La grenouille et le Blot

By  | 8 mars 2020 | 83 Comments | Filed under: Opinion

Open de Rennes manifestantsJeudi 23 janvier, un match de l’Open de tennis de Rennes a été interrompu par l’intrusion d’une centaine de manifestants hostiles à la réforme des retraites, et c’est toute l’imperméabilité aux mouvements sociaux du monde du sport en général et du tennis en particulier qui en a été perturbée. Comme presque fatalement attendu, le directeur du tournoi s’est empressé d’exprimer son indignation et de remercier les forces de l’ordre. Il a aussi exprimé une « incompréhension » devant cette intrusion selon lui éloignée des « valeurs du sport ». Alors, qu’est ce qui pourrait lui permettre de mieux comprendre les raisons de cet évènement ?   

Il semble tout d’abord nécessaire de lui rappeler que la plupart des mouvements sociaux nationaux ont toujours trouvé un écho fort dans les rues du centre-ville de Rennes où l’Open s’est installé pour la première fois cette année, et que cet écho est dorénavant quasi hebdomadaire. Rennes est une ville jeune, estudiantine, « de gauche » et prompte à défendre ce qu’elle en considère être les valeurs. Elle est donc incessamment animée depuis environ quatre ans de cortèges d’opposants. Il a pu s’agir de la loi dite travail, de la réforme des retraites, de manifestations sectorielles, sans oublier les gilets jaunes ainsi que les manifestations des plus jeunes pour la préservation du climat… Dans chaque cortège, derrière les drapeaux et les oppositions aux dernières innovations gouvernementales s’exprime systématiquement un refus de ce qui est perçu comme le libéralisme gagnant du terrain. Et comme partout, les manifestations sont parfois émaillées de destructions de vitrines de banques ou d’agences de promotion immobilière.

A Rennes, les auteurs de ces destructions ont l’embarras du choix en matière de vitrines. En effet, derrière une communication doucereuse et quelque peu lénifiante, la municipalité s’est embarquée dans un processus de marketing territorial accéléré – c’est le cas de le dire – par l’arrivée de la ligne TGV à grande vitesse qui la place à 1h30 de Paris. En tablant inlassablement sur sa « qualité de vie », elle semble vouloir attraper Paris par la manche comme un élève qui voudrait se faire bien voir du professeur et, probablement par manque d’imagination ou de compréhension des enjeux contemporains, copie ce qu’elle considère être les atouts d’une « grande ville » : avoir de plus grands magasins, aller plus vite, être plus nombreux. Avant tout, comme si le destin implacable de toutes les villes moyennes était de devoir choisir entre grandir ou périr, Rennes construit, encore et encore et les promoteurs s’en donnent à cœur joie.

Ainsi le centre-ville de Rennes est actuellement le théâtre d’enjeux de territoire particulièrement exacerbés qui s’incarnent concrètement par les cordons de CRS interdisant l’accès à la place de la mairie les jours de manifestations. Rennes, « ville où il fait bon vivre », n’est pas en reste en matière de forces de l’ordre lourdes de la matraque. Immanquablement, suit alors le communiqué municipal un peu las et un peu gêné qui condamne « les violences et les débordements » tout en prenant fait et cause pour les « commerçants du centre-ville », qui sont en réalité comme partout pour la plupart des chaines nationales ou mondiales. Dans un silence soulignant que ces Rennais-là n’existent plus dans le projet municipal, il n’y aura pas un mot et encore moins une présence pour les manifestants. Et si le silence ne suffisait pas, la hausse spectaculaire du marché de l’immobilier sait les en convaincre.

C’est dans ce contexte qu’après s’être longtemps tenu dans un quartier périphérique, l’Open de Rennes a débarqué dans le centre-ville et investi la salle multifonctions « Le Liberté ». Ainsi s’est-il brutalement trouvé confronté à ce qui s’y passe par l’intrusion des manifestants, rappelant ainsi qu’ils existaient en dehors des horaires et des parcours autorisés et que ce territoire leur appartenait aussi.

Le naming comme une provocation ? Un choix en tout cas qui ne pouvait passer inaperçu au vu du contexte social

On peut penser qu’ils se seraient introduits dans n’importe quel évènement public ce soir-là. Mais on peut aussi penser que l’Open de Rennes a su retenir tout particulièrement leur attention, pour une raison bien précise : l’Open de Rennes s’appelle dorénavant « Open Blot Rennes ». Or, Blot est l’un des principaux opérateurs immobiliers locaux. Si l’hypothèse que ce nom à lui tout seul ait attiré les manifestants est peut-être osée, elle n’est pas à exclure. Et quoi qu’il en soit, le symbole reste le même : les manifestants opposés à la réforme des retraites et à ce qu’ils en conçoivent être une forme de privatisation ont envahi un espace qui a non seulement délibérément choisi de privatiser son nom mais de surcroit choisi l’une des marques les plus symboliques de la gentrification de la ville pour son « naming ».

Ainsi, si d’une manière générale une opération de naming peut être perçue comme une démonstration de puissance, le choix rennais interroge sur la lecture qu’ont les auteurs de son impact sur la place publique. Car le message qui est passé est double. D’une part, il montre que le choix est fait de privatiser « l’espace mental » que représente le nom de l’événement quand bien même il aurait pu rester neutre, nous plaçant ainsi devant le constat que là où il n’y avait rien ou rien que du public il y a dorénavant du privé, comme un aveu implicite que ce qui est public serait insuffisant. D’autre part, que le choix est fait précisément de cette marque alors même que de multiples oppositions au projet municipal s’expriment, qu’il s’agisse d’urbanisme à proprement parler ou plus globalement à un projet de croissance à tout va, rejetant au passage et comme partout la classe moyenne vers de lointaines périphérie.

Et c’est bien là un message politique municipal qui est passé car il est difficile d’imaginer qu’aussi indépendant et privé l’Open soit-il l’avis de la municipalité sur le nom d’un de ses plus grands évènements sportifs ne soit que consultatif, qui plus est quand elle est aussi partenaire officiel. Ce qui signifie donc que l’argent public sert indirectement non seulement à la privatisation de l’espace public, mais à la monstration qu’elle peut le privatiser, voir qu’elle le veut. Finalement, au regard de la sociologie et de l’actualité rennaise, dans quelle mesure cette opération de naming ne flirte-t-elle pas quasiment avec de la provocation ?

« Un carrefour de rencontres »… mais pas avec tout le monde

Dans ce contexte, la promotion de l’Open deviendrait presque cocasse. En effet, il s’agit de créer une « fête de la convivialité, une fête au sens large (…) avec des animations (…). En plein cœur de Rennes, être un événement au-delà du tennis, un évènement tout court, être un carrefour de rencontres. » Il ne s’agit pas de douter ici de leur bonne foi, mais de constater que dans leur imaginaire il n’est pas possible d’être tout à la fois authentiquement amateur de tennis et en désaccord avec le message véhiculé par leur décision de naming, ainsi qu’avec le message véhiculé par la décision de choisir cette marque. Encore moins que cette marque soit rédhibitoire, voire, pourquoi pas, que tout amateur de tennis que l’on soit, l’on ait envie de boycotter l’Open précisément en raison de son naming. Un carrefour de rencontre, donc, mais pas avec tout le monde.

