Bilan 2010 : Les tops

By  | 16 décembre 2010 | Filed under: Actualité

On s’attendait à l’année de tous les dangers, une année où 5 à 6 joueurs pourraient rivaliser au même niveau et nous offrir une lutte acharnée pour la suprématie mais, pour la sixième année consécutive, il n’a encore été question que du duopole. Petit récapitulatif en « top » (en attendant les flops) et à la subjectivité assumée d’une saison qui aura au moins tenu une promesse : la retraite définitive de Fabrice Santoro.

Ogre : n.m. fam. Si dit d’une personne vorace, insatiable. « Ogre. Ce n’est jamais que l’anagramme de gore… »

Qui d’autre que Rafael Nadal peut légitimement prétendre au premier prix cette année ? Donné pour mort et enterré au lendemain du Masters 2009 (3 défaites, aucun set remporté), il termine 2010 avec un petit Chelem en poche, 7 titres, la place du n°1 mondial, loin devant tout le monde et signant ainsi la meilleure saison de sa carrière.
Pourtant, bien malin qui aurait pu prévoir une telle issue en regard des premiers mois de l’année où, à l’image d’un top 5 à côté de ses pompes, Rafa ne donnait que peu de raisons d’en faire un incontournable pour les mois à venir. Fin mars, il glisse même au quatrième rang mondial, une première depuis 5 ans. « Je ne suis pas loin de mon meilleur tennis » annone-t-il pourtant au fil des conférences de presse. Les journalistes sont sceptiques mais la saison sur terre arrive, on va bien voir ce qu’on va voir. Et on a vu. Nerveuse comme jamais, la tempête Nadal s’abat sur Monte-Carlo, remporté pour la sixième fois de rang (record). 14 jeux, c’est tout ce qu’il laissera à ses 5 adversaires successifs. La finale tourne même à la farce avec un 6-0 6-1 infligé à Verdasco. On savait que l’ocre serait salvateur, sans doute pas à ce point. Confiant et désormais sur ses terres, l’enchaînement devient facile et surtout, intelligent. Pour la première fois depuis des années, il zappe Barcelone, s’économise, soigne ses genoux (via une infiltration d’un nouveau genre) et arrive frais et dispo à Roland Garros, avec 2 autres titres en poche. Il n’a perdu que 2 sets jusqu’ici, remportés de haute lutte par Almagro et Gulbis mais il n’en perdra plus aucun et brandira, fort logiquement, une cinquième coupe des Mousquetaires au terme d’une quinzaine tout en contrôle. Bonus non négligeable, les errements de Roger Federer, pourtant assis sur un capital point confortable, lui permettent de retrouver la première place mondiale. En 6 semaines, il vient de frapper un grand coup.

Malgré une défaite précoce au Queen’s, imputable à une légitime fatigue, c’est en favori qu’il pose les pieds sur le gazon anglais. Toujours prenable en première semaine, lorsque l’herbe parsème encore généreusement les courts, Nadal est successivement mené 2 sets à 1 aux second et troisième tours avant de renverser la tendance, à l’usure et au mental. S’il perd encore un set face à Robin Söderling, la machine est bien lancée et la suite du tournoi s’annonce même sous les meilleurs auspices avec l’élimination précoce de Federer. Il ne reste plus personne dans le tableau qui puisse légitimement prétendre à la victoire, d’autant plus que le Center Court a désormais perdu de sa verdure. Murray puis Berdych assisteront, impuissants, au nouveau doublé d’un Rafa désormais injouable. En un peu plus de 2 mois et 6 tournois joués, il remporte 7045 points sur 7250 possibles, avec un bilan de 31 victoires pour une seule défaite. Aouch.

D’ordinaire, et plus encore après pareille moisson, on pourrait s’attendre à ce que l’Espagnol rentre dans le rang, fasse bonne figure sur le ciment américain, mais sans plus. Les tournois de préparation à l’US Open tendent d’ailleurs à confirmer la tendance puisqu’il n’y brille pas, semblant même accuser le coup physiquement. Pourtant, dès ses premiers coups de raquette à New-York, un drôle de sentiment plane sur le circuit. 2010, à n’en plus douter, sera son année. Performant comme jamais au service, Nadal joue juste, frappe fort et profite d’un tableau favorable pour atteindre le dernier carré sans souffrir. Alors que toute l’attention se porte sur l’autre demi-finale, où  Federer et Djokovic s’opposent pour la quatrième année d’affilée, Rafa ne fait qu’une bouchée d’un Youzhny trop vite éteint pour atteindre, pour la première fois, la finale du dernier majeur qui manque à son palmarès. Il n’a pas encore concédé le moindre set et semble d’une solidité à toute épreuve. Il n’a certes pas vraiment rencontré de cador du ciment mais il est présent et en grande forme pour le dernier acte et attend de pied ferme son adversaire. Nul doute qu’il souhaiterait y rencontrer Federer mais c’est Djokovic, impérial dans les moments importants face au Suisse, qui aura la lourde tâche de tenter d’inverser le court de l’Histoire. Les deux premiers sets font illusions et laissent penser que le match peut tourner rapidement, mais ce Rafa là est décidément trop solide et devient, un an après l’Autre, membre du club très select des career slam winner.

Après pareille démonstration de force, Nadal, étonnamment frais, entame une surprenante tournée asiatique. Dispensable et facultative, elle lui permet sans doute d’améliorer son image dans cette partie du globe où le tennis est avant tout associé au Dieu Suisse. Il y ajoute un septième et dernier tournoi à sa moisson annuel mais est contraint au repos forcé jusqu’au Masters suite à une tendinite à l’épaule, consécutive, peut-être, de la puissance imprimée au service pendant l’US Open.

Jamais favori pour la dernière grande messe de l’année, Nadal y démontre malgré tout de belles choses et rappelle surtout à ses rivaux que si la surface ne lui sied guerre, ce n’est pas pour cela qu’ils doivent espérer le battre. Après un round robin à l’opposé de 2009, il affronte Murray dans une demi-finale pleine d’intensité, qualifié de meilleur match de l’année par le très anglo-saxon site de l’ATP (chacun jugera). Sans surprise, il retrouve Federer pour une finale de gala mais devra s’avouer vaincu devant la maitrise et la tactique déployée par Roger ce jour là. Une défaite qu’il ne devrait pas ruminer trop longtemps, tant sa saison fût pleine et menée de bout en bout avec courage et abnégation.
71 victoires pour 10 défaites (11-5 contre le top 10), c’est certes moins bien qu’en  2005 (79-10) et 2008 (82-11) mais le rapport nombre de victoires/palmarès est supérieur cette année.

En lice pour réaliser le Serena Slam, Nadal pourra-t-il réitérer pareille performance en 2011 ? Le facteur physique sera bien entendu décisif, tant son mental et sa motivation semblent intactes. Quoiqu’il en dise, il jouera cette année avec l’étiquette d’ultra-favori, sur toutes les surfaces et devra gérer une période délicate d’avril à juillet où le moindre faux pas se payera cash au classement, même si le matelas semble confortable…

Orgueil. n.m. Sentiment de fierté légitime, amour-propre, dignité.  « L’orgueil, c’est ce qui reste lorsqu’on a tout perdu. »

En 2010, Roger Federer fait son Janus et propose deux visages diamétralement opposés. Si on place d’un côté, janvier et août/novembre et, de l’autre, février/juillet, le contraste est saisissant. 46 victoires pour 5 défaites, 5 tournois remportés et 2 finales pour la première période contre 21-8, aucune victoire en tournoi et 2 finales. L’effet Annacone (sauf pour janvier) a sans aucun doute payé et Fed qui visait un retour au top pour 2011 a devancé son propre calendrier en signant un parcours exemplaire depuis le mois d’août, tout juste terni par sa demie à l’US Open.

Victime d’une infection pulmonaire après son brillant tournoi australien, Federer va de déconvenues en contreperformances, semblant se diriger tout droit vers le scénario du « pire » imaginé ici même, à savoir une perte de la première place à une semaine du record de Pete Sampras. Comme Rafa, il prétend ne pas être loin de son meilleur tennis, mais les résultats, de son côté, ne suivent pas. Il semble même solder ses vieilles dettes en se faisant battre par ses habituels souffre-douleurs (Baghdatis, Hewitt, Berdych, Soderling).  S’il ne parait pas encore perdu sur le court, il plane malgré tout un drôle de sentiment, un certain manque de motivation, de grinta que la défaite contre Montanes à Estoril de fait qu’aggraver.  Comment est-il passé d’une quinzaine australienne si brillante à un jeu aussi fantomatique ?

