Tops/flops : Andy qui pleure, Andy qui… pleure

By  | 7 juillet 2009 | Filed under: Actualité

Andy Roddick (photo Rosangel Valenti)436 points échangés, soit 11,4 % des points qu’ils ont joués entre eux depuis le début de leur carrière. 77 jeux disputés, dont 30 au cours d’un cinquième set épique. 50 aces sortis de la raquette de l’ex - et néo – numéro un mondial, contre 27 à son malheureux adversaire. Ce final numériquement orgiaque a démontré une fois de plus que Wimbledon reste le temple du tennis, l’autel qui sait sacrer ses champions avec la manière.

 

Cette édition du tournoi s’annonçait riche en surprises, rebondissements et aces de Karlovic. Nous n’avons pas été déçus. Retour sur les tops et flops de la deuxième semaine du tournoi

 

Les Tops :

 

Le retour des morts-vivants. On les disait décédés, enterrés pour de bon, ou à tout le moins destinés à jouer le rôle de victimes expiatoires pour les jeunes générations de « Nadakorays » intouchables, en particulier en Grand Chelem. Qu’on se le dise, les « vieux » vont vendre chèrement leurs peaux.

Bjorkman, Safin, Schüettler, Clément, Gasquet avaient montré la voix pour nos résistants papys ces dernières années, alors pas de quartier. De la Poutre aux yeux passé à la tondeuse par un Lleyton plus comonesque que jamais, tirant les retours plus vite que son ombre qui sévissait sur le circuit ces dernières années. Je pense que ce dernier aussi aurait passé à la moulinette la Murène s’il avait passé A-Rod. Tommy Haas qui confirme sa renaissance parisienne en croquant Djokovic à l’expérience après un joli parcours qui l’aura notamment vu maîtriser Cilic au bout du suspense. Ferrero qui fait mieux que sur le rocher et mange Gonzalez et Simon, avant de périr tristement entre les griffes de la perfide Albion. Et enfin, Roddick qui n’en finit plus de ne pas chuter au classement !

 

Un Andy, mais pas celui que l’on attendait. Bizarrement, la demi-finale australienne et le bon parcours parisien du bourricot d’Omaha avaient plus été mis sur le compte d’une baisse de régime de ses adversaires et d’un peu de chance que sur le mérite intrinsèque du puncheur américain. Son alerte à la cheville droite au Queen’s le rayait même provisoirement des outsiders les plus attendus. Non, vraiment, personne ne voyait Roddick passer à un cheveu d’un titre au All England…

Le voir écarter Jérémy Chardy, Igor Kunitsyn puis Jürgen Melzer en quatre sets ne convainc pas grand monde, malgré la bonne tenue des clients. A tel point que la majorité des observateurs – dont votre serviteur – le voit tomber contre l’homme-parpaings, j’ai nommé Thomas Berdych, en huitième de finale, tellement ce dernier a dévasté son monde lors des trois premiers tours.

Et pourtant, notre ami A-Rod n’arrose plus les bâches et joue juste, transformant le Tchèque en petit bois (7-6(4), 6-4, 6-3). Là encore, face au Hewitt revenu tel le Phoenix sur son gazon chéri, nombreux sont ceux qui voient le ténia aussie triompher. Le match est accroché, mais un meilleur physique et une lucidité plus constante permettent pourtant à la fausse-patte de Boca Raton d’emporter le morceau.

À l’instar de Soderling que tout le monde voyait perdre à chaque match après son exploit à Paris, Roddick a une nouvelle fois – et plus que jamais – la défaveur des pronostics face à Murray qui est venu  accompagné d’une troupe de farfadets des stades décidés à transformer le Centre Court en Old Trafford. Mais c’est là qu’Andy décide de jouer un tour à son alter ago patronymique en l’attaquant posément, plein d’intensité et d’intelligence, le tout avec constance ; autant de capacités que l’arrogant Murray ne lui soupçonnait pas (6-4, 4-6, 7-6(7), 7-6(5) ).

Enfin, il assoit son nouveau statut en finale en déjouant toutes les attentes. Lui que l’on raillait pour son jeu univoque, son service que Federer connaissait comme les plis de Mirka et son mental de baltringue lors des grands rendez-vous. Lui qui arrivait avec un ratio d’un match sur dix et moins d’un set sur cinq remportés face au maître des lieux, moultes fois écrabouillé, éviscéré face à celui qui incarnait quasiment son opposé tennistique (bloqué sept fois par Federer en Grand Chelem depuis 2003, dont quatre fois à Wimby, plus trois défaites aux Masters et quatre dans les Masters series).

