Gaël Monfils : entre ombre (cachée) et lumière (factice)

By  | 18 mars 2010 | Filed under: Légendes

Il glisse le long des bâches en grand écart, se frappe le torse en grimaçant et bandant ses biceps tous neufs, invective ses adversaires et harangue la foule, il fait le show. Gaël Monfils aime le show, il joue pour ces moments-là. Comme Johnny, il ne vit que pour la scène et le spectacle, pour son public avec qui il aime se sentir en osmose ; spectacle qui se poursuit en salle d’interview, sur les plateaux télés et peut-être dans la vie de tous les jours. Gaël est expansif, généreux et souhaite donner beaucoup, mais qu’a-t-il à donner de si extraordinaire finalement ?

Gaël Monfils est de ces personnages hauts en couleurs qui ne laissent personne indifférent ; on aime – rarement si on se fie arbitrairement à l’applaudimètre des forums – ou on déteste, mais on a en tout cas un avis bien tranché. Nonobstant le mal bien français d’haïr d’amour les champions hexagonaux, l’autoproclamée « Monf » semble davantage l’objet de railleries et quolibets de son public parfois lapidaire, que de dithyrambes. Comme une huître perlière il enchaîne, entre déclarations malheureuses et prestations calamiteuses raquette en main.

Le premier paradoxe – et non des moindres – avec ce joueur voulu flamboyant et disposant d’un abattage physique et d’une force de percussion exceptionnels, est qu’il se contente d’une tactique de remiseur à la petite semaine, bien au chaud près du poêle et protégé par les bâches et panneaux publicitaires. Si un Gilles Simon a l’excuse d’un physique de criquet, Monfils possède de ce côté des atouts que lui envierait 99% du circuit ATP, tant en vitesse, souplesse, puissance, qu’en endurance ou en qualité de frappe. Comment avec un tel arsenal peut-il se replier dans l’ultra-sécuritaire, trois mètres derrière sa ligne de fond de court à attendre la faute adverse ?

La réponse à cette question est toute simple : le risque zéro et le marquage à la culotte sont la panacée de tous les stratèges sportifs actuels. L’ultra-sécurisation du jeu a coupé les ailes du jeune Gasquet, avec Deblicker aux ciseaux ; le chien fou de dix-huit ans s’est égaré dans les méandres des moonballs et lifts himalayens, histoire comme disait son coach de « poser son jeu ». Monfils a suivi une évolution un peu similaire, fruit d’un calcul froid et rationnel : un jeu sécuritaire s’acquiert plus facilement et se maintient plus durablement qu’un jeu offensif et à risque. Pour le spectacle le public sera prié de repasser et les tickets ne seront pas remboursés.

Cette érection de la non-défaite et de l’acharnement défensif en normes stratégiques ne sont pas des notions nouvelles. C’est Ali qui épuise Foreman dans les cordes de Kinshasa il y a trente-cinq ans déjà, ce sont les rugueux et défensifs Bad boys des Detroit Pistons qui ratiboisent le génie prolifique des Chicago Bulls de Jordan et éteignent la magie des Los Angeles Lakers il y a vingt ans. Ce sont les Italiens champions du monde de foot en Allemagne il y a quatre ans avec l’équipe la moins brillante de tous les temps.

Aujourd’hui les dernières citadelles offensives s’écroulent et des histoires comme celle du FC Barcelone cuvée 2009 prennent des allures de conte de fée. On se pince pour croire que le beau jeu existe encore et surtout qu’il peut triompher. Le tennis a eu son Barça avec Federer, mais même lui l’archange magnifique fait pâlir sur la fin l’aveuglante lumière de sa flamboyance, happée par le trou noir des années qui passent et des difficultés croissantes à franchir par l’offensive les Mur(ray)s devant lui dressés. Wolfgang Amadeus Federer a ouvert une épicerie attenante à sa salle de concert, régulièrement fermée.