Sa défaite à Roland-Garros n’est, en soi, pas dramatique, Söderling était supérieur ce jour là ; mais à Wimbledon son jeu y apparaît plus inquiétant. En manque de punch, ses déplacements, d’habitude si fluides, trahissent une baisse physique et précipitent presque sa perte au premier tour, un affront qu’il évite de justesse mais qui ne présage rien de bon pour la suite. En 1/4 contre un bon Berdych, il ne parvient jamais à trouver le rythme, déjoue ses jeux de service et se fait logiquement sortir en 4 sets. Petite sensation sur le Centre Court, pour la première fois depuis 2002, il n’y aura pas de Suisse sur le gazon le dernier dimanche. Pour la première fois depuis 2003, Federer redevient n°3 mondial. En conférence  de presse, il tient à faire bonne figure et ne semble pas s’alarmer outre-mesure, tout va rentrer bientôt dans l’ordre et il n’a pas l’intention de changer quoique soit dans sa méthode de travail.  On apprend  pourtant rapidement qu’il a contacté Paul Annacone, ancien mentor de Pete himself, pour une collaboration qui se veut, pour l’instant, provisoire.

Sans réel coach depuis des années, Roger avait-il besoin d’entendre un autre discours, une autre approche ? Comment raisonner, diriger, conseiller un joueur qui a tout gagné et n’a, légitimement, pas vraiment de leçon à recevoir ? Quadrature du cercle. Toujours est-il que le courant passe. Annacone trouve les mots, Federer accepte de les entendre. A Toronto, il est attendu par tous et dévoile rapidement le nouvel élan qu’il souhaite donner à son jeu : vers l’avant. S’il ne joue pas non plus les Edberg, ce changement de cap force le respect. A vrai dire, on ne l’ attendait plus, ce retour volontaire vers le filet et pas uniquement pour terminer le point. Malgré un tableau difficile et la confiance encore fragile, il atteint la finale, non sans mal, disposant notamment de Tomas Berdych et de Novak Djokovic au terme de matchs serrés. La dernière marche sera encore trop haute (défaite face à Murray), mais la rédemption approche. « J’ai besoin de gagner ce genre de match contre ces joueurs » confiera-t-il pendant le tournoi. Vaincre ses angoisses, mesurer et ajuster son niveau, encore et toujours. La semaine suivante, il remporte à Cincinnati son 17e Master 1000 face à un Mardy Fish virevoltant. Solide en première balle, opiniâtre en volée, le coup droit est encore perfectible mais on sent que la mue vers un tennis plus naturel pour lui est en bonne voie.

L’US Open s’annonce et Roger l’entame pied au plancher, corrigeant tous ses adversaires en 3 sets, délivrant même une partition irréprochable contre un solide Söderling en 1/4.  Comme chaque année depuis 2007, Djokovic est au rendez-vous pour un match, comme à chaque fois, spectaculaire. Cette fois, ce fameux match sera un drôle de match. Federer l’avouera plus tard, l’idée d’affronter Nadal en finale l’a perturbé, précisant qu’il a sans doute cherché à trop se préserver physiquement, perdant ainsi les  deuxième et quatrième sets, manquant de lucidité sur ses balles de match. Peut-être. Mais inconsciemment, l’idée de perdre encore une fois contre Rafa en finale d’un Majeur, n’était-elle tout simplement pas au-dessus de ses forces ? Et que le meilleur moyen de ne pas vivre une finale cauchemardesque est encore de ne pas l’atteindre ? On ne le saura probablement jamais…

La suite et la fin de la saison confirmeront en tout cas ce retour vers les fondamentaux du jeu offensif où il ne connait que deux revers, face à Murray, injouable à Shangaï et contre Monfils à Bercy où on se demande toujours comment il s’est arrangé pour perdre (5 balles de match, you cannot be serious ?).

Au Masters, qu’il n’a plus remporté depuis 3 ans, Federer bénéficie d’une entrée en matière tranquille en la personne de son sparring partner, souffre-douleur, adversaire de 2007 justement, David Ferrer. Les gammes sont rapidement jouées et le deuxième acte, face à Murray, ne peut que tourner à son avantage. Roger n’a en effet jamais perdu le deuxième match lors des rounds robin et surtout, il est dit qu’Andy ne le battra jamais dans les matchs importants. 6-4, 6-2, l’affaire est rapidement pliée. Par la suite, pas plus Söderling que Djokovic (qu’il bat pour la quatrième fois depuis août) ou même Nadal ne pourront stopper le Fed-Express qui rejoint à nouveau Pete en remportant une cinquième Master Cup.

Au terme d’une saison coupée en deux, Federer peut se montrer satisfait. Il perd ses couronnes à Roland et Wimbly mais remporte un 16e Grand chelem. Il perd 4 fois malgré des balles de match mais demeure le joueur le plus performant contre le top-10 (16-6). Il termine l’année n°2 mais remporte plus de tournois qu’en 2009.
Bien décidé a jouer les premiers rôles pour quelques années encore, le Suisse reste, à 29 ans, le plus grand et sérieux rival du n°1 mondial et devrait logiquement lui disputer les grands titres en 2011.

Interminable. n. Qui dure très longtemps, qui semble ne jamais s’arrêter. « Il est interminable ce cinquième set ! »

Match le plus long (11h et 5 minutes), set le plus long (8h et 11 minutes), plus grand nombre de jeux (183, dont 138 dans le seul 5ieme set), plus grand nombre d’aces (216), plus grand nombre de points joués (980), le tout étalé sur 3 jours. Pas mal pour un banal premier tour à Wimbledon.

Lorsqu’il arrive sur le terrain pour jouer son match contre John Isner, Nicolas Mahut est déjà un miraculé. Lors des deux derniers tours de qualification, il se défait d’Alex Bogdanovic en trois sets, dont 46 jeux pour le seul troisième set qui dure déjà 2 h 51 : 3-6, 6-3, 24-22. Il poursuit sur sa folle lancée face à Stefan Koubek lors du dernier tour qui se joue lui en 3 sets gagnants, en remontant un déficit de 2 sets à rien. Ce parcours pour le moins atypique, Mahut en tirera avantage face à Isner : « Ça m’a aidé et donné la preuve que j’étais prêt à emmener mon adversaire dans un endroit où il n’est jamais allé. » Spécialiste du gazon, vainqueur de Wimbledon junior en 2000, le Français vit littéralement cette surface et n’y craint personne, pas même un géant unbreakable.

Les 4 premiers sets sont, sans surprise, un classique du jeu sur gazon. Très peu de breaks (2), des tie-breaks éprouvants pour les nerfs, des serveurs efficaces et des points rapidement joués. Dernier match de la journée, l’obscurité reporte au lendemain l’ultime set après 3 heures de jeu. Jusqu’ici, rien de bien anormal. La partie reprend comme elle avait commencé, les serveurs ne craquent pas et Isner, qui mène la course, obtient à 10-9 sa première balle de match, sauvée par un ace. La suite se déroule presque machinalement et « il ne se passe plus rien » jusqu’à 32-32 (!) où le match devient officiellement le plus long de l’histoire avec ses 6h34. 47-47, le tableau d’affichage n’en peut plus, se bloque et finit même par s’éteindre. 58-58, les joueurs s’accordent une pause-pipi bien méritée. 59-59, le cinquième set se joue depuis 7h et 6 minutes et la faible luminosité force les organisateurs à le reporter, encore, au lendemain.  (petit résumé de ce deuxième jour ici). Devant un match pareil, la machine médiatique s’emballe, Federer se demande s’ « il faut en rire ou en pleurer » tandis qu’une rumeur annonce que la fin du match sera programmée sur le Center Court. C’est pourtant sur un court n°18 plein comme un Russe un jour de fête que reprend la suite des hostilités. Et comme la veille et l’avant veille, aucun des joueurs n’abdique. Les jeux s’enchainent, la barre des 100 aces est dépassée par les deux duettistes mais, après 1h08 de jeu dans cette troisième journée, Isner finit par s’octroyer une cinquième balle de match qu’il convertit sur un passing de revers.

Désormais « liés à vie», Isner et Mahut, joueurs de l’ombre, deviennent mondialement connus, leur performance a dépassé les seules limites du tennis. Au final, peu importe le vainqueur, le plus important ces jours-là, c’était la beauté et la futilité du geste.

Expérience. n.f. Connaissance acquise par une longue pratique. « Rocco Siffredi a beaucoup d’expérience »

En 2010, les vieux font de la résistance. Ivan Ljubicic, Jurgen Melzer, Mardy Fish, Michaël Llodra, Albert Montanes. Moyenne d’âge, 30 ans. Particularité ? Ils signent probablement leur meilleure saison de leur carrière à un âge où on ne les attendait plus à pareille fête. Dans des styles différents, sur des surfaces différentes, à des moments différents, ils auront animé le circuit, dépassés leurs limites et surtout déjoués les pronostics.

