Le bouffon, la reine et le truand

By  | 7 novembre 2018 | 258 Comments | Filed under: Histoire

Le film « Battle of the sexes » évoque longuement la rencontre, hyper-médiatisée à l’époque (1973), entre Billie Jean King et Bobby Riggs. Bien qu’il fût purement honorifique d’un point de vue sportif, ce match a pris une énorme dimension symbolique, au point d’être adapté au cinéma 44 ans plus tard. Le film, admirablement construit et interprété, m’a toutefois inspiré quelques questions, en particulier sur Jack Kramer, personnage pas si secondaire.

King Riggs Press Conference

Les trois OVNI des seventies

Dans un contexte d’émergence du sport-spectacle aux Etats-Unis, divers promoteurs d’événements sportifs se sont penchés sur le tennis au cours des années 70. De cette époque, on retient principalement trois matchs, non pas tant pour leur intérêt strictement sportif, mais parce qu’ils ont constitué, en leur temps, des records de dotation, de fréquentation et/ou de téléspectateurs.
Le premier de ces trois matchs se déroula le 14 mai 1972 à Dallas : la finale WCT entre Laver et Rosewall. Lamar Hunt, aficionado non philanthrope du tennis, organisait avec ce circuit WCT une série de tournois sur le continent américain, dont cette finale constituait le point d’orgue. Dans l’écurie de Hunt figuraient la plupart des meilleurs joueurs du monde, seuls manquaient à l’appel Smith, Nastase et Kodès. Après une édition 1971 déjà très réussie, la finale de Dallas 1972 fût surnommée à l’époque « match du siècle ». Portée par des standards de marketing et d’organisation préfigurant largement ce que nous connaissons aujourd’hui, elle fût effectivement, à l’époque, le match de tous les records : 15000 spectateurs, 21 millions de téléspectateurs, et une dotation de 50000 dollars au vainqueur (Ken Rosewall), qui empochait ce jour-là un chèque d’un montant supérieur à ce qu’il touchait en une saison au début des années 60, à l’époque où il était un professionnel banni des grandes compétitions.
Le troisième match est probablement le plus alléchant sur le papier, mais aussi le plus anecdotique. Le 2 février 1975, à Las Vegas, le n°1 mondial Jimmy Connors affronte dans un « match-défi » celui qui est alors unanimement considéré comme le plus grand champion de tous les temps, Rod Laver, âgé de 36 ans. Pour le deuxième de ces matchs-défis opposant Connors à Newcombe, la prime au vainqueur sera de 500000 dollars… On ne sait alors jusqu’où ira la surenchère. Toujours est-il que, CBS Sports étant de la partie, et la mise en scène du match appelant le public à manifester comme jamais auparavant, ce fût encore une fois un succès populaire sans commune mesure avec les tournois du Grand Chelem de cette année-là… A coup sûr, le modèle économique du tennis était encore en train de se chercher.
Mais c’est le deuxième de ces trois « matchs » qui est passé à la postérité, bien avant de faire l’objet d’une adaptation au cinéma. Le 20 septembre 1973, à Houston, Billie Jean King, meilleure joueuse du monde (au coude-à-coude avec Margaret Court, sachant que le classement WTA n’existe pas à l’époque) relève le défi que lui a lancé l’ancien champion Bobby Riggs, et le domine en trois sets (6/4 6/3 6/3).

Un match truqué ?