C’est pourtant lui qui va démarrer sur les chapeaux de roue, plein d’à propos, de fighting spirit et d’esprit offensif. Il s’accroche face à un Roger sur de son fait, mais un brin attentiste, sauve quatre balles de break et contre-attaque dans la foulée pour s’offrir le premier set. Et à 6-2 pour lui dans le tie-break du second set, il n’y a plus beaucoup d’Helvétiques pour moquer le rival Américain. Pourtant, ses vieux démons le rattrapent et il laisse filer ce set, ainsi que le suivant, encore de justesse. L’ancien Roddick aurait abdiqué là, mais celui-ci a les crocs et les moyens de ses ambitions. Avec percussion, il subtilise le service adverse pour la seconde fois du match – un exploit ! – et obtient le droit d’emmener cette finale au cinquième set.

C’est la première fois depuis 37 ans que Wimbledon connaît trois finales en cinq sets consécutives après celles de 1970-72 (victoires de John Newcombe, deux fois, puis Stan Smith).

On se souvient qu’Andy Roddick détenait déjà le record du plus long set en Grand Chelem avec sa victoire dantesque 21-19 dans la fournaise australienne face à El Aynaoui. Et bien il va pouvoir ajouter le record du plus long set lors d’une finale et le record de jeux gagnés lors d’une finale (39 contre 38 à Roger). Et se consoler avec…

Les Dieux du tennis sont en effet bien cruels et le plus méritant ne l’a pas emporté, dans un set qui aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre entre les deux meilleurs serveurs du tournoi (si l’on exclut l’énigme Karlovic), et se finir à 6-3, 8-10, ou 34-36. Mais un zeste de fatigue, une très légère chute au service, un chouïa de lucidité, et surtout l’expérience incommensurable de son adversaire auront douché les espoirs légitimes de Roddick.

 

Larry Stefanki, ce sorcier ? S’il en est un à saluer pour les performances de Roddick, c’est bien son coach. L’ancien mentor de Mac Enroe, Rios, Henman, Kafelnikov ou plus récemment Gonzalez, a su tirer la substantifique moelle du jeu agricole de son poulain, transformant le pénible tracteur en une moissonneuse-batteuse dernière génération.

Les coups de fond de court de Roddick et surtout son horrible revers ont subi une métamorphose drastique. Son déplacement est bien plus vif et son endurance meilleure. Mais surtout, A-Rod a désormais une tactique plurielle, ce qui désarçonne complètement ses adversaires, capable qu’il est de patienter au fond ou d’attaquer à bon escient, de varier les effets (qui l’eût cru), et d’accélérer quand il sent un coup de moins bien chez son adversaire. Je ne sais pas si il y a encore une marge de progrès chez Andy, mais en tout cas une chose est sure, il va falloir se méfier du gaillard sur la tournée américaine. Pour la première fois depuis bien longtemps, il fait de nouveau peur.

 

Roger Federer, XV de Suisse. Confirmer, encore et toujours. Que dire sur le Suisse qui n’ait déjà été dit ? Il n’a certes pas joué son meilleur match de l’année. Il a été comme tout le monde surpris par la capacité de résistance de son ultime adversaire. Mais voilà, qui de meilleur que lui pour gérer la globalité d’un Grand Chelem ? Pour s’adapter à tous les temps, toutes les conditions, tous les aléas, tous les adversaires ? Ce mec catalyse un si grand nombre d’atouts que c’en est presque indécent pour ses adversaires. Et quand un brin de réussite vient parachever son succès du jour, le plus significatif pour la postérité, on se prend à se demander si la notion de destin, tout compte fait, n’est pas pleine de sens.

