Coupe Davis, la finale – tout ce qu’il ne faut pas savoir

By  | 4 décembre 2010 | Filed under: Coupe Davis

« Allons enfants de la patrie-i-ii-euh, le jour de gloire est arrivé ! » Chance ou pas chance, talent ou pas talent voici l’équipe de France au seuil d’un nouvel exploit. Comme tout ce qui est important ou sérieux est dit par ailleurs il ne vous reste plus qu’à subir un peu de désinformation gratuite dont les reporters de Capri news se sont fait une spécialité. Bonne finale à tous !

Nole : "Non, écoute désolé je ne peux pas te laisser un set, j'ai piscine à 21 heures vendredi" Simon :" Oh, c'est pas grave, de toute manière j'ai oublié ma raquette !"

Capri News – Guy Forget au tournoi de Bercy.

Guy Forget, quel bilan tirez-vous du tournoi de Bercy ?
(très énervé) Si vous m’aviez dit qu’on allait retrouver un Français en finale et un autre en demies, je vous aurais ri au nez et d’ailleurs je vous ris au nez. AH AHH HAHHHA HHHAH AHAHHAHAH !!! Pour autant, il faut préparer cette finale de la meilleure manière et ne pas oublier ce qui a bien marché jusqu’ici : le coup de bol systématique ainsi que  la manière et l’attitude aux changements de côté. J’ai trouvé Gaël très au point là-dessus avec ses mimiques de warrior qui n’en veut. J’espère que la magie de la Coupe Davis va opérer aussi parce que si jamais on gagne ce sera le plus beau tour de magie de tous les temps, Harry Potter pourra aller se rhabiller.

Etes-vous plus avancé après Bercy qu’avant ?

Non, je suis toujours garé au même endroit. La seule chose très positive : deux joueurs ont emmagasiné un capital confiance très intéressant, il suffit juste de trouver leurs noms à ces deux joueurs.

Qu’attendez-vous de vos joueurs cette semaine ?
J’attends d’eux une attitude, une Coupe Davis attitude. Ils ont tous bien joué à différents moments de la saison, il faut se tirer vers le haut. Il faut un élan de groupe façon commando Rambo largué loin des lignes amies, pas de pitié, pas de prisonnier, aucun espoir. Ca risque d’être dur avec Arnaud Clément et Richard Gasquet qui seront là et qui en sont restés à «  Bisounours joue au tennis ». Je vais leur passer le DVD de Jaguar force chaque soir, s’ils ne deviennent pas fous de rage après ça je ne sais pas ce qu’il faut faire !

Quelles seront les clés pour battre les Serbes ?

On compte sur nos forces, notre jeu et les options tactiques à mettre en place. (il pouffe ) PFuiii ! Non, j’déconne ! On va suivre la tactique de Gilou : attendre la faute de l’adversaire patiemment en comptant les moutons. On va essayer de faire cela avec beaucoup de discrétion pour ne pas exciter le public de Belgrade.

Comment allez-vous effectuer vos choix ?

Les runes, mon gars, les runes ! Il y a que ça de vrai. Et il faut faire jouer le joueur qui a le plus de chance de remporter un point, et ce à chaque point du match. Je vais pratiquer un turn-over de malade, je te l’dis  Djokovic est le plus fort sur le papier, mais on ne joue pas sur du papier alors on s’en fout ! On est des déglingos, nous !!ALLONS ENFANTS DE LA PATRI-I-I—IEUH ! (ll part en hurlant la Marseillaise tout en déchirant ses vêtements).

L'annonce de la sélection de Gilles Simon a miné le moral de l'équipe serbe.

Capri News – Simon ou Llodra, la peste ou le cholera.

