que depuis au moins 2 ans Federer joue systématiquement moins bien en finale qu’en demi finale quelque soit son adversaire en finale et même si il gagne. J’ai notamment souvenir de Cincinnati avec Ferrer, ou Shanghaï avec Simon.
    Tout ça me semble être lié principalement à un problème mental et non à un problème technique ou tactique. Je précise enfin que mon propos dans mon précédent post concernait le Federer actuel et pas celui de 2006.
    Je n’ai aucunement l’intention de relancer le débat Federer Nadal ^^
    Enfin concernant la phrase de Marie-Jo » fed reste au mieux de ce qu’il peut être et djoko est au top de ce qu’il est… » Je dis oui sur le plan du jeu et pense que Federer pourrait être meilleur sur le plan mental^^ Mais c’est facile à dire de mon canapé, je le conçois très bien^^
    Ce que fait Federer a 34 ans est exceptionnel il n’y a aucun doute là dessus.

  18. Renaud 11 décembre 2015 at 09:02

    @ Lucile, Skvo, Perse
    Je suis désolé de vous dire que votre analyse est faussée dés le départ car vous ne prenez que l’un des côtés du filet, celui de FED pour appliquer votre raisonnement.

    La carrière de FED doit être vue à l’aune des résultats, par période et eu égard aux adversaires qu’ils rencontrent.
    Jusqu’en 2007 inclus il domine très largement le circuit et très rare sont ceux qui le mènent aux 5 sets à l’exception de Nadal qui lui pourrit la vie dés le départ.
    Vis à vis de Nadal c’est très équilibré même si j’aurai aimé voir plus souvent Nadal présent dans des finales sur dur post Wimb ce qui aurait certainement minimiser le H2H actuel sur le fond sachant que sur la forme Nadal a LE JEU IDEAL pour contrer celui de FED et qu’il est donc intrinsèquement meilleur que lui.
    Après le séisme de Wimb 2008 qui se poursuit pour moi jusqu’à l’OA 2009 Nadal a pris clairement l’ascendant.
    Ascendant non pas mental ou psychologique comme vous aimez à le croire mais tout simplement ascendant DU JEU.
    Si Nadal et le bougre ne s’y trompe pas, déroule son PLAN DE JEU, l’oiseau est pris.

    Avec Djokovic, l’affaire a été plus longue à se mettre en place mais le schéma directeur est maintenant le même.
    Si Djokovic déroule le bon plan de jeu il gagne.
    L’un des posteurs avait d’ailleurs fait une analyse intéressante, Djoko est plus en « dedans » maintenant dans ses matchs contre FED, il l’a longtemps fait « briller » et c’est clair qu’il ne rentre plus dans ce schéma, les matchs en deviennent moins « beau » à mes yeux mais plus efficace côté Djoko c’est peu de le dire.

    Pour répondre sur les % de 1ère, les balles de break, la fébrilité…. mais ne voyez vous pas que tout cela est directement, j’allais dire obligatoirement dicté par l’adversaire en face de vous.
    Que voyons nous depuis 2 ans, un Djokovic de + en + injouable, FED y compris.
    Donc s’il joue à 95-100% je dirais qu’il perd, donc il doit surjouer par ex un 100-105% (vous comprenez l’image) et au final il y a du déchet et de toute manière ce n’est pas tenable. Pas en 5 sets.

    On en reparlera car le bon exemple qui vous le prouvera (et je le regrette d’avance) se produira lors des prochains FED-Murray.
    Si Murray a, comme je le pense, accumuler de la confiance avec sa victoire en coupe Davis et qu’il a confiance en son physique et donc en son jeu il va à son tour prendre l’ascendant sur FED inexorablement.
    Si ce n’est au prochain match ce sera pour le suivant et par la suite cela ne fera que d’être de + en + criant.
    Problème mental, que nenni problème de jeu.