Open Rennes tournoi personnalitésMais alors, qu’en est-il de la « fête », puisqu’il ne saurait plus depuis longtemps exister d’événement sportif qui ne soit une « fête », voire d’événement tout court qui ne soit une fête, voire, en happycratie, de vie qui ne soit une « fête » ? Bien entendu, elle n’existe pas. Car comment pourrait-il y avoir une quelconque « fête » quand l’unique horizon de tout ce projet est de « changer de dimension », de grossir pour survivre-sans-quoi-on-meurt, que ce soit pour les villes moyennes, les tournois de tennis du circuit Challenger et probablement à peu près tout sur la planète…Avec les résultats que l’on connait ? Qui, sauf à être suicidaire, pourrait se réjouir de cela et en faire une fête ?

Alors il n’y a pas plus de fêtes dans les allées élargies de l’Open Blot Rennes qui font plus de places à « nos partenaires » et aux « salons VIP géniaux » qu’il n’y en aura, dans le même élan de conformisme mortifère de gens qui n’ont pourtant que le mot « innovation » à la bouche, quand la ville de Rennes aura enfin réussi à attirer « son » Starbucks ou qu’elle aura achevé d’évincer de son centre-ville les derniers rockers qui ont pourtant fait sa réputation.

Honte du tennis comme d’un vieux copain ayant viré beauf avec son SUV, ses people et sa mauvaise variété internationale

Au contraire, ce qui reste de « l’expérience spectateur » est de la tristesse. Tristesse de se retrouver là, pendant la minute et demie du changement de côté des joueurs, à devoir entendre la mauvaise variété internationale diffusée dans les enceintes, en ne pouvant éviter les écrans géants sophistiqués et à se rendre compte qu’au bout d’un set on connait déjà le roulement des différentes pubs – « En termes de comm’, ça crache bien ! On a fait le max sur la comm’, hyper dense » - et finalement, à avoir un peu honte d’être là.

Honte de l’énorme 4×4 BMW aux couleurs de l’Open BLOT Rennes exhibé dans les rues pavées étroites du centre-ville pour en faire la promotion. Honte, bien entendu, du tournoi des célébrités. Honte de son tennis comme d’un vieux copain qu’on adorait mais qui a tourné de plus en plus gras, de plus en plus beauf, de plus en plus vulgaire et surtout, qui en est fier.

Brandir alors les « valeurs du sport » pour dénoncer l’intrusion des manifestants peut alors sembler au choix soit décalé, soit lucide. Décalé s’il est fait comme bien souvent référence implicite et un peu obscure à Coubertin. Lucide, tant les valeurs du sport se confondent avec celle de l’entreprise voire avec celles de la société toute entière. Et avec sa litanie de présidents de fédérations dont la probité est régulièrement interrogée, ses écarts faramineux entre les revenus des meilleurs et son prolétariat ainsi que la corruption que cela entraine inévitablement, son incapacité à faire coexister dans un même système petits et grands, joueurs, tournois, sans que les premiers ne soient pas fatalement perdants, incontestablement le tennis s’est toujours placé à l’avant-garde de l’exploration des effets du manque de régulation d’un système qui veut croître à tous prix.

Et le tennis, bordel ?

Arthur Rinderknech RennesMais, et le tennis dans tout ça ? Cette année le vainqueur de l’Open de Rennes est le français Arthur Rinderknech. Son nom ne vous dit probablement rien. Classé 329e ATP au moment de son entrée dans le tournoi, il est de loin le joueur le plus mal classé à l’avoir jamais remporté. En effet, cette année, pour la première dans la salle Le Liberté, pour la première avec le naming Blot, pour cette année cruciale et symbolique du « changement de dimension », jamais le plateau sportif n’avait été aussi faible.

 Qu’est ce qui explique cela ? Alors que jusqu’en 2016 le tournoi se déroulait en novembre, l’idée a consisté en le déplacer en janvier, pendant la seconde semaine de l’Open d’Australie. Il s’agissait ainsi d’augmenter les chances que des joueurs du Top 100 ayant perdu en première semaine décident alors de faire le chemin jusqu’à Rennes. Et il faut avouer que ce pari plutôt audacieux avait plutôt bien fonctionné en 2019. Mais cette année, patatras : faisant fi de la très probable intense débauche de temps et d’énergie Rennaise qu’il avait fallu pour réussir ce changement de dates dans un calendrier ultra concurrentiel, le géant Australien décidait de reculer son démarrage d’une semaine. Comme un éléphant balaie une mouche dont il n’a même pas conscience de l’existence, il réduisait ainsi à néant la stratégie Bretonne et les espoirs d’un « changement de dimension » qui soit aussi visible sur les courts que sur les panneaux publicitaires.

Alors on peut imaginer le désespoir de la grenouille Rennaise, constatant combien le chemin est encore long pour devenir aussi forte, aussi grosse que le bœuf Australien. Mais peut être aussi a-t-elle senti, très exactement au même moment, à des milliers kilomètres de là, l’odeur des flammes autour du stade à Melbourne qui menaçaient de tout emporter, les partenaires et les VIPs, les 4×4 et les célébrités, les DJ et les prize money, la fête et les jets privés… Et peut-être même s’est-elle assise dans un coin pour réfléchir et se demander d’où pouvaient donc bien venir les flammes et s’il n’y aurait pas quelque chose à revoir pour ne pas finir complètement cramée.

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A dormi dans le même lit que Jérôme Potier à Poitiers, à quelques années d'intervalle

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83 Responses to La grenouille et le Blot

  1. Colin 9 mars 2020 at 10:17

    « Valeurs du sport », tu parles Charles ! « valeurs du business » plutôt. Plus ça va, plus on a l’impression que le sport est secondaire, voire accessoire, dans ce grand cirque.
    Coup de gueule salutaire, Sam, et réveil en forme de coup de poing pour la Belle Endormie 15-love.
    …qui risque de se rendormir assez vite avec le report d’Indian Wells. Je trouve franchement que ce Coronavirus est très éloigné lui aussi des « valeurs du sport ». Que fait la police?

  2. Rubens 9 mars 2020 at 16:51

    Salut Sam, et bravo pour ce magnifique article au contenu décalé. Sujet super intéressant.

    Dans la profession de foi de Bernard Giudicelli figure en lettres capitales la volonté de rendre le tennis accessible à toutes les bourses, qu’il s’agisse de la pratique ou de l’organisation de tournois de haut niveau. Nous voyons ce qu’il en est.

