Nick Bollettieri, ou le darwinisme tennistique

By  | 9 janvier 2020 | 136 Comments | Filed under: Histoire

L’histoire de Nick Bollettieri est une histoire comme l’Amérique les aime tant, une histoire banalement américaine. L’histoire d’un gamin sans le sou devenu l’un des entraineurs les plus importants de la planète tennis. Le personnage fut haï autant qu’admiré, au fil des années les langues se sont déliées, la réalité de son usine à champions est aujourd’hui connue et documentée et cette réalité n’est pas que reluisante. L’affirmation que Bollettieri est l’un des personnages clés de l’histoire du tennis n’en reste pas moins véridique : en termes de standards de discipline et d’entrainement, il y a bel et bien eu un avant et un après Bollettieri.

bollettieri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

North Pelham

 

Nicholas James Bollettieri est né en 1931 dans la région de New York. Il est le fils de deux émigrés d’origine napolitaine, qui avaient traversé l’Atlantique pour fuir la misère de l’Italie de l’Entre-Deux-Guerres. Ils s’installèrent dans un quartier désargenté de New York, North Pelham.

C’est dans ce quartier populaire que le jeune Nick va grandir, aux côtés des communautés noire et hispanophone. Le jeune homme en gardera une indifférence totale à la couleur de peau, dans un pays où la question raciale était brûlante – elle l’est toujours aujourd’hui, malgré l’élection d’Obama. Il en gardera aussi un regard aiguisé sur la condition des Noirs américains, qu’il a perçue chez trois de ses élèves : Zina Garrison, Lori McNeil et Chanda Rubin. Selon lui, chacune des trois avait dans les mains les moyens de devenir la meilleure joueuse du monde. Toutes trois ont d’ailleurs atteint le Top Ten. Mais elles avaient intégré leur condition d’infériorité, dans un sport sociologiquement blanc et huppé à l’origine, et leurs complexes les privèrent d’une plus grande carrière. Il en sera tout autrement, bien entendu, avec les sœurs Williams.

Nick Bollettieri découvre le tennis par hasard, lorsqu’un cousin éloigné débarque chez ses parents et lui inculque, quelques mois durant, les rudiments techniques de ce sport. Il n’aura pas le temps de rêver à une carrière de joueur : il a déjà 20 ans, et l’heure est venue pour lui de remplir ses obligations militaires. Ce sera dans une base militaire au Japon, en pleine guerre de Corée. Mobilisé dans le corps des Marines, dans une unité de parachutistes, Nick est soumis à une discipline que Stanley Kubrick a parfaitement décrite dans son chef-d’œuvre Full metal jacket, et qui va avoir une influence déterminante sur la suite : vexations, humiliations, émulation poussée à l’extrême, sans oublier les nombreux interdits. Devise bollettierienne par excellence, la souffrance et le manque sont des éléments indispensables pour atteindre le sommet d’une discipline. Lui-même, chez les Marines, aura expérimenté cette maxime.

La période du jeune homme chez les Marines l’aura en tout cas aidé à se trouver une voie. Pendant sa mobilisation au Japon, il arrondit ses fins de mois en enseignant à des officiers les rudiments de tennis qu’il a en sa possession. Le vieux sage au visage buriné par le soleil ne s’est jamais appesanti sur sa passion pour le tennis. Selon ses propres termes, certes il aimait ce sport, mais il y a surtout vu un formidable moteur d’ascension sociale.

Le tennis que Nick Bollettieri a eu sous les yeux dans les années 40-50 est un sport joué en pantalon, par des élites aisées qui jouaient en trottinant. L’un de ses élèves à son retour de Corée fut d’ailleurs Jay Rockefeller, membre de l’une des grandes dynasties de l’histoire américaine, et futur sénateur. Nourri des méthodes d’entrainement qu’il venait de connaître chez les Marines, il était facile pour Nick d’imaginer ce que pouvait devenir ce sport s’il était joué par de véritables athlètes capables de faire avancer la balle beaucoup plus vite et de courir beaucoup plus vite. Et si lui-même était trop limité techniquement pour accompagner des enfants vers l’élite, il allait en revanche devenir celui qui en ferait des athlètes sur le plan physique. C’est sur ces bases que va se matérialiser la promesse qu’il se fait à cette époque, et qu’il fait à ses parents, devenir le meilleur entraineur du monde.