    Tiens un dernier aveu, mais surtout qu’est-ce que je rêverai de pouvoir interroger FED avec un sérum de vérité concernant RG 2006 et RG 2007.
    Compte tenu de l’époque dont nous parlons et justement d’un schéma pas encore complètement en place je pense que FED a pêché par orgueil, il ne voulait pas gagner RG mais gagner Nadal sur son terrain et sur le JEU

    Pour le coup c’est un excès d’orgueil et de mental qui lui a fait peut-être (lui seul le sait en son for intérieur) fait perdre une possibilité de GC
    Que ce serait-il passé en 2006 ou 2007 s’il avait appliqué le plan de jeu de 2014, + d’agressivité, monter au filet, pas d’échange long…..
    Mais même en disant cela je rentre dans le travers que je vous reproche, celui de ne pas tenir compte de qui vous avez en face !!!

    • Lucile 11 décembre 2015 at 11:25

      Renaud, je pense que ton raisonnement est biaisé car tu considères que Nadal et Djokovic sont intrinsèquement de meilleurs joueurs que Fed :)
      Plaisanterie mise à part, je ne suis pas d’accord pour dire que Djokovic a pris un ascendant dans le jeu sur Federer. Sur surface lente oui pour les raisons que l’on connait mais pas sur surface rapide.
      Par contre ce qui me semble avéré c’est que même lorsqu’il bat Djokovic à Dubaï ou à Cincinnati en finale, ses prestations sont inférieures qualitativement au tennis déployé en demie finale.
      Il est inexact de dire que c’est Djokovic qui génère de la nervosité chez Fed sur les balles de break ou les points importants.
      Federer n’a besoin de personne pour se saborder tout seul et je te rappelle mes exemples contre Ferrer ou Simon en 2014 mais tu peux ajouter la finale de Halle contre Seppi ou même Bâle contre Nadal cette année. Dans ces deux finales (surtout Halle) Federer a un niveau de jeu erratique et très moyen globalement.
      A Halle, le 2ème set est bien perdu par Federer qui nous offre un beau craquage alors que tous les commentateurs le voyaient finir ça en 2 sets.
      Pour Murray, tu ne peux pas dire que s’il le bat c’est qu’il aura enfin trouvé la tactique de jeu imparable contre Federer.
      Aussi étonnant que cela puisse paraitre Federer vieillit et son niveau baisse inexorablement.
      Il se fera battre dans les prochains mois par des joueurs qui ne le battaient plus ou ne l’ont jamais battu.
      C’est la dure loi du sport et du temps qui passe.
      Sinon le cas Nadal je le met un peu de côté car il y a réellement un problème de compatibilité de jeu. Mais comme toi je regrette que Federer n’ait pas opéré son changement de jeu vers l’avant beaucoup plus tôt. Aurait il trouvé les clés contre Nadal ? Pas sur mais au moins il aurait tenté quelque chose de neuf.

  19. Renaud 11 décembre 2015 at 09:24

    Pour vous faire plaisir, bien entendu que le mental rentre en ligne de compte et je dirai même pas à la marge.
    C’est primordial pour un sportif et un joueur de tennis.
    Mais il découle de ce qui vient avant, FED n’est plus sécure quand il joue Djoko car à armes égales il perd.

    Bien entendu qu’une victoire à Wimb aurait débloqué des choses mais à la marge et il faudrait être fou pour penser que cela aurait obligatoirement inversé le résultat de l’USO.

    Je vous rejoindrai à la limite sur la partie « dynamique » du mental qui n’est plus en faveur du Suisse.
    Car même si vous n’en parlez pas je pense que vous me rejoindrez sur le fait que le « mental » n’est pas une donnée si facile à évaluer.

