Le top 5 du revers

By  | 3 mars 2011 | Filed under: Top 5

Si vous arriviez à vous procurer les lettres que Greg Rusedski adressait enfant au Père Noël, vous y trouveriez de façon récurrente et en bonne place dans la liste des joujoux quémandés par l’horrible bambin, un beau revers tout fulgurant. Heureusement cette fois, le Père Noël existe, et il a activé tous ses réseaux, fait un lobbying intense auprès de Dieu, usé son entregent pour assurer que Greg ait le revers le plus pourri de l’ère Open.  Parce que, comme nous tous ici, Papa Noël déteste Greg Rusedski.

En publiant un Top 5 des coups droits, j’ai creusé ma tombe éditoriale, me condamnant de facto à des publications équivalentes pour les autres coups du tennis.  Abordons donc joyeusement le cas du revers, le meilleur ami du joueur de club. J’ai un temps caressé  l’ambition de produire deux papiers sur ce thème, l’un pour les revers à une main, l’autre pour les revers à… deux mains, revers à deux mains, y’a personne qui suit, concentrez-vous ! Je me suis finalement ravisé et ne proposerai qu’un seul classement combiné pour deux raisons : on a certes deux techniques, mais bien un seul et même coup (raison un peu) et la flemme d’écrire deux papiers (raison beaucoup).

Le revers à une main c’est un peu ma marotte, les habitués du site le savent bien ; sur le circuit il est progressivement passé de norme à curiosité, la majorité des joueurs actuels préférant la fiabilité, l’efficacité et la plus grande facilité de maîtrise du geste à deux mains. Grande fut ma surprise de constater que la quête des revers réellement exceptionnels dans mes archives personnelles faisait remonter bien plus d’exécutions à une main qu’à deux. J’en ai hâtivement tiré la doucereuse conclusion qu’un très bon revers à deux mains s’acquiert plus aisément mais quand on parle d’exécutions ultimes sur ce coup, il n’y a pas photo à l’arrivée, une main vaut mieux que deux.

Une fois de plus et pour ne pas faillir à ce qui va devenir une tradition, ayons une petite pensée pour quelques revers glorieux qui n’auront pas droit ce cité dans ce palmarès : Wilander, Mecir, Agassi, Kafelnikov, Safin, Djokovic ou Murray pour le revers à deux mains ; Korda, Costa, Almagro,  Wawrinka, Mancini, Stich, Mansdorf, Pavel, Pioline, Arazi, Draper, Youzhny ou Federer (si si) pour le revers à une main.

Les deux règles demeurent : pas de classement entre les revers retenus et focus sur les joueurs que j’ai pu voir à l’œuvre de leur  » vivant » (non non Antoine, pas de Nastase, pas de Rosewall ni de Connors jeune).

David Nalbandian : le géomètre

Soyons francs, je n’aime pas le revers à deux mains, c’est le revers du pleutre, le revers des filles, le revers de l’épicier… Appelez comme vous voulez cette deuxième main qui vient tout stabiliser, pour moi c’est un peu comme un aveu d’incapacité et le choix de la facilité. Ça peut être férocement efficace comme chez Djokovic ou Murray, je n’en reste pas moins franchement révulsé parce que ce n’est pas beau. Dans cet océan de couardise technique à deux mains, seule une poignée de revers arrivent à combiner efficacité technique et grâce d’exécution à mes yeux, la palme du meilleur réalisateur revenant à David Nalbandian.

Pardon d’user encore de l’expression élimée du « coup total », mais le gras Argentin fait vraiment ce qu’il veut de ce côté. Les zones qu’il trouve n’apparaissent pas sur les cartes du court à disposition des autres joueurs, Nalbandian travaille en 3D quand le reste du circuit reste en abscisse et ordonnée. Croisé, court croisé, long de ligne, bombé, tiré au cordeau, ça fuse de partout ; c’est tendu, ça gifle, et c’est surtout d’une facilité déconcertante. Le geste est pur, sans fantaisie aucune ni état d’âme, on sent le géomètre totalement libéré des contraintes techniques, étranger au questionnement relatif à la réalisation de l’ouvrage ; la seule question qui vaille est le « où » (poser ce prochain revers), le « comment » étant perdu dans les souvenirs d’enfance et inscrit dans l’ADN.