Je vais d’emblée tuer le suspense, en avouant benoîtement que je n’ai aucune information particulière sur les rumeurs qui ont accompagné – et qui continuent d’accompagner – ce match légendaire. En gros, le résultat aurait été arrangé, et Bobby Riggs, aux prises avec la Mafia envers qui il avait contracté des dettes, aurait eu plus à gagner en perdant la rencontre qu’en la gagnant. Riggs étant décédé, si quelqu’un a les coordonnées de la Mafia pour leur poser la question, je suis preneur.
Billie Jean King a évidemment tenté de tordre le coup à cette rumeur, mais la championne américaine est-elle la mieux placée pour le faire ? Bien sûr que non. Dans cette affaire, l’humanité se divise de toute façon en deux, comme à l’époque, entre ceux qui croient en la supériorité masculine et ceux qui n’y croient pas. Et chacun des deux camps puisera dans l’événement les arguments confortant sa thèse initiale. Il en est ainsi de ce sujet comme de tous les autres.
Concentrons-nous donc sur ce qui est vérifiable : l’aspect sportif.
Bobby Riggs, ancien n°1 mondial (officieux) âgé de 55 ans en 1973, était à n’en pas douter un redoutable adversaire pour Margaret Court et Billie Jean King. Je salue, au passage, la qualité de la reconstitution des matchs. Lorsqu’une fiction s’empare du tennis, on redoute toujours le pire sur la crédibilité des acteurs raquette en main, mais Emma Stone et Steve Carell s’en sortent avec les honneurs.
Le premier match, face à Margaret Court, a vu la championne australienne s’écrouler totalement sous la pression d’un enjeu symbolique qui la dépassait totalement. A n’en pas douter, le guignol a réussi un gros coup ce jour-là. Mais quid de la qualité de son match à lui face à King ? Le film fait nettement apparaître l’éparpillement du joueur dans les semaines qui ont précédé la rencontre, ne manquant pas une occasion de faire monter la pression par ses pitreries et ses phrases tapageuses, mais oubliant au passage l’essentiel, à savoir s’entrainer sérieusement. Le quinquagénaire a sans aucun doute craqué physiquement au bout d’un set et demi, lui qui avait imprudemment voulu le format des trois sets gagnants ; le piège s’est refermé sur lui, c’est lui qui n’a pas tenu la distance. En revanche, pendant ce premier set et demi, Bobby ne pourrait invoquer la fatigue, et il a été dominé tout de même.
Ce que tout le monde a vu, c’est un joueur se faire dominer par une joueuse. Rien, dans son langage corporel, n’accrédite l’hypothèse qu’il aurait délibérément balancé le match ; il essayait bien de gagner les points, et il n’en marquait pas assez pour l’emporter. Point. Combien il a touché en perdant, combien il aurait touché en gagnant, encore une fois nous ne le saurons jamais. Mais pour le coup, j’irai dans le sens de Billie Jean lorsqu’elle affirme qu’il s’est vraiment battu : en effet il s’est vraiment battu, et ç’a été insuffisant.

Le dénouement idéal

« Battle of the sexes » mentionne, sans trop s’appesantir, l’homophobie de Margaret Court. Correction minimale vis-à-vis d’une championne qui ne le mérite pas forcément, mais qui est toujours en vie et dont l’exécution médiatique n’est pas le propos du film. L’exécution médiatique, qui couvait depuis des années, Margaret l’a eue en mai 2017 – à un moment où le film était déjà bouclé – en affirmant que le tennis féminin était rempli de lesbiennes, et en rappelant qu’il y en avait déjà quelques-unes à son époque… Bien qu’elle ne nomme pas sa grande rivale, il n’est pas compliqué de faire le sous-titrage.
Le film prête à Margaret un soupçon dès qu’elle voit Billie Jean recevoir sa coiffeuse dans sa suite. C’est plausible, bien que non vérifiable. Ce qui est authentifié, c’est que la championne s’est convertie au pentecôtisme, devenant même, en Australie, ministre de ce culte résolument homophobe. On peut donc difficilement imaginer deux championnes plus dissemblables que King et Court, au tournant des années 60-70, d’un côté la traditionnaliste mère de famille, de l’autre la libérale militant pour l’égalité des droits et des rémunérations entre les deux sexes. A n’en pas douter, Margaret Court, lorsqu’elle a affronté Riggs, ne percevait pas l’ampleur de l’enjeu symbolique que recelait cette rencontre. Si l’on en croit le film, elle a essentiellement accepté le défi pour des raisons financières.
Margaret fut en effet la seule mère de famille à écumer le haut niveau féminin à cette époque. Elle mit sa carrière entre parenthèses à trois reprises, en 1967 pour son mariage, et en 1972 et 1974 pour donner naissance à ses deux enfants. A titre de comparaison, Billie Jean King choisit d’avorter en 1971, sans doute pour poursuivre sa carrière professionnelle qui était sa priorité. On peut aussi mentionner ses orientations sexuelles, sur lesquelles elle commençait peut-être à s’interroger. C’est un choix scénaristique que de faire coïncider les débuts de sa relation avec Marilyn Barnett en 1972 ou 1973, et de prêter à Marilyn le premier pas. Billie Jean, consultante sur le film, cautionne cette version des faits, mais son avortement de 1971 n’est-il pas le signe éventuel qu’elle n’était à l’époque pas certaine de ses orientations sexuelles, et par ricochet de l’avenir de son couple avec Larry King ?
Ce point n’est qu’un détail, sans grande importance. Mais dans cette histoire, le fait que Bobby Riggs batte Margaret Court avant de s’incliner face à Billie Jean King n’est pas anodin. Imaginons la situation exactement inverse, la question de l’égalité des prize money ne serait certainement pas devenue si brûlante si Billie Jean avait perdu et Margaret avait gagné. Je n’entends pas remettre en cause la légitimité de la victoire de King, je dis simplement que le dénouement a été le meilleur qui soit pour la cause du féminisme sportif.