Ljubicic. Ancien n°3 mondial et blessé à répétition ces deux dernières années, le grand chauve crée la sensation à Indian Wells, premier MS1000 de l’année. Après avoir pris la mesure de Novak Djokovic en 1/8, il élimine Nadal en demies avant de remporter le titre, son premier dans cette catégorie, face à Andy Roddick, l’homme en forme du moment. Une victoire qui a surpris tout le monde, peut-être même lui le premier tant personne ne l’attendait, surtout avec un tableau aussi peu favorable. Malgré une saison faites de haut et de bas, ce succès n’est qu’une légitime récompense pour l’un des joueurs les plus impliqués et appréciés dans son sport.

Même si les autres trentenaires ne remportent pas de tournoi aussi prestigieux, leurs parcours respectifs forcent l’admiration et démontrent surtout qu’il n’y a pas que les bons vins qui vieillissent bien. Honnête top-50 depuis quelques années, Jurgen Melzer est sorti de l’ombre cette année, alignant les performances de choix dès le début de l’année en signant un bon parcours à Dubaï mais surtout en atteignant la demi-finale de Roland-Garros, remontant au passage un déficit de 2 sets face à Djokovic en 1/4. Il passe les 3 premiers tours dans les deux Grands chelems suivants (chaque fois sorti par Federer en huitièmes) et se paye même le luxe d’éliminer Nadal à Shanghaï. Il termine l’année à la 11e place, pas loin du dernier ticket pour le Masters qu’il joue malgré tout en double avec son pote Philipp Petzschner.

Il aurait perdu près d’une dizaine de kilos. Mardy Fish, qui atteint lui aussi son meilleur classement (16), débute l’année en mode mineur, tracassé par des douleurs au dos avant de renaître au Queen’s. Classé 90e, il évite de justesse les qualifications mais retrouve Andy Murray, tenant du titre, dès le 3e tour. Léger et bondissant, il livre une prestation de qualité pour sortir le Scott à la surprise générale. Lancé, il ne sera battu qu’en finale par l’Américain le plus régulier cette saison, Sam Querrey. Trouble-fête potentiel à Wimbledon, il s’incline pourtant dès le second tour mais se refait une santé en juillet où il remporte deux tournois, Newport et Atlanta, coup sur coup. Motivé comme jamais, il s’extirpe d’un tableau difficile à Cincinnati, éliminant successivement Gilles Simon, Verdasco, Gasquet, Murray, Roddick. En finale, il bouscule sévèrement Roger Federer et passe à quelques points de l’exploit. Qui restera son dernier fait d’arme d’une saison, somme toute courte, mais rentable !

Pendant ce temps là, Albert Montanes prouve au grand public qu’on peut être Espagnol, battre Roger Federer et ne pas s’appeler Rafael Nadal. Inconnu ou presque jusque-là, il signe à Estoril sa plus belle victoire, enelvant le tournoi dans la foulée face à l’enfant du pays, Frederico Gil. Il prend ensuite un set à Soderling à Roland-Garros avant de remporter, quelques semaines plus tard, un second tournoi à Stuttgart, profitant de l’abandon de Monfils en finale. A nouveau battu en huitième de finale à l’US Open par Soderling, il termine l’année au 25e rang. Juste devant, classé 23, Michaël Llodra atteint lui aussi le plus haut classement de sa longue carrière. Le gaucher au jeu d’un autre temps remporte certes deux tournois (Marseille et Eastbourne) mais se fait surtout remarquer pour son superbe parcours à Paris-Bercy où il sort tour à tour Isner, Djokovic, Davydenko avant de tomber, à bout de souffle sous les coups de Soderling (encore lui). Un tournoi au doux parfum de Coupe Davis où sa victoire contre Novak fait couler beaucoup d’encre et l’intronise presque comme unique chance de battre à nouveau le Serbe à Belgrade. Surface différente et choix tactique du capitaine en décideront autrement. Mika sera malgré tout l’attraction du weekend, en revenant d’outre-tombe en double le samedi et en y retournant le lendemain en simple. Il sera passé par tous les états émotifs possibles en quelques heures. Ce dernier revers, face à un Troicki des grands jours, ne doit pas ternir l’image d’une saison remarquable de ténacité et d’abnégation.

Parpaing. n.m. Aggloméré parallélépipédique moulé et comprimé. « Qu’est-ce qu’il envoie comme aggloméré parallélépipédique aujourd’hui Robin !»

Comme l’an dernier, Robin Söderling aura été l’un des animateurs principaux de cette saison. Il boute hors de la Porte d’Auteuil le tenant du titre et n°1 mondial, atteint la finale et se fait battre en 3 sets par le n°2. Il se fait ensuite battre en 1/4 à Wimbledon par le futur vainqueur. Il atteint enfin le Masters après une saison pleine. Kif-kif on vous dit. A ceci près que Robin a encore pris de l’épaisseur cette année. Son jeu à plat s’adapte désormais très bien à toutes les surfaces et même si c’est toujours en indoor que ses coups sont les plus meurtriers (en témoigne sa victoire à Bercy), il rivalise désormais avec les meilleurs spécialistes, toutes surfaces confondues et s’illustre dans les tournois qui comptent. A 26 ans, il devient le premier Suédois à s’imposer à Bercy depuis Thomas Enqvist en 1996 et le premier à remporter un Masters 1000 depuis le même Enqvist à Cincinnati il y a dix ans. Même s’il ne sera sans doute pas n°1 mondial, n’en déplaise à Björn, Söderling a su s’imposer comme valeur sûre du top-10, malgré encore un manque de solidité mentale dans ses rencontres avec le top-5, pour véritablement décoller. Le changement de coach, intervenu en décembre, bousculera-t-il ses habitudes dans le mauvais sens ? Norman avait su canaliser la tempête qui secouait les nerfs de Robin pour en faire le joueur actuel, il est à espérer que ce travail ne soit pas à recommencer…

Berdych & fils, entreprise de démolition, déménagement, concassage, tous matériaux. Comme son partenaire de catégorie, le grand Tomas est un gros frappeur sur le circuit mais c’est les esprits qu’il a particulièrement frappé cette année, remportant plusieurs victoires significatives à défaut de titres. Son parcours 2010, en trompe-l’oeil mais régulier, lui permet d’atteindre, lui aussi, son meilleur classement à ce jour (6), sa première finale en Grand chelem (et 2 demies consécutives), plusieurs demies et finales et démontre surtout qu’il peut battre tout le monde (sauf Nadal). Cette année, il a scalpé Federer (2 fois), Isner, Murray, Söderling, Djokovic, Youzhny, Roddick et le vrai GOAT caché, Olivier Rochus. A contrario, son parcours 2010 réalisé sans le moindre tournoi remporté, démontre qu’il peut se faire battre par tout le monde. Il s’est ainsi fait scalper par Peter Luczak, Evgeny Korolev, Xavier Malisse, Michael Berrer, Tobias Kamke…

Mentions honorables pour  2010 :

David Nalbandian. Ce n’est pas le retour au sommet mais il est à signaler. Absent des courts pour cause de convalescence en 2009 (hanche), il revient gentiment sur le circuit en février, prend un set à Nadal à Miami, atteint les 1/4 à Monte-Carlo avant de déclarer à nouveau forfait pour les semaines suivantes. Il revient ensuite très fort, gagnant ses deux matchs de Coupe Davis face à la Russie et remportant surtout le tournoi de Washington, lui permettant d’effectuer un bon de géant au classement (de 117 à 45). La suite de la saison sera en demi-teinte, avec quelques performances mais aussi pas mal de déconvenues. Le rythme n’est pas encore là, mais ce retour fait plaisir et en tant qu’incorrigibles optimistes, on se prend à espérer un vrai retour dans le haut du classement.

Andrey Golubev. 100 places. 133 fin 2009, il atteint son plus haut rang en octobre pour pointer à la 33e place. Il remporte le tournoi d’Hambourg sans perdre un set (battant au passage des cadors de la terre battue, mais aussi Davydenko et Melzer) et qualifie presqu’à lui tout seul le Kazakhstan pour le groupe mondial en Coupe Davis. Pas mal.

Robin Haase. S’il n’a pas beaucoup joué sur le circuit principal cette année, le Hollandais marrant s’est principalement illustré sur le circuit Challenger, y remportant 5 titres et lui permettant surtout de retrouver un classement digne de son niveau (65). Blessé au genou droit en 2008 et 2009, Robin pointait encore à la 451e place en janvier… Il vient d’ailleurs de recevoir le prix du Comeback ATP de l’année.

QuerrIsner. Deux géants américains, la petite vingtaine et dans le top 20. Pas des foudres de guerre, pas vraiment des physiques faciles mais ont confirmés les attentes, sont installés parmi l’élite et comptent bien y rester. Ils pourraient jouer les premiers rôles dans les mois à venir.

Viktor Troicki. Héros de tout un peuple après sa victoire en finale de la Coupe Davis face à Llodra, Viktor a également livré des matchs au couteau contre Wawrinka à Belgrade, mais surtout contre Djokovic au premier tour de l’US Open et contre Nadal à Pékin. 2011, l’année de l’éclosion ?