Le revers de Nalbandian est le coup qu’il fallait pour se mesurer au coup droit de Federer ; le coup droit de David est curieusement le pendant du revers de Roger dans la perfection technique mais le manque de folie. Si les affrontements entre les deux hommes ont produit quelques moments d’anthologie tennistique, le revers de Nalbandian y est certainement pour beaucoup.

La spéciale : Croisé, croisé, croisé, croisé et hop ! long de ligne. On apprend cette séquence de jeu, LA séquence du revers, aux tennismen dès après le sevrage. Tout le monde la connait, tout le monde l’eût pratiquée (y’a Lopez quand même), mais avec Nalbandian on touche au grandiose. Non seulement il trouve des zones croisées insensées (à égalité avec Agassi) mais son déclenchement long de ligne est d’une soudaineté, d’une précision et d’une vitesse inégalées (André s’incline). Le revers long de ligne de Nalbandian fait partie de ces coups mythologiques, comme le service de Sampras, le coup droit de Federer ou la volée d’Edberg.

La faiblesse : Techniquement je n’en vois aucune, c’est aussi simple. Son retour de revers croisé court côté avantage n’appartient qu’à lui, je n’ai vu personne réaliser ce coup avec autant de dextérité. Mais frapper la balle avec une telle perfection reste totalement vain si le joueur, lesté par son enclume abdominale, se déplace comme un capibara et a le souffle d’un fumeur asthmatique. Le meilleur revers du monde est desservi par un physique de bootlegger, sans même évoquer le moral d’un chômeur en fin de droits.

Stefan Edberg : l’esthète

Que c’est beau… Sans son coup droit de tanche, le grandiose Stefan aurait pu arriver second derrière le Veau d’Or au classement des joueurs les plus beaux à voir évoluer, les plus esthétiques. Plus que tout autre coup, son revers symbolise cette sorte de perfection où l’élégance, l’efficacité, la richesse de la palette technique touchent au divin.

Edberg n’avait pas la fulgurance d’un Gaudio ou d’un Almagro, mais côté amplitude des choix techniques il se pose là. Neutralisation de l’adversaire avec le slice, rasant, rapide, fuyant, exploitation ensuite de la moindre balle courte avec une accélération recouverte croisée le plus souvent, ou long de ligne. Parfait dans l‘échange, le revers d’Edberg l’était également en retour et en passing shots. On ne remporte pas quatre titres du Grand chelem sur herbe sans être armé de ce côté et Stefan ne fait pas exception à la règle ; mieux, il en est un dépositaire. Relancer les ogives de Boris sur le Centre Court ne lui faisait pas peur et ses retours bloqués ou en slice dans les jambes préparaient le terrain pour des passing shots millimétrés.

Que ce soit en défense ou en attaque, la construction du point avec le revers se dessine, se précise, pas de recherche du coup qui tue et affole les cinémomètres ; jouer précis, jouer juste, faire le point. Et que dire de cette magnificence dans le mouvement, de ce gracieux ballet tellement délicat qu’on sentait monter une note de tristesse, quand sur la phase descendante de sa carrière, il était ratiboisé par la danse totémique du Masque Jim Courier ?

La spéciale : Un article sera consacré à la volée, je ne peux donc décemment évoquer ici la meilleure volée de revers de l’histoire. Je mettrai alors en premier accessit son lob lifté de revers, compagnon des jours heureux à Wimbledon. Le lob lifté de revers à une main fait partie des coups les plus difficiles du tennis et Edberg le maîtrisait à la perfection. Travestissement, soudaineté, rapidité, il avait tout du coup assassin.

La faiblesse : Comme pour tout le reste de son jeu, un manque relatif de puissance. Edberg est à cheval sur deux générations, celle des années 1980 où la puissance n’est pas encore la panacée, et celle des années 1990 où elle impose ses diktats. Basé sur la vitesse et la précision, son jeu s’est délité après 1992 et la perte des premiers km/h en vitesse de jambes, puis a beaucoup souffert des agressions barbares. Son « head-to-head » avec Boris Becker est très symptomatique de cette reddition, le Suédois perdant leurs sept derniers affrontements à partir de 1992.