Si l’on veut se faire plus analytique, on se doit d’observer que le retour de la prééminence de Roger sur ses pairs vient en grande partie de son service. Autant il ne retrouve pas la pleine possession des coups mortels qu’il possédait à son apogée, ceci en partie lié à un fléchissement dans son petit jeu de jambe. Autant le garçon a retrouvé son service. Et plus que retrouvé, son service est à sa plénitude. Il me semble qu’il n’a jamais été aussi bon sur ce coup que ces derniers mois. Variété, constance, illisibilité, tout y est. 50 aces – dont 22 dans le seul dernier set (1,47 aces par jeu contre environ 1,12 dans les sets précédents) ! À deux doigts de faire tomber le record d’Ivo la malice. C’est tout bonnement ahurissant, même si Roddick est loin d’être le meilleur relanceur du circuit. Et pourtant, très paradoxalement, Roddick réussira à breaker 2 fois. Mais de mon point de vue, c’est plus au mental qu’autre chose.

Ce qui pousse à se demander si Roger va être capable de continuer à se dérouler le tapis rouge jusqu’à l’US Open. Avec une brochette d’adversaires plus que crédibles à surveiller de très prêt : Murray / Djoko / Del Potiron / Roddick donc / Soderling / Tsonga / son gosse / et bien sûr Nadal.

Franchement, si tous ces gars-là sont aux Masters en fin d’année, ça le ferait graaaaave !

 

Le retour de Nadal ? Le colosse espagnol aux genoux en guimauve a fait savoir qu’il compte revenir hanter les nuits de son pygmalion le 8 août. Un superbe cadeau d’anniversaire pour Federer et pour tout le tennis. En espérant que l’Espagnol ait vraiment tiré des leçons de ces derniers mois et s’en tienne à son nouveau credo : « priorité aux grands chelems »…

 

Le monde de WiWi. Je pense que Karim dans son superbe article a fait le tour du sujet concernant ces deux gentilles péronnelles qui dominent affectueusement le circuit féminin.

 

Soderling, Wawrinka, Karlovic et… Dudi Sela – Quatre joueurs complètement différents, mais quatre joueurs qui ont été au bout de leur potentiel, passés plus ou moins loin de l’exploit. Un très bon cru pour chacun d’entre eux. Une mention particulière au Suisse : va falloir vraiment penser à la coupe Davis !

 

Elena Dementieva, Barbie y était presque. La meilleure des poupées russes sur cette édition avait pour une fois un service à la mesure de son ambition. Las, son mental toujours aussi fragile était rédhibitoire face à l’incarnation même de la solidité.

 

Sabine Lisicki, 19 ans et toutes ses dents. Retenez bien ce nom, cette gamine a de très beaux jours devant elle. Elle ne semble pas fait du même bois que les éphémères Szavay ou Karatantcheva. Elle aurait très bien pu sortir Safina et pourrait bien avoir un parcours qui ressemble à celui de Clijsters…

 

Les flops :

 

Andy Murray (photo Rosangel Valenti)L’autre Andy, celui qu’on attendait. C’est dur de décerner un ‘flop’ à un joueur qui atteint une demi-finale de Grand Chelem, perdant qui plus est deux sets sur quatre d’extrême justesse face à Andy Roddick. Mais tout dans l’attitude de la cigogne scottish a confiné à la suffisance. Le bourrichon monté en neige par des Anglais encore pire que nous quand il s’agit de pressuriser artificiellement leurs meilleures chances en sport. Sérieusement, malgré la marge et les capacités énormes dont dispose le natif de Dunblane, je ne serais pas étonné qu’il ne s’impose jamais chez ses voisins qui l’ont adopté. Quand on voit comment, à la première occasion, la murraymania s’enflamme, une semaine avant le premier tour, avec Andy passant de talk-show en confidences intimes, puis des interviews totalement irrespectueuses de ses futurs adversaire (Wawrinka halluciné face à la meute), on se dit qu’il ne pourra jamais avancer sereinement dans ce tohu-bohu.

Sa seule chance serait de passer au second plan derrière un espoir british… ce qui ne risque pas d’arriver avant lonnngtemps !

 

Les wild-cards anglaises… si si, elles étaient là. Il va falloir se décider à arrêter de faire n’importe quoi en filant à tour de bras des invitations à des faire-valoir. Il y a un degré de différence de niveau à partir duquel la décence devrait interdire d’envoyer ces pauvres hères au casse-pipe.

 

Le toit couvrant le Central… et les couillons qui l’encensent. Cette aberration esthétique et injustice sportive n’a heureusement pas trop influencé cette édition de Wimbledon particulièrement ensoleillée, mais nul doute qu’il refera parler de lui, et probablement en mal, vu l’avantage potentiel pour les mieux classés ou les locaux.