    Tu évoquais le tournoi des célébrités, ça me renvoie au challenger de Bordeaux où je me suis rendu l’année dernière, et plus précisément à l’exhibition des « célébrités » Mahut, Benneteau, Llodra et Santoro. En marge du tournoi lui-même, ils nous ont gratifié d’un double fort plaisant. Mais l’organisation du tournoi ne laissait aucune place au doute, le club a du fric, il fait appel à plusieurs des sponsors en vue de la région, et il s’agit d’afficher aussi ostensiblement que possible le luxe de cet univers. Quant à la sociologie du public, elle n’était pas franchement « gilet jaune ». En y étant, je me rappelle d’ailleurs m’être demandé quelles auraient été les réactions de tout ce petit monde si le double avait été interrompu par une irruption de jaune…

    La comparaison a évidemment ses limites, puisque le challenger de Bordeaux est positionné à un mois de l’ouverture de Roland Garros, et n’est pas menacé par un changement de date de notre Grand Chelem national. Et par ailleurs, aucune intrusion intempestive n’est venue perturber ce happy few de costards-cravates, ni les interroger sur les valeurs que véhiculaient les joueurs, le tournoi et son public.

    En rentrant, j’ai immensément remercié ma compagne pour ce cadeau d’anniversaire qu’elle m’avait fait. En particulier, j’étais assez ému de revoir Santoro 29 ans après la première fois (j’étais présent lors de sa première finale sur le grand circuit, contre Jonas Svensson à Toulouse en 1990). Mais je lui ai aussi dit « Merci, mais une fois ça me suffira ».

  3. Perse 10 mars 2020 at 09:38

    Merci pour cet article fort intéressant avec un bon mélange entre restitution, ressenti, argumentation accompagné d’une plume agréable comme toujours.

    Mes expériences de tournoi ne couvrent que RG ou bien le tournoi du TC d’Arcachon qui a connu une grande chute en raison d’une gestion frauduleuse du club. Le tournoi d’été était l’un des gros tournoi du circuit français avec des bas numérotés en tête de série, des français qui franchissaient les qualifications à RG.

    Depuis, le tournoi est nettement plus petit, le club est fauché et les terrains se sont bien dégradés. Mais la population demeure bourgeoise surtout l’été :)

  4. Jo 10 mars 2020 at 12:48

    Vive les Challengers ! Rennes, Bordeaux… et ma bonne ville de Pau. Chardy a été gâté cette année, Gulbis-Janowicz en finale. Dommage que je sois à l’autre bout du monde, je serais bien allé contempler les deux énergumènes. « Pau, ce n’est pas une petite ville » – André Labarrère, immense et inoxydable maire.

  5. Kristian 11 mars 2020 at 09:18

    Merci Sam pour l’article. Bon, sur le fonds et le contenu ca me laisse un peu froid. Si vous decouvrez aujourd’hui que le tennis n’est pas un petit sport populaire, mais tres majoritairement pratique par des classes favorisees.. Ben c’est comme ca depuis que les anglais l’ont invente au 19e siecle. Le tennis n’a jamais ete le foot.
    Si vous decouvrez aujourd’hui que tennis (ou sport en general) et business sont de plus en plus lies.. ben on aurait pu avoir le meme debat il ya 40 ans quand Borg est devenu millionaire. Bon bref, t’enfonces un peu des portes ouvertes. Mais sur fonds de gilets jaunes, c’est en general ce qui se passe.

    • Jo 11 mars 2020 at 10:30

      Au vu de l’état de certaines vitrines sur les Champs et ailleurs, j’ai cru comprendre que les Gilets Jaunes n’enfonçaient pas que des portes ouvertes.

  6. Sam 11 mars 2020 at 11:51

    Effectivement, le fait que le tennis soit un sport disons classe moyenne supérieure n’est pas un scoop en soi. D’ailleurs il n’y a aucun scoop dans ce que je raconte depuis ma fenêtre de province. Ce qui m’épate le plus est jusqu’à quel point il peut rester hors sol et irresponsable devant les valeurs qu’il promeut. C’est pour ça que l’exemple du naming à Rennes est caricatural, avec l’ignorance totale que ça puisse ne pas plaire à tout le monde.
    Pour moi le meilleur exemple du rapport qu’entretien le tennis avec le reste du monde aujourd’hui est les larmes de Federer après l’annulation d’un de ses matchs exhibs en Amérique du Sud dernièrement, pour – de mauvaise mémoire – des raisons de manifestations violentes contre un régime en place : inimaginable – mais finalement pourquoi, au fond ? – de voir Federer émettre un quelconque avis sur la question, c’est sûr. Mais là, on a des larmes « moi être triste », comme un enfant… Ou comme aussi, une manière très contemporaine et très encouragée, d’être dans la surexpression des émotions – mettez là l’émoticonne que vous voulez – plutôt que dans la réflexion.

    • Anne 13 mars 2020 at 13:13

      Euh… pour les larmes de Federer, je doute qu’elles sont venues parce qu’il voyait juste son match annulé. Je peux me tromper. Mais se retrouver dans un pays qui tout d’un coup décrète un couvre-feu, ce qui n’est pas arrivé dans le-dit pays depuis des années et des années, suite à la multiplication des manifestations dont certaines réprimées violemment par la police et qui ont découlé sur la mort de plusieurs manifestants… ça ressemble plus à la tension qui fait craquer qu’autre chose (et a été analysé comme tel sur le moment). C’est juste humain. ça n’a rien à voir avec des larmes d’un enfant à qui on aurait retiré un jouer a priori…

      • Sam 13 mars 2020 at 13:47

        De la tension ? Quelque soit le motif, le propre d’un adulte, qui plus est un adulte aussi exposé que Federer est de « gérer » ses émotions. Et même s’il était sur place, on peut imaginer que Fed était dans son cocon habituel surprotégé. Je crois que ses larmes sont une forme de comm’, plus ou moins volontaire peut être. Je vois aussi une certaine mise en scène de ces larmes et ça n’est pas la première fois que le côté très affectif de Fed est ainsi souligné. En ça, à mon sens, il correspond bien à son époque.

        • Anne 13 mars 2020 at 17:31

          Il a dû se sentir vraiment très protégé et dans son cocon habituel à devoir faire face à un couvre feu totalement inattendu (il aurait été la Colombie la veille, il aurait pu jouer) dans un pays qui n’est pas le sien, qui plus est au bord du chaos…

  7. Rubens 11 mars 2020 at 13:21

    @ Kristian, certes ce sport est sociologiquement blanc et riche depuis l’origine. Sauf que cette situation perdure alors que les dirigeants de la FFT, voyant le nombre de licenciés s’éroder, clament sur tous les toits qu’ils font le maximum pour que ce genre d’événement, ainsi que la pratique du tennis, restent accessibles à toutes les bourses. Alors tu me diras que j’enfonce à mon tour des portes ouvertes en pointant le décalage entre le discours et les actes.