Dans ces conditions, Monfils suit l’évolution logique du tennis ; avec son envergure, sa couverture de terrain, ses courses folles, Gaël est Sliderman, le super héros dont personne ne rêve. Les balles molles et sans consistance, les échanges d’actuaires à risque zéro entre revers consentants et qui se jurent fidélité dans la non-agression, les retours chopés en coup droit, Gaël nous fait visiter au cours de ses matches toutes les bases du jeu de l’ennui et, logiquement, progresse au classement et frappe à la porte du Top 10 (dont il a déjà fait partie du reste). Comme Gilles Simon ou leur modèle Murray, ou dans un style différent Rafael Nadal avec son assurance-vie liftée, le jeu va vers plus de sécurité et de rationnel. Ne pas perdre, ne pas donner de point. Gaël Monfils est bien dans l’air du temps.

Il y a un fossé abyssal entre la volonté de faire le spectacle et enflammer la foule, et la tactique déployée sur le court pour y arriver. Le jeu défensif de Gaël n’est pas juste le fruit d’un calcul stratégique, il dénote également un manque de confiance dans son arsenal offensif. Gaël se sent en sécurité loin derrière sa ligne, se sachant capable de couvrir le terrain et plus encore. A ce titre je retiens une image de l’excellent documentaire consacré par Canal+ aux nouveaux « Mousquetaires », avec son coach Roger Rasheed s’échinant même à l’entraînement à essayer de le faire rentrer dans le court et dans la balle. Derrière l’écran de fumée de l’esbroufe et du show, on a un joueur qui doute et n’ose pas. La grande gueule bouclier défensif contre une certaine timidité, voire un manque de confiance en soi ?

Avec « La Monf » – son nom de scène je suppose – le spectacle a également lieu en salle de presse. Dressez un chapiteau, donnez-lui un micro et il vous rapportera des sous. Monfils est ce qu’on appelle un bon client pour les journalistes, il parle beaucoup et sans trop réfléchir, dans un refus candide et malhabile de pratiquer la langue de bois. Monfils s’amuse et tchatche, déclame, déclare dans le micro comme un gosse de son âge et de son milieu originel rêvant de gloire aimerait le faire. C’est la génération caillera qui est trop cool et s’en bat les bollocks de l’establishment et veut assurer. Assurer au micro, à défaut de le faire sur le court. Et ça en fait un candidat idéal au bonnet d’âne médiatique, ses déclarations étant rarement suivies des victoires qui en légitimeraient le ton.

Comment ne pas se souvenir de son incroyable première apparition à Roland-Garros lors de son match contre Guillermo Canas en 2005 ? La nouvelle petite merveille du tennis français arrivait alors sapée comme un rappeur, démarche chaloupée de tueur, œil du tigre qu’on devine seulement, la capuche de son sweat-shirt étant baissée jusqu’à la commissure de ses lèvres. Walkman à fond dans les oreilles, Gaël déchire grave dans son entrée sur scène, comme Tyson. Gaël est un boxeur, un gladiateur qui vient dans l’arène en donner au public pour son argent. Ce sera 6-3 6-1 6-0 ;  pour qui ? Est-ce que ça a de l’importance finalement…

Le grand écart entre désir et réalité peut parfois faire sourire. En allant plus en profondeur, on réalise une fois de plus que le fameux écran de fumée du show masque une réalité moins flashy, dévoile un jeune homme qui a peur de ne pas être aimé. Gaël veut captiver, quels qu’en soient les moyens.

Les rappels à la réalité sont durs parfois pour Monfils, d’autant plus qu’emporté par son fol enthousiasme, il se voit trop beau trop tôt, en témoigne l’épisode de sa défaite contre un demi Nadal au dernier US Open, match qui l’avait renvoyé à ses chères études et à la dure réalité du fossé immense qui le séparait des tous meilleurs. Avant le match c’était :

« Je ne fais aucun complexe physique. Je le prends au 100 m (sourires) et s’il le faut sur 10 kilomètres je suis présent, j’ai le cœur d’un Kenyan (sourires). Il n’y a pas de problèmes. Je n’ai pas peur de l’impact physique. Il sait que je peux courir vite et longtemps. Cela va se jouer sur le plan tennistique. Ce sera celui qui sera le plus agressif, celui qui va mieux gérer les points importants. Ce sera mental, il est très fort mentalement et je vais devoir me mettre à son niveau voire mieux. »