 

Djokovic entre deux eaux. Difficile de juger le parcours du Serbe. D’un côté, il a rattrapé comptablement son échec de l’année dernière et a sorti un gros match contre Fish. Mais bon, se trouver accroché par le certes pugnace Benneteau, triompher des laborieux Greul et Sela, cela ne donne guère d’indications sur le bonhomme. Et le voir chuter assez nettement sur le solide Tommy Haas continue de poser question sur le potentiel du farceur de Belgrade. Je pense quant à moi qu’il se remettra dans le chemin de la victoire. Mais quant à dire quand ? A mon avis, il va falloir laisser passer au moins une trêve hivernale pour se relancer vraiment.

 

Les poupons russes. Azarenka laminée par Serena, Radwanska massacrée par Vénus, Wozniacki qui n’a même pas cette chance, sortie par Lisicki sans lutter. Les trois forces montantes de la WTA ont subi un gros coup d’arrêt inquiétant. Ce n’est pas demain que les soeurs Williams seront mises sur le carreau…

 

Bonnes vacances à tous !

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Fan de Stepanek, Kjetil-Andre Aamodt et de tout autre manieur de raquette à la perversion inventive, je suis fier de rejoindre cette éminente communauté de passionnés de bons mots et de bonnes balles. Au fait, merci Kornati, il est très bien ce mot de passe !

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33 Responses to Tops/flops : Andy qui pleure, Andy qui… pleure

  1. benoit 7 juillet 2009 at 14:21

    Bon résumé. A noter que Nadal va peut être s’aligner à Hambourg ou à Gstaad, tournois sur terre battue, qui a dit qu’il voulait mieux gérer son calendrier ??

    Sinon quelqu’un sait ce qui se passe chez la Russe Chakvetadse ? Dingue comme elle dégringole…

  2. Franck-V 7 juillet 2009 at 14:39

     » Roger Federer, XV de Suisse » c’est bien

    Roger Federer, XIV et XV de suite, c’est mieux ;-)

    • Guillaume 7 juillet 2009 at 14:44

      Déjà fait dans je ne sais plus quel canard

      • Franck-V 7 juillet 2009 at 14:53

        Rhaaa zut.

        Roger XIV, c’était une pub Gilette pleine page dans l’Equipe, après RG.

        Faut faire gaffe parce que souvent à XVI, on détrône et on éxécute… enfin en France, là.. en Suisse, et pour peu qu’il y ait des gardes, y’a déjà Benoît (pas le 15-LTer) et ça peut même aller jusqu’à XXIII .. :-)

  3. colin 7 juillet 2009 at 15:14

    Merci Benoît.

    Y a un truc que j’ai pas compris (je dois être fatigué): « son gosse » c’est qui? un jeu de mots vaseux sur Monfils? ou bien le bébé de Federer qui fera le jeu de ses adversaire en volant au suisse de la motivation (et des heures de sommeil)?

    • colin 7 juillet 2009 at 15:15

      Oups pas Benoît, Bastien. Sorry!

    • colin 7 juillet 2009 at 15:18

      …et puis aussi « Gasquet » cité parmi les « revenants » à avoir récemment atteint les demies à Wimbledon, c’est de l’humour ou un lapsus? (…ou de l’anticipation???)

  4. Antoine 7 juillet 2009 at 15:28

    Très bon résumé du tournoi, je trouve..Je n’ai pas d’avis différent sauf en ce qui concerne Berdych que je ne voyais pas passer Hewitt pour cause d’incapacité chronique à dépasser les 1/8ème en GC…

    C’est un peu dur pour Murray qui n’a pas a rougir de sa défaite contre Roddick qui on l’a vu n’est pas n’importe qui sur herbe et qui jouait mieux que jamais..

    Tout à fait d’accord sur le toit qui modifie complètement de surcroît les conditions de jeu..

    Tout à fait d’accord aussi sur le service du Suisse. Il faut bien constater que ce soit en finale de RG ou en finale de Wimbledon, il a exceptionnellement bien servi.Il doit pouvoir encore améliorer un peu sa deuxième balle..

  5. karim 7 juillet 2009 at 16:42

    Excellente récap, mention spéciale pour les plis de Milka.