    L’autre aspect intéressant de l’article, de saison pour le coup, c’est qu’il donne un exemple très précis de l’impuissance du politique sur de nombreux aspects de ce qui se passe sur son territoire. Sans parler du coronavirus, le coup de l’Australian Open décalé d’une semaine et qui torpille un challenger à l’autre bout du monde est tout de même parlant. Cet Open de Rennes, s’il choisissait de devenir une fête POPULAIRE du tennis en Bretagne, et s’il faisait en sorte d’attirer moins de costards-cravates mais plus de pauvres et plus de jeunes, ça lui reviendrait sans doute moins cher et ça amènerait plus de gamins à jouer au tennis.

    • Sam 11 mars 2020 at 15:56

      Je ne crois pas que cela soit si faux, le fait qu’ils font le max pour « ouvrir » et que le tennis soit accessible. Par exemple dans le cas du Challenger de Rennes, les places devaient être en moyenne à 10€. Si on y va pas tous les jours, ça n’est pas forcément excessif je trouve. De même, ils ont organisé des events / « animation » type « L’Open pour les étudiants », etc. Sauf que leur vision de l’ouverture, c’est aussi le tournoi des célébrités…Moi qui aime le tennis, je suis allé à l’Open malgré ce truc, mais j’ai vraiment l’impression qu’on me prend pour un con quand on m’impose ça. Et surtout, entre ça et Blot Immobilier, c’est devenu très difficile voire impossible de ramener des amis non fan de tennis à l’Open, histoire de découvrir…Vu que pour être clair, mes amis sont à 90% aussi écolos-gauchistes que moi.

      • Rubens 11 mars 2020 at 17:59

        Je croyais avoir compris, Sam, que Blot Immobilier était dans ton collimateur… Mais ton article, je l’ai transmis à bien d’autres, pas tous écolo-gauchistes d’ailleurs, car les gens de gauche ne sont pas les seuls à en avoir marre de ce nuage de laque irrespirable.

        Mais la meilleure partie de ton article, c’est vraiment la description de la politique de la ville de Rennes. A Bordeaux, qui n’est paraît-il pas du même bord, c’est EXACTEMENT pareil, à Strasbourg aussi, à Toulouse aussi.

        • Sam 12 mars 2020 at 09:44

          Partout pareil, dans la même logique de métropolisation. Là où le tennis pro – où du moins l’orga de L’Open de Rennes – me sidère, c’est qu’il ne font même pas l’effort d’une tentative de greenwashing, genre des vélos ou une voiture electrique à la place du 4X4 BM.

    • Colin 11 mars 2020 at 16:31

      Sujet du bac : « Le Tennis est-il de droite? »
      Vous avez 4 heures.

  8. Anne 13 mars 2020 at 13:17

    Et dire que beaucoup de journalistes spécialisés en tennis se demandaient quelle mouche avait pu piquer Tommy Haas et les organisateurs d’Indian Wells pour annuler purement et simplement leur épreuve… les événements leur ont donné raison très vite pourtant et le tournoi n’aurait de toutes façons jamais pu se dérouler longtemps…

  9. Guillaume 13 mars 2020 at 17:36

    Des manifestants chez Colette (enfin, au Liberté à ce que je comprends), des feux en Australie, et bien sûr le coronavirus, qui aura réussi là où les incendies du bush auront échoué… Toute l’actualité de ce début d’année s’emploie à rappeler à ses acteurs que non, le sport ne peut exister en autarcie, sans se préoccuper de / être impacté par la marche du monde. « Le sport est apolitique. » C’est un des éléments de langage les plus répandus du marketing sportif, et aussi l’un des plus stupides. Pourtant répété jusqu’à être vidé de tous sens aux quatre coins du monde, et peu importe l’importance de l’évènement concerné.

    Evidemment qu’un choix de naming envoie un message. Evidemment qu’un ballet frénétique de SUV dit quelque chose d’un tournoi de tennis. Evidemment que l’orientation tout-partenaires/VIP, tendance prout-prout m’as-tu vu, est aussi attractive pour les uns que repoussante (et provocante) pour les autres. Les organisateurs s’en rendent-ils compte ? Ou sont-ils suffisamment déconnectés (mot très à la mode, mais qui colle finalement à toute personne ou activité qui brasse du blé) pour passer à côté ? Pour en avoir vu, des tournois, vous seriez étonnés du côté moutonnier de la chose. On ne « réfléchit » pas son tournoi, on se contente d’exécuter le cahier des charges ATP/WTA et, pour la petite part de liberté restante, d’appliquer les recettes vues ailleurs en se contentant d’ajustements à la marge. Ne surtout pas se singulariser. Jusqu’aux éléments de langage qu’ils se refilent : une « fête », un « évènement au-delà du tennis », un « carrefour de rencontres »… Mais ils le disent tous ! Quelle sincérité reste t-il là-dedans ? Et même si ce n’est pas nouveau comme le souligne Kristian, je rejoins Sam en ce que ça devient déprimant de constater que cette conception business triomphe même sur des tournois Challengers, jusqu’à récemment derniers bastions du tennis sympa, chaleureux, sans prise de tête – et bénévole :)

  10. Guillaume 13 mars 2020 at 18:06

    Tant qu’on est là, et qu’il y a du monde. J’en profite pour poser LA question : est-ce qu’on continue 15lt ? La conjonction de la période de renouvellement des droits annuels du site et d’une période de plus d’un mois sans support de discussion ouvert me fait penser que c’est le bon moment :) Même si je ne suis plus très présent sur le site, ça m’allait très bien de renouveler les droits tant que des gens trouvaient leur compte à y commenter le tennis et à y délirer ensemble. Est-ce encore le cas ? Et si 15 devient à ce point endormi sur des périodes de plusieurs semaines, est-ce qu’il ne vaut mieux pas arrêter les frais (dans tous les sens du terme !) ? Vous en pensez quoi ?

    • Sam 13 mars 2020 at 19:21

      C’est combien les droits ?
      Après, un monde sans 15L…Hum….
      Est-ce que tu sais si à cet instant, on est lus ?

      • Guillaume 13 mars 2020 at 19:42

        les frais c’est pas fou, de l’ordre d’une centaine d’euros, c’est plus la question de l’utilité ou non d’injecter cette somme dans un site inactif.

        quant à la dernière fois où j’ai regardé les stats de 15love Borg devait toujours être recordman de victoires à RG :mrgreen:

  11. Anne 13 mars 2020 at 19:26

    Personnellement Guillaume, j’apprécie beaucoup les échanges que l’on peut avoir sur ce site. Mais entre la perspective de l’absence de tennis quoi qu’il arrive au moins pendant 6 semaines, voire sans doute beaucoup plus, de la baisse d’intérêt vis-à-vis du circuit, je comprendrais tout à fait que tu le fermes.

    J’ai une proposition, mais je ne sais pas du tout si c’est viable, ça suppose de l’argent ou autre (et avec toutes les réserves que l’on peut faire vis-à-vis de facebook) faire un groupe fermé (en tous les cas où il faut demander avant de l’intégrer) sur facebook, ce ne serait pas envisageable ?

