Mes instantennis

By  | 4 mai 2012 | Filed under: Bord de court

Une bonne tranche de vie en mode bord de court et expérience personnelle, voilà ce qui vous attend ici. Durant les saisons 2010 et 2011, j’ai intégré l’équipe d’un des nombreux clubs de Normandie. Par respect d’un certain anonymat, je tairai le nom du club et je donnerai des noms d’emprunt aux joueurs. Mais qui sait, l’un de nos adversaires nous reconnaîtra peut-être ? Ce serait un savoureux hasard, avouons-le ! Entre souvenirs de matchs et démarche pour intégrer une équipe, voici les images qui m’ont marquées pendant ces deux années.

La Normandie est une terre de tennis. Il y a énormément de clubs, on trouve des courts très facilement et on peut enchaîner les tournois comme un vrai professionnel. Si j’ai toujours joué au tennis, je n’avais  jamais fait l’effort de m’inscrire en club et de disputer des compétitions. Pour tout vous dire, l’ambiance « club » n’a jamais été mon truc et le milieu du tennis est parfois assez irrespirable. Je parle en connaissance de cause, pour avoir assisté à une multitude de matchs officiels d’amis ou de membres de ma famille. En 2010 cependant, poussé par un ami proche qui jouait en club depuis des années et qui disputait les tournois régionaux par équipe, je me suis enfin décidé à passer le cap. L’équipe de la ville de B. avait besoin d’un cinquième membre pour palier aux éventuelles absences d’un titulaire. Je connaissais très bien trois des quatre coéquipiers, c’est donc tout naturellement que je me suis jeté dans le bain. Le prix dérisoire de la licence est une incitation à l’inscription, c’est parfait pour les plus jeunes !

Les rencontres ont lieu le dimanche matin, aux mois de mai pour les phases de poules et de juin pour les phases finales. L’équipe de B. était en plein essor et montait en grade depuis des années. Il faut dire que la composition était solide. Quentin, le grand gaillard de la photo et l’ami qui m’avait poussé à m’inscrire, est puissant et volontaire. Invaincu en simple depuis des années, il se sert de son très gros service pour assurer sa mise en jeu et son jeu rafraichissant fait plaisir à voir : service-volée, amorties, revers à une main. Grand fan de Pat Rafter, il lui ressemble dans l’attitude.  Le numéro 2 , Vincent, est un autre grand morceau – 1m93 – et est aussi un très bon ami. Fan de Safin, c’était  le seul gaucher de l’équipe avant mon arrivée. Démarche lente entre les points et attitude détachée, il possède lui aussi un très bon service. Associé à Quentin pour le double, ils sont invaincus depuis leur entrée dans la compétition. Le numéro 3 de l’équipe, François, est le plus âgé d’entre nous. C’est même le seul à dépasser les 25 ans ! Accrocheur, battant, il ne laisse jamais tomber l’affaire et a poussé plus d’un adversaire au-delà de ses limites… Et parfois même au-delà de ses nerfs ! Véritable « papa » de l’équipe et jamais avare de conseils, c’est lui qui encourage le plus l’équipe. Il est aussi le capitaine de l’équipe et le grand gestionnaire des transports et du calendrier des rencontres. Le quatrième larron, Jean, est un admirateur absolu de Juan Carlos « El Mosquito » Ferrero et possède la prise la plus improbable qui soit : un vrai pongiste ! Même s’il perd parfois son sang-froid et s’incline lors d’affrontements à sa portée, c’est un pilier indispensable de cette équipe de potes.

2010

C’est parti pour mon baptême du feu. Nous jouons à l’extérieur, dans un petit club perdu dans la campagne. Le club-house de fortune nous tire quelques sourires : il faut bien ça pour me faire oublier un peu la pression. C’est mon premier match officiel, je dois assurer et ne pas décevoir l’équipe. Les joueurs qui nous reçoivent sont adorables et la rencontre s’annonce sous les meilleurs auspices. Les courts ne sont pas de grande qualité mais je suis trop concentré pour m’en plaindre. Je mène rapidement 5-2 dans le premier set. Les choses se passent bien, mes coéquipiers viennent de temps en temps près du grillage pour m’encourager. Je me déconcentre en jouant en dilettante et je me fais remonter à 5 jeux partout. L’alerte est de courte durée, je breake à nouveau, empoche le set et fais la différence d’entrée de deuxième manche : 7-5 2-0. Je joue sans prendre trop de risques, je sais que je ne joue que le numéro 4 de l’équipe adverse et que j’ai la situation bien en main. Je gagne sur le score de 7/5 6/3, double break dans le deuxième set et pas peu fier de ma performance. Non-classé, je viens de prendre le meilleur sur un 30-4. Nous gagnons la rencontre sans perdre un seul point, la saison s’annonce bien.