Le constat après la rencontre donnait :

« C’est vraiment dur contre lui. Même contre Fed (Ndlr : Roger Federer), je sors du match, je suis clean. Contre lui, ce sont de longs échanges avec une balle qui gicle, je tape la balle beaucoup plus fort. Cela me montre que pour battre un mec comme « Rafa » en Grand chelem, il faut que je progresse physiquement. »

Mais Gaël n’est pas un simple hâbleur décérébré, c’est un être de chair et de sang, qui souffre de ses égarements lyriques. Son émotion lors de sa réhabilitation victorieuse au Grand chelem de Metz l’an dernier en disait long sur ce qu’il a pu vivre après sa prestation d’anthologie face à Thiemo De Bakker en Coupe Davis. Pour son baptême de feu (de paille) quelques semaines plus tôt, il avait vécu un vrai cauchemar. Ce jour-là contre le Batave, point de danse de Sioux, Monfils était apparu nu, fragile, écrasé par l’événement. Après l’hallali, il ne s’en remettait pas en salle d’interview, lui qui est « supposé » adorer et vivre pour ce genre de défis et d’ambiances :

« Ce sont des matchs comme celui-là que j’aime, avec une ambiance chaude, avec un public un peu à dos. J’aime être attendu. Mais aujourd’hui, j’ai été nul et on m’a mis K.-O. Tyson a connu des K.-O. mais il est revenu et a été champion du monde. J’ai pris un K.-O., c’est à moi de bien travailler. Si j’ai la chance de faire un prochain match, il faut que je remette tout de suite les pendules à l’heure. »

Vraiment ? La victoire à Metz sonnera comme une absolution de cette contre-performance, une sortie victorieuse du confessionnal. Il avait eu mal et était en quête de rachat auprès de ce public auquel il veut tellement plaire.

Metz avait lavé l’honneur du champion, mais son solde de compte restait débiteur face à la Coupe Davis. La revanche sur cette compétition sera encore une fois homérique et glorieuse, comme en témoignait son explosion de joie lors de sa victoire tantôt contre un succédané de Kohlschreiber au bout d’un match sans suspense. L’équipe de France, aidée par la presse, avait tenté de faire passer pour périlleuse cette rencontre l’opposant à une Allemagne en plastique, et ce succès logique ne fera pas passer des vessies pour des lanternes. On pourrait d’ailleurs craindre l’arrêt cardiaque pour Gaël en cas de victoire un dimanche de juin du côté de la Porte d’Auteuil. Monfils joue petit, Monfils gagne petit, mais Monfils parle et triomphe gros !

Monfils titré à Roland-Garros ? N’importe quel amateur de tennis en conviendra, c’est potentiellement du domaine du possible, quand on ne prend en compte que des données mécaniques et laisse au vestiaire les considérations d’ordre psychologique. Concrètement ce n’est juste pas demain la veille qu’il s’y imposera ; mais qu’importe, le public ne demande que de l’espoir et du rêve, vibrer pendant une dizaine de jours chaque année. Gaël, lui, rêve d’inscrire son nom sur la Coupe des Mousquetaires et, en grand poète, le fait savoir en alexandrins comme à son habitude : « ce serait sympa de faire péter un Grand chelem ». On la lui souhaite en tout cas, sa performance sans date de péremption, comme Noah 1983 ou Zidane France 1998.

Alors oui Gaël Monfils est vain et irritant ; oui il n’a rien gagné de remarquable qui en tout cas excuserait son attitude parfois cavalière voire arrogante. C’est juste un p’tit gars bien dans son époque, un « djeun » parmi des millions qui rêve de gloire à la Paris Hilton, pas de reconnaissance à la Sampras ou à la Borg. Un p’tit gars futile mais pas inutile qui s’inscrit parfaitement dans son époque. Si jouer au docteur avec DJ dans une piscine en plastique et sous l’œil des caméras permet à une danseuse de strip d’accéder au statut de star et occuper les médias pendant deux ans, remporter les tournois de Sopot et Metz devrait rendre possible une entrée au Hall of Fame du tennis. Je suis avec toi Gaël.