David Ferrer. Stakhanoviste du circuit (84 matchs, 60 victoires), Ferrer l’a jouée fine et thésaurisé au bon moment, lors d’une tournée sud-américaine essentiellement squattée par les terriens et pendant la saison européenne, où il atteint au minimum les demi-finales à chaque fois (seuls Nadal, Federer et Verdasco l’y dominent). S’il loupe son Roland-Garros, il pousse Söderling aux cinq sets à Wimbledon, livre un match épique face à Verdasco à l’US Open et remporte par la suite le tournoi de Valence, avant de prendre la route pour son deuxième Masters où il se fait logiquement dézinguer par tout le monde. Effort méritoire du petit David, top20 au minimum depuis près de cinq ans maintenant.

Andy Roddick. Pour ses 3 premiers mois de l’année. Après, il a fait pschiit.

Ernests Gulbis. Cette année, Neness a remporté son premier titre ATP (Delray Beach), animé la saison sur terre (battant Federer à Rome avant de bousculer sévèrement Nadal) et puis, il s’est rendormi après 6 semaines de dur labeur. Considérant qu’atteindre son meilleur classement à ce jour (24) était suffisant, Gulbis est retourné à ses occupations favorites : arroser les bâches et tâter de la pouliche.

Lleyton Hewitt. A vaincu le signe indien et battu Roger Federer, en finale et sur gazon s’il vous plait, après 7 années de branlées continue. Rien que pour çà (mais vraiment, rien que pour çà), chapeau bas.

Xavier Malisse. A nouveau le meilleur joueur belge du monde. Come on !

Hit for Haiti @ Australian Open. Juste pour le plaisir, et un dernier pour la route.

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Capri-News a pu croiser Michael Chang au Tournoi des Légendes. Un entretien plein de rires et de Jésus.

Question = Michael, vous n’étiez pas revenu depuis sept ans à Roland-Garros. Est-ce que ce lieu représente encore beaucoup d’émotions pour vous ?

Réponse =Mon dernier match ici, c’était contre Fabrice (Santoro) sur le court Philippe-Chatrier, au 1er tour en 2003. J’ai toujours pris beaucoup de plaisir sur ce tournoi, et même quand j’ai joué contre Fabrice. C’était un de mes tournois du Grand chelem préféré parmi ceux que j’ai gagné, surtout pour le traitement qui m’a toujours été réservé ici, par le public et la fédération. J’ai toujours aimé cette manière de respecter mon humilité en faisant semblant de ne pas me reconnaître, de ne jamais me demander d’autographes. Une fois même un vigile a fait gentiment semblant de ne pas vouloir me laisser rentrer mais il s’est arrêté quand il a vu que moi je ne faisais pas semblant de saigner sous ses taquins coups de matraque. Qu’est-ce qu’on a ri aux urgences ensuite avec les docteurs pendant les soins ! Enfin moi un peu moins parce que le chien du vigile m’avait mordu un peu trop gaiement à la joue et que l’infirmière avait joyeusement oublié de m’anesthésier avant la pose des points de suture. Bon, au bout d’à peine 6 mois, il n’y paraissait plus, les 35 points étaient partis (il rit) !

Q = Pourquoi n’êtes-vous pas revenu avant, alors que vous êtes sur le Senior Tour depuis 2005 ?

R = Je suis resté à la maison. Vous savez, après autant d’années à voyager à droite à gauche, quand vous arrêtez, vous ne voulez qu’une chose, c’est rester chez vous tranquillement à compter vos billets. J’ai été très occupé, il y avait beaucoup de billets et je ne compte pas vite (il sourit).

Q = La « Chang Family Foundation », en quoi consiste-t-elle exactement ?

R = A partager l’amour du sport et de Jésus. Tu vois il y a du boulot ! Notre mission c’est de propager le message du Christ à travers des programmes de Gospel sportif. C’est une discipline que j’ai inventée, tu chantes du Gospel en toge en courant dans la rue et en souriant aux gens. Tout le monde aime ça, ça donne le sourire aux passants. Et même aux policiers qui nous arrêtent aimablement tous les samedis avec leur amusant Taser dont ils nous font parfois généreusement profiter pour détendre l’atmosphère. Oh, nos policemen sont très spirituels (il rit).

Q = A quoi ressemble une journée de Michael Chang aujourd’hui ?

R = Chaque journée est différente. Vous savez je suis un vrai déglingo, totalement imprévisible. Le soir, après avoir passé toute la journée dans les églises de ma ville pour comparer les offices, je peux me coucher à des 19 heures, 19 heures 30 même ça me fait pas peur. Il m’arrive même de regarder la télé ! I’m a very bad boy sometimes. Hi, hi, hi !

Q = Quelle est votre motivation à disputer des tournois du Senior Tour ?

R = J’aime le tennis, je prends beaucoup de plaisir et ça me permet de me confesser après d’avoir pris autant de plaisir. L’atmosphère est tellement plus détendue que quand j’étais joueur, les gars me chambrent moins, je n’ai été enfermé dans mon casier qu’une douzaine de fois depuis que je dispute le Senior tour. Attention, il faut être compétitif car ça joue encore très bien, il faut dire que Fabrice Santoro n’est pas encore arrivé sur ce circuit (il rit).

Q = Avec du recul, que gardez-vous de votre carrière et de votre sacre ici en 1989 ?

R = De mon titre, je n’ai pas d’images en particulier en tête. Ce n’est de toute manière pas très chrétien d’être prétentieux et de vouloir se remémorer des instants de gloire. Et puis ça fait très, très longtemps et je n’aime pas vivre dans le passé. Mais je peux vous dire que j’ai joué à un niveau qui pour moi constituait un rêve. Oui, c’était onirique et vaporeux, ça je m’en rappelle un peu. Avant et après chaque match je branchais ma pipe à opium et je méditais, je me rappelle de ça aussi. Je me sens honoré, car le tennis m’a aussi appris beaucoup de leçons.

Q = Lesquelles ?

R = Ne jamais abandonner vu que plus tu progresses plus tu gagnes d’argent, avoir de la persévérance parce que plus tu passes de tours plus tu gagnes d’argent et aussi que profiter d’un talent qui vous a été donné à des fins personnelles et égoïstes est une énorme erreur, mais une erreur qui rapporte beaucoup d’argent.

Q = Regardez-vous encore beaucoup de tennis ? La génération actuelle vous séduit-elle ?

R = Oui, complètement. Quand les matches passent à la TV, je regarde parce que si je ne regardais pas je ne verrais rien. Le tennis actuel est très différent, beaucoup moins opiacé je dirais. Les joueurs sont plus physiques que moi, ils tapent plus fort que moi, vont plus vite que moi. C’est bon pour mon humilité, ça me plaît beaucoup (il rit). Bon j’ai 5 prières en retard je dois y aller. Au revoir !

===================================

Merci à Capri pour son aide précieuse et à la semaine prochaine, pour le Flop 2010 et son lot de surprises !

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208 Responses to Bilan 2010 : Les tops

  1. Quentin 16 décembre 2010 at 22:27

    Un petit mot pour Karim, prend soin de toi!

  2. Duong 16 décembre 2010 at 23:45

    je pense que si Karim pouvait nous lire, il laisserait un mot (ne serait-ce que pour nous rassurer).
    S’il ne le fait pas, c’est qu’il n’a pas accès actuellement à l’internet (même si on espère qu’il va bien).
    Personne ne sait dans quel quartier il est ?

  3. Jérôme 17 décembre 2010 at 07:00

    Article très sympa. Comme souvent, je partage certaines impressions d’Antoine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai pu parler d’une impression de domination en trompe l’oeil pour el numero uno Rafito.

    Je trouve que l’année 2010 a été marquée par un gros trou d’air entre février et septembre, hormis le mois d’août où Federer et Murray ont été en forme et on joué à très haut niveau. Nadal a écrabouillé la saison sur terre battue, comme d’habitude, mais à part ça, il a gagné 3 tournois, dont le parcours probablement le moins relevé de l’ère open pour gagner à Flushing.

    La thèse selon laquelle Federer aurait préféré perdre en demi contre Djoko est séduisante. Malgré mes prédispositions, j’ai pourtant du mal à y adhérer compte tenu que le suisse a eu des balles de match et que c’est Djoko qui les a sauvées en mettant ses tripes, son coeur et ses poumons sur le terrain. Federer a servi très médiocrement lors de cette demi et il a donc assez logiquement perdu.

    A Wimbledon, en revanche, je pense que si le suisse avait suivi lui aussi un traitement à l’issue du Queen’s pour se soigner le genou qui avait commencé à le gèner en finale de Halle contre Hewitt, on aurait pu avoir un tournoi très différent.

    De manière + générale, les performances des trentenaires pose des questions aussi bien sur l’évolution générale du circuit et du niveau de jeu.

