Le printemps du TerreMinotaure, saison 15

By  | 10 juin 2019 | 65 Comments | Filed under: Actualité

Dans la Presse Française, ils ont ce qu’on appelle leurs « marronniers » : des sujets qui reviennent en boucle, tous les ans, tels les marronniers en fleurs, afin de combler les périodes creuses, et pour lesquels le copier-coller, les redites et les clichés sont la règle. En vrac, citons : le Bac, la rentrée des classes, les soldes, le changement d’heure, le classement des meilleurs lycées / hôpitaux, sans oublier bien sûr le champion absolu : « Les Francs-Maçons ».

Sur 15-love, nous avons le nôtre, mais c’est bien plus qu’un marronnier, c’est carrément une saga. C’est l’histoire toujours recommencée du Sacre du Printemps. Voilà la saison 15 qui arrive, et les créateurs de la série ne sont toujours pas fatigués. Tant que son interprète principal sera bien vivant et fortement campé sur ses pattes arrières, aucune raison d’arrêter le Cycle de la Bête.

Le résumé des saisons 1 à 14 peut être lu ici.

Cette année, on peut reprendre à l’identique le scénario de l’an passé : rien n’a changé en un an, ou si peu (l’ombrageux Tonton Toni s’en est allé, remplacé par le charmant Carlos Moya. A part ça, on fait dans la continuité).

Cinquième et dernier épisode : Les douze travaux d’Herculminator

Pitch : Comme tous les ans à la même époque, le TerreMinotaure revit, semant terreur et désolation chez ses adversaires.

Après avoir hiberné quelques mois du côté de Shanghai, puis dans les grottes de Paris-Bercy et Londres-O2, il a retrouvé un peu de sa verdeur sous le soleil austral de Melbourne (mais, cette année, pas sous les tropiques d’Acapulco, Indian Wells et de Miami, où il fait d’habitude ses premières moissons de victoires). Puis, comme chaque année, c’est lorsque le printemps européen arrive que le Nadalus Terrebattus reprend tout le poil de sa bête et redevient TerreMinotaure : il commence son règne sans partage sur les courts ocres de Monte-Carlo à Roland Garros, en passant par Barcelone, Madrid (jadis Hambourg) et Rome. Une fois replongé dans son habitat naturel, il ne laisse plus que des miettes à ses congénères vite résignés. C’est d’ailleurs entre avril et juin qu’il amasse la plus grosse partie de son pécule de titres et de points ATP. Et, si de plus il parvient à réussir un bon été sur le dur nord-américain, cela pourra même lui suffire pour finir l’année n°1.

Pourtant, Nadal est toujours passé à côté de la « razzia complète » sur l’ocre. En effet, depuis 2005, année où il s’affirma comme le mâle alpha de la meute des terriens, il échoue systématiquement à remporter les 5 tournois majeurs de la TB européenne.

{D’aucuns, ici ou là, se demandent d’ailleurs (avec un chouïa de mauvaise foi, voire un soupçon de théorie du complot) s’il n’y aurait pas là quelque manipulation, histoire de ne pas trop dégoûter et décourager la concurrence (certains vont même jusqu’à parler de « défaite syndicale »… les affreux mal-pensants). Plus simplement, nous considérerons ici que le Lion est quelquefois repu et se laisse temporairement manger la laine sur le dos par quelque lionceau méritant, pour mieux le châtier une ou deux semaine(s) plus tard, une fois sa sieste terminée.}

Toujours est-il qu’à deux reprises, en 2007 et 2013, le Rafa n’est passé qu’à un match de réussir ce prodige. Quant à 2010, la seule année où il renonça à s’aligner à Barcelone, il réussit pour la première et dernière fois le tour de force de remporter le Grand Chelem et les trois M1000 de la terre battue.

Si l’on jette un œil aux tableaux ci-dessous, résumant ses performances depuis 2005 dans les 5 tournois printaniers de TB auxquels il a l’habitude de participer, on voit clairement que, hormis 2015 et 2016 qui furent ses deux « années horribles », sa domination est ahurissante. Notamment, en 2017 et 2018, il a repris la démolition de ses adversaires selon ses canons d’antan, alors qu’il a pourtant allègrement dépassé la trentaine.

De Monte-Carlo à Madrid, 2019 n’avait pas été d’un niveau phénoménal (voir ci-dessous). En revanche, à Rome et à Roland Garros, le TerreMinotaure a remis les pendules à leurs places et l’église au centre du Chatrier… L’année 2019 restera donc, in fine, équivalente à 2014 en termes d’achèvements, avec, certes, seulement 40% de titres, mais 71% des points possibles amassés.

TerreMinotaure-2019-apresRoland

TerreMinotaure-2019-Points-apresRoland

 

…et le Nadalothon dans tout ça ?

Episode 1 : A Monte-Carlo, après avoir enregistré, en hors d’oeuvre, des scores bien secs comme on les aime (Bautista-Agut 2, Dimitrov 5), la machine s’est subitement déréglée, offrant à Pella un surprenant 9 (peut-être le fait qu’il soit gaucher, le gaucho, n’est pas étranger à ce « bon » résultat), puis à Fognini la possibilité de devenir un champion hyper-précoce avec une victoire nette et sans bavure en demi-finale. Pas de douzième coup sur le Rocher…

Episode 2 : La semaine suivante, à Barcelone, l’opération « Portes ouvertes » a continué. Après avoir lâché 13 jeux (et un set) à Leonardo Mayer d’entrée de tournoi, Rafa s’est ensuite redressé face à son vieil ami Ferrer incapable de dépasser les 6 jeux, comme à la grande époque. Mais la dizaine de jeux concédée en quarts au bovin Struff était un mauvais signe… confirmé dès les demies où le TerreMinotaure a subi en deux sets secs la loi du « Dominator ». Et donc, pas de douzième coup non plus en Catalogne.

Episode 3 : « Madrid, Madrid, le prix que je paie, c’est encore un tournoi sans titre ». Rebelote. Après avoir mâché du jeunot en apéritif (FAA 6, Tiafoe 7) puis du vieillot en plat de résistance vite avalé (Wawrinka 3), Nadal a calé pour la 3ème fois de suite en demie, face à un néo-vingtenaire très prometteur (TsiTsi, qui lui a pris 2 sets et 14 jeux).

