Ce troisième joueur qu’on ne verra plus

By  | 17 juin 2009 | Filed under: Regards

Wimbledon 2008 (photo DR)Une page de l’histoire du tennis se tourne. L’édition 2009 de Wimbledon va inaugurer le fameux toit rétractable au-dessus du Centre Court. Il n’y aura plus, au moins sur ce court, d’interruption due a la pluie. Beaucoup plus qu’une prouesse technologique, c’est une révolution dans le temple. Les ‘rain delay’ de Wimbledon, insupportables pour les spectateurs, invivables pour les joueurs, ont eu une influence considérable sur l’issue du tournoi. En fait, l’épouvantable pluviométrie anglaise faisait partie intégrante du jeu, a tel point que le palmarès de Wimbledon aurait certainement été très différent sans les averses. Retour en arrière sur quelques moments inoubliables, quand le destin d’un set, d’un match ou d’un tournoi a basculé pour quelques gouttes.

1982

« C’est le pire Wimbledon que j’ai connu » lance le juge arbitre Fred Hoyles, avant d’ajouter : « Je n’ai jamais vu autant de journées perturbées. » Et pour cause. Wimbledon 1982 est purement et simplement emporté par les eaux. La première semaine notamment est un véritable cauchemar, avec seulement trois matchs disputés après deux jours de tournoi, et encore plus de 40 joueurs qui n’avaient toujours pas foulé le gazon au jeudi matin.

Lorsque la pluie cesse en milieu de deuxième semaine, les matchs se suivent et s’accumulent alors à un rythme infernal. Il faut rattraper le retard. C’est sur John McEnroe que le sort s’acharne. Sur les dix premiers jours de tournoi, le tenant du titre n’avait passé que trois tours. A partir du deuxième jeudi il entame un marathon qui l’emmènera en finale, jouant trois jours de suite trois matchs au meilleur des cinq sets. Mais ce n’est pas tout. Egalement inscrit en double avec Peter Fleming, McEnroe enchaîne simple et double sur la même journée pour également arracher une deuxième place en finale. Si bien qu’arrivé au match décisif face à Jimmy Connors, le numéro 1 mondial est largement entamé par son parcours du combattant.

 

Qui plus est, Connors ce jour-là retrouve ses jambes de 20 ans et réalise une prestation de haute volée. Ses coups sont longs et précis. Au point qu’il parvient à engluer McEnroe dans des échanges en fond de court et à le tenir éloigné du filet. McEnroe puise dans ses ressources mais ça ne suffit pas. Au terme du tie-break du quatrième set, remporté par Connors, la messe semble dite. McEnroe est KO debout. Ses déplacements sont lents, ses pas sont lourds. Connors au contraire bondit tel un boxeur plein de punch prêt à en découdre. C’en est trop pour John qui s’incline 6/4 dans la dernière manche.

 

« Je n’étais pas fatigué, mais je n’étais pas non plus frais comme un gardon » dira simplement McEnroe. Pourtant, cette superbe finale 1982 s’est jouée à la combativité et au physique. Et le tenant du titre, qui sera encore intouchable quelques années a Wimbledon, n’avait cette année-là plus les armes pour se battre.

 

1989

« Aujourd’hui, je n’ai vraiment rien à me reprocher » lance un Ivan Lendl désabusé. Et c’est vrai qu’il y a de quoi tomber des nues. Lors de cette demi-finale de Wimbledon 1989 face à Becker, il n’a jamais semblé aussi proche de la victoire.

Apres une première manche perdue de peu, on sent le champion tchèque remonté et tranchant comme jamais. Son heure vient lors du tie-break du second set, quand un lob et un passing le long de la ligne clouent un Becker amorphe. Lendl revient à un set partout mais surtout, psychologiquement, il a pris le dessus. En fait, l’Allemand n’y est plus. Irrité, agacé, en colère contre lui-même, il présente tous les symptômes du joueur qui a laissé passer sa chance. Son entame de troisième set est catastrophique quand Lendl, lui, joue le meilleur tennis de sa vie sur herbe. Pour la première fois sur gazon, Lendl est le meilleur, et nettement. Ca va très vite. Double break d’entrée pour le Tchèque qui s’envole irrésistiblement vers la victoire. Mais c’est la que tout s’arrête. La pluie interrompt la partie à 3/0 Lendl dans le troisième set, service à suivre.

 

Il se passe une heure, probablement un peu plus. Peu de temps en fait, mais cela suffit. Cela suffit pour qu’un autre match commence au retour sur le Centre Court. Cela suffit pour que Becker, revienne sur le court, calme et déterminé, serein et concentré. Lendl sert avec l’espoir de terminer le travail, mais il a en face de lui un adversaire qui a laissé sa vulnérabilité et ses faiblesses aux vestiaires. Le Tchèque parvient à remporter le troisième set, mais la partie a déjà basculé. Dès l’entame du quatrième, il est agressé en retour par un Becker déchaîné. Etonnante transformation psychologique. Si l’on se souvient du joueur qui avait quitté le court sous la pluie une heure plus tôt, c’est le jour et la nuit : Implacable au service, conquérant au filet, mordant en retour, Boris Becker redevient « Boum-Boum ». Et Lendl impuissant constate les dégâts : il cède 6/4 puis 6/3 dans les deux dernières manches d’un match qui semblait à sa portée.