    J’oubliais sur cette histoire de 5 sets, FED en a peut-être perdu plus qu’il n’en a gagné (à vérifier) mais il en a gagné de grand à Wimb contre Sampras, Roddick, Nadal me semble t’il.
    Et là ou vous voyez un problème mental, revenons pour souffrir en tant que fan, sur cette fameuse finale de l’OA 2009 ou bien des fans pensent qu’il aurait dû gagner.
    Moi j’y vois au contraire un parfait résumé de la vie, un parfait résumé des affrontements FED-Nadal, un parfait résumé de la « nature » espagnole et suisse (même si je me méfie et que je ne voudrais pas rentrer dans un débat de classification des peuples !!!)

    Que lis-je dans cet affrontement en 2009
    Un génie acculé, qui ne recule ni ne cède sauf au bout de la nuit.
    La meilleure analogie de ce match, c’est la fable de la chèvre de Monsieur Seguin

    Quant aux pleurs il y aurait tellement d’interprétation, tiens en passant, savoir que plus jamais vous ne battrez cette adversaire dans une grande finale de GC …

    • Lucile 11 décembre 2015 at 11:38

      Pour les pleurs il me semble qu’il avait donné quelques explications sur son extrême nervosité tout le match et aussi tout le tournoi. Cela avait trait à sa vie personnelle (annonce de sa prochaine paternité) et à ses très grandes difficultés de concentration tout le tournoi.
      Il y avait également la déception d’avoir mal joué (selon lui) devant le banc et l’arrière banc du tennis présent pour célébrer le 14ème GC. Tout ça cumulé avait donné ce spectacle.
      Après il y avait peut être d’autres arrières pensées bien sûr.

  20. Renaud 11 décembre 2015 at 09:26

    Si c’est cela que vous nommez avoir un problème mental alors je veux bien celui de FED pour le reste des mes expériences et compétitions sportives !!!

  21. Elmar 11 décembre 2015 at 10:36

    J’avais en effet commencé à rédiger (ou n’avais-je qu’un titre?) un article sur le GLOAT qui ne peut être que Federer. Si son bilan comptable en 5 sets est assez équilibré, il est à noter que ses grandes victoires en 5 sets, il les a obtenus plutôt contre des seconds couteaux, genre Andreev ou Tipsarevic.
    Si on se concentre sur ce qui compte vraiment, à savoir les demis et finales de GC, il y a une exception: Nadal 2007.
    Ca fait peu quand même quand dans la balance, il y a Nadal (Wimbly 2008 et AUS Open 2009) et surtout Djoko (US Open 10 + 11 et Wimbly 13). Je parle des GC. Ajoutons encore quand même Del Potro 2009 pour être complet.
    J’exclus aussi les matchs en 4 sets où « il y avait la place » parce qu’à ce tarif-là, la liste serait bien trop longue et puis une défaite en 4 sets, c’est quand même pas une défaite où t’es passé tout près de la victoire.
    On est donc, sur les critères édictés à du 1-6. Qqn rectifiera si j’ai commis un oubli. Ah oui, j’ai oublié Murray à l’AUS Open… 2013, je dirais? Donc 1-7. Ah… Et Safin aussi. Donc 1-8. Aouch, ça commence à faire lourd.

    Il y a donc bien une faiblesse dans les matchs à enjeux en 5 sets. Après, je me garderais bien d’y voir absolument une faiblesse mentale. Dans les Wimbly 2008 et 2013, il est clairement dominé et c’est déjà un petit miracle d’arriver au 5ème. Idem d’ailleurs pour l’US Open 2010 et à l’AUS Open contre Murray. En ces quatre occasions-là, je dirais simplement que le plus fort l’a emporté, malgré le fait qu’il a retardé l’échéance autant que faire se peut.
    On est donc à du 1-4 sur les matchs où il faisait au moins jeu égal avec son adversaire. Si on intègre le coup de pot de Safin et Djoko qui trouvent la ligne sur balle de match contre eux, on est à du 1-2.