En commençant par le début : donner des leçons de tennis à 3 dollars de l’heure, comme tout le monde. Et faire ses classes, appréhender la technique du tennis. Si la chance vient frapper à la porte et lui offre un diamant à sculpter, il ne suffira pas d’en faire un Marine, il faudra aussi en faire un grand joueur de tennis.

 

Gottfried

 

La légende Bollettieri a fait de Jimmy Arias le premier de ses poulains à se faire une place parmi l’élite. Mais la légende tousse, et la chronologie des événements lui apporte un démenti cinglant. Au cours des années 70, les premiers journalistes sportifs à s’être intéressés à Nick Bollettieri et à son académie avaient en tête ses résultats auprès d’un autre joueur Américain.

Au début des années 60, le jeune entraineur voit arriver un enfant de 8 ans, Brian Gottfried, qui le stupéfie par ses qualités de coordination et son coup d’œil. Par la suite, de telles qualités deviendront pour lui le signal de détection d’un futur champion : la technique s’apprend et se travaille, ce n’est qu’une question d’heures passées sur le terrain à travailler une gestuelle sur un coup donné. En revanche, un coup d’œil ne s’apprend pas, il est inné ou pas.

Première étoile de la galaxie Bollettieri, Gottfried fut l’un des meilleurs joueurs américains des années 70-80. Son style ne détonnait pas particulièrement pour l’époque, c’était un serveur-volleyeur de facture classique, aux gestes harmonieux et élégants, qui ne fût pas en mesure de se mêler à la lutte pour le trône que se sont livrés Borg, Connors et McEnroe à son époque. Mais il fut, aux côtés de Roscoe Tanner, un pilier de l’équipe américaine de Coupe Davis, il a atteint la finale de Roland Garros en 1977 et le dernier carré de Wimbledon en 1980. Ces résultats, Gottfried les doit, entre autres, à sa condition athlétique. A ce moment-là, la mondialisation du tennis en est à ses prémices, Borg, l’homme qui ne transpire pas, est perçu comme un OVNI, le tennis ne se joue plus en pantalon mais il se joue encore massivement à la main. N°3 mondial en 1977, Brian Gottfried attire sur lui l’attention de quelques journalistes sportifs américains, qui s’intéressent à son entrainement. C’est donc à cette époque que remontent les premières rencontres entre Bollettieri et la presse.

 

Bradenton

 

Le succès de Brian Gottfried signale Nick Bollettieri comme un entraineur de premier plan dans le pays, de plus en plus de gamins doués se pressent à sa porte. Il est temps pour lui de se doter du centre d’entrainement adéquat, car les gamins s’entassent chez lui, il doit bientôt louer des caravanes et des chambres d’hôtel pour les garder auprès de lui. En 1978, il achète un champ de tomates à l’écart de la petite ville de Bradenton, en Floride, et y fait construire les premiers terrains de tennis, ainsi qu’un dortoir.

Qu’il s’agisse du lieu ou de son règlement intérieur, le terme « centre d’entrainement » ne semble pas adéquat pour décrire le lieu. Les témoignages de tous ceux qui sont passés entre les fourches caudines de Bollettieri à Bradenton sont concordants. L’ancien Marine met en œuvre ses idées sur la discipline du sport de haut niveau, qui doit se caler sur la discipline militaire. Le tarif est salé pour les centaines d’adolescents pensionnaires à plein temps de Bradenton : la relation aux parents est limitée à un coup de fil le week-end et une visite par trimestre, la télévision, l’alcool, les cigarettes, les boissons gazeuses sont proscrits, pas de copain/copine, collège le matin, suivi de six heures de tennis, extinction des feux à 21h00. Vue du centre de Bradenton, la réputation de douceur de vivre de la Floride a du plomb dans l’aile.