 

« Il y a eut deux matchs » dira Becker en faisant allusion a l’interruption. « Mentalement, ils l’ont remis d’aplomb car quand on a quitté le court, il n’était plus dans le match » ajoutera Lendl. L’histoire retiendra, que deux jours plus tard, Becker deviendra triple vainqueur de Wimbledon, trophée ultime que le champion Tchèque ne parviendra jamais a ajouter à son immense palmarès. Et pourtant, l’histoire ce jour-là a tenu à bien peu de choses.

 

 

2001

« Dieu voulait que je gagne : il m’a donné la pluie », affirme Goran Ivanisevic comme seule explication du miracle dont il est le héros.

Toute l’histoire de la victoire du Croate a Wimbledon en 2001 est un miracle de quinze jours qu’Hollywood n’aurait pas oser inventer tant il est incroyable. Mais le match auquel Ivanisevic fait allusion, c‘est l’invraisemblable demi-finale face à Tim Henman.

 

Au départ, ce n’est qu’un match de tennis. Acharné et spectaculaire. Le joueur Britannique, poussé par tout un pays, remporte le tie-break du second set pour égaliser à une manche partout. A ce moment précis, tout bascule. D’un coup le Croate lâche prise, et Henman s’envole. En à peine 16 minutes il inflige un terrible 6/0 à Ivanisevic. Volée, retour, passing, tout y passe : Henman joue un tennis de rêve lors du match le plus important de sa vie. Dans peut être 15 ou 20 minutes, Tim Henman va mettre fin a 63 ans de malédiction anglaise à Wimbledon. Dans quelques minutes, il va se qualifier pour la finale. Car Ivanisevic a décroché. Chaque nouveau jet de raquette signifie qu’il a jeté l’éponge. Le mental si fragile du Croate a une nouvelle fois cédé. Mais il est sauvé par le gong. Au début du quatrième set, une averse se déclenche sur le Centre Court et le tennis s’arrête. Une averse monumentale qui va durer plus de 24 heures ! En fait, à partir de ce moment, ce n’est plus la pluie qui interrompt la partie, mais bel et bien un peu de tennis qui va entrecouper des ondées incessantes.

 

Le lendemain donc, le match ne reprend que pour 50 minutes. Avant d’être reporté au surlendemain. Ces deux jours et deux nuits d’attente vont radicalement changer la physionomie d’une partie qui semblait pliée. Henman va se désagréger peu à peu, écrasé par la pression et l’attente de tout un peuple. Ivanisevic, au contraire croit en son destin, et va retrouver son âme, sa confiance et son service. Un service qu’il ne perd plus. Entre les gouttes, il remporte le quatrième set au tie-break. Au troisième jour de la rencontre, le match n’est plus qu’une guerre des nerfs, et ce sont ceux du Britannique qui cèdent. Henman, tendu et livide, concède le break décisif dans le huitième jeu du cinquième set.

Au terme de trois journées dramatiques, Ivanisevic revient de nulle part pour arracher la victoire et noyer définitivement les rêves de Tim Henman. 24 heures plus tard, le Croate laissera son empreinte dans l’histoire du tennis en remportant son unique Grand chelem à Wimbledon. L’Angleterre, elle, attend toujours un successeur a Fred Perry.

 

 

 

Plus que nulle part ailleurs, la pluie à Wimbledon faisait partie du jeu, et pouvait aller jusqu’à en inverser le cours. D’autres matchs non moins célèbres peuvent revenir à l’esprit. Le Nadal – Soderling (non, pas celui-là, l’autre..) de 2007 qui a duré cinq jours, les finales 1988, 2004 et 2008… Le toit rétractable est bien sûr un progrès, surtout d’ailleurs pour le public. Pourtant c’est aussi un petit morceau de l’âme de Wimbledon qui disparait.

 

 

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123 Responses to Ce troisième joueur qu’on ne verra plus

  1. Cedric 18 juin 2009 at 4:18

    De toute manière,

    Dans beaucoup de domaines, tout le monde se déclare attaché aux particularismes, aux traditions, … et puis dès que des histoires de gros sous intèreférent, là ça devient « faites sonner la sonnerie aux morts, il faut évoluer, il faut savoir avancer sans se faire piéger par le passé » …

    Wimby aussi rapide qu’aux temps glorieux, je suis persuadé que ça fera moins d’audience, … parce que moins de suspens du fait d’un petit cercle de prétendants hyper spécialisés. Les organisateurs le savent bien.
    C’est peut être contre l’esprit, ça déplait peut être aux puristes,
    cela dit sans leur faire offense. J’aime les garidens du temple.