Un nouveau dimanche matin, une rencontre à domicile cette fois. J’ai rapidement perdu mon match, 6/1 6/3. Je n’ai pas réussi à jouer libéré et je ressens une extrême frustration. J’en profite pour aller encourager mes coéquipiers. Vincent mène confortablement sur un court en quick. Son adversaire ne fait pas le poids et je le surprends à tenter tout et n’importe quoi, conscient de son emprise sur la rencontre. Sur la balle de match il monte au filet, son adversaire effectue un lob propre et en profite pour atteindre le filet. Vincent court, se retrouve face à moi mais ne se retourne pas pour renvoyer la balle : passing en tweener sur balle de match ! J’applaudis, son adversaire aussi. Cette performance lui vaut bien d’en griller une petite : on est sportif du dimanche ou on ne l’est pas !

Pour la finale de la saison 2010, le directeur du club nous a offert des tenues assorties : on se croirait en Coupe Davis ! Nous jouons dans l’un des plus beaux complexes de la région, nous avons même l’honneur de la terre battue ! Cette fois je ne suis présent qu’en observateur et c’est bien normal. Il fait très chaud, de nombreux matchs ont lieu en même temps que les nôtres et l’ambiance est bonne. La finale se passe sans accroc ou presque. Seul Jean, pris par l’enjeu, n’arrive pas à se décontracter. Son adversaire a la mise en jeu la plus étrange qu’il m’ait été donné de voir, Dolgopolov  a un geste de service très propre à côté de lui ! La saison est bouclée en terminant donc premier du championnat par équipe 3e division, sans perdre une seule rencontre, comme l’année précédente. Si mon rôle dans cette victoire a été minime, l’ambiance de l’équipe m’a séduite et je suis partant pour rempiler à la saison suivante.

2011

La nouvelle saison a commencé et les matchs de poule s’enchaînent dans une très bonne dynamique. Toujours invaincus, nous nous rendons dans un superbe résidence privée pour disputer un nouveau match. Le paysage est superbe, le club house somptueux et nos adversaires presque à l’heure : la journée débute bien ! Encore aujourd’hui, je ne serai aligné qu’en cas de victoire assurée après les matchs de simple. Le championnat par équipes se joue en quatre simples et un double, rarement décisif et donc parfois donné à une équipe quand elle est menée 4-0 ou 3-1. En fonction des obligations de chacun, cela représente un gain de temps. Ainsi vient l’heure de jouer le double : je suis aligné  avec Jean, le numéro 4 de l’équipe. Je veux faire bonne impression dans ce cadre idyllique et la crispation l’emporte sur le jeu. Nos adversaires sont des jumeaux et sont les numéros 1 et 2 de leur équipe. Nous prenons une leçon et nos frappes se refusent à rester dans le court, pourtant le schéma adopté est simple : coups croisés entre les deux joueurs de fond de court jusqu’à ce que l’occasion se présente pour le volleyeur d’achever le point. Nous ne marquerons qu’un seul misérable jeu mais, petite satisfaction, sur mon service. La conclusion est d’ailleurs très belle : après que le deuxième adversaire est monté au filet, je  me lâche sur un gros passing de coup droit croisé qui vient mordre la ligne de couloir extérieure. François trouve là une raison de se lâcher enfin et m’applaudit.

Nous voilà à nouveau en finale ! Nous la disputons au tennis club de Deauville, entre les fameuses Planches et l’hôtel Normandy. J’y joue souvent et je connais le paradoxe du lieu : le panorama est superbe mais les courts en terre battue sont de mauvaise qualité. Comme l’année précédente, les finales de tous les niveaux de compétition se jouent aujourd’hui et le planning est chargé. Il fait très chaud, le vent ne souffle quasiment pas, l’attente s’annonce longue. Nous rencontrons nos adversaires et nous discutons avec eux histoire de passer le temps et de ne pas passer pour des morts de faim. La moyenne d’âge est, d’au moins, 30 ans (rendez-vous compte !). C’est Jean qui ouvre les hostilités contre l’autre numéro 4. Il n’est pas en forme et il appréhende mal la chaleur. Il se braque, se frustre. En face son adversaire est solide et prend les cadeaux qui lui sont offerts. Pendant ce temps, l’équipe adverse s’énerve des fautes de pieds fréquentes de Jean et nous le fait très clairement savoir. Ils ont raison mais il est interdit de parler aux joueurs sur le court, en plus le service de Jean n’est pas son point fort donc l’impact de ces fautes de pied est minime… Je constate que la compétition échauffe vite les esprits. Je passe au match de Vincent qui a commencé juste avant la fin du premier match. L’organisation lui a réservé une mauvaise surprise : un court en terre battue synthétique. La surface n’a rien à voir avec de la vraie terre battue, c’est extrêmement glissant et… c’est tout. Rien de bien intéressant donc. Sur le chemin du court, l’adversaire de Vincent lui glisse en rigolant : »Attention à toi, au club on m’appelle le petit Nadal ! » J’échange un sourire avec Vincent et l’échauffement commence.