Côté tennis, Bollettieri, sans doute conscient de ses limites, saura s’entourer. Il a bien des idées sur les aspects quantitatifs : apporter une modification à un coup coûte 30000 frappes à l’entrainement, soit plusieurs semaines exclusivement dédiées à ce coup. Sur le qualitatif, en revanche, il délègue la tâche à des entraineurs. Beaucoup d’observateurs ont cru identifier un « style » Bollettieri : grosses frappes en coup droit, jeu puissant porté vers l’agression du fond du court, notamment par une prise de balle précoce. Au vu des profils des premiers joueurs sortis de la prison de Bradenton, ce n’est pas entièrement faux, mais on y fera au moins trois objections.

  • D’une part, si l’on reconnaît une « patte » à un entraineur, alors ce n’est pas Bollettieri qui est en cause, puisque plusieurs entraineurs ont opéré à Bradenton.
  • D’autre part, au cours des premières années de Bradenton, la norme a semblé être de mettre l’accent sur les points forts des élèves et de les renforcer, ce qui crée à la fois une arme effrayante et un jeu déséquilibré, sachant que pour une majorité de joueurs le coup droit est un coup plus naturel que le revers.
  • On pourrait ajouter que l’influence de Nick Bollettieri ne semble pas s’appliquer à Brian Gottfried, serveur-volleyeur assez classique, dont le jeu n’a pas grand-chose de commun avec ses successeurs de Bradenton. Bien plus qu’un style de jeu, ce qui semble caractériser les élèves de Nick, c’est une condition athlétique hors du commun, longtemps travaillée, qui apporte une dimension physique à leur jeu.

La « patte » Bollettieri, en revanche, est indiscutable dans l’organisation de son centre et des entrainements. Au-delà de la discipline de fer, sa conception du tennis était darwinienne : il était important de mettre ses élèves en concurrence directe les uns avec les autres, de manière quotidienne. Il était important aussi de faire un travail spécifique, via des mises en situation réelle, sur les moments importants d’un match. L’objectif final était de développer la confiance en soi chez les élèves, paramètre crucial dans le tennis de haut niveau.

L’histoire de Bollettieri a retenu les résultats de ses poulains, l’extraordinaire confiance en eux qu’ils dégageaient sur le terrain, leurs blessures aussi. Ce qui est passé aux oubliettes et qui n’est pas mesurable, c’est la liste des pensionnaires de Bradenton qui furent les perdants de cette émulation permanente, ceux dont le corps en sortit complètement mutilé avant même leurs premiers pas sur le circuit professionnel, ceux enfin qui n’ont pas supporté les humiliations et les agressions psychologiques dont ils furent victimes. Cette liste, à n’en pas douter, est très longue. Bollettieri répondra que le tennis n’est pas un sport d’enfants de chœur, et que oui, détruire physiquement et/ou psychologiquement une centaine d’adolescents est une nécessité si l’on veut fabriquer un champion.

 

Tel Aviv

 

Telles sont les données du problème de cette académie, dès ses débuts. Et les deux premières terreurs issues de Bradenton sont des cas d’école.

Jimmy Arias, né en 1964, est repéré très tôt par Bollettieri. Extrêmement précoce, détenteur de plusieurs titres de champion national dans les catégories de jeunes, Jimmy a 13 ans lorsqu’il intègre l’écurie. Selon ses propres dires, les grandes lignes de son jeu n’ont absolument pas été modifiées à Bradenton, ce qui renforce l’hypothèse du travail exclusif sur le point fort. Arias a déjà un énorme coup droit à 13 ans. Il ne tarde pas à semer la terreur sur le circuit professionnel, au sein duquel son ascension sera foudroyante. Il se hisse en demi-finale de l’US Open 1983, à seulement 19 ans, en s’offrant au passage le scalp du récent vainqueur de Roland Garros, Yannick Noah. Son ascension est stoppée net dès l’année suivante, malgré une brève apparition à la 5ème place mondiale. Il lutte avec les blessures, qui finissent par engloutir sa carrière après 1985, alors qu’il n’a que 21 ans. Détenteur de cinq titres sur le circuit ATP en 1982-1983, il restera bloqué sur ce chiffre jusqu’à sa retraite, dans un total anonymat, en 1994.