    Traditions/ rendement. Les solutions des responsables face à cette schizophrénie qui les menace ? On essait de sauver les apparences. Wimby et RG se joueront toujours sur herbe et terre battue, mais leur surface auront les mêmes qualités à peu de chose près que le ciment ou machin turf des autres GC. On nous prend pour des buses. Du moment que l’herbe reste verte et la terre, …poussiéreuse les jours de vent …

    En foot, la league des champions fonctionne sur le même système d’uniformisation où on vous vend quand même la surprise, l’exploit, l’exceptionnel, tout en faisant en sorte de l’éradiquer à mort en coulisse. Tout est fait pour que seuls les gros se rencontrent et les promoteurs du système de dire sans s’étouffer, « grâce à ce système on a tous les ans des matchs rares, … »
    Où quand l’exceptionnel se banalise. Des Barça Chelsea on en a eu 6 en 4 ans …
    …Après, moi je ne suis pas contre des matchs de ce niveau tous les ans. Cette bananlité là n’est pas déplaisante, …
    Tout comme le fait que Wimby se jous sous toit couvert avec une surface qui en une semaine ressemble au terrain vague d’une ZUP.
    Ce que je pointe c’est la schyzophrénie forcée des organisateurs qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes
    mais sont bien obligés au fond de supprimer tout ce qui va à l’encontre du rendement.
    Pour les spécificités impossibles à supprimer, comme le gazon « ça c’est c’est tout Wimby », la stratégie sera de les vider de leur substance pour n’en garder que la coquille vide, …

    Ca me fait penser aux programmes télé intéressants diffusés à partir de 23h 50, aux journaux satyriques sans caricature, au fromage qu’aime une partie de l’Amérique, AUX PUBS POUR LES WII (Argh !)à la bière sans alcool, au projet de foot sans tacle dont on parle de plus en plus, au saucisson sans gras,
    C’est anecdotique, et puis c’est que de la bagnole, mais j’aime bien cet exemple aussi :

    Les Alfa Romeo 6 cylindres avec des moteurs General Motors !! Aaaaargh, mon dieu faîtes que cela n’arrive jamais !! Bon bé en fait c’est le cas depuis 2 ou 3 ans. Et oui ! C’est le seul truc de bien qu’avait les Alfa, ça rachetait tout les défauts. Mais bon, les impératifs d’économie d’échelle sont passés par là, tel Attila dans une boutique Lalique. Le gogo qui aujourd’hui achète son alfa 6 en ligne est toujours ravi ! Parce que GM a collé sur ses moteurs poussifs la sonorité du fabuleux 6 Alfa….. Vous me direz que les 6 en ligne Alfa ça n’était pas qu’un son caverneux qui vous faisait frissonner l’échine, …qu’importe ! Le ravi de la crèche qui sort de sa concession, avec son alfa, il fait vroum vroum et ça y est il se croit alfiste !!

    Moi je dis que si on a pu sans vergogne oter ce qui faisait l’âme, le coeur d’une bagnole aussi emblématique que les Alfa, sans craindre d’offusquer les puristes et de perdre par là des parts de marché, et dieu sait qu’en terme de bagnole les puristes sont nombreux, alors je m’attends à tout.
    Chasser un public, vous en appelerez un autre. Virez le gazon de Wimby, et vous découvrirez avec horreur tout un public qui n’attendait que ça, et profitera de l’aubaine pour achever sa révolution que nous ignorions totalement, bercés gentiment par nos douces certitudes, …

    Les gens veulent surtout qu’on continue à leur raconter des histoires.

    Des puristes comme Antoine, il y en a trop peu. Alors même si perso je n’aimais pas vraiment le jeu ultra rapide du temps glorieux, et que pour moi la pluie, ben c’est juste casse couille, …et ça devient une légende …bien après. Et que pour moi les légendes sont bien précaires car surtout le reflet de l’égoïsme du futur vis à vis du passé, rappelons que le Dakar trouve l’essentiel de sa légende dans ses morts, d’où mon peu de goût pour ce folklore passéiste. J’irai quand même signé une pétition qui demanderait le rétablissement de Wimby aux conditions des années 1980.
    Parce que réformer, édulcorer, c’est quand même et surtout quelque part, condamner et tuer.

    Tiens, il est 16h15 c’est l’heure de ma tartine Roquefort

    • Guillaume 18 juin 2009 at 4:29

      Rien à ajouter, on applaudit.

      Perso, en tant que fan du Barça, ça me gonfle de savoir que rdv est pris avec Chelsea d’une année sur l’autre. C’en est au point où je préfererais que les Catalans jouent la Coupe de l’UEFA, histoire de voir des affiches différentes.

      Ah si, quand tu parles de « journaux satyriques », rassures-moi : ils sont bien interdits aux moins de 18 ans ? :)

      • Cedric 19 juin 2009 at 9:20

        On se les passe sous le manteau, …
        J’envie ceux qui ont connu Hara Kiri à sa grande époque (pas mon cas)

    • karim 18 juin 2009 at 8:27

      J’imprime ton com et je l’encadre au-dessus de mon lit, en passant au stabilo la partie sur le 6 cylindres Alfa. Le seul 6 cylindres atmosphérique goûtu qu’il reste est le 6 en ligne BMW. Tout le reste a vendu son âme. Le flat 6 Porsche est trop exclusif pour que je le considère, je parle de moteurs de grande diffusion.