    Je reviendrai poster plus tard, j’ai une réunion encore. C’est vrai que je n’ai passé que trois heures en réunion ce matin et que celle-ci devrait durer au moins aussi longtemps. J’adore cette boîte…

  6. Christian 7 juillet 2009 at 17:28

    Très bon résumé.

    Sinon, très triste pour Matthieu Montcourt, que j’ai vu jouer une ou deux fois. Comment un gamin en apparence sain et en bonne santé peut mourir, comme ça, d’un coup ? J’attends les infos et demeure perplexe…

  7. franckie 7 juillet 2009 at 19:36

    article très agréable à lire,du très bon resumé.
    pour revenir à cette finale,je pense que le fait de ne pas avoir breaké A-rod au moins une fois jusqu’à cette fameuse balle de GLOIRE a vivement mis fed sur le « reculoir »,comme le dit l’américain »pour la première fois,il avait du mal à prendre mon service »ce qui montre dans quelle euphorie ce dernier baignait.

    j’ai revu le match de murray face à roddick,l’écossais est un monstre en retour,cette capacité même désespérément à remettre des canons dans des zones inattendues pour l’adversaire,et quand je pense qu’il s’est procuré pas moins de 10 balles de break alors que le texan a passé la bagatelle de 75% de premières,waouh!plutôt que d’agir,il a réagi;attendre d’etre mené au score pour enfin réelement s’impliquer,c’est pas une preuve de maturité ça.il était
    le joueur plus que federer qui disposait de toutes les armes pour envoyer roddick à hawaii,je le voyais l’humilier(dans le jeu biensûr) comme l’avait si bien fait monfils à paris.je pense que murray est encore en mode primaire d’apprentissage.

  8. Jean 7 juillet 2009 at 19:40

    Un très bon style Bastien, j’espère que tu écriras souvent ici.

    En vrac : c’est con, j’avais écrit un truc sur Roddick après sa défaite à RG, son esprit fair-play, son acharnement et sa volonté de progresser, blah blah. Je l’ai foutu à la corbeille quant j’ai vu qu’il était fan d’Elton John…

    Je n’ai pas vu les demies, difficile d’émettre un jugement sur Murray.

    Les wild cards, je trouve ça normal, tout le monde fait pareil.

  9. Kristian 7 juillet 2009 at 20:31

    Tres bon ce texte.
    Les wild card aux joueurs anglais.. ca a un petit cote sympathique et traditionnel. C’est un peu comme les matchs entre les grosses equipes et les iles Feroe ou autres, lors des eliminatoires de coupe du monde. Ca ne sert a rien, mais on est un peu oblige quand meme.

  10. Bastien 7 juillet 2009 at 22:50

    Merci amigos.

    Ouais Christian, sauf que les Iles Féroés, ça empêche personne d’autre de participer au Mundial.

    Alors que là, des mecs 10 fois plus méritants que ces puddings anglais se voient refuser l’accès au grand tableau. Quand tu vois la manne en points et en fric que ça peut représenter pour ces mecs au-delà de la centième place, ça représente des fois un quart de leur budget annuel potentiellement… (voire plus s’il s’agit de Gilles Muller !).

    Et puis bon, à Roland Gravos, il y a quand même un niveau des joueurs français, aujourd’hui, qui permet de rester crédible (mais dans l’absolu, je trouve ça aussi con que de l’autre côté de la Manche).

    ——
    CMT, pour répondre à tes 2 questions :
    >> “son gosse c’est qui ? »
    > ben c’est son gosse, pardi, qui sera bien un de ses adversaires principaux pour cet us open (tu n’es pas père, toi, je parie ;) ). Et puis l’allitération Tsonga/son gosse, faisait un enchaînement marrant…

    >> « Gasquet cité parmi les revenants”
    > Oui, bon là j’avoue, j’ai craqué, c’est bien de l’humour foireux, Gasquet semblant déjà vieux en terme d’années sur le circuit et de burn-out mental !

    • colin 8 juillet 2009 at 11:15

      Si si, j’ai cette chance, d’où le texte qui suit le « ou bien le bébé de Federer… »

      D’ailleurs on sait si ça sera un garçon ou une fille? Si c’est un garçon, d’ici 4 ou 5 ans quand Fed déclarera en conférence de presse « hier je me suis entraîné avec mon-fils » ça pourra s’entendre de deux façons.