Episode 4 : Force est de constater qu’au mitan du joli mois de mai, le printemps n’avait pas encore vraiment commencé pour le TerreMinotaure, qui traînait un peu la patte… Mais quand sont arrivées les joutes dans les arènes romaines, c’est là qu’il s’est enfin montré le plus impitoyable des gladiateurs, jusqu’à y glaner un neuvième titre : Chardy (1), Basilashvili (1), Verdasco (4), puis Tsitsipas remis à sa place (7), et même Djokovic (un set pris, mais seulement 1 jeu dans les deux autres) ont fait les frais de son réveil tardif.

Episode 5 : Sa couronne enfin récupérée, il a continué sur sa lancée porte d’Auteuil, où les deux seuls à l’inquiéter un chouïa ont été Goffin au 3ème tour (1 set, 13 jeux) et Thiem en finale (1 set, 12 jeux, bref, plus du tout en mode « Dominator »). Les 5 autres, dont sa Majesté Federer himself (9), ont été assez vite avalés (entre 5 et 9 jeux grappillés). Et c’est donc là où ça compte le plus, à Paris, que le douzième coup a enfin pu sonner.

Rendez-vous au printemps 2020 pour la saison 16. Mais qu’est-ce que les scénaristes vont bien pouvoir nous trouver l’année prochaine pour innover un peu???

Minotaure

 

About 

Sous d'autres cieux et en d'autres temps, je fus connu sous le sobriquet de "Colin Maillard et Tartempion".

Tags:

65 Responses to Le printemps du TerreMinotaure, saison 15

  1. Jo 20 avril 2019 at 09:18

    Mais quand diable va-t-il arrêter de nous faire chier…?

  2. Coach Kevinovitch 20 avril 2019 at 15:56

    Vous faites dodo quand c’est l’heure du goûter ou quoi?

    Fognini mène 6-4 3-0 service à suivre contre Nadal et non ce n’est pas une plaisanterie.

    Tiens 15-0 pour lui!

    • Elmar 20 avril 2019 at 18:35

      T’as raison Coach. Y a quelques années on aurait eu une centaine de com pendant et après match!

  3. Paulo 20 avril 2019 at 16:24

    Eh bien la voilà, la défaite syndicale…

    Quel match de Fognini !… du Fabio de gala, qui a complètement étouffé Nadal, même si ce dernier ne semblait pas dans son assiette.

    Je vois mal le titre échapper à l’Italien demain…

    • Bapt 20 avril 2019 at 16:25

      Fabio est capable de tout… 

      • Paulo 20 avril 2019 at 16:51

        C’est vrai, mais à Monte Carlo sa femme Flavia le surveille depuis sa box… comment ne pas y voir un lien de cause à effet avec son superbe parcours ? La logique veut qu’il aille au bout, après tout c’est presque chez lui, Monte Carlo.

    • Colin 20 avril 2019 at 19:26

      C’est exceptionnel, pour ne pas dire jamais arrivé, que la défaite syndicale se passe à Monte Carlo. Alors qu’il était là pour un douzième titre… Faut croire que ses blessures continuent de le gêner.
      En tout cas Fognini fait un champion particulièrement précoce pour le Nadalothon.

      • Elmar 20 avril 2019 at 21:18

        Inexact si j’en crois ton propre tableau! En 2013, il y a bien eu défaite syndicale à Monte Carlo. Mais c’était conte un excellent Djoko.
        Là on est plus sur un scénario 2014 ou 2015.

      • Colin 21 avril 2019 at 10:29

        Ah mais il faudrait d’abord définir ce qu’est une « défaite syndicale » mon cher Elmar. Pour moi une « défaite syndicale » se définit par la négative:
        - Ce n’est pas une défaite en finale (c’est idiot d’avoir fait tout le chemin jusqu’à la finale, pour perdre à ce stade)
        - Ce n’est pas une défaite face à Federer ou Djokovic, qui n’ont rien de « lionceaux méritants »

        • Elmar 21 avril 2019 at 17:36

          Oui, c’est vrai que j’entendais par défaite syndicale une défaite… disons… réglementaire, dans le sens où il y a toujours une défaite qui survient à un moment donné.
          La plupart du temps en milieu de run c’est vrai, comme pour souffler un peu.

          Le fait que la défait survienne à Monte Carlo donne en effet une autre lecture à la saison à venir.

  4. Elmar 20 avril 2019 at 16:38

    Nadal déjà mauvais hier. Pas meilleur aujourd’hui. C’était facile pour Fognini.
    On verra sur le reste la saison sur terre si c’était un problème avec le vent ou un truc plus sérieux.
    Sa balle a l’air de faire moins mal que d’habitude à ses adversaires.

  5. Jo 21 avril 2019 at 09:59

    Il y a quelques années (2014?), je fondais quelque espoir sur Fognini. Après une bonne saison (2013?), bien classé, je pensais qu’il ferait une belle saison sur terre battue couronnée par un beau parcours à Paris (quart, demi) et, cerise sur le gâteau, qu’il ferait une incursion dans le Top Ten. Fabio a bien sûr préféré faire n’importe quoi.

    Voici la deuxième opportunité, immanquable et sans doute unique. Une victoire au coup de dés contre Rublev, une bête noire évitée… Gilles Simon, un match mal embarqué contre Coric, un succès surréaliste contre Nadal et en guise de Serbe, le joyeux Lajovic en finale. Quoique fantasque et tête à claques, je n’imagine pas Fognini perdre cette finale. La mise en scène est parfaite. Le beau gosse italien vêtu d’Armani bleu électrique (c’est mieux que les têtes de mort), dans un écrin élégant, presque à la maison, soutenu par des fans en transe et couvé par une épouse au nouveau look de businesswoman. Fabio ferait indéniablement un superbe one shot en Masters 1000 sur ocre.