Gaston Gaudio : l’art-triste

Gaston Gaudio, c’est l’artiste forcément malheureux, ravagé par ses conflits internes, qui aime se détester et ne se conçoit que dans la souffrance. Son seul sacre en Grand chelem est accouché dans les atroces souffrances d’un match d’une étrange et suffocante dramaturgie. Gaston Gaudio, c’est Prométhée qui a volé le feu des Dieux et l’a planqué dans son revers. Il ne finira pas enchaîné à un rocher, offrant quotidiennement son foie en pitance à un aigle affamé, mais laissera son esprit et son âme prisonniers de la forge d’Héphaïstos.

A Gaston Gaudio il n’a manqué que d’être gaucher pour gonfler le bataillon des artistes talentueux mais tourmentés que j’aime tant, brillants mais inconstants. L’Argentin était l’un des rares terriens dont le jeu ne m’arrachait pas des bâillements dangereux pour mes maxillaires, surtout grâce à son revers supersonique. Moins naturel peut-être que celui de Gasquet, mais plus puissant encore et pas moins dangereux dans ses bons jours.

La faculté de l’Argentin à contrôler le point sur terre battue avec son revers le rapproche de Kuerten, avec un geste moins délié et souple, mais une plus grande tonicité. C’est râblé, compact, puissant, mais en même temps fluide et très sûr. Le revers est le seul coup sur lequel Gaudio n’a jamais semblé douter.  Même si c’est lifté et dans l’échange qu’il s’exprime le mieux – en passings notamment – Gaudio possédait toute la panoplie du revers avec le slice, le retour bloqué, le lob lifté. Un vrai couteau suisse.

La spéciale : Si Gasquet et Kuerten sont intouchables en long de ligne, Gaudio n’a pas d’équivalent en revers croisé. C’est le plan de frappe sur lequel il se sent le plus à l’aise et libère son bras sans appréhension, un revers d’école.

La faiblesse : Techniquement on ne peut pas reprocher grand-chose à ce coup magistral, mais le revers n’a pas suffi à sauver du naufrage l’attachant et sensible gaucho. Comme un papillon pleurant son statut perdu de chrysalide anodine, Gaston a sombré dans l’anonymat après deux très bonnes années 2004 et 2005. Les ailes de son revers ne l’ont pas porté bien loin, plombées par la masse de doute et d’autodestruction inhérents à ce genre d’artistes. Gaudio aurait pu être peintre, sculpteur, poète, se trancher l’oreille pour l’amour d’une femme.

Richard Gasquet : le naturel

Jamais un joueur n’aura autant été associé, réduit à un seul coup. Richard Gasquet est le revers. D’un strict point de vue de l’efficacité, certains revers n’ont pratiquement rien à lui envier (Wawrinka ou Youzhny parmi ses contemporains) mais pour ce qui est du naturel, de la facilité, du prolongement dans le geste d’une idée de l’esprit, Richard Gasquet est simplement incomparable.

Je ne vais pas radoter l’histoire archi-rebattue du petit Mozart du tennis qui frappait des revers le long de la ligne de son berceau, et même si ses compositions finalement ne valent que celles de Salieri, à Wolfgang Gasquet on ne peut pas enlever le fait que dans l’art du revers, il met tout le monde d’accord. Richard est le seul joueur capable de frapper des points gagnants en revers de n’importe quelle partie du court. Il utilise notamment très bien le lift en revers croisé pour faire reculer l’adversaire et peut faire alors un pas dans le court (si si ça arrive) pour prendre la balle montante et changer de direction et allant le long de la ligne, sa meilleure trajectoire.

Richard utilise le slice en défense ou pour temporiser, même si sur ce coup un Federer ou un Dimitrov ont plus de vista. En retours bloqués, quand il consent à jouer agressif, ça dépote pas mal également et en passing shots lorsqu’il est en confiance, c’est carrément Byzance.

La spéciale : Le revers long de ligne, évidemment, naturellement, indiscutablement, indubitablement, inexorablement. Gasquet personnifie ce coup qui s’il devait rentrer dans le Larousse illustré, devrait être accompagné d’une image de Richard. Dans le jeu et avec son manque de confiance, on a moins l’occasion de s’émerveiller de ses réalisations foudroyantes, mais en passing shots c’est tout simplement inégalé. Aux zones reculées à partir desquelles le tout meilleur Gasquet arrive à tirer des boulets le long de la ligne et crucifier le volleyeur, l’on ne peut comparer que les passings de coup droit de Nadal en bout de course. Les deux m’impressionnent de façon égale.