    Quant à Murray et Djoko, je pense que la question est maintenant à peu près réglée. On sait qu’ils seront au mieux des champions de transition qui termineront leur palmarès avec 2 tournois du GC, voire moins s’agissant du scot qui ne gagnera un titre que s’il rencontre Verdasco ou Berdych en finale de GC.

    PS : Yoda, planque toi avec tes padawans en attendant que les siths se calment.

    • Duong 17 décembre 2010 at 11:04

      Concernant « la thèse selon laquelle Federer aurait préféré perdre en demie contre Djoko »,

      pour être concret, Federer a dit que pendant sa demie, il avait pensé au fait de finir vite pour ne pas arriver en finale épuisé contre Nadal.

      Moi je crois qu’il y a deux manières de voir ça :

      - l’idée d’Antoine qu’il « n’a pas assez voulu gagner » parce qu’il a pensé à ça, qu’il a manqué de volonté à cause de ça

      - mon idée est plutôt qu’il a joué pendant les 4 premiers sets un jeu trop à risques pour essayer d’aller vite … et ce faisant il a fait des fautes grossières au 2e set et au 4e set : à mon avis c’est plutôt ça qu’il regrette, contre Djoko il aurait pu jouer plus tactique, moins forcer les choses. Après au 5e il s’est passé ce qu’il s’est passé, et on peut toujours disserter sur les balles de match, dire qu’il aurait pu forcer plus la chose à ce moment-là. Mais sur les 4 premiers sets, j’ai le sentiment qu’il a à certains moments fait des fautes parce qu’il a pris trop de risques. Dès le début de match, je l’ai senti dans l’état d’esprit d’avant tout taper très fort alors qu’il nous a plus habitué récemment à jouer plus tactique.

  4. Lionel 17 décembre 2010 at 08:13

    Esperons que ca se calme d ici la prochaine victoire de Roger tout ca. Qu on puisse suivre peinard ses victoires VS Vert a con, Murene et Rafa. En route vers le n 17.
    Sinon Karim etant plus federerien que des autres camps, ne risque pas grand-chose. Par contre le pays, si ca s envenime et que ca dure surtout… et repoint de suspension.

  5. Stephanie 17 décembre 2010 at 10:42

    Un petit coucou pendant cette trêve qui me parait bien longue chaque année…mais bien méritée.
    Je continue de vous lire assidument depuis mon caillou dans l’océan Indien (le même petit point que Géo dans la localisation des connectés ;)) et je pense à ceux qui se les pèlent en métropole (@ Sylvie : j’espère que la neige s’est calmée chez toi, je sais que c’est pas évident quand ça dure !) et surtout à Karim.
    Les articles sont toujours de qualités et tellement drôles ! J’ai hâte de lire la suite et de savoir ce que 2011 sera.

    • Sylvie 17 décembre 2010 at 11:23

      Coucou stéphanie. Sympa de te lire. La neige s’est calmée mais devrait reprendre à priori mais c’est surtout effectivement à Karim qu’on pense tous ici.

  6. Babolat 17 décembre 2010 at 14:10

    Une pensée pour mon général de guerilla. Ca fait quand même plus de 24 heures que les « événements » ont eu lieu. Mais bon, il doit surtout penser à lui et à mettre sa petite famille en sécurite. « Pas de nouvelle, bonne nouvelle » dit le dicton à la con…
    Et je fais un coucou à Stéphanie qui me connaît sous le nom de Decoturf sur un autre forum…

    • Ulysse 17 décembre 2010 at 15:03

      Babolat aka Decoturf. T’es un spécialiste des appelations commerciales ? Tu te fait appeler Head, Coca cola, General Electric, ou Dupont de Nemours aussi ?
      Dis-moi si c’est rémunéré, j’abandonne illico Ulysse et je prends HSBC, Total ou BNP, voire SAP.

      • Babolat 17 décembre 2010 at 15:13

        Decoturf n’est pas une marque en soi. La surface « decoturf » est fabriquée par Decosystems elle même filliale d’une entreprise américaine qui s’appelle California products corporation.
        Merde… j’aurais dû leur demander de me filer du blé.

        Sinon ma première raquette était une babolat… et même le grand Pete… pourtant à la retraite a remisé sa Wilson pour une Babolat. C’est dire…

        • Lionel 17 décembre 2010 at 18:16

          On voit quand même que t’as eu du temps à perdre sur des trucs tennis que personne connaît, decoturf, Ulf Stenlund. 2011 risque d’être très chaud en découverte.

        • Ulysse 18 décembre 2010 at 15:48

          Decoturf est bien sur une marque déposée de la société Decosystems. Ne pas confondre marque et société.
          La force des grands conglomérats américains est d’arriver à substantiver leurs marques dans le langage courant (nylon, teflon, kevlar,…).

        • Jeanne 18 décembre 2010 at 15:55

          Ulysse j’aime beaucoup ta culture générale

          • Ulysse 18 décembre 2010 at 16:09

            Merci à Wikipedia et toi qui aimez beaucoup ma culture.

            • Nath 18 décembre 2010 at 19:23

              Wiki aime ta culture ? Pourquoi je comprends pas ?

          • Jeanne 18 décembre 2010 at 16:40

            Je pensais que c’était intrinsèque !!!

        • Babolat 18 décembre 2010 at 16:44

          Il est fort le Ulysse: :)

  7. Le concombre masqué 17 décembre 2010 at 14:55

    Cochran toutes mes congrates, c’est du boulot d’orfèvre!

    @ Stephanie : koman i lé?

    @ Cochran et Elmar : je veux pas envenimmer le débat, mais le coup du meilleur lait pour le meilleur chocolat, se tien très bien… pour le chocolat au lait!! Mais quid du (VRAI) chcolat noir?

    Je propose de donner un point pour le chocolat noir aux belges, 1 point pour le chocolat au lait aux suisses, comme ça pas de jaloux. Je donne aussi un point (voire 2) à karim pour le cacao qui vient plutôt de chez lui que des alpes ou des ardennes…on pense bien à toi au fait crapule! Je donne un point par jour à Djita tant qu’elle conserve cet avatar.

    Si quelqu’un d’autre estime devoir recevoir un point qu’il se signale auprès de Guillaume, qui me transmettra l’info.

    Je précise que je ne donne ni points ATP, ni points Odyssée.

    • Babolat 17 décembre 2010 at 15:02

      En tout cas, je ne sais pas pour le chocolat mais la meilleure bière est bien belge. :)
      Duong… tu es donc un voisin. Avant de m’expatrier je vivais à Lille. T’es d’m’in coin ti… cha fait plaisir eud vire un ch’ti. :0

      Mais bon, je pense que la France a eu son ratio de vague ch’ti pour le millénaire à venir… je vais pas commencer. :)

    • Duong 17 décembre 2010 at 15:42

      Mi j’su plutôt d’Boulon’, c’est pas exactement le même patois ;)
      Enfin, j’ai vécu les toutes premières années de ma vie près de Lille et j’y ai fait aussi des études quelques années.
      Il y a vraiment une chaleur des gens du nord qui est une réalité, même si ça énerve certaines personnes qu’on dise ça, et même si ça peut se perdre avec la modernité, c’est bien possible.

      Mais pour le chocolat, je soutiens toujours les Suisses :
      les Belges sont forts pour les chocolats fourrés, toutes sortes de compositions, mais pour le chocolat noir pur jus, les Suisses me semblent mieux, bon pas Nestlé mais déjà Lindt comme Roger ;)

      Pour la bière, c’est en république tchèque que j’ai les meilleurs souvenirs ;)

      Désolé pour mes amis belges : il leur reste les gauffres, les moules-frites et tant d’autres choses :lol:

      En tout cas du nord à la Corée, on a voyagé un peu dans la même direction (mon pseudo est viêtnamien et ma femme est chinoise ;) )

      • Babolat 17 décembre 2010 at 15:57

        Attends… La Leffe, la Duvel, Le fruit défendu, La Karmeliet, La Wattou, La queue de charrue, La delirium tremens, La blanche de namur, de Charleroi, de Bruxelles, La Chimay, La Rodenbach, La Kwak… et j’en passe et des meilleurs… t’as trouvé mieux que ça en république tchèque ?? Nan… sépapossible !! :)

        Sinon c’est vrai que c’est marrant cette similitude. Fan acharnés de tennis qui ont trouvé l’âme soeur en Asie. :)

        • Guillaume 17 décembre 2010 at 18:40

          Chimay bleue… Glou, ça donne soif…

          La Castle aussi est belge, me semble.

          Et une petite Grim pour la route. En voiture !

      • Duong 17 décembre 2010 at 16:06

        je ne suis pas très grand spécialiste des bières, j’ai bien aimé celles que j’ai goûtées en république tchèque, c’est tout ce que je peux dire :lol:

        oui c’est marrant, enfin moi je suis toujours en France, il doit pas faire chaud en Corée en ce moment, au moins venant du nord tu dois être mieux préparé aux hivers du coin ;)

      • Babolat 17 décembre 2010 at 16:19

        Il a fait dans les moins 10 moins 15 mais c’est supportable. Maintenant on est dans les 0 à 2 degrés.
        L’été est beaucoup plus difficile. Avec l’humidité on a l’impression de vivre constamment dans un sauna.