  6. Homais 21 avril 2019 at 10:16

    Suis en train de regarder la victoire de Fognini sur Eurosport, pas vue hier. Fognini jour extrêmement bien, et Nadal rate beaucoup. Il joue court en général, carré de service, et quand il veut allonger, il sort la balle. Il n’a pas les armes quoi. Cela ne veut rien dire pour les tournois à venir, mais c’est la réalité du jour. Il avait été très en difficulté contre Pella et l’autre aurait pu le pointer au bout de son fusil. Fognini l’a fait.

    De ce fait, la saison sur terre ne dégage absolument personne pour l’instant. Thiem, Goffin, Zverev ne sont pas au rendez-vous, Djoko est dans une période très basse, Nadal n’a pas encore trouvé le poids dans sa balle. Les tournois prochains seront vraiment intéressants. Stan a très très bien joué, avant de partir en vrille mais il y a de la place pour lui, à mon avis.

    Et on va avoir encore un vainqueur de tournoi inédit cette année, Fed restant le seul à avoir doublé.

    • Colin 21 avril 2019 at 10:31

      J’en imagine certains en train de penser: « quel dommage que Fed n’ait pas entamé sa saison de TB à Monte-Carlo, le titre serait dans la poche »

  7. Achtungbaby 21 avril 2019 at 11:40

    Non mais on peut raisonnablement penser que Fed va doubler à Rolland !!

  8. Paulo 21 avril 2019 at 12:27

    La finale est retransmise sur C8, de ce que je vois… avis aux amateurs.

  9. Paulo 21 avril 2019 at 15:44

    Et voilà, un match inégal, de moindre qualité que ses matches précédents, mais un vainqueur magnifique, et un premier titre à Monte Carlo pour un Italien depuis 1968. Bravo Fabio !

  10. Homais 21 avril 2019 at 16:51

    Oui, belle victoire, Lajovic a bien résisté tout de même. Fabio est allé chercher son plus beau titre. Rien à dire !

  11. Homais 21 avril 2019 at 16:52

    Quand tu joues un peu au tennis, et que tu es très vite débordé, tu te demandes comment fait ce gars pour donner l’air de toujours jouer en dilettante, de quasi marcher, mais d’être le plus souvent au bon endroit avec des balles hyper rapides qui arrivent en face. Le relâchement ?

    • Elmar 21 avril 2019 at 17:33

      En effet, t’as toujours la sensation que ce mec marche.
      Des fois, t’as l’impression qu’il attend statiquement la balle avant de frapper un coup fulgurant.
      J’imagine qu’il a ce temps supplémentaire car il est justement très rapidement sur la balle?

    • Colin 21 avril 2019 at 18:42

      C’était d’autant plus remarquable hier qu’il y avait un vent à écorner les bœufs et que dans ces conditions tout mauvais placement se paie cash

  12. Montagne 21 avril 2019 at 17:04

    La classe, le coup d’oeil, la facilité qui semble naturelle, mais aussi derrière certainement beaucoup de travail.
    C’est un joueur que j’aime bien, qui tranche sur les stéréotypes, qui amène de la variété ça nous change des bourrins…

  13. Paulo 21 avril 2019 at 19:29

    Avec sa victoire d’hier contre Nadal, Fognini entre dans le cercle fermé des joueurs ayant battu le Taureau de Manacor au moins 4 fois : Fabio arrive au 7ème rang, ex-aequo avec Tsonga et Berdych, derrière Djokovic (28 victoires), Federer (15), Murray (7), et Davydenko, Del Potro et Ferrer (6).
    Parmi les joueurs ayant affronté l’Espagnol 10 fois ou plus, Wawrinka (3 victoires), Thiem (3) et Nishikori (2) sont désormais derrière l’Italien.

    Sur terre battue, Fognini arrive en 2ème position ex-aequo avec Thiem pour les victoires sur le TerreMinotaure (3 victoires), derrière Djokovic (7). Néanmoins, l’Italien est 1er pour le ratio de victoires sur terre contre Nadal : 33,33 % (3 sur 9), devant Djokovic (30,4%) et Thiem (30%).

    • Nath 21 avril 2019 at 20:16

      Sur terre battue, un autre (ancien) joueur a aussi 3 victoires sur Nadal, pour 3 défaites

      • Kaelin 21 avril 2019 at 20:32

        Nalbide?

        • Nath 21 avril 2019 at 20:58

          Non, un droitier à revers à une main

          • Rubens 22 avril 2019 at 04:34

            Gaudio

          • Nath 22 avril 2019 at 07:53

            Le pire c’est que c’est toujours à lui que je pense en premier sur le sujet alors que je n’ai vu aucun de leurs matches.
            Il y avait un lien hypertexte vers le H2H des deux joueurs dans mon premier commentaire, mais c’est pas flagrant.

            • Rubens 22 avril 2019 at 10:13

              Vu en direct le premier set de leur demi-finale de Monte Carlo 2006. France TV avait zappé ensuite, et ils avaient bien fait. Gaudio avait gagné 7/5 en 1h30, une merveille de tennis sur TB. Il distribuait le jeu à la perfection avec son revers. Il était un des très rares capables de rivaliser avec Nadal en fond de court, sachant que ce dernier n’était pas encore aussi complet qu’aujourd’hui. Passé le premier set, Gaudio avait pété les plombs et n’avait plus marqué que 2 jeux…

      • Paulo 22 avril 2019 at 09:39

        Exact, sachant que Gaudio et Nadal ne se sont joués que 6 fois en tout – les 6 fois sur terre battue d’ailleurs.
        Gaudio a gagné les 3 premières rencontres, en 2003 (Hambourg), 2004 (Bastad) et 2005 (Buenos Aires), avant que Nadal ne devienne le TerreMinotaure, à Monte Carlo 2005 où il écrase Gaudio 6-3 6-0.

        PS : quand j’ai fait mes calculs, je suis parti des joueurs ayant joué Nadal au moins 10 fois, après quoi j’ai regardé le % de victoires sur terre de ces joueurs ; pour les joueurs de l’ère pré-Federer/Nadal, j’ai regardé les grands joueurs… d’ailleurs je m’aperçois que j’ai oublié Hewitt dans la liste des joueurs à avoir battu Nadal 4 fois (dont 3 alors que l’Espagnol n’avait pas encore 19 ans). L’Australien est donc à égalité avec Fognini, Tsonga et Berdych.