L’option Llodra

Sur ses excellentes dernières prestations en simple en Coupe Davis, sa victoire récente contre Novak Djokovic à Bercy (1-1 dans leurs confrontations) et son jeu atypique de serveur-volleyeur-arroseur, Michaël Llodra présente le profil de la souris de la situation pour accoucher de la montagne serbe. Guy Forget a répété à l’envi son credo : oser. Le Parisien entre parfaitement dans ce cadre : il ose, encore hier il est sorti nu du vestiaire peint en bleu-blanc-rouge en hurlant des insultes envers les joueurs Serbes. Son audace s’accompagne d’une expérience incomparable chez les Bleus en Coupe Davis, ce qui est très paradoxal puisqu’en général des bleus n’ont pas d’expérience et que c’est même pour ça qu’on les appelle des « bleus ». Pourtant il y a deux « mais ». Le premier : la surface. Sur une surface « intermédiaire » face à un relanceur de la qualité du Serbe, son jeu peut se heurter à un mur et on se demande même pourquoi on écrit « peut » au lieu de « va ». Le deuxième : le double. Le capitaine ne cache pas l’importance «cruciale» du point du double. Michaël Llodra est le pilier du double vu que Clément on ne comprend plus pourquoi il y participe si ce n’est parce que c’est le seul qui supporte les bonnes blagues de Mika plus d’un quart d’heure. Jouer un simple d’une telle intensité le vendredi peut l’émousser d’autant plus que s’il perd il déprime et que s’il gagne il va fêter ça toute la nuit en boîte, on commence à connaître l’animal.

L’option Simon

Excellent contreur et marathonien des courts (on ne rit pas SVP !), Gilles Simon présente le profil de l’homme au double effet. Le premier effet étant une brusque somnolence qui atteint le public, le second l’endormissement progressif de l’adversaire qui l’emporte parfois sans même s’en rendre compte. Avec son jeu, il peut user Novak Djokovic et donc amoindrir l’atout majeur des Serbes pour le double. Il peut engager le défi physique face au Serbe et lui proposer une filière longue voire très longue voire très, très longue, voire très, très, très longue voire interminablement longue voire zzzzZZZZZZzzzZZZ Oups, même d’en parler ça endort ! Bref, en cette fin de saison, il monte en puissance, joue de mieux en mieux et la surface lui convient [NDLR : Oh, ça va, on peut déconner de temps en temps dans les articles !) . Son niveau de jeu se rapproche de celui de 2008 où il a souvent accroché Nole. Mais le 42e mondial a semblé un peu souffrir du pied droit lors de ses entraînements, probablement un froissement dû à un réveil en sursaut lors d’un point, en outre il possède une maigre expérience de Coupe Davis avec deux défaites en République Tchèque et il reste sur une défaite (6-3, 6-2) cet automne à Pékin contre Novak Djokovic. A part ça, ça va.

La véritable raison de la non sélection de Tsonga apparaît clairement sur cette photo. Il ne veut jamais partager ses Kinder Bueno.

Capri News en direct de l’équipe de France – Monfils nous parle :

Q = Gaël Monfils, êtes-vous impatient de jouer cette finale ?

R = Moins que vous (sourires). Je suis normal, je ne m’impatiente jamais car il reste du temps. On a le temps d’y penser, je verrais après Noël. Ca Noël c’est stressant, trouver les cadeaux, les huîtres, le champagne, tout ça c’est épuisant. Je ne suis pas encore tendu, je me prépare bien, je fais le maximum, je joue de mieux en mieux en particulier sur la nouvelle console que l’on m’a offerte. Je serai suffisamment tendu jeudi soir et vendredi pour mon match pour ne pas commencer aujourd’hui. On est quel jour au fait ? J’ai du retard dans mon calendrier de l’avent. Noël c’est aujourd’hui ou demain ?

Q = Euh…on compte beaucoup sur vous, est-ce que cela vous pèse ?

R = Non, cela me fait plaisir. Quoi qu’il arrive, moi je compte sur l’équipe (sourires). Même en tournoi individuel, ce qui explique en partie mes résultats en dents de tronçonneuse. Vous savez, tout le monde compte sur quelqu’un. Les journalistes comptent beaucoup sur moi, enfin je crois, mais l’équipe compte beaucoup sur l’équipe, comme peut-être les journalistes. Enfin je ne veux pas dire que les journalistes comptent sur les journalistes ! Quoique. Non, les journalistes comptent sur l’équipe qui compte sur l’équipe. Vous voyez ?! J’espère que vous voyez parce que moi je suis total largué en fait.

Q =Une finale, est-ce vraiment une autre rencontre ?

R = Une finale, c’est toujours un peu différent pour moi, c’est une autre manière de perdre un match. Il y a un peu plus de pression, il y a un peu plus de stress car c’est un gros titre et vu que pour l’instant j’ai gagné que des tournois en carton… Le trophée du tournoi de Metz c’est carrément un suppositoire géant sauf qu’il est vert. C’est moyen pour se la péter devant son armoire à trophées. Remarquez la Coupe Davis dans le genre affreux c’est pas mal non plus.