Les deux premiers matchs sont finis et le score et de 1 point partout. Il fait de plus en plus chaud et l’attente pèse dans les jambes de deux équipes. François entame son match, un combat long et très physique, comme il les aime. Armé de sa pommade anti-maux de dos, il se sent pousser des ailes ! Il l’emporte finalement à force de contres et de nombreuses contestations qui nous amusent mais, assez étonnamment, que son adversaire ne goûte pas… C’est au tour de Quentin de jouer, l’enjeu n’est rien de moins que le titre 2011 !  Nous sommes tous sereins car nous avons confiance en son service. Mais Quentin ne joue jamais sur terre battue… Son déplacement n’est pas adapté et ses services moins perforants qu’à l’accoutumée. Face à la chaleur et au savoir-faire de son opposant, il étouffe. Le point est perdu, le titre va se jouer au match de double décisif ! C’est un scénario parfait pour le suspense mais c’est un motif de pression supplémentaire. Naturellement, Quentin et Vincent composent notre équipe de double, en face ce sont les numéros 1 et 4, soit les deux vainqueurs du jour, qui sont alignés. Le score final m’échappe maintenant mais nous avons perdu. Notre finale nous permet tout de même d’accéder au championnat de première division pour l’année 2012. Forcément déçus mais fiers de notre parcours, nous n’avons pas mis plus de trois heures avant de nous retrouver autour d’un barbecue, à parler un peu de tennis, et beaucoup d’autre chose.

Que retenir de ces humbles instantanés ? Le plaisir de trouver un groupe solide, d’apporter sa pierre à l’édifice, de passer des bons moments. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : jouer sérieusement, encourager ses coéquipiers, déconner avec ses potes. Même si mon importance au sein de cette équipe de bras cassés est faible, je ne risque pas d’oublier que le tennis reste avant tout un jeu. Et c’est bien le principal.

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A fait l'acquisition d'un revers à une main et vit d'un amour sans fin pour la famille des talents au bras juste. Mon carré d'as : Agassi, Safin, Kuerten, Federer...

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270 Responses to Mes instantennis

  1. Antoine 9 mai 2012 at 10:01

    Bilan: que des critiques, pas une voix favorable pour les courts de ce tournoi de Madrid..Tiriac a réussi son coup !

    Le problème n’est pas qu’elle soit bleue. La couleur du court est habituellement le seul résultat de la très fine couche supérieure. Si Tiriac voulait une terre battue bleue, il suffisait de ne changer que cette couche supérieure. Cela allait contre la tradition mais présentait des avantages visuels, en tout cas pour les téléspectateurs. Mais il ne s’est pas contenté de cela: il a fait modifier les deux sous couches intermédiaires, a modifié en profondeur les caractéristiques de la terre battue. Encore n’a t on pas tout vu parce qu’il ne pleut pas mais il est également possible que le drainage ait lui aussi été affecté, rendant les courts plus secs plus rapidement ou le contraire..

    Bref, un bide total inspiré par des raisons purement marketing..

    Il n’en est pas à son coup d’essai: il avait déjà remplacé les ramasseurs et ramasseuses de balles par des mannequins plus compétentes sans doute pour défiler sur un podium que pour attraper les balles et les donner à bon escient. Cela aussi avait été critiqué par certains joueurs..

    Tiriac s’est également déclaré favorable à l’augmentation très forte des prize money des meilleurs et à diminuer celui des sans grades. C’est l’évolution inverse qui est désormais souhaitée par la très grande majorité des joueurs et que viennent de prendre en compte Roland Garros, et plus encore Wimbledon..

    Plutôt que d’organiser un tournoi ATP, Tiriac devrait plutôt mettre sur pied un tournoi privé réservé aux top players avec un prize money considérable à la clé. Cela correspond mieux à sa philosophie. Son problème c’est que ce tournoi a existé et qu’en dépit d’un prize money de 2 M$ réservé au vainqueur (à l’époque !), ce fut un bide total et l’idée a été rapidement abandonnée. Cette bouffonnerie s’appelait la coupe du grand Chelem..Même les joueurs bénéficiant desdits prize money avaient trouvé cela indécent…

    Les ambitions et les valeurs de Tiriac vont à l’opposé de toute l’histoire du tennis, un sport qui évolue en permanence tout en respectant cependant certaines traditions. C’est pourquoi il échouera. Il peut peut être se reconvertir dans la F1 ou la boxe mais il y a déjà Larry King et Bernie. Pas de bol !