      • Paulo 22 avril 2019 at 10:01

        En fait, en récapitulant on a (sauf oubli de ma part) :
        - Djoko 28-25 (7-16)
        - Federer 15-23 (2-13)
        - Murray 7-17 (2-7)
        - Davydenko 6-5 (0-4)
        - Del Potro 6-11 (0-4)
        - Ferrer 6-25 (2-19)
        - Hewitt 4-7 (0-5)
        - Tsonga 4-8 (0-2)
        - Berdych 4-20 (0-7)
        - Fognini 4-11 (3-6)

        Thiem c’est un bilan de 3-8 en tout, et 3-7 sur terre.
        Gaudio 3-3 en tout (3-3 sur terre)

        De tout cela il ressort que Fabio est en bonne compagnie : 11 joueurs ayant été au moins top 5 sur 11 (dont 4 numéros un), 6 vainqueurs de GC.

        • Nath 22 avril 2019 at 11:47

          Sans surprise, seuls Fognini et Thiem ont un meilleur bilan sur TB que sur les autres surfaces.
          Merci de ce récap en tout ca, je n’avais pas en tête le bilan de Hewitt notamment.

  14. Perse 22 avril 2019 at 10:36

    J’ai vu les quelques extraits de Fognigni, notamment la compilation de son parcours par Tennis Tv et je suis plutôt ravi de cette victoire.
    Geo va moquer ma monomania, mais par rapport à un Dimitrov, Fognigni est un beau joueur qui respire le relâchement et l’esthétisme (le mec a une belle gueule) et des coups qui sont très beaux (le coup droit fouetté notamment).

    J’ai jubilé à sa balle de match contre Nadal qui sonne comme une revanche du fameux point écoeurant de la finale de 2016 à RG où Nadal met un missile du bout du cadre sur un revers croisé de Wavrinka.

    Les M1000 s’ouvrent considérablement et ça n’est pas pour me déplaire. Il ne manque plus que Kyrgios et ce sera une belle année 2019.

  15. Homais 22 avril 2019 at 16:03

    Oui, Fognini beau joueur, beau style, intéressant… Rien à dire. Je serais lui, je ferais l’impasse sur Barcelone pour arriver frais à Madrid. Bon, ceci dit, il se connaît mieux que personne.
    Le tableau général de Barcelone est bien chargé. Le tableau de Nadal pas simple.

  16. Jo 22 avril 2019 at 18:49

    Paire en ATP 250, Monfils et Kyrgios en ATP 500, Fognini en Masters 1000, les têtes à claques à l’honneur. Victoire de Gulbis à Roland Garros ?

  17. Kaelin 23 avril 2019 at 18:29

    Fognini, l’homme heureux !

    https://video.eurosport.fr/tennis/monte-carlo-fognini-je-suis-heureux_vid1188904/video.shtml

    Sympa cette franchise et cette simplicité dans son bonheur, finalement. Ca change des mecs jamais contents, ou à moitié dépressif et j’en passe qui composent le circuit ahah !

  18. Elmar 23 avril 2019 at 21:06

    2019 ressemble à un véritable cauchemar pour Zverev. Va-t-il bientôt se remettre à gagner des matchs?

  19. Antoine 11 juin 2019 at 00:10

    C’est ici que ça reprend ? Je tire donc un trait en dessous des commentaires passés sur la victoire de Fabio à Monte Carlo..

    —————————————————————
    Et ça repart…

  20. Antoine 11 juin 2019 at 00:21

    On passe donc au vrai tennis : le tennis sur gazon…

    À Stuttgart, Zverev-le-jeune est TS1 et jouera peut-être contre Dustin Brown à son premier match si ce dernier passe le premier tour. En ce cas, Zverev a une bonne chance de perdre d’entrée, comme son frangin, le Vieux, battu 6-3 6-0 par Jo…

    À Bois-le duc ou le roi, je ne sais plus, la TS1 est Tsitsipas. Cela va être très intéressant car si le Grec n’est pas allergique à la surface et aime jouer dessus, il peut faire très très mal à Wimbledon..

    Ce sera tout pour ce soir, les amis !

    • Anne 11 juin 2019 at 07:45

      Je me demande pourquoi le vieux Zverev continue à se faire croire qu’il est encore un joueur de simple…

  21. Anne 11 juin 2019 at 07:44

    Antoine, je suis d’accord avec ce que tu disais sous le précédent article que ce soit sur Djoko comme sur Nadal.
    Pour Djoko, d’abord, et un possible burn-out, pour moi, il insiste trop sur le fait qu’il adore tellement son sport, qu’il se voit encore jouer des années (sous-entendant souvent au moins jusqu’à l’âge canonique du vieux Suisse) alors que sur le terrain, il ne montre rarement qu’il a envie d’être sur le court. Et dès qu’il y a un truc qui cloche, il part en vrille. Il y a vraiment un truc qui m’échappe avec lui d’ailleurs. Comment quelqu’un qui cherche tellement à être aimé, qui envoie des coeurs à tout bout de champs en cas de victoire, ne peut pas voir combien son comportement de sale gosse que l’on a menacé de retirer son jouet s’il continuait à mal se comporter le dessert. Pire, il démontre à ses détracteurs combien ils ont raison et que tout le reste n’est qu’un effet de com…
    A voir malgré tout comment il se comporte à Wimbledon car par le passé, il a démontré qu’il se nourrissait plus d‘une haine viscérale de la défaite que d’un amour immodéré de la victoire, et qu’il pouvait avoir nettement plus de mal à se remettre d’une victoire que d’une défaite. Encore un domaine où le vieux Suisse et lui ne peuvent absoluement pas se comprendre.