Quand on lui demande quel joueur Guy Forget craint le plus pour la finale Guy Forget répond avec les mains.

Capri News  – SIMON NUMERO DEUX

Gilles Simon sera le deuxième joueur de simple pour l’équipe de France vendredi face à la Serbie, il n’y a guère qu’en choisissant Gicquel que la France aurait pu avoir plus peur. Pour épauler le numéro un français Gaël Monfils, le capitaine Guy Forget a préféré le 42e joueur mondial à Michaeë Llodra. Ce dernier semble tellement en forme et a tellement de bons résultats récemment (dont contre Novak Djokovic) que ça doit forcément cacher quelque chose de louche, enfin c’est ce que doit penser Guy Forget.

Selon nos informations, le capitaine de l’équipe de France a annoncé sa décision dès mardi aux deux joueurs. Il s’était saoulé avant d’annoncer la nouvelle à Gilles et il l’a crié à Llodra en courant devant sa chambre histoire d’éviter des jets de projectiles ainsi que la réaction de son joueur. Mais au lieu d’un débordement de jurons et de cris il semble plutôt que Micka se soit prostré dans une armoire de sa chambre, nu à son habitude.

«Je pense que tous les joueurs préfèrent savoir assez tôt, explique Thierry Tulasne. Gilles était demandeur. C’est le message que j’ai fait passer à Guy (Forget). Bien entendu je ne lui ai jamais demandé de sélectionner Gilles et je ne m’y attendais pas du tout, je ne comprends pas ce qui s’est passé. Le fait que Guy n’est pas quitté le bar de l’hôtel depuis trois jours y est peut-être pour quelque chose. Maintenant on va se préparer mentalement et tactiquement, et surtout visualiser la défai…euh le match.»

Trois critères sont entrés en compte dans la réflexion de Forget : la vitesse du service du barman, la préparation du double gin-tonic avec olives farcies aux poivrons et la répartition des glaçons dans son verre. « Comme l’a chanté Gainsbourg, hips, le dieu des ivrognes guide mes pas ! » nous a-t-il déclaré avant de s’effondrer en rotant sur la moquette du salon accueillant la conférence de presse.

Guy Forget se rend compte brutalement qu'il a sélectionné Gilles Simon. "Ca, c'est vraiment flou" se dit-il.

Capri News – Gaël Monfils à quelques heures de la finale.

« C’est dingue comment il pèse lourd là le maillot de l’équipe de France, il faut dire que ça fait tellement longtemps que je porte des maillots sans manches ! Les manches ça me gêne au niveau des biceps de mon bras. Je fais quand même 65 de tours de bras, si j’t’assure quand je le bande. Regarde. (Il plie le bras, son biceps gonfle au point de faire éclater la manche du maillot). Oh, zut encore un de fichu ! Je vais encore me faire m’engueuler par le boss. Jouer la finale c’est délicat mais sympa, j’ai hâte de voir comment je vais répondre à l’événement. Je me pose beaucoup des questions. Je ne suis sûr de rien surtout à propos de tout, c’est marrant mais je suis content, ça sera le premier grand moment de ma carrière depuis…depuis…depuis le début en fait. Honnêtement vous ne nous avez pas rendu la tâche facile [à l'attention des médias]. Tout le monde a mis la pression sur Guy (Forget) et il est tendu, on est tous tendus, on est tous prêts à envoyer des baffes dans la tronche à tout ce qui remue. Paf ! (Il nous envoie une claque bien sentie) Ah, t’as bougé, dis pas le contraire !

Moi j’ai plus de pression mais je me prépare pour ça et on joue au tennis pour ça, pour ressentir de la pression. Un peu comme des balles. Ouais je sais qu’il y a des balles de tennis sans pression mais arrête de m’embrouiller ou alors (il lève sa main)… Bon, t’as compris, t’as pas bougé. C’est bien, t’apprends vite. Sinon je suis en panique mais ça me fait kiffer, j’adore dire cette phrase parce qu’il parait que c’est une contrepèterie. (Il rit dans sa barbe puis redevient très sérieux) Ca va très bien et très mal aussi. Je suis très bien préparé mais je sais aussi que ça va être très dur mentalement, enfin c’est que le coach m’a dit. J’espère que je n’aurai pas envie de trop bien faire mais le coach m’a rassuré là-dessus, il m’a dit « Ne cherche pas à jouer aussi bien que tu peux mais aussi bien que tu dois ! » C’est un conseil auquel je ne comprends rien mais ça m’a rassuré quand même parce que Guy me l’a dit avec un bon sourire avant de prendre une boîte de Tranxène.