      • Cedric 19 juin 2009 at 8:58

        Oui, les 6 en ligne Béhème sont exceptionnels.
        un bon plan : une 130 i de 2005/2006, ça se touche
        à des prix raisonnables, moins cher qu’un petit
        monospace des familles et question plaisir, …. voilà quoi

  2. MarieJo 18 juin 2009 at 4:21

    bon, j’arrive après la bataille, mais j’ai eu raremnt l’occasion de voir wimb hormis ces 2 denières années, à cause de qui vous savez ;)

    ma seule vraie wimby expérience : c’était un été en angleterre ou je regarde la finale de 88 sur la bbc… le rêve quand on a l’habitude des quiches de « francetvcon »…

    moi ce que je regrette avec cette histoire de toit, c’est qu’un minorité de joueurs pourra en tire un avantage, et encore, la mise en route du toit nécessite quand même une interruption de 20 à 30 minutes, donc ce sera un temps très court soit pour reprendre ses esprits soit pour resté bien concentré.

    j’ai l’impression que la génération de serveurs volleyeurs sans parler des tous meilleurs n’a simplement pas eu de relève du même niveau : qui pour rafter et henman et goran ? karlovic, llodra stepanek et lopez ? est-ce vraiment un style de jeu qui est vraiment encore si pratiqué et dont les juniors en devenir ont envie ? je pense que le jeu du fond du court qu’agassi puis fed et d’autres ont porté à un des meilleurs niveaux d’exécution, a fait plus pour la disparition des voleyeurs que le ralentissement même perceptible du gazon…
    les joueurs ont choisi la filière longue pour pouvoir être performants aussi bien sur dur, terre ou gazon de nos jours. C’est un choix tactique et pragmatique, plus que forcé par un type de surface.

  3. Cedric 18 juin 2009 at 4:22

    les toits couverts, parfaitement ça existe !
    ;>)

  4. Cedric 18 juin 2009 at 4:35

    Quand je voyais Henman, j’avais l’impresssion qu’il avait perdu un pari à l’aube de sa carrière pro. Et que le gage était d’être volleyeur.
    Ce systématisme genre « je meurs avec mes idées » était étrange, touchant/ affligeant, honorable/ vain, …
    Roddick m’a rappelé ça dans sa volonté inébranlable de jouer à la vollée pour battre Federer, …
    Il me faisait penser au fils héroïque qui s’entrainait à monter et démonter son fusil mitrailleur dans « Mars Attack ». Celui qui prend tellement au sérieux son devoir, sa mission, qu’il nage bien au delà du grotesque.

    Rafter, Edberg c’était autre chose, …. la classe, le supplément d’âme. L’idée que oui ce jeu d’équlibriste peut être une fin en soi.

    Je crois que tu as raison Marie Jo, effectivment, l’exemple de Rafter qui n’est pas si vieux permet d’atténuer l’argument que seul le ralentissement des surfaces à causé la perte de ce genre de joueur. Un mec à l’envergure d’un Del Potro ou d’un Rafter, avec une super coordination et une bonne souplesse pourrait redonner vie à la filière, …
    enfin, ça fait peu de candidats ! alors que pour le jeu de fond de court …

    • karim 18 juin 2009 at 8:29

      Roddick est certainenemet le volleyeur le plus laid ayant disputé un dernier carré à Wim depuis longtemps. Au filet il est juste désastreux quand il monte derrière autre chose qu’une bombe à 225km/h et qu’il faut poser une volée facile. Zéro pointé. Mais quelle abnégation.

  5. Antoine 18 juin 2009 at 9:12

    C’est bien simple, Roddick n’a jamais su jouer au tennis..C’est un tâcheron qui sait servir, avec un mouvement particulièrement laid de surcroît et c’est tout…

    En revanche, côté Nadal, les nouvelles ne sont pas bonnes; c’est le moins que l’on puisse dire: il vient de prendre 3 et 4 contre Hewitt et n’est pas capable de se baisser sur ses jambes en dépit des demandes de tonton Toni..Ceci confirme ce que je pense de sa forme depuis qu’il a annoncé avoir été obligé de retourner à Barcelone au cours de sa préparation à Wimbledon: c’est un problème très sérieux que d’avoir deux tendinites aux genoux, avec l’un plus importante que l’autre évidemment, plus un oedème osseux..Demain, en principe il doit jouer contre Wavrinka. On verra mais le résultat sera sans doute le même: Nadal n’est pas capable de jouer au tennis en ce moment et va donc déclarer forfait pour Wimbledon..S’il joue malgré tout, en dépit de ses déclarations antérieures, il prendra une taule en première semaine…

    Le tenant du titre et numéro un mondial ne compte plus pour ce Wimbledon…C’est très regrettable mais c’est comme celà…

  6. Franck-V 18 juin 2009 at 9:30

    Je lui souhaite soit d’être rétabli à temps…soit de déclarer forfait avant le tirage au sort, car ça risque de déséquilibrer le tableau si il venait à se retirer après coup.

    En même temps, ce n’est qu’une exhib, celle d’avant RG n’était pas plus convaincante contre un client moins galonné que Hewitt, ça lui a quand même permis d’atteindre les 1/8.

    Pas sûr qu’il avait envie de se déchirer sur le coup , il est en recherche de sensation sur gazon.

    Ouettande scie.

    • Antoine 18 juin 2009 at 10:20

      Il y a peu de chances que cela arrive: le tirage au sort a lieu demain matin à 10h locales…

  7. Franck-V 18 juin 2009 at 10:38

    Je ne comprends pas la stratégie du clan Nadal, si il est vraiment diminué, autant se donner le temps de faire le break, et de préparer au mieux la saison sur dur, au moins que pour une fois, il soit à son top pour l’US Open, tout ne s’arrête pas à Wimbledon, y’a une 2° partie de saison quand même. 1 GC, 4 MS, la Masters CUp, la CD, tain!