      Question subsidiaire: y a t-il d’autres papas sur le circuit ATP? (Llodra, Grosjean…)

      Et des mamans sur le circuit WTA? (Sybille Bammer, Patty Schnyder? Quant à Davenport son come-back post-couches n’a pas été une immense réussite…)

  11. Marc 8 juillet 2009 at 06:44

    Super synthèse, très bien écrite.
    Dans les flops, j’aurais mis sans hésitation Dinara Safina : se prendre 6/1 6/0 quand on est supposé n°1, c’est assez honteux.
    Dinara a un mental en papier crépon, et c’est vraiment affligeant que 2 numéros 1 mondiales récentes (elle et Jankovic) aient pu atteindre cette lace sans avoir gagné de GC alors que les WiWi les trustent.
    Ce qu’a dit Serena sur Dinara était cruel, mais très bien vu.

    Parmi les flops, il y a clairement pour moi Djoko, car il arrive en 1/4 sans recontrer personne et échoue au 1er test un peu sérieux. Quant à Simon, il mériterait aussi pour moi d’y figurer : il ne bat personne et échoue lamentablement sur Ferrero en 8è.

    Le flop de Murray est pour moi + relatif : il a tenu son rang en arrivant en 1/2, même si son tableau ,’était pas très compliqué, et il échoue contre un super Roddick qu’il aurait pu battre s’il avait été moins attentiste.

    Pour moi, un vrai top, c’est Haas : 1/2 à Wimby après victoire à Halle (en battant au passage 2 x Djoko) + 8è à RG en perdant en 2 mois 2 x contre Fed, c’est un vrai bon bilan pour un revenant.

    • Bastien 8 juillet 2009 at 09:26

      Ouaip. D’accord avec toi Marc. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas mentionné Safina alors que j’y avais pensé. J’attendais tellement mieux d’elle, je la supportais même quand elle a débarqué sur le circuit, toute auréolée de la réputation de son frère. Mais force est de constater qu’elle a un mental en crépon armé. Espérons qu’elle se déchickenise façon Lendl !

      Allez, quelques vidéos pour vous faire plaisir :
      > l’explication du dérapage cocaïné de notre biterrois national :
      http://www.youtube.com/watch?v=ptrKc_9cBBw&feature=related

      > Le temps où Mirka était sexy et Roger un manchot :
      http://www.youtube.com/watch?v=w8QDlcFHA4o
      (par contre intéressant de voir qu’il avait déjà le génie et les larmes !)

      > 6 ans plus tard, au même endroit, il a fait son trou :
      http://www.youtube.com/watch?v=oOMTuvnFDfE&feature=fvw

      > Enfin, un plaidoyer pour un Roddick qui n’a pas toujours été un quichon avant son extraordinaire Wimbledon, la preuve en image, même si on voit qu’il est toujours fâché avec les volées aux moments décisifs (ici un smash dans le décor pour sauver le 2nd set) :
      http://www.youtube.com/watch?v=GGK3L5dDsq8&feature=related

      > Et puis, lastbut…, Gilou qui a décidé de modifier sa techtonique au service pour gravir de nouveau le sommet de la hiérarchie mondiale. Allez Gilou ! :
      http://www.youtube.com/watch?v=H_EutlwXdKs&feature=related
      http://www.youtube.com/watch?v=YT714mG17bA&feature=related

      • karim 8 juillet 2009 at 09:41

        C’est pas Mirka sur la video, c’est sa fille je pense!!!

    • Jean 8 juillet 2009 at 09:57

      Putain, la vidéo de Gasquet est sévère quand même, ça va pas beaucoup l’aider. Quel débile !

  12. karim 8 juillet 2009 at 09:43

    Dans les flops Safina est clairement numéro 1. Je n’ai pas le souvenir d’une numéro qui se mange 1-0 en demi d’un GC. Qui peut vérifier?

    Pour moi Safina s’inscrit dans cette catégorie de joueurs/joueuses qui se sont retrouvés numéros 1 un jour parce qu’ils avaient plus de points que les autres à ce moment là!!!! Cette phrase a l’air con mais elle est d’une profondeur insondable…

    • Bastien 8 juillet 2009 at 09:55

      Moi, j’ai le souvenir d’un n°1 qui se mange 6-1, 6-3, 6-0 en finale de grand chelem !