L’homme de l’ombre

La principale omission du film selon moi, c’est de ne pas avoir creusé davantage le personnage de Jack Kramer. Plus j’y pense, plus je suis convaincu que Kramer est l’un des personnages clés de cette histoire. Dans le film, Kramer est présenté comme un « officiel » du tennis américain, aux convictions bien chevillées au corps concernant le manque d’attractivité du tennis féminin, mais à la tenue impeccable, ne faisant pas de vagues, au contraire du clown médiatique Bobby Riggs. Ce n’est pas inexact, mais c’est 10% de ce qu’il y a à dire sur Kramer.
Première erreur dans le casting, l’acteur interprétant Kramer, Bill Pullman, est âgé de 64 ans en 2017, soit nettement plus que le vrai Kramer en 1973, qui avait alors 52 ans. Kramer était de trois ans plus jeune que Riggs, ce qui n’apparaît absolument pas dans le film !
Né en 1921, Jack Kramer a connu ses grandes heures au lendemain de la guerre. Il s’impose comme le meilleur joueur amateur, en remportant Wimbledon en 1947, l’US Open en 1946 et 1947, et la Coupe Davis ces deux années. Dominant outrageusement le tennis amateur, il signe un contrat professionnel avec le promoteur Jack Harris pour faire fructifier ses talents tennistiques sur le plan monétaire. Le n°1 mondial des professionnels est alors… Bobby Riggs. Kramer ne tarde pas à lui ravir son trône. Au point qu’en 1950, Riggs, lassé et humilié de perdre soir après soir contre Kramer, met un terme à sa carrière professionnelle et se reconvertit dans l’organisation des tournées pros.
Riggs devra interrompre rapidement cette reconversion, dépassé par… Jack Kramer, qui prend en main l’organisation du circuit professionnel et le fait passer véritablement à l’âge adulte. Sous la houlette de Jack, les tournées professionnelles se doubleront bientôt d’un circuit de tournois qui va élever les tournois du French Pro, du Wembley Pro et de l’US Pro au rang de jalons majeurs du tennis professionnel.
A deux reprises dans sa carrière, Bobby Riggs sera donc supplanté par Jack Kramer, d’abord raquette en main, puis en tant que promoteur de tournées professionnelles. De quoi nourrir quelques éventuelles rancœurs… Mais mettons pour l’instant cet aspect-là de côté, et terminons sur Kramer.
A partir de 1953, devenu manager, l’Américain devient une véritable usine à recrutement des meilleurs amateurs : Segura, Sedgman, Gonzalez, Trabert, Rosewall, Hoad, Gimeno, Laver, tous déserteront les rangs amateurs pour rejoindre son écurie professionnelle, qui devient au fil des années une hypothèque sur la crédibilité des tournois du Grand Chelem. Devenu l’homme à abattre pour la Fédération internationale, Jack Kramer sera l’un des inlassables promoteurs du tennis « Open », c’est-à-dire ouvert à tous sans distinction. L’ouverture de 1968 lui donnera finalement raison, en ce sens il a été un grand visionnaire du tennis de haut niveau.
Nous parlons bien d’un homme qui n’est détenteur à titre personnel que de trois couronnes en Grand Chelem, parce qu’il entendait vivre de son métier de tennisman et qu’en 1947 c’était mal vu. C’est bien le même homme qui s’est fait trainer dans la boue pendant 15 ans par les partisans du tennis amateur, conservateurs d’un âge finissant et qui allait d’ailleurs s’achever en 1968.
C’est bien cet homme-là, donc, qui se dresse devant Billie Jean King au début du film, qui laisse partir sans sourciller Billie Jean et ses consœurs vers un circuit à l’avenir incertain, et qui les exclut de la Fédération américaine, les privant ainsi d’une place dans les tournois du Grand Chelem.
Il y aurait de quoi se tenir les côtes, si ce n’était aussi répugnant.