    En tout cas, si ça se confirme, sale temps pour les tenants du titre en GC, cette année, après Djokovic et son insolation à l’AO, Nadal et …ses genoux donc … à RG et à Wimbledon.. à l’US , ça sera quoi? Fed et le choix délicat de la maternité?

    Tout cela ne me semble pas très sérieux, ira t’y, ira t’y pas…

    J’espère que ce n’est quand même pas lié à l’appréciation de la difficulté éventuelle du tableau..

    Je suis navré d’avoir un doute mais le tonton Toni, à force de hurler au loup à tout bout de champ depuis 4 ans..je suis moins pressé de rentrer les moutons, là..

  8. karim 18 juin 2009 at 10:57

    Antoine tu es Wimbledon ce que Colin est à la CD, de vrais passionnés de ces épreuves particulières.

    Nadal s’il ne joue pas ce sera dommage. Mais en même temps voir son fantôme se faire battre en quatre sets par Sepi ou Mahut ce serait triste. Et Fed qui ferait le doublé? Ce serait le retournement de situation le plus spectaculaire de l’ère open ça ou quoi? Un type à la rue et un invincible, et en deux mois on aurait un gars qui pète le record de Sampras et un autre dont la saison est terminée côté finales? Je vais vite en besogne mais franchement c’est un truc de ouf. Si Fed gagne W il jettera toutes ses forces pour faire un quatrième petit chelem et zou, il va se barrer pouponner et annoncera sa retraite en milieu d’année 2010 quand on s’interrogera trop fort de son absence prolongée.

    • Franck-V 18 juin 2009 at 11:05

      Selon ton scénario, Karim, on pourrait vraiment dire dans ce cas que ses larmes de l’AO étaient..anticipées à juste titre.. T’imagines?

      Non, rien que pour ça, je préfère un simple doublé RG-W pour la route, ça suffira ;-)

      Un petit chelem de plus ou de moins, bah, on trouverait encore le moyen de relativiser avec lui, bof, il en a déjà fait 3, quoi d’autre?

  9. benja 19 juin 2009 at 7:38

    Karim, tu vois quelqu’un d’autre que Fed gagner Wimbledon??

    S’il ne gagne pas ce sera la plus grande surprise de l’ère open.

    Cites moi un nom pour le battre? Haas? Nole? Murray? Santoro? Clément? Schuettler? allons, allons, sans blessure, c’est du tout cuit.

    • Kristian 19 juin 2009 at 7:59

      Ben.. n’importe quel joueur du top 25 qui ferait une « Soderling »..

      • Pierre 19 juin 2009 at 8:36

        Absolument, 2009 est l’année des surprises…aucune raison que ce soit différent pour Wimbledon. Je ne serai rassuré sur ce point que quand Federer soulèvera la coupe, ce qui est loin d’être fait.

  10. Pierre 19 juin 2009 at 9:06

    Autant pour moi : le lien que j’ai laissé plus haut pour regarder tranquillou la baballe sur herbe est…payant (30 dollars pour 6 courts durant tout le tournoi).

    • Kristian 19 juin 2009 at 9:30

      Je recommande bet365.com pour regarder Wimbledon. 6 courts egalement. Inscription gratuite necessaire mais c’est tout.

      • Kristian 19 juin 2009 at 9:34

        Euh.. par contre pas disponible pour les malheureux bases en France.. desole..

        • Pierre 19 juin 2009 at 9:45

          C’est ce qu’on appelle une fausse joie, non ? Je suis vert…

    • Ulysse 19 juin 2009 at 5:20

      La BBC est visible sur internet en UK. Je ne sais pas pour la France mais y q pas d’raison…

  11. Guillaume 19 juin 2009 at 9:14

    http://www.youtube.com/watch?v=o2b8mXXvwQs

    Qui a dit que Roddick était une buse ? A l’été 2003, il était proprement monstrueux.

    Regardez vers 3min15, y’a notamment un point que n’aurait pas renié Fabrice Santoro

    • Pierre 19 juin 2009 at 9:29

      Bien vu, en effet, Andy n’est pas qu’un bourrin ! (faut dire aussi que sur cette video on ne montre que les points gagnés par lui !). Sinon, même si son tennis est limité et pas folichon, je trouve le gars plutôt sympathique : il a fini par rire de l’ultra-domination de Fed sans pour autant lâcher le morceau. Rappelez-vous, après une défaite en finale de Wimbledon ce qu’il avait dit en s’adressant au public, quelque chose comme « Bon, j’ai compris, si je veux le battre, il va falloir que je le boxe ». Pas mauvais joueur le Roddick.

      • Guillaume 19 juin 2009 at 9:43

        Cette citation-là c’est à l’issue de Wimby 2005.

        En 2004, passé si près de la victoire, il avait lâché : « j’ai fermé la porte et il est passé par la fenêtre »

        Sans oublier, après la déculottée de l’OZ 2007, sa réponse à un journaliste qui lui demande comment il se sent : « Ca ira mieux ce soir, après quelques bières ».

        • Pierre 19 juin 2009 at 9:49

          Rien à voir avec Andy, mais j’aime vraiment ton avatar ; Paul Simonon fracasse sa basse, force, explosion, talent…Tout ce que j’aime.