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584 Responses to Gaël Monfils : entre ombre (cachée) et lumière (factice)

  1. karim 22 mars 2010 at 8 h 55 min

    J’ai regardé la rencontre du début jusque 4-4 dans le second et me suis irrémédiablement endormi, si près du but. Mais je demande la clémence du jury tellement ce match était soporiphique. La seule bonne nouvelle c’est cette bien belle victoire de Ljubi, un gars sans histoire et qui fait une carrière remarquable. A 31 ans il nous fait le coup du rabe, le gars qui n’a plus rien ni à prouver ni à perdre, et qui se fait plaisir sur le circuit à un âge où certains demandent des dérogations pour jouer avec les séniors (Marat je te salue).

    Côté tennis par contre c’était dégueulasse. Il n’y a que l’ace au té côté égalité qui marchait sur ce match, Ljubi l’a réussi un bonne douzaine de fois, voire plus. Je ne l’avais pas vu jouer depuis quelques années mais curieusement je ne me rappelle pas qu’il ait eu un coup droit aussi dégueulasse que ce que j’ai vu hier, Gasquet pourrait craindre pour sa place au sommet de la hiérarchie des coups droits tous pourris. Le revers par contre est assez génial, geste ample, genre albatros, tellement qu’on à l’impression qu’il ne maîtrisera pas la course de son bras, mais ça reste dans le court, c’est très long, plein de sécurité pourtant, son meilleur coup après son service bien-sûr.

    Roddick lui a le plus mauvais revers à deux mains qu’il m’ait été donné de voir. Je suis sérieux. Ce coup ne part pas, on a l’impression que ses coudes sont soudés à son abdomen, j’ai mal au coeur quand je vois ça. incapable de prendre le jeu à son compte sur le revers, d’accélérer, de passer. Son revers est nul, nul, nul, nul. C’est le seul joueur du top 50 je pense à avoir un coup aussi mauvais dans son arsenal. Le pire c’est qu’il donne l’impression de vouloir essayer d’accélérer, mais en réalité il reste dans sa zone de confort et ne prend strictement aucun risque sur son revers. C’est haut, relativement frappé fort, en plein milieu du court et ça ne varie pas d’un iota. une tuerie pour puristes.

    Le vainqueur de ce tournoi est plus qu’une surprise. Même un pronostiqueur sous LSD n’aurait pas pu envisager ça avant le tournoi. Il y a eu tellement d’accidents sur ce tournoi (copyright Nadal) que finalement c’est bien qu’aucun des tops ne tire les marrons du feu. On prend les mêmes et on recommence à Miami. Avec Fed vainqueur je pense.

  2. Antoine 22 mars 2010 at 9 h 34 min

    J’ai fêté comme il se doit la victoire de mon poulain Ivan et n’ai finalement qu’un seul regret, c’est que Sod n’ait pas été fichu de battre l’unijambiste d’Omaha (Nebraska) ! Enfin, j’attend avec plus d’impatience la sortie du classement de l’Odyssée parce que celui de l’ATP, je l’ai vu: +13 pour Ivan désormais 13ème, en attendant sans doute mieux ! Après tout, il a fait 4 quarts de M 1000 l’année dernière, il peut bien en gagner 4 cette année ! En attendant 21 aces contre 12 ! Prends ça, Andy ! 84 points chacun mais les bons pour Ivan !

    Vu que pendant ce temps là, tout le monde s’en est donné à coeur joie ici et en particulier le marabout d’Abidjan qui, non content de mettre Sonfils dans la rubrique « Légendes » comme il a été justement relevé, s’est permis, hier à 14:58 de mettre dans le même sac le présentateur de TV US, le Nelson Monfort ricain, enfin Jim Courrier postal, avec le grand Borg qui serait donc un joueur « pas vraiment supérieur » ! Damned ! J’ai failli en avaler le dentier que m’avais offert Tilden en 1932 ! Après avoir pris des décisions importantes à 13:39 hier, Karim a donc décidé de tenir des propos Goatesques à 14:58..Qu’il lui soit pardonné, cela devait être une mauvaise décision..Mais pourquoi Karim ne nous donne t il pas plutôt des nouvelles de la poutre de Tandil, le grand tout mou qui, selon mes renseignements, n’est pas blessé mais continue à fêter à Buenos Ayres sa victoire à l’US Open dans des boites de travestis ?

