US Open 2017 : The Finals

By  | 9 septembre 2017 | Filed under: Actualité

Finale Dames, Sloane Stephens vs. Madison Keys

La parole à notre spécialiste ès-WTA, Patricia :

Toutes les deux ont leur mérite particulier à atteindre ce stade de la compétition.

Sloane Stephens a l’âge de Thiem, et pendant un moment, la chanson à son sujet c’était « has been ». Elle est classée 84è, alors qu’elle a frôlé le top 10 à 20 ans. Elle s’était positionnée par 2 demi finales dans la tournée américaine (défaite contre Halep à Cinci et Woz à Toronto). C’étaient ses premiers tournois de l’année après Washington, où elle était 957è, à part une reprise prématurée à Wim. Niveau come back, c’est du lourd !

Madison Keys est la plus jeune  des demi-finalistes (même année que Kyrgios), il lui a fallu deux ans pour revenir en demi-finale d’un majeur après sa percée en 2015 (elle avait confirmé sa demi à l’AO avec un quart à Wim). Elle n’a pas joué l’AO cette année, et c’est son premier résultat notoire de la saison, à part un titre à Stanford. Sur le tournoi, elle pique le tableau de Svitolina, 4è. Elle arrive en finale grâce à une troisième victoire sur Coco Vandeweghe cette année après Cinci et la finale de Stanford.

Finale Messieurs, Rafael Nadal vs. Kevin Anderson

La présentation de cette finale inédite est l’œuvre de notre cher Waldorf, euh pardon Antoine :

Favori logique de cette finale, Nadal, s’il s’impose demain soir, n’aura eu à battre qu’un seul top 30 pour gagner le titre puisque Del Potro est 28ème et Anderson 32ème, (mais c’est un peu en trompe l’ oeil car ils valent tous les deux mieux que leur classement).

Anderson et Nadal 1998

 1998, Stuttgart Junior Masters

En demie, Nadal a sorti un grand match, sans doute son meilleur match sur dur depuis Melbourne et, passé le premier set gagné par Del Po avec un peu de bol (un let chanceux sur une balle de break), il l’a très largement dominé, d’autant plus facilement que Del Po était loin du niveau de ses deux derniers sets contre Thiem ou de son match contre Roger, la fatigue expliquant en partie cela. Nadal a été excellent dans les trois derniers sets et levé les doutes que l’on pouvait avoir sur son niveau réel.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour Anderson qui a cependant fait un très bon match contre Carreño-Busta, excepté le premier set ou il était nerveux et fait beaucoup de fautes. Il a intérêt à ne pas l’être contre Nadal car si Rafa gagne le premier set, les chances d’Anderson, déjà faibles, seront réduites par deux au moins. Les sites de paris accordent environ une chance sur six à Anderson, ce qui est très faible pour un finaliste. Il faudrait pour qu’il gagne qu’il joue complètement relâché en se disant qu’il n’a rien à perdre, sans surjouer pour autant. Alors qu’il dispute sa première -et peut être dernière- finale de GC, contre quelqu’un qui a déjà vécu cette expérience plus d’une vingtaine de fois et qui n’a jamais perdu contre lui (4/0 au H2H), cela semble mission impossible.

Sur herbe, il aurait plus de chances mais sur cette surface moyennement rapide où Nadal a à la fois le temps de défendre et d’armer son coup droit, c’est plus difficile. Il va avoir beaucoup de pression sur ses jeux de service car il sait que s’il en perd un, le plus probable est que cela fera un set pour Nadal.

Si l’on oublie le match joué à Barcelone cette année sur terre (Nadal 6-3 6-4), il y a eu trois matchs sur dur, dont un en indoor, le seul que Kevin aurait pu gagner :

  • Rogers’s Cup 2010 : 6-2 7-6(6)
  • Melbourne 2015 : 7-5 6-1 6-4
  • Bercy 2015 : 4-6 7-6(6) 6-2

Il y a donc eu deux tie breaks serrés gagnés par Nadal 8-6.

Si Kevin remporte le premier set, par exemple au tie-break, et réalise un break en début de second set -ce qui n’est pas totalement exclu car Nadal aura quand même pas mal de pression lui aussi et peut-être plus que Kevin- leurs chances deviendront équilibrées. Dans le cas contraire, cela risque fort de faire trois sets pour Nadal…

La clé du match résidera probablement dans la capacité d’Anderson à servir le plomb, sans discontinuer pendant 3, 4 voire 5 sets.

Bien que cela soit rarement commenté, Anderson est l’un des meilleurs serveurs du monde et figure dans le top 10 en carrière établi par l’ATP juste derrière Pete Sampras : http://www.atpworldtour.com/en/stats/leaderboard. Je ne discuterai pas ici du bien fondé de ce classement. Sur les 52 dernières semaines il est classé 7ème et si l’on voulait établir un classement sur le tournoi, il serait premier haut la main.

Au nombre d’aces passés dans le tournoi, Kevin est 1er de loin avec 114 aces. Nadal en a passé 28. Il n’a commis que 28 doubles fautes, soit le même nombre que Nadal. Et il a eu pratiquement le même pourcentage de premières que Nadal : 66% contre 67% en moyenne.

Sur la fréquence des points gagnés derrière une première, il est 4ème du tournoi avec 83%. Nadal n’est pas dans le top 20. Sur 2ème balle, Nadal est 2ème du tournoi avec 64% et Kévin est 9ème avec 57%.

Il n’a été breaké que 5 fois, contre 7 pour Nadal. En demie finale, sa vitesse moyenne en première balle a été de 203 Km/h. Au cours des autres matchs elle a été comprise entre 194 et 201 Km/H. Ceci le situe au niveau d’Isner ou Karlovic. Sa deuxième balle est également rapide, comprise entre 160 et 173 km/h en moyenne, sauf lors de son 1/4 de finale contre Querrey (146 seulement). En demie finale, ses vitesses moyennes ont été telles que sa vitesse moyenne -premières et deuxième balles confondues- a été de 192 Km/H..Il sert donc particulièrement bien, avec un pourcentage de premières très régulier d’un match à l’autre.

Au retour, il n’est pas mauvais : sur première balle adverse Nadal est le joueur du tournoi qui arrive premier (156 points marqués) mais il est deuxième (124 points marqués). Sur secondes balles, il est 2ème avec 132 points Nadal est 4ème avec 125 points. Ces statistiques ne représentent pas des fréquences et sont donc à prendre avec des pincettes. Néanmoins, ce n’est pas mal pour le camarade Kévin qui a breaké 23 fois durant le tournoi contre 37 pour Nadal.

S’il sert très bien, s’il maintient un bon taux de W/UE, s’il ne dégoupille pas sur les points importants -ce qu’il n’a pas fait jusqu’ici, en particulier lorsqu’il avait à défendre des balles de break- et si Rafa est un peu en dessous de sa demie, il aura sa chance…

Cela fait certes pas mal de conditions…

About 

Né l'année ou Rod Laver réalise son premier grand chelem, suit le circuit depuis 1974, abuse parfois de statistiques, affiche rarement ses préférences personnelles, aime les fossiles et a parfois la dent un peu dure...

128 Responses to US Open 2017 : The Finals

  1. Antoine 9 septembre 2017 at 23 h 11 min

    Merci à Colin d’avoir intégré mes commentaires destinés à présenter cette finale, et à tenter d’expliquer que les chances d’Anderson sont peut être supérieures à celles qui lui sont accordées.

    NDLR : De rien cher Tonton Antoine, c’était un plaisir.

    • Paulo 10 septembre 2017 at 9 h 14 min

      Un petit complément à tes stats Antoine :

      - Anderson a disputé au total 214 jeux sur ses 6 premiers matches (comprenant les tie-breaks) : ce qui fait 107 jeux de retour – pas exactement ça vu les tie breaks mais j’arrondis

      - Nadal : 184 jeux disputés en 6 matches, soit 92 jeux de retour

      En ramenant les points gagnés sur jeux de retour par les deux joueurs, cela donne :

      - Anderson : 1,16 points marqués sur première adverse ; 1,23 point marqué sur seconde adverse. Si on estime que le joueur en face passe environ 2/3 de premières, cela donne en moyenne (pondérée) 1,18 points marqués sur jeu de service adverse

      - Nadal : 1,70 points marqués sur première adverse ; 1,36 points marqués sur seconde adverse. Même chose, avec 2/3 de première pour le joueur en face : en moyenne, 1,58 points marqués sur jeu de service adverse

      Nadal est donc sensiblement meilleur en retour de service qu’Anderson (ce que nous savions déjà). Cela dit, il n’a rencontré qu’un joueur connu comme « gros serveur » : Del Potro. Tandis qu’Anderson a rencontré Querrey et Gulbis comme gros serveurs.

      Pour moi, les deux clés pour Anderson : bien servir évidemment, et garder son sang-froid, mieux : élever son niveau dans les moments importants. Bref, passer du statut de sous-berdych à celui de super-Delpo…

      • Antoine 10 septembre 2017 at 9 h 32 min

        Plutôt que de faire l’hypothèse que le joueur en face passe 2/3 de premières (en réalité, selon les tours, la moyenne du tournoi a oscillé entre 59% et 63% et chaque match est différent bien sûr), le mieux est de prendre les stats de chaque match, lesquelles sont disponibles à la rubrique de chaque joueur. C’est légèrement fastidieux et j’ai eu la flemme de le faire….