La faiblesse : Le revers de Richard est une arme formidable qui souffre malheureusement de la faiblesse mentale de l’artificier. Richard joue loin, trop loin du théâtre des opérations et n’a que peu de velléités offensives. La plupart du temps il se contente de neutraliser l’adversaire en liftant haut son revers. Quand il se fait violence et rentre à l’intérieur du court, ce qu’il est capable de faire côté revers donne vraiment la sensation d’un incroyable gâchis. Quand la tête va tout va, et chez Richard la tête ne va pas. Tactiquement Richard manque parfois de créativité et recouvre trop systématiquement son revers, quand d’autres solutions s’offrent à lui (slice, amorties).

Gustavo Kuerten : la fulgurance

A Gustavo Kuerten je suis tenté d’attribuer le titre de meilleur revers sur terre battue de tous les temps. La faculté de Guga à lifter ce coup lui permet de repousser l’adversaire loin de sa ligne de fond et lui apporte une sécurité maximale. Le geste est assez personnel, loin des canons académiques mais empreint d’une grande élégance. Guga c’est cette gestuelle de pantin dégingandé, ces longs segments désarticulés qui donnent l’impression que le mécano va casser. Le roseau est souple, il plie, ploie mais jamais ne rompt. Guga danse sur le court.

L’effet kiss cool réside dans son poignet d’une souplesse incroyable qui se retrouve déjà dans l’armé du geste, et fouette ensuite la balle à la frappe en imprimant le fameux lift que je mentionnais tantôt. Il serait toutefois trompeur de réduire ce coup à l’arme d’un crocodile car en attaque ça traverse les blindages les plus épais. J’avais comparé le revers de Nablandian au coup droit de Federer, je comparerai le revers de Kuerten au coup droit de Sampras. La même amplitude de geste, la même souplesse, le même relâchement sans impression aucune d’effort, et le même poids énorme dans la balle qui fend l’air et trace des sillons dans la moitié de court adverse.

Gustavo Kuerten manie son revers comme le fouet, les similitudes entre les deux gestes étant nombreuses : dans l’amplitude du mouvement d’abord, dans l’inertie ensuite quand l’accompagnement ample rappelle la lanière de cuir qui continue sa course ondulée alors que le bras qui l’a propulsée a terminé la sienne déjà. Et dans les deux cas, ça fait très mal et marque à la peau le malheureux qui y goûte.

La spéciale : Comme Gasquet, le revers en long de ligne de Guga force le respect et fait quitter son short à l’adversaire. Ça part vite, bien et souvent, pour ne rien gâcher. Kuerten a su faire évoluer son tennis et l’adapter aux surfaces en dur où il commençait à avoir des résultats probants avant que les blessures ne le rattrapent, le happent puis le rejettent exsangue.

La faiblesse : L’amplitude de ses coups n’a jamais laissé à Kuerten le temps nécessaire pour résoudre l’équation du gazon. Il est avec Safin le dernier très grand joueur totalement inefficace sur herbe. Au sommet de son art, il boycotte pourtant les éditions 2001 et 2002, traumatisé sans doute par sa défaite au premier tour en 2000 deux semaines après avoir été sacré à Roland-Garros.

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263 Responses to Le top 5 du revers

  1. Arthur 4 mars 2011 at 21 h 55 min

    Super article, comme toujours!
    Je remarque tout de même que tu as parlé « des » coups droits et « du » revers, il n’y en a donc qu’un seul qui ait grâce à tes yeux?

    En parlant de Gasquet, regardez ceci
    http://www.youtube.com/watch?v=MdxbiAHxRdk
    Ca fait mal au coeur quand on voit les trajectoire prises par les deux joueurs. Le rival de Nadal, ça n’aurait pas du être un Federer vieillissant, un Djokovic sans génie et un Murray sans ……. , mais bien lui. La fin des années 2000 aurait pu être le théâtre d’un fabuleux duel, hélas l’un des duettistes s’est perdu en route depuis 6 ans…

    • Arthur 4 mars 2011 at 21 h 59 min

      Le plus amusant c’est que Gasquet apparaît comme un monstre de mental, il debreak deux fois quand Nadal sert pour le set et le crucifie au tie-break.
      En 2011 cela peut passer pour une blague, et pourtant!