    • May 22 mars 2010 at 9 h 53 min

      La tour de Tandil ne joue que pour les GC, souvenez vous il a zappé Cinci pour aller chercher l’USO… Là, il vise RG.

    • karim 22 mars 2010 at 10 h 22 min

      Le classement de mon article dans la rubrique légendes est indépendant de ma volonté; si j’avais eu le choix j’aurais créé la rubrique tocards et l’y aurait enfourné.

      JMDP… je te laisse rire pour l’instant Antoine, on en reparle dans la seconde moitié de saison. Sois patient.

      • karim 22 mars 2010 at 10 h 40 min

        RDV donc seconde moitié de saison. Et si rien ne se passe je suprime tous les témoins. Vous verez que tous les posteurs inscrits à la race commence un à un à ne plus se log on sur le site, et par ordre de classement décroissant… à la fin il ne restera aucune preuve de mes pronos.

  3. Jean 22 mars 2010 at 11 h 32 min

    Très beau succès, Djoko, Nadal et Roddick, ça c’est de l’enchaînement, normalement, il n’y a qu’en fin de saison, à Bercy, que l’on peut voir des trucs comme ça.

    Les sponsors avaient également l’air transportés de joie par la victoire du charismatique Ivan.

    Je me suis rendu compte hier que Roddick me faisait l’effet d’un criquet, il brasse beaucoup d’air. Mais il est bon perdant, il a l’habitude, et a rendu un bel hommage à son bourreau. Sauf que, Andy, on enlève sa casquette quand on parle aux gens.

    Je ne crois pas que mon équipe de glandus ait gagné un seul point cette semaine mais elle s’est reposée, facteur déterminant on le sait dans le tennis moderne. Et là, Ritchie est bien bien reposé, ça va faire mal.

    Au fait, j’ai vu que le MS1000 des gueux de Monaco était désormais, pour une raison qui m’échappe, facultatif. Du coup c’est comme la messe, quand c’est pas obligatoire, y’a moins de monde et Roger et Murray ont annoncé qu’ils n’y seraient pas. Amen…

    • Damien 22 mars 2010 at 11 h 48 min

      Le principal défaut de Roddick, c’est son placement et son jeu de jambes je trouve. Il lui faut sans arrêt compenser son mauvais placement par des petits pas très couteux en temps et en énergie. Le meilleur exemple est après son service, souvent très efficace : il est souvent surpris par le retour adverse.

      Monaco facultatif du jour au lendemain, bizare. Nadal devrait en profiter pour se reposer, mais je crains qu’il ne tente sa tournée « full options »…

    • Jean 22 mars 2010 at 12 h 07 min

      C’est vrai ça. L’argument que tu utilises sur l’après service est exactement celui que j’avais donné récemment avec cette vidéo à l’appui : http://www.youtube.com/watch?v=RxzFlrFfUrg pour illustrer, comment dire, l’absence de vision à long terme du jeu de Roddick, d’anticipation dans son placement.

      En même temps, on peut dire qu’il est mobile et disponible, mais cela semble souvent très emprunté, sans direction. Mais il faut dire que je suis méchant. En même temps, le gars est fan de Lady Di…

      Merci MarieJo !

    • MarieJo 22 mars 2010 at 12 h 12 min

      pour répondre vite fait à damien, monaco a négocié pour garder son statut de MS à la condition qu’il soit facultatif sinon, c’était exit ! et rien ne garanti à l’avenir qu’il gardera sont statut, le jour où rafa laissera tomber, pas sûr que rolex et autres sponsors de luxe voudront y investir autant, à terme il sera déclassé, ce qui serait domage, c’est la plus belle vue que j’ai pu avoir depuis les gradins, j’y suis allée en 2008 pour la finale :)

  4. MarieJo 22 mars 2010 at 12 h 02 min

    nouvel article en ligne, le déjeuner est servi !