        • Paulo 10 septembre 2017 at 10 h 35 min

          J’ai aussi eu la flemme de le faire :) disons que c’était un moyen « facile » de faire la moyenne des pts gagnés sur service adverse et de situer la différence entre les deux joueurs…

        • Paulo 10 septembre 2017 at 10 h 46 min

          Disons que je ne trouve pas que la différence entre Nadal et Anderson : 0,4 point (+/- 10%) de plus marqué sur service adverse par Nadal, ce n’est pas non plus 1 point d’écart… alors qu’Anderson a fait face à deux gros serveurs quand Nadal n’a eu à en affronter qu’un.
          Et comme Anderson est légèrement meilleur sur ses jeux de service (moins de breaks encaissés alors qu’il a servi plus de fois), au final cela pourrait être serré… à condition qu’Anderson ne soit pas paralysé par l’enjeu et ne fasse pas son sous-Berdych.

          • Antoine 10 septembre 2017 at 10 h 53 min

            0.4 point, cela fait un tiers de plus. C’est énorme ! Cela veut dire sans doute environ deux fois plus de balles de breaks obtenues..

      • Antoine 10 septembre 2017 at 13 h 58 min

        Paulo, en fait ton calcul est faux…Il faut additionner les points gagnés sur 1ères et sur 2èmes balles adverses…

        En reprenant tes chiffres cela donne :

        3.06 points marqués par jeu de retour pour Nadal et 2.39 points pour Kévin, soit un écart de 0.67 point par jeu, soit un point de plus deux eux sur trois…

        PS: il est correct de comptabiliser un tie break comme valant un jeu de retour et un jeu de service et donc d’additionner les ties breaks aux jeux de retour (comme aux jeux de service d’ailleurs)

        • Paulo 10 septembre 2017 at 14 h 57 min

          Oui bien sûr il fallait ajouter les deux… j’ai été un peu vite dans mon calcul. Je trouve bien 0,66 point d’écart entre les deux, ça commence à faire, et ça explique les 14 breaks supplémentaires pour Nadal.

          Cela dit Anderson a eu un gros serveur en plus… et il sert mieux.

      • Antoine 10 septembre 2017 at 14 h 32 min

        Paulo, J’ai surmonté ma flemme et fait les calculs…

        Anderson a joué 679 points au retour et en a gagné 256 soit 37.7%. Nadal n’en a joué que 605 mais en a gagné 269, soit 44.5% (ce qui est considérable). L’écart entre les deux joueurs est de 6,8 point à l’avantage de Nadal (soit une fréquence de points gagnés au retour 18% plus élevée au bénéfice de Nadal)

        Anderson a joué 410 points sur première balle adverse et en a remporté 124, soit 30.2%. Rafa en a joué 400 et en a remporté 156, soit 39.0%, un écart de près de neuf points…

        Anderson a joué 269 points sur seconde balle adverse et en a gagné 132, soit 49.1%. Rafa en a joué seulement 205 et en a gagné 113, soit 55.1%.

        Les stats d’Anderson sont très correctes et lui ont permis de breaker 23 fois, soit Presque 4 breaks par match (selon les matchs entre 2 et 5 breaks). Celles de Nadal sont extrêmement élevées et lui ont permis de breaker 37 fois, plus de 6 fois par match (tous les matchs ont compté 6 breaks sauf un ou il a breaké 7 fois).

        Cette façon de comptabiliser les moyennes revient à donner plus de poids aux matchs qui ont compté le plus de points de retour, c’est à dire les matchs les plus disputés. Dans le cas d’Anderson, cela donne plus de poids à son match contre Querrey et à sa demie contre CB. Dans le cas de Nadal, cela donne plus de poids à son match contre Mayer (presque le double que celui de son match contre Dolgo).

        Un autre façon de calculer une moyenne consiste à faire la moyenne des fréquences de chaque match, lesquels ont alors un poids identique. Elles sont habituellement un peu plus élevées puisque les matchs disputés qui comptent le plus de points sont alors comptabilisés comme tous les autres et comptent donc pour 1/6ème. Les deux méthodes présentent un certain intérêt.

        La moyenne de la fréquence de points remportés par Anderson au retour est de 38.6% (+0.9 point par rapport à la première méthode), celle de Nadal est de 45.8% (+1.3 point). L’écart est alors de 7,2 point en faveur de Nadal (soit une fréquence de points remportés au retour plus élevée de 18.6% que celle d’Anderson ce qui ne change presque rien par rapport à la première méthode).

        Sur première balle adverse, cela donne 30.9% pour Anderson (+0.2 point) et 39.0% pour Nadal (sans changement).

        Sur seconde balle adverse, cela donne 45.8% pour Anderson (-3.3 point) et 56.2% pour Nadal (+1.2 point). C’est donc essentiellement sur deuxième balle que le mode de calcul a ici une importance. La raison est que dans son match le moins disputé Nadal a cartonné sur deuxième balle adverse (il a remporté 71% des points sur les secondes balles de Rublev). C’est vrai aussi pour Anderson mais à un degré moindre car la dispersion de ses fréquences de part et d’autre de la moyenne est plus faible que pour Nadal…

        D’un match à l’autre la fréquence des points gagnés sur première balle adverse par Anderson a été compris entre 19% (contre Querrey) à 43.4% (au premier tour contre le qualifié Aragone). S’agissant de Nadal, cela a varié de 28.6% (contre Del Po) à 46.2% (au premier tour également).

        Sur deuxième balle adverse, la fréquence des points marqués par Anderson a varié de 35.8% (au premier tour) à 60.5% (au deuxième tour). S’agissant de Nadal, sa fréquence la plus basse a été enregistrée au 3ème tour (42.9% contre Mayer) et la plus élevée atteinte contre Del Po (71.9%)..

        Autrement dit la fréquence la plus faible de Nadal sur deuxième balle adverse correspond presque à la fréquence la plus élevée d’Anderson. Il est très fréquent que la différence entre deux joueurs se fasse sur les secondes balles, à fortiori sur surface rapide. C’est même probablement le facteur essentiel. C’est dire l’ampleur de la tâche d’Anderson….

        • Paulo 10 septembre 2017 at 15 h 10 min

          Oui, d’accord avec la méthode 2 (% de pts gagnés en retour à chq match, et moyenne de ces %).

          Cela dit Anderson rencontre deux gros serveurs (je me répète) et Nadal un seul. Autrement dit, l’échantillon n’est que de 6 matches, donc prudence. En plus, Delpo s’écroule à partir du 2ème set – comme tes chiffres le montrent d’ailleurs.
          Donc a priori l’écart (qui est important notamment sur seconde) devrait être moins élevé.

          Si on prend leurs deux derniers matches sur dur, quand Anderson jouait à un niveau décent (un en indoor : Bercy 2015, et un en outdoor, Melbourne 2015), on a les scores suivants, respectivement : 4-6 7-6(6) 6-2 et 7-5 6-1 6-4.

          • Paulo 10 septembre 2017 at 15 h 15 min

            Fausse manip, je poursuis :
            À Bercy, Kevin est à deux points du match (certes en deux sets gagnants). Le différentiel de breaks (hors tie break) est de un break en faveur de Nadal.
            À Melbourne, probablement 4 breaks d’écart (si Nadal sert en premier), c’est plus sévère.

            Ça va être compliqué pour le Sudaf, c’est clair. Mais s’il sert bien, il pourrait donner du fil à retordre à Nadal…

          • Antoine 10 septembre 2017 at 15 h 52 min

            En fait, Mayer peut être classé parmi les gros serveurs :
            http://www.atpworldtour.com/en/stats/leaderboard
            Et c’est contre lui que Nadal a gagné le moins de points au retour : 41.1% (40% sur premières et 42.9% sur secondes)

            Je crois qu’Anderson a eu deux balles de match contre Nadal à Bercy…

        • Paulo 10 septembre 2017 at 15 h 21 min

          J’ajoute que Nadal a affronté des joueurs moins bien classés que Delpo, et qu’en plus il semble que Rublev, paralysé par le fait de jouer contre son idole, a fait n’importe quoi (on se rassure comme on peut…).

          • Antoine 10 septembre 2017 at 16 h 23 min

            J’ai tendance à trouver la méthode 2 plus pertinente également.

            Ce qui est intéressant, au delà de l’écart entre les deux joueurs, est de regarder leurs moyennes sur ce tournoi avec leurs moyennes sur dur sur les 52 dernières semaines donnée par l’ATP. Mais il faut alors prendre la méthode 1 car c’est celle que retient l’ATP à mon avis. Cela donne ceci (en prenant la méthode 1)

            Anderson
            fréquence de points gagnés sur première balle adverse : Flushing 2017 (30.2%) – 52 weeks (26%) : +4.2 points
            fréquence de points remportés sur deuxième balle adverse :
            Flushing 2017 (49.1%) – 52 weeks (48.7%) : + 0.4 point (à noter que si l’on emploie la méthode 2, l’écart est négatif)

            Nadal
            fréquence de points remportés sur première balle adverse :
            Flushing 2017 (39.0%) – 52 weeks (31.4%) : +7.6 points
            fréquence de points remportés sur deuxième balle adverse :
            Flushing 2017 (55.1%) – 52 weeks (53.9%) : -1.2 point.