Les lampions de l’US Open 1983 à peine éteints, le tennis américain n’a même pas le temps de se réjouir de ce jeune demi-finaliste qui incarne la relève à la génération Connors-McEnroe. Un mois plus tard, un autre prodige de l’académie de Bradenton établit un record qui tient toujours aujourd’hui. A 16 ans et 1 mois, Aaron Krickstein devient le plus jeune joueur à remporter un tournoi ATP, à Tel Aviv. Même jeu qu’Arias, avec notamment un coup droit surpuissant. Mais aussi un mental à toute épreuve, comme en témoigne son autre record, celui d’avoir remonté victorieusement un handicap de deux sets à 10 reprises. Mais Aaron a passé la plus grosse partie de sa carrière avec une impressionnante – et lourde – genouillère, symbole des blessures multiples qui freineront sa progression. Contrairement à Jimmy Arias, Krickstein saura rebondir de ses blessures ; sa carrière, faite de longues éclipses, est jalonnée de deux demi-finales en Grand Chelem, à l’US Open 1989 et à l’Australian Open 1995, et d’une 6ème place mondiale fin 1989. Cette année-là, dans une interview publiée dans Tennis Magazine, Aaron Krickstein acceptait avec le sourire le titre de « vétéran de 22 ans et demi », jeune par les cellules, mais vivant déjà sa septième saison sur le circuit…

 

Leimen

 

A Bradenton, un premier bilan s’impose.

Le cas Brian Gottfried doit d’emblée être mis à part, car l’influence de Bollettieri sur sa carrière s’est faite bien avant la mise en place du régime paramilitaire de Bradenton. Mais, en ce début des années 80, Nick Bollettieri, extrêmement doué pour vendre son modèle, attire les élèves, les spécialistes et les journalistes comme des mouches, ne serait-ce qu’en clamant sur tous les toits qu’il est le meilleur entraineur du monde. La contrepartie, c’est que les résultats de ses poulains sont désormais examinés à la loupe et il doit rendre des comptes.

La discipline qu’ont subie les adolescents à Bradenton est une ineptie. En appliquant à des corps d’enfants un entrainement physique déjà épuisant pour les adultes dans la force de l’âge que sont les Marines, l’équipe de Bradenton aura détruit beaucoup de corps, avant même que ces jeunes gens ne soient en mesure de se frotter au haut niveau. Et les quelques-uns qui ont surmonté l’épreuve, pour spectaculaires que soient leurs ascensions précoces, ont été lâchés par leur corps, ce qui a rendu leur carrière météorique.

Andre Agassi, peu soupçonnable de complaisance envers Bollettieri, mentionne dans son autobiographie les sorties hebdomadaires qu’il pouvait se permettre au sein de l’académie, « permissions » qui lui furent d’ailleurs parfois supprimées en raison de ses infractions au code de conduite. Andre a donc bien eu à Bradenton une liberté, sortir une fois par semaine, que n’ont pas eue Arias et Krickstein quelques années avant lui, qui témoigne d’un début d’assouplissement du règlement.

D’Agassi à Sharapova en passant par Courier, Seles et les sœurs Williams, la liste est éloquente. Nick Bollettieri, par le biais de son académie, a bien « fabriqué » plusieurs immenses champions. Néanmoins, quelques objections demeurent :

  • Bollettieri a lui-même peu mis les doigts dans le cambouis technique du jeu de ses élèves, mission qu’il a essentiellement déléguée.
  • Il faut distinguer les pensionnaires de l’académie, qui y vivaient à l’année, de ceux qui y ont fait de brefs séjours, dans le cadre de stages ou de compétitions, comme par exemple Michael Chang ou Pete Sampras. Bollettieri mentionne Sampras parmi ses élèves, alors que concrètement personne à Bradenton ne s’est jamais penché sur son jeu.
  • D’autres pensionnaires prestigieux de l’académie méritent également d’être traités à part, car ils ont bien été les élèves de Bollettieri, mais à l’âge adulte. Pierce, Becker ou encore Hingis sont dans ce cas-là. Imposer un entrainement physique de cheval à un Arias de 13 ans ou à un Becker de 27 ans ne débouchera pas sur le même résultat. Dans le cas de Boris, s’attribuer les mérites des cinq titres du Grand Chelem qu’il avait obtenus avant de bosser avec Bollettieri est pour le moins calamiteux.