    • Antoine 9 mai 2012 at 10:05

      Addendum: ah si, je vois que Tiriac a trouvé un supporteur: Karim ! Feu la guérilla aime défendre des causes indéfendables…mais bon, Karim n’aime pas la terre battue alors cela peut se comprendre…

      • antsiran23 9 mai 2012 at 10:33

        Les joueurs sont comme les français, pour la réforme sur le papier, mais dès que çà les concerne directement ils sont contre. On a déjà vu nombre de tournois où les joueurs glissaient ou bien se bloquaient la cheville. Là, comme c’est bleu et que tous les journalistes instruisent à sens unique, il est de bon ton de dire que c’est nul à chier. Pas une info concernant les techniciens qui ont mis au point la surface. On fait haro sur Tiriac (ce couillon qui n’y connaît que dalle) et on va dans le sens du vent. Mais je suis comme Karim, cette période dans l’année est chiante. D’ailleurs on ne parle pas beaucoup de tennis…
        Le seul truc qui me plait c’est que çà a l’air assez rapide Madrid. Donc un peu de chances pour d’autres joueurs que les limeurs de fond et autres « contreurs »…

        • Patricia 9 mai 2012 at 12:15

          Certaine que ni karim ni antisiran n’ont vu un match sur cette surface ! Je ne pense pas que les joueurs soient aussi virulents parce que « c’est de bon ton »… Pour ma part effectivement, la couleur m’est complétement égale, et puisque Tiriac veut une identité futuriste, why not ? La question n’est pas qu’elle soit rapide ou pas, elle n’est pas schtroumphante. Elle n’avantage personne, est dangereuse et va favoriser surtout le jeu crispé, régal des fautes directes et des blessures.

    • karim 9 mai 2012 at 12:42

      Don King, pour la boxe, Antoine. Larry King est un host de talk show très prisés.

      • MarieJo 9 mai 2012 at 14:31

        +1000 !!!
        pauvre antoine !

  2. William 9 mai 2012 at 12:06

    Des bons match aujourd’hui ! Ferrer-Stepanek, Nadal-Davydenko et Federer-Raonic. Les deux derniers me paraissent assez indécis, surtout le second à vrai dire.. Se prendre Raonic d’entrée de tournoi de reprise et sur cette terre apparemment difficile à maîtriser n’est pas un cadeau. Pour le match de Nadal, ce dernier devrait passer vu qu’il est déjà bien en jambe mais on n’est pas à l’abri d’un 3 sets.

  3. Antoine 9 mai 2012 at 12:26

    Ca y est, j’ai pigé le pourquoi de la position de Karim. Il y a au moins un joueur qui aime la surface, en l’occurence une joueuse: Serena !

    http://www.welovetennis.fr/wta-madrid/48419-serena-aime-la-surface

    • antsiran23 9 mai 2012 at 12:30

      Juste un autre point de vue qui pondère celui des autres !

    • karim 9 mai 2012 at 12:44

      Je n’en avais aucune idée. du coup j’ai envie de me rouler sur ce court bleu avec elle, nus!

      • antsiran23 9 mai 2012 at 12:48

        Je viens !

      • Colin 9 mai 2012 at 19:53

        Antsiran, je comprends donc que tu veux te rouler sur la terre battue bleue, avec Karim et Serena, tous les trois nus?

    • Arno, l'homme des antipodes 9 mai 2012 at 13:53

      Un shadok, Hulk, et Serena à poil sur la TB bleue ?????

      Faut que j’arrête les médocs, je commence à voir des choses étranges…

      • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 9 mai 2012 at 15:22

        mdr, ce que t’es con… Arrête le Skenan little red man !

  4. Sylvie 9 mai 2012 at 15:23

    Isner déjà dehors. Ce n’est pas encore cette fois-ci qu’il sera le Rafa killer.

  5. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 9 mai 2012 at 15:27

    Et Isner sorti par Cilic dès le 2ème tour… Moi qui hier le voyait finaliste dans ce tournoi : crédibilité 1 – Barney 0…

    Malgré tout, content pour Cilic qui semble revenir à un niveau de jeu très interessant en ce moment.

    Concernant la polémique sur la TB bleue et sa médiocre qualité, j’espère pour les miches de Tiriac que l’idôle de la nation ne va pas se blesser 3 semaines avant RG. Sinon on risque d’assister à un lynchage en place publique et mise à mort façon corrida…

  6. Sylvie 9 mai 2012 at 15:37

    En parlant du héros local, déjà que j’ai du mal à supporter de le voir jouer mais en Espagne, ça atteint des sommets. Les hurlements hystériques sur chaque point, les « vamos Rafa » dés la première balle, les encouragements complètement disproportionnés pour un joueur ultra favori face à un outsider sur le déclin… Je vais couper le son.