    • Ulysse 4 mars 2011 at 22 h 49 min

      Je ne connaissais pas ce match. Face au monstre de la surface qu’est déjà monsieur 100 000 tours/minutes en 2005, Richie est phénoménal. Quelqu’un devrait lui envoyer le lien, ça vaut tous les coachs.

    • Arthur 4 mars 2011 at 22 h 55 min

      Le match a lieu le 15 avril 2005, Nadal et Gasquet ont donc 18 ans tous les deux.
      Ca paraît impensable aujourd’hui d’avoir une demi-finale de MS entre deux gamins de 18 ans avec un tel niveau de jeu. Pas étonnant qu’on s’extasiait devant ces deux joueurs à l’époque, et qu’en en faisait les successeurs de Federer. Bon, on avait à moitié raison.

      • Clément 4 mars 2011 at 23 h 46 min

        C’est dommage, c’était sur la mauvaise moitié.

        (pas taper, pas taper je rigole… à moitié ;) )

    • Colin 5 mars 2011 at 0 h 18 min

      J’avais vu le match en direct à l’époque, curieux de voir le petit Mozart à l’oeuvre juste après sa victoire contre Federer.
      Et il m’avait scotché, il n’avait cédé que physiquement (hé oui, déjà) car dans le jeu il était à égalité.

      Je me souviens aussi de Nelson Monfort interviewant Toni Nadal à la fin du deuxième set et lui demandant en substance « Est-ce que vous ne croyez pas qu’on est en train d’assister à la naissance des deux grands champions de demain, et à la première d’une longue série de combats entre ces deux là ». Et Toni Nadal, toujours poli, « oui oui, sûrement, mais il ne faut pas non plus oublier Federer, c’est toujours lui le n°1, bla bla… ». Six ans plus tard, l’un des deux rivaux annoncés a fait pschitt, et on peut en effet le regretter amèrement quand on revoit ce match.

    • inès 5 mars 2011 at 9 h 46 min

      Il a eu une période difficile mais il n’a pas dit son dernier mot !

      Tout le monde (ou presque) le voit fini ici, alors qu’il fait la une du site de l’ATP World Tour avec la plus forte progression en partir de la place de numéro 1 ! Il est 21è et peut gagner pas mal de place encore. Qui sait s’il ne sera pas dans quelques mois le numéro 1 français !

      Nul n’est prophète dans son pays, certes ! Mais que ceux qui l’ont choisi dans l’Odyssée ne s’inquiètent pas…

  2. Grand Chelem 4 mars 2011 at 22 h 17 min

    Je vois pas comment on peut mettre Gasquet alors qu’il a aucune régularité.
    Les plus réguliers sont, actuellement, largement ceux de Nalbandian et Djokovic.

    • inès 5 mars 2011 at 9 h 38 min

      Si tu tables sur la régularité, alors là, difficile de départager les joueurs ! Simon est un bel exemple, il peut frapper pendant des heures en revers sans faire la faute.

      Mais ce n’est pas ce dont parle Karim ! Il traite des supers revers, ceux qui te laissent bouche bée, qui sont fulgurants, esthétiques ou millimétrés. Et si tu as déjà pu voir Gasquet à l’oeuvre dans un match, c’est ce qu’il fait quand il lâche un revers croisé court ou long de ligne. C’est un régal, une merveille, on se demande comment il fait !

  3. Nath 4 mars 2011 at 22 h 27 min

    6 partout entre Isner et Capdeville au 4° set, et toujours aucun break. Et 32 aces de la part d’Isner, sur TB (+ 24 services gagnants).

  4. May 4 mars 2011 at 22 h 56 min
    • Colin 5 mars 2011 at 0 h 07 min

      Tiens tiens, Lendl est deuxième, voilà qui va faire plaisir à certains ici!

    • Nath 5 mars 2011 at 0 h 13 min

      Jimbo, Dédé sur dur ? Il semblerait que la longévité soit un atout pour bien figurer dans ce classement…

    • Colin 5 mars 2011 at 0 h 20 min

      Oui, c’est visiblement le critère dimensionnant, je suppose que Santoro doit être très bien placé, peut-être même devant Noah!

    • Ulysse 5 mars 2011 at 12 h 14 min

      Les Américains sont très forts pour triturer les données jusqu’à en sortir des conclusions pré-établies. Connors devant Lendl c’est débile. Tout ce monde-là plus Vilas devant Agassi qui est devant Sampras c’est débile. Je ne parle même pas des places respectives de Fed et Nadal.
      C’est nul et non avenu. Lien suivant s’il vous plaît.