        En fait, dans le nord de la France, il ne fait pas si froid que ça. C’est rare quand le thermomètre descend sous les moins 10. Il ne fait ni froid, ni chaud, ni beau mais sinon ça va. :)

        C’était la météo présentée par les raquettes Babolat. :)

      • Cochran 17 décembre 2010 at 22:39

        Tu viens du ch’nord Duong, donc tu dois connaître la St-Feuillien, une bière brassée près de Mons et d’une pureté incroyable.
        D’une manière générale, il ne faut pas mourir avant d’avoir bu les bières trappistes belges. J’en ai bu 5 sur 6, la dernière, qualifiée de meilleure bière du monde, n’est vendue qu’à l’Abbaye de Westvleteren et je n’ai pas encore pris le temps de m’y rendre(d’ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas : http://www.liberation.fr/monde/0101610543-la-meilleure-gorgee-de-biere).
        Et ne me parle pas de la pisse blonde qu’ils vendent chez Berdych, c’est immonde.

      • Duong 17 décembre 2010 at 23:04

        bon désolé je suis ignare en bières (ici il devrait y avoir un smiley qui rougit de honte mais je sais pas le faire ;) )
        Mais tu n’as pas dû goûter une bonne bière tchèque, Cochran, il y en a des bonnes ;)
        (au passage pour montrer que j’ai de la culture la bière américaine Budweiser vient de Budvar en république tchèque)

    • Djita 17 décembre 2010 at 17:05

      Hmm je sens que je vais garder cet avatar un bout de temps. Mon Concombre tu sais parlée aux femmes. ;)

      • Ulysse 17 décembre 2010 at 17:17

        J’hésite entre réclamer une modération ou te souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année…
        Va pour les bonnes fêtes, et à tout le monde pendant que
        j’y suis.

        Changement de sujet : je ne serai disponible que sporadiquement sur le site pendant les deux prochaines semaines. Je compte sur les tauliers pour assurer le service après vente du lancement de l’Odyssée 2011 qui ne devrait plus trop tarder à paraître. Dès la première semaine de janvier je saisis toutes les équipes et je reprends la main. Bonnes fêtes à tous !

      • Djita 17 décembre 2010 at 17:25

        *parler
        Ulysse. Voyons, tu ne voudrais pas être l’auteur d’une rupture en me faisant retirer cet avatar.
        Vu que tu seras la que très rarement, je te souhaite à l ‘avance de joyeuses fêtes et une très belle année 2011.

        • Ulysse 18 décembre 2010 at 15:27

          Garde ton avatar Djita. C’est juste tes phrases qui me font sourire…

  8. Djita 17 décembre 2010 at 17:13

    Euh sinon pour pallier cette période d’inactivité. On peut faire semblant de revivre en live un tournoi du GC qu’on a pas vécus ensemble. Tiens Rg 2009 par exemple,que les matches de RF et Rafa. On planifie un match par jour, et ça fera 2 semaines juste le jour de la reprise. ;)

    Si avec cette proposition je ne fais pas réagir le Yo’. :cry: :roll:

  9. Lionel 17 décembre 2010 at 18:12

    On en vient à regretter le Masters France avec cette trêve.

    Meilleure bière, Erdinger blanche, allemande et c’est tout.
    La pire, 8.6 tiède en canette.

    • Pierre 17 décembre 2010 at 19:44

      Heu, tout comme le Poulpe, je suis amateur de la simple 1664. Tout ça ne fait pas très distingué, je sais.

  10. karim 17 décembre 2010 at 19:55

    Moi aussi j’ai une pensée émue pour Karim. Prends bien soin de toi et surtout ne prends pas de risque inutile, on pense à toi.

    Ah merde mais c’est moi Karim!!!

    Je ne vais pas vous parler politique ici, j’ai déjà assez de mal à fuir ces questions au quotidien qui m’empoisonnent l’existence, je suis apolitique au possible. Bref, je vais bien et je vous rassure, les risques qu’il m’arrive quelque chose sont aussi élevé que celui de voir Santoro frapper plus fort que JMDP. Oui, quelque soit l’état de son poignet.

    A quelque chose malheur est bon, l’oisiveté me donne le temps d’écrire à nouveau et j’ai pondu un premier article hier à paraître dans deux semaines (planning chargé sur le site, y’a la queue). J’ai quelques idées encore en stock, j’espère finir avec trois papiers si je suis extraordinaire, sinon deux.

    Youtube est le meilleur ami de l’homme, avant le chien carrément.

    Vos messages m’ont touché, mais si vous voulez faire quelque chose pour sauver la situation ici, je vais vous donner un numéro de compte – domocilié au Luxembourg pour des raisons que je vais pas évoquer ici – sur lequel vous voudrez bien faire un petit geste pour les enfants tombés sous les balles. A vot’ bon coeur mesdames zémessieurs…

    • Jeanne 17 décembre 2010 at 20:05

      Crapule ! Tu nous as fait peur. Je devrais te tuer, pour la peine.

    • Djita 17 décembre 2010 at 20:30

      Toi tu déchires. Je le savais que tu allais bien, moi. ^^
      Bon ce compte, on le partage?

    • Pierre 17 décembre 2010 at 20:54

      « les risques qu’il m’arrive quelque chose sont aussi élevés que celui de voir Santoro frapper plus fort que JMDP » : ça fait chier pour Santoro quand même…. :)

    • MarieJo 17 décembre 2010 at 21:07

      karim on se fait un sang d’encre pour toi et tu nous ponds ce comm tout à fait banal… incorrigible !

      on se réjouis tous que les probabilités qu’il t’arrive un truc soient proche de nos températures hivernales… je ne sais pas où tu est planqué… mais ça doit valoir au moins 2 lingots suisses et pas en chocolat !

      et en plus tu prend le temps de nous faire des articles ? j’espère que le tennis te procure effectivement cette fenêtre d’évasion indispensable…

      surtout tant que tu as de l’internet n’hésite pas à nous faire des coucous :)

    • Duong 17 décembre 2010 at 23:01

      trop drôle !
      très bien d’écrire comme ça, comme ça on est pleinement rassuré !
      mais il faudra nous dire si tu avais accès à internet tout ce temps ou pas ?
      en tout cas si tu le peux et pour nous faire plaisir, quand ça barde un peu, dis une connerie de temps en temps ;)
      là, ça a l’air calme de ce qu’on lit ici, espérons que le demi-président passe la main ce week-end…

    • Ulysse 18 décembre 2010 at 15:30

      Karim tu me rassures. Pendant un moment j’avais imaginé des trucs dingues genre que ta connexion était coupée.

  11. karim 17 décembre 2010 at 20:02

    La bière belge? je regrette vraiment de n’avoir pas su profite de ma vie universitaire dans le plat pays pour en consommer, je ne buvais pas une goutte d’alcool à l’époque. Je n’avais rien compris encore aux choses de la vie…

    pour le chocolat, les suisses ont une plus grande notoriété, et ce sont des produits finalement différents. Plus des chocolats de niche chez les belges je dirais, mais une qualité superbe dans les deux cas.

    Cochran, tu peux me faire parvenir un craquelin?!!!! je pourrais tuer pour en manger un… avec les grosses pépites de sucre dedans…

    • Cochran 17 décembre 2010 at 22:41

      ça peut s’arranger, encore faut-il que l’envoi express arrive aussi rapidement à destination que ne le promet la poste. Parce qu’un craquelin tout sec, c’est pas glop.

      Content d’avoir de tes bonnes nouvelles en tout cas. Et impatient de lire ta prose.

      May the force be with you !

    • Duong 17 décembre 2010 at 23:06

      par chez moi, un craquelin c’est une sorte de croissant en forme de « 8″ qu’on ne mange qu’à noël, mais on n’y met pas de pépite de sucre, c’est un truc belge d’y rajouter du sucre :?: (remarque, ça doit être bon ;) )

  12. Marque 17 décembre 2010 at 22:16

    Alors je quitte le site de l’intellingentsia 1 semaine , et quand je reviens, c’est picole et partouze à tous les étages!

    C’est quoi ce bordel!

    Il me semble qu’il y a encore des challengers qui se jouent et qui interesseraient plus les lecteurs que les histoires de coeurs d’une Djita prise entre un Wookie et un concombre!

    signé un lecteur en colère!

    PS : J’aime bien la touche!, ça donne de l’impact!

    je le refais :!

    Bon y a du cul sur Arte, je vous laisse

    A +

    • Jeanne 17 décembre 2010 at 22:32

      « Bon y a du cul sur Arte, je vous laisse », « Djita prise entre un Wookie et un concombre », ton post est limite sulfureux, je trouve.