Jack Kramer, seul vrai perdant de la bataille des sexes

La seule raison valable à un tel comportement, c’est que la perte de neuf des meilleures joueuses du monde était à ses yeux un simple dommage collatéral, et que l’impact financier d’une telle décision serait si faible que cela ne valait pas la peine de négocier quoi que ce soit pour les garder à la maison. Le moment le plus important du film est bel et bien celui où Billie Jean met son véto à la présence de Kramer comme commentateur du match. Jack Kramer, en effet, était autrement plus dangereux pour le tennis féminin que ne pouvait l’être Bobby Riggs, parce que Kramer croyait sincèrement à ce qu’il disait.
Quelques semaines avant le match King/Riggs, l’US Open 1973 fut le premier Grand Chelem à pratiquer une stricte parité entre les gains du simple dames et ceux du simple messieurs : Margaret Court empocha la coquette somme de 25000 $, tout comme John Newcombe, le vainqueur du tournoi masculin. Il est pour le moins cocasse que la grande dame par qui tout cela est arrivé, Billie Jean King, ait dû abandonner en raison d’une grippe lors de cette édition-là. Une défaite de King face à Riggs n’aurait pas manqué de relancer le débat sur la légitimité de ce choix de l’US Open, et nul doute que Kramer aurait été premier de cordée pour retourner la lame dans la plaie…
La victoire de Billie Jean King a donc bien couvert la lutte pour l’égalité des dotations du vernis de respectabilité qui lui était indispensable. Qui en a pâti ? Jack Kramer, qui a dû réviser son jugement uniquement dicté par des considérations financières, et qui a dû par la suite composer avec cette nouvelle réalité et envisager un partage plus équitable du prize money.
Qu’en est-il de Bobby Riggs ? Ses propos incendiaires avant la rencontre étaient tellement caricaturaux qu’il est rétrospectivement difficile de les prendre tout à fait au sérieux. Que cherchait-il réellement ? Une chose est certaine, Bobby Riggs avait des raisons valables d’en vouloir à Jack Kramer, qui aura tout réussi mieux que lui. Mais surtout, une chose m’a sauté aux yeux à la lecture de cette histoire : si l’intention de Riggs était de décrédibiliser les positions misogynes de Kramer en les contrant par l’exemple raquette en main, il ne s’y serait pas pris autrement. Un indice majeur plaidant en ce sens est la solide amitié qui est née entre Riggs et King à la suite du match. Le film l’effleure à peine sur la fin, mais leur amitié n’était pas feinte.
Je terminerai sur une tirade imaginaire du bouffon Bobby Riggs à l’adresse de Billie Jean King, à la sortie de leurs vestiaires respectifs, juste après le match : « Billie Jean, je te félicite. Je te félicite vraiment, parce que ta victoire, ainsi que la manière, étaient la meilleure issue que ce match pouvait proposer. Je ne devais pas te battre, le sport féminin aurait connu un terrible retour en arrière. Je ne devais pas non plus te faire cadeau du match, ç’aurait été la condescendance ultime pour la cause que tu défends. Non, le mieux pour tout le monde, c’était que j’essaie vraiment de te battre et que je n’y parvienne pas. »
Pour tout le monde, sauf pour Jack Kramer évidemment.

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Grand passionné de tennis depuis 30 ans.

258 Responses to Le bouffon, la reine et le truand

  1. Colin 15 novembre 2018 at 18 h 38 min

    @Paulo : pour continuer (ou plutôt reprendre) la polémique, je te cite:
    « Et la Laver Cup EST une exhib, qu’on le veuille ou non, puisque ses critères de sélection, comme le rappelait justement Benneteau, n’ont rien de sportif (les joueurs ne sont pas qualifiés sur la base de leur classement). » Donc, exactement comme la Coupe Davis (les joueurs n’y sont pas qualifiés sur la base de leur classement non plus). Pourtant la Coupe Davis n’est pas une exhib.

    La Laver Cup est une exhib, évidemment, mais ses critères de sélection sont, en priorité, sportifs: c’est Federer et ses potes (dont McEnroe et Borg) qui choisissent les joueurs sélectionnés dans les deux équipes, un peu comme un capitaine de Coupe Davis choisit les membres de son équipe, et ils vont plutôt taper dans les joueurs les plus « chauds » du moment, parce que le but c’est quand même de gagner.
    Evidemment, entre deux joueurs de potentiel tennistique égal, Fed et consorts choisiront plutôt celui qui a le plus d’impact médiatique et en nombre de tickets vendus (e.g. ils inviteront Kyrgios plutôt que Basilashvili). Alors que le capitaine de Coupe Davis choisira plutôt celui qui est le plus « team-spirit-compatible » (et pas forcément le mieux classé à l’ATP).
    Là où la différence est fondamentale avec la CD, c’est que Fed se permet d’influer aussi sur le choix des membres de l’équipe adverse !!! En fait la Laver Cup fonctionne un peu en mode « Harlem GlobeTrotters ». L’équipe d’Europe, tant que Fed sera là, ce seront les Harlem GlobeTrotters, tandis que le reste du monde sont les « Washington Generals« .

    • Achtungbaby 15 novembre 2018 at 21 h 25 min

      Donc il y a bien gros conflit d’intérêt !
      Quelque soit le sens dans lequel on prend le problème !

    • Anne 16 novembre 2018 at 10 h 31 min

      Là, ce sont des supputations car personne ni dans les joueurs sélectionnés dans l’équipe Monde ou dans ceux qui ne l’auraient justement pas été ont affirmé que Federer avaient vraiment influé sur le choix des joueurs de l’équipe Monde… Le critère principal retenu est… le classement des joueurs. Quand on voit l’équipe Monde, à part Sock (mais qui se comprend pour le double et c’est exactement le rôle qu’il a joué) et Tiafoe pioché au dernier moment (Merci Del Potro, pourtant dans l’agence Team 8!) … on ne peut pas dire que la tâche de l’Europe était facilitée avec la présence d’Anderson, Kyrgios ou Isner, dont le classement justifié totalement la présence…

    • Paulo 16 novembre 2018 at 11 h 31 min

      @ Colin : cela reste fondamentalement une exhib, dès lors que le critère « caractère médiatique » entre en ligne de compte.
      Si c’est vraiment le cas, on ne peut comparer ce critère avec le critère « compatibilité avec l’esprit d’équipe », qui est vraiment un critère sportif, lui, vu qu’il a pour but la gagne pour l’équipe.