    Pour Nadal, ce qui est assez frappant cette année, mais ça peut être conjoncturel, c’est qu’il était mal en point une partie de la saison sur terre battue. Alors que son pic de forme est programmé pour cette seule partie de la saison, là il n’est arrivé qu’à son avant-dernier tournoi. On comprend qu’il ait mal vécu son début poussif, y compris à Barcelone. Il a l’habitude de gérer ses bobos et autres blessures sur dur, responsable en plus à ses yeux de tous ses maux. Sur terre battue, beaucoup moins… force est de constater aussi que ses problèmes physiques sont de plus en plus récurrents…

    Enfin, totalement d’accord avec toî Antoine quand tu dis que les GC les plus durs à gagner sont toujours les derniers. Et je rajouterais que jusqu’à preuve du contraire la norme n’est pas de (très bien) jouer à quasi 38 ans mais que cela reste une très belle exception. Et que Nadal ou Djokovic sont entrés depuis un moment dans une zone quasi inconnue où toute blessure peut devenir rédhibitoire, où la vie hors du tennis peut avoir un impact négatif sur l’envie dans le tennis, etc… certes, pour l’heure, ils s’en sortent plus que pas mal. Est-ce que cela continuera encore 5 à 6 ans, comme certains aiment le prétendre quand ils affirment qu’ils ont encore largement le temps car ils n’ont « que » 32 ou 33 ans ? Même eux l’ignorent…

  22. Patricia 11 juin 2019 at 13:07

    Bonjour à tous ! Il m’a fallu un petit moment pour digérer la destruction de Thiem, qui était excellent et venait de réussir un énorme coup de force pour trousser le 2è set. J’ai lu je ne sais plus où que thiem était actuellement le meilleur humain sur terre battu… Nadal, en finale ici, ce n’est pas un humain. Sur 12 finales ici, il a lâché 4 sets. 4 sets à 36 (dont 1 bagel et 7 breadstick). C’est inimaginable.

    Concernant la remarque tactique d’Antoine : je pense effectivement que l’équipe de Thiem avait décidé de tabler sur une endurance de Rafa moindre que Thiem (ce qui était vrai dans le cours du tournoi, mais peu réaliste après les 4 jours d’affilée joué par Thiem); c’était un pari, surtout dans la mesure où Thiem n’avait jamais battu Nadal sans pratiquer un tennis très offensif. Pourquoi ce choix ?
    Plusieurs raisons à ça probablement :

    1) gagner 3 sets au niveau d’intensité que Thiem déploie dans les matchs en 2 sets gagnants contre Nadal, c’est très difficile sans trou d’air ; on sait ce que Nadal fait avec les trous d’air… (il avait essayé dans son 1/4 incroyable à l’USO, et même là, ça n’avait pas marché)

    2) c’est le sens où a été réorienté le jeu de Thiem sur TB durant toute la saison : jeu moins risqué, moins de fautes directes, 1è balle plus assurée – et ça avait payé, Thiem était au stades des demies le joueur qui avait fait le moins de fautes directes, alors qu’il avait lâché 2 sets.

    3) Nadal a effectivement montré des baisses physiques dans les matches des tournois précédents et même durant le tournoi

    4)ils se sont peut-être inspirés du pari que Nordmann avait fait avec Stan contre Djoko dans la finale de 2015 : compter que la frappe très lourde en pilonnage puisse finir par dérégler et entamer un peu l’adversaire… (Stan est le seul mec qui peut se permettre de lâcher le 1er avec Djoko) ; et ça a marché contre Djoko. Mais si c’est le cas, c’est moins bien vu avec Nadal qui prend la balle moins tôt.

    C’est même possible qu’ils aient décidé ça dès le début du tournoi, tant la présence de Nadal paraîssait encore plus inéluctable après son tableau, et qu’ils aient eu du mal à être flexibles et intégrer le paramètre des 4 jours de Thiem.

    • Achtungbaby 11 juin 2019 at 13:48

      j’ai du mal à suivre les analyses qui prétendent que Thiem décide de « tabler sur une endurance moindre de Nadal ».

      Qu’est-ce qui nous permet de dire ça ? Qu’il s’est battu comme un beau diable dans le premier set, en acceptant le défi physique de Nadal ?
      Euh, pardon mais tout le monde sait que battre Nadal après avoir perdu le premier set, c’est mission impossible. Et on fait comment pour ne pas accepter le défi physique quand on ne s’appelle pas Federer ou Merlin l’Enchenteur ?

      Alors qu’on m’explique ce que Thiem aurait pu faire d’autre pour le gagner ce foutu premier set ? Avec le tennis qui est le sien ?

      Bref, le coup de l’erreur de stratégie, bof…

      Sachant que cette prétendue erreur prend le clan de Thiem pour des sacrés imbéciles, parce que croire que Thiem avait 5 sets dans les jambes contre Nadal à la baston, après ses 3 jours de tennis, franchement…

      • Patricia 11 juin 2019 at 19:24

        Ben, ton propos n’est cohérent que si tu nies qu’il y ait eu un changement tactique de la part de Thiem… S’il y a eu changement, c’est qu’il était possible, et s’il était possible, c’est soit qu’il a choisi de jouer comme au début, soit qu’il a essayé d’écourter et n’a pas réussi. Il y a aussi un paquet d’observateur qui ont souligné ce changement tactique durant le match : Santoro, Hénin, Mauresmo… (voici l’extrait post match où Clément et Mouratoglou parlent de cette tactique : https://video.eurosport.fr/tennis/roland-garros/2019/video-par-exces-de-confiance-thiem-a-fait-une-enorme-erreur-tactique-en-debut-de-match_vid1208591/video.shtml)

        Si tu choisis d’accepter la filière longue, c’est que tu es confiant que tu peux tenir le choc. Et ce n’est pas tabler sur 5 sets, c’est tabler sur le fait que tu as plus de chances de dominer ton adversaire ainsi, donc peut-être de gagner avant les 5 sets. La filière longue, ce n’est pas synonyme de jouer plus de sets !
        Il fallait bien que son équipe table avec cette éventualité de jouer 5 sets, que Thiem se sente les jambes ou pas (et il a dit plusieurs fois qu’il ne se sentait pas fatigué après Djoko, y compris après la finale) : c’est croire que tu as beaucoup de chances de battre Nadal en moins de 5 sets en finale de RG qui me paraît naïf.