    • Remy 9 mai 2012 at 16:02

      Il y a eu du suspense pendant le premier jeu … et encore :(

    • Coach Kevinovitch 9 mai 2012 at 21:10

      C’est tout à fait normal.

      On parle d’un public espagnol donc bouillant donc un peu plus proche d’un bon public de football qu’un public de tennis.

      C’était un public espagnol qui assistait au match de la star locale et quelle star locale, c’est Nadal, le plus grand joueur espagnol de l’histoire, l’un des plus grands de tous les temps. C’est normal qu’il ait le public avec lui de cette manière. Ce qui est anormal c’est que quand Monfils joue un quart de finale contre Federer à Roland-Garros, au moins 50% du public soit derrière Roger.

      Tu dois sans doute considérer que comme Nadal est le super favori sur terre battue, le public devrait faire comme dans tous les tournois sur terre: encourager l’outsider (tous les tournois sur terre hors Espagne de l’ATP) ou le voir tomber pour pouvoir dire « j’y étais » et assister à la chute du roi.

      Or, c’est le tournoi de Madrid donc c’est Nadal, l’enfant chéri, c’est lui que le public veut voir gagner. Avec Barcelone, c’est le seul tournoi sur terre où ce cas de figure se produit.

      Préférant Nadal comme joueur, c’est le seul aspect du tournoi que j’apprécie. C’est beaucoup mieux qu’à Roland-Garros où l’attente de la chute du roi se fait trop sentir.

  7. Antoine 9 mai 2012 at 15:44

    Une fois n’est pas coutume: Isner a perdu deux tie break de suite..Pas beaucoup de balles de break: 3 pour lui, 2 pour Cilic, aucune de converties..

  8. Antoine 9 mai 2012 at 16:14

    Bon, je viens de regarder le premier set de Nadal vs Davy. Mis à part que ce dernier joue comme un pied, je trouve qu’en ce qui concerne la surface:

    -visuellement, c’est assez agréable à regarder si du moins on n’était pas obligé de voir en gros plan une Mercedes qui se trouve dans le stade, pour faire de la pub à la société de leasing de Tiriac;

    - le rebond semble habituel, peut être un peu moins haut que d’habitude à Madrid;

    -la vitesse parait un peu plus élevée, mais s’il y a une différence, elle est sans doute très faible;

    -il y a manifestement pas mal de faux rebonds; c’est assez triste puisque c’est sur le central, le meilleur court en prinicpe.

    - cela glisse effectivement pas mal, mais de façon peu homogène: lorsque la vitesse latérale du joueur est moyenne, cela parait au contraire plus abrasif qu’à l’ordinaire. En revanche, quand sa vitesse est élevée, cela ressemble à une patinoire. Le régalage est donc difficile et on voit pas mal de fautes liées à un positionnement du joueur par rapport à la balle qui n’est pas optimal. C’est surtout le cas de Davy mais Nadal a également fait quelques fautes inhabituelles. Cela a donc l’air d’être assez difficile à maîtriser, même pour un terrien comme Nadal…

  9. William 9 mai 2012 at 16:40

    Bonne perf de Cilic, en plus sur sa moins bonne surface ! Si il continue à ce rythme il faudra le surveiller cet été. Très content pour ce joueur que j’aime beaucoup.

  10. MarieJo 9 mai 2012 at 17:06

    je viens de regarder le match d nadal sur un stream :
    le bleu : on se croirait dans une piscine, on voit un peu mieux la balle c’est vrai, mais l’apport n’est pas faramineux non plus, en fait tout cela dépend de l’angle de vue de la caméra.

    nadal malgré toutes ses récriminations sait et saura s’adapter à la surface, ce n’est pas un fait nouveau. j’espère juste que personne ne se blessera en raison des difficultés à maitriser une terre sui semble plus dure qu’à l’ordinaire des terres européennes.

  11. MacArthur 9 mai 2012 at 17:06

    Je viens de voir le Davy-Nadal. Bon match de Nadal même si Davy n’a pas joué son meilleur tennis. Et même s’il l’avait joué, tout porte à croire qu’il aurait juste gagné quelques jeux de plus, voire un set. Il n’avait jamais battu Nadal sur TB.

    Isner que certains voyaient battre Nadal à Madrid déjà sorti. Dommage pour Isner que j’aime bien. Reste Del Potro. Mais je suis globalement content pour cette journée. Loin d’être méchant, j’aime bien quand les espoirs de certaines personnes qui veulent voir à tout prix Nadal perdre contre n’importe quel joueur, d’entrée dans les tournois, réduits à néant :-) Place aux choses sérieuses maintenant.