    Et ce n’est sans doute pas un hasard si les deux défaites en question sont celles qui laissent le plus de remords a posteriori car il « aurait dû » les gagner: ce sont les deux finales jouées en 2009, contre Nadal à l’AUS Open, où comme il le dira lui-même, il aurait dû gagner les 4 premiers sets et contre Del Potro à l’US Open. C’est assez étrange de se dire que c’est cette année-là qu’il est passé le plus près du GC, alors qu’il était déjà perçu sur le déclin.

    Bref, le bilan global ne parle pas pour lui en 5 sets dans les matchs qui comptent, mais c’est aussi à relativiser dans certains cas car le fait d’être arriver au 5ème set démontre au contraire une force mentale plutôt qu’une faiblesse dans au moins 4 cas.

    • Kenny 11 décembre 2015 at 12:31

      Pour aller dans ton sens Elmar il y a aussi la finale du Masters contre Nalby, où, blessé, il pousse l’argentin aux 5 sets pour une « défaite magnifique »

    • Elmar 11 décembre 2015 at 12:46

      Comme de bien entendu, j’ai oublié la victoire contre Roddick. 2-8

    • Nathan 11 décembre 2015 at 14:06

      Faut-il ne retenir que les demi-finales et les finales en 5 sets ?

      Est-ce qu’un 1/8 finale contre Sampras en 5 sets en GC est moins révélateur qu’une victoire contre Roddick en 5 sets en GC ? On pourrait toujours en discuter pendant des heures.

      Ne faudrait-il pas inclure aussi dans le comptage les finale de Master 1000 disputées en 5 sets ? Et les matchs de Coupe Davis en 5 sets aussi ? Je n’ai pas fait le comptage parce que je suis un fainéant. Mais je pense que cela pourrait se justifier également à bien des égards.

      Si on veut éprouver la solidité de Federer en 5 sets, c’est-à-dire sa capacité à se sortir victorieux d’un match compliqué et long, quelle qu’en soit la raison, je pense qu’il faudrait prendre tous les matchs en 5 sets dans des compétitions à enjeu fort sans vouloir forcément faire le tri, partant du principe que s’il y a 5 sets, c’est qu’il y a match, forcément, donc difficulté pour celui qui est le mieux classé. Et alors, peu importe que cela se passe en 1/8ème de finale, en quart de finale ou en finale, et peu importe aussi que cela se passe contre le n°20 ou contre le n°1 de l’époque car le n°20 peut aussi produire un tennis de très haut niveau un jour et le n°1 être en panne d’inspiration ou de forme.

      Et quand je dis ça, je précise bien, pour les esprits malins, que ce n’est pas parce que je suis un FFF (j’ai déjà eu l’occasion de préciser la chose) que je dis cela mais bien parce que tout match en 5 sets est une épreuve, éprouvante pour le physique comme pour le fameux « mental », enjeu de la discussion.

    • Colin 11 décembre 2015 at 16:56

      Toutafé Nathan.
      A cet égard, la demi-finale de coupe Davis perdue en 5 sets contre Hewitt en 2003 fait totalement partie de ces fameux « matches qui comptent »… D’autant que Fed avait gagné les 2 premiers sets (et, accessoirement, mais ça il ne le savait pas encore à l’époque, qu’il lui a fallu attendre 11 ans pour être à nouveau en position de se qualifier pour la finale de la CD)

      Il est d’ailleurs à noter qu’après cette défaite, Federer a battu 10 fois Hewitt dans des matches en 3 sets gagnants, pour 0 défaite. Mais aucune de ces 10 victoires ne s’est faite en 5 sets.

      • Guillaume 11 décembre 2015 at 17:01

        Et au crédit de Roro, parce qu’il faut bien compenser la dent dure de ses plus grands fans :
        - Sampras Wim 2001
        - Agassi US 2004
        - Nadal Miami 2005
        - Nadal Wim 2007
        - Delpo RG 2009
        - Roddick Wim 2009
        - Delpo JO 2012 (3 sets, mais 19-17 au 3e)

        Rayon « - », vous pouvez ajouter Rome 2006.