    • Djita 17 décembre 2010 at 23:07

      Je pensais pas que cette « discussion » amicale ferait jaser autant.
      Désolée pour ceux que j’ai offensé. Ce n’était pas le but. :roll:
      Ce forum est juste tennistique il est vrai. Il m’arrive de dévier.
      Je cesserais dorénavant, sur ce.

    • Duong 17 décembre 2010 at 23:17

      c’était une plaisanterie, je pense, Djita ;)
      Sinon non il n’y a plus de challengers depuis 2 semaines, seulement des futures et l’orange bowl pour les moins de 14 ans qui débute ;)

  13. Marque 17 décembre 2010 at 22:58

    Sinon Cochran comment as tu ressenti cette année tennistique de merde:
    - not dead untill you kill me – (RN)
    - pareil que comme il a dit mon copain Rafaelito, mais en moins bien(RF)
    - C’est pas parce que on gagne rien qu’on est pas des pros ( les autres qu’on confond avec la WTA)

  14. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 18 décembre 2010 at 00:50

    @Karim : heureux de voir que le bordel actuel ne te prive pas de ta connerie habituelle ;) . Le contraire m’aurait déçu de la part de mon plus valeureux adversaire… Kiss, Biz, love

  15. karim 18 décembre 2010 at 10:38

    J’ai écrit un article sur Gilles Simon ce matin, je vous le propose ci-dessous en exclu parce que je ne veux pas attendre deux semaines que Guillaume le publie.

    quote

    Gilles Simon n’existe pas.

    unquote

    voilà c’était mon article.

    • Jeanne 18 décembre 2010 at 10:42

      Permets-moi de crier au génie : c’est de loin ton meilleur.

    • Duong 18 décembre 2010 at 11:00

      plein de promesses et d’espoirs !

    • karim 18 décembre 2010 at 11:09

      je pense changer un ou deux trucs d’ici la publication, la police de caractères notamment. Et j’ai des photos de lui en salle de muscu. on le distingue à peine.

    • Jean 18 décembre 2010 at 11:31

      De qui parlez-vous ?

  16. Jean 18 décembre 2010 at 12:14

    Le problème des bilans de l’année, c’est que l’on a déjà tout dit dans l’année. Très bon Tops, Moustache, en gros derrière le King et Pépito, il y a Mahut, Isner, Ljubicic… Voilà.

    Mahut/Isner moi je pense à l’arbitre. Quand j’arbitrais pendant les rencontres interclubs, je maudissais (fut-il mon coéquipier) le gars qui égalisait à une manche partout, le boulet qui débreakait au troisième, la tâche qui faisait deux doubles à 5/4 troisième. Pour moi, l’exploit physique lui revient entièrement, je me demande comment il a fait pour ne pas hurler à un moment : « Mais bordel, vous allez mettre un retour dans le court à un moment ou quoi ? ». Un bouddhiste, sûrement.

    C’est toi qui fais les flops ? Le truc qui a bien merdé cette année, c’est le retour de Juju, celle-là même avec le régime de Navratilova en 83, elle ressemblerait toujours à un ouistiti.

    Par contre, je regrette que ma remarque sur la cérémonie présidée par Elmar n’ait pas été prise en compte et qu’ait été primée une photo antérieure à 2010, au niveau de la rigueur journalistique et de la crédibilité du site, je trouve cela très dommageable, d’autant que les divers niveaux de modération et de surveillance n’ont visiblement pas été efficaces. J’hésite à migrer vers des contrées plus sérieuses.

    Désolé, Serena n’était pas à la piscine cette année, elle était à la plage : http://cdn.buzznet.com/media-cdn/jj1/headlines/2010/04/serena-williams-miami-beach-bikini.jpg

    Même qu’elle a une petite tâche sur la fesse gauche : http://s.plurielles.fr/mmdia/i/58/7/people-serena-williams-a-miami-beach-en-2007-2564587_1370.jpg?v=5

    • Jean 18 décembre 2010 at 12:20

      Bon, la deuxième est de 2007 mais sinon c’est ça. Celle-là c’était bien sûr juste pour Karim.

      • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 18 décembre 2010 at 13:01

        Ouais… Je crois que je trouve juju encore plus sexy, c’est dire!

    • Duong 18 décembre 2010 at 13:56

      ça me fait pense à µSabatini qui faisait fantasmer plein de monde devant la télé, et que j’avais vue en vrai : elle avait des épaules de catcheur :lol:

      • Duong 18 décembre 2010 at 13:57

        bon faites pas attention au µ , c’est pas un raccourci pour hmmmmm, ça vient de mes longues études gréco-latines :lol:

      • Lionel 18 décembre 2010 at 14:37

        Tu veux parler de Sabatini post 15 ans, 1985, 1/2 à Roland, sa meilleure perf à Paris. Oui tout pareil, c’est un peu la grande soeur de Nadal.
        Après fallait une bimbo pour vendre la WTA, Graf et sa mode RDA coupe caniche Rudi Voller avant 1990, Claudia Khode-Kilsche, Pam Schriver ou Nathalie Herremann, ça pouvait pas le faire. Andrea Temesvari ou Carling Bassett ont dû rester 3 semaines dans le Top 100, donc il ne restait que Gaby. Bizarre les goûts de Guillaume…

        On a sous-estimé Anke Huber, mieux en vrai qu’en photo d’ailleurs. Propre sur elle, peignée, blonde, charpentée mais point trop, polie. Une allemande quoi.

        • Duong 18 décembre 2010 at 14:48

          Huber avait un joli sourire et des jolies taches de rousseur, c’est sans doute pour ça qu’elle avait fait craquer Medvedev ;)

    • Ulysse 18 décembre 2010 at 15:39

      Ce cul !
      Bien plus callipyge que Venus la Serena…

    • karim 18 décembre 2010 at 18:10

      Oh mon dieu… il est quelle heure? je vais revenir poster dessus quand le carré rouge du site va s’afficher et les enfants se coucher…

      celle-là si un jour j’avais une occase de la ramoner je pense que je perdrais connaissance dès qu’elle appraîtrait en dessous. Une sorte de céphalée violente avec fuite de semance par sacades et évanouissement baveux. je me réveillerais alors dans ma fange et souffirais de répliques sismiques pendant deux ou trois ans, avec des giclées intempestives de tuuuuuuuuuuuuuuuuut toutes les heures.

      Si j’avais le choix entre coucher une fois avec Serena et revoir mes trois enfants une dernière fois… je déchirerais leurs extraits d’acte de naissance en les regardant droit les yeux et leur disant qu’aucun test de paternité n’a été fait mine de rien!!!!

      • Arno 18 décembre 2010 at 18:49

        Ben dis donc, t’es bien en forme, toi!!!!

        Je remarque que quand la saison se termine, ce site tourne extrêmement vite à la lubricité…

        Entre les aventures de la fille, du légume vert et du poilu (ça ferait une sacrée chanson paillarde, tiens, il faudra que j’y pense…) et les fantasmes de Yoda sur Serena (je vous invite d’ailleurs à imaginer Yoda et Serena au pieu… Wouarf!!!), vivement Doha!

        • Jeanne 18 décembre 2010 at 19:22

          Arno je pense qu’anatomiquement ce n’est pas possible

      • Jeanne 18 décembre 2010 at 19:18

        Je pense que nous sommes en présence de l’être le plus lubrique de tout le continent africain…

  17. Babolat 18 décembre 2010 at 14:42

    Pourquoi que y’a des jours ou quand je me connecte sur le site je suis logge direct et que y’a des jours ou je dois m’identifier ? Ca fait yesh sa race… (J’aime bien faire le gars qui parle djeunes)…

    Le karim… qui nous fait mariner avant de se ramener les mains dans les poches comme si de rien n’était… salaud !!
    Mais ton article sur le regretté (ah on me signale qu’il n’est pas mort) Gilles Simon vaut bien tous les sangs d’encre du monde.

    Sinon, Sabatini avait des épaules de catcheur… sur la fin de sa carrière. Au début, c’était une vraie beauté latine exotique. Je l’ai revue récemment (à la télé) en finale du masters de Rome 2008 ou 2009, en tailleur et elle avait laissé fondre les muscles pour revenir à une silhouette bien plus féminine. Le visage, lui, n’a presque pas changé… je l’aimais bien la petite Gabriela. :)

  18. Djita 18 décembre 2010 at 17:30

    Federer a mis sur son facebook, une vidéo présentant le match d’exhib’. Pour Jeanne et d’autres, le match sera bien diffusé. RF a dit qu’il essaierait de dire sur quelle chaines seraient retransmit les matches.
    http://www.youtube.com/watch?v=1JCzd-ZOvKo

    Sinon moi je panique avec la neige, je pense que mon vol sera annulé pour Madrid. Trop les boules si je regarde le match sur un stream alors que j’ai mes places pour le match. :roll:

    • MarieJo 18 décembre 2010 at 17:41

      meuhhh non, je suis aux premières loges pour te dire que c’est bien pire à londres ;) t’inquiète ça devrait mieux aller la semine prochaine… au pire ya le train :) courage !