    Le Maestro va entrer en scène. Je ne le vois pas perdre contre Raonic. Et je mise toujours sur lui pour gagner ce tournoi.

    • Sylvie 9 mai 2012 at 17:20

      Je suis sceptique sur une victoire finale de Federer. Déjà, il faut qu’il passe Raonic et c’est loin d’être fait. Comme Antoine, je pense que le grand favori reste Nadal qui semble s’adapter très bien à la terre bleue glissante.

      • MacArthur 9 mai 2012 at 17:40

        Pour moi, Davy n’était en aucun cas un test pour Nadal. Verdasco devrait plus lui poser de problème. C’est à partir de là qu’on jugerait de son adaptation éventuelle à cette nouvelle surface du circuit ATP.

        • Arno, l'homme des antipodes 9 mai 2012 at 17:45

          Verdasco ???? Un test pour Rafa ????

          Faut VRAIMENT que j’arrête les médocs…

          Le seul suspense, c’est de savoir s’il va prendre une bulle ou non. Ou deux.

          • Sylvie 9 mai 2012 at 17:46

            :D

          • MacArthur 9 mai 2012 at 17:56

            Attention, je parle de « poser des problèmes » pour jauger de l’adaptation de Nadal à la « tiriac »( le nom de la nouvelle surface :-)). Donc dans les déplacements!

  12. Pierre 9 mai 2012 at 17:13

    Je la trouve plutôt jolie, la terre battue bleue, ce n’est pas le problème. Mais ça a l’air d’être super casse gueule !! Tsonga et Harisson viennent de commencer et, en un jeu, les deux ont déjà failli se croûter, faisant même appel à l’arbitre pour faire réparer une partie du court.
    Si Federer se fait une entorse à cause des caprices marketing d’un moustachu égocentrique, je lui colle un coup de raquette dans chaque rotule, au Tiriac.

    • MacArthur 9 mai 2012 at 17:49

      Personnellement, je ne trouve pas cette TB bleue jolie. À moins de disposer d’une télé et d’ordinateurs du siècle passé, on a toujours très bien vu la balle sur l’ocre. Cette couleur bleue associée aux pancartes publicitaires est tout sauf chaleureuse, pour moi. Ça donne l’impression d’un travail inachevé. Les courts ont l’air de hangars construits à la va-vite. J’ai l’impression en regardant les matchs que le temps s’est figé quelque part en Sibérie. C’est froid. J’ai l’impression d’être en plein hiver canadien. Et c’est triste en plein mois de mai.

  13. Arno, l'homme des antipodes 9 mai 2012 at 17:14

    Et bien, en voilà une surprise !! Cilic est de retour, on l’attendait plus ! Par contre, il signe sa résurrection aux dépens d’une des rares armes anti-Nadal en état de marche…

    Mais bon, il reste DelPo. J’espère qu’il vont se rencontrer, ces deux-là.

    Sinon, rien d’imprévu… A noter que Gasquet est en train de passer Trotsky qu’il n’avait jusqu’alors jamais battu.

    Chez les filles, remarquons simplement que « la Sauveuse du Circuit WTA » ou « Celle-Qui-Sait-Mettre-une-Volée-Dans-le-Court » (Kvitova, quoi) a été battue par sa redoutable compatriote Hradecka.
    Pour toute réaction d’après match, Petra se serait exclamée: « En même temps, Hradecka pas venir !! »

    Je sors.

    • Sylvie 9 mai 2012 at 17:17

      Elle est décevante Kvitova. Je m’attendais à la voir devenir la nouvelle patronne du circuit fin 2011 et elle marque le pas. Espérons qu’elle revienne car elle est jeune.

    • Arno, l'homme des antipodes 9 mai 2012 at 17:49

      En même temps, elle a un jeu quand même ultra risqué et un déplacement relativement incertain.

      Suffit que les pavés parallélépipédiques (ou parpaings, copyright je sais plus qui) ne passent plus, et c’est la ruine… Elle est comme les autres, en fait, avec encore plus de puissance, plus d’angles car gauchère, et la capacité à mettre une volée de l’autre côté du court. Mais sinon, je l’ai jamais trouvé plus enthousiasmante que ça.

    • Coach Kevinovitch 9 mai 2012 at 21:15

      Je rejoins Arno, je n’ai jamais compris cette Kvitova-mania. Elle a le même jeu que les autres sauf qu’elle vise plus les angles car gauchère mais c’est tout. Son taux de fautes directes est semblable aux autres joueuses et elle n’a pas un jeu cristallin qui séduirait les esthètes (je m’en fiche pour ma part!).

      La « sauveuse » de la WTA? Ben voyons et le pire est certains étaient très sérieux.

      Maria Sharapova vaincra.