    Quelle que soit ta décision, en tous les cas, ce site a été une source d’information et de partage très intéressante, qui dénote singulièrement avec tout ce que l’on trouve autour du tennis. Une grand MERCI

    • Guillaume 13 mars 2020 at 19:39

      Alors justement je ne veux pas que ce soit « ma » décision. Je ne suis plus assez présent ici pour me sentir décisionnaire :) C’est réellement un appel à avis de celles/ceux qui, comme toi, sont encore actifs sur le site, ce qu’ils en retirent encore, s’ils y prennent encore plaisir… bref, si 15love a encore un sens pour ses acteurs.

      • Anne 15 mars 2020 at 09:09

        Honnêtement pour moi, il a toujours du sens mais je ne veux surtout pas qu’il t’en coûte

    • Paulo 14 mars 2020 at 10:48

      Pour faire partie d’un groupe fermé sur Facebook depuis +3 ans, je n’arrive pas à m’habituer au format, je ne le trouve pas pratique quand on veut développer un sujet ; en plus, la recherche d’archives est nulle, à mon sens : je ne reste sur ce groupe que parce que je suis « obligé ». Je ne sais pas si c’est un point de vue de « vieux » mais je trouve le format blog beaucoup plus sympa, à plein d’égards.

      Sinon, oui la fréquentation de 15-love diminue, et c’est une dynamique, en fait : plus il y a d’articles, plus il y a de fréquentation, et plus il y a d’articles, etc… et moins il y a d’articles, moins il y a de fréquentation, etc.
      La dynamique de 15-love est clairement au reflux.
      Est-ce parce que c’est un blog de « vieux » ? Est-ce que la vieillesse est un naufrage ? est-ce que 15-love est trop élitiste ?…
      Ou est-ce parce que les jeunes sont des jeunes cons ?

      J’ai une question subsidiaire : peut-on mettre en avant 15-love sur les moteurs de recherche ? Je n’y connais rien ou presque en la matière, mais j’ai remarqué, une fois, que si on fait une recherche avec des mots-clés du type : tennis, forum… on ne trouve pas 15-love. Du coup, si on est si bien cachés, les amateurs d’articles et de discussions [je ne sais pas comment qualifier les articles et discussions ici : "libres" ? "originaux" ?...] ne risquent pas de se joindre à nous…

      • Jo 16 mars 2020 at 16:08

        La moyenne d’âge du site est inversement proportionnelle au nombre de fautes d’orthographe des articles et commentaires compilés.

      • Guillaume 17 mars 2020 at 12:42

        Alors Facebook on avait tenté il y a déjà longtemps, à l’époque du boum des RS, et… ça avait fait un four. Autant le compte Twitter vit sa petite vie notamment parce que MJ l’anime autant en anglais qu’en français (voire espagnol), autant le Facebook avait plafonné à 30 personnes qui avaient rejoint le groupe… Et c’était le temps où le site pourtant était dynamique :)

        Pour le reste de tes interrogations ma conviction profonde est que le format blog lui-même ne séduit plus. Il est coincé entre les sites médias (pour la proposition de contenu) et les réseaux sociaux (pour l’interaction et l’apport ++ des commentaires, où la plus-value d’un Twitter par exemple est que tu vas tchatcher avec les acteurs eux-mêmes, joueurs, coachs…).

        • Paulo 17 mars 2020 at 21:59

          Je ne l’avais jamais vu sous cet angle, mais je pense que tu as raison. Plusieurs sites ont fermé les commentaires sous leurs articles (Eurosport, welovetennis) et je ne serais pas étonné que l’Equipe en fasse autant, ce qui ne serait d’ailleurs pas une grosse perte, vu le niveau pathétique.
          Les commentateurs se renouvellent, et les modes de communication avec… tout va plus vite, et il faut reconnaître que question réactivité, twitter est imbattable.
          Pas de quoi être optimiste donc pour un blog comme 15-love. Pourtant, perdre tous ces articles, toutes ces discussions… c’est un trésor qui disparaîtrait si 15-love sombrait corps et biens.

  12. Elmar 13 mars 2020 at 20:53

    Les grandes années de 15 sont derrière nous, il faut bien l’admettre.
    A titre personnel, je suis un peu à sec concernant mon envie d’écrire des articles et je me rends compte qu’il m’arrive même fréquemment de zapper la lecture de l’un ou l’autre article.
    Le fait est qu’il manque de forces vives (anciennes ou nouvelles) pour faire vivre 15.
    Puisque tu parlais, Guillaume, des poncifs des direction de tournoi, en voici un qu’on entend et lit partout : c’était une belle aventure humaine !

    • Guillaume 13 mars 2020 at 22:13

      Zapper un article quand il y en a eu 5 en 7 mois faut le faire ;)

      Plus sérieusement, le modèle blog, à articles, semble avoir vécu un peu partout. Les réseaux sociaux ont pris la place du web sur l’aspect participatif, c’est la tendance. Même les sites « médias » galèrent (et ferment un peu partout leurs sections commentaires). Alors nous…

      Même dans le contenu on n’a pas réussi à éviter de suivre la même pente que tous les autres : au départ on voulait parler de tout, même des petits circuits et du tennis féminin, puis on a fini par ne parler que de l’élite masculine, puis on n’a même plus parlé que du Big 3… C’est une usure constatée partout. Ils nous ont eu à l’usure, les salauds. On a fatigué avant eux :mrgreen:

      D’où ma question devant l’ampleur du shutdown (pourtant pré-coronavirus) constaté sur 15lt : vous voulez continuer ou pas ?

  13. MarieJo 13 mars 2020 at 22:36

    Merci pour ton coup de gueule Sam…
    Pour avoir connu le tournoi en mode bonne franquette avec Guillaume oú on te proposait de filer un coup de main pour faire une interview à bautagut car tu es la seule à parler espagnol… même si déjà on voyait se profiler le concept du village VIP à l’échelle locale pour les petits ou gros sponsors…
    Oui le tennis vit loin des soubresauts du monde jusqu’à aujourd’hui ou une crise sanitaire sans précédent nous rappelle que c’est juste un sport et que ce n’est ni vital et qu’on peut faire sans…

    J’aimerai vous dire que l’aventure 15lt à été géniale à vivre à travers les échanges ici et en dehors en ayant la chance de se rencontrer.
    Si 15lt doit fermer boutique en 2020, nous y aurons pris du plaisir et c’est le principal… mais ça fait bizarre de se dire que le site n’existera plus…
    Ce n’est pas parce ce que nous en gérons les aspects techniques et autres avec Guillaume que 15lt est plus à moi qu’à un autre, ce sera une décision collective de fermer ou pas.
    Avec le tennis en suspens, c’est peut-être le moment de se pencher sur la suite.
    J’avoue avoir déserté 15lt depuis un moment, j’ai atterri sur twitter et ça me suffit.