        Pour résumer : il me paraît logique de supposer qu’il y a eu un choix tactique, et l’hypothèse qui me semble la plus probable, c’est que Thiem a considéré que c’était « son jeu » et qu’il lui réussissait, d’une part, et qu’il avait confiance en sa caisse physique d’autre part. Il s’est peut-être trompé en se basant sur ses sensations, mais je ne pense pas que ce soit aussi aberrant que tu le penses (ou que Antoine le pense).

        Pour ma part je pense que la fatigue était plus mentale que physique, parce qu’il a joué 2 heures par jour et il y est plus qu’habitué. Par contre, mentalement c’était terrible, et je pense que c’est là que s’est jouée sa petite baisse, et peut être même le choix de démarrer par sa filière habituelle : c’est plus fatigant mentalement de jouer « à contre jeu ».

        • Achtungbaby 11 juin 2019 at 21:29

          Oui avec ta dernière phrase : Thiem peut aussi préférer jouer son jeu au 1e set, parce qu’il se sent meilleurs sur ses atouts.

          Et voyant qu’il perd ce set, il passe à autre chose.
          Il a vraiment joué davantage dans le court ensuite ? (je n’ai vu que le 1er)

          Je réagi car j’ai tellement souvent entendu que Fed avait mal joué tactiquement contre Nadal lors de ses 4 finales perdus, que je trouve facile de dire « pas la bonne tactique » face à Nadal.

          Face à Nadal, tu joues la filière longue, tu tiens un demi set, tu exploses physiquement, tu perds le match.

          Tu joues la filière courte (ce qui n’est pas donné à tout le monde, soit dit en passant…), tu marches sur l’eau pendant 1 set en jouant le feu sur les lignes à chaque point, tu gagnes un set et tu perds parce que personne n’est dieu contre l’espagnol.
          Donc bon, les leçons tactiques…
          Le seul qui a réussi à prendre clairement le dessus sur Nadal sur TB, c’est Djoko. Il a joué comment ? en tenant le combat physique.

          Sachant que Thiem ne passe pas si loin au 1er…

          Après est-ce que Thiem n’a pas la handicap rédhibitoire contre Nadal en 5 sets : le revers à 1 main. J’espère que non, mais quand on voit quel saut devait parfois faire l’autrichien pour réattaquer la balle en revers, on peut se poser des questions…

          • Patricia 12 juin 2019 at 19:05

            Oui, il a vraiment changé sa tactique. Et il a eu effectivement une petite baisse dans la foulée de son set gagné : le break d’entrée du 3è, c’est 3 fautes directes de Thiem.
            Thiem a déjà réussi à jouer 5 sets en mode ultra agressif contre Nadal à l’USO, mais il avait des petites baisses dont Nadal profitait, alors qu’il jouait beaucoup moins bien qu’ici. Je pense aussi que ça n’aurait pas suffi…

            J’ai moi aussi pensé à ces pénibles leçons d’antan sur Fed qui aurait dû jouer plus agressif, mais je pense que le cas de Thiem est un peu différent : il a gagné un tiers de ses matchs sur terre contre Nadal (4 sur 12), alors que Fed en a remporté 2 sur 14. A part à Buenos Aires où ils ont limé tous les deux, Thiem a toujours utilisé une stratégie très agressive. Il a mené comme ça un match en 5 sets perdu au TB du 5è en GC, donc c’est physiquement possible pour lui…

            Sur le fait que son staff aurait pu tabler sur un Nadal moins monstrueux en endurance que d’ordinaire, j’ai lu une déclaration de Forget où il disait que Nadal était plus juste physiquement cette année… Ça avait été évident sur certains matches des tournois préparatoires, et en tout cas ça se disait sur ce tournoi… Et pour ma part, j’ai trouvé que Nadal avait compensé une certain perte de vitesse de déplacement par une agressivité et une anticipation accrue contre Thiem – ce qui est possible parce qu’il a une excellente lecture du jeu et que Thiem n’est pas très cryptique…

  23. Achtungbaby 11 juin 2019 at 13:51

    Sinon Forget a répondu à la polémique de ces derniers jours.
    Il affirme que c’est le juge arbitre qui décide des intéruptions et personne d’autre. Chacun se fera son opinion de ses arguments.

    Je ne sais pas qui décide mais j’ai du mal à croire que ça soit le président de la FFT comme je l’ai lu ici ! Ce type me paraît bien éloigné de l’opérationnel pour décider de ce genre de choses…

    • Anne 11 juin 2019 at 15:01

      le problème est que Forget prétend que :
      1. Seul le juge arbitre prend les décisions
      2. Qu’il a pris sa décision en se fondant sur le faire que le vent risquait d’empirer + que le risque de pluie faisait que le match aurait pu reprendre puis s’interrompre et ce plusieurs fois… deux règles qui n’existent tout simplement pas en tennis. Donc on en revient à la question officielle : pourquoi ont-elles été créées pour l’occasion ? Ou alternative pas plus glorieuses : pourquoi se sont-ils sentis obligés d’en inventer pour justifier une décision qui n’avait pas lieu d’être si on se fie aux règles ?
      Bref… le brave Guy prendrait ses interlocuteurs pour des c..s qu’il ne s’y prendrait pas plus mal ;-)

      • Rubens 11 juin 2019 at 15:26

        Le problème, c’est que les règles laissent, fort heureusement, une part d’appréciation au juge-arbitre. C’est lui, par exemple, qui indique en cas de pluie si la terre battue est jouable ou pas. En cas de pluie fine, il peut choisir de laisser jouer dans un premier temps, mais au bout d’une heure dire « on arrête » alors que la pluie n’augmente pas, simplement la terre devient trop glissante parce que ça fait une heure que ça dure.

        Donc « les règles » ne sont pas une réponse à tous les problèmes, elles laissent une part à l’interprétation et à l’inconnu. Si tu ajoutes que les prévisions météo ne sont pas une science exacte, tu as un beau pataquès dans lequel toutes les théories complotistes n’ont pas manqué d’émerger.