          • Guillaume 19 juin 2009 at 10:08

            The Clash : what else ?

            • Franck-V 19 juin 2009 at 10:51

              Wimbledon calling justement

  12. karim 19 juin 2009 at 9:47

    @ Benja: méfiance Namurois impétueux. Nadal, ça ne te rappelle rien? Avant la saisons sur TB et même jusque Madrid, il était annocé déjà vainqueur, moi je n’imaginais pas qu’il puisse perdre même un set. On a vu la suite. Fed pour ce WImbledon est largement moins favori que Nadal ne l’était pour RG. Favori certes, mais pas ultra supra. La principale menace pour moi est clairement la murène. Clairement. Et retrouver les deux en finale c’est 55/45 pour Fed. C’est mon avis.

    Roddick? Moi je ne marche pas trop dans l’autodérision qu’il a souvent affichée par rapport aux torchées qu’il a prises de Fed. J’y vois de l’humour certes mais ne vous y trompez pas, il rit super jaune et n’est en aucun cas « bon perdant ». y’en a pas à ce stade. Le seul vrai gentil qui ait arpenté le top 10 récemment c’est James Blake, et ce manque de killer instinct et d’ambition, cette satisfaction simple d’être déjà là, ça explique un peu qu’il n’ait jamais passé un cap.

    Roddick en 2003 a fait un été de feu mais je suis tenté de dire que ce n’était pas son vrai niveau, puisqu’au cours des six années qui ont suivi il n’a plus jamais évolué à ce niveau. En tout cas côté résultats. Quand on analyse leurs tennis respectifs, Fed ne peut pas perdre contre lui. C’est juste pas possible. ça demande une telle conjonction de facteurs que pour A-Rod (nom ridicule par ailleurs) ça relève du miracle.

    J’ai failli commettre un article sur lui à l’époque, un peu vâchard, tant il représente pour moi l’Amérique moyenne dans tout ce que je déteste, et le tennis qui va avec. Le genre de gars qui vous répond qu’il n’a pas eu le temps de voir tous les night clubs d’Athènes quand on lui demande s’il a visité le Parthénon (Shaq O’Neal aux JO). Tout dans son jeu montre que son seul but en évoluant ado a été de taper plus fort que les autres et gagner les concours de service le plus fort. Il n’y a aucune stratégie, aucune finesse. On lui a fait croire qu’on pouvait servir des pains et balancer des droites et arriver sur la lune avec ce seul bagage. Le temps passé à l’entrainement à volleyer, slicer, lifter, amortir a certainement été quasi-nul. Roddick c’est le degré zéro de la créativité tennistique, tout ce qu’il ne faut pas faire. Et j’ajoute que le garçon est faussement sympathique.

    • Pierre 19 juin 2009 at 9:59

      Bordel, en voilà un que tu n’aimes pas du tout ! tout ce que tu dis est juste, mais faut quand même avouer que tu charges bien la barque. C’est vrai que son côté boy next door/pop corn/brutus fait qu’on ne serait jamais potes, mais…il y a 2 jours, je suis tombé sur une de ces pubs où Fed (que j’admire) vante les mérites des montres Rolex. Et ben tu vois, je suis pas sûr non plus que je pourrais être pote avec lui, le côté gentleman plein de fric peut parfois virer à l’ostentatoire et être très pénible.

    • Guillaume 19 juin 2009 at 10:07

      Pas tout à fait d’accord. Pour moi, le portrait que tu dresses correspond au Roddick première partie de carrière. J’ai l’impression que tu me dépeins le Roddick période Brad Gilbert, celui qui avait perdu tout ce que Tarik Benhabilès avait tenté de lui inculquer pour en revenir à des fondamentaux « service – mine coup droit et… deuxième mine coup droit si nécessaire ». Très Ricain, oui, sans doute. Mais je pense que la maturité de l’âge + les défaites marquantes l’ont vraiment fait évoluer.

      Quant à l’évolution de son tennis, elle est la même que celle de Federer : les années passant, l’explosivité s’atténuant, ils ont appris à arrondir les frappes pour gagner en sûreté ce qu’ils perdaient en fulgurance. Une transformation qui réussit clairement plus au Suisse. Mais le coup droit de Roddick dans ses jeunes années, c’était quelque chose.

      Le surnom d’A-Rod est en fait un clin d’oeil à un joueur de base-ball, avec qui il le partage (un dénommé Alex Rodriguez, I think).

      Un vrai gentil ayant arpenté le Top 10 ? Y’a Baghdatis, aussi, qui fut 8e en 2006.

      • karim 19 juin 2009 at 10:12

        Pour l’explosivité, côté coup droit faites un tour sur youtube. Fed en 2004 et 2005 pour moi c’est tout simplement le meilleur coup de fond de court de l’histoire du tennis. ça part de partout, absolument partout. avec de la sécurité, de la confiance et ça ne revient jamais. C’est hallucinant. surtout les finales US open contre Hewitt et Agassi. regardez vous serez sur le cul.

        • Guillaume 19 juin 2009 at 10:18

          Sur. Pas de méprise : je ne suis pas en train de dire que le coup droit de Roddick était meilleur que celui de Fed. Quand même pas. Mais il était malgré tout excellent. L’avoir bombé comme il le fait maintenant est sans doute contre-nature pour lui. Plus que pour Federer, tellement polyvalent.