  19. karim 18 décembre 2010 at 18:13

    Nadal aurait la rougeole. J’ai vu ça sur le net. Ou ça? sur la photo de cet article tiens!

    • Arno 18 décembre 2010 at 18:50

      Du coup, il va dire qu’il part complètement outsider contre Fed cette semaine…

  20. Jeanne 18 décembre 2010 at 19:33

    Je cherche l’article de Capri « Balles perdues – 2010, dernière ! » mais bizarrement je ne le vois pas quelqu’un a le lien ?

    • karim 18 décembre 2010 at 19:36

      Capri n’a pas existé. C’est une illusion.

      • Jeanne 18 décembre 2010 at 19:37
        • Ulysse 18 décembre 2010 at 23:31

          Jeanne, tu as relu Berkeley récemment ?

        • Jeanne 18 décembre 2010 at 23:34

          Euh pour le relire, il faudrait que je le lise d’abord… pas gagné

      • karim 18 décembre 2010 at 20:20

        C’est quoi ce lien que tu me postes là? y’a la guerre chez moi Jeanne, respecte ça au moins!! T’as pas plutôt un lien avec des photos de Serena? y’a la guerre chez moi tu sais…

        bon sang je sens que j’ai trouvé mon fond de commerce…

      • Jeanne 18 décembre 2010 at 20:21
        • Nath 18 décembre 2010 at 20:25

          Après ça, je demande à karim de donner un petit signe de vie quand même :lol:

        • Jeanne 18 décembre 2010 at 20:25

          C’était pour l’achever :lol:

        • Arno 18 décembre 2010 at 20:30

          Mais… Mais?? Jeanne, enfin, je te croyais une des garantes de l’ordre et de la bienséance sur ce site…

          Tout fout le camp, je vous dis.

        • Jeanne 18 décembre 2010 at 20:31

          C’est pour venir à bout des bouffées délirantes de Karim. Le mal par le mal quoi

          • Arno 18 décembre 2010 at 20:36

            Si j’ose dire que je la trouve moche au possible, c’est Bastille direct, je suppose??

            Karim?

          • Jeanne 18 décembre 2010 at 20:38

            tu deviens l’ennemi n°1 devant saucisse

          • Arno 18 décembre 2010 at 20:41

            Devant saucisse, c’est pas possible. Ou alors il faudrait que je dise:

            1- Que Serena est un thon.

            2- Que Pete a tout piqué à Lendl.

          • karim 18 décembre 2010 at 21:45

            Arno…

            Tu connais Gotrunk? Mon rêve serait que tu fusionnes avec Fieldog pour donner une sorte de Gotrunk, sur qui je pourrais alors me concentrer… ça me prendrait trop de temps de faire à chacun tout ce que j’ai prévu, alors si vous pouviez occuper le même corps…

        • karim 18 décembre 2010 at 21:43

          Les contraintes dues à la pression au niveau de mes bourses se rapprochent de celles exercées sur les parois d’un bathyscaphe explorant la fosse des Mariannes. Je vais devoir passer au sas de décompression avant de monter à la surface sinon je ne donne pas cher de ma peau. Jeanne, je pense que je t’aime. Je serai ton tarzan désormais.

          Nom de dieu, on dirait deux ellipses parfaites. Chacune de deux composantes de ce superbe ensemble fessier semble avoir une existence propre, semble dotée de son propre système respiratoire et digestif. C’est plus beau que tout le reste ce qui est beau sur terre.

          • Le concombre masqué 18 décembre 2010 at 21:52

            Franchement Jeanne t’as fait fort.
            Karim j’adore la prose que t’inspire ces courbes.

            Voyons ce que tu nous produis (outre des litres de tuuuut) après ça : http://www.youtube.com/watch?v=VYvfJ0q0NBs

          • karim 18 décembre 2010 at 22:17

            kavévou tous pour penser autant à moi? vive la guerrrrrrrrrrrrrre envoyez moi vos dons d’images!

          • Jeanne 18 décembre 2010 at 22:18

            On va construire une serenathèque en ton honneur, mon tarzan

          • Cochran 18 décembre 2010 at 22:51

            Mon cher Karim,

            Rien que pour toi

            Mais vraiment

            Et dire que je les gardais pour un montage futur…

            Mais je ne résiste pas à la tentation

            Bon courage !

            http://mavrixonline.com/index.php/2009/04/06/mavrixonline-exclusive-serena-williams-jetski-adventure/

        • Jeanne 18 décembre 2010 at 21:44

          mdr !!!

        • Ulysse 18 décembre 2010 at 23:33

          Arghh ! Y a du photoshop là c’est pas possible.

    • Nath 18 décembre 2010 at 19:48

      Je l’ai vu passer, et lu intégralement, mais au moment de m’identifier pour pouvoir commenter, il avait disparu. Sûrement une parution par inadvertance ;)
      A ce sujet et pour ceux qui l’ont loupé, si vous le voyez apparaitre alors que vous êtes au bureau, isolez-vous ou attendez d’être chez vous pour le lire, j’étais bien contente d’être seule pendant ma lecture, fou rire garanti pendant la dernière interview (ne retire rien avant la parution, Capri, c’est excellent).

      • Jeanne 18 décembre 2010 at 19:50

        Merci Nath, tu me rassures sur ma santé mentale :lol:

        • Nath 18 décembre 2010 at 19:55

          C’est vrai que karim (très en forme, visiblement :) ) ne t’a pas loupée :lol:
          Du coup, tu n’as pas eu le temps de le lire si j’ai bien compris ?

        • Jeanne 18 décembre 2010 at 19:57

          Eh non, je le vois dans les flux RSS du site, comme posté ce matin à 6 heures, c’est frustraaaaaaaaaaaaaant !

    • MarieJo 18 décembre 2010 at 21:05

      erreur de date, à paraitre demain :) garder les munitions au chaud…

  21. Lionel 18 décembre 2010 at 19:35

    Pas besoin d’être en guerre civile pour voir des vieilleries.

    Qu’on me dise ce que le mec au tee-shirt rouge fait au-delà du Top 3 http://www.youtube.com/watch?v=uhDYxccVqlQ
    Parce-que je comprends pas. A 18 ans c est juste phénoménal, Murray et Djoko 2010 c’est du pipi de chat à côté. Qu’on me ressorte pas les trucs de pression, de bons sparring-partner à la con, de il fait une belle carrière, surévalué, Tennis Magazine. Tout ça c’est de la merde.
    Federer vient de perdre, Nadal sait même pas comment il vient de gagner sur ce match.
    Je sais je me fais du mal gratuitement pour 2011 et 12, mais y a quelque-chose qui m’échappe. Le type a du génie dans la raquette ni plus ni moins. Un truc qu’on voit jamais. Il devrait avoir 1 ou 2 Roland dans la besace.

    • Robin 18 décembre 2010 at 20:26

      Avant même la fin que ta deuxième phrase je savais que tu parlais de Gasquet. J’ai hésité, longtemps, mais ai craqué finalement et visionné ton lien. Ça me tue. Le mec rentre dans le terrain, t’envoie des revers long de ligne en veux-tu en voilà. Il monte au filet ! Contre Nadal ! Il faut qu’il fasse une perf sur terre l’année prochaine. C’est ça ou il arrête de jouer tout court, on nous a déjà fait le coup avec Nalbandian…

  22. Jeanne 18 décembre 2010 at 19:42

    Gasquet 2005 est beaucoup plus fort que les éditions 2006 et suivantes.

    • Nath 18 décembre 2010 at 20:00

      C’était peut-être SON pic… à 18 ans… Fallait pas le louper !

    • Jeanne 18 décembre 2010 at 20:01

      Il est bien plus entreprenant que les années suivantes, il joue plus à l’intérieur du court, prend plus tôt… C’est un mystère !

  23. Nath 18 décembre 2010 at 19:52

    J’ai lu l’article à sa parution mais ne peux commenter qu’aujourd’hui : très complet Cochran, et la forme me plait beaucoup avec par exemple les définitions intercalées entre les paragraphes, notamment celle de « parpaing » qui m’a beaucoup fait rire. Tu as l’air de bien t’éclater sur les top / flops ;)

  24. Ulysse 18 décembre 2010 at 23:46

    L’actualité tennistique n’est pas violente mais je vois qu’on se marre bien quand même sur le site en décembre.

  25. William 18 décembre 2010 at 23:50

    En effet ça ne chôme pas ici ! Entre coupures de courant, routes bloquées par la neige et parfum de Noël, certains trouvent le temps de dénicher des photos de FatAss Williams, je dis bravo !
    Cochran, ton article m’a bien fait rire, les définitions sont énormes ! Parpaings, excellent.

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