  14. Sam 14 mars 2020 at 14:58

    Bah, moi je suis simplement contre l’arrêt de 15L. Je ne me vois pas vivre un RG – si RH il y a cette année -, par exemple sans 15L. Et que dire de la suite – et fin – des aventures de Fed, sans 15 L ?

  15. Rubens 15 mars 2020 at 00:32

    Arrivé depuis un an et demi sur ce forum, j’ai peut-être un regard un peu décalé par rapport à vous. Malgré mes deux jeunes enfants qui ne font pas leurs nuits et qui me mobilisent fortement, je me suis efforcé d’être actif sur ce site, de creuser des angles un peu originaux et de me divertir, si possible en essayant de vous divertir aussi. Néanmoins, je suis conscient que ce site n’a plus sa vigueur d’il y a 7-8 ans, et que nous ne sommes plus très nombreux à papoter tennis ici.

    Donc Guillaume, j’entends ta question, et je ne m’opposerai pas à ce que nous passions à autre chose.

    Mais d’une part, peut-être pourrions-nous réfléchir à des retrouvailles sur un autre site, ou blog, ou sur un réseau social quelconque.

    Et d’autre part, et je crois que c’est important, je trouverais dommage que tous vos efforts épistolaires partent en fumée. Si j’ai choisi de vous rejoindre, c’est après de longues années à rêver devant vos articles ET VOS COMMENTAIRES, les commentaires s’avérant parfois (souvent ?) plus intéressants encore que les articles. Je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais en synthétisant tous vos écrits (et même en y enlevant des envolées un peu trop personnelles) il y a de quoi publier une monumentale encyclopédie du tennis masculin.

    J’ai vu les forums de Sportvox et de Beinsport disparaître du jour au lendemain, réduisant à néant les efforts de passionnés du tennis. Ce serait regrettable que les contenus de 15-love suivent le même chemin.

    • Anne 15 mars 2020 at 09:06

      je plussois

    • Sebastien 16 mars 2020 at 02:37

      Je renchéris également, laisser toute cette qualité partir dans le néant numérique serait dommage. Mais je lis Guillaume que le coût atteint une centaine d’euros ce qui n’est pas rien et rend la question d’autant plus légitime. Rubens tes articles sont monumentaux, et certains commentaires incroyables. Mais voir le site immobile pendant des semaines a un effet dissuasif ; non seulement je ne voyais pas de commentaire, mais pour ma part la fonction même « Laisser un commentaire » était absente. Dans ces conditions, forcément on a l’impression d’une ville-fantôme.
      Si le site ferme mais qu’il y a un moyen de sauvegarder ou transférer ce patrimoine tennistique, je serais intéressé de savoir comment et où il serait accessible.
      On l’aura compris, je suis pour la préservation du patrimoine 15.

  16. Quentin 15 mars 2020 at 12:36

    Comme plusieurs d’entre nous je passe de moins en moins sur 15Love, et n’ai plus écrit d’article depuis des années. Le manque de renouvellement du circuit et la focalisation sur l’élite masculine ont poussé à un certain manque de renouvellement des sujets de discussions.
    Après je me souviens que déjà fin 2012 on parlait d’un déclin de 15love, mais c’étais plus un problème d’articles, là c’est vraiment au niveau des commentaires que ça chute.

    Pour ma part, comme j’avais quitté la F1 après la fin des duels Häkkinen/Schumacher, je pense que je ne tarderai pas à quitter le tennis une fois Federer et Nadal hors des radars.

    Donc s’il est décidé de fermer le site je comprendrai.

    Ca reste une très belle expérience, une grande réussite, grâce à Guillaume et Marie-Jo ainsi qu’à tout les forumeurs qui ont alimenté ce site (j’ai une pensé particulière pour Karim, Guillaume, Pierre, John, William, Arno, Sylvie, Elmar, Patricia et tant d’autres).

  17. Montagne 16 mars 2020 at 15:37

    Par rapport à d’autres, je suis un intermittent de 15-love.
    Cependant, j’y passe régulièrement et je me régale très souvent des articles et des commentaires.
    Personnellement, je trouverai dommage que le site disparaisse, je ne saurai pas où trouver la qualité des apports et aussi (surtout??) la bienveillance qui y règne.

    Quand je vois le niveau calamiteux des commentaires sur le site de l’Equipe, je crie  » Vive 15-love ».

    A nous, collectivement, si c’est possible, de faire des efforts pour abonder des articles. Mais la coupure du tennis pour une période indéterminée, mais qui risque d’être longue, ne va pas donner beaucoup de grain à moudre. A moins de retrouver des articles tennistiques décalés du circuit.

  18. Montagne 16 mars 2020 at 15:47

    Honte à moi de ne pas avoir félicité Sam pour son article.

    J’ai notamment beaucoup aimé la « happycratie ».

    • Sam 16 mars 2020 at 22:03

      Merci Montagne !
      Par ailleurs, je ne pense pas qu’il y ait vraiment besoin d’actualité pour produire des articles, même si personnellement, je n’en ai pas proposé beaucoup ou suffisamment.
      Et là, on va avoir du temps….
      Vous imaginez le confinement sans 15 L ?

      • Guillaume 17 mars 2020 at 14:49

        Un gros point pour toi. Vu que les interactions humaines vont devenir virtuelles ces prochains 50 jours, est-ce bien pertinent de fermer le site juste à ce moment-là ? :mrgreen:

  19. antsiran23 16 mars 2020 at 16:18

    Sur la poursute de 15-Lovetennis…
    En tant que très faible contributeur mais très assidu lecteur je le regretterais amèrement. C’est bien le seul endroit où je lis des commentaires passionnés et néanmoins souvent experts sur les tournois, les joueurs, ce monde que nous affectionnons tous ici.
    La période est eu favorable à faire monter la pression. Il y a un espèce de robot qui renvoie tout, qui ne met de l’émotion qu’en cas de baisse de forme passagère et en particulier pour faire comprendre que s’il est mené c’est à cause de lui-même, jamais de son adversaire. Nadal avait ce côté terminator mais avec un jeu surpuissant, inouï quoique intriguant. Voire suspect. Mais il sue. S’arrache les tripes. On y croit un peu. Et puis l’artiste, le mec qui fait la pluie et le beau temps, les coups sublimes et ces baisses de régime qui le rendent vulnérable. Donc qui nous fait trembler. Le cocktail est en train de tourner en faveur du plus jeune…de cette génération. Et sur la next, à part Thiem, on ne voit pas de super cador arriver. Alors on se lasse. Et le virus de l’ennui rejoint le corona. Effrayant. Qui assomme le circuit.
    Ce serait dommage d’arrêter 15-Lovetnnis dans cette période dépressive. Nous avons besoin d’espoir et il devrait revenir avec les beaux jours et on l’espère de beaux nouveaux joueurs…

  20. Kaelin 17 mars 2020 at 16:02

    Salut à tous et toutes,

    Je viens encore régulièrement sur le site pour lire les articles et commentaires et c’est toujours un plaisir. Ce site a toujours était un oasis de qualité et j’adore ce côté café du commerce, entre passionnés et gens, pour la plupart je pense, intelligents … :)

    Si le site, venait à fermer, il me manquerait c’est certain, même si j’y viens moins qu’avant et que je ne participe plus du tout. Je comprendrai ceci dit les raisons.