      • Ulysse 19 juin 2009 at 5:27

        Un vrai gentil ayant arpenté le top 10 ?
        Vous chercheq un mignon tout plein vraiment innoffensif et vous ne citez pas Richie ?
        Bon je sors.

  13. karim 19 juin 2009 at 10:03

    Pierre: je ne me vois pas pote de Fed non plus. En dehors du tennis je pense que j’aurais plus envie de lui retirer le balai qu’il a dans le c… mais je suis là pour le tennis, je veux dire je suis ces gars pour ça. Et de ce point de vue Roddick c’est tellement consternant.

    J’ajoute d’ailleurs que pour moi son coup droit est très très moyen et il n’y a que très peu de positions dans lesquelles il peut partir pour un clean winner.

    Je pense également que si en accélérations et dans l’échange il y a mieux, Fed a clairement l’un des tous meilleurs passings de revers à une main de l’histoire. Si si. On ne le relèe que trop rarement, mais en passings il est absolument énorme de ce côté, meilleur qu’en coup droit. A moins de le déborder très franchement on est presque sûr d’être pris. Il la met là où il veut.

    Pierre c’est quoi ton avatar?

    • Pierre 19 juin 2009 at 10:13

      C’est un boulot à moi : je fais des collages auxquels je joins des histoires courtes. Si ça t’intéresse, tu es bien sûr invité à faire un p’tit tour sur ma galerie :

      http://collage.gallerie.free.fr/galerie/#album=4&photo=89

      Pour le revers de Fed, c’est le coup que je préfère chez lui (quand il n’est pas attiré par les bâches). Je maintiens que ce passing à Wim 2008 est ce que j’ai vu de mieux. C’est en voyant ce genre de coup qu’on a envie de prendre des risques en jouant au tennis. Ca se termine souvent mal !

      • Guillaume 19 juin 2009 at 10:35

        Sympa ta galerie. Et vue autrement qu’en taille moustique, ton Elsa est vraiment très joli(e).

        • Pierre 19 juin 2009 at 10:38

          Merci pour elle !

      • karim 19 juin 2009 at 10:52

        Mes favoris: Karl Marx et un singe dans la ville. C’est fort!! comment tu les réalises? c’est superbe.

        • Pierre 19 juin 2009 at 11:10

          Peinture, papiers, colle, le tout sur des feuilles cartonnées. Merci pour le compliment: je ne suis pas très sûr de moi avec ce truc là, alors ça me fait plaisir, vraiment.

          • Bastien 20 juin 2009 at 6:19

            Oui, bravo pour ces créations Pierre, beaucoup d’humour et un bon feeling.

            Je n’en ai regardé qu’une douzaine, mais je suis d’ores et déjà tombé amoureux de Mr Brisescu.

            • Pierre 20 juin 2009 at 8:02

              Cool !!

  14. Kristian 19 juin 2009 at 10:32

    Le coup droit le + explosif qui eut ete, c’est le coup droit croise de Sampras en bout de course. Je ne sais pas comment il le faisait, mais a chaque fois qu’il le frappait en bout de course ca devenait de la dynamite.
    Et comme c’etait completement naturel, il n’y avait aucune variation sur ce coup. On savait ou la balle allait partir, toujours croisee. Et malgre tout elle faisait a chaque fois un trou dans l’adversaire.

    • karim 19 juin 2009 at 10:48

      ça partait croisé, mais long de ligne aussi ça déchirait assez gravement. Je pense que sur ce coup il était meilleur que tous les autres joueurs parce qu’il profait à fond de deux choses: l’amplitude incroyable de son accompagnement et la souplesse même de son mouvement. en bout de course ce n’est plus une question de muscle. Et il avait un déplacement latéral performant qui lui permettait d’être encore « assis » pour frapper quand les autres étaient déjà « couchés ». Dur à expliquer comme concept.

      • Antoine 19 juin 2009 at 10:58

        ..En d’autres termes, il parvenait à camper sur ses appuis sur deux jambes et donc à utiliser le poids de son corps au lieu de jouer simplement avec le bras, voire le poignet, ce qui arrive quand on n’est que sur un pied…

        • karim 19 juin 2009 at 11:40

          Oui en termes clairs ça donne ce que tu viens de dire!!

  15. karim 19 juin 2009 at 10:49

    pour en finir avec Fed et Rod, si on ne devait retenir qu’un match ce serait celui-ci, qui est vraiment la caricature poussée à l’extrême de leur différence dans l’approche du jeu et de l’arsenal disponible.

    http://www.youtube.com/watch?v=7ikx0Du735Y&feature=related

    • Pierre 19 juin 2009 at 11:08

      monstrueux écart entre les 2 joueurs : Fed est sur un nuage, Roddick ne le surprend jamais … et c’est une exécution.

  16. Antoine 19 juin 2009 at 10:56

    le coup droit de Federer ou le coup droit de Pete ? Ca c’est un débat..J’aurais du mal à trancher.