            Anderson a donc nettement progressé par rapport à sa moyenne sur les 52 dernières semaines, surtout sur première balle adverse. Mais les stats de Nadal sont encore plus marquantes, du moins sur première balle.

            • Paulo 10 septembre 2017 at 17 h 37 min

              Ces chiffres sont très intéressants, et même impressionnants concernant Nadal.

              La progression sur cet US par rapport aux 52 semaines passées est intéressante chez les deux.
              Le bémol à mon sens étant qu’ils n’ont, l’un et l’autre, pas vraiment rencontré de top player à New York. Cela dit, les chiffres seraient sans doute en progression de toute façon.

  2. Jo 10 septembre 2017 at 6 h 41 min

    En duplex-ceptionnel avec notre consultant en or, Emmanuel Planque, alias The Beauf, qui nous livre son analyse de la finale féminine: « Ouais, pff… t’as vu le massacre? Trois et zéro, bonjour le spectacle, elles ont passé plus de temps à se faire des poutous qu’à jouer, enfin comme si les greluches, ça pouvait jouer au tennis. Et puis, on les connaît les négresses, c’est juste bon à faire la lessive, la bouffe et les gosses. »

    Un avis sur la grande finale masculine de ce soir, Manu? « T’appelles ça grand, toi? Bon, OK, le Kéké, c’est une asperge mais on va se faire chier comme c’est pas permis. L’Espingouin y met des branlées au Sudaf depuis qu’ils ont douze ans, c’est pas ce soir que ça va changer. Je te jure… Allez, quatre sets pour le Rafa si le Kéké y fait un petit pipi dans la culotte, trois sets s’il fait un gros caca. »

  3. Antoine 10 septembre 2017 at 8 h 54 min

    Dommage que Keys soit totalement passé à côté de sa finale mais Stephens fait une belle championne. Et sa demie contre Vénus était sans doute le meilleur match du tournoi, la finale avant la lettre rétrospectivement. Reste à espérer qu’Anderson ne passera pas à côté lui…

    Hingis a gagné un nouveau titre en GC, le double mixte hier, en attendant peut être le double dames. C’est son 7ème GC en double mixte, son sixième depuis 2015. Elle a également 12 titre en GC en double dames, dont 3 depuis 2015 et donc peut être un 4ème aujourd’hui. Toutes disciplines confondues, elle a donc pour l’instant 24 GC. Pas mal !…

    • Colin 10 septembre 2017 at 14 h 55 min

      Stephens fait une belle championne, dans tous les sens du terme.

  4. Antoine 10 septembre 2017 at 18 h 02 min

    C’est affreux pour ce pauvre Kevin mais personne ne croit en ses chances. C’est vraiment l’underdog complet. La cote la plus faible est celle correspondant à un 3-0 pour Nadal, loin devant 3-1 et encore bien davantage devant toutes les autres possibilités. 3 sets à 0 pour Nadal, c’est une cote de 1.70 avec donc plus de 50% de probabilités.

    C’est tout juste si les bookmakers pensent qu’il y aura un tie break dans le match : c’est, au vu des cotes, un peu plus probable que l’inverse. Et s’il y en a un c’est nadal qui est supposé le gagner. Sur Bwin par exemple 7-6 pour Nadal au premier set vaut une cote de 5 alors que 7-6 pour Kevin vaut 8.25. C’est à peu près pareil chez les autres. Il ne resterait plus qu’à parier sur le nombre d’aces que passera Kevin (ou les deux) : plus ou moins de 15 aces pour Kevin ?

    Il faut dire qu’à lire les pronostics des experts auto-proclamés, Kevin n’a pas arrangé son cas en fêtant sa victoire en demie « comme s’il avait remporté le tournoi », se précipitant dans la loge de son clan. Autrement dit, à les croire, Kevin est très content d’être finaliste et cela suffit amplement à son bonheur.

    Et de rappeler que c’est le finaliste le plus mal classé en finale d’un GC depuis Jo en 2008, qu’il a toujours perdu contre Nadal (4-0), que c’est un puceau en finale, que Nadal n’a jamais perdu en finale sauf contre Roger ou Djoko, certains mentionnant quand même Stan à Melbourne en 2014 qui était mené 14-0 et était également puceau en finale d’un GC. Mais bon, rien de comparable, et donc bye bye Kevin. Au mieux, le gars peut gagner un set, de préférence au tie break : voilà ce qu’ils disent quasiment tous…

    On finit par se demander pourquoi sa cote n’est pas de 20 ou 30, mais de 5 à 6…

    Rien que pour cela, j’aimerais bien que Kevin gagne cette finale. Je sais bien que cela ne les empêchera pas de continuer à pérorer à tort et à travers et d’oublier vite fait bien fait qu’ils se sont plantés dans les grandes largeurs, mais cela me ferait plaisir de les voir devoir avouer qu’ils se sont vautrés tous ensemble. Comme dans les sondages, cette unanimité est d’ailleurs suspecte : chacun préfère se planter avec tous les autres plutôt que de risquer de se planter seul…

    Il y en a quand même qui a rappelé que depuis que Nadal a battu Monfils en finale à Doha en 2014 -ce qui n’est quand même pas un exploit quand on connait le pourcentage de finales que Gaël a paumé- Nadal a perdu les 8 finales sur dur qu’il a disputées depuis lors. Mais toutes les séries ont une fin, n’est ce pas ?

    A la place de Kevin, je me demande si je ne préparerais pas un coup de Jarnac à Rafa : ne servir presque que des premières balles, même en seconde balle. Cela peut paraître dément mais un calcul simple montre que cela peut être rentable : si le produit de la fréquence des premières par la fréquence avec laquelle on gagne le point derrière une première est supérieur à la fréquence avec laquelle on fait le point sur une seconde balle, il vaut mieux ne taper que des premières.

    Or, comme le montre ma discussion plus haut avec Paulo, il est probable que Rafa gagnera très fréquemment le point derrière la seconde de Kevin. Or ce dernier a un pourcentage de premières particulièrement stable, autour de 65% (comme Rafa).S’il est suffisamment efficace derrière, cela vaut la peine d’essayer. S’il gagne nettement moins de 50% derrière ses secondes et qu’il gagne 75% des points derrière sa première, c’est payant (dans cet exemple cela le devient si sa fréquence de points marqués derrière une seconde tombe en deçà de 48.75%, en prenant 65% de premières et 75% des points marqués derrière). On n’est pas non plus obligé de le faire sur toutes les secondes, histoire de conserver un élément de surprise et d’empêcher l’autre de se régler…

    • Colin 10 septembre 2017 at 18 h 34 min

      Ce serait gonflé comme pari, mais pas si idiot car au delà des statistiques que tu soulignes, ça empêcherait Nadal de se régler en retour comme dans l’échange (or on a vu contre Lajovic, Daniel, Mayer et Delpo que dans cet USO Nadal semblait avoir besoin d’un set pour prendre la mesure de son adversaire).
      Par contre, le souci c’est que 65% de premières, c’est une stat qui veut dire quelque chose sur un match, mais pas sur un jeu ; par exemple, sur un jeu, Anderson va faire 4 aces (3 en première, 1 en deuxième) mais sur un autre il va faire deux doubles, il suffit alors que Nadal retourne bien 2 autres services et hop, break, et qui dit break dit set… Conclusion : une telle tactique devrait s’accompagner de celle-là : « agresser Nadal systématiquement sur toutes ses deuxièmes balles », histoire de se donner une chance de le breaker de temps en temps.
      Mais encore une fois, l’avantage serait d’éviter d’entrer dans la filière longue où Nadal va le dévorer tout cru (pas au début, mais de + en + au fil des sets).

    • Paulo 10 septembre 2017 at 18 h 38 min

      A priori ça ne vaut pas le coup, Antoine…

      En effet, sur les deux matches sur dur dont je parlais plus haut entre Nadal et Anderson (Melbourne et Bercy 2015), le taux de réussite derrière seconde était supérieur au produit du taux de premières * réussite derrière la première :

      - Melbourne : 73% * 68% = 50% vs 65% derrière seconde !
      - Bercy : 65% * 78% = 51% vs 53%… déjà plus proche mais encore insuffisant

      (je suppose que les stats ATP comptabilisent les doubles fautes dans le taux de réussite derrière seconde)

    • Antoine 10 septembre 2017 at 18 h 54 min

      OK…Cela peut valoir la peine de le faire de temps en temps, même si ce n’est pas gagnant pour l’empêcher de se régler, un peu comme les amorties : il faut en faire de temps en temps même si on les perd.

      A propos qui a un bon lien (sans enregistrement ou inscription) pour cette finale ? Merci.
      Curieusement mon avatar a changé…J’avais essayé de le remplacer par Del Po les bras en croix en l’air il y a quelques jours mais cela n’avait pas marché et je vois que Paulo l’a pris…
      @Paulo : les doubles sont bien sûr comptées comme des points perdus sur seconde balle.

  5. Elmar 10 septembre 2017 at 21 h 35 min

    Premier jeu: Anderson passe 7 premières balles sur 8 mais est poussé à l’égalité. Deuxième jeu : Nadal rate ses 5 premières balles mais remporte son jeu à 15. Besoin d’en dire plus sur l’issue du match?