    Même si l’idée ne me plait qu’à moitié, peut-être que faire un groupe Facebook « fermé » est la meilleure solution. Une chose est sure, par contre, il faut tout faire pour garder les articles, ca serait vraiment un drame de les perdre, vraiment. Il m’est arrivé régulièrement d’en relire de temps en temps.

    Bon courage à vous pour cette période très particulière.
    Pour ma part j’en profite pour vous dire que je vis désormais à Phnom Penh, avec ma compagne cambodgienne. Depuis 3 mois. Ici pas de confinement mais un impact économique désastreux et des mesures à venir probablement …

    • Jo 21 mars 2020 at 09:42

      Je suis fasciné par ta capacité d’adaptation. (Certes, il y a d’autres glorieux expatriés sur le site.) Et tu parles combien de langues ? Tu as fait Erasmus en Espagne, il me semble. J’imagine que tu parles anglais. Et donc, thaï ? Khmer ?

      • Kaelin 21 mars 2020 at 15:03

        Salut Jo et merci pour ton message, c’est sympa.

        Je suis Normand d’origine (de la Manche), puis j’ai fait mes études à Angers. Dans le cadre de mes études à Angers, j’ai en effet eu la chance de partir étudier 6 mois à Valladolid en Espagne où j’ai appris la langue (je détestais les cours d’espagnol au college lycée mais une fois sur place j’ai adoré apprendre). Après avoir fait mon master 1 à Lille j’ai ensuite obtenu mon Master 2, dans un tout autre domaine (je me suis réorienté plusieurs fois), à Hanoi, via l’IAE (institut d’administration des entreprises, formation publique rattachée à la fac de Nantes) de Nantes qui proposait de faire la formation délocalisée là bas, avec 6 mois de cours puis 6 mois de stages. J’ai souhaité rester vivre et travailler au Vietnam à l’époque, sans réussir toutefois à trouver de boulot. Je suis donc rentré en France où j’ai bossé un an dans la Manche dans l’entreprise familiale, avant de trouver un autre boulot à Angers où je suis resté 4 ans et c’est à ce moment que j’ai rencontré ma compagne cambodgienne, qui était à ici grace à une bourse obtenue à l’université de Phnom Penh afin de poursuivre ses études de tourisme en Master. On a donc vécu ensemble + de 3 ans avant de prendre la décision, suite à de multiples facteurs, de venir vivre au Cambodge, à Phnom Penh. J’y ai trouvé très rapidement un boulot et ma compagne vient d’en trouver un. On est désormais bien installés, quartier du marché russe (Tuol Tom Poung), pour ceux qui connaissent un peu la ville.

        Voilà en condensé ma petite histoire ! Après tu sais, dans ma génération (j’ai 30 ans cette année), c’est de moins en moins rare ce genre de parcours. Je considère que j’ai eu pas mal de chances, su saisir des opportunités et j’ai une bonne faculté d’adaptation, oui, probablement …

        Je parle anglais, espagnol et j’apprends le Khmer (mais clairement pas assez).

        • Guillaume 21 mars 2020 at 16:48

          Trentenaire ? Merde c’est que le temps passe. Où est le p’tit Kaelin qui streamait les matchs de Dolgopolov dans sa piaule du Crous de Lille ? :)

          • Kaelin 21 mars 2020 at 18:16

            ahah et oui, Kaelin va sur ses 30 ans ! J’ai disparu en même temps que Dolgo tu remarqueras … le circuit n’est plus le même sans ce genre de personnage. Sans déconner, tout fout le camp et je me sens déjà vieux ! J’ose pas imagine quand Roger et Rafa vont partir à la retraite.

            Bon j’étais pas tout à fait dans une chambre crous hein mais dans un appart moisi pas loin de la rue Massena, en plein épicentre des bars entre la rue Massena et Solferino … ahah. J’ai jamais été autant contribué et suivi 15love à cette époque, j’étais tellement déprimé par mon master et mon stage au conseil général du Nord

            • Jo 21 mars 2020 at 20:03

              Confidence pour confidence, j’ai moi vécu dans une chambre du Crous. J’attendais fébrile le point sur les matches en Grand Chelem d’Agassi en écoutant à la radio le flash sport de France Info. O tempora, o mores.

        • Nathan 21 mars 2020 at 17:55

          Qui aime Robert, aime forcément la découverte ! Oui, effectivement, belle faculté d’adaptation car j’imagine que cela ne doit pas être si évident de trouver un job à Phnom Penh.

          • Kaelin 21 mars 2020 at 18:12

            Boh, disons que ça marche beaucoup par réseau, comme partout. Après le tout, c’est de garder le boulot vu les conditions parfois folkloriques et les chocs culturels et autres saloperie de virus, ahah.

            Bref, et toi Nathan, tu fais partie des personnages de ce site qui m’intriguent le plus … dis m’en plus sur toi ! C’est le moment, on est entre nous, personne ne nous lit parait-il :D

  21. Nathan 17 mars 2020 at 16:53

    A une époque terrible où des nouilles se jettent sur les pâtes, où le PQ devient objet de convoitise et d’obsession, où des moutons suicidaires n’ayant rien appris de 1929 ne pensent qu’à vider leur compte en banque pour mieux précipiter le crash final, il est glorieux de conserver un site qui ne sert à rien, sans followers, et qui ne fait que parler gentiment d’une occupation humaine inutile : le jeu tennistique.

    Comment comblerons-nous la vacuité du temps sur nos lits de Réa si nous ne pouvons répéter comme une antienne que le ralentissement des surfaces est un drame, que le jeu et le comportement de l’ignoble est un condensé de la vulgarité du monde et qu’heureusement tout de même, Marijana Veljović nous aide à oublier tout cela ?

    Et puis quoi ? Dissoudre 15love avant que Maître Rogé ne tire son ultime révérence, n’est pas une forme de « lâche soulagement » ?

    Là dessus, bien le bonjour à Kaelin dont la compagne cambodgienne doit être irrésistible pour l’avoir détourné de notre ami Robert et du commentaire tennistique.

    • Kaelin 18 mars 2020 at 13:39

      Evidemment qu’elle est irrésistible mon ami, évidemment … :D

    • Patricia 19 mars 2020 at 18:50

      Tout à fait d’accord sur Mylady Veljovic, qui a montré toute l’étendue de sa classe à Melbourne contre un grumpy Roger !