Je ne dors pas énormément en dehors des jours ouvrés, je pense au match, un truc incroyable, qui ne m’arrive jamais vu que ça sert à rien, j’improvise toujours totalement, tout au feeling, à la manière « artiste » quoi. J’essaie de réfléchir tactique, on sait très bien que je ne le fais jamais non plus mais justement j’ai des idées originales. Par exemple j’ai pensé que si je jouais mon revers en tenant ma raquette de la main gauche je ferais en coup droit en fait. Ca surprendrait l’adversaire. Je me suis dis aussi que si je mettais mes balles dans le court ça embêterait bien mes adversaires. Je vais essayer ça. Ce sera à moi de me faire plaisir et d’être plus fort que ça (il désigne Gilles Simon, avachi sur un canapé du salon). »

Gilou à l'entraînement. Le pictogramme derrière lui semble nettement plus vif (et il tient mieux sa raquette).

Capri News – Forget s’explique

Q = Guy Forget, pourquoi avez-vous préféré Gilles Simon à Michaël Llodra ?

R (visiblement éméché) = Je ne l’ai pas préféré, je ne pouvais faire autrement. Burp ! J’ai envie d’envoyer un Mika Llodra frais et dispos sur le double de samedi, tant pis je fais l’impasse sur les doubles de vendredi et dimanche, c’est pas grave. J’ai envie de me laisser aussi la possibilité d’un deuxième choix sur le simple de dimanche par rapport à celui du samedi. Je veux que chacun puisse entrer sur le terrain en étant à 100% de ses moyens. Je sais que Gilles sera à 100% demain (vendredi) et que Mika sera à 100% samedi. Et pour dimanche, j’aurai deux options. Soit je fais jouer Mika en simple doublé, soit je fais jouer Gilles en double à un joueur ou carrément Gilles, Micka et Richie en triplette. Pour battre Michel Leeb…euh… Novak Djokovic, il faut faire le match parfait. Contre lui, tu peux pas test. Si tu gagnes, ce sera long, pénible et usant physiquement, ça me fatigue à l’avance, tu sais. Il reste de la vodka orange ? Il faudra avoir un esprit offensif relativement marqué, le problème c’est qu’on a bien un offensif mais un esprit alors là c’est le désert de Gobi. Par exemple Gaël confond la tour Eiffel avec la fusée Ariane. Le pire c’est que la tour a largement plus de chance de décoller que lui !

Je suis vraiment content de pouvoir aligner notre équipe de double qui est très forte avec deux garçons très solidaires, gonflés à bloc et frais à part Micka qui a mal au pied et Arnaud qui…qui…enfin c’est Arnaud quoi, vous voyez ? Le type qui s’habille le plus mal depuis la Préhistoire et qui recherche désespérément à se déguiser en mouche. Je me demande s’il ne cherche pas à se reconvertir chez Michou.

Q = Le manque de référence de Gilles Simon en Coupe Davis peut-il être un motif d’inquiétude ?

R = Mais il en a des références ! Bon il a perdu ses matchs un peu comme une mer…comme il faut quoi. Néanmoins ce sont des références. Et puis quand on joue contre Djokovic, Nadal ou Federer chez lui, on sait que l’adversaire est archi-favori. Il faut donc se dire : « je suis outsider, je vais prendre des risques et essayer de jouer à mon meilleur niveau ». Ensuite, ça casse ou ça casse. Hein ? Non j’ai vraiment dit « ça casse ou ça casse », je ne suis pas ivre au point de me tromper. C’est un match très particulier et on demande à Gilles de ne surtout pas gérer et d’oublier le passé. Je lui ai dit « T’es ridicule, t’es ridicule ! Et alors ? Assume, qu’est-ce t’en as à battre. C’est qu’un mauvais moment à passer. Si ça rigole en 1 heure c’est plié alors calmos ! » S’il devait s’incliner, on dira que la logique a été respectée. Cela nous donne un petit effet de surprise et me laisse penser que Gilles pourra se libérer sur ce match. Pour Gilles ou Mika, les données du problème reste les mêmes. Face à 20.000 supporters derrière l’équipe serbe, il faut faire le match de rêve. Et franchement ça sert à quoi de chercher à gagner sinon à se faire écharper ?