  6. Antoine 10 septembre 2017 at 21 h 50 min

    Ce n’et pas en retournant 5 mètres derrière sa ligne que Nadal va faire beaoup de retours gênants. Il s’exposé à des services croisés courts et Anderson l’a compris..2-1

    • Antoine 10 septembre 2017 at 22 h 03 min

      Anderson joue bien. Pas facile mais 3-2 pour lui…

      • Elmar 10 septembre 2017 at 22 h 07 min

        Il joue bien mais il est à chaque fois poussé au moins à égalité. Ca va finir par se payer…

  7. Kaelin 10 septembre 2017 at 22 h 12 min

    Je suis aussi dans l’état d’esprit d’Elmar, Anderson joue vraiment très bien et tant mieux car s’il était pas rentré dans son match comme contre C Busta au début, ça ferait pas un pli pour la suite mais malgré cette bonne entame, Nadal l’emmène souvent à égalité …

  8. Kaelin 10 septembre 2017 at 22 h 15 min

    là par contre c’est un jeu limite balancé par Anderson tant il a forcé et fait de fautes de stress pataudes … merde le set est déjà plié!! break pour RN

  9. Kaelin 10 septembre 2017 at 22 h 17 min

    splendide cette amortie de Kev

  10. Antoine 10 septembre 2017 at 22 h 18 min

    Anderson passe bien ses 66% de premières réglementaires, mais ne gagne le point que sur 56% de celles-ci et seulement un point sur trois sur ses secondes….

    A ce compte là, il gagnerait plus de points en ne frappant que des 1ères, même en seconde balle (pour prolonger la discussion d’avant match)…

  11. Kaelin 10 septembre 2017 at 22 h 20 min

    si Anderson joue pas mieux, car il cochonne depuis 2 jeux, c’est plié… déjà qu’il passe plus ses 1ères

    • Kaelin 10 septembre 2017 at 22 h 22 min

      4 doubles depuis le début de la partie pour Kev aussi..

  12. Elmar 10 septembre 2017 at 22 h 25 min

    8/19 au filet… argh

    • Kaelin 10 septembre 2017 at 22 h 26 min

      vs 7/7, Rafa est un pragmatique: il monte que quand il sait qu’il va faire le point^^

  13. Kaelin 10 septembre 2017 at 22 h 25 min

    double break, 6-3 Rafa et il sert donc pour entamer ce 2e set… c’est baisé je vais me coucher

  14. Antoine 10 septembre 2017 at 22 h 27 min

    6-3 Nadal en une heure…ce dernier jeu du sets n’a pas vraiment été disputé à fond par Kevin..

    Il a besoin d’un break assez vite.

    • Antoine 10 septembre 2017 at 22 h 47 min

      3-2 Nadal..La partie est tombée dans un faux rythme depuis le début du second set. Anderson gagne ses jeux de service beaucoup plus facilement en servant beaucoup plus au corps, mais Nadal n’a toujours pas perdu plus de 2 points par jeu de service. Il sert très bien mais Anderson l’aide pas mal..

      • Antoine 10 septembre 2017 at 22 h 52 min

        Et il suffit de l’écrire pour que Nadal breake..4-2…

        • Antoine 10 septembre 2017 at 23 h 13 min

          6-3 6-3..Le deuxième set a été nettement plus rapide : 40 minutes…

          Kevin n’a marqué que 7 points sur le service de Nadal en deux sets..et cela ne s’arrange pas : 3 seulement au deuxième set..Nadal sert très bien mais il n’y a pas beaucoup de répliques en face.

          Anderson sur son service en est à 70% de points gagnés derrière sa première et 36% sur ses secondes..

          Et le temps d’écrire tout cela, je vois qu’il vient de se faire breaker d’entrée : 1-0 Nadal..Il menait 40-15 mais a commis 4 fautes directes en coup droit consécutivement. Jusqu’ici il jouait assez bien mais s’il se met à jouer mal, cela pourrait être vite bouclé..

          • Antoine 10 septembre 2017 at 23 h 17 min

            2-0 Nadal qui a gagné 83% des points sur son service et 47% (!) des points au retour..Seulement 7 fautes directes…Il peut difficilement mieux jouer..

            • Antoine 10 septembre 2017 at 23 h 20 min

              Sur ce, je pense que je vais faire comme vous et aller me coucher…

              Je ne pense pas qu’il m’arrivera la même chose que lors du match entre Del Po et Thiem ou j’étais parti à 6-1 4-0…On peut quand même faire confiance à Rafa..

  15. Elmar 10 septembre 2017 at 23 h 55 min

    Bon voilà. Une belle purge, cette finale, un peu comme tout le tournoi en somme. Les Zverev et autre Dimitrov peuvent avoir des regrets.

  16. Gerald 11 septembre 2017 at 4 h 59 min

    Franchement, une fois Roger éliminé, cet US n’avait plus de goût pour moi!

    • Montagne 11 septembre 2017 at 7 h 45 min

      Attention à ce que l’on écrit, on ne va quand même pas tous aller se pendre quand Roger arrêtera sa carrière.

      • Gerald 11 septembre 2017 at 10 h 53 min

        C’est pas ce que je voulais dire non plus. Mais Rafa, j’aime pas et c’est comme cela. Un peu comme Sampras à l’époque où j’adulais Agassi.
        Maintenant c’est cet US Open qui m’a globalement laissé sur ma faim.

        Actuellement je suis déjà focus sur la CD et l’espoir d’une finale Franco-Belge.

        J’espère que la FFT aurait le bon goût de la programmer à Lille si de devait être le cas pour permettre une ambiance de feu.

  17. Colin 11 septembre 2017 at 8 h 03 min

    Je n’ai regardé qu’un seul jeu, celui du premier set à 3/3, où Anderson s’est fait breaker alors qu’il menait 40/30 (il offre alors le break sur un plateau à Nadal en faisant trois bouses dont une double faute). Ça m’a suffi ! J’ai préféré aller me coucher plutôt que regarder la suite dont l’issue me paraissait trop évidente. Comme dit Antoine, Rafa n’est pas Thiem, et Anderson n’est pas Delpo.

  18. Antoine 11 septembre 2017 at 8 h 35 min

    6-3 6-3 6-4..Net en sans bavures, même pas une balle de break à défendre..Nadal a fait un grand match comme contre Del Po à partir du second set. Anderson n’a pas été mauvais mais cela n’a pas suffit et ne pouvait suffire. Il a été incapable de retourner le service de Nadal qui n’a perdu que 15 points sur son service et commis seulement 11 fautes directes.

    Bravo à Nadal pour ce nouveau titre en GC, le premier qu’il gagne hors de Roland pour la première fois depuis 4 ans (US Open 2013) et son premier titre sur dur depuis Doha 2014 à son 35ème tournoi sur dur depuis.

    Guillaume avait raison : le mieux placé pour tire les marrons du feu de cet US Open marqué par 5 absents parmi les 11 premiers et la déconfiture des autres supposés cadors (Dimitrov, Zverev-le-jeune, Cilic, entre autres..), c’était bien lui une fois de plus. Le seul qui aurait pu théoriquement rivaliser avec lui était Roger mais il est arrivé dans un état qui ne lui permettait pas d’aller bien loin? Voilà ce que c’est d’être trop gourmant et de changer sa programmation à la dernière minute ou presque. Le résultat est que non seulement Rafa gagne le titre mais qu’il va très probablement terminer l’année numéro un vu son avance désormais très conséquente sur Roger.

    Il n’y aura pas eu beaucoup de grands matchs : on retiendra surtout celui de Del Po contre Thiem.

    Les deux lascards se sont donc répartis les GC cette année pour la première fois depuis 2010, mais cette fois avec deux chacun. Des 4 finales de GC, seuls cette de Melbourne fut une grande finale et comme par hasard, c’est celle qui les a opposés. Je dirais que chaque victoire de l’un rehausse en fait la performance de l’autre et ils doivent donc tous les deux être très contents. Un seul est parvenu à faire plus que se glisser entre eux depuis 2005 pour rafler autre chose que des miettes : Djoko qui en a quand même aligné 12, ce qui est énorme. Les autres sont quand même bien loin : 3 pour Stan, 3 pour Murray, 1 pour Cilic et 1 pour Del Po. Roger & Rafa, c’est 35 à eux deux…

    Avec le retour des absents à Melbourne et le classement qui sera le leur, le tableau de Melbourne risque à nouveau d’être très déséquilibré? Je doute que Murray, Stan et Djoko reviennent au top comme par enchantement dès le début de l’année. Les jeunes sont encore bien tendres en GC et ont fait la preuve de leurs limites lors de ce tournoi. Rafa et Roger pourraient donc bien continuer à engranger l’année prochaine vu qu’ils sont largement au dessus du lot en format trois sets gagnants…

    Hingis a gagné aussi le double dames et cela lui fait donc 25 GC, tous formats confondus…

    • Patricia 12 septembre 2017 at 11 h 54 min

      Pour la place de N°1, ça devient chaud en effet pour Federer, Nadal a dans les 2000 pts d’avance. Toutefois, c’est techniquement possible vu le programme de Roger qui met en jeu 4000 points, pour lesquels la concurrence jusqu’en fin de saison est aussi étique qu’à l’USO (on aura peut être un sursaut de Raonic, mais il ne sera même pas aux Masters), et Cilic est à peine plus solide. Le problème, c’est que Nadal a le même boulevard, même si l’indoor n’est pas la même histoire pour lui.