 

Barcelone

 

Au cours des années 2000, le camp de Bradenton commence à attirer moins de monde. Jelena Jankovic, Maria Sharapova et Kei Nishikori resteront probablement comme les dernières pépites made in Bradenton, site que Nick a d’ailleurs vendu à IMG pour couler aujourd’hui une retraite paisible.

En 1993, la victoire de Sergi Bruguera sur Jim Courier en finale de Roland Garros inaugure la percée du tennis espagnol, ainsi que la « filière espagnole » sous-jacente dont bénéficieront, entre autres, le Russe Marat Safin et l’Ecossais Andy Murray. Basée sur la répétition des gestes bien plus que sur la fluidité technique, cette filière favorise la prise d’automatismes dans le jeu, évitant la gamberge dans les moments cruciaux. Couplée à la généralisation des grands tamis, la filière espagnole va progressivement imposer sur le circuit des joueurs au tennis d’apparence robotique mais terriblement régulier et avare en fautes directes. Privés du temps de réaction nécessaire, les serveurs-volleyeurs s’éteignent progressivement. Quant aux cogneurs de la filière Bollettieri, ils n’ont plus l’avantage de la puissance, car la filière « courte » qu’ils imposaient à la fin des années 80 (la mise hors de position en deux ou trois coups de raquette) se heurte à des contres de plus en plus longs et réguliers qui les obligent à jouer le coup de plus, et finalement le coup de trop.

Les poètes de l’académie de Bradenton qui ont surgi au cours des années 80 avaient donc suivi une préparation physique et mentale sans commune mesure avec ce qui existait alors, seuls Borg (qui a explosé en plein vol à 25 ans) et Lendl (le galérien triste) pouvant leur être comparés sur ce plan. En revanche, dans l’ombre de Bollettieri qui accaparait toute la lumière depuis la loge d’Agassi, de nombreuses académies, notamment européennes et surtout espagnoles, ont vu le jour, abordant la préparation au tennis de haut niveau sous un angle plus complet, plus humain et plus durable. Il ne se trouve plus aujourd’hui grand monde pour rêver d’envoyer sa progéniture dans un camp militaire, car la méthode ne fait plus recette.

A ma connaissance, personne ne s’est penché sérieusement sur les dommages collatéraux que la discipline de Bollettieri a occasionnés. La biographie d’Andre Agassi, qui recoupe les nombreux reportages consacrés au huis clos de Bradenton, précise que les pensionnaires permanents à un instant donné se comptaient par dizaines. Que sont devenus ceux qui ne se sont pas fait un nom raquette en main ? Ont-ils lâché physiquement, ou mentalement, en cours de route ? Ont-ils fait leur carrière dans les limbes reculés de l’ATP sans jamais parvenir à percer ?

Une chose semble certaine : Bollettieri a mutilé les corps et les têtes de jeunes adolescents. Et c’est autrement plus grave que de s’attribuer des mérites que l’on n’a pas.

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Grand passionné de tennis depuis 30 ans.

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136 Responses to Nick Bollettieri, ou le darwinisme tennistique

  1. Paulo 25 janvier 2020 at 14:41

    Victoire de Kyrgios sur Khachanov au bout du suspense, un final presque aussi renversant que celui du match Federer-Millman : le Russe fait le mini break à 7 points partout dans le super tie break, puis… perd ses deux points de service. Et Kyrgios conclut derrière. Il avait eu une balle de match dans le tie break du 3ème, puis une dans le tie break du 4ème…

    Dans quel état va-t-il être contre Nadal, qui a joué en mode rouleau compresseur contre PCB ?