  5. Patricia 22 mars 2010 at 13 h 42 min

    Le top 20 était fatigué, absent ou en reprise, excepté au plus près du sommet Murray (lui, c’était juste « allo maman bobo…comment tu m’as fait chuis pas bôo »), Soderling et Roddick. Qui du coup se sont quand même débrouillés pour atteindre un stade honorable du tournoi.

    Amusant, pour compléter un tableau ramolli de la tête (de série), ce sont les seconds couteaux du peloton qui se sont présentés en tir groupé : Robredo (23), Berdych (24) et Ljubicic (25) allant le plus loin, accompagnés des perfs sans lendemains de Monaco (27), Baghdatis (33) et Lopez (34).
    Quelque part, la logique est respecté : si les cadors se ratent, les remplaçants juste derrière au classement montent au créneau, et non des « no name »…

    La déception vient du quatuor de tête, qui nous avaient habitués à une solidité quelque part irréelle : un Fed en reprise, ça trébuche en demi, un Nadal itou qui en plus en veut +++, c’est finale minimum, un Djoko crevé ça doit ramper jusqu’en 1/2, et un Murray assoupi ne rend les armes que contre le top 5. Ce sont les standards des temps qui courraient, la rente du capital de « bossitude » qu’ils avaient amassé.
    Fed excepté, qui a l’astuce de perdre par distraction contre un adversaire, négligeable au finish, proclamant avoir fait « le match de sa carrière » avant de prendre la porte, heureux, contre un semi ectoplasme (non sans avoir laissé entendre qu’il venait là « comme ça, pour voir »), les 3 autres ont réellement entamé leur rente :

    - Nadal n’est précisément plus « intraitable sur le money time », il lance le message : je suis prenable mentalement (équivalent pour le peuple d’un « les GC ne me motivent plus » de Superbiquette)
    - Murray : je suis quelconque dans un master sur dur, mon soit-disant royaume ; et pas parce que gnagnagnattentisme, mais carrément : je fais des fautes et je me fourvoie tactiquement contre le genre de gars que j’aime habituellement torturer.
    - Djokovich : on est en mars et j’en peux déjà plus, chez le pape de l’hyperprésence…

    Bon, il y a des solutions envisageables pour eux, bien sûr : un tonneau d’ocre pour le premier, un retour aux sets d’entraînement au détriment de la gym pour le second, du repos et secourisme du service pour le 3ème. Mais elles ouvrent en elle-même une source de vulnérabilité, Nadal n’ayant pas le droit d’être autre chose qu’imbattable (bonjour la pression), Murray abordant une surface où il ne brillera pas, même en reprenant du poil de la bête (bonjour la confiance), et Djoko ayant des ambitions importantes au contraire sur la saison de TB (bonjour les points s’il lève le pied).

  6. Henri 26 mars 2010 at 20 h 54 min

    Je suis nouveau, félicitations pour ce très bon site même si un peu trop anti Murray-Djokovic-Monfils à mon goût.

    Bon article, j’aime bien la Monf mais il joue trop sur son physique alors qu’il a un super coup droit et un bon service. Et il a un grain de sénevé à la place du cerveau.

    Par contre j’ai cru lire que Federer ne s’entraînait pas beaucoup physiquement, c’est juste une escroquerie de dire ça. En vérité je vous le dis, son jeu repose énormément sur le physique et le jour où il sera moins bien physiquement, son jeu de jambes sera déréglé et il boisera à mort (pour ceux qui se souviennent de l’été 2002, c’est ce qui était arrivé).

    Et « les Italiens champions du monde de foot en Allemagne il y a quatre ans avec l’équipe la moins brillante de tous les temps », de deux choses l’une: soit tu es un footix, soit tu n’as pas suivi l’équipe de France en 2002 ou en 2008… ;-)

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