  19. Paulo 11 septembre 2017 at 9 h 18 min

    Nadal joue certainement très bien, et ce titre et sa place de numéro un, il les mérite dans le sens où ce n’est pas sa faute si les autres sont à l’ouest.
    Mais quand même… niveau spectacle (un seul match de vraiment haut niveau comme le rappelle Antoine), niveau suspense, quelle pauvreté que cet US Open. C’est d’ailleurs vrai de toute la tournée nord-américaine…
    J’ai vu le début de la finale, et voir Anderson peiner à ce point pour remporter ses jeux de service m’a suffi pour savoir que le match se jouerait très probablement en 3 petits sets.
    Anderson est un bon joueur, mais en le voyant jouer je me demandais : y a-t-il une, ou bien deux classes d’écart entre Nadal et lui ? Et j’ai fini par trancher : deux. Une classe d’écart entre Nadal – et le Big Four en général – et un joueur comme Raonic, et encore une classe d’écart entre Raonic et Anderson. En retour et en défense, Anderson est quand même vraiment limité ! Il ne vaut pas mieux que top 10, top 8 s’il profite de la fenêtre actuelle.

    Ce qui m’étonne quand même, pour revenir à Nadal, est cette quasi-résurrection qu’il a connue. Il était dans les choux depuis 2-3 ans, des tas de joueurs pouvaient le battre, même sur terre il était devenu presque quelconque… les débats allaient bon train pour savoir si le problème était physique ou mental, quoique les effets de l’âge semblaient manifestes, avec des déplacements moins bons qu’à sa grande époque, donc un caractère a priori irréversible de son (relatif) déclin… et puis abracadabra ! Le voilà revenu à son meilleur niveau – certes le coup droit est moins létal que par le passé, mais cela est presque compensé par un meilleur revers. Mais question déplacements, retour, défense intraitable, endurance, il est à son meilleur ou peu s’en faut. De genou il n’est plus question, de Hoffa encore moins, il vole sur le court…
    D’aucuns disaient avant la tournée américaine qu’ayant une vingtaine de matches de plus que Federer au compteur, il serait rattrapé par la fatigue et devrait céder la place de numéro un au Suisse : que nenni, il remporte l’US Open haut la main. Nous ne sommes pas encore à la fin de l’année, mais jusqu’ici c’est bien Federer qui a montré des signes de faiblesse physique (c’est là qu’on se souvient qu’il a quand même 5 ans de plus que l’Espagnol)…

    Pour 2018 il est difficile de se prononcer, mais les voyants sont au vert pour Nadal. S’il gère intelligemment son calendrier, s’il joue aussi bien à Melbourne et sur terre que cette année, il conservera sa couronne mondiale un petit moment, et se rapprochera de Federer au nombre de titres en GC. Parce que je vois mal Djokovic et Murray revenir au très haut niveau en si peu de temps. À moins que la relève, enfin ?…

    • Colin 11 septembre 2017 at 10 h 35 min

      Sauf si Nadal doit faire, à son tour, ses 6 mois d’arrêt réglementaires début 2018…

      • Paulo 11 septembre 2017 at 11 h 11 min

        Possible évidemment, mais s’il gère intelligemment son calendrier et que l’adversité est au niveau de l’actuelle…

        Toni ne sera plus là en 2018 si j’ai bien suivi, seul Moya sera aux côtés de Rafa : à voir comment le binôme fonctionnera !

    • Antoine 11 septembre 2017 at 12 h 37 min

      Sur Nadal, c’est frappant en effet : c’est la première fois depuis 2011 qu’il arrive à jouer les 4 GC avec de bons résultats. En 2015, il a réussi à jouer les 4 également mais il est battu au 2ème tour à Wim et au 3ème à l’US Open. ET toutes les autres années (2012, 2013, 2014 et 2016), il loupe un GC. En 2016, il doit également décaler forfait à Roland…

      En moyenne depuis 2012 inclus, il loupe donc un GC par an. C’est sa norme depuis un moment. On peut sans doute avancer que 2017 est une année hors normes pour lui, sur ce point…

      Pas sûr que cela se répétera tous les ans..

    • Patricia 12 septembre 2017 at 12 h 01 min

      Je pense tout de même qu’il y a des chances que Murray et Djoko reviennent au top : Nadal et Fed l’ont bien fait, après une absence similaire (et en passant, le parcours des finalistes dames est dans la même veine de retour miraculeux, après fracture pour Stephens et double opération pour Keys). Je pense que la relève aura plus de mal à gérer le retour du binôme 2016 que Murray et Djoko a retrouver leur place bien au chaud dans le top 10….

  20. Elmar 11 septembre 2017 at 9 h 22 min

    Oui, cette blessure à Montréal lui aura coûté très cher. J’ignore si une semaine de repos supplémentaire aurait empêcher son dos de se coincer, mais je pense que Roger n’est pas près de refaire l’erreur désormais. On ne l’y reprendra plus. Dommage d’être passé si près du n°1, mais bon, après ce qu’il nous a donné cette année, on va pas se laisser démoraliser pour si peu! Ce qui m’épate (désolé pour l’absence de transition, mais ma touche ENTER ne fonctionne plus…) au fond le plus, c’est que Rafa aura été capable de faire une saison complète, à fond depuis le 1er janvier jusqu’à mi-septembre. Je suis même pas sûr que ce soit arrivé une seule fois depuis le début de sa carrière. Vu l’état des troupes, il peut très bien envisager le GC calendaire l’an prochain (oui, oui, je fais dans la polémique putassière).

    • Guillaume 11 septembre 2017 at 10 h 17 min

      « pas près de refaire l’erreur »

      Je sais pas, c’est pas la première fois qu’il commet ce genre de… pêché d’orgueil ? A chercher à courir trop de lièvres à la fois comme s’il refusait d’admettre qu’il n’a plus 25 (ou même 31) ans. Fin 2014 il avait fait le même coup à ne pas vouloir choisir entre course à la place de 1 (donc présence à Bercy), Masters et finale de coupe Davis. Résultat, il n’avait pas été loin de tout perdre. Là j’ai la sensation qu’il re-commet la même, sans que l’épisode 2014 lui ait servi de leçon. Son mot d’ordre « les Chelems d’abord, la place de 1 suivra » était trop cohérent, il a fallu qu’il y déroge après Wim… Comme tous les champions, Fed est gourmand. Mais à son âge ça a vite fait de se retourner contre lui.

      Nadal : tout à fait d’accord avec ce qui a été dit sur le côté irréel d’une année sans bobos dans son cas. C’en est même ironique que ce soit lui le seul épargné dans cette année 2017 où le Top a plus squatté l’infirmerie que les palmarès.

      Sur la question du jeu je suis moins tranché. Est-ce qu’il était vraiment si fort, le Rafa ? Au niveau de ses autres cuvées à plusieurs Chelems la même année (2008, 2010, 2013), je veux dire ? Je ne pense pas qu’il puisse y avoir une réponse claire à cette question tant l’adversité était relative, pour ne pas dire faible. Physiquement oui, il était là – on en revient au point ci-dessus – et ça lui permet de faire la différence, en particulier en première semaine, quand son jeu n’était franchement pas joli, joli. Et même comme ça… J’aurais été curieux de voir jusqu’où Taro Daniel aurait pu aller si la pluie ne l’avait pas privé de ses 24h de repos réglementaires juste avant de jouer Rafa au 2e tour.

      Globalement ce qui me frappe dans le tennis des 2010′s c’est à quel point on revient « facilement » de blessure. Parce que Fed et Nadal sont loin d’être des exceptions. Rien que sur cet USO : Anderson, Stephens, Keys, évidemment Delpo… ont tous connu le combo blessure/opération au cours des 15 derniers mois. Quand on pense combien, jusqu’au début des 2000′, une blessure pouvait saloper une carrière. Aujourd’hui c’en est presque réduit au rang d’épiphénomène. « Bah t’étais où ces dernières semaines ? – Oh, tu sais, la routine, j’étais blessé ». Je force le trait, bien sûr, mais c’est un truc qui m’interpelle vachement.

      J’ai surtout la sensation qu’en est entré dans une phase de transition. Les géants des 15 dernières années deviennent prenables… mais la relève est désespérément tendre, au moins en GC. En 2017 ça a largement bougé en M1000, mais au format 3 sets gagnants, et avec la pression inhérente aux Chelems, c’est pas encore ça. Objectivement, cet USO était taillé pour que Zverev joue sa première finale majeure. Mais la « pancarte » était encore trop lourde.