    • Nathan 25 janvier 2020 at 14:52

      Jouer contre Nadal avec son public, je pense qu’il sera bien.

      Oui super match !

  2. Nathan 25 janvier 2020 at 14:50

    Sur l’AO, ce n’est plus la nextgen, c’est la filière russe : Medvedev, Zverev, Rublev.

    • Jo 25 janvier 2020 at 15:44

      Ca vous plaît cette nouvelle vague russe ? Medvedev est un Dolgopolov de 2m, tout aussi désarticulé, avec la rigueur et les résultats mais totalement dépourvu de charme. Rublev est percutant mais monolithique et surtout, il gueule comme un putois. Khachanov n’est pas très beau. Je préfère encore le classicisme moderne d’un Zverev ou mieux, la fantaisie pétaradante d’un Shapovalov.

    • Nathan 25 janvier 2020 at 16:18

      On est bien d’accord. Je l’ai déjà dit il y a quelque temps, Medvedev, c’est la beauté du laid. Rublev dit « Monsieur Sans plan B » a quelque chose de fascinant dans son côté mitraillette (cela dit, pour être honnête, nouveauté, il finit maintenant quelques points au filet). Quant à Zverev, c’est la fragilité du beau, et quand il sert bien, ce qui n’est pas gagné, c’est le plus fort.

      • Jo 25 janvier 2020 at 18:35

        Quand nous changerons de génération dans… un certain temps, je préférerais un « beau » numéro un. Zverev donc ou bien sûr, Tsitsipas.

  3. Patricia 25 janvier 2020 at 15:00

    Il va y avoir des 1/8è intéressants dans le haut du tableau : Nadal/Kyrgios (s’il ressuscite physiquement), Monfils/Thiem, Medvedev/Waw, Rublev/Zverev…

    Zverev gagne facilement ses 1ers tours, même si sa 2è balle n’est toujours pas terrible (il a gagné seulement 33% des points dessus) ; ce serait bien que comme Khachanov, il fasse un très gros match pour pallier ce début d’année décevant après l’embellie des Masters. Pour Rublev, sa victoire contre Goffin montre qu’il en a encore un peu sous la pédale.

    Thiem mène 6-0 dans le H2H avec Monfils, je suis donc confiante même si ce dernier a plié très tranquillement Nénesse qui ne l’a plus trop emmerdé après le 1er set, sans doute un peu cuit.

    • Jo 25 janvier 2020 at 15:56

      Le contexte est parfait pour Kyrgios mais, bien qu’héroïque, je crains qu’il n’ait perdu aujourd’hui son huitième de finale contre Rafa qui aura très envie de lui faire la peau sur ses terres. Normalement, après une grosse saison, Monfils fait n’importe quoi, ce n’est pour l’instant pas le cas. Contre Thiem, on se dit à chaque fois que ce sera un choc et à chaque fois ça fait prout. Je pense que Medvedev va, comment dites-vous?, phasmer le valeureux Wawrinka. Rublev-Zverev est une énigme. Le premier est le numéro un du début de saison et le second a fait un début de tournoi parfait. D’ailleurs bien malin celui qui prévoira le demi-finaliste de cette partie de tableau.

  4. Nathan 25 janvier 2020 at 16:11

    Rêvons un peu ! Si Schartzman faisait la peau de l’Affreux, qu’est-ce serait jouissif. Il semblerait que le courts soient plus lents cette année, alors…

    • Kristian 25 janvier 2020 at 17:30

      Ça serait sympa mais même théoriquement je ne vois pas comment ça pourrait arriver. Diego a un peu le meme jeu que le serbe, sauf que Djokovic est plus grand, plus costaud, plus puissant, plus précis et plus rapide. Je l’aime bien le petit argentin mais la il va jouer contre un mirroir amplifié et je ne vois vraiment pas comment il pourrait s’en sortir.