Q = Qu’allez-vous dire à vos joueurs avant les matches ?

R = Comme d’hab’ « Chacun sa m….. et on se retrouve au tas de sable ». Et puis Julien Benneteau m’a envoyé un petit texto hier (mercredi) en me demandant de leur dire qu’ils ont de la chance d’être là, je sais pas trop bien ce qu’il entend par là mais bon il écrit aussi bien ses textos qu’il joue au tennis alors….Moi je dis que tout de même il a pas tout à fait tort le Julien. Hein ? Non, enfin si, enfin non, je veux dire qu’il a tort de continuer à jouer au tennis mais ses textos bien que mystérieux ne sont pas tout à fait stupides. Les gars pourraient être blessés. Aujourd’hui, ils courent, ils sautent, me demandez pas qui ça ne me regarde pas. Ce match on y va avec aucune arrière-pensée, aucune pensée tout court même et en disant : « Je vais dans le mur mais ce mur est bien beau ».

Voilà. Tout ce qui était parfaitement inutile pour suivre la finale vous a été prodigué. Maintenant il ne reste plus qu’à souhaiter voir de beaux matchs, du beau jeu, du panache et du suspens. Que la meilleure équipe dont le drapeau contient du bleu, du blanc et du rouge gagne !

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Capri est indéfini.

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25 Responses to Coupe Davis, la finale – tout ce qu’il ne faut pas savoir

  1. Serge 4 décembre 2010 at 8 h 46 min

    MDR!

  2. Guillaume 4 décembre 2010 at 10 h 17 min

    La première interview de Forget est une tuerie : « et surtout ne pas oublier ce qui a bien marché jusqu’ici : le coup de bol systématique ».

    J’ai un gros faible aussi pour la Coupe Davis attitude. J’imagine déjà la chorégraphie débridée Lorie/Forget/Monfils/Gachassin/Raffarin qui aurait sa place au sommet des charts et sur le canapé rouge de Drucker.

  3. Jean 4 décembre 2010 at 11 h 19 min

    Excellent Capri, la photo 2 m’a fait exploser de rire (trop lol, et tout). Faut dire qu’il y avait de la matière, moi, rien que ces deux mots me font marrer (quant ils sont ensembles et surtout en finale de CD) : Gilles Simon. La barre de rire ! Jamais un match gagné en CD et même Paulo Mathieu est mieux classé à la Colin’s International 2010 Race ! Il devait fatiguer Nole et lui a pris neuf jeux, je cite un quotidien du sport du web : « En sauvant trois balles de match, le Français a eu le mérite d’avoir montré que Djoko n’était pas si serein qu’il ne le laissait paraître. » Whaou, tout ça ? Bon, gageons que Forget a effectivement tenté de provoquer un excès de confiance chez les Serbes.

    Autant reprendre Henri Leconte, quoi. Qui pouvait jouer trois matchs dans le week-end avec son physique de bouliste, mais il est vrai que le tennis à l’époque, cela n’était pas fatiguant.

  4. Sylvie 4 décembre 2010 at 11 h 33 min

    Mis bout à bout, c’est grandiose. On en redemande, merci.

  5. fieldog 4 décembre 2010 at 12 h 10 min

    Ah Capri tu t’es décidé à nous compiler tes récents moments de bravoure. Et je t’en remercie! C’est du rire en barre tout ça :)
    Le commentaire accompagnant la 2nde photo est juste énorme.
    J’ai cliqué sur le lien de Jaguar Force, ptrdr de mdr. C’est encore pire que les pires moments de Ken le survivant (je parle bien sûr de la VF)… C’est dire!

    Sinon tout le monde se demandait si Chewvie avait une sœur… Apparemment oui : http://www.youtube.com/watch?v=Z1eFdUSnaQM&feature=fvw
    Finalement il s’en est pas mal tiré le poilu!

  6. Serge 4 décembre 2010 at 12 h 13 min

    Moi c est d’imagines Guy Forget bourres que j ai trouves exellent!

  7. Antoine 4 décembre 2010 at 14 h 05 min

    Notrefils est plus vrai que nature et les autres ne sont pas mal non plus ! Super marrant !