      Cela dit, est-ce certain qu’il entre en ligne de compte ? Il faudrait savoir exactement comment les joueurs ont été retenus dans chaque équipe, lesquels ont été appelés, lesquels ont décliné, lesquels éventuellement n’ont pas été appelés et pourquoi… en Coupe Davis, on arrive toujours à savoir assez précisément comment les capitaine a choisi ses joueurs ; ici, non. Je trouve que ça reste assez opaque.

      Au-delà, comme le rappelle Achtung, cela n’enlève rien au fait qu’il y a conflit d’intérêt, par définition.
      Et si elle fait tant parler, y compris pour cette dernière raison, il me paraît évident que c’est parce que son impact est beaucoup plus important que le tournoi de Valence ou celui de Belgrade (pour lesquels l’implication de Ferrer et de Djoko n’étaient pas davantage justifiables…). Ici, on change de dimension, quand même.

      Pour moi, comme je l’ai déjà dit, si Fed veut s’investir dans le tennis pourquoi pas, au contraire ; mais en décembre, après la fin du calendrier normal. Et pas avant qu’il soit en retraite.

  2. Sam 15 novembre 2018 at 21 h 01 min

    Hé mec, t’as un Stream ?

  3. Achtungbaby 15 novembre 2018 at 21 h 27 min

    Fed a l’air en jambe !

  4. Achtungbaby 15 novembre 2018 at 21 h 45 min

    avec 2 ou 3 très vilaines fautes

  5. Achtungbaby 15 novembre 2018 at 21 h 47 min

    toujours étonnant l’efficacité des revers coupés courts de Fed !

  6. Remy 15 novembre 2018 at 21 h 47 min

    pas très serein le Anderson

  7. Achtungbaby 15 novembre 2018 at 21 h 48 min

    Quel point ! du grand art.
    Que ça fait plaisir de le voir jouer comme ça

  8. Remy 15 novembre 2018 at 21 h 51 min

    c’est pas possible :x

    • Remy 15 novembre 2018 at 21 h 52 min

      mon stream est en retard, je me fais spoiler le match par ma timeline Twitter.
      Bravo FED !!

      • Anne 16 novembre 2018 at 10 h 33 min

        perso, je vois les matchs sur Tennis TV (en plus envoyé sur ma télé via un chromcast) et j’arrête de regarder twitter en même temps sinon, j’ai l’impression d’être en retard de 3 points… horrible

    • Achtungbaby 15 novembre 2018 at 21 h 53 min

      punaise il joue avec nos nerfs !
      C’est fort ce qu’il fait de revenir de 0-40

  9. Remy 15 novembre 2018 at 21 h 54 min

    content de revoir Federer, on l’avait perdu depuis le début de la semaine

    • Achtungbaby 15 novembre 2018 at 21 h 55 min

      quand je pense que certains le voyaient prendre 2 sets secs contre le Sud Af ! ;-)

      • Remy 15 novembre 2018 at 21 h 59 min

        je plaide coupable !
        mais son niveau de jeu n’a rien à voir.

        Maintenant ça serait parfait de gagner ce match mais c’est loin d’être fait.

  10. Remy 15 novembre 2018 at 22 h 21 min

    Fed break logiquement, il est au dessus d’Anderson dans tous les compartiments du jeu.

  11. Achtungbaby 15 novembre 2018 at 22 h 25 min

    HE’S BACK !

  12. Achtungbaby 15 novembre 2018 at 22 h 26 min

    c’est une leçon de tennis là !

  13. Remy 15 novembre 2018 at 22 h 31 min

    On comptait les jeux que devait mettre Fed.
    Finalement Anderson n’a pris que 7 jeux.
    Gros gros match de Rodge, ça fait tellement plaisir à voir.

    • Achtungbaby 15 novembre 2018 at 22 h 37 min

      Plaisir grandement partagé. Quel contraste avec ses 2 premières apparitions.

      Ce match là veut vraiment dire quelque chose contrairement à son précédent.
      Il a été dominateur tout le temps. Certes il vendange son break d’avance dans le 1er, mais à part ça, tout est ok, dont un excellente lecture du service adverse j’ai trouvé.
      Seul bémol, histoire de chipoter : peut-être un peu juste en % de 1ère balles ?

    • Remy 15 novembre 2018 at 22 h 43 min

      58% de première balle c’est pas l’amérique mais tellement mieux que les précédents mois.

    • Colin 16 novembre 2018 at 9 h 13 min

      Sacré Roger. Capable dimanche de jouer plus mal que le plus mauvais, et jeudi mieux que le meilleur (sachant qu’entre temps ledit meilleur avait mis 6/0 6/1 au plus mauvais).
      Bon du coup je me suis légèrement gouré dans mes pronos, mais moins que Rémy et Elmar.

    • Colin 16 novembre 2018 at 9 h 40 min

      Je viens de lire une stat assez ahurissante : Superbiquette est sortie des poules 15 fois en 16 participations aux Masters.
      Bon, déjà, 16 participations, c’est pas commun (n’a raté les Masters qu’une seule fois depuis 2002)… Mais 94% de succès sur les phases de poules, ça déchire sec. Pour comparaison, Djoko en est à 8/11.

      Une fois ce premier cap franchi, on a quelque chose d’assez bien balancé. Lors de ses 14 précédentes qualifications dans le dernier carré, Fed a compilé:
      - 4 demies
      - 4 finales
      - 6 titres

  14. Patricia 16 novembre 2018 at 9 h 22 min

    C’est quand même dingue, d’un match à l’autre les montagnes russes de niveau… si on prend les 3 derniers tournois, les 3 meilleurs matches et les 3 plus mauvais, c’est pas le même joueur. Ca doit pas être facile pour lui non plus d’ailleurs, « bon, qui je vais être aujourd’hui ? The Allmighty ou Lost in Unforced ? »

    • Anne 16 novembre 2018 at 10 h 40 min

      ce qui est étonnant aussi c’est qu’entre chaque match, il a choisi de… prendre un jour off. Pas sûr qu’il y ait beaucoup de joueurs qui soient capables déjà de prendre cette décision, surtout lors d’un très gros tournoi, mais en plus d’en tirer profit à ce point.
      Après, sans doute la décision prise a été facilitée par le fait que les terrains où ils peuvent s’entrainer au Queen’s semblent très différents de ceux du Masters, mais quand même…

      • Achtungbaby 16 novembre 2018 at 14 h 10 min

        Oui, je me demande ce que ferait Nadal en pareilles circonstances !

        - Jour off ?
        - un triathlon suivie de 5 heures de tennis contre 10 sparrings, puis un triathlon pour se dégourdir les jambes, puis une IRM pour savoir ce qui ne va pas dans le genou ?

  15. Nathan 16 novembre 2018 at 10 h 06 min

    Je vous l’avais dit.

    Ainsi parlait Nathan.

  16. Anne 16 novembre 2018 at 10 h 41 min

    Je n’ai pas trop suivi les matchs de l’autre poule mais vous voyez qui sortir de la poule de Djoko : Zverev ? Cilic ?

  17. Anne 16 novembre 2018 at 10 h 45 min

    Au rayon anecdote, visiblement un journaliste croate a demandé à Federer s’il avait quelques conseils en direction de Cilic et compagnie en vue de la finale de la Coupe Davis. Bon en même temps, pas sûr que la préparation de l’équipe suisse entre le samedi des Masters et le dimanche de fin de CD puisse être une réelle source d’inspiration

  18. Paulo 16 novembre 2018 at 11 h 42 min

    Autant je trouvais que plusieurs ici étaient très pessimistes quant aux chances de Roger de passer en demie, sans parler de battre Anderson, autant je trouve qu’il ne fait pas s’enflammer :
    - Fed n’a servi que 58% de premières : or le service est le baromètre de son jeu
    - Anderson a mal joué : mal servi lui aussi (55% de premières contre 78% vs Nishi), fait beaucoup de fautes qu’il ne faisait pas lors des précédents matches ; et pas toutes provoquées…
    J’ai trouvé Roger solide, sérieux, quelques points dont il a le secret (mais ça, même quand il joue mal, il est capable de le faire une fois ou deux en match), mais pas impérial.
    Zverev en demie probablement : si l’Allemand joue bien – et si Lendl est appelé à rester, il va bien jouer – Roger n’est pas sûr du tout de passer en finale…

    • Remy 16 novembre 2018 at 14 h 30 min

      C’est certain cependant on était avant avec un Roger qui boisait à tout va, envoyait plus de 30 fautes directes en 2 sets et avec une première balle à 45%.

      On verra pour Zverev qui a d’énormes soucis de constances ces derniers temps.

    • Nathan 16 novembre 2018 at 14 h 32 min

      Tout cela est vrai. Roger à London ne pratique pas son meilleur tennis. Il a même commencé par un mauvais tennis, il fallait être aveugle pour ne pas le voir. Pratiquera-t-il encore un jour dans une grande occasion (GC, Masters, grande opposition) son tennis étincelant, le tennis in the zone, qu’on a tous bien rangé en tête à la place « idéal de Federer » comme il y a un idéal du moi ? Je ne sais pas. J’ai tendance à penser, en tant que Fedfan basique, que Federer a un côté Don Quichotte, ses moulins n’étant pas les autres joueurs mais aujourd’hui le temps. Mais le temps gagne toujours. Hélas !

      Par contre, très honnêtement, je n’étais pas pessimiste après ce départ catastrophique. Dans tout champion exceptionnel comme peut l’être Federer, je pense qu’il y a une part tout à fait folle, tout à fait déraisonnable, mais néanmoins indispensable pour gagner, que tout est toujours possible. Et c’est une qualité fondamentale qu’il détient plus que tout autre et qui s’appuie bien sûr sur un tennis d’exception. Alors, cela entretient la ferveur du supporter.

      Mais oui, il ne faut pas s’enflammer. Ce n’était certainement pas un tennis in the zone qu’on a vu mais un solide combat…contre le temps qui se vengera peut-être demain sous les traits de Cilic ou de Zverev. A tout prendre, je préférerai que le temps prenne la tête de Zverev.

      • Paulo 16 novembre 2018 at 15 h 05 min

        Ce qui est extra-ordinaire avec lui, c’est que suite à son fiasco, suite à la parodie de tennis qu’il a développé contre Nishikori, où il a même pris, fait rarissime chez lui, un warning pour avoir balancé une balle dans le public, par frustration… eh bien, il a tout simplement changé d’état d’esprit. Pas besoin de retourner s’entraîner dur, de multiplier les séances de gym ou autre, non : se dire que c’est un privilège d’être là, à Londres, où il a tant de bons souvenirs ; ne pas ronchonner contre soi-même, contre l’arbitre, pour un oui pour un non ; non, être positif, se réjouir, être dans le plaisir (il l’a dit explicitement suite à sa défaite contre Kei).
        Et immédiatement, ou presque, son tennis se remet en place ; du moins, il gagne à nouveau, et en jouant de mieux en mieux.
        Quel autre joueur est capable de s’auto-analyser mentalement comme lui, de résoudre le problème par l’approche « psychologique » des choses, en se forçant à voir la vie en rose, ou peut-être juste telle qu’elle est, et plus encore, de le confesser aux médias avec cette désarmante simplicité ?

        • Anne 16 novembre 2018 at 16 h 06 min

          totalement d’accord avec toi. C’est assez étonnant. Que ce soit l’approche mentale comme de le reconnaitre sans aucun mal devant la presse.

          Beaucoup aurait sans doute eu l’idée de se réfugier dans encore plus d’entrainements alors qu’à cette période de l’année, ils sont pas loin d’être sur les rotules et ont besoin peut être plus de souffler que d’autre chose

    • Achtungbaby 16 novembre 2018 at 14 h 45 min

      On ne s’enflamme pas, mais par rapport à Thiem, qui jouait mal aussi, hier soir on a senti que Fed était Fed. Pas Fed le magicien, mais le Fed solide.

      Pardon mais contre Thiem il n’y avait RIEN eu. Hier si, dont les quelques points dont tu parles et dont il a le secret.

      Et s’il n’a pas été impérial en 1ère en effet, il a quand même très bien lu le service d’Anderson, ce qui n’est tout de même pas une mince affaire.

    • Anne 16 novembre 2018 at 15 h 04 min

      En général, quand il passe 60% de première balle, il passe contre à peu près tout le monde, sauf les deux autres monstres où il faut aussi d’autres critères en plus, voire aussi un pourcentage plus élevé de premières…

      A un moment, on peut peut-être aussi ne pas être plus royaliste que le roi et exiger de Federer la perfection sans quoi on le voit passer contre personne….
      De ce que j’ai lu sur le jeu de Zverev, n’ayant vu que quelques points ici ou là, j’ai pas l’impression que l’Allemand, qui se plaint d’une saison beaucoup trop longue depuis des semaines, soit impérial…et visiblement, il semble avoir baissé les bras assez vite une fois le premier set plié, alors qu’il avait eu plusieurs balles de break sur le service de djoko juste avant de perdre lui même son service…

      Après, je redis ce que j’ai déjà dit… on est aux Masters.. qu’une demie-finale ne soit pas forcément gagnée d’avance… c’est juste normal. Le contraire serait totalement anormal voire carrément inquiétant

    • Remy 16 novembre 2018 at 15 h 06 min

      De toute façon, je pense que tout le monde a encore en tête la demi de l’an dernier contre Goffin.
      Le Masters était vraiment pour lui l’an dernier, et pourtant …

      • Anne 16 novembre 2018 at 15 h 53 min

        c’est clair. Mais je pense que l’an dernier à la même époque, il était pas mal cramé mentalement. Déjà, il avait été pas mal irascible (après lui et son jeu principalement) à Bâle. Comme je l’avais trouvé aussi cramé mentalement à Indian Wells cette année

  19. Anne 16 novembre 2018 at 16 h 40 min

    Les demi-finales sont connues : Federer / Zverev à 15h samedi, Djokovic / Anderson à 21h

    • Babolat 16 novembre 2018 at 18 h 15 min

      C’est keske j’avais dit… ^^ (Bon, c’est pas non plus le risque du siècle que d’avoir fait ce pronostic)

  20. Paulo 16 novembre 2018 at 19 h 03 min

    Question à cent balles : Djoko va-t-il se décarcasser ce soir pour battre Cilic, ou va-t-il jouer en roue libre, se sachant déjà qualifié – et connaissant même son adversaire en demie ?

    En jeu : 200 points ATP, et 203.000 dollars.

    Je crois que je vais plutôt jeter un oeil au double entre Mahut-Herbert et Bryan-Sock…

    • Anne 16 novembre 2018 at 19 h 09 min

      La question vaut d’ailleurs aussi pour Cilic dans une certaine mesure. D’autant que lui a la’ Coupe Davis derrière

    • Paulo 16 novembre 2018 at 19 h 52 min

      Belle victoire de la paire française 6-2 6-2, ils sont en demi-finale.

  21. Paulo 16 novembre 2018 at 19 h 12 min

    Le classement de fin d’année est quasiment définitif, du moins pour les meilleurs :
    Seule une (improbable) victoire d’Anderson en finale dimanche pourrait le modifier, faisant passer le Sud-Africain de la 6ème à la 4ème place.

    1 Novak Djoković
    2 Rafael Nadal
    3 Roger Federer
    4 Alexander Zverev
    5 Juan Martín del Potro
    6 Kevin Anderson
    7 Marin Čilić
    9 Kei Nishikori
    10 John Isner

  22. Paulo 17 novembre 2018 at 17 h 01 min

    Fed aura été remarquablement constant au service durant la semaine : 57% de premières contre Nishi, puis 58% contre Thiem, 58% contre Anderson et 58% contre Zverev.
    Dans le jeu, on se demande où est passé son revers magique de 2017… que de fautes de ce côté.

    Pendant ce temps, sous la houlette de Lendl, Zverev est en train de redevenir très solide, à défaut d’être excitant à regarder. Face à un type qui sert entre 220 et 230 km/h, que pouvez-vous faire si vous ne vous appelez pas Djokovic ?

    • Colin 17 novembre 2018 at 17 h 50 min

      Ben il me semble que Fed collectionne les victoires face à des énormes serveurs comme Karlovic, Isner, Anderson (sauf à Wimbledon cette année…) et Raonic (sans parler de Roddick jadis).
      Donc s’il perd contre Tadzio c’est sûrement que celui-ci a fait autre chose que bien servir, non?

      • Paulo 17 novembre 2018 at 18 h 01 min

        Ok, j’aurais dû ajouter « et si vous servez vous-même 58% de premières et que votre revers est en berne ».
        Le service de Zverev, c’est quand même une partie non négligeable de son arsenal ; suffit de voir son taux de réussite derrière première.

        • Paulo 17 novembre 2018 at 18 h 07 min

          Je veux dire, à niveau de jeu équivalent (dans le jeu), ce qui fait la différence c’est le service ; bref, les mecs de 2 mètres qui profitent de l’avantage de leur taille pour balancer des missiles à 230, j’ai du mal.
          Qu’ils balancent des missiles OK, mais à condition d’être médiocres dans le jeu, quoi… ou l’inverse, mais pas les deux.

          • Paulo 17 novembre 2018 at 18 h 14 min

            La moyenne de taille des 8 joueurs qualifiés pour le Masters est de 1m925. Ça doit être un record. Si la tendance se poursuit, bientôt on n’aura plus que des Cilic, Zverev, Anderson parmi les meilleurs. Des gars qui servent à 230 et tapent comme des brutes, génial.

            • Jo 17 novembre 2018 at 18 h 54 min

              Voir l’article que je n’ai jamais écrit sur le règne à venir de l’hyper-puissance.

  23. Nathan 17 novembre 2018 at 17 h 04 min

    Belle prestation de Zverev, très solide au service, dans le jeu, surtout il a pris sa chance au filet avec, me semble-t-il, une belle réussite. Federer, pas le grand Federer, mais pas mal non plus, en délicatesse avec son revers, le jeu de jambes pas toujours là pour être toujours bien positionné sur la balle. Enfin bref, comme dirait Julien B, il ne jouait pas en soirée.

  24. Paulo 17 novembre 2018 at 17 h 38 min

    Un public assez odieux envers Zverev quand même, il faut le dire, au point qu’Annabel Croft l’a rappelé à l’ordre alors qu’il continuait à huer Zverev, après le match, Annabel disant avec raison que Zverev était dans son droit de demander à rejouer le point pendant lequel le ramasseur a laissé tomber une balle.
    Zverev en a été tellement perturbé qu’il s’est confondu en excuses… moment de malaise.

  25. Paulo 17 novembre 2018 at 20 h 51 min

    La paire Herbert-Mahut est en finale du Masters !

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