        • Nathan 11 décembre 2015 at 17:05

          Merci Guillaume pour m’éviter de faire ce travail que je m’apprêtais à accomplir…

        • Colin 11 décembre 2015 at 17:57

          Et Haas RG 2009 où il sauve par miracle une quasi-balle de match

        • Benoît 11 décembre 2015 at 18:09

          Tipsrevic à l’OA 2008 s’est fini avec un 10-8 au 5ème aussi.

          • Colin 11 décembre 2015 at 18:24

            Ah oui mais avec Tipsarevic on passe juste derrière la limite du « second couteau » fixée par Elmar.
            Alors qu’avec Haas, non

      • Nathan 11 décembre 2015 at 17:01

        Toutafé Colin, qui dit le contraire ?

        • Colin 11 décembre 2015 at 17:59

          Méééé personne ne dit le contraire mon bon Alvy

          Enfin si, Elmar, puisque pour lui les matches qui comptent ce sont seulement les 1/2 et finales de GC

          • Nathan 11 décembre 2015 at 18:56

            Fed m’a dit la semaine dernière, on prenait un verre de fendant à Wollerau : « Nathan, garde-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis » :)

    • Elmar 11 décembre 2015 at 19:26

      J’assume le critère choisi et d’ailleurs on pourrait même resserrer le prisme aux matchs qui comptent contre les joueurs qui comptent!

      Et Haas est un second couteau.

      Et vous me donnez presque envie de rédiger cet article.

      • Kaelin 11 décembre 2015 at 19:31

        Haas un second couteau ?!! Ce mec est un dieu du tennis !

      • Elmar 11 décembre 2015 at 19:35

        L’un n’empêche pas l’autre. Tu peux faire entre Nalbandian dans la même catégorie.

      • Elmar 11 décembre 2015 at 19:50

        Ça aussi c’est une idée d’article: qu’est-ce qu’un second couteau?

  22. Elmar 11 décembre 2015 at 19:27

    Et cette fois c’est officiel: double mixte aux JO Federer-Hingis. Ça a de la gueule.

    • Kaelin 11 décembre 2015 at 19:30

      de la gueule de con surtout, Hingis oblige ! :D

    • Patricia 12 décembre 2015 at 12:38

      yipeeeee !

      Il est pas mal, le partenaire habituel de double mixte de la moitié de mythe-à-l’état-pur : https://www.youtube.com/watch?v=e4vA_NzXom4
      Avec sa petite brioche à la Nalby…

      et je remets le point de double posté par Tennis legend pour le vote de l’année, starring Paes et Hingis : https://www.youtube.com/watch?v=2FGhr_FFPGQ

      Evidemment Paes est extraterrestre, mais le lob d’Hingis est déjà très costaud, et sa justesse de jeu comme toujours, impeccable.

    • Patricia 12 décembre 2015 at 12:44

      J’ai lu l’article de l’Equipe où est décrit son comportement durant la semaine au Queens, c’est édifiant. On aurait dû l’enfermer une semaine avec Hingis mère et fille, pour lui apprendre à être aussi puant et geignard.

  23. Mat4 12 décembre 2015 at 09:30

    Résultats des matches de cinq sets de Federer:

    http://www.tennisabstract.com/cgi-bin/player.cgi?p=RogerFederer&f=ACareerqqP5

    Contre le top 10:

    http://www.tennisabstract.com/cgi-bin/player.cgi?p=RogerFederer&f=ACareerqqP5ITop_10qq

    Il y a, en haut et à droite un tableau récapitulatif. J’en ai fait un avec plusieurs filtres, et l’on voit qu’il est à 23-19 niveau carrière, 4-12 en demies et en finales, 7-13 contre des top 10.

  24. Mat4 12 décembre 2015 at 09:38

    Comparons avec Nadal et Djokovic:

    Pour Nadal, j’ai ici: carrière: 17-6, top 10 4-4, demies et finales: 7-3;

    Djokovic: carrière 25-8, top 10 11-5, demies et finales: 9-2.