    Mais un mot sur leur revers respectifs, tous deux décriés, pour la raison que l’on a tendance à les comparer à leurs coup droits; surtout celui de Federer dont on dit depuis des années qu’il est pourri ou presque..cela me fait bien rire..En revers, son unique problème survient lorsqu’il est opposé au coup droit de Nadal parce qu’il n’arrive pas à le prendre assez tôt et doit le jouer au niveau de la tête..Ce n’est pas un crime que d’avoir des problèmes contre le coup droit de Nadal…Une autre critique vient du fait qu’il le joue à une main et que l’on lit désormais que le revers à une main, c’est dépassé, comme si le revers à deux mains ne présentait que des avantages..C’est une thèse absurde: il vaut mieux avoir un revers à deux mains quand on n’est pas capable d’avoir un bon revers à une main mais les meilleurs revers ont presque toujours été le fait de joueurs qui le jouaient à une main. Vous imaginez Kuerten avec un revers à deux mains ? Il n’aurait jamais gagné 3 fois RG….

    En 2006, Federer a notablement amélioré son revers, en particulier le long de la ligne; aujourd’hui, je trouve son revers excellent bien que je ne l’ai pas vu faire beaucoup de revers frappés croisés courts comme il en a fait deux à la fin de la finale de Wim 07..Je pense qu’il y a 95% des joueurs qui seraient très contents d’avoir le revers de Federer…

    • karim 19 juin 2009 at 11:35

      A leur meilleur, le coup droit de Fed est plus complet. Celui de Pete plus dangereux quand le joueur ne tourne pas autour du revers.

      Le revers de Fed est un coup magistral. Quoi qu’on dise.

  17. benoit 19 juin 2009 at 11:18

    Federer a beaucoup de mal à lacher complétement son revers, il le fait (notamment long de ligne) quand il est très en confiance. C’est assez rare d’ailleurs un joueur qui lache tous ses revers à une main (Gasquet est l’exemple qui me vient en tête) car je dirais que la réalisation d’un revers d’attaque est plus difficile qu’avaec un revrs à deux mains. En effet il faut être en parfait équilibre puis se jeter en avant (les bois sont souvent dus au joueur qui part en arrière à l’impact de la frappe). Ce transfert du poids du corps, qui se fait sur la jambe droite pour un droitier est délicat car il n’y a pas la 2ème main qui vous pousse vers l’avant. Tout est dans l’équilibre.

    Par contre le revers à une main vous donne plus d’allonge, nottament lorsque vous êtes débordé, d’où la capacité de Fed à tirer des passings improbables. La capacité de Nadal dans ce domaine est d’autant plus ahurissante mais on connait son incroyable jeu de jambes.

    La grande force de Fed en revers je dirais que c’est surtout son slice : un coupe jambe qui vous casse le rythme d’un échange et neutralise l’adversaire tout en entamant votre physique, on a vu le résultat avec Del Potro !

    Par contre, il n’y a pas que contre Nadal qu’il est gêné en revers. Murray lui pose également beaucoup de problèmes, mais pas à cause du coup droit lifté. Là c’est les variations qui le gênent. L’écossais est un maître en la matière, en effet sa tactique et de varier slice et lift dans la diagonale des revers en attendant la faute où un décalage en coup droit de Fed qui permet alors à murray de le contrer dans l’autre diagonale. L’autre solution est un revers très court croisé qui éporte totalement Fed. Enfin il est aussi capable d’accéler à plat long de ligne, et là on sait tous que le coup droit en bout de course de Fed n’est pas celui de Sampras !

    C’est pourquoi sur dur ce sera jamais une partie de plaisir pour le suisse. Mais j’attend de voir dans quel mesure l’ammortie du Suisse brouillera les cartes.

    • Antoine 19 juin 2009 at 12:02

      Beaucoup de mal à lâcher son revers ? Pas le long de la ligne à RG en tout cas..Il ne le frappe pas à 100% mais à 80% et cela suffit à provoquer une faute sur terre ou sur herbe si l’autre est pris à contrepied ou à faire le point au coup suivant..Le tennis ne consite pas à taper le plus fort possible dans la balle..il n’y a que les « mauvais » joueurs qui frappent comme des mules dès qu’ils sont débordés..Tsonga, Montfils…Pur le reste, je suis d’accord, en particulier vis à vis de Murray…

  18. Guillaume 19 juin 2009 at 11:20

    Le tableau est en train de tomber : Nadal affronte Clément au 1er tour, avant sans doute Hewitt au 2e tour.

    Djoko vs Benneteau

    Safin vs Levine

    Murray vs Kendrick

  19. Guillaume 19 juin 2009 at 11:28

    Fed vs Lu au 1er tour

    Demies théoriques : Nadal vs Murray et Djoko vs Fed

  20. MarieJo 19 juin 2009 at 12:38

    soderling, verdasco et karlovic dans le 1/4 potentiel de fed

    simon/gonzo dans le 1/4 de murray

    roddick pour nadal qui passera par la case ferrer ou stepanek pas très en forme ou bléssés… chardy affronte andyR au premie tour

    haas contre delpo en 1/8 on ne sait où dans le tableau ?

    baggy qui n’a pas encore déclaré forfait? il tombe sur lopez qui l’avait battu il y a un an aprs avoir sauvé 3 balles de match.

    en tous cas c’est très merdique de suivre tout ça sur un twitter proposé par wimb, alors que RG pouvait te faire le tirage avec un tableau en ligne… f… the tradition !

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