      • Kaelin 21 mars 2020 at 18:18

        Ouh sympathique en effet !! J’avais zappé cette histoire. Mais point je n’oublierai désormais Marijana … quel beau prénom en plus.

    • Anne 18 mars 2020 at 17:18

      ou pas… il va falloir attendre la réaction de l’ATP/WTA/COnseil des Joueurs/ITF… l’USTA a commencé par taper sur les doigts de la FFT, lui rappelant que l’on ne décide pas tout seul dans son coin

  22. Patricia 19 mars 2020 at 18:46

    Bon, je débarque avec un petit décalage…
    Et je réponds : 15Love est un vieux site, un papy tout raide qui peine à monter les côtes, mais je reste frappé de son excellence. L’article de Sam est magistral. Les commentaires sont somptueux. Le dernier de Rubens était une somme. Ca reste sans doute ce qu’on peut lire de plus intéressant en langue française sur le tennis, et je pense que nous sommes toujours lus, même si moins parce que moins de contenu. Bref, je suis pour sauver la vioque !

    J’ai deux propositions pour la continuation:
    1) bidouiller la fonction qui ferme les coms au bout d’un mois pour mettre le curseur sur une durée indéterminée, parce que certains habitués continuent de passer tous les jours tant qu’il y a un article. Si ça pose un problème technique, passer les droits à quelqu’un comme Colin qui est parmi les plus présents.
    2) pour le règlement, mettre une cagnotte en crowfounding et envoyer un mail à tous les inscrits (comme ça tonton Antoine va rappliquer)

    Si cela vous agrée et qu’on continue, je promets de profiter du confinement (j’ai dû fermer boutique de mon cabinet) pour poursuivre ma série sur le tennis élémental, histoire d’animer les prochains mois ^^ !

    • Guillaume 20 mars 2020 at 17:37

      Allez c’est dit, on repart pour un an. Je vais aussi avoir du temps pour publier une ou deux bricoles :mrgreen:

      • Sam 20 mars 2020 at 19:01

        A la bonne heure !
        Je vais me creuser aussi, même si finalement, l’actu du tennis international ne me passionne pas plus que ça. Mais celle de mon club est assez down en ce moment…

  23. Colin 21 mars 2020 at 13:40

    Salut les amis
    Pas eu trop de temps pour passer dans le coin récemment, trop de boulot, mais évidemment, comme tout le monde, je suis en voie de calmitude forcée.
    Pour répondre en vrac:
    - je suis pour qu’on continue
    - je veux bien contribuer (Guillaume, envoie-moi par mail ton adresse actuelle pour que je t’envoie un chèque)
    - je vais pouvoir travailler à mon bilan de la décennie 2010
    - d’habitude, je pense à prolonger la durée d’autorisation de commenter, lorsqu’il n’y a plus qu’un seul article et qu’il atteint sa date de péremption (un mois), mais en janvier/février je ne suis carrément pas passé sur le site… Je veillerai à ne plus que ça se reproduise. Ceci dit, le mieux ça reste de produire des nouveaux articles, même courts, pour relancer les discussions.

    • Guillaume 21 mars 2020 at 16:46

      Toujours ce mail-là, avec lequel tu postes sur 15 ?

      Accessoirement, en regardant dans les brouillons, on arrive aux 900 articles publiés. Tu m’étonnes aussi que l’inspiration s’étiole !

    • Colin 22 mars 2020 at 12:27

      Oui toujours le même mail, celui qu’a utilisé Sam pour nous signaler la publication de son article (j’ai même répondu « Prem’s à commenter »!)

  24. Kaelin 21 mars 2020 at 18:21

    Moi aussi je me sens retrouver un regain pour faire un article, un de ces 4 !!!

    Sur les personnages tennistiques qui m’ont marqué et qui me manquent, par exemple. Avec matchs à l’appui pour étayer mes propos. Je vais m’inspirer de ton bouquin, Guillaume, que j’avais adoré ! A moi la gloire et la fortune :D

    Parler de Dolgopolov m’a fait replongé !

  25. Montagne 21 mars 2020 at 21:11

    Il est bien évident que s’il y a constitution d’une cagnotte, j’y participe, faites moi savoir la marche à suivre.

    Je réfléchis moi aussi à un article…

  26. Héron 21 mars 2020 at 22:36

    Hello tout le monde.
    Je pensais depuis longtemps à un article sur les coups/capacités uniques des joueurs que l’on ne voit chez personne d’autres ou presque : Nadal pour le smash létal à vitesse réduite mais super bien placé ou sa capacité de défense exceptionnelle sur terre en gagnant un maximum de temps, le lob de Murray aussi bien offensif que défensif, la gifle de coup droit de Lendl ou sa capacité de récupérer un lob en fond de court. La liste peut être longue. On doit pouvoir même trouver des choses pour Federer :)

    • Guillaume 22 mars 2020 at 15:31

      Une recrue ? Mais viens donc, bienvenue, bienvenue. Et n’hésites pas à te lancer, oeuf corse !

  27. MarieJo 22 mars 2020 at 01:13

    C’est sympa de voir autant de commentaires, je ne connais pas le maximum de jours ou un article peut rester ouvert mais on regardera ca rapido.
    Restez au chaud a la maison surtout !

    • Colin 22 mars 2020 at 12:28

      Plus on aura d’articles à lire sur 15-love, plus on restera tranquillou à la maison :mrgreen:

  28. Guillaume 22 mars 2020 at 15:33

    Et pour ceussent qui voudraient participer aux frais du site, je vous propose de faire comme avec Colin et vous envoyer un mail. La seule réserve / contrainte est qu’il faut que le mail avec lequel vous êtes inscrit sur le site soit bien une adresse que vous consultez de temps à autre ;)

  29. Don J 27 mars 2020 at 12:03

    Je pense qu’il faut continuer tant que Federer et Nadal jouent au tennis, une fois à la retraite 15love pourra elle (lui? tiens c’est marrant chez moi c’est une fille ^^) aussi tirer sa révérence.

    j’aime le fait que ce site soit en sous-marin et pas forcément super référencé, j’aime la qualité des articles et des commentaires passionés qui vont avec et son « impopularité » relative est sa plus grande force, le « trollage » étant un des plus grand fléaux modernes. Ici on peut débattre (et non simplement se battre comme dans la jungle twitter) et moi aussi je suis pret à participer aux frais si besoin @Guillaume.

    Je souhaite donc comme aux deux papy du tennis qui ne trouvent toujours pas la sortie (en même temps va falloir les poussser un peu plus que ça…) longue fin de vie à 15lovetennis !

    • Montagne 31 mars 2020 at 14:05

      Don J (qui je pense est un diminutif de Don Juan, mais ta modestie t’empêche de te présenter ainsi), tu dis toi-même que c’est un site, donc pour toi, ça doit être un garçon.

    • Jo 31 mars 2020 at 19:25

      Tu as raison. Comment ferons-nous sans le titre annuel de Nadal à Roland Garros ?

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