      Au fait May je t’ai envoyé le fichier Odyssée que j’ai reconstitué intégralement cette semùaine pour que tu fasses la vérif STP ?

      • May 5 mars 2011 at 15 h 11 min

        Ok Ulysse, je check tout ça plus tard, surveille ta boite mail.

  5. Elmar 4 mars 2011 at 23 h 53 min

    Trop fort, Karim Yoda existe! http://www.lematin.ch/sports/football/yoda-promesse-389993

    Fallait quand même le faire!

    • karim 5 mars 2011 at 0 h 47 min

      là tu m’en bouches un coin…

  6. karim 5 mars 2011 at 10 h 19 min

    Salut à tous, on déménage sur le fil du week-end.

    Merci

  7. Guillaume 7 mars 2011 at 15 h 09 min

    J’arrive bon dernier, mais ne peux décemment laisser filer un tel article sans y aller de ma contribution.

    Le revers… Pour moi le plus beau coup du tennis. Je crois que c’est l’ami Ulysse qui définissait le revers – à une main dans ce cas – comme étant le poème du tennis. Tout à fait ça. Un coup qui a ses artistes : quelques-uns à deux mains, la plupart à une. Au passage, on remarquera que Kuerten ou Gasquet sont des artistes du revers, quand Gonzalez ou del Potro sont des bombardiers du coup droit. Distinction significative.

    Je crois n’être pas seul dans ce cas, je considère Kuerten comme le must du must en revers. Le coup ultime du terrien, qui vers 2000/2001 avait évolué en frappe plus tendue apte à le faire briller sur surfaces rapides. J’ai toujours pensé que Kuerten aurait fini par gagner un GC sur dur si sa hanche n’avait pas crié grâce prématurément. Côté revers, Gaudio est un peu le petit frère du Brésilien, en plus académique dans la gestuelle.

    Après, difficile là aussi de ne s’en tenir qu’à cinq. Je garde un souvenir ému du revers d’Andrei Pavel, si facile, si coulé. Un peu plus vieux et donc découverts a posteriori, j’en conserve deux qui me paraissent réellement exceptionnels : Michael Stich le droitier et Petr Korda le gaucher.

    A deux mains, je sauve les deux grands champions russes : Safin, le meilleur revers à deux mains que j’ai vu, et Kafelnikov, peut-être un chouia moins diversifié que celui de Marat mais extrêmement élégant. Sinon, Connors et Agassi. Mention aussi au meilleur Goran Ivanisevic.

    César d’honneur enfin à celui qui est passé sans douleur du deux au une main en cours de carrière : Mats Wilander. Une démarche unique dans les annales du jeu pour un joueur définitivement pas comme les autres.

    Si je tente la synthèse de tout ça, et dans le désordre : Kuerten, Stich, Korda, Safin, Connors.

  8. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 7 mars 2011 at 21 h 52 min

    Coucou l’ami!

    J’arrive longtemps après la bataille mais je tenais à dire que je me suis délecté de ce top 5 du revers. Je passe rapidement sur la forme tant tout a déjà été dit, si ce n’est que c’est écœurant de facilité et que je te donne RDV à la Bastille pour remettre les choses au point. Prépares tes armes nabot.

    Sur le fond, d’accord avec tout sauf Gaudio qui m’excite autant que, que…ben personne en fait. Gaudio ne m’évoque rien. Point

    Dans mon panthéon personnel, Safin, mon 1er coup de cœur. Absolument exceptionnel.
    Haas, qui sait tout faire côté revers avec un jeu totalement adapté au gazon pour ne rien gâcher.
    Concernant Edberg, évidemment qu’il mérite d’être au Hall of fame du revers. Tous ceux qui remettent en cause cela sont, soit fous, soit fous. Et j’offre un aller simple à la bastille à ceux qui me contrediront… Non mais sérieusement en plus d’être esthétiquement le plus beau revers à une main de tous les temps, c’était d’une efficacité diabolique et permettait au roi Stefan d’enchaîner des coups gagnants de tous les coins du terrain.
    Non mais Stefan quoi!!!! 8)

  9. Quentin 9 mars 2011 at 15 h 29 min

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