      Ya pas Graf qui s’était fait taulé par Sanchez une fois en demie ?

      Tiens, une petite stat marrante :
      sur ses 7 finales de Wimbledon, Roger a disputé 12 tie-breaks.
      Il en a remporté onze…

      Sur 17 sets remportés (25 disputés et 2 étant des 5ème set décisisf).
      Et après on va dire qu’il a un mental de chèvre !
      A titre de comparaison, Sampras fait 6 sur 9 dans cet exercice (dont les 4 premiers remportés en 1993 et 94)

      • Antoine 8 juillet 2009 at 10:07

        A Wimbledon, Federer a gagné 26 des 30 tie breaks qu’il a disputé si mes stats sont correctes.Pas facile de lui prendre son service, pas facile de gagner un tie break; pas facile de le battre…

      • Bastien 8 juillet 2009 at 10:13

        Bingo pour Sanchez/Graf !

        En 1991, elle s’était pris 0 et 2, mais elle venait de passer n°2 derrière Seles.
        Et en 1992, contre la même adversaire, elle se reprend un 6-0, mais là c’est elle qui colle 2 et 2 derrière !

  13. Antoine 8 juillet 2009 at 09:49

    Parmi les tops: Fabrice Santoro qui est 34ème ce lundi, son meilleur classement depuis 2002…! Encore un petit effort Fabrice et tu retrouveras bientôt le meilleur classement de ta carrière (17ème en 2001) !

    • Bastien 8 juillet 2009 at 10:01

      Déconne pas, il a les points de Newport et de Dnepropetrovsk à défendre !!!

      Franchement, j’arrive pas à comprendre son classement quand je regarde ses matches de 2008-09 ?

      Newport, 2 challengers, 2 demi-finales en International Series 2, un troisième tour en Australie et 4-5 tours passé par-ci par-là, ça suffit pour être 34ème ???

      • Antoine 8 juillet 2009 at 10:09

        Ben oui, il suffit d’une ou deux bonnes perfs dans l’année pour avoir un classement correct…

        • colin 8 juillet 2009 at 10:19

          …puisque de toutes façons le top 4 truste 80% des points distribués par l’ATP

    • karim 8 juillet 2009 at 11:40

      On dit que Santoro est un magicien. Comment en douter s’il arrive à se classer 34ème au vu et au su de tout le monde avec son jeu de pingouin, et sans que personne ne remarque la supercherie. Il est plus fort que Copperfield, dont le plus bel exploit aura été d’arriver à ne pas baiser Claudia Chou-Fleur.

      • Antoine 8 juillet 2009 at 11:53

        Et oui, c’est cela le génie ! il a gagné près de 250 000 $ depuis le début de l’année, rien qu’en prize money et doit bien doubler ou tripler cela avec ses contrats. je pense qu’il arrêtera quand il réalisera qu’il peut gagner plus sur le circuit senior ou il fera un malheur ! Peut être en double avec Cpooerfield..

      • Franck-V 8 juillet 2009 at 12:39

        Le génie, je ne sais pas, mais la constance au sommet, c’est clair, car si on s’amuse de ses bientôt 69 participations en GC après l’US Open, il ne faut pas perdre de vu que cela implique pratiquement d’être parmi les 100 meilleurs mondiaux (abstraction faite des WC et Q)depuis.. 20 ans et que dans ce lot, 6 éditions de Wimbledon ont été volontairement zappées, ce qui aurait porté son total à … 75… cela peut prêter à sourire mais rétrospectivement,c’est un des regrets de sa carrière. :-)

        Quelques coups de mou jusqu’en 96 (au delà de 100) mais une belle constance dans les 50-60 premiers depuis.

      • Guillaume 8 juillet 2009 at 17:06

        Bien, ce petit article. J’imagine la scène : Santoro en balade le long des murs du Hall of fame, observant les portraits des légendes du jeu, sourire malicieux aux lèvres : « Lui, je l’ai battu. Lui aussi. Lui aussi. Lui aussi. Lui aussi… »

        En fait, le seul contre qui il n’a jamais trouvé de clé, c’est Kafelnikov. Et à noter que la malédiction persiste aujourd’hui encore, puisque Fab n’a jamais battu non plus Nikolay Davydenko, copier/coller de la Kalach.

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