    • Paulo 25 janvier 2020 at 18:02

      C’est Thiem qui lui fera la peau. Ou alors, Medvedev. Sinon, Zverev. Ah zut, on ne parle pas du même. Djoko, c’est Wawrinka ou Thiem qui lui feront la peau.
      Un Thiem alignant les deux affreux sur le même tournoi, j’avoue que j’achète. Ça ressemblerait d’ailleurs un peu au parcours de Wawrinka en 2014.

      • Jo 25 janvier 2020 at 18:40

        Difficile de dégager un favori net, il reste beaucoup de monde, la route est très longue pour Thiem. Néanmoins, je pense depuis un petit moment qu’il pourrait bien remporter son premier titre du Grand Chelem sur dur, comme en témoigne son unique succès en Masters 1000.

        • Patricia 25 janvier 2020 at 18:53

          Voici ce qu’en pensent actuellement les books :

          Djokovic Novak 1.74
          Nadal Rafael 5.18
          Medvedev Daniil 7.33
          Federer Roger 8.00
          Thiem Dominic 19.33
          Kyrgios Nick 23.00
          Zverev Alexander 36.00
          Raonic Milos 36.67
          Rublev Andrey 37.33
          Cilic Marin 40.67
          Wawrinka Stan 50.67
          Monfils Gael 80.67
          Fognini Fabio 100.67
          Schwartzman Diego 102.33
          Fucsovics Marton 150.50
          Sandgren Tennys 167.33

          Je trouve Thiem un poil sous-coté et Kyrgios trop bien coté, en tous cas c’est pas le désespoir pour Fed malgré sa prestation à 82 UE contre Millman !

          Pour les prochains matchs :

          Nad 1.18
          Kyrg 5.00

          Monf 2.90
          Thiem 1.42

          Medv 1.28
          Stan 3.90

          Sangr 2.40
          Fog 1.58

          Rao 1.55
          CIlic 2.57

          Fucs 6.00
          Fed 1.16

          Diego 16.00
          Djoko 1.04

          Donc Fuchsovics et Kyrgios à la même enseigne peu ou prou, Schwartzman voué à l’atomisation, et Monfils vu bien beau je trouve, vu son H2H avec Thiem.

          Rub 1.95
          Zve 1.88

          • Elmar 25 janvier 2020 at 19:07

            Je trouve surtout que Stan est sous-coté! Parce que lui, gagner un GC, il sait ce que c’est. Qu’il joue bien. Qu’il joue toujours de mieux en mieux à mesure qu’il avance dans un tableau de GC. Après bien sûr,il a un tableau de chiottes pour y arriver.

            • Patricia 25 janvier 2020 at 21:25

              J’ai pas vu jouer Stan mais j’aurais pas pensé qu’il jouait si bien en ce moment, il a failli passer à la trappe contre Seppi.
              (sinon Cilic joue très bien et a gagné un GC, d’ailleurs il est mieux coté que Stan !)

          • Nathan 25 janvier 2020 at 20:44

            Vu la prestation, c’est surtout Raonic qui me paraît sous coté. Il revient d’une longue période de bobos avec le couteau entre les dents.

            • Patricia 25 janvier 2020 at 21:19

              Rao est à 0 8 au H2H contre Djoko, il a gagné 2 sets sur 20 ; c’est pas très encourageant.

            • Nathan 25 janvier 2020 at 22:55

              Certes, ce n’est pas très encourageant. Mais pas plus que dans le marc de café, l’avenir tennistique n’est dans la compilation des H2H. Sinon, il n’y aurait plus de jeu. Cela étant, j’espère que le passé pèsera lourd car Rao est un jeu que je goûte peu, sauf dans les oppositions de style, et encore…

    • Jo 25 janvier 2020 at 18:29

      Peuple de Fed, ressaisissez-vous. Souhaitez-vous que Nadal égale dès maintenant Dieu et ses vingt couronnes, devienne le seul joueur à compter au moins deux titres dans chaque Grand Chelem, dépasse ledit Dieu à Roland, finisse la saison numéro un pour la sixième fois de sa carrière ? Le taureau qui deviendrait (vous rendrait) chèvre, vraiment ?

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