      La question est de savoir combien de temps encore il va leur falloir pour mûrir, les Thiem and co pas très loin mais qui bloquent et les Shapi/Shapo qui partent de plus loin mais grillent les étapes. C’est de leur lenteur (ou leur vitesse) à débouler – et à la capacité de rebond de Djokovic/Murray, qu’il ne faut pas enterrer trop vite – que va dépendre la capacité de Federer et Nadal à continuer une moisson plus ou moins faste. Celle de 2017 est clairement surréaliste, l’alignement des planètes parfait sur au moins 3 Chelems de suite, RG/Wim/US. Qu’est ce qu’il en sera en 2018 ? Avec, en plus, comme le soulignait Antoine, les électrons libres Djoko/Murray/Stan en balade dans les tableaux…

      • Antoine 11 septembre 2017 at 12 h 56 min

        J’ai pas mal regardé jouer Rafa cette semaine et je pense qu’il jouait particulièrement bien. Il a même été excellent hier et contre Del Po après le premier set. En fait il l’était déjà avant contre Rublev et Dolgo mais comme ces deux derniers sont passés à côté,; c’était difficile d’en être sûr.

        En particulier il servait très bien et sa deuxième balle est devenue excellente. Et au retour, même si je n’aime pas la façon qu’il a de retourner de si loin sur dur, les stats parlent pour lui comme le montre la discussion que j’ai eue avec Paulo hier après midi. IL est très au dessus de sa moyenne sur dur calculée sur les 52 dernières semaines.

        Je pense donc que sur cet US Open, en tout cas en seconde semaine, il aurait été très difficile à battre de toute façon. Je pense qu’il aurait fallu le meilleur Djoko, le meilleur Roger ou un Stan en feu…

        Il était en tout cas de loin le plus fort sur ce tournoi.

        On a eu deux tournois importants avant, gagnés par Zverev-le-jeune et Dimitrov. On les aurait retrouvés en finale, personne n’aurait crié au scandale. Mais ils ont été en dessous de tout, comme bien d’autres. Les seuls jeunes qui ont fait une percée sont Shapo et Rublev, avec leurs limites du moment.

        • Kaelin 11 septembre 2017 at 21 h 43 min

          Schwartzy a fait un bon tournoi aussi…mais bon c’est plus déjà un si jeune avec ses 25 balais! tiens d’ailleurs je viens de voir qu’il est entrainé par cette vieille carne (il m’est jamais revenu celui là mais je crois que c’est surtout physique en plus d’avoir un jeu chiant au possible) de Juan Ignacio Chela!

    • Antoine 11 septembre 2017 at 12 h 39 min

      Je ne pense pas que le problème de Roger tienne au fait qu’il manquait d’une semaine de repos. En revanche, il manquait d’une semaine de préparation avant de reprendre à Montréal plutôt qu’à Cincy…

  21. Paulo 11 septembre 2017 at 9 h 36 min

    Plusieurs joueurs atteignent leur meilleur classement ce matin :

    - Sascha Zverev, 4ème
    - Cilic, 5ème
    - Carreno Busta, 10ème (!!!)
    - Querrey, 16ème
    - Schwartzman, 28ème et solide numéro 2 argentin
    - Rublev, 37ème
    - Sugita, 42ème
    - Shapovalov, 51ème

    Anderson fait un bond de 17 places et se retrouve 15ème… Delpo gagne 4 places pour atteindre le 24ème rang.

    Côté Français, c’est pas la joie : Tsonga 18, Pouille 22, Gasquet 30, Mannarino 31 (qui se rapproche de son meilleur classement, 27), Monfils 36, Paire 41, Simon 43… on peut toujours se dire que nous avons 7 joueurs dans le top 50. Mais pour aller chercher un Grand Chelem, heu…

    • Colin 11 septembre 2017 at 10 h 38 min

      Ça suffira peut-être pour aller chercher la Coupe Davis…

      • Gerald 11 septembre 2017 at 11 h 04 min

        I had a dream…. (comme disait l’autre), la France écrase la Serbie 5-0 et la Belgique se qualifie de façon homérique grâce à un Darcis incroyable qui arrache le 3ème point face à Kyrgios dans le 5ème set du 5ème match.

        Bref France-Belgique (à Lille s’il vous plaît) avec un public génialissime derrière les 2 nations.

        Premier jour, les 2 numéros « 1″ remportent leur simple et Darcis qui avait porté l’équipe jusqu’en finale doit renoncer à disputer le 2ème simple du dimanche la rage au ventre. Bref 1-1 à l’issue du vendredi.
        Samedi, la paire Française ne fait qu’une bouchée du double Belge et commencera le dimanche en ne devant plus récolter qu’un point.
        Le dimanche débute avec le match de Goffin qui ramène difficilement les 2 équipes à égalité. Bref, le 5ème match sera décisif et c’est Bemelmans qui remplace Darcis au pied levé qui monte sur le court. La pression est au couteau et tout se joue au tie-break du 5ème set ou Bemelmans apporte sa première Coupe Davis à la Belgique lors de sa 3ème présence en finale.

        Bon ce n’est qu’un rêve et vu ma qualité en prono, on risque plus de se prendre un 3-0 tassé et plié dès le samedi!

        • Guillaume 11 septembre 2017 at 11 h 22 min

          Désolé de te décevoir, mais t’auras pas de finale France – Belgique à Lille, c’est une certitude : le week-end de la finale de Davis, le stade Pierre-Mauroy est pris pour un test-match de rubgy France-Japon.

          • Gerald 11 septembre 2017 at 12 h 23 min

            Tu vois la finale se dérouler dans un stade de foot??????

          • Colin 11 septembre 2017 at 12 h 34 min

            Comme la finale France / Suisse de 2014. Le stade Pierre Mauroy est modulaire.

          • Kaelin 11 septembre 2017 at 21 h 39 min

            Gégé t’as encore rien suivi!!

        • Colin 11 septembre 2017 at 12 h 13 min

          Sans compter que ce serait peut-être un peu trop « fair play » que d’organiser une telle rencontre à deux pas de chez nos chers voisins. C’est un coup à se retrouver avec 80% de supporters belges dans la salle !
          Moi je proposerais plutôt Nouméa, ça sera l’été là bas, et puis Mannarino connaît bien, il me semble qu’il a déjà remporté (plusieurs fois?) le challenger.

          • Kaelin 11 septembre 2017 at 18 h 44 min

            « Moi je proposerais plutôt Nouméa, ça sera l’été là bas, et puis Mannarino connaît bien, il me semble qu’il a déjà remporté (plusieurs fois?) le challenger. »

            hahahaha tu m’as tué!!! en effet il est même tenant du titre, énorme! en 2016 il fait titre ; en 2015, demi finale ; titre en 2012…

            Gilou l’a gagné aussi 2 fois en 2005 2006!

          • Colin 11 septembre 2017 at 20 h 31 min

            Ouais par contre Nouméa il faut oublier si on rencontre les aussies en finale :lol:
            Quoique… une bonne vieille terre battue, le Kyky il aime pas trop ça

            • Kaelin 11 septembre 2017 at 21 h 39 min

              allez adjugé! Manna accueillera l’équipe dans son bungalow privé qu’il occupe tous les ans lors du challenger!

        • Antoine 11 septembre 2017 at 12 h 29 min

          Kyrgios est numéro un de l’équipe australienne. C’est le n°2 qui joue le 5ème match..

          • Gerald 11 septembre 2017 at 12 h 42 min

            C’est bien pour cela que ce n’est qu’un rêve, rien de logique là dedans…

        • Antoine 11 septembre 2017 at 13 h 00 min

          La Belgique a t elle une bonne équipe de double ? That is the question…

          • Gerald 11 septembre 2017 at 13 h 09 min

            La réponse est claire, nette et précise: non!
            A l’époque, on a eu une paire Malisse/Rochus qui a joué la finale à Roland-Garros mais début c’est le désert des tartares!
            Comme chez nous, la fédération de tennis est régionalisée en ses ailes francophones et néerlandophones, aucune vision n’existe pour essayer de pousser de jeunes espoirs Belges (sans distinction de région à mes yeux) à jouer en double ensemble tout au long de l’année.
            Bref, si les Français ne l’emportent pas en 3 sets, j’y comprend rien.
            Je pense que la victoire inespérée contre l’Allemagne est plus l’exception que la règle.

            • Antoine 11 septembre 2017 at 15 h 07 min

              Il faudrait déjà que l’équipe belge passe l’Australie..

            • Colin 11 septembre 2017 at 16 h 42 min

              Et aussi que les français passent les serbes (on ne sait jamais…)

              • Antoine 11 septembre 2017 at 17 h 31 min

                S’ils n’y arrivent pas, je crois qu’ils feraient bien de prendre leur retraite immédiatement…

              • Kaelin 11 septembre 2017 at 21 h 37 min

                ahah ne crions pas victoire trop vite, tu as raison Colin!

    • Patricia 12 septembre 2017 at 12 h 11 min

      Dans les meilleurs classements on a aussi Thiem qui retourne à la 7è place, BA, 13è, et les vainqueurs de Challenger, Auger-Aliassime (164è) et Tsisipas (118è).

      Tout plein de jeunes sont à leur meilleur classement, ce qui est dans la logique des choses : Mmoh, Paul, Kuhn (un gars du même âge qu’Aliassime), Moutet…
      Félix AA est le plus jeune à entrer dans le top 200 depuis Nadal….