  8. Christian 4 décembre 2010 at 17 h 09 min

    Ce n’est pas aujourd’hui que je m’en rends compte, mais il a un vrai talent comique, ce Capri ! C’est excellent, tout ça…

    Coup de chapeau particulier à la troisième photo, où tu ne tombes pas dans le côté obscur de la force: le graveleux était tentant, et tu ne l’as pas tenté.

    Bravo !

  9. karim 4 décembre 2010 at 19 h 06 min

    J’avoue, j’ai toujours la flemme de lire les interviews, mais les photos sont toujours EXCEPTIONNELLES, tu me tues à chaque fois!!! La numéro 2 c’est juste… trop trop fort Capri. Il y a du génie en toi (je sais on a dit ça de Gasquet et ça a galvaudé l’expression mais bon).

  10. Christian 4 décembre 2010 at 22 h 33 min

    @ Capri

    Tes légendes hilarantes sous les photos me font penser à ce qu’avait fait Desproges dans son Dictionnaire superflu… avec le tableau de Picasso, Guernica. Plus de cinquante fois la même toile avec une legende différente, à chaque nouvelle page.

    C’est une inspiration ? Si tel n’est pas le cas, procure-toi le bouquin, je pense que tu serais preneur !

    • Capri 5 décembre 2010 at 10 h 56 min

      Merci Christian. J’eus possédé cet opuscule de Desproges à la fois inégale, fulgurant et indispensable (l’opuscule pas Desproges, quoique). Je me rappelle que les légendes qui me faisaient le plus rire étaient les plus décalées par rapport à l’image.

      En fait dans le dictionnaire c’était un tableau avec notamment un curé qui était détourné, j’en ai retrouvé certains : http://www.mozinor.com/anthologie_du_detournement_10.htm

      Guernica était détourné dans l’almanach que j’eus aussi entre les mains.

      • Capri 5 décembre 2010 at 10 h 58 min

        Sur Guernica la légende qui me fait le plus rire : « la mort de Claude françois (reconstitution) »

      • Christian 5 décembre 2010 at 19 h 07 min

        En tout cas, c’est du même niveau. Et sous ma plume, c’est un putain de compliment, vu que je ne mets rien au-dessus du divin Pierre !

  11. Pierre 4 décembre 2010 at 22 h 41 min

    Monfils: « On est quel jour au fait ? J’ai du retard dans mon calendrier de l’avent. Noël c’est aujourd’hui ou demain ? » Alors ça, ça tue !! Bravo, Sieur Capri, tu m’as bien fait poiler.

  12. Djita 4 décembre 2010 at 22 h 41 min

    Les deux dernières photos ainsi que leurs légendes sont trop tops!
    J’ai bien ri.

  13. Capri 5 décembre 2010 at 10 h 37 min

    Merci à tous. Quelques réactions (absolument pas trafiquées, j’ai juste ajouté un titre)en vrac :

    TEMPETE SOUS UN BANDANA – Clement : « Je disais à Jo : « quand on se sent bien, même si on ne joue pas bien au début, on peut se dire qu’on va se mettre à bien jouer car cela fait des jours et des jours qu’on joue bien ».

    PRIAPISME CHRONIQUE – Llodra : « C’était dur tout au long de la partie »

    CONCOURS DE GRIMACES ? – Forget à propos du match Monfils-Nole : « Je suis sûr qu’il va montrer un visage incroyable et qu’on va assister à un grand match avec deux joueurs qui vont tout donner sans retenue »

    GROSSES FICELLES = Titres de l’Equipe depuis vendredi : « Simon tient la corde », « Troicki tient la corde », « Llodra tient la corde ». Au moins on est certain qu’elle ne va pas tomber !

    ANALYSE PERTINENTE – Zimonjic :  » Je pense que le changement est intervenu quand ils ont exploité des opportunités au début du 3e set. »

    COUP DE BOL SYSTEMATIQUE – Obradovic : « Mes joueurs n’ont pas eu beaucoup de chance, contrairement à la France. » (la preuve que le capitaine serbe lit 15lovetennis ?)

    LE FAIR PLAY EST UN CONCEPT OBSOLETE – Monfils : « Ils essayaient de déconcentrer l’adversaire, mais qui n’essaie pas parfois ? » (plein de gens, on l’espère !)