  14. Sylvie 9 mai 2012 at 17:21

    Gasquet confirme et sort Troicki. Bien joué !

    • MarieJo 9 mai 2012 at 17:28

      malgré sa finale perdue, il semble revenir à un bon niveau, donc sortir troicki qui semble dans le creux de la vague, c’est toujours bon à rendre.
      allez richard !

    • karim 9 mai 2012 at 18:29

      Ce bon victor est le joueur le plus insignifiant du circuit.

      • Guillaume 9 mai 2012 at 21:56

        Juste devant son pote Janko, alors.

  15. karim 9 mai 2012 at 18:27

    Ce qui me fait chier c’est qu’à chaque déconvenue de Kvitova, c’est Hazarenka – qui m’insupporte – qui installe un peu plus son séant au sommet du classement. Dire qu’elles étaient au coude à coude en Janvier… on l’impression que c’était il y a deux ans ou trois.

  16. Antoine 9 mai 2012 at 18:29

    Je viens de voir la fin du match de Jo contre Harrison et cela me parait confirmer la grande difficulté des joueurs à bien se placer sur la balle: ni Jo, ni Harrison n’ont un bon petit jeu de jambes et ont multiplié les mauvais placements et donc les fautes..

    Cette surface me parait être un mix entre une terre battue et un court en dur, vraiment difficile à maîtriser. Ceux qui vont s’en sortir le mieux sont probablement les joueurs qui s’adapatent le plus vite et qui se déplacent le mieux.

    • karim 9 mai 2012 at 18:30

      on va appeler ça la dure-battue.

      • Antoine 9 mai 2012 at 18:35

        Oui, pourquoi pas ? Cela a l’air d’être une nouvelle surface en tout cas…

        J’ai hate d’entendre Nadal et Federer sur le sujet…Tomic vient lui de dire que « c’est très étrange, c’est difficile de ce déplacer dessus et c’est très glissant. »

        Il y a remarquablement peu d’échanges longs en tout cas, un signe peut être du fait que c’est également un peu plus rapide..

  17. Kaelin 9 mai 2012 at 19:37

    C’est quand même un peu des merdes sur l’Equipe (bon c’est pas forcément nouveau mais j’ai envie de m’énerver un peu en cette sortie d’un exam lol) : ils titrent « Gasquet s’amuse à se compliquer la vie » en gros contre Bellucci ( le brésilien pas l’italien) et ensuite « Gasquet sait aussi faire simple » pour son match contre Troicki alors que certes c’est très bien qu’il ait battu Troicki mais au delà du classement, tous les connaisseurs de tennis savent que Bellucci est beaucoup plus dangereux sur terre que Troicki et sa performance est nettement plus notable, difficile de faire pire en 1er tour (cf le bellucci – nadal à RG en je sais plus quelle année, Nadal a eu quelques frayeurs en mode nadal – phm)

  18. Colin 9 mai 2012 at 20:02

    Vous n’avez rien compris, le magnifique Bleu de cette terre battue est bien entendu un hommage à la France. Ça montre que nos amis transpyrénéens ne nous en veulent plus pour l’article de Noah (la fameuse « potion magique ») et les sketches des Guignols.

  19. William 9 mai 2012 at 21:06

    L’élimination d’Isner fait au moins un heureux : Del Po, qui est supérieur à Cilic et Tsonga sur terre. Une demi-finale et sa saison de terre battue sera définitivement lancée. Avec un très probable match contre Nadal à la clé : que demande le peuple ? Il faut d’abord battre Youzh mais ça en prend le chemin : un set et un break en poche pour SuperDroopy.

  20. Cochran 9 mai 2012 at 21:31

    Et Raonic qui vient de marquer le 400e aces de sa saison. Match de serveur pour le moment…

  21. William 9 mai 2012 at 21:33

    Coach, je comprends que cela puisse être énervant d’entendre une joueuse que l’on n’apprécie pas se faire appeler la « sauveuse ». Mais ce n’est pas totalement exagéré : elle est la seule à pratiquer un jeu d’attaque différent car porté vers le filet. Il y a aussi une Espagnole que j’aime bien mais dont le nom m’échappe. À Wimbledon et au Master’s c’était vraiment du très beau boulot. Elle a apporté un vent de fraîcheur indéniable. Et c’est un autre fan de Sharapova qui te le dit. Malheureusement son type de jeu implique des risques, comme celui d’un attaquant de fond de court, avec en plus les difficultés de placement et d’explosivité inhérentes au jeu à la volée. Dans un jour sans, c’est moche. Il ne faut pas lui en tenir rigueur et il y aura d’autres ratés. Encore plus sur terre. Mais ne serait-ce que pour la diversité du jeu, je sacrifierais 10 Radwanska pour 1 Kvitova.
    My two cents WTA.