  22. ConnorsFan 11 septembre 2017 at 15 h 34 min

    Après les bouleversements qu’on a vu dans le classement depuis un an, j’ai un défi pour vous : prédire le classement mondial qu’on aura dans un an. Juste pour voir à quel point on sera à côté de la plaque…

    • Colin 11 septembre 2017 at 15 h 58 min

      Pour illustrer comme ça change vite : je me souviens très bien, il y a onze mois de ça, avoir lu cet article :
      http://www.eurosport.fr/tennis/nadal-a-desormais-son-academie-et-n-est-pas-uniquement-tournee-vers-le-tennis_sto5918945/story.shtml
      et avoir regardé dans la foulée cette vidéo :
      http://www.eurosport.fr/tennis/federer-a-nadal-tu-peux-m-inspirer-pour-mon-retour-tu-l-as-fait-un-million-de-fois_vid937867/video.shtml
      dans laquelle Federer, en congé sabbatique, déclare à Nadal, qui vient juste de mettre fin à sa saison 2016 :
      « Je ne sais pas comment cela va se passer quand je reviendrai mais tu l’as fait un million de fois, tu peux m’inspirer, c’est sûr. Tu reviens toujours avec facilité. Je sais que ce n’est pas facile mais la façon dont tu reviens à chaque fois dans le Top 10, le Top 5 ou même la place de n°1 mondial, je vais essayer de faire la même chose et de réfléchir là-dessus quand je reviendrai en janvier. »
      Et je me souviens très bien m’être dit, en mon for intérieur : C’est pas possible d’avoir des peaux de saucisson devant les yeux à ce point ! Ils ne voient donc pas que c’est fini pour tous les deux, que maintenant Djoko et Murray leur sont passés devant et que même s’ils arrivent à rejouer, ils n’arriveront plus à les rattraper et n’auront plus que des miettes…

      Comme quoi, le vent tourne vite.

      • ConnorsFan 11 septembre 2017 at 16 h 15 min

        Le bout « Tu reviens toujours avec facilité » était un peu amusant dans ce contexte, considérant que Nadal a eu toutes les peines du monde à retrouver son niveau suite à ses blessures et son opération de 2014. Pour la saison 2017, le fait marquant est peut-être la disparition complète de Novak.

      • Antoine 11 septembre 2017 at 16 h 17 min

        Marrant ! Perso, je n’ai jamais douté qu’ils reviendraient dans le top 5…Pour le reste, je n’avais rien prévu du tout, et surtout pas ce qui s’est passé à Melbourne en janvier qui relève presque du miracle, je trouve..Je pensais que Rafa gagnerait encore une fois à Roland, Roger peut être une fois à Wimbledon (j’en étais moins sûr), mais c’est tout..

    • Antoine 11 septembre 2017 at 16 h 11 min

      Bonne idée..Tu pourrais rédiger un article qui serve de support à ces pronostics ou nous posterions nos réponses et puis on regardera cela dans un an…

  23. Antoine 11 septembre 2017 at 16 h 12 min

    Depuis longtemps, j’ai dans l’idée d’écrire un jour un article sur The Battle of Sexes, le match qui a opposé Billie Jean King à Bobby Riggs en 1973.

    Quelqu’un a eu l’idée d’en faire un film qui sortira le 22 septembre aux States :

    https://www.nytimes.com/2017/09/08/movies/a-battle-of-the-sexes-rages-on-more-than-4-decades-later.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=mini-moth&region=top-stories-below&WT.nav=top-stories-below

    • Colin 11 septembre 2017 at 16 h 36 min

      Avec le Borg/Mac, on va bientôt pouvoir faire un festival de cinéma rien qu’avec des films consacrés au tennis

    • Colin 11 septembre 2017 at 16 h 41 min

      En tout cas, tout a l’air réuni pour que ce soit un bon film (scénariste, réalisateurs, acteurs (Emma Stone et Steve Carell), rien que du lourd).

  24. Jo 11 septembre 2017 at 16 h 19 min

    L’expression du jour: « La roche tarpéienne est proche du Capitole » que l’on traduira en espagnol par « Rafa Nadal está cerca Del Potro ». Ce tournoi est déprimant tandis qu’à deux victoires près de Moïse (les bras en croix), une vague de bonheur aurait déferlé sur l’US Open et le monde du tennis.

  25. Sam 11 septembre 2017 at 18 h 41 min

    C’est une super idée ça, un jeu de pronostics du classement, mettons, Top 3, 5 voire 10 dans un an …

    (Connors n’a jamais officiellement annoncé sa retraite).

    • ConnorsFan 11 septembre 2017 at 19 h 22 min

      Il faut voir si on souhaite un jeu avec des règles précises, un classement final et un gagnant. Dans ce cas, il faudra établir un façon d’évaluer la qualité des prédictions, probablement en considérant l’écart entre le classement prédit et le classement réel du joueur.

      Ma première idée était un exercice libre, sans calcul de points; permettre par exemple de donner les premiers rangs du classement et/ou le classement de certains joueurs auxquels on s’intéresse en particulier.

      Dans les deux cas, ce sera surtout une façon de mettre à l’épreuve l’humilité de ceux qui oseront se mouiller.

      • ConnorsFan 12 septembre 2017 at 4 h 22 min

        Concernant un possible calcul pour la qualité des prédictions : on pourrait additionner les différences de points ATP. Pour chaque joueur mentionné dans une prédiction, on comparerait les points de ce joueur avec ceux du joueur qui occupe réellement le rang au classement. La meilleure prédiction globale serait celle qui donne la plus petite somme.

        Par exemple, si on avait prédit que Nishikori serait 5ième, on calculerait la différence entre les points ATP de Nishikori et ceux du joueur qui occupe le 5ième rang au classement.

  26. Paulo 11 septembre 2017 at 21 h 05 min

    Sloane Stephens : je ne sais pas comment elle joue, je sais simplement qu’elle était il y a quelques années un grand espoir du tennis féminin US, et malgré tout j’ai été surpris qu’une joueuse classée 84ème mondiale puisse remporter l’US Open… mais une chose es t sûre, ctte fille est une cliente pour les médias : http://lebuzz.eurosport.fr/fun/video-si-ce-cheque-ne-vous-donne-pas-envie-de-gagner-apres-lus-open-stephens-fait-le-show-en-conference-de-presse-40897/ – sa « fraîcheur » me rappelle celle de Li Na…

    • Kaelin 11 septembre 2017 at 21 h 36 min

      mouais je suis pas convaincu… autant Na Li c’était un grand bol d’air frais (d’ailleurs je sais plus trop, elle est devenu quoi déjà ? elle joue encore ? pas trop suivi…), autant là ça fait un peu une Serena-bis : insolente, sûre d’elle, bling bling, black power, surpuissante,… pas très rafraichissant entre Serena et Venus qui ont dominé la WTA une bonne partie de ces 20 dernières années

      • Paulo 12 septembre 2017 at 8 h 28 min

        C’est vrai qu’elle fait assez sûre d’elle, mais insolente je ne trouve pas particulièrement ; je ne lui ai pas vu ce regard hautain que Serena peut parfois avoir ; pareil pour le côté bling-bling : tu me diras, sur 2 minutes de vidéo dont 30 secondes d’itw c’est un peu court pour se faire une idée.
        Surpuissante ? Sa fiche Wikipedia indique 1m70 et 61 kg… on est loin là des « standards » williamesques :)

      • Patricia 12 septembre 2017 at 12 h 18 min

        Li Na a pris sa retraite en 2014, tu dates un peu, Kaekae (et c’est l’année où elle remporte son 2è GC et atteint son meilleur classement, 2è!)^^
        Li Na était très très marrante, effectivement ; aujourd’hui, il y a Baczinsky je trouve, qui est assez rigolote.

        Stephens est pas très puissante, c’est plutôt le genre jeu propre qui se déplace super bien.

    • ConnorsFan 11 septembre 2017 at 22 h 28 min

      Sloane Stephens était la chouchou de la télévision canadienne durant ce US Open et je l’ai trouvée bien sympathique en interview. Je ne l’ai pas beaucoup vue jouer durant le tournoi mais assez pour dire que, côté tactique, elle est nettement supérieure à Madison Keys. Je ne prends pas un grand risque en disant ça : côté tactique, tout le monde est supérieur à Madison Keys.

    • Colin 12 septembre 2017 at 8 h 22 min

      Sur Eurosport Bartoli n’arrêtait pas de lui tresser des lauriers et de la présenter comme une favorite potentielle (et ce, bien avant la finale), arguant que, lors de son sacre à Wimbledon en 2013, c’était l’adversaire la plus difficile qu’elle avait eu à rencontrer (c’était en quarts, à l’époque, Bartoli était TS15 et Stephens TS17).

      • Paulo 12 septembre 2017 at 8 h 31 min

        Bartoli, quand elle ne glousse pas, qu’elle ne se vante pas de son QI ou ne raconte pas pour la 325.618ème fois comment elle a fait pour gagner Wimbly, peut dire des choses intéressantes, la preuve…

        • Paulo 12 septembre 2017 at 8 h 34 min

          Encore que, elle a réussi à glisser son sacre à Wimbly dans l’analyse… vraiment très forte.