    LA RESURRECTION DE BRUCE LEE – l’Equipe à propos de Monfils : « Il crie, réalise une acrobatie sur le point suivant. Il assomme son adversaire avec un retour réflexe sur le corps et aligne quatre points »

    VOILA CE QUI ARRIVE QUAND ON NE TIENT PAS BIEN SON SAVON SOUS LA DOUCHE – Simon à propos de Djokovic : « : Il me retournait systématiquement, j’étais toujours un peu entre deux eaux »

    IDEE D&CO – Llodra :  » Ce que je veux, c’est avoir le Saladier d’Argent dans mon salon »

    QUESTION POUR UN CHAMPION ? – L’Equipe à propos du premier match de ce dimanche : « Gaël Monfils pourrait répondre à la question dès le premier match »

    • Colin 5 décembre 2010 at 11 h 59 min

      MDR !
      Rien que d’imaginer Simon, Troicki et Llodra tenir la corde à tour de rôle pour ne pas qu’elle tombe…

  14. isabelle 5 décembre 2010 at 13 h 26 min

    merci capri! mdr le savon sous la douche…
    bon aujourd’hui on a tous les ingredients: un djoko deja a fond et notre fils qui fait des acrobaties, tout va bien pas de surprise pour l instant…

  15. isabelle 5 décembre 2010 at 13 h 51 min

    avec toutes les fois ou il chute monfils, il a encore de la peau sur les genoux???

  16. Lionel 5 décembre 2010 at 14 h 30 min

    Je sais pas si mon commentaire a du sens, mais Monfils devant Djokovic, c’est comme Federer devant Nadal, il déjoue. Bref, un match de merde. Entre la Monf et vivement Dimanche, mon coeur balance. Si Franck pouvait nous faire un historique des matchs décisifs les plus pourris de la finale de la Coupe Davis, je pense Tipsarevic VS Simon serait bien classé.

  17. Babolat 5 décembre 2010 at 15 h 37 min

    « Les runes, mon gars, les runes ! Il y a que ça de vrai »

    J’ai explosé de rire et n’ai pas pu m’arrêter pendant 10mn de me marrer tout seul comme un con. ‘Tain… t’es complétement taré Capri. J’adore. :0

  18. Capri 6 décembre 2010 at 17 h 56 min

    Gaël Monfils, défait par Novak Djokovic : « Novak a été vraiment solide. Qu’est-ce qu’il retourne bien. J’avais l’impression qu’il savait où j’allais servir avant que je serve et ça c’est super fort puisque moi-même la plupart du temps je ne sais pas où je vais servir ! Il partait toujours du bon côté. Je n’ai pas eu l’impression de le gêner et d’après ce tout le monde me dit ça a l’air d’avoir été le cas. Pourtant j’ai essayé pas mal de choses. Sur mes jeux de service, c’était toujours la bagarre, je faisais en sorte que ça traîne un peu pour le fatiguer avec des attitudes du style michael Jakson dans « Beat it ». Honnêtement, je n’ai pas fait un mauvais match. J’ai commis pas mal de fautes parce que j’étais obligé pour maintenir la pression. Novak était sur sa ligne et distribuait, je me devais donc de tenter. Je me sentais bien. Mais cela prouve une nouvelle fois que Novak est un grand joueur. Aux moments importants, il est toujours présent. Moi moins mais c’est seulement parce que j’ai du mal à identifier les points importants sur le coup, on pourrait presque dire que je joue en léger différé Je m’attendais à avoir un peu plus de solutions, j’ai essayé de changer de tactique même si je n’en avais pas, mais Novak était plus fort que moi aujourd’hui comme hier et probablement demain. Il a joué son classement, bravo. Pour moi, ce match était comme une finale de Grand Chelem et je me suis fait un peu marcher dessus. C’est plus ou moins ce qui m’arrive aussi en demies et en quarts de Grand Chelem, je progresse donc, on met de plus en plus de temps à me marcher dessus. J’ai passé un cap, mais il faut gagner ce genre de match pour passer un autre cap et viser plus haut afin de se faire courir dessus.»

    • Colin 6 décembre 2010 at 19 h 15 min

      C’est génial les interviews de Gaël y a presque rien à y ajouter pour que ça devienne une poilade monstre :lol:

  19. Babolat 6 décembre 2010 at 17 h 59 min

    « J’ai passé un cap, mais il faut gagner ce genre de match pour passer un autre cap et viser plus haut afin de se faire courir dessus.»

    Mouarf !!

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