    • Guillaume 9 mai 2012 at 22:06

      Je ne partage pas la sentence envers Radwanska, loin d’être la joueuse la plus pauvre du Top 10 actuel, mais pour le reste ok avec Willy. Kvitova l’an dernier, on va dire de Coubertin à Wimb, c’était du tennis champagne, ça jouait super bien, points gagnants sur points gagnants. Clairement ce que la WTA a produit de mieux depuis les retraites d’Hénin et Mauresmo. En fin de saison, même si elle gagne le Masters, c’était moins étincelant, mais toujours porté par la volonté de réaliser le coup gagnant définitif.

      Elle marque le pas depuis janvier, mais c’est aussi qu’elle est souvent blessée. Jamais rien de bien grave, mais tout le temps des petits bobos de 10/15 jours qui vous cassent une dynamique et rognent la confiance : un genou, les abdos, une gastro… Trois arrêts en quatre mois, le compte y est.

      • William 9 mai 2012 at 22:09

        Je ne déteste pas Radwanska mais je l’évoquais car elle vient de passer numéro 3 devant Kvitova justement.

  22. Cochran 9 mai 2012 at 21:37

    Un peu chiant le match de Fed et Rahan. Je sers, tu regardes. Tu sers, je regarde. Clap clap. Changement de côté. Rebelote.

  23. Jérôme 9 mai 2012 at 21:43

    3 grosses fautes directes de Federer et 1 point gagnant de Raonic. Break pour Requin.

  24. Cochran 9 mai 2012 at 21:44

    et bim, au moment où on s’y attendait le moins, break blanc de Rahan, bien aidé par Rog’ qui n’a plus passé une première et joué petit bras, avec 2 grosses fautes pour finir le jeu. Set à suivre pour l’autre, sans l’ombre d’un doute. Fed sorti dès son entrée en lice ? Pas improbable du tout, surtout sur une surface aussi rapide avec un serveur de cette qualité en face.
    Il aurait préféré tomber sur Nalbide je pense.

  25. Cochran 9 mai 2012 at 21:45

    Pourcentage de Rahan derrière sa première : 100%…

  26. Cochran 9 mai 2012 at 21:46

    et Set Rahan. Il marque les 12 derniers points du set… Rog’ ?

  27. Sylvie 9 mai 2012 at 21:51

    Fed va peut-être prendre la porte d’entrée. Pas surprise. Jouer Raonic sur un tournoi de reprise et sur cette surface cela s’annonçait difficile. Il n’y a pas de rythme et son adversaire réussit tout. ça me rappelle le match de coupe Davis face à Isner.

  28. Cochran 9 mai 2012 at 21:53

    Rahan est en feu, il ne loupe rien. Impressionnant.

    • Remy 9 mai 2012 at 21:55

      Alors que Fed rate tout.
      C’est compliqué comme match, il n’y a pas de rythme ni d’échange.

  29. Jérôme 9 mai 2012 at 21:56

    En tout cas, il y a manifestement un problème avec la surface. Les joueurs semblent avoir beaucoup de mal à contrôler la balle principalement parce que le rebond a l’air d’être imprévisible.

  30. Jérôme 9 mai 2012 at 22:08

    Magnifiques les enchaînements service-volée du Doudou.

  31. Bapt 9 mai 2012 at 22:09

    Je rêve ou Doudou fait pas mal de service-volée ? Il est en train de réhabiliter ce style de jeu de plus en plus oublié ?

    • Jérôme 9 mai 2012 at 22:16

      A mon avis, il s’adapte surtout à des circonstances très particulières. Comme il a beaucoup de mal à contrôler la balle après un rebond manifestement perturbant, c’est encore à la volée qu’il a le meilleur contrôle.

    • Bapt 9 mai 2012 at 22:20

      On se retrouve dans les conditions de Wimbledon avant le tournant de 2002 donc ! En tout cas, ça l’empêche pas de gagner facilement ses jeux de service. C’est déjà ça… 

  32. Jérôme 9 mai 2012 at 22:13

    Avec une telle incapacité de Federer à retourner la 1ère balle de Raonic, je vois mal comment le suisse peut faire mieux que perdre le 2ème set sur un tie-break.

    • Bapt 9 mai 2012 at 22:14

      Il y a eu un 0/30 sur le service de Raonic à un jeu du second set. C’est pas impossible… 

  33. William 9 mai 2012 at 22:16

    Chill out guys, Doudou en a vu d’autres ! Et qu’est-ce qu’on s’en fout de Madrid ? Il l’a déjà gagné ! Il va monter en puissance petit à petit jusqu’à Wimbledon. Et tant mieux si Raonic fait sa première grosse perf, ce sera bon pour son mental.

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