  25. Mat4 12 décembre 2015 at 09:51

    Quand on prend en compte le nombre de matches qu’ils ont joués, on voit que Nadal a joué le moins de rencontres en cinq manches, alors que Federer et Djokovic sont à peu près dans les mêmes temps. L’opinion que Federer ne jouait pas de matches en 5 sets parce qu’il dominait outrageusement est tout aussi valable pour Djokovic, et qui plus est, pour Rafa.

    Pour mettre ça dans un cadre, au meilleur des 5 manches:

    Federer: 352-65 (84%)
    Djokovic: 233-41 (85%)
    Nadal: 227-31 (88%) (sur terre battue: 93-2 (98%))

  26. Mat4 12 décembre 2015 at 10:03

    Ajoutons les résultats de Federer et Djokovic sur terre battue:

    Federer: 81-24 (77%)

    Djokovic: 57-15 (79%)

    En somme, le cadre général est à peu près ce qu’on pouvait supposer. Nadal avec un résultat exceptionnel sur TB. Mais comme Fed a 34 ans, regardons ici ses résultat jusqu’en 2011, jusqu’à l’âge de ses trente ans, pour égaliser un peu.

    Federer: 266-46 (85%) de matches joués au meilleur des 5 manches; en 5 sets: 18-15 (55%), contre le top 10 5-10, en demies et en finales: 4-9.

    Ben, ça serait ça. Vous pouvez expérimenter avec les filtres sur TA pour essayer de tirer des conclusions probantes.

  27. Mat4 12 décembre 2015 at 10:13

    Ma propre conclusion, sur ce sujet, est que Federer ne dispose pas d’un jeu assez solide pour ces moments où la fatigue et la nervosité pèsent d’un poids très lourd. On est plus lent, moins précis, et il est bien plus facile de jouer avec une dose de sécurité inhérente au cinquième set.

    • Patricia 12 décembre 2015 at 12:53

      Jeff a pas mal scruté federer (récemment cet article sur les BB et les matchs serrés chez Fed, très interressant : http://www.tennisabstract.com/blog/category/roger-federer/)

      Il faut tout de même concilier toute interprétation avec le fait que Federer est aussi un des 3 joueurs de l’ère Open (avec Nadal et Isner) à être significativement meilleur dans les tie-breaks que dans le reste des jeux ; un point qui contredit partiellement ton interprétation, ou en tous cas, demande qu’elle soit raffinée puisque ce que tu dis du 5è set peut souvent s’appliquer aux TB…

      • Mat4 12 décembre 2015 at 16:20

        Par erreur, j’ai fermé l’onglet avant d’envoyer mon commentaire, et j’ai perdu toutes les stats.

        Ma thèse initiale était que le type de jeu de Federer, basé sur la précision, le toucher, la prise de risques et un positionnement très précis, était plus enclin à se détériorer sous l’effet de la fatigue.

        Mais j’ai vérifié ses pourcentage dans les matchs joués en trois sets, et là il tourne à 66%, alors que Nadal en est à 69% (faudrait voir sur TB seulement), et Murray à 70%. Djokovic est le meilleur, là, à 75%. Cela pourrait invalider ma thèse.

        Je viens de vérifier ici

        http://www.atpworldtour.com/en/performance-zone/win-loss-index/career/finalset/all/

        et dans les « deciders » (3 et 5 sets confondus), Roger est classé 30ième, mais là, décidément, étant donné que les adversaires ne peuvent être vraiment comparés, difficile de tirer une conclusion précise. Parmi ses contemporains, on a, devant lui, 1. Nishikori, 3. Djokovic, 4. Murray, 6. Nadal, 8. Del Potro, 19. Ferrer, 28. Tsonga, 29. Dimitrov. Évidemment, on peut présumer que l’adversaire moyen et médian sont inférieurs pour les autres, sauf Djoko, Murray et Nadal, et là aussi, ce ne serait pas certain.

      • Mat4 12 décembre 2015 at 16:30

        Chère Pat,

        J’avais aussi regardé les résultats de Fed entre 23 et 28 ans, et il tournait, dans les troisièmes sets, à 64%. Donc, il semblerait vraiment que j’aurais tort.

        Quand aux TB, il faudrait vraiment vérifier les classements médians et moyens des adversaires. Autrement, on a une situation à l’allure paradoxale : un joueur très fort dans les TB, mais un peu en dessous dans les manches décisives. C’est pour cette raison que j’estimais que ce n’était pas une question de nerfs, mais de fatigue et de type de jeu. Pour l’instant, je n’ai pas vraiment de réponse, et j’hésiterais, quand même, à qualifier Federer de « choker ». Jeff, dans ton article, le fait, bien que d’une manière assez déférente.

  28. Nathan 12 décembre 2015 at 11:11

    « Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques » (Mark Twain) :)

  29. Mat4 12 décembre 2015 at 16:22

    Merci, cher Nathan. On l’ignorait.

  30. William 14 décembre 2015 at 09:26

    Le ridicule ITPL a au moins le mérite de nous permettre de voir que Fabulous Fab a encore de sacrés restes. Je suis sûr qu’il battrait encore des pros s’il revenait.

    • Remy 14 décembre 2015 at 10:38

      Une pensée pour Richard qui s’est blessé le dos comme il faut à l’ITPL.

    • Kaelin 14 décembre 2015 at 19:33

      ouais j’étais le premier à descendre cette exhib friquée mais cette année jsuis tmobé sur des matchs avec des joueurs que j’ai jms eu ou très peu l’occasion de voir jouer en live comme Philipoussis, Safin, Santoro et d’autres et franchement c’était vraiment génial. Sur cette possibilité de revoir d’anciennes gloires qui retrouvent toujours le gout de la compet’ une fois sur le court malgré le côté « léger » de cette exhib est vraiment sympa …

      Finalement je vois des côtés positifs autant que négatifs à ce truc ..

  31. antsiran23 14 décembre 2015 at 10:50
    • Nathan 15 décembre 2015 at 08:40

      Ah Santoro ! Les chinoiseries de Fabrice ! Le plus chinois des joueurs de tennis. Non pas celui qui forçait son destin à coups de missiles ou encore à la mode actuelle par une couverture physique sans faille du terrain (même s’il courrait fort bien, la preuve !) mais par l’utilisation des forces de l’autre pour les retourner à son avantage avec malice, souplesse, créativité. Un stratège hors pair qui avait sans doute compris très vite qu’il ne ferait pas le poids s’il jouait comme les autres. En double, il était extraordinaire. C’était, à mon avis, celui qui réussissait le mieux le retour de service lobé qui n’est certainement pas moins difficile que le fameux SABR. Y a pas à dire, le tennis c’est un style…

  32. Remy 15 décembre 2015 at 09:45

    Jo qui chie dans les bottes de Clément et Mahut.
    Putain quelle classe ce mec ! Magnifique !

    • Nathan 15 décembre 2015 at 10:37

      Noah doit être absolument ravi de la contribution de Jo à la bonne ambiance de « la bande copains qui s’entend si bien que c’est pour ça qu’ils jouent si bien ». Cela s’est mal terminé et cela recommence comme en quarante !

      • Kaelin 15 décembre 2015 at 11:19

        Sacrée bande de potes comme tu dis !! Pour l’ambiance, depuis le temps que je le dis, il faut mettre des mecs du terroirs : j’en appelle à PHM, Chardy, Pouille, Robert et Herbert, Mahut en joker, pour ma dream team !

      • Patricia 15 décembre 2015 at 12:22

        Ah mais si ! Richard a volé (pathétiquement mais vigoureusement) au secours de ce pauvre Jo « certes maladroit vis à vis de Nico » mais « trop critiqué après Lille »…

    • Patricia 15 décembre 2015 at 13:00

      On dit du mal de Jo ? J’arrive ! :D

      Un journaliste de ses adeptes (Salliot)a écrit une chronique de défense du pov’ Jo, essayant de nous attendrir sur son ego meurtri, qui fonctionne très bien à charge : http://www.tennisactu.net/news-chronique-eric-salliot-qu-on-lache-un-peu-jo-tsonga-48668.html

      Pourquoi son numéro – hormonal s’il en est – durant la préparation au Queens ? Son âme saignait parce que Clément ne lui avait pas permis de sauver la face à Lille… Jo a compris quelque chose en com, grâce aux années Gasquet : n’avouez jamais ! Les bobos, c’est totalement incompatible avec le statut d’homme fort, de roc inaltérable. Il fallait que Clément le devine, et l’empêche de jouer tandis que Notre Leader marmonnerait des « retenez-moi, c’est à moi d’y aller » de comédie. Le pilori aurait été pour Nono (à supposer une issue similaire) : « pourquoi se passer de Jo ? Même diminué, il vaut mieux que… » tandis que CdM aurait enfoncé le clou avec des « moi j’étais prêt à jouer…. »

      Le pire c’est que je suis sûr qu’il y croit, quand il dit que Noah, lui, ne l’aurait pas aligné…. Tu comprends « il perdait des sets à l’entraînement, Lui ! » alors que Gilou était à fond… Ben oui, Noah aurait été capable de voir « qu’il n’était pas dans son état normal dans lequel il écrase ses copains » (avec cette logique Noah ne mettait pas Monfils non plus, il perdait des sets).

      Noah n’aurait sans doute pas fait de sentiments avec l’attitude boudi-bouda arborée à l’entrainement au Queens, mais là bizarrement, Jo ne le relève pas, et son avocat suggère seulement avec pudeur « qu’il était trop tôt pour le sélectionner ». Ben ouais, on rebaptise « orgueil » son infatuation (quoi, on ose qualifier Nico de « pilier du double » alors que je suis sur le court, quoi, on ose me faire bosser mon positionnement au filet!), on « comprend » du coup, qu’il soit blessé parce ses copains ne le laissent pas gagner à l’entraînement.

      Je fréquente toujours le forum des supporters de Clément qui postent le moindre article sur le panier de crabes, et j’ai lu avec intérêt un Tribune tennis, qui comportait un volet sur les tops/flops de Noah comme Capitaine, un point sur la Cabbale où Leconte et Noah avaient fait virer Loth (intitulé « éternel recommencement »), où Oliver Delaître qui a joué avec Noah joueur et sous Noah capitaine dit sans détour que Noah joueur et capitaine, pour « l’esprit Coupe Davis », c’était le jour et la nuit….

      Eternel recommencement : http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=3044852110.jpg
      La méthode Noah, avec Delaître : http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=727741816.jpg

      • Nathan 15 décembre 2015 at 16:30

        Y a pas à dire, ils ont vraiment besoin d’un chef ! Mais au fond, tous nos bleus accepteront-ils en 2016 d’avoir un chef ? Ils sont tous assez bons pour avoir un gros ego et beaucoup sont assez cons pour se croire indispensables. En plus, ils font tous partie de la génération où « l’homme est la mesure de toute chose », peuvent-ils encore jouer et se sacrifier pour autre chose qu’eux-mêmes ?

        Très intéressants, ces articles. Un bon chef n’est pas un chef qui gagne à tous les coups et qui ne fait pas d’erreur (là, ce n’est plus un chef mais un Dieu). Un bon chef, c’est un chef. Michel Houellebecq écrivait : « Un grand dirigeant d’entreprise, le souvenir que j’en ai, est celui qui sait dire « salade pour tout le monde ! » au bon moment ». Je pense qu’il serait temps qu’un capitaine leur dise « salade pour tout le monde ».

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