        • Paulo 12 septembre 2017 at 8 h 36 min

          Comme ça, désormais quand on lui rappellera perfidement le tableau en carton dont elle a profité pour gagner Wimbly, elle pourra dire qu’en fait elle avait battu une future championne en GC :)

      • Colin 12 septembre 2017 at 9 h 08 min

        Toutafé… De surcroît, en huitièmes, Bartoli avait éliminé Svitolina qui, elle aussi, est probablement une future vainqueur en GC, donc ça fera deux, in fine.
        Autre chose, puisqu’on en est à jouer avec les paradoxes temporels : si Bartoli n’avait pas réussi à battre Stephens en quart, celle-ci aurait sans doute gagné le tournoi à sa place, et en serait aujourd’hui à deux GC.

        Enfin, en termes de tableau en carton, je crois que Rafa vient de mettre tout le monde d’accord cette année :mrgreen:

        • Gerald 12 septembre 2017 at 9 h 22 min

          Et encore le carton me semble trop solide, papier peut-être?

          • Patricia 12 septembre 2017 at 12 h 19 min

            sulfurisé, le papier !

          • ConnorsFan 12 septembre 2017 at 14 h 40 min

            Si les autres n’en voulaient pas, de ce US Open, tant pis pour eux. Quand on voit ce que Nadal a fait avec Rublev et qu’on pense que Dimitrov n’avait pas réussi à lui prendre un set, ça laisse songeur (surtout que Dimitrov était un des adversaires les plus dangereux avec son récent titre à Cincinnati). Et Cilic et A. Zverez qui ne font rien de bon dans une moitié de tableau complètement dégarnie; et même Roger qui chute face à un Delpo qui sort d’un 5 sets pénible.

        • Antoine 12 septembre 2017 at 14 h 52 min

          J’ai pas l’impression que Rafa a eu un tableau en carton à Roland mais il a écrasé tout le monde…

          De toute façon cela n’a aucune importance…

  27. Elmar 12 septembre 2017 at 11 h 32 min

    J’aime bien Zverev et j’espère qu’il sera l’une des prochaines stars du circuit, mais qu’il soit déjà 4ème mondial avec ce qu’il a accompli, c’est quand même le signe qu’il y a un souci avec le circuit actuel.

    • Patricia 12 septembre 2017 at 12 h 50 min

      Je me suis demandée si on n’était pas un peu blasés par les standards du Big 4, après vérification, peut être un peu : en 2005, le circuit est en pleine forme sous la houlette de la Chèvre au zénith et du Dauphin Nadal, Roddick est 4è en remportant 5 titres en 250 : Washington contre Blake, Lyon contre Monfils, le Queen’s contre Karlovic, Houston contre Grosjean, et San Jose contre Cyril Saulnier.

      Evidemment ses résultats en GC sont plus probants que Zverev (finale à Wim et demi à l’AO, contre 2 huitièmes – mais 1er tour à l’USO et 2è à RG pour Andy comme mauvais résultats, exactement comme Sasha). Mais Zverev a 6 titres sur 52 semaines, et dedans 2 M 1000… pour moi ça vaut bien le parcours de Roddick en GC. En fait, si Zverev avait fait finale à l’USO, tu ne le prendrais sans doute pas comme marqueur de médiocrité alors que ça ne voudrait pas dire plus qu’Anderson…

    • Guillaume 12 septembre 2017 at 13 h 29 min

      Bah je m’énerve suffisamment après ses contre-perfs en Chelem pour prendre ici sa défense : ses résultats sur les 12 derniers mois sont sacrément costauds par ailleurs. Le garçon est quand même tenant du titre de 6 tournois ! Et partout, encore : Saint-Pétersbourg (250) et Montpellier (250) en indoor, Munich (250) et Rome (1000) sur terre, Washington (500) et Montréal (1000) sur dur. Et il case une finale sur gazon à Halle (500) pour faire bonne mesure. Six titres dont 2 M1000 et sur quasiment toutes les surfaces, j’ai connu des n°3 mondiaux pires que ça !

      La vraie différence par rapport à ces dernières années, c’est le changement de paradigme pour ces « seconds violons » : Zverev brille peu en GC, mais gagne bcp à côté. Alors que, derrière le Big 4 (5 si j’inclus Stan), on a été habitués ces dernières années à des gars qui jouent placés en GC et M1000, mais ne gagnent rien. Pas plus tard que l’an dernier, ce fut le cas de Raonic, 3e mondial en fin d’année : finaliste à Wim, demi-finaliste en Australie et au Masters… mais pas mieux qu’un titre en ATP 250, à Brisbane, en termes de tournoi remporté ! Itou Kei Nishikori ou même, si on remonte, à Tomas Berdych, JWT voire Ferrer, palmarès rachitiques en gros tournois (et même en tournois tout court pour les 2 premiers) par rapport à leur régularité au stade des demies/finales.

      Zverev, lui, garnit déjà copieusement l’armoire à trophées. C’est important d’apprendre à gagner, de mécaniser ça, de soigner un ratio victoires/défaites en finales positif. Autant de M1000 que Jo, plus que Berdych et – même ! – que Ferrer, plus évidemment que Rahan et Sushi. ça revient à ce que je disais plus haut sur les ouvertures, je pense. Il y a (et il va y avoir de plus en plus) des tournois aux allures de grosse occasion – cet USO en était un, j’en reste convaincu. Bref à cette heure je suis pas choqué de voir Zverev 4e – ce qui ne remet pas en cause le fait qu’il doit maintenant se sortir les doigts en Chelem.

      • Colin 12 septembre 2017 at 16 h 13 min

        Absolument. Je me faisais la remarque récemment : Tadzio a gagné, en 2017, autant de M1000 que Wawrinka, Del Potro et Cilic réunis, et en carrières (déjà longues). Je ne choisis pas ces trois joueurs au hasard, évidemment.

    • Antoine 12 septembre 2017 at 14 h 41 min

      Ljubicic a été 3ème. Pourtant Ivan n’a jamais rien gagné à part IW en 2010, en fin de carrière et 9 ATP250 étalés au long de sa carrière, dont 3 en 2006, sa meilleure saison…

      Haas a été 2ème…

      Que Zverev-le-jeune soit 4ème ne me choque pas du tout. Il a gagné paquet de tournois, dont deux gros.

      Posons la question autrement : qui mérite d’être 4ème à sa place ?

      Rafa et Roger méritent évidemment leur place. Derrière eux, le meilleur depuis le début de la saison, c’est Zverev-le-jeune. Cela me parait incontestable quand on regarde ses résultats et ceux des autres. IL devrait donc être 3ème… Celui qui mérite d’être rétrogradé est l’actuel 3ème, Andy, et c’est d’ailleurs ce qui va lui arriver sous peu…

      • Paulo 12 septembre 2017 at 16 h 44 min

        Mais il EST 3ème… à la Race, donc bien parti pour finir l’année 3ème.

        Effectivement, personne plus que lui ne mérite cette place.

        De plus, il ne faut pas s’impatienter, il n’a que 20 ans, et à cet âge-là, Roger par exemple, à part son coup d’éclat à Wimbly 2001, n’avait pas fait beaucoup mieux…

    • ConnorsFan 12 septembre 2017 at 15 h 01 min

      En 2007, Davydenko était 4ième joueur mondial. À ce stade-ci de la saison, il n’avait fait la finale d’aucun tournoi. Je me souviens que les commentateurs du US Open se demandaient comment on pouvait avoir ce classement avec ces résultats. Il a terminé l’année en ayant fait une seule finale, à Moscou (tournoi ATP 250), une finale qu’il a gagnée.

      • Paulo 12 septembre 2017 at 16 h 58 min

        Davy, c’était le stakhanoviste des courts, l’homme qui se dépêchait d’engranger les $$ pendant qu’il était temps : 30 tournois disputés en 2007, rien que ça :)
        Il perdait au 1er ou au 2ème tour d’un tournoi ? Pas grave, il se débrouillait pour jouer la semaine suivante.

        Il a tout de même fait demie à Roland et à l’US Open, quart à Melbourne et huitième à Wimbly cette année-là, soit 17 matches remportés en Grand Chelem.
        Il fait aussi demie dans deux (équivalents) Masters 1000 : Rome et Cincinnati.
        (c’est Moscou qu’il remporte au fait, pas Saint Petersbourg)

        Et devant lui au classement, il y avait deux monstres qui gagnaient presque tout, et un monstre en devenir, Djoko…

        Cela dit, je ne suis pas du tout inquiet pour Sascha Zverev, il a 5 ans de moins que Davy en 2007, il ne pourra que faire de gros résultats en GC une fois à maturité…

        • ConnorsFan 12 septembre 2017 at 17 h 20 min

          Quand on pense que les deux monstres qui gagnaient presque tout en 2007 sont encore là dix ans plus tard et gagnent encore presque tout…

    • Elmar 12 septembre 2017 at 17 h 20 min

      Toutes mes accroches putassieres fonctionnent. Je vais bientôt relancer le débat sur le GOAT

      • Colin 12 septembre 2017 at 18 h 41 min

        C’est bien Borg, on est d’accord ?

  28. Antoine 12 septembre 2017 at 14 h 25 min
    • Gerald 12 septembre 2017 at 16 h 44 min

      N’empêche … respect!!

  29. Gerald 12 septembre 2017 at 15 h 44 min

info login

pour le login activer sur votre profil la barre d'outils

Demande d’inscription

contactez-nous à : 15-lovetennis@orange.fr

Archives

Suivez nous sur Twitter

@15lovetennis