        Là où il manque des cases au discours de Forget, c’est sur la nécessité, d’abord financière, de ne pas reporter la finale messieurs au lundi. Et donc de faire avancer les demi-finales coûte que coûte, alors qu’en effet les conditions étaient vraiment limites. Ca déplaisait à Djoko, mais surtout un objet, éventuellement lourd, aurait pu voler et blesser quelqu’un. Et là Forget en aurait entendu des vertes sur l’irresponsabilité de faire jouer dans ces conditions, etc.

        • Achtungbaby 11 juin 2019 at 16:49

          Rubens, assez d’accord avec la tonalité de ton post : faute d’information complète on fait rapidement tourner les théories conspirationistes.

          Pour le fait de reporter la finale à lundi, je ne trouve pas qu’il manque des cases au discours de Forget : tout le monde sait que c’est la pire option pour le tournoi que de différer la finale au lundi, pour les raisons que tout le monde connait. Money, money, money. Pas besoin de son discours pour le savoir. Qu’aurait-il bien pu dire de plus d’intéressant sur le sujet ?

          J’ajoute qu’on reproche dans un premier temps à Forget d’avoir fait jouer coute que coute les demi finales hommes le vendredi, puis dans un deuxième d’avoir plié devant la pression de Djoko et d’avoir ajourné les rencontres alors que le temps aurait soit disant permis de les faire avancer !

          Bref, on lui reproche quand même un peu tout et son contraire !

          Et j’ai bcp de mal à imaginer que Djoko soit parti de son propre chef le vendredi en fin d’après-midi. L’explication qui consiste à dire qu’il est averti avant la presse me paraît plus logique et plausible qu’un prétendant au GC calendaire qui ferait l’école buissonière…

          J’ai beau ne pas saquer Djoko, je pense qu’il faut raison garder !

          • Rubens 11 juin 2019 at 17:00

            Yes, mais quand même ça va mieux en le disant. Le problème de fond, c’est que ces deux demi-finales se sont déroulées dans des conditions « border line » du point de vue de la jouabilité et de la sécurité de tous. Quand Djoko a demandé au juge-arbitre s’ils devaient jouer longtemps sous cette tempête, la question ne me semble pas en soi problématique. La vraie solution idéale pour les joueurs, c’était de reporter les DEUX matchs au samedi (ce n’est pas parce que Nadal et Federer n’ont pas bronché qu’ils n’ont pas été gênés), et la finale au lundi. Le problème, tu le dis toi-même, c’est que le report au lundi aurait été catastrophique pour les droits de retransmission, les sponsors, etc. Et cela beaucoup de monde peut l’entendre, à condition que Forget le dise tel quel !!!!!

            • Achtungbaby 11 juin 2019 at 17:29

              et la finale dame du samedi on en fait quoi si les hommes jouent sur le central ?
              sur le Lenglen ? quid du delta de capacité entre le central et le Lenglen ? on tire au sort ceux qui ne peuvent assister à la finale dame alors qu’ils ont une place pour le central ?
              (même question si on fait jouer les 1/2 hommes sur le Lenglen, loterie)

              On fait jouer une demi à 10h ? retour à la case départ, pb pour les télés.

              Forget a été tiraillé entre plusieurs contraintes et a essayé de faire au mieux. Je ne vois rien de vraiment choquant dans les décisions.

              Celui qui avait des vrais raisons de gueuler, c’est Thiem. On ne l’a pas entendu.

              • Patricia 11 juin 2019 at 18:58

                Thiem on ne l’a pas entendu, mais il a tout de même demandé à ce que la finale soit reportée… on lui a répondu non (peut-être lui a-t-on dit combien ça coûterait pour qu’il considère ça acceptable…)

      • Achtungbaby 11 juin 2019 at 16:41

        Anne, tu dis qu’il n’y a pas de règle concernant le vent. Il semble que ce soit faux. Djoko avait l’air de dire qu’à partir du moment où des objets volent, le match doit être interrompu. Il a en effet ironisé sur le fait qu’un parapluie ne serait pas un objet, puisqu’à un moment donné il en a vu un traverser le court.

        Donc sur la seule base de prévisions d’un vent qui devait devenir plus fort pour la fin du vendredi, il n’y a rien d’illogique à renvoyer les 2 joueurs dans leur foyer.

        Et sur ce point Forget ne nous prendrait donc pas pour des cons !

        • Anne 11 juin 2019 at 18:57

          la règle est en effet quand cela devient dangereux pour quelqu’un (joueur, arbitre, ramasseur, public…).. Mais comme pour l’orage difficile de prévoir. En tous les cas une certitude : la fenêtre de l’après-midi où c’était presque le moins problématique niveau vent, luminosité, pluie… bah, c’est quand ils n’ont pas joué car ils avaient trop anticipé…bizarre vous avez dit bizarre

          • Achtungbaby 12 juin 2019 at 09:40

            c’est facile de dire ça une fois qu’on connait la fin de l’histoire. Au moment où ils prennent leur décision ils n’ont que des prévisions…

            • Anne 12 juin 2019 at 10:19

              Justement : combien de matchs ont été arrêtés et remis au lendemain aussi tôt dans une journée ? Là ce n’est pas comme s’il était 20h30 quand ils ont arrêté et que la nuit menaçait en plus de la pluie… et quand les joueurs sont effectivement partis, il ne pleuvait déjà plus. Ce qui a rajouté à la stupéfaction générale de voir Djokovic partir en voiture… En général, ils sont plutôt du genre à attendre le dernier moment pour renvoyer les joueurs… ce qu’il s’est passé à Rome, où les joueurs ont été renvoyés chez eux après avoir passé la journée sur le site, est nettement plus la norme que ce qu’il s’est passé vendredi dernier. Surtout, ils avaient tout intérêt à essayer de continuer le match afin de ne pas avoir à rembourser la deuxième demi-finale… Mais tout ceci doit vraiment être de la faute des prévisions, pourtant si souvent vantées à Roland Garros pour pouvoir prédire à la minute près la moindre évolution du temps, qui se sont en l’espèce vraiment bien plantées.

              • Achtungbaby 12 juin 2019 at 12:22

                d’abord il ne s’agit pas de n’importe quel match. C’est une demi finale, dont on peut comprendre que sportivement elle peut être traitée différement d’un 2è tour (on ne l’interrompt pas à 5-5 dans le 5è par exple, on choisit la fin d’un set de préférence)

                Ensuite tu parles de la nuit et de la pluie. Forget parle du vent, qui devait souffler plus fort encore qu’en début d’aprèm où des objets volaient déjà. Donc tu es stupéfaite du départ de Djoko sur la base du mauvais critère !

                Oui les prévisions sont souvent vantées. Est-ce pour ça qu’elles sont toujours fiables à 100% ?

                En résumé ton appréciation des choses, a postériori donne vraiment l’impression que tu vois une magouille alors que j’y vois des choix qui n’ont pas été les meilleurs mais qui à l’instant où ils ont été faits étaient plutôt logiques.

                Je te trouve un peu conspirationiste sur ce coup là.

              • Anne 12 juin 2019 at 14:06

                encore une fois, si les prévisions portées sur le vent… alors il n’y avait encore moins lieu de reporter le match. C’est au juge arbitre de constater que c’est dangereux pas de supputer que cela peut le devenir…
                Ensuite, si tel est le cas, alors pourquoi ils n’ont pas traité la première demie de la même manière ? Comme déjà dit ce n’est pas parce que Nadal et Federer ne se sont pas plaint que les conditions étaient meilleures…

                Donc L’Equipe, tous les journalistes présents, ou presque, estiment que oui en effet il y a plus qu’un loup et que la décision de Forget and co non seulement ne s’explique pas mais en plus ses explications a posteriori renforcent l’impression de problème… et tout le monde aurait donc tort ? Le seul point réfuté par Carole Bouchard et les pro-Djoko sont sur son départ à lui qui n’était pas précipité contrairement à ce qu’a laissé entendre France Télévisions ou autre… en revanche, personne ne contredit le fait que le match n’avait aucune raison d’être reportée au lendemain au moment où il l’a été. Et ils sont quand même bien placés pour le savoir + ils sont habitués aux conditions parfois extrêmes sur certains Grands Chelems

              • Anne 12 juin 2019 at 14:07

                * les conditions portaients (oups)

              • Achtungbaby 12 juin 2019 at 15:35

                tu dis « c’est au juge arbitre de constater, pas de supputer que celà peut le devenir »
                PAs d’accord, on parle de vent, pas de pluie ou d’obscurité. Pas le même danger.

                Tu diras quoi quand un spectateur ou un joueur aura été blessé par un objet volant ?

                Et le vent pour Fed était de 40 à 60 km/h
                Ils annonçaient 90/100 en fin d’aprèm. Pas comparable.

                L’Equipe… pardon…
                « ils sont habitués au conditions »

                Ben celui qui décide c’est celui qui a les prévisions du vent. Le reste, c’est des spéculations et du baratin de journaliste !

                Resituons : tu as des prévisions à 90 km/h alors qu’avant c’est déjà limite à 60.
                Tu fais quoi ?

      • Nathan 11 juin 2019 at 16:46

        Much ado about nothing, toutes ces polémiques sur Forget, bouc émissaire facile de l’absence de toit(s), des prévisions météo toutes plus mauvaises les unes que les autres, de l’incertitude entourant ces prévisions, du j’men foutisme français des considérations financières, etc. Vive Forget !

        • Paulo 11 juin 2019 at 17:51

          C’est quand même lui qui apporte le troisième point à la France lors de la finale de la Coupe Davis 1991 : première victoire depuis 59 ans, nom d’un chien. Vive Forget !

  24. Paulo 12 juin 2019 at 16:17

    Concernant la polémique sur Forget, je suis plutôt d’accord avec Achtungbaby.

    Du reste, celui qui aurait été lésé dans cette affaire, si on prend l’hypothèse d’Anne selon laquelle c’est Djokovic qui a imposé son point de vue et/ou que Forget est allé au devant des desiderata de Djoko en reportant au lendemain alors qu’il n’y avait pas lieu, c’est Dominic Thiem.
    Or à ma connaissance la seule réaction qu’on ait eue de l’Autrichien à ce sujet est une réponse obtenue par Cash entre deux portes à Roland… un peu léger.
    Bref, soit Domi va devoir apprendre à s’affirmer plus, soit tout cela est une tempête dans un verre d’eau. Ça rappelle un peu la polémique avec Serena Willams – d’ailleurs là aussi, il semble que les médias en aient rajouté, puisque contrairement à ce qui a été dit au début, Williams n’a jamais exigé que Thiem soit dégagé de la salle principale de conf de presse : ce fut surtout un raté de l’organisation.
    Thiem qui d’ailleurs se croit obligé de se racheter auprès de l’Américaine : https://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Dominic-thiem-propose-a-serena-williams-de-jouer-un-double-mixte-avec-lui/1028645

    • Patricia 12 juin 2019 at 18:46

      Il faut dire aussi que Serena a fait la démarche de s’excuser auprès de lui (et a dû indiquer qu’elle ne savait pas que la salle était occupée, ou un truc comme ça). Du coup comme il l’avait bien taclée, il s’est dit qu’il était allé un peu loin (surtout vu le buzz fait autour de l’incident).

      Pour « s’affirmer », je pense que ce n’est pas un problème, il n’avait pas hésité à pourrir Rome pour son organisation. Le problème, c’est le rapport de force. Il faudrait vraiment qu’un des 3 Big fasse une scène énorme pour que Forget envisage une perte financière de plusieurs dizaines de millions (2-3 millions en billeterie déjà, plus les droits tv qui sont bien plus élevés), juste pour une histoire de récup, et pour un match partiel. En 2015, Djoko n’avait d’ailleurs pas demandé, ou pas obtenu, le même report alors qu’il avait joué le samedi pour finir un match très très dur contre Murray. Cela n’arrivera jamais à mon avis, sauf si pour des raisons météo le dimanche est impossible.

Laisser un commentaire

info login

pour le login activer sur votre profil la barre d'outils

Demande d’inscription

contactez-nous à : 15-lovetennis@orange.fr

Archives

Suivez nous sur